Faits et effets
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Obsessions
Humeur
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"Gouvernement dans nous la main"
Interrogations
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Quand rétrécit le confetti
Radio-télévision
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L'anniversaire, le décoré et le scoop
Faits et effets...
Obsessions
Le Premier ministre n'en démord pas. Il ne veut pas du
poste de vice-président de la République et a profité
pour dire, cette semaine, qu'il avait voulu d'une majorité
de trois quarts pour, entre autres, supprimer ce poste de la Constitution.
Il s'appuie maintenant sur les observations de la commission Sachs
pour renforcer sa thèse. Il y a en eut d'autres formulées
par la commission, la réforme du système électoral
et la révision du système de best loser et,
au lieu de faire une obsession de ce poste de vice-président
de la République, il aurait aussi pu nous dire ce qu'il
en pense et surtout ce qu'il entend en faire. Non, il semble se
focaliser uniquement sur la suppression de la vice-présidence
de la République.
En sus du rapport Sachs, Navin Ramgoolam invoque aussi ce que
ce poste coûte à la trésorerie publique pour
tenter de s'en débarrasser. Lorsqu'il vient avec cet argument
et qu'il n'en révèle pas le montant exact, cela
peut laisser l'impression qu'il s'agit d'une somme faramineuse.
Or, le budget du vice-président de la république
a, du budget 2005/2006 à 2006/2007 connu une petite hausse
pour passer à Rs 6,7 millions alors que le montant global
du budget de l'État est de Rs 44 milliards par an.
C'est, par ailleurs, tout à fait inélégant,
de la part d'un chef de gouvernement de venir dire que l'on a
rien en retour des dépenses effectuées pour le poste
de vice-président. C'est insultant pour l'actuel titulaire
Raouf Bundhun comme pour ceux qui l'ont précédé,
à savoir Robin Ghurburrun et Angidi Chettiar. C'est à
se demander si Paul Bérenger n'avait pas, quelque part,
visé juste, samedi de la semaine dernière, lorsqu'il
a dit que s'il le pouvait et qu'il avait la majorité pour
ce faire, Navin Ramgoolam n'aurait pas supprimé la République
elle-même. Et réinstauré un système
de gouverneur général et de représentant
de la monarchie britannique.
Le Premier ministre est, lorsqu'il s'agit de dépenses publiques,
sur un terrain extrêmement glissant. Il ne serait certainement
pas content qu'on lui rappelle que ce que coûte à
l'État le poste de vice-président de la République
est presque le même montant de l'exemption que l'État
a bien voulu lui accorder pour son Aston Martin. Et que
Rs 6,7 millions, c'est certainement moins que ce que coûtent
sa vingtaine de conseillers et tous les autres "advisers"
qui pullulent ici et là de même que les nombreux
nominés politiques recrutés dont le dernier en date
n'est autre que le trésorier du Parti Travailliste. Nous
savons au moins ce que fait le vice-président et comment
le budget assorti à ce poste est dépensé
mais on ne peut en dire autant de la pléthore de nominés
politiques, d'une parfaite incompétence, qui envahissent
la sphère publique et qui bouffent l'argent du contribuable.
Cela doit aussi relever quelque part de l'obsession que la police
soit ainsi politisée. Et qu'il y ait, régulièrement,
d'incompréhensibles chambardements. Navin Ramgoolam avait
retiré son "superflic", son "fan "Prem
Raddhoa de son garage pour "casser un grand paquet"
et élucider toutes les grandes affaires en suspens. Et
certains avaient dit qu'ils auraient tout réglé
en 24 heures. Deux ans après, toujours rien sur Bassin
Blanc, rien sur Ackmez Aumeer et rien sur l'affaire Nadine Dantier.
Il vaut mieux ne pas parler des nombreuses nouvelles affaires
dont en attend encore qu'elles soient éclaircies, comme
la disparition de Pinky après une visite au jardin de Pamplemousses,
le jeune égorgé de Triolet et la petite fille de
Camp Levieux, morte à la suite de sévices sexuels.
Et on nous fait toujours croire aux Zorro qui sont en fait des
zéros pointés. Ils sont peut-être bons pour
aller escalader les murs d'un député de l'opposition
et terroriser sa famille mais rien en terme de résultats
sur la grande criminalité.
