Faits et effets
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Un long combat
Humeur
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Les trois rumeurs
Interrogations
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La valeur de l'argent
Carnet
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La pagaille
Faits et effets...
Un long combat
Cela a pris du temps. Il a fallu des grèves de la faim,
mais, à partir de mercredi, si la loi est votée
et améliorée même, comme le souhaitent les
principaux concernés, justice sera enfin faite à
ceux qui peuvent devenir facilement des victimes d'institutions
financières sans cur et d'hommes de loi sans scrupule.
Tous ceux qui ont apporté leur pierre à cet édifice
méritent d'être salués. Mais le combat a été
long, difficile et émaillé d'embûches de toutes
sortes. D'où la qualité de la victoire de ceux qui
ont uvré pour que ce Protection of Borrower Bill
arrive enfin. Tard pour certains malheureusement, mais tôt
pour ceux - une très grande majorité de Mauriciens
qui ne peuvent envisager d'améliorer leur qualité
de vie sans un emprunt pour de diverses raisons et acquisitions
en tous genres, dont l'immobilier principalement.
Le combat commence avec la dénonciation des "casseurs",
ses prêteurs sur gages sans pitié qui ont acquis
des fortunes sur le dos de malheureuses et trop crédules
victimes. Le Money Lenders Act de 2002 a, dans une grande
mesure, mis un frein à leur business plus que lucratif.
Mais le problème de la vente à la barre est resté
entier et les cas étaient devenus de plus en plus scandaleux
avec des propriétaires de biens immobiliers dépouillés,
du jour au lendemain, du travail de toute une vie. Harish Boodhoo
et son Sunday Vani, disparu depuis pour cause d'asphyxie
financière, vont dénoncer semaine après semaine,
mais n'obtiendront que des annonces de révisions des lois.
Le scandale prenant de l'ampleur au fil des mois, Harish Boodhoo
et ses amis vont observer une première grève de
la faim et obtenir qu'une commission d'enquête se penche
sur cet épineux problème de sale by levy qui
a profité, pendant de nombreuses années, à
une mafia très bien organisée et qui savait qui
vendait quoi et à quel prix ou du moins à quel montant
il était soldé. C'est Sir Victor Glover, ancien
chef juge, et deux assesseurs, l'ex-magistrat Denis Vellien et
Raj Thacoor, comptable, qui auront la tâche de voir plus
clair dans cette affaire.
En août 2004, les travaux de la commission d'enquête
démarrent et le fait qu'ils se déroulent en public
contribuera à faire prendre conscience aux Mauriciens de
l'étendue des abus qui existent dans ce domaine avec des
malheureux emprunteurs qui ont contracté un prêt
de Rs 600 000 pour construire une demeure et qui voient ensuite
leur bien confisqué et disposed of pour Rs 150 000
pour défaut de paiement, même s'ils étaient
arrivés à trois quarts du parcours et qu'ils avaient
déjà remboursé près de Rs 400 000.
Le rapport rédigé, c'est le 17 décembre
2004 que le conseil des ministres annonce que "cabinet
has agreed to the implementation of the recommendations contained
in the Report of the Commission of Inquiry on Sale by Levy".
Mention est aussi faite du Liverpool Case avec annonce
d'une étude plus poussée de sa portée après
que certains aspects des conditions de prêt eurent été
pris en charge par le Money Lenders Act de 2002. À
partir de là, il y a plusieurs initiatives, la mise sur
pied d'un comité présidé par le secrétaire
au cabinet d'alors, Suresh Seebaluck, pour se pencher sur la mise
en application des recommandations de la commission Glover et
du Credit Facilitation Bill qu'il avait rédigé.
En 2005, année électorale, la machine se grippe,
d'autant que le calendrier parlementaire est bousculé.
La priorité est le budget et l'Assemblée nationale
est dissoute en avril et les élections fixées au
3 juillet.
Après la victoire de l'Alliance sociale, certains opportunistes
larguent Harish Boodhoo et vont se faire photographier souvent
avec l'Attorney General, qui annonce la présentation
imminente d'une législation pour protéger les victimes
de la vente à la barre. Après sa réunion
du 21 juillet 2005, trois semaines après les élections,
un communiqué du conseil des ministres avise, d'ailleurs,
comme suit que "Cabinet has agreed that the Attorney-General's
Office would examine the recommendations of the Commission of
Inquiry on Sale by Levy chaired by Sir Victor Glover, Kt., G.O.S.K.
and propose appropriate amendments to the existing legislation".
