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Disparition de 19 pêcheurs
Début de la Court of Investigation le
10 avril
La Court of Investigation présidée par le
vice-président de la Cour intermédiaire, le Senior
Magistrate, Benjamin Joseph, entamera à partir du mardi
10 avril les premières auditions de témoins en vue
de faire la lumière sur la disparition des 16 membres d'équipage
des King Fish II et V depuis le vendredi 23 février
dernier au large de Saint-Brandon. Le Senior Magistrate
Benjamin Joseph aura pour assesseurs les capitaines Wong Toï
et Bo Ingram Ronn, directeur général et pilote à
la Mauritius Ports Authority respectivement. Les
délibérations se dérouleront à la
salle d'audience No 13 au quatrième étage de la
New Court House.
Le secrétariat de la Court of Investigation est
placé sous la responsabilité de N. Poonye, Assistant
Secretary au ministère de l'Infrastructure au New
Government Centre. Les témoins intéressés
à venir déposer devant cette instance d'enquête
ont jusqu'au 9 avril pour se faire connaître auprès
du secrétariat vu que la première séance
est prévue à 14h le lendemain.
La nomination du président de la Court of Investigation
avait été annoncée par le Premier ministre,
Navin Ramgoolam, à l'Assemblée nationale, suite
à une interpellation du député du MMM, Rajesh
Bhagwan, au sujet du double naufrage des King Fish II et
V alors que le cyclone Gamede évoluait dans les
parages de Saint-Brandon.
De son côté, dans une déclaration de presse
après sa nomination, Benjamin Joseph a signifié
son intention de fixer au moins plus de deux séances hebdomadaires
de la Court of Investigation. " Je veillerai à
ce que les délibérations de cette enquête
ne dérangent pas le travail de la Cour intermédiaire.
Mais il y a également urgence pour élucider les
circonstances de ce double drame en mer. Et tout dépendra
de la disponibilité des témoins ou encore du programme
de travail des hommes de loi, dont les services seront retenus
pour assurer les intérêts des parties concernées
", devait-il faire comprendre.
En Australie-Maurice Roussety accusé de fraude de Rs
500 M
Un Mauricien établi en Australie, Maurice Roussety, 45
ans, est accusé d'une cinquantaine de cas de fraude pour
un montant de Rs 500 millions (18,5 millions de dollars australiens).
Comparaissant devant le tribunal de Melbourne au cours de la semaine
écoulée, il a reconnu les faits et attendait en
fin de semaine de prendre connaissance de sa condamnation. Une
partie des fonds détournés au préjudice des
détenteurs de police d'assurance aurait été
blanchie dans le système bancaire mauricien.
Le Sunday Age révèle que " police
have described charismatic businessman Maurice Roussety, as one
of the State of Victoria's worst conmen. He ripped off millions
of dollars from clients, including the superannuation funds of
sevaral retirees ". Plus loin, l'hebdomadaire ajoute
que " Maurice Roussety, founder of the Melbourne accountig
firm Roussety & Co, which specialised in the franchising sector,
admitted to charges of obtaining a financial advantage by deception
from clients and financial institution between 1997 and 2002 ".
Le train de vie affiché par Maurice Roussety, soit des
voitures de luxe de plus de Rs 7,5 millions, des pourboires de
Rs 15 000 dans des restaurants, des bijoux de Rs 250 000 ou encore
des billets d'avion en première classe pour chaque déplacement,
l'avait trahi.
Des suites du jugement Lam Shang Leen
Semaine mouvementée et tendue
Le jugement de la Cour suprême, prononcé par le juge
Paul Lam Shang Leen jeudi dernier, concernant l'utilisation de
haut-parleurs et d'amplificateurs par les mosquées, a provoqué
des remous et une multitude de prises de position. La municipalité
de Quatre-Bornes, communément avec le Waqf Board de la
mosquée Hidayat-E-Islam de Quatre-Bornes, a fait appel
contre le jugement de la Cour suprême. Week-End propose
à ses lecteurs un récapitulatif de cette semaine
mouvementée et tendue.