C'est dans la même perspective qu'il faut situer la dissolution
de la brigade des jeux et de l'Anti-Piracy Unit. Certains,
contrairement à ceux qui avaient un petit faible pour les
généreux laptops des bookmakers, faisaient
trop bien leur travail au point que cela dérangeait les
puissants du jour, adeptes de strip-tease, les conseillers de
ministres, les agents politiques, experts en contrefaçon,
de certains décideurs influents. Nous ne pensons pas qu'il
s'agit d'une simple coïncidence surtout lorsque le dossier
des paris illégaux refait surface et qu'il y a une demande
de l'ADSU pour avoir accès aux appels téléphoniques
et à la liste des habitués du Ritz, parmi lesquels
des VIP's, que la brigade est démantelée. Qui à
Maurice pourrait croire qu'il n'y pas de lien de cause à
effet lorsqu'on ait que ses deux affaires ont des ramifications
politiques.
C'est dans tout ce climat empoisonné, pourri que le "law
and order "fout le camp de jour en jour alors qu'on nous
avait promis des solutions toutes prêtes avant juillet 2005.
Incidents à Vallée des Prêtres, agression
mortelle devant le poste de police de Montagne Blanche, émeute
évitée de justesse à Abercrombie pour ne
citer que quelques hauts faits qui ont récemment troublé
l'ordre public. Compte tenu de la manière dont le ministre
de l'Intérieur a mené les affaires depuis deux ans,
avec un total irrespect pour la hiérarchie et un officier
doublement promu qui dit être son "fan" et qui
se croit tout permis, on a encore des jours sombres devant nous.
Et lorsqu'on sait que faute de recrutement, certaines stations
sont sous-équipées et que, faute de véhicule,
on transporte des justiciables en autobus, on va tout droit au
désastre.
Humeur
"Gouvernement dans nous la main"
Au moment de l'arrestation du bookmaker Joomun pour organisation
de paris illégaux, en juillet de l'année dernière,
j'ai écrit une phrase que beaucoup avaient trouvée
exagérée. J'avais parié que comme il avait
un Dieu pour protéger les soûlards, il y avait un
autre pour veiller sur les zougadères. Et que, par
conséquent, le contenu de sa disquette du bookmaker contenant
la liste de ses clients - dont de très grosses personnalités,
leurs mises et leurs gains illégaux - allait s'évaporer
avant qu'on ne puisse l'ouvrir. J'avais été un peu
trop modeste dans mon pari: ce n'est pas le contenu de la disquette
qui s'est évaporé, mais tout simplement la brigade
de la Police des Jeux chargée de l'enquête que l'on
a fait disparaître.
En effet, la direction de la police a fait annoncer hier par
le canal hiérarchique aux responsables de la Police des
Jeux et à l'Anti-Piracy Unit que ces deux unités
étaient dissoutes et que les policiers qui y travaillaient
seront affectés à d'autres unités de la force.
Selon les toutes dernières nouvelles, le contrôle
des jeux et de la piraterie va être placé sous la
responsabilité de l'assistant surintendant Radhooa, champion
de Maurice des promotions policières depuis juillet 2005.
Il semblerait que les jours de ces deux unités spécialisées
de la police étaient comptés. Pas en raison de leur
incompétence, mais à cause de leur efficacité
et d'un palmarès éloquent.
En deux ans d'existence, l'Anti-Piracy Unit a non seulement
saisi plus de 540 000 CD, DVD et autres VCD piratés et
plus de 14 000 produits contrefaits, mais avait réussi
a protéger efficacement les droits des artistes mauriciens
jusqu'alors impitoyablement pillés. Le bilan de la Police
des Jeux, qui a moins d'une année d'existence, est également
honorable. Elle comptabilise plus de 120 interpellations/arrestations
qui ont permis de saisir plus de Rs 2 millions pour paris illégaux.
Cette brigade est également responsable de l'arrestation
du bookmaker Joomun, dont les disquettes d'ordinateurs contenaient
les listes de ses clients. La semaine dernière, juste avant
sa dissolution, cette brigade avait engagé les procédures
légales pour demander à Mauritius Telecom d'identifier
les numéros de téléphone provenant des portables
appartenant à la famille du bookmaker.
