o p i n i o n WEEK-END --- dimanche 24 septembre 2006



Faits et effets - La justice des notables
Humeur - SOS pour ONG
Interrogation -= De gré ou de force…
Radio-télévision - Le courrier des lecteurs
Faits et effets...

La justice des notables
Josie Lebrasse


C'est lorsque nous avions, le 19 février dernier, commenté la présence du Directeur des Poursuites Publiques dans le bureau de l'Attorney General pour discuter de "questions administratives" que nous posions la question de savoir s'il n'y a pas de justice à multiples vitesses dans ce pays depuis juillet 2005. Étaient ainsi évoqués les procès de rassemblement illégal rayés, quelques jours après les élections générales, contre Rama Valayden, devenu Attorney General, de Gérard Lemaire, pressenti pour être ambassadeur à Madagascar, et Sada Etwaroo, autre candidat malheureux du MR au dernier scrutin, qui, aujourd'hui, a pris ses distances de ce parti. Et alors qu'était supputé, dans ces mêmes colonnes, le 31 juillet 2005, un possible non-lieu également pour Balkissoon Hookoom, qui était en liberté sous caution pour une histoire de recel, le fraîchement réélu député de Piton/Rivière du Rempart voyait effectivement quelques jours plus tard, le 11 août, les charges rayées contre lui au tribunal de Moka.

Raschid Meerun, accusé de "rogue and vagabond" a, cette semaine même, fait savoir que son procès à lui a été rayé "il y a déjà une année", et que c'est celui initié contre sa fille, dans la même affaire, qui l'a été le 8 septembre dernier. Lorsqu'on ajoute le fait que le DPP a statué qu'il n'y a pas matière à poursuites dans les différents dossiers fournis à l'ICAC contre Air Mauritius et contre le directeur de l'Agricultural Marketing Board, qui était sous le coup d'un trafic d'influence parce que son organisme s'était approvisionné auprès du magasin qui appartenait à son frère, qu'un des protagonistes dans l'affaire de la caisse noire d'Air Mauritius ait été mis hors de cause en raison de son état de santé et que les policiers incriminés dans le décès suspect de Rakesh Ramlugon en détention policière après son interpellation par la MCIT de Prem Raddhoa, voient les charges provisoires logées contre eux amendées et réduites, on ne peut que se poser des questions.

Le cas le plus récent est celui de Ras Natty Baby, arrêté dans une affaire de drogue, d'héroïne, en avril 2003, et qui a bénéficié d'un non-lieu faute de preuves après qu'un témoin, qui a plaidé coupable, a eu quelques problèmes de mémoire dans le box alors qu'il était interrogé par la poursuite. À peine les avertissements d'usage administrés à son endroit pour témoignage contradictoire, voilà que le DPP décide, cette semaine, de classer l'affaire, qui était devant les assises. Trois ans d'instruction d'un dossier qui est censé avoir été suivi à toutes ses étapes tant par la police que le DPP pour en arriver là.

Il a procédé de la même manière que dans le cas de Cehl Meeah. Hier, Jayen Cuttaree suggérait, en dénonçant les méthodes de Prem Raddhoa, que l'on peut penser que la brutalité dont a été victime celui qui était alors le leader du Hizbullah a pu influencer le DPP dans sa décision de prononcer un non-lieu en sa faveur. Dans le cas de Mathieu Laclé, alors que c'est la police qui avait conclu qu'il n'y avait rien contre lui, le DPP a "step in" pour initier les charges lorsque Jacqueline Dursoniah, sa présumée victime, a entré un procès privé contre lui. La population ne se retrouve plus et est persuadée qu'il y a une justice pour les notables et une autre pour le commun des mortels et qu'il n'y a aucune rationalité légale à tout cela.

Lorsque quelqu'un qui n'a pu régler ses traites auprès d'une grande surface après l'achat d'une bicyclette est envoyé en prison et que, désespéré, il se suicide, lorsqu'un voleur de légumes filants, pris en flagrant délit, est condamné à la prison ferme et que Marclaine Antoine a eu à purger une peine d'emprisonnement d'une année alors que le service communautaire dont s'est d'ailleurs prévalu Robert Duvergé existe depuis 2002, on a de quoi être perplexe devant l'administration de la justice. D'autant qu'au sein de la police, le syndrome Sarkozy n'est pas loin de se propager, le ministre de l'Intérieur français ayant, cette semaine, pris fait et cause pour des gendarmes agressés dans une banlieue et qui a égratigné, au passage, les magistrats accusés de ne pas appliquer la loi dans toute sa rigueur.

