Faits et effets…—Signes…
Humeur—Autour de Divali
Interrogations—Divali Mubarak !
Radio-télévision—Encore des bourses détournées
Faits et effets...
Signes
Il ne faut peut-être pas chercher les raisons pour lesquelles
Rama Sithanen a choisi vendredi dernier pour faire le point sur
la situation économique. Était-ce pour faire oublier
le sujet de conversation du moment et qui porte sur la Aston
Martin de Navin Ramgoolam qui est, probablement, bien malgré
lui, perçue comme étant l'illustration même
d'une provocante opulence en ces temps de sacrifice demandé
à la nation ? Pour apporter un peu de baume au cur
de ces Mauriciens qui estiment l'horizon tellement bouché
qu'ils sont presque 45% à vouloir émigrer et, pire,
62% à souhaiter que leurs enfants restent à l'étranger
? Pour ramener un peu sur terre ceux qui, dans la presse, notamment,
sont en train d'en faire un peu trop en mettant quelques signes,
certes, positifs sur le compte d'un renversement de tendance spectaculaire
voire durable ? Probablement un peu de tout çà.
Quoi qu'il en soit, il faut reconnaître que le ministre
des Finances n'a pas adopté le ton triomphaliste de certains
et qu'il s'est contenté de prendre note des petites avancées
enregistrées sur le plan économique et que, pour
ne pas donner des arguments à ceux qui demandent toujours
plus même lorsqu'ils ont déjà été
servis, il a rappelé que la situation reste effectivement
difficile. Et, il a raison d'être prudent et modeste. Parce
que rien n'est acquis. Parce que, comme pour l'inflation, lors
de la présentation du dernier budget, pas d'estimation
chiffrée et précise si ce n'est un 5% approximatif
perdu dans les pages des dotations budgétaires. Et, au
final, c'est une inflation approchant les 10% qui seront enregistrée
pour l'année financière 2006/2007. Rama Sithanen
a, ainsi, prévu un taux de croissance supérieur
en 2007 au 4,6% de l'année 2006 mais, là aussi,
pas de chiffre malgré l'annonce d'investissements massifs
de Rs 20 milliards l'année prochaine.
Lorsqu'on sait à quel point il est facile de balancer de
tels chiffres mirobolants pour épater la galerie, on peut
comprendre qu'il ait été extrêmement prudent
et qu'il n'a pas osé avancer le moindre chiffre. 20 milliards
jetés comme çà, on a déjà entendu
çà. Qui ne se souvient de la dernière réunion
du Fast Track Committee présidé par le Premier
ministre lui même le 18 février dernier et qui a
"passé en revue" des projets et des investissements
totalisant Rs 20 milliards ? Qu'est-ce qu'il y a eu depuis, budget
ou pas budget ? Rien des Rs 20 milliards annoncées. De
toute façon, il n'est pas déraisonnable d'ajouter
que ces quelques "signes" d'une reprise, qui sont apparus
ces derniers temps, ne sont pas le fait de l'actuelle équipe
gouvernementale mais le résultat des efforts entrepris
par celle qui l'a précédé. Ce n'est que dans
deux ans que l'on pourra jauger des effets véritables de
la politique économique du gouvernement actuel et de sa
stratégie déclarée de rupture.
D'autant que l'on sait que la prévision d'une "robust
growth" annoncée en grande pompe au Parlement
en août 2005 ne s'est pas matérialisée si
ce n'est d'avoir été transformé en "robust
doubts". Qu'a dit Rama Sithanen vendredi ? Qu'il y a
des signes intéressants dans le "seafood hub",
dans le secteur de l'informatique et le tourisme, à travers
l'Integrated Resort Scheme notamment. Mais çà, ce
n'est certainement pas du "doing" du gouvernement
de l'alliance sociale. Si on voulait être méchant,
on aurait pu revenir sur les propos critiques, pour ne pas dire
virulents, des dirigeants, travaillistes surtout, contre les projets
sus-mentionnés. Si on peut, aujourd'hui, ouvrir l'accès
aérien et faire venir plus de touristes, c'est qu'il y
a eu cinq nouveaux hôtels construits et qu'il y avait aussi
deux projets IRS, déjà en chantier ou bien avancés,
ceux de Médine et de Anahita.
