o p i n i o n WEEK-END --- dimanche 18 mars 2007



Faits et effets - Obsessions
Humeur - "Gouvernement dans nous la main"
Interrogations - Quand rétrécit le confetti
Radio-télévision - L'anniversaire, le décoré et le scoop


Faits et effets...

Obsessions
Josie Lebrasse


Le Premier ministre n'en démord pas. Il ne veut pas du poste de vice-président de la République et a profité pour dire, cette semaine, qu'il avait voulu d'une majorité de trois quarts pour, entre autres, supprimer ce poste de la Constitution. Il s'appuie maintenant sur les observations de la commission Sachs pour renforcer sa thèse. Il y a en eut d'autres formulées par la commission, la réforme du système électoral et la révision du système de best loser et, au lieu de faire une obsession de ce poste de vice-président de la République, il aurait aussi pu nous dire ce qu'il en pense et surtout ce qu'il entend en faire. Non, il semble se focaliser uniquement sur la suppression de la vice-présidence de la République.

En sus du rapport Sachs, Navin Ramgoolam invoque aussi ce que ce poste coûte à la trésorerie publique pour tenter de s'en débarrasser. Lorsqu'il vient avec cet argument et qu'il n'en révèle pas le montant exact, cela peut laisser l'impression qu'il s'agit d'une somme faramineuse. Or, le budget du vice-président de la république a, du budget 2005/2006 à 2006/2007 connu une petite hausse pour passer à Rs 6,7 millions alors que le montant global du budget de l'État est de Rs 44 milliards par an.

C'est, par ailleurs, tout à fait inélégant, de la part d'un chef de gouvernement de venir dire que l'on a rien en retour des dépenses effectuées pour le poste de vice-président. C'est insultant pour l'actuel titulaire Raouf Bundhun comme pour ceux qui l'ont précédé, à savoir Robin Ghurburrun et Angidi Chettiar. C'est à se demander si Paul Bérenger n'avait pas, quelque part, visé juste, samedi de la semaine dernière, lorsqu'il a dit que s'il le pouvait et qu'il avait la majorité pour ce faire, Navin Ramgoolam n'aurait pas supprimé la République elle-même. Et réinstauré un système de gouverneur général et de représentant de la monarchie britannique.

Le Premier ministre est, lorsqu'il s'agit de dépenses publiques, sur un terrain extrêmement glissant. Il ne serait certainement pas content qu'on lui rappelle que ce que coûte à l'État le poste de vice-président de la République est presque le même montant de l'exemption que l'État a bien voulu lui accorder pour son Aston Martin. Et que Rs 6,7 millions, c'est certainement moins que ce que coûtent sa vingtaine de conseillers et tous les autres "advisers" qui pullulent ici et là de même que les nombreux nominés politiques recrutés dont le dernier en date n'est autre que le trésorier du Parti Travailliste. Nous savons au moins ce que fait le vice-président et comment le budget assorti à ce poste est dépensé mais on ne peut en dire autant de la pléthore de nominés politiques, d'une parfaite incompétence, qui envahissent la sphère publique et qui bouffent l'argent du contribuable.

Cela doit aussi relever quelque part de l'obsession que la police soit ainsi politisée. Et qu'il y ait, régulièrement, d'incompréhensibles chambardements. Navin Ramgoolam avait retiré son "superflic", son "fan "Prem Raddhoa de son garage pour "casser un grand paquet" et élucider toutes les grandes affaires en suspens. Et certains avaient dit qu'ils auraient tout réglé en 24 heures. Deux ans après, toujours rien sur Bassin Blanc, rien sur Ackmez Aumeer et rien sur l'affaire Nadine Dantier. Il vaut mieux ne pas parler des nombreuses nouvelles affaires dont en attend encore qu'elles soient éclaircies, comme la disparition de Pinky après une visite au jardin de Pamplemousses, le jeune égorgé de Triolet et la petite fille de Camp Levieux, morte à la suite de sévices sexuels. Et on nous fait toujours croire aux Zorro qui sont en fait des zéros pointés. Ils sont peut-être bons pour aller escalader les murs d'un député de l'opposition et terroriser sa famille mais rien en terme de résultats sur la grande criminalité.