Un débat avait été initié sur le rôle du Directeur des Poursuites Publiques au lendemain du non-lieu dont a bénéficié Cehl Meeah. Une réflexion avait été engagée sur la nécessité de s'inspirer de modèles étrangers, comme le Canada, pour plus de garde-fous et de transparence dans l'application du droit. Il avait même été suggéré que la poursuite publique ne soit plus l'affaire d'une seule personne mais d'un panel qui pèse le pour et le contre et dont les membres confrontent leurs vues sur un dossier avant de décider de poursuivre quelqu'un ou pas. Avait aussi été évoquée la nécessité de communiquer, en cour ou au cours d'un procès, les raisons de le rayer et d'abandonner les charges ou, à défaut, d'émettre de simples communiqués pour éclairer le citoyen.

Dans l'affaire Raju Mohit, le Privy Council s'est livré à certaines réflexions sur le DPP. Lord Mackay revient, une nouvelle fois, aider à la réforme de la justice mauricienne. Toutes ces questions doivent être considérées et espérons que ce ne sera pas un énième rapport destiné à un quelconque tiroir ministériel. Il y va de la confiance dans nos institutions.




Humeur

SOS pour ONG
Jean-Claude Antoine


Les organisations non gouvernementales (ONG) genuines - pas celles créées par des opportunistes pour surfer sur un sujet qui fait l'actualité, se faire une (fausse) réputation avant d'obtenir une nomination - sont des associations d'une remarquable efficacité. Elles sont composées d'hommes et de femmes pour qui fraternité, partage et entraide ne sont pas des mots mais une manière de vivre. Grâce à leur dévouement, ces hommes et ces femmes - qui travaillent dans l'anonymat et fuient les micros des radios et les objectifs des caméras - permettent aux rejetés de la société non seulement de survivre mais d'apprendre à puiser en eux l'énergie nécessaire pour essayer de remonter la pente.

Les ONG ont fait un travail remarquable dans ce pays en s'occupant des Mauriciens dont le Welfare State préfère ignorer l'existence: les sans-domicile obligés de devenir squatters, les drogués en tous genres, les femmes battues, les recalés du CPE, les enfants des rues, les handicapés et tous les autres qui font partie des plus faibles des Mauriciens. Travaillant dans des conditions sanitaires et psychologiques inouïes, obligés de littéralement tendre la main aux opulents pour nourrir ceux qui n'ont plus rien, ces membres d'ONG, qui sont dans la plupart des cas des volontaires, font ce que l'État ne sait, ne veut pas faire. Ils remplacent efficacement certains fonctionnaires payés pour aider les plus démunis de la société mais qui, par leur comportement et leur discours, se comportent plus comme des tortionnaires que comme des social workers. Avec quelques chiches subventions de l'État, négociées sou par sou et obtenues après supplications, ces ONG sont parvenues à ouvrir des centres, des écoles ou des abris où les alcooliques, les sans-logis, les femmes battues ou les recalés du CPE, entre autres, apprennent à se reconstruire pour essayer de recommencer à vivre.

Mais il semblerait que, depuis quelques mois, le travail de ces ONG et de leurs animateurs agace ou dérange les autorités dites responsables. Depuis le changement de gouvernement, des programmes créés pour venir en aide à différentes catégories de rejetés du système ont été annulés, des animateurs renvoyés, des équipes démantelées et des subventions - déjà maigres au départ - réduites ou tout simplement supprimées. En moins d'un an, le nouveau gouvernement a réussi à fermer l'unité qui s'occupait des enfants des rues, à donner un nouvel essor au mouvement des squatters, à réduire ou supprimer plusieurs subventions et aides. Il a essayé de supprimer la distribution de pain dans les écoles - qui représente pour certains enfants l'unique repas de la journée. Il a refusé pendant une année d'accorder aux élèves des centres ANFEN travaillant avec les recalés du CPE le droit au transport gratuit. Une tentative de priver l'APEIM des services d'une enseignante qui travaille avec cette ONG depuis plus de vingt ans a échoué de justesse.