S'agissant du textile, il n'y vraiment pas de quoi pavoiser. Le
scénario, il avait été écrit d'avance
et tout se passe exactement comme prévu à l'effet,
qu'avec la fin des quotas et des tarifs et le démantèlement
de l'accord multi-fibre, les entreprises hongkongaises, qui avaient
pris avantage - de notre accès préférentiel
au marché européen et américain, partiraient
pour laisser la place à une industrie mauricienne consolidée
et plus pointue notamment en terme de qualité. L'intégration
verticale a commencé depuis longtemps. En dépit
de l'alliance sociale. Qui n'a pas gardé en mémoire
la campagne hystérique de ses dirigeants lorsque Tian Li
est venu, en 2003, ouvrir son unité de tissage à
Belle Rive sous prétexte qu'il y avait quelques cas de
SRAS en Chine. Si on les avait écoutés, Maurice
aurait été en retard sur son développement
intégré dans le textile et aurait commencé
aujourd'hui dans sa diversification avec des résultats
qui auraient été visibles que dans trois ou quatre
ans. Des années de perdu.
Effets de conjoncture, régression durable et véritable
dus chômage depuis 91 ? Il est trop tôt pour se prononcer.
Comme il est aussi imprudent de penser qu'il y a une révolution
dans le secteur des petites et moyennes entreprises. Le phénomène
est connu. Lorsqu'il y a une campagne agressive, il y a affluence
pour se prévaloir des facilités offertes. Or, le
taux d'échec est très élevé. Il faut,
certes, continuer à les promouvoir parce qu'elles sont
génératrices d'emplois mais il ne faudrait pas croire
que c'est la panacée à tous nos problèmes.
Au prochain bilan
Humeur
Autour de Divali
Jusqu'au début des années 80, Divali était
essentiellement une fête religieuse. Après, elle
fut souvent utilisée à des fins politiques. C'est
en 1982, après la victoire historique de 60-0 de l'alliance
MMM-PSM, que les politiques commencèrent à "célébrer"
à leur manière la fête de Divali. C'est cette
année que, pour la première fois, la célébration
de la victoire de la lumière sur l'obscurité fut
récupérée par les politiciens. La légende
de Ram fut adaptée au contexte politique local - plus particulièrement
des premières dissensions du gouvernement MMM-PSM - par
Harish Boodhoo. Le rôle de Ram fut attribué à
Anerood Jugnauth et celui du démon Rawan laissé
à Paul Bérenger, avec tout ce que cela pouvait sous-entendre.
Cette première adaptation politique du mythe, présentée
en direct à la télévision, frappa les esprits
et eut un retentissement certain. Cette récupération
du mythe de Ram annonça la cassure de l'alliance MMM-PSM,
la crise qui s'ensuivit avec les élections anticipées
de 1983 qui partagèrent le pays en deux blocs et annonça
le début de la politique dite de "protection montagne"
et de la chasse "aux mauvaises herbes".
Depuis, à chaque Divali, et en dépit du fait qu'ils
se retrouvent parfois en alliance avec ceux qu'ils avaient traités
de Rawan l'année précédente, beaucoup de
politiciens jouent aux dévots et aux professeurs de morale
en demandant à leur auditoire de chasser l'obscurité
pour laisser entrer la lumière. À une certaine époque,
celle où des dirigeants étaient qualifiés
de presque dieux, on aurait dit carrément qu'il fallait
laisser rayonner le soleil.
Sir Anerood Jugnauth a repris la parabole de la lumière
opposée à l'obscurité dimanche dernier dans
le cadre d'une célébration de Divali à la
Hindu House. Qui, comme on le sait, est pratiquement en guerre
ouverte avec le gouvernement pour une histoire de terrain, ce
qui explique l'absence des ministres de la célébration
et la forte présence de membres du MSM à la célébration.
Beaucoup se sont étonné que sir Anerood qui, fort
de ses mauvaises expériences avec les groupes socioculturels
- certains d'entre eux l'avaient laissé tomber en 1995
pour soutenir Navin Ramgoolam - , ait recommencé à
accepter leurs invitations. D'aucuns ont voulu croire que dans
son discours de circonstance, il faisait allusion à la
situation politico-économique du pays et appelait un retour
à l'hôtel du gouvernement de son fils. D'autres ont
ajouté que c'est pour faciliter ce retour attendu que sir
Anerood a recommencé à fréquenter certaines
associations socioculturelles.