C'est dans la même perspective qu'il faut situer la dissolution de la brigade des jeux et de l'Anti-Piracy Unit. Certains, contrairement à ceux qui avaient un petit faible pour les généreux laptops des bookmakers, faisaient trop bien leur travail au point que cela dérangeait les puissants du jour, adeptes de strip-tease, les conseillers de ministres, les agents politiques, experts en contrefaçon, de certains décideurs influents. Nous ne pensons pas qu'il s'agit d'une simple coïncidence surtout lorsque le dossier des paris illégaux refait surface et qu'il y a une demande de l'ADSU pour avoir accès aux appels téléphoniques et à la liste des habitués du Ritz, parmi lesquels des VIP's, que la brigade est démantelée. Qui à Maurice pourrait croire qu'il n'y pas de lien de cause à effet lorsqu'on ait que ses deux affaires ont des ramifications politiques.

C'est dans tout ce climat empoisonné, pourri que le "law and order "fout le camp de jour en jour alors qu'on nous avait promis des solutions toutes prêtes avant juillet 2005. Incidents à Vallée des Prêtres, agression mortelle devant le poste de police de Montagne Blanche, émeute évitée de justesse à Abercrombie pour ne citer que quelques hauts faits qui ont récemment troublé l'ordre public. Compte tenu de la manière dont le ministre de l'Intérieur a mené les affaires depuis deux ans, avec un total irrespect pour la hiérarchie et un officier doublement promu qui dit être son "fan" et qui se croit tout permis, on a encore des jours sombres devant nous. Et lorsqu'on sait que faute de recrutement, certaines stations sont sous-équipées et que, faute de véhicule, on transporte des justiciables en autobus, on va tout droit au désastre.




Humeur

"Gouvernement dans nous la main"
Jean-Claude Antoine


Au moment de l'arrestation du bookmaker Joomun pour organisation de paris illégaux, en juillet de l'année dernière, j'ai écrit une phrase que beaucoup avaient trouvée exagérée. J'avais parié que comme il avait un Dieu pour protéger les soûlards, il y avait un autre pour veiller sur les zougadères. Et que, par conséquent, le contenu de sa disquette du bookmaker contenant la liste de ses clients - dont de très grosses personnalités, leurs mises et leurs gains illégaux - allait s'évaporer avant qu'on ne puisse l'ouvrir. J'avais été un peu trop modeste dans mon pari: ce n'est pas le contenu de la disquette qui s'est évaporé, mais tout simplement la brigade de la Police des Jeux chargée de l'enquête que l'on a fait disparaître.

En effet, la direction de la police a fait annoncer hier par le canal hiérarchique aux responsables de la Police des Jeux et à l'Anti-Piracy Unit que ces deux unités étaient dissoutes et que les policiers qui y travaillaient seront affectés à d'autres unités de la force. Selon les toutes dernières nouvelles, le contrôle des jeux et de la piraterie va être placé sous la responsabilité de l'assistant surintendant Radhooa, champion de Maurice des promotions policières depuis juillet 2005. Il semblerait que les jours de ces deux unités spécialisées de la police étaient comptés. Pas en raison de leur incompétence, mais à cause de leur efficacité et d'un palmarès éloquent.

En deux ans d'existence, l'Anti-Piracy Unit a non seulement saisi plus de 540 000 CD, DVD et autres VCD piratés et plus de 14 000 produits contrefaits, mais avait réussi a protéger efficacement les droits des artistes mauriciens jusqu'alors impitoyablement pillés. Le bilan de la Police des Jeux, qui a moins d'une année d'existence, est également honorable. Elle comptabilise plus de 120 interpellations/arrestations qui ont permis de saisir plus de Rs 2 millions pour paris illégaux. Cette brigade est également responsable de l'arrestation du bookmaker Joomun, dont les disquettes d'ordinateurs contenaient les listes de ses clients. La semaine dernière, juste avant sa dissolution, cette brigade avait engagé les procédures légales pour demander à Mauritius Telecom d'identifier les numéros de téléphone provenant des portables appartenant à la famille du bookmaker.