Mardi
L'archevêque anglican, Mgr Ian Ernest, a, par voie de communiqué,
invité tous les Mauriciens à uvrer ensemble
dans la retenue afin de trouver un "compromis entre confort
personnel et acquis religieux, afin de préserver l'harmonie
sociale de ce pays". Tout en se disant "triste
et inquiet de constater qu'un cyclone semble menacer Maurice",
Mgr Ernest a rappelé tout le bien que Mgr Desmond Tutu
a dit de Maurice "comme exemple d'harmonie raciale et
sociale". Il a souhaité que le débat ne
soit pas uniquement limité aux cercles politiques et a
proposé l'idée d'une table ronde incluant le Conseil
des religions, des urbanistes, des sociologues, des juristes et
des politiques.
Mercredi
La tension monte après une réunion tenue dans une
mosquée, au centre-ville de Quatre-Bornes. Des manifestants
se sont rendus devant la résidence de Gavin Glover pour
scander des slogans hostiles à son égard. Le député
MSM Showkutally Soodhun, le maulana Djamil Chooramun, le député
MMM Sam Lauthan et Me Assad Peeroo sont intervenus, lors de la
réunion qui a précédé les manifestations,
pour commenter le jugement. Avant la fin de la réunion,
Me Assad Peeroo devait de nouveau prendre la parole pour appeler
l'assistance, composée de quelque 1 500 personnes, au calme.
Cet appel au calme ne devait cependant pas être respecté
par un petit groupe. À l'issue de la réunion, un
imposant cortège de voitures devait sillonner les rues
de Quatre-Bornes, manifestant bruyamment et successivement devant
la maison de jeu Ti Vegas et la municipalité de Quatre-Bornes,
avant de se diriger vers le domicile de Me Gavin Glover. Certains
des manifestants portaient des bandeaux pour dissimuler leur visage,
alors que d'autres portaient des keffiehs à carreaux blancs
et rouges. Les manifestants devaient se disperser après
avoir écouté les conseils d'anciens.
Dans une déclaration faite à notre confrère
Le Mauricien le même jour, le président de la commission
des Droits de l'Homme, Dheeraj Seetulsingh, a lancé un
appel afin que le juste milieu puisse être trouvé.
Il a rappelé que la liberté de pratiquer sa religion
à Maurice existe toujours et est protégée
par la Constitution. Il a fait ressortir que "cet esprit
de tolérance doit continuer".
Pour sa part, le Muslim Citizen Council (MCC) déplore le
manque de dialogue constructif relatif à la diffusion de
l'azaan à travers des haut-parleurs à Quatre-Bornes.
"Nous sommes disposés à amener ce dialogue
entre les parties concernées", a fait ressortir
Fouad Uteene du MCC. Il a lancé un appel afin que personne
ne réagisse de manière émotionnelle.
Jeudi
Suite aux manifestations survenues la veille, dans une déclaration
au Mauricien, le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam a qualifié
d'"inacceptable" les manifestations de la veille.
Rencontrant la presse le même jour, Jayen Cuttaree en a
fait de même. La manifestation organisée hier
soir devant la résidence de Me Gavin Glover est inacceptable
et doit être condamnée par tous (
) Nous vivons
dans un État de droit, où le respect de l'ordre
et des libertés individuelles est une condition essentielle
dans notre République pour une vie sociale paisible et
harmonieuse. Il existe des voies de recours pour la contestation
de toute décision d'une Cour de justice. Un des piliers
de notre démocratie est le respect de la loi et du judiciaire.