Mais depuis quelque temps, les actions des deux brigades étaient
de plus en plus contestées et ses membres devaient subir
des menaces de ceux qu'ils verbalisaient. Des vendeurs de CD,
VCD et DVD piratés, des spécialistes de la contrefaçon
au niveau du textile, ainsi que de paris illégaux sur les
matches de football, avaient annoncé aux membres de deux
brigades la prochaine dissolution de leurs unités. En soulignant
le niveau de leurs contacts à l'hôtel du gouvernement
et le fait qu'ils avaient lourdement dépensé pour
les dernières élections. En sous-entendant que c'était
un investissement qu'ils comptaient bien rentabiliser en poursuivant
"librement" leurs activités illégales
!
Mais la goutte d'eau qui aura précipité la dissolution
annoncée des deux brigades aura été l'opération
conjointe menée dans un club privé de Baie du Tombeau
où se pratique le strip-tease. Une forme de distraction
paraît-il très prisée - comme les paris hippiques
illégaux - par quelques hautes personnalités du
pays. L'insistance des brigades pour obtenir la liste des membres
du club privé, qui rejoint leurs démarches légales
pour obtenir la liste des correspondants téléphoniques
du bookmaker Joomun, a beaucoup agacé en haut lieu, disent
les sources bien informées. C'est pour cette raison que
des instructions ont été données pour que
les deux brigades soient dissoutes et leurs membres disséminés
au sein des différents services de la force policière.
Vendredi matin aux casernes centrales, un des membres des anciennes
brigades posait à qui voulait l'entendre une question fondamentale:
à qui va profiter le crime qu'est la dissolution des deux
brigades ?
Il y a quelques années, des mafiosi invités à
la garden party présidentielle avaient entonné
une certaine chanson pour expliquer leur présence au Réduit.
Aujourd'hui, après la dissolution de l'APU et de la Police
des Jeux, d'autres mafiosi doivent probablement chanter le même
refrain: gouvernement dans nous la main !
Interrogations
Quand rétrécit le confetti
C'est l'histoire, préoccupante mais somme toute fort
prévisible, du rétrécissement d'un confetti.
Celui que représente notre île sur toute carte.
À défaut de richesses en sous-sol, il est évident
que c'est la surface de nos terres qui représente l'enjeu
majeur, le plus convoité, le plus chargé. Physiquement.
Et émotionnellement. Un problème chez nous corsé
du fait de la limitation même de cette ressource, avec ses
petits 1 600 kilomètres carrés. Et notre actualité
regorge de faits et d'événements qui, considérés
de concert, pointent tous en somme dans la direction de cet enjeu
que nous devons, de toute urgence, considérer en profondeur.
Et sans barrières.
Il y a l'intérieur du pays. Ces questions soulevées
avec passion autour de la réforme de l'industrie sucrière
et de ce que cela implique ou voudrait amener en termes de répartition
des terres. Dans une récente interview accordée
à notre confrère Le Mauricien, le président
de la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA), Patrick d'Arifat,
disait ne pas comprendre pourquoi "le profit, applaudi
dans le textile et dans le tourisme, est honni pour l'industrie
sucrière". Peut-on vraiment s'en étonner
? À la différence du tourisme et du textile, l'industrie
sucrière a une histoire, et un succès, intrinsèquement
liés à deux faits douloureux de notre histoire,
deux épisodes d'exploitation et de domination souvent caractérisés
par la brutalité et une flagrante injustice: l'esclavage,
puis l'engagisme. Et c'est sans doute la faiblesse et le tort
de ceux qui se disent aujourd'hui injustement victimisés
par le succès de cette industrie que de n'avoir pas su,
plus tôt, mesurer cette charge émotionnelle très
lourde. Et prendre les mesures sinon de correction, du moins d'atténuation,
qui s'imposaient pour pouvoir espérer un avenir pacifié
et serein.