Mais depuis quelque temps, les actions des deux brigades étaient de plus en plus contestées et ses membres devaient subir des menaces de ceux qu'ils verbalisaient. Des vendeurs de CD, VCD et DVD piratés, des spécialistes de la contrefaçon au niveau du textile, ainsi que de paris illégaux sur les matches de football, avaient annoncé aux membres de deux brigades la prochaine dissolution de leurs unités. En soulignant le niveau de leurs contacts à l'hôtel du gouvernement et le fait qu'ils avaient lourdement dépensé pour les dernières élections. En sous-entendant que c'était un investissement qu'ils comptaient bien rentabiliser en poursuivant "librement" leurs activités illégales !

Mais la goutte d'eau qui aura précipité la dissolution annoncée des deux brigades aura été l'opération conjointe menée dans un club privé de Baie du Tombeau où se pratique le strip-tease. Une forme de distraction paraît-il très prisée - comme les paris hippiques illégaux - par quelques hautes personnalités du pays. L'insistance des brigades pour obtenir la liste des membres du club privé, qui rejoint leurs démarches légales pour obtenir la liste des correspondants téléphoniques du bookmaker Joomun, a beaucoup agacé en haut lieu, disent les sources bien informées. C'est pour cette raison que des instructions ont été données pour que les deux brigades soient dissoutes et leurs membres disséminés au sein des différents services de la force policière.

Vendredi matin aux casernes centrales, un des membres des anciennes brigades posait à qui voulait l'entendre une question fondamentale: à qui va profiter le crime qu'est la dissolution des deux brigades ?

Il y a quelques années, des mafiosi invités à la garden party présidentielle avaient entonné une certaine chanson pour expliquer leur présence au Réduit. Aujourd'hui, après la dissolution de l'APU et de la Police des Jeux, d'autres mafiosi doivent probablement chanter le même refrain: gouvernement dans nous la main !




Interrogations

Quand rétrécit le confetti
Shenaz Patel


C'est l'histoire, préoccupante mais somme toute fort prévisible, du rétrécissement d'un confetti. Celui que représente notre île sur toute carte.

À défaut de richesses en sous-sol, il est évident que c'est la surface de nos terres qui représente l'enjeu majeur, le plus convoité, le plus chargé. Physiquement. Et émotionnellement. Un problème chez nous corsé du fait de la limitation même de cette ressource, avec ses petits 1 600 kilomètres carrés. Et notre actualité regorge de faits et d'événements qui, considérés de concert, pointent tous en somme dans la direction de cet enjeu que nous devons, de toute urgence, considérer en profondeur. Et sans barrières.

Il y a l'intérieur du pays. Ces questions soulevées avec passion autour de la réforme de l'industrie sucrière et de ce que cela implique ou voudrait amener en termes de répartition des terres. Dans une récente interview accordée à notre confrère Le Mauricien, le président de la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA), Patrick d'Arifat, disait ne pas comprendre pourquoi "le profit, applaudi dans le textile et dans le tourisme, est honni pour l'industrie sucrière". Peut-on vraiment s'en étonner ? À la différence du tourisme et du textile, l'industrie sucrière a une histoire, et un succès, intrinsèquement liés à deux faits douloureux de notre histoire, deux épisodes d'exploitation et de domination souvent caractérisés par la brutalité et une flagrante injustice: l'esclavage, puis l'engagisme. Et c'est sans doute la faiblesse et le tort de ceux qui se disent aujourd'hui injustement victimisés par le succès de cette industrie que de n'avoir pas su, plus tôt, mesurer cette charge émotionnelle très lourde. Et prendre les mesures sinon de correction, du moins d'atténuation, qui s'imposaient pour pouvoir espérer un avenir pacifié et serein.