Au cours des discussions prébudgétaires, la ministre de La Femme avait, en présence du ministre des Finances, promis aux responsables de SOS Femmes de leur faire obtenir les Rs 1,3 m de subvention pour leur éviter de mettre la clé sous le paillasson fin décembre. La semaine dernière, le chef de cabinet du ministère de la Femme a écrit à SOS Femmes pour dire que la promesse faite par le ministre ne sera pas tenue. D'autres ONG à qui la même promesse a été faite par le ministre lors des consultations prébudgétaires se préparent à recevoir une lettre similaire. Non seulement le gouvernement réduit de manière drastique ses subventions aux ONG, qui tiraient déjà le diable par la queue, mais en plus, ses services multiplient les difficultés pour les autres possibles sources de financement. C'est ainsi qu'au lieu de fournir de véritables facilitateurs pour aider les ONG à remplir les formulaires très compliqués pour des demandes de subvention de projets de l'Union Européenne, les services du gouvernement qui s'occupent de cette question se contentent de jouer au facteur.

Face à ces mesures qui, quand on en fait le compte, semblent faire partie d'une politique définie, une question doit être posée. Est-ce que le "caring government" de l'Alliance sociale souhaite forcer les ONG, dont l'action souligne son incompétence ou son manque de compassion pour les plus vulnérables des Mauriciens, à fermer boutique ? Est-ce en essayant de faire taire ceux qui s'occupent des plus défavorisés des Mauriciens que l'Alliance sociale veut démontrer qu'il est en train de "put people first" ?




Interrogations

De gré ou de force…
Shenaz Patel


La polémique qui oppose l'avocat Jean-Claude Bibi et l'inspecteur Raddhoa a une fois de plus donné lieu à la mise en avant des mêmes arguments que l'on finit par connaître par cœur. Peu importe, pour certains, qu'un avocat reconnu pour son engagement en faveur des droits humains, ait fait à l'encontre de l'inspecteur des accusations extrêmement graves par rapport au langage et à la brutalité auquel celui-ci aurait eu recours à son égard et à l'égard de certains de ses clients. Le Premier ministre et bien d'autres ont choisi une fois de plus d'accorder leur soutien total au policier et à son équipe de la MCIT. Soit.

Mais il convient de ne pas utiliser pour cela de fausses vérités. Comme de nous dire qu'il n'y a que la parole de quelques-uns, en l'occurrence des malfrats, à opposer à l'efficacité et aux résultats amenés par l'inspecteur Raddhoa. Si l'État a versé à Martine Desmarais des dommages de Rs 400 000 suite à sa plainte à l'effet qu'elle aurait été arbitrairement arrêtée et malmenée par M. Raddhoa et son équipe, c'est bien parce que l'État a dû juger qu'il y avait là une part de vérité. Si Rajesh Ramlogun, lors d'un interrogatoire par les hommes de la MCIT, est mort d'une mort jugée suffisamment violente pour justifier des poursuites contre quatre membres de cette unité, cela ne permet pas non plus de dire qu'il ne s'agit là que de fausses dénonciations venant de ceux qui cherchent ainsi à échapper à la justice. Et le jeune Thierry Michaux a bel et bien été hospitalisé avec de multiples fractures suite à son interrogatoire par cette même unité. Venir dire qu'il ne s'agit là que de paroles dont on ne peut tenir compte ne tient donc pas la route.

Mais il apparaît clairement que cela, au fond, ne compte pas aux yeux de ceux qui défendent mordicus le policier et ses "éventuelles" méthodes.

Car une fois de plus nous avons pu entendre s'exprimer une palette d'opinions qui affirment, selon la formule désormais consacrée, que l'on ne peut prétendre interroger des criminels en leur offrant une tasse de thé. Que le respect des droits humains s'arrête là où a commencé le déni des droits de celui ou celle qui a été agressé. Qu'il faudrait sans doute que ceux qui s'offusquent de certaines pratiques un peu "musclées" de la police se retrouvent eux-mêmes confrontés à un acte odieux, style viol de leur femme ou assassinat crapuleux d'un proche, pour qu'ils changent d'opinion à ce sujet. La peur, le sentiment d'insécurité, amènent parfois les moins violents à souhaiter des châtiments exemplaires dans l'espoir que cela pourra les prémunir, eux, d'une quelconque menace. Mais ce raisonnement a aussi ses limites. Et ne devrait pas nous faire perdre de vue l'essentiel.