Pour respecter la tradition, Navin Ramgoolam a participé
à plusieurs manifestations pour célébrer
Divali, essentiellement dans sa circonscription, ces jours-ci.
Mais en début de semaine, il avait profité d'une
"fonction" dans un centre d'alphabétisation pour
tirer à boulets rouges contre certaines associations socioculturelles,
"qui invitent les membres du gouvernement à leurs
activités pour chercher des avantages personnels".
Pratiquement les mêmes termes que ceux utilisés
par sir Anerood Jugnauth aux lendemains de sa défaite électorale
en 1995, et pendant très longtemps après.
En dehors de cette mise au point ressemblant à une déclaration
de guerre, Navin Ramgoolam a pris la parole dans les célébrations
autour de Divali pour - comme d'habitude - se servir de l'histoire
de Ram, de Sita et de Rawan pour prêcher la bonne parole,
appeler les Mauriciens au partage, à apprendre à
se serrer la ceinture, à faire des sacrifices pour permettre
de repousser l'obscurité afin de laisser entrer la lumière
au bout du tunnel.
Ces arguments classiques passent mal dans son discours de Divali
de cette année. Surtout depuis que les Mauriciens ont appris
qu'alors qu'il leur était demandé de se serrer la
ceinture pour faire face à la situation économique
difficile, le chef de gouvernement vient de prendre, ces jours-ci,
livraison d'une superbe voiture de sport commandé depuis
l'année dernière. Une voiture que ses promoteurs
présentent en ces termes: "Quand on roule des voitures
de cette classe, on est entré dans un club ou les mots
prix et coût du carburant en sont bannis".
Oui, c'est vrai: Navin Ramgoolam a parfaitement le droit d'aimer
les voitures à la James Bond et de s'en payer une s'il
en a les moyens. Le seul problème vient du fait que cette
acquisition luxueuse arrive au moment même ou le chef du
gouvernement fait campagne pour demander aux Mauriciens d'apprendre
à se serrer la ceinture pour faire face aux conditions
économiques difficiles, surtout après les mesures
budgétaires. Pour les nombreux Mauriciens qui ont de plus
en plus de difficultés à joindre les deux bouts,
cette acquisition peut être perçue comme une insulte
ou une provocation. Ou les deux à la fois. En tout cas,
une chose est certaine: on n'a pas fini d'entendre parler de l'Aston
Martin de Navin.
Même s'il est recommandé en cette période
de Divali de ne pas avoir de mauvaises pensées, on ne peut
s'empêcher de se dire qu'en enlevant les droits de douane
sur les grosses cylindrées dans le dernier budget, le ministre
des Finances a sans doute voulu faire une fleur au Premier ministre.
Un cadeau de Divali ?
Interrogations
Divali Mubarak !
Voici venue la saison des fêtes. Divali hier, Eid dans deux
jours, Journée Internationale Créole samedi prochain.
Et déjà, dans certaines grandes surfaces, la mise
en place des décorations de Noël
Dans la sinistrose ambiante, il est sans doute bon de voir et
d'encourager ce que nous pouvons partager dans la joie et l'allégresse.
Mais peut-être faudrait-il arriver, pour cela, à
regarder au-delà des fêtes religieuses et de l'ethnicité
encore très souvent attachée à certaines
célébrations.
Depuis quelques années, beaucoup d'efforts ont été
déployés pour faire de Divali une fête nationale.
Avec un certain succès. Dans la mesure où, au-delà
de l'histoire particulière du retour de Ram et Sita dans
la cité d'Ayodha, cette célébration marque
des valeurs universelles comme celle de la victoire de la lumière
sur les ténèbres, du bien sur le mal, il est en
effet possible et somme toute assez aisé d'en faire une
fête célébrée par tous. D'autant que
la magie particulière des diyas ou ampoules multicolores
clignotant dans la nuit, ajoutée à l'agréable
partage des gâteaux spécialement préparés
pour l'occasion, participent d'un attrait qui appelle à
l'échange.