À travers l'histoire, la question cruciale de la possession des terres a intimement façonné ce que nous sommes, ou pas, aujourd'hui. Et bien des inégalités qui gangrènent toujours notre société sont directement liées d'une part à la mainmise des colons et de leurs descendants sur les terres de l'île, et d'autre part au fait que les immigrés indiens, au lendemain de leur période d'engagement, bénéficièrent d'une portion de terrain, ce qui ne fut pas le cas des esclaves.

La possibilité, que fait miroiter le gouvernement, de nommer une Commission dite de "Justice et Vérité" s'inscrit aussi dans ce paradigme. La visite, ce week-end, du personnage exceptionnel qu'est l'archevêque Desmond Tutu, figure de proue de la lutte contre l'apartheid, devrait toutefois être l'occasion de remettre les choses dans une perspective adéquate.

La South African Truth and Reconciliation Commission (TRC) fut mise sur pied par le Gouvernement d'Unité Nationale sud-africain, sous le Promotion of National Unity and Reconciliation Act, No 34 of 1995, "to help deal with what happened under apartheid".Deux faits à relever: d'une part, la Commission sud-africaine portait le nom de Vérité et Réconciliation. Truth. Et si elle prétendait faire justice, c'était via la reconnaissance, à travers la parole et le récit, des atrocités et injustices commises. Même si certains l'estimaient nécessaire, il n'y eut pas de justice expéditive face aux coupables ainsi démasqués et reconnus. Et c'est bien ainsi que l'Afrique du Sud a pu aller de l'avant et ne pas sombrer dans un chaos sanglant comme le prédisaient certains. Parce qu'il y eut justice par la vérité.

Cela devrait sans doute nous faire réfléchir par rapport à une sorte de volonté de revanche que certains semblent nourrir ici. Cette volonté peut être compréhensible. Mais elle ne peut en aucun cas être constructive. Truth and Reconciliation, nous dit la grandeur sud-africaine, qui venait pourtant de vivre dans sa chair des horreurs beaucoup plus absolues que ce que nous serons jamais en mesure d'imaginer.

Car l'autre particularité de la Commission sud-africaine réside aussi dans le fait qu'elle concernait des personnes récemment décédées et des personnes toujours vivantes. Un passé extrêmement proche et un présent aux actions et exactions encore fraîches, retraçables, identifiables. Alors que nous projetons de nous pencher sur un passé depuis longtemps révolu, en interpellant qui d'autre que des descendants qui n'ont pas forcément à répondre des actes du passé.

Ce genre de commission pourrait nous faire le plus grand bien pour effectivement identifier des injustices commises dans le passé, et œuvrer à la réconciliation des antagonismes ainsi créés en rétablissant, là où c'est possible, une balance constructive. Dans le sens de ce que l'anglais appelle, avec à-propos, l'affirmative action.

Il nous revient, et à nos dirigeants en premier lieu, d'avoir cette sagesse. Car les défis qui se présentent à nous à ce chapitre crucial des terres ne cessent de proliférer. Entre les projets IRS qui font plus que jamais de notre terre un produit de luxe, les conflits autour de la Campement Site Tax, les bagarres rangées pour encombrer les rares enclaves de plages publiques restantes de parasols et transats loués au prix fort, l'érosion galopante de notre littoral, les contestations autour de projets d'enfouissement ou de recyclage de déchets situés trop près d'agglomérations habitées, le dossier est explosivement chargé.

C'est dire s'il importe que nous ne perdions pas de vue que notre confetti a intérêt à rester entier pour pouvoir espérer surnager…




Radio-télévision

L'anniversaire, le décoré et le scoop
Jean-Claude Antoine


La radio privée mauricienne fête ces jours-ci ses cinq ans d'existence. Les débuts en fanfare de la radio privée ont passionné les Mauriciens fatigués de n'entendre que la MBC. Au ton radiophonique nouveau, plus incisif et moins consensuel donné par Radio One première - et meilleure - version, a suivi la guerre des stations avec l'arrivée de Radio Plus sur les ondes, précédant celle de Top FM.