Cela fait 18 mois que cette annonce a été faite
et il a fallu que Harish Boodhoo et amis entament une nouvelle
grève de la faim pour obtenir du Premier ministre qu'il
convoque une réunion spéciale du Parlement en janvier
pour faire voter le Protection of Borrower Bill. Mais il
ne faut pas croire que ce texte ne fait que des heureux. Les banques
et autres institutions ont bataillé ferme pour que la loi
soit assouplie. Et, décidément fidèle à
ses convictions libérales, Rama Sithanen, auteur du texte
à venir, a, après avoir parlé de loi "révolutionnaire",
émis quelques réserves. Il a été honnête
dans son appréciation des conséquences de l'adoption
du Protection of Borrower Bill dans sa mouture actuelle.
Il a raison lorsqu'il dit que les institutions de financement
peuvent rendre l'accès au crédit plus difficile
pour certains, les petits entrepreneurs notamment. On verra bien.
C'est dommage que la loi ne soit pas venue plus tôt et
que d'anciennes victimes ne puissent faire valoir leurs droits,
bafoués et abusés, de manière scandaleuse.
Le Commissaire à nommer sous la nouvelle loi peut quand
même faire quelque chose et les nombreux dossiers de dénonciation
à la police peuvent être épluchés pour
rendre justice à d'anciennes victimes de la vente à
la barre et de la connivence de groupes organisés pour
déposséder les gens de leurs acquis et de leurs
sacrifices, souvent de toute une vie. Il n'y a pas à dire:
mercredi fera date dans l'histoire du crédit à Maurice.
Humeur
Les trois rumeurs
Pas mal du tout cette idée des conseillers de Navin
Ramgoolam d'évoquer un remaniement ministériel imminent
et de la coupler avec une réunion spéciale du conseil
des ministres. Répercutée par les radios et une
partie de la presse qui, friande de scoops, ne réalise
pas qu'elle est souvent utilisée dans les stratégies
politiques, la rumeur a fait trembler dans le camp de l'Alliance
sociale. Tout d'abord de terreur ceux qui sont ministres, qui
ont pris goût à la fonction et ses avantages et ne
veulent absolument pas rendre le portefeuille.
Certains d'entre eux - soutenus par leurs porte-parole qui
se prennent pour la pensée de leurs employeurs et aiment
encore plus qu'eux le portefeuille - se sont lancés dans
de risibles tentatives de présence médiatique en
multipliant les interviews de presse qui se contredisaient souvent
les unes les autres. C'est le cas du ministre du Commerce, défenseur
autoproclamé des ti dimoun et adversaire déclaré
de la libéralisation. Dans une interview, il justifie le
contrôle des prix, alors que dans une autre, il déclare
être contre ce même contrôle. En résumé,
il est pour la libéralisation mais que de temps en temps,
il intervient pour protéger les consommateurs. Que ne dirait-on
pas pour essayer de rester dans un fauteuil ministériel
?
D'autres ont remué ciel et terre et fait le forcing
de ceux qui prétendent avoir l'oreille de Navin Ramgoolam
pour plaider leur maintien à l'Hôtel du Gouvernement.
Il y a eu ensuite les députés qui attendent leur
tour pour aller prêter serment au Réduit et se rongent
les ongles depuis juillet 2005, chez qui la rumeur savamment distillée
a provoqué un long frisson d'espoir. Ils ont également
fait le forcing chez ceux qui affirment pouvoir non seulement
rencontrer régulièrement Navin Ramgoolam mais surtout
pouvoir se faire entendre par lui, pour demander une indication
ou tout simplement de glisser leur nom dans la conversation. Et
précisant que quand le "grand jour arriverait",
ils sauraient se montrer reconnaissants.
La deuxième rumeur, aussi savamment distillée
que la première, concernait l'alliance - imminente entre
l'Alliance sociale et le MSM - pour les besoins de sécurité
politique dans la durée de la communauté majoritaire.
Si Pravind Jugnauth a démenti en essayant de faire de l'humour,
puis en faisant intervenir son leader de l'opposition, il n'empêche
que certains au MSM ont commencé à rêver.
Plus particulièrement ceux qui ont choisi de faire de la
politique pour devenir ministre, quel que soit le prix politique,
idéologique ou moral à payer, et qui ont déjà
goûté à la fonction et ne peuvent plus s'en
passer.