Pour Eid par contre, les choses semblent moins simples. On a ainsi
pu entendre certaines voix s'élever pour fustiger la volonté
de faire de tout des "fêtes nationales". De l'avis
de certains musulmans en effet, l'Eid-ul-Fitr est une fête
religieuse par excellence. Et si le Happy Divali ou le Joyeux
Noël se prêtent à être échangés
à la ronde, l'Eid Mubarak ne pourrait être partagé
qu'à condition d'avoir participé à certains
rites relevant de la pratique de l'islam. En clair, on ne peut
célébrer l'Eid que si l'on a jeûné,
cette fête n'a de raison et de sens qu'au terme de l'accomplissement
du Ramadan.
Trouver des occasions non religieuses pour en faire des fêtes
nationales serait souhaitable. Mais du côté par exemple
de la Journée Internationale Créole, qui aurait
pu aspirer à ce statut, les choses ne sont pas non plus
aussi évidentes. Alors que l'on aurait pu espérer
que la langue et la culture créoles que nous partageons
tous à un niveau ou à un autre, deviennent ce pôle
rassembleur, on peut cette fois entendre des associations à
configuration ethnique, regroupant uniquement des membres dits
de la "population générale", revendiquer
cette occasion comme leur. Avec une certaine exclusive. La Journée
Internationale Créole comme appartenant aux Créoles,
pas à tous les Mauriciens.
Si les termes restent si fortement connotés, si les uns
et les autres veulent préserver ou développer en
cercle restreint ce qu'ils considèrent comme les acquis
de leurs spécificités et différences, peut-être
alors nous reste-t-il à faire preuve d'un peu plus d'imagination
et de créativité. Pour nous construire une véritable
Fête Mauricienne effectivement à même de nous
réunir dans la célébration dont tout peuple
a besoin, aussi, pour vivre pleinement ensemble. Pour ne pas se
laisser envahir par la désespérance, la frustration
ou la colère que peuvent provoquer et nourrir un pouvoir
d'achat qui dégringole, un avenir scolaire pétri
d'élitisme et d'exclusion, une absence de perspectives
professionnelles et sociales, la dégénérescence
affligeante d'une classe politique qui gaspille son temps à
d'ineptes chamailleries, l'aberration d'être dirigés
par des "responsables" qui semblent toujours un peu
plus coupés des réalités, au point cette
fois de ne pas réaliser le paradoxe total qu'il peut y
avoir, pour un Premier ministre qui prône le "serrage
de ceinture" national, à se payer parallèlement
une voiture d'éclat, une Aston Martin, au coût de
près de Rs 6 millions
Gaëtan Duval, avec le panache qui le caractérisait,
déclarait certes que quand il montait à cheval,
c'était le peuple qui montait à cheval. Mais personnalité
et contexte différents aidant, on peut difficilement dire
que quand le Premier ministre roule en Aston Martin, c'est le
peuple qui se prend pour James Bond. Après cela, on viendra
sûrement nous servir encore des arguments ethniques, si
cela se trouve dans des célébrations religieuses,
pour accuser une presse forcément communale de véhiculer
sinon de fausses, en tout cas un surplus de mauvaises nouvelles
Avec toute la bonne volonté que l'on peut y mettre, les
fêtes religieuses seront, quelque part, toujours minées,
car trop étroitement associées, chez nous, au politique.
Il suffit de voir le règlement de comptes qui vient de
se jouer autour de la célébration de Divali à
la Hindu House. Qui, trop soucieuse d'un rôle politique
ayant cette fois déplu au pouvoir du jour, s'est vu retirer
un terrain à bail à Grand Bassin. Et a donc préféré
inviter le Président de la République, qui ne s'est
pas privé de l'occasion que lui fournissait la "fête
de la lumière" pour y aller d'un discours somme toute
très politique sur les "ténèbres"
dans lesquelles se trouve le pays.
Au milieu de tout cela, il nous revient plus que jamais, au croisement
de nos identités plurielles, de savoir nous approprier
et fêter les célébrations capables de nous
permettre de grandir encore, malgré tout, dans la lumière
d'un espoir et d'un idéal partagés
Radio-télévision
Encore des bourses détournées
À la MBC, on est toujours sans nouvelles des images du
Premier ministre rendant visite aux grands de ce monde lors de
son récent déplacement à l'étranger.