À travers l'histoire, la question cruciale de la possession
des terres a intimement façonné ce que nous sommes,
ou pas, aujourd'hui. Et bien des inégalités qui
gangrènent toujours notre société sont directement
liées d'une part à la mainmise des colons et de
leurs descendants sur les terres de l'île, et d'autre part
au fait que les immigrés indiens, au lendemain de leur
période d'engagement, bénéficièrent
d'une portion de terrain, ce qui ne fut pas le cas des esclaves.
La possibilité, que fait miroiter le gouvernement, de
nommer une Commission dite de "Justice et Vérité"
s'inscrit aussi dans ce paradigme. La visite, ce week-end, du
personnage exceptionnel qu'est l'archevêque Desmond Tutu,
figure de proue de la lutte contre l'apartheid, devrait toutefois
être l'occasion de remettre les choses dans une perspective
adéquate.
La South African Truth and Reconciliation Commission (TRC)
fut mise sur pied par le Gouvernement d'Unité Nationale
sud-africain, sous le Promotion of National Unity and Reconciliation
Act, No 34 of 1995, "to help deal with what happened
under apartheid".Deux faits à relever: d'une part,
la Commission sud-africaine portait le nom de Vérité
et Réconciliation. Truth. Et si elle prétendait
faire justice, c'était via la reconnaissance, à
travers la parole et le récit, des atrocités et
injustices commises. Même si certains l'estimaient nécessaire,
il n'y eut pas de justice expéditive face aux coupables
ainsi démasqués et reconnus. Et c'est bien ainsi
que l'Afrique du Sud a pu aller de l'avant et ne pas sombrer dans
un chaos sanglant comme le prédisaient certains. Parce
qu'il y eut justice par la vérité.
Cela devrait sans doute nous faire réfléchir
par rapport à une sorte de volonté de revanche que
certains semblent nourrir ici. Cette volonté peut être
compréhensible. Mais elle ne peut en aucun cas être
constructive. Truth and Reconciliation, nous dit la grandeur
sud-africaine, qui venait pourtant de vivre dans sa chair des
horreurs beaucoup plus absolues que ce que nous serons jamais
en mesure d'imaginer.
Car l'autre particularité de la Commission sud-africaine
réside aussi dans le fait qu'elle concernait des personnes
récemment décédées et des personnes
toujours vivantes. Un passé extrêmement proche et
un présent aux actions et exactions encore fraîches,
retraçables, identifiables. Alors que nous projetons de
nous pencher sur un passé depuis longtemps révolu,
en interpellant qui d'autre que des descendants qui n'ont pas
forcément à répondre des actes du passé.
Ce genre de commission pourrait nous faire le plus grand bien
pour effectivement identifier des injustices commises dans le
passé, et uvrer à la réconciliation
des antagonismes ainsi créés en rétablissant,
là où c'est possible, une balance constructive.
Dans le sens de ce que l'anglais appelle, avec à-propos,
l'affirmative action.
Il nous revient, et à nos dirigeants en premier lieu,
d'avoir cette sagesse. Car les défis qui se présentent
à nous à ce chapitre crucial des terres ne cessent
de proliférer. Entre les projets IRS qui font plus que
jamais de notre terre un produit de luxe, les conflits autour
de la Campement Site Tax, les bagarres rangées pour
encombrer les rares enclaves de plages publiques restantes de
parasols et transats loués au prix fort, l'érosion
galopante de notre littoral, les contestations autour de projets
d'enfouissement ou de recyclage de déchets situés
trop près d'agglomérations habitées, le dossier
est explosivement chargé.
C'est dire s'il importe que nous ne perdions pas de vue que
notre confetti a intérêt à rester entier pour
pouvoir espérer surnager
Radio-télévision
L'anniversaire, le décoré et le scoop
La radio privée mauricienne fête ces jours-ci
ses cinq ans d'existence. Les débuts en fanfare de la radio
privée ont passionné les Mauriciens fatigués
de n'entendre que la MBC. Au ton radiophonique nouveau, plus incisif
et moins consensuel donné par Radio One première
- et meilleure - version, a suivi la guerre des stations avec
l'arrivée de Radio Plus sur les ondes, précédant
celle de Top FM.