Ces accros du portefeuille ministériel ont commencé
à multiplier les réunions supposément discrètes
avec les adversaires promus à devenir les futurs alliés
pour établir les bases et les détails de l'alliance
dont ils rêvent depuis qu'ils ont été chassés
du pouvoir. Il paraît même que le partage des tickets
a été fait scientifiquement et que des déménagements
des circonscriptions difficiles vers d'autres plus "safe"
ont été envisagés du sud vers le nord, du
numéro 11 au numéro 7, pour permettre aux battus
de 2005 de retrouver une virginité électorale.
Mais il n'y a pas que les anciens ministres MSM à vouloir
retrouver "leur place" au sein du pouvoir. Il y a surtout
leurs proches qui ont amplement profité de leur proximité
avec les anciens locataires de l'Hôtel du Gouvernement pour
faire des affaires juteuses et qui n'attendent que la concrétisation
d'une nouvelle alliance pour retrouver le pouvoir et les avantages
qui y sont attachés et recommencer à se remplir
les poches. Cette catégorie de personnes prêtes à
faire toutes les contorsions possibles et imaginables pour retrouver
le pouvoir comprend sans doute ceux qui doivent regretter amèrement
que la deuxième rumeur n'ait été qu'une
rumeur
Et puis, il y a eu la troisième grosse rumeur de la
rentrée qui voulait que, furieux que Navin Ramgoolam se
soit trop montré avec les dirigeants du Mouvement Rodriguais,
l'OPR allait lui renvoyer la monnaie de sa pièce. En accordant
son soutien parlementaire à Paul Bérenger pour lui
permettre de reprendre le poste de leader de l'opposition. Cette
rumeur, entretenue par quelques déclarations supposément
sibyllines de Paul Bérenger et les spéculations
de quelques membres de l'OPR, a permis aux Mauves de rêver
pendant quelques jours.
Jusqu'à ce que Serge Clair affirme la position qu'il
a toujours défendue: l'OPR ne se mêlera pas des affaires
des partis politiques mauriciens et surtout pas de la bataille
des anciens alliés pour le poste de leader de l'opposition.
Nando Bodha, chaleureusement félicité pour son comportement
comme leader de l'opposition par un ministre travailliste, doit
avoir poussé un immense soupir de soulagement et remercié
le ciel que le troisième on-dit était effectivement
une rumeur.
Interrogations
La valeur de l'argent
Il y a sans doute bien des critiques qui peuvent être
émises sur la forme et sur certaines clauses du Protection
of Borrowers' Bill. Par exemple sur le fait que ce projet
de loi choisit d'établir une différence, basée
on ne sait sur quoi, entre ceux qui empruntent moins et plus de
Rs 2 millions. Une loi doit pouvoir faire respecter les droits
de tous les citoyens, indépendamment du potentiel de leur
portefeuille.
Certains auront beau dire que les lois existantes étaient
amplement suffisantes. Il y a une tendance, non négligeable,
à faire avancer l'idée que ceux qui n'arrivent pas
à rembourser les emprunts qu'ils ont contractés
sont des personnes dispendieuses, qui n'ont pas le sens des responsabilités,
voire qui frisent allègrement la paresse. Et qui ne méritent
que trop, au fond, ce qui finit par leur arriver. À savoir,
dans bien des cas, la saisie de leurs ultimes biens. Mais il suffit
d'écouter les récits, hélas nombreux, des
victimes de vente à la barre notamment, pour être
frappé par l'abîme où certaines personnes
finissent un jour par se retrouver parce qu'à un moment
de leur vie, elles ont dû avoir recours à l'emprunt.
Ce ne sont pas seulement les personnes dépensières,
celles qui sont incapables de gérer un budget, qui sont
un jour confrontées à la nécessité
d'emprunter. Si ce n'est pas forcément pour financer un
projet ou toute chose "prévisible", construction,
mariage, naissance, voyage par exemple, certains se retrouvent
parfois face à un besoin pressant d'argent pour faire face
à une dépense de santé, une mortalité,
quand ce n'est une perte d'emploi. Se déclenche alors,
dans trop de cas, un engrenage implacable, qui ne peut manquer
de soulever des questions par rapport à un fonctionnement
des plus tortueux, face auquel le citoyen lambda se retrouve complètement
démuni. Il y a encore trop de procédures qui demeurent
totalement opaques pour le citoyen. Trop de gens qui, sans avoir
rien compris à ce qui leur arrivait, se retrouvent totalement
désemparées, victimes de saisie quand ce n'est d'emprisonnement,
acculés pour certaines à la tragique extrémité
du suicide, au terme d'un processus qui leur échappe totalement.