En tant que Premier ministre, je tiens à dire que je veillerai
à ce que ces principes soient respectés avec toute
la fermeté requise", a-t-il déclaré
en substance. Pour Jayen Cuttaree, "il y a eu un jugement
de la Cour au sujet de l'utilisation des haut-parleurs pour l'appel
à la prière. La municipalité de Quatre-Bornes
se propose de faire appel. Des personnes de bonne volonté
cherchent une solution à ce problème. Il faut régler
le problème la tête reposée, dans le respect
de la pratique religieuse et des droits de tout le monde".
Du côté de la plate-forme lancée samedi dernier
par Shakeel Mohamed et Assad Peeroo, de sérieuses dissensions
ont surgi. Le premier nommé, réagissant de Paris,
devait condamner sans réserve les propos tenus par Showkutally
Soodhun et le maulana Djamil Chooramun à la réunion
de mercredi soir. "Ce sont des propos de nature politique,
provoquée par la politique, pour des gains politiques qui
sont à la base de ces manifestations", a-t-il
insisté. Assad Peeroo, qui était un des intervenants
à la réunion de mercredi soir, a aussi fustigé
certaines interventions de mercredi soir. "Bann ki pou
servi langaz insandyer ankor pena naryen a fer dan nou platform,
ki pronn dialog ek la fraternite ant tou kominote". Tous
deux ont également réitéré leurs appels
au calme et à un consensus national afin de trouver le
plus rapidement possible une solution au problème.
Le conseil des religions se réunit et lance un appel afin
que soit instituée, au plus vite, une plate-forme indépendante
réunissant des compétences en matière de
droits humains, de religions et de lois. Les participants à
la réunion étaient: l'abbé Philippe Goupille,
président du Conseil et représentant de l'Église
catholique; le pandit Ved Gopee (vice-président et représentant
du Sanathan Dharma Purohit Mandal); Majeed Koromtollee (assistant
secrétaire et membre du Muslim Citizen Council); Zephir
Laval (de la foi Baha'ie); le révérend Eddy Cheong
See (diocèse anglican); la pandita Dhanwantee Pockraz (Arya
Sabha Mauritius); le pasteur France Cangy (Eglise presbytérienne)
et Rashid Badurally Adam (Jummah Mosque). "C'est pourquoi
le Conseil des religions n'est pas là pour contester ou
entrer dans les détails du récent jugement de la
Cour suprême; le Conseil considère cette affaire
comme celle d'un citoyen contre une institution, à savoir
la Municipalité de Quatre-Bornes, et qui met à l'épreuve
une loi datant de plusieurs dizaines d'années, et non pas
celle d'une communauté contre une autre", souligne,
entre autres, le communiqué du Conseil des religions, qui
lance un appel à la méfiance aux "dérapages
du langage sectaire et des petitesses d'esprit".
Jeudi
Le Committee of Whole Council de la municipalité
de Quatre-Bornes prend la décision de faire appel du jugement
du juge Paul Lam Shang Leen. Motivant la décision de faire
appel au jugement, l'adjoint au maire Dhiren Gungabissoon a souligné
que c'est afin d'éviter le risque de surenchère.
"La question est socialement très sensible. Nous
estimons qu'il y a risque de voir une surenchère où
tout un chacun, en s'appuyant sur la base de ce jugement, pourra
"bloquer" la célébration religieuse de
son voisin, sous prétexte que le bruit l'incommode. Et
un effet domino s'installera très facilement et la situation
deviendrait alors chaotique", a-t-il déclaré.
Vendredi
L'ancien président de la République, Cassam Uteem
rencontre le Premier ministre. À l'issue de cette rencontre,
Cassam Uteem a demandé à toute la population de
faire preuve de sagesse et de bon sens.