Le cas Ras Natty Baby nous y invite en tout cas directement. Car voilà donc un homme qui vient d'être libéré après quarante-deux mois passés en prison, dans l'attente d'un procès, sous une accusation de trafic de drogue, accusation qui est tombée dès lors que le principal témoin l'incriminant s'est rétracté. Ce qui subsiste, c'est que l'accusation contre cet homme reposait sur une seule chose: la déposition d'une personne. Qui affirme cette fois avoir été contraint à consigner cette déposition. Et qui se rétracte. Du coup, tout s'écroule. Si Ras Natty Baby était effectivement coupable, il s'en sortirait donc avec seulement quarante-deux mois d'incarcération. S'il est innocent, comme il le proclame, cet homme aura passé trois ans et demi de sa vie dans une cellule, sur la seule base d'un témoignage. Cela est révoltant. Et c'est, dans un sens ou dans un autre, ce à quoi nous expose l'utilisation de la brutalité pour obtenir des aveux.

Il faudra bien en tout cas, au-delà de l'un ou l'autre cas, que nous finissions par consentir à débattre des vrais enjeux. Celui-ci n'étant pas, à notre sens, de savoir si nous avons besoin d'une figure de Père Fouettard pour nous sentir plus en sécurité. Le changement de type de société, les difficultés et frustrations auxquelles nous n'arrivons pas à faire face, les problèmes économiques, tout cela entraînera inévitablement un durcissement de nos conditions de vie et une insécurité grandissante. Il n'y a qu'à voir la situation dans nos écoles pour s'en convaincre, sachant que la tentative d'empoisonnement d'un enseignant notée cette semaine ne serait que l'occurrence la plus flagrante d'une violence grandissante parmi nos écoliers et collégiens.

Avec toute sa bonne volonté, avec toutes les meilleures intentions du monde, ce n'est pas un voire dix inspecteurs Raddhoa qui suffiront à changer cela. Il faut d'urgence moderniser notre police. Lui donner les moyens d'enquêter efficacement et de recueillir des preuves qu'aucune parole ne pourra contester en cour. Remplacer le bottin téléphonique utilisé pour assommer par l'utilité si subtile des tests ADN.

Au-delà, il faut sans doute voir comment on encadre des enfants de plus en plus livrés à eux-mêmes. Voir comment on accompagne des parents dont on exige plus de flexibilité et l'acceptation d'horaires de nuit dans les nouveaux secteurs économiques, tout en culpabilisant ceux qui n'ont plus de temps à consacrer à leurs enfants.

Avons-nous besoin qu'on nous tape dessus pour prendre conscience de cela ?…




Radio-télévision

Le courrier des lecteurs
Jean-Claude Antoine


Voici deux extraits de lettres reçues cette semaine. Nous profitons de l'occasion pour inviter nos lecteurs qui ont des commentaires sur le Paysage Audiovisuel Mauricien à nous les faire parvenir.

"Le 18 septembre, le 106e l'anniversaire de la naissance du Dr Sir Seewoosagur Ramgoolam, je me suis amusé à noter le nombre de fois que le nom de ce dernier a été prononcé pendant Le JT de 19h30 - 33 fois !!! (et 5 fois pour celui de Notre "Premier Ministre" le Dr Navin Ramgoolam) - sans compter les références comme "Le Père de la Nation", "Le Grand Tribun", "Chacha", "Le Fin Intellectuel", etc. Je n'ai rien contre "Le Grand Tribun" que fut le Dr Seewoosagur Ramgoolam; mais je pense que là c'est "mari exagérer". Je suis sûr que comme moi, beaucoup de téléspectateurs ont été sidérés devant leur poste de télé."

R. de Rose-Hill

"It's with a lot of "amertumes", that we a group of Sport fans, we are forwarding you our concern by the "façon de faire" of the sport section of the MBC. We find it unbearable that his Excellency, MR. JUG GOKHOOL, is monopolizing the Sport Zoom broadcast on Mondays on MBC 3. We viewers want images, actions and information. With the advent of the Satellite channels, we have become "Zenfants pauvres"; since the past Chairman & Director let the "droit de diffusion satellite et terrestre aussi" slip out of hand to the satellite companies. "Coup de poker" to them, the subscription for the private channel has boomed, since. Those who can afford are enjoying it today.

Never mind, we expect to have something "pour mettre sous les dents" with a good "résumer, faute du