Certes, il ne s'agit pas non plus de déresponsabiliser
l'emprunt. Un cadre qui permettrait aux gens de s'endetter sans
se sentir redevables ne sera pas non plus soutenable. C'est dire
si le rôle des Commissaires qui devraient être nommés
pour administrer cette nouvelle loi se révèlera
crucial. Mais il importe d'assurer que le fait de pouvoir prêter
de l'argent ne permette pas d'asphyxier ceux auxquels leurs revenus
n'ont pas permis, à un moment, de continuer à subvenir
à leurs besoins et à ceux de leurs proches.
Dans un contexte où la terre, tellement restreinte,
tellement limitée, est plus que jamais devenue l'objet
de toutes les convoitises, et, partant, de toutes les magouilles,
un contexte où les lois du travail s'apprêtent à
changer pour permettre plus de "flexibilité"
dans l'emploi et le licenciement, un pays où l'appauvrissement
des classes moyennes s'étend, faire que la valeur de l'argent
n'écrase pas la valeur de l'humain est plus que jamais
une nécessité cruciale
******
Parallèlement, on peut se demander pourquoi certaines
de nos administrations semblent parfois si peu capables de respecter
la juste valeur de l'argent pour les simples humains que nous
sommes. Cette question se pose notamment dans le cas des infrastructures.
Le loyer de l'argent coûte cher. Il faut en général
énormément de procédures, quand ce n'est
également de la chance, pour arriver à mobiliser
suffisamment de fonds pour construire, équiper et faire
fonctionner un gymnase ou une salle de spectacle. Pourquoi donc,
au terme de tant de difficultés, sommes-nous capables de
nous montrer si négligents et indifférents lorsqu'il
s'agit de se donner les moyens d'en assurer la pérennité
?
Les rénovations respectives des Théâtres
de Port-Louis et du Plaza ont coûté, il y a un peu
plus d'une décennie, plusieurs dizaines de millions de
roupies. Aujourd'hui, ces deux infrastructures sont quasiment
inutilisables, parce qu'on n'a pas jugé bon de dégager
un budget de maintenance. Pire: le lord-maire nous déclare
aujourd'hui, suite à la visite effectuée par l'architecte
français Norbert Chazaud au Théâtre de Port-Louis
au cours de la semaine écoulée, qu'il y a une équipe
chargée d'assurer la maintenance qui se serait à
l'évidence rendue coupable de grosse négligence
dans le non-exercice de ses fonctions. A-t-on besoin de la visite
d'un expert étranger pour se rendre compte de cela ?
Plus loin, le Forum de Curepipe est dans un état déplorable.
Le Quorum de Rose-Hill, pourtant belle infrastructure sportive
dans un pays qui en compte peu, est devenu, apprenons-nous, une
passoire et un nid à pigeons
Ne serait-il pas nécessaire d'envisager, dans ce cas,
que les emprunteurs que sont au bout du compte les administrés,
qui repayent les emprunts ainsi contractés à travers
la taxe, soient aussi protégés du laxisme d'administrations
qui donnent une si courte vie à leur argent ? Et à
leurs espoirs ?
Carnet
La pagaille
À 20 ans, on aurait pu penser que le Mauritius Sports
Council (MSC) était enfin arrivé à l'âge
de la raison dans sa gestion tant au quotidien que dans le long
terme. Vingt ans que l'organisme de Belle Rose existe et on aurait
pu penser, comme il est souligné dans son Magazine Souvenir
- même s'il est rempli de fautes et que ses rédacteurs
ont " oublié " de mentionner Michael Glover comme
son créateur - que le MSC est effectivement devenu "
a leading and privileged partner of all sports bodies ".
Et qu'au fil de ces années, le MSC a, en effet, su
créer et maintenir " high sense of professionnalism
in sports management and practices. " Si effectivement,
un haut niveau de management avait été atteint
à Belle-Rose, nous n'aurions certainement pas eu à
écrire ces lignes pour vous dire qu'il existe désormais
une pagaille nommée MSC.
S'il faut déjà commencer à s'inquiéter
avec la dérive bureaucratique dans laquelle le board du
MSC s'est engagé pour l'exercice de nomination pour les
National Sports Awards 2006, notamment avec la mise en place d'un
Higher Committee, par contre, sur le dossier de l'allocation des
couloirs pour les quatre piscines de l'île et le système
de couloir à péage, il va sans dire que Dhiraj Singh
Khamajeet fait mentir le Vision Statement de l'organisme
qu'il préside. D'une déclaration à l'autre,
le président du MSC ne fait qu'entretenir la confusion
sur ses intentions, ses divisions et ses réconciliations
avec d'une part, la Fédération mauricienne de Natation
(FMN) et d'autre part, avec les clubs de natation.