La présence de plusieurs radios à Maurice a donné
la guerre de l'audimat et des sondages aux résultats violemment
et bruyamment contestés qui ont donné une situation
inédite. Chaque radio choisissait dans le sondage le résultat
qui lui était favorable et en faisait son cheval de bataille.
C'est ainsi que toutes les radios se sont proclamées la
plus populaire, la palme de la malhonnêteté intellectuelle
allant à la MBC.
En effet, le directeur de la radio de l'époque n'avait
rien trouvé de mieux que d'additionner les résultats
des différentes radios publiques pour affirmer que la MBC
était la chaîne préférée des
Mauriciens. Il y a eu, dans cette bataille, beaucoup d'affirmations
exagérées, de contre-vérités, d'affirmations
contraires à la vérité et des opérations
d'intox lancées pour essayer de prendre la plus grosse
part du marché publicitaire. C'est pour cette raison qu'on
entend souvent les animateurs affirmer qu'ils "parlent
à toute l'île Maurice", que leur émission
est "écoutée par tout le pays"
- et, à travers Internet, "par le monde entier"
- et les "je sais que les ministres, le gouvernement et
les autorités ne ratent pas cette émission".
Il y a eu également dans la vie des radios privées
l'explosion d'ego de certains animateurs affirmant que la popularité
d'une radio ne reposait que sur leur voix et leur talent. Il y
a eu, comme pour les joueurs de football, des transferts hypermédiatisés
d'une station à une autre d'animateurs affirmant que "leur
public" les suivrait n'importe où. La réalité
et les résultats des sondages établissent le contraire.
Contrairement à ce que certains d'entre eux affirment,
les animateurs de radio ne sont pas des crowd pullers.
Ils ne sont qu'un des éléments qui font (ou défont)
la popularité d'une radio.
Et puis, le temps a fait son uvre, la radio privée
a perdu l'attrait de la nouveauté et ceux qui y travaillent
ont commencé à s'essouffler. On entend aujourd'hui
sur les ondes pratiquement les mêmes programmes aux mêmes
heures, entrecoupés par les mêmes chansons à
la mode. À l'imagination et à l'audace du début
ont succédé la facilité et les habitudes
- surtout les mauvaises - et, petit à petit, les radios
privées ont commencé à ressembler
à
la MBC.
*
L'unique surprise du cinquième anniversaire de la radio
privée est venue de la dernière arrivée dans
le paysage audiovisuel mauricien. En effet, Habib Mosaheb, journaliste
et animateur sur Top FM, fait partie de ceux qui ont été
décorés par le président de la République
à l'occasion de l'anniversaire de l'Indépendance.
Après avoir travaillé au Militant, Habib
Mosaheb a fait un long séjour professionnel aux Seychelles
avant de réintégrer la presse mauricienne. Il a
été successivement attaché de presse de Nando
Bodha et de Ravi Yerigadoo avant de prendre de l'emploi à
Top FM. Sur cette antenne, il présente des émissions
d'actualité dont Kozé do lepep tous les dimanches
matins. Il est le tout premier animateur de radio privée
décoré par la République pour "services
rendus à la presse".
*
Savez-vous quel est le scoop audiovisuel de la semaine ? Non,
il ne s'agit pas de la première colère de Navin
Ramgoolam découvrant que la couleur de son costume avait
changé entre l'enregistrement et la diffusion de son message
à la nation à la télévision. Non,
il ne s'agit pas de la deuxième colère de Navin
Ramgoolam contre la MBC quand il a appris que la diffusion de
sa conférence à l'aéroport pour le départ
du Président malgache avait été coupée
pendant de longues minutes.
Non, le scoop de la semaine est plus technique, si on peut
dire. Dimanche, les téléspectateurs du Sud ont été
privés d'images TNT parce que l'antenne émettrice
de MCML a été tout simplement
volée.
Les antennes de MCML peuvent-elles alimenter les chaudières
du réseau des chasseurs de ferraille qui sévit dans
le pays ? C'est un sujet qui pourrait être traité
dans une émission d'actualité avec questions des
auditeurs. Avis au premier décoré de l'audiovisuel
de la République.
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o p i n i o n
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WEEK-END --- dimanche 18 mars 2007
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