La présence de plusieurs radios à Maurice a donné la guerre de l'audimat et des sondages aux résultats violemment et bruyamment contestés qui ont donné une situation inédite. Chaque radio choisissait dans le sondage le résultat qui lui était favorable et en faisait son cheval de bataille. C'est ainsi que toutes les radios se sont proclamées la plus populaire, la palme de la malhonnêteté intellectuelle allant à la MBC.

En effet, le directeur de la radio de l'époque n'avait rien trouvé de mieux que d'additionner les résultats des différentes radios publiques pour affirmer que la MBC était la chaîne préférée des Mauriciens. Il y a eu, dans cette bataille, beaucoup d'affirmations exagérées, de contre-vérités, d'affirmations contraires à la vérité et des opérations d'intox lancées pour essayer de prendre la plus grosse part du marché publicitaire. C'est pour cette raison qu'on entend souvent les animateurs affirmer qu'ils "parlent à toute l'île Maurice", que leur émission est "écoutée par tout le pays" - et, à travers Internet, "par le monde entier" - et les "je sais que les ministres, le gouvernement et les autorités ne ratent pas cette émission".

Il y a eu également dans la vie des radios privées l'explosion d'ego de certains animateurs affirmant que la popularité d'une radio ne reposait que sur leur voix et leur talent. Il y a eu, comme pour les joueurs de football, des transferts hypermédiatisés d'une station à une autre d'animateurs affirmant que "leur public" les suivrait n'importe où. La réalité et les résultats des sondages établissent le contraire. Contrairement à ce que certains d'entre eux affirment, les animateurs de radio ne sont pas des crowd pullers. Ils ne sont qu'un des éléments qui font (ou défont) la popularité d'une radio.

Et puis, le temps a fait son œuvre, la radio privée a perdu l'attrait de la nouveauté et ceux qui y travaillent ont commencé à s'essouffler. On entend aujourd'hui sur les ondes pratiquement les mêmes programmes aux mêmes heures, entrecoupés par les mêmes chansons à la mode. À l'imagination et à l'audace du début ont succédé la facilité et les habitudes - surtout les mauvaises - et, petit à petit, les radios privées ont commencé à ressembler… à la MBC.

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L'unique surprise du cinquième anniversaire de la radio privée est venue de la dernière arrivée dans le paysage audiovisuel mauricien. En effet, Habib Mosaheb, journaliste et animateur sur Top FM, fait partie de ceux qui ont été décorés par le président de la République à l'occasion de l'anniversaire de l'Indépendance.

Après avoir travaillé au Militant, Habib Mosaheb a fait un long séjour professionnel aux Seychelles avant de réintégrer la presse mauricienne. Il a été successivement attaché de presse de Nando Bodha et de Ravi Yerigadoo avant de prendre de l'emploi à Top FM. Sur cette antenne, il présente des émissions d'actualité dont Kozé do lepep tous les dimanches matins. Il est le tout premier animateur de radio privée décoré par la République pour "services rendus à la presse".

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Savez-vous quel est le scoop audiovisuel de la semaine ? Non, il ne s'agit pas de la première colère de Navin Ramgoolam découvrant que la couleur de son costume avait changé entre l'enregistrement et la diffusion de son message à la nation à la télévision. Non, il ne s'agit pas de la deuxième colère de Navin Ramgoolam contre la MBC quand il a appris que la diffusion de sa conférence à l'aéroport pour le départ du Président malgache avait été coupée pendant de longues minutes.

Non, le scoop de la semaine est plus technique, si on peut dire. Dimanche, les téléspectateurs du Sud ont été privés d'images TNT parce que l'antenne émettrice de MCML a été tout simplement… volée. Les antennes de MCML peuvent-elles alimenter les chaudières du réseau des chasseurs de ferraille qui sévit dans le pays ? C'est un sujet qui pourrait être traité dans une émission d'actualité avec questions des auditeurs. Avis au premier décoré de l'audiovisuel de la République.





o p i n i o n WEEK-END --- dimanche 18 mars 2007