Lorsque les premiers macadams ont commencé à apparaître
dans ce débat pour faire les clubs payer ou non pour l'utilisation
des couloirs, nous avons évoqué dans cette même
rubrique, l'année dernière, la nécessité
d'imposer un " péage " minimum. Il n'y
a pas pire hypocrite, pour ne pas dire démagogue, que ces
dirigeants de clubs qui vocifèrent sur tous les toits qu'ils
ne sont pas en mesure de payer pour utiliser les piscines. On
a beau ne pas être d'accord avec certaines façons
de faire de Georges Etiennette, président de la FMN, mais
nous partageons entièrement son opinion à l'effet
que beaucoup de clubs font du " business " autour
des piscines. Toutefois et c'est cela tout le paradoxe de la natation
mauricienne, l'opinion de Georges Etiennette est suffisamment
en contradiction avec sa position actuelle sur ce dossier dans
la mesure où il s'oppose, en sa double capacité
de président de club (LDQB) et de la fédération,
à la démarche du MSC. Comprenne qui pourra !
Le fait même que deux clubs ont déjà signifié
leur intention de régler la note au MSC, témoigne
dans une très large mesure qu'ils ont les moyens. Quand
on sait que la note mensuelle pour ces deux clubs pourrait tourner
autour de Rs 12,500 et Rs 15,500 respectivement, il y a de quoi
se poser des questions. Mais nous persistons à croire que
le MSC avance sur un terrain glissant en ne faisant pas de distinction
entre les grands et les vrais " petits " clubs. Car
une telle situation pourrait à terme mettre à mal
une discipline, déjà en perdition et qui éprouve
toutes les peines du monde à conserver son élite.
Il n'est pas nécessaire de faire le tour de la piscine
pour savoir que ce sont les parents des nageurs qui paieront la
note d'une décision irréfléchie, voire hâtive
du MSC. Au risque de nous répéter, il est important,
dans cette affaire, de mettre en exergue le rôle du MSC,
comme défini dans le Sports Act. La loi est claire
comme l'eau de roche : le MSC est avant tout un partenaire des
fédérations dans la promotion de leur discipline.
En aucun cas, il ne peut se permettre de " vampiriser
" un club ou une fédération pour l'utilisation
d'une infrastructure publique. Ce qui veut dire construite avec
l'argent des contribuables.
On ne sait pas encore si cela fait partie de ses " increased
responsibilites ", néanmoins, on se demande si
Dhiraj Singh Khamajeet se montre responsable en affirmant à
notre confrère Le Matinal (mardi 16 janvier) que : "
Les clubs ont dévié de leur objectif. Ils n'uvrent
plus pour la promotion de la natation ". Est-ce parce
que les " clubs ont dévié de leur objectif
" qu'aujourd'hui ils sont appelés à payer
? Sur quoi - y a-t-il eu des études ou existe-t-il un rapport
- se base le président du MSC pour faire de telles affirmations
? Nul ne le sait. Mais ce qu'on sait par contre, c'est que - comme
annoncé dans notre édition de dimanche dernier -
le MSC fait marche arrière. Certainement pas pour mieux
sauter. On laisse entendre que Belle-Rose viendra avec une nouvelle
grille de paiement qui a été revue à la baisse.
Attendons voir ces nouvelles propositions, car pour l'heure, la
natation se trouve dans une belle pagaille. Et l'instance qui
provoque cette pagaille n'est autre que le MSC qui prend de plus
en plus des décisions contestables. Car n'oublions pas
qu'au départ, la décision d'imposer un péage
pour l'utilisation des couloirs avait été prise
pour régler un problème de " circulation
" dans les piscines.
Un problème qui semble, pour l'heure, être réglé.
Toutefois, en proposant sa grille de paiement, le MSC est venu
créer un énorme " bouchon ". Il
est à souhaiter qu'à sept mois des Jeux des îles,
et avant que ne soit entamé le calendrier 2007 de la FMN,
une solution durable soit trouvée pour sortir de cette
pagaille. Une pagaille qui n'aurait pas été créée
si certains, tant au MSC qu'à la FMN, ne s'étaient
pas trompés sur leurs rôles et leurs responsabilités.
À moins, comme le pensent certains, qu'il soit temps de
transférer le dossier à l'Emmanuel Anquetil Building
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o p i n i o n
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WEEK-END --- dimanche 21 janvier 2007
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