Périple qui l'avait conduit au Sommet des non-alignés
à la Havane - où il avait applaudi Hugo Chavez s'en
prenant à George W. Bush -, à l'Assemblée
générale des Nations unies à New York et
au Sommet de la Francophonie à Bucarest. Rappelons que
la MBC avait dépensé plus de Rs 750 000 pour envoyer
une équipe de deux personnes suivre le déplacement
du Premier ministre.
La direction de la MBC attend-elle le prochain Sommet des non-alignés
ou de la francophonie ou la prochaine Assemblée générale
des Nations unies pour diffuser les images de ce coûteux
reportage ? C'est au cours de ce reportage qu'une des deux caméras
- dont disposait exceptionnellement l'équipe de reportage
- avait mystérieusement disparu à Paris. On est
également sans nouvelles de l'avancement de l'enquête
sur cette mystérieuse disparition qui n'en finit pas d'alimenter
les rumeurs à la MBC.
Comme les histoires de bourses et les différentes méthodes
utilisées par la direction pour les octroyer à ses
protégés. Après l'histoire du titre fictif
qui a été utilisé pour l'obtention d'une
bourse, c'est le récent voyage de la nouvelle responsable
de la communication en Chine qui occupe la une de l'actualité
dans les couloirs de la corporation. Selon des sources bien informées,
la responsable de la communication est allée visiter la
Chine grâce à une bourse destinée à
un journaliste et détournée par la direction.
On parle également dans ces mêmes couloirs d'une
autre affaire de bourse offerte par l'Asian Broadcasting Union
à un cameraman de la MBC dans le cadre d'un stage de perfectionnement.
Le candidat choisi et chaudement recommandé par la direction
de la MBC a été refusé par l'organisme international
pour
manque de compétences professionnelles requises
pour assister au cours. Face au refus de l'Asian Broadcasting
Union d'accepter son candidat, la direction de la MBC a été
obligée d'envoyer à sa place un cameraman ayant
toutes les qualifications professionnelles requises pour assister
au cours. On se demande de plus en plus fort dans les couloirs
de la MBC où sont passés les syndicalistes qui sont
supposés défendre les intérêts de leurs
membres et qui, autrefois, passaient leur vie à dénoncer
les passe-droits supposés de la précédente
direction.
*
La formule de Batté Ravanne, nouveau titre pour
le concours de séga de fin d'année de la MBC, ne
semble pas faire l'unanimité. La presse écrite et
parlée commence à recevoir beaucoup de critiques
contre cette émission qui vient tout juste de débuter.
Et qui, contrairement à ce que la direction de la télévision
avait affirmé, ne semble pas disposer des mêmes moyens
que le radio-crochet le plus cher de toute l'histoire de la MBC:
le plus que fameux Hum Tum.
La surprenante décision du jury d'attendre la fin de la
phase éliminatoire pour révéler le nombre
de points obtenus par les sélectionnés ne va certes
pas faire taire les critiques contre cette émission. Et
comme les téléspectateurs ne sont jamais satisfaits,
certains d'entre eux qui trouvaient que Linzy Bacbotte criait
souvent en présentant Sofé Ravanne, la regrettent
et trouvent que, tout en étant bonne animatrice, Sandra
Mayotte - qui fait son grand retour à la MBC - manque un
peu de peps pour cette émission.
*
Les amateurs de Woody Allen se sont régalés ces
deux dernières semaines, grâce au festival que leur
a offert la chaîne Ciné Culte sur Parabole Maurice.
Au programme, quelques-uns des plus beaux films de ce réalisateur
considéré comme un des plus importants du cinéma
américain et dont quelques films sont des classiques du
septième art, comme Manhattan, Stardust Memories,
La rose pourpre du Caire ou Zelig. Étaient
au programme du festival proposé par Ciné Culte
Radio Days, Meurtre mystérieux à Manhattan,
Hannah et ses surs, Maris et Femmes et Broadway
Danny Rose.
Il reste quelques séances avant la fin de ce festival Woody
Allen. Ce dimanche soir, à partir de minuit, seront diffusés
Hollywood Ending et Maris et Femmes. Le premier
film cité sera également diffusé mercredi
prochain à partir de 22h05. Les fans de Woody non abonnés
à Parabole ont intérêt à se faire inviter
par ceux qui le sont pour les dernières séances
de ce festival.
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o p i n i o n
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WEEK-END --- dimanche 22 octobre 2006
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