Congestion routière-Proposition citoyenne
Cyril Mamet: "La solution, une route alternative de Wooton
à Pamplemousses"
La dégradation de la circulation routière vers
Port-Louis aux heures de pointe continue à susciter des
débats sur les mesures que les autorités gouvernementales
comptent adopter pour enrayer ce problème. Hormis les nombreux
projets énumérés jusqu'ici, allant du métro
léger à la Port-Louis Ring Road, en passant par
le bus lane, présentés par experts et consultants,
certains membres de la société civile veulent également
apporter leurs suggestions dans le débat. La dernière
est celle de Cyril Mamet, ex-directeur de Mamet et Fils, qui estime
que le gouvernement peut faire des économies substantielles
en créant une route alternative, dont le but ultime est
de réduire le flot de véhicules sur Port-Louis et
d'offrir la possibilité aux automobilistes d'accéder
au ou de quitter le nord de l'île, sans avoir à passer
par la capitale.
Le gouvernement, à travers la Road Development Authority
(RDA), ambitionne de construire une nouvelle route pour pallier
le problème de through traffic à Port-Louis:
l'Ebene-Verdun-Terre Rouge Link Road. La RDA a lancé un
appel d'offres le mois dernier pour retenir les services d'un
consultant pour préparer son EIA Report en vue de
l'obtention de son permis au ministère de l'Environnement.
La nouvelle route, qui sera longue de 16 kilomètres, offrira
aux véhicules venant des hauts plateaux, du sud de l'île
ou la zone ouest d'y accéder à partir d'Ebène,
Verdun et Ripaille, pour se rendre à Terre Rouge.
Pour Cyril Mamet, qui se présente comme un citoyen endurant
quotidiennement files d'attentes aux entrées de Port-Louis,
le projet de route alternative est nécessaire, mais le
gouvernement, dit-il, devrait songer à voir plus large.
"La situation sur Port-Louis devient insoutenable. Près
de 50% des véhicules sont obligés de passer par
Port-Louis faute d'une route alternative. Je pense qu'une
route partant de Réduit ou Moka ne suffirait pas à
résoudre le problème, car la congestion existe à
partir du rond-point de Pont Fer. À mon sens, la nouvelle
route doit partir du rond-point de Wooton ou de Highlands, pour
éviter le rond-point de Phoenix, en passant par St Pierre,
Crève Cur, pour arriver à Pamplemousses",
insiste-t-il.
L'ancien directeur de Mamet et Fils estime ainsi qu'une nouvelle
route reliant Highlands, St Pierre, Crève Cur et
Terre Rouge serait l'option la moins coûteuse pour décongestionner
Port-Louis. Il ne manque pas de préciser que la vitesse
moyenne à laquelle évolue la circulation aux heures
de pointe se situe entre 10 km/h et 15 km/h. "La distance
de Highlands à Terre Rouge équivaudrait à
seulement 3-4 kilomètres de plus et ferait bénéficier
à l'usager 20 précieuses minutes en temps réel",
devait-il ajouter.
Ce dernier va plus loin en dénonçant l'état
déplorable de nos routes, qui, indique-t-il, souffrent
non seulement d'un problème d'entretien, mais qui sont
également demeurées de 2 000 km dans toute l'île
en plus de 10 ans. "Je n'arrive pas à comprendre
pourquoi les autorités ne font toujours rien pour la création
de nouvelles routes. Le nombre de véhicules a triplé
en 10 ans, alors que le nombre de kilomètres de nos routes
est resté le même. Qu'a fait ce gouvernement depuis
qu'il est arrivé au pouvoir en juillet 2005 ? Il n'entretient
même pas les routes. La M1 est défoncée à
Montebello, à Pailles, et presque partout", observe-t-il.
Cyril Mamet estime également que le projet de métro
léger ou un autre mode de transport alternatif devrait
permettre de contrer le problème de congestion routière
sur Port-Louis et également d'améliorer le système
de transport en commun. La création d'une voie dédiée
aux autobus sur l'autoroute - bus lane -, insiste-t-il,
est un moyen d'épargner aux usagers du transport public
ce "stress" auquel ils sont confrontés chaque
matin en se rendant au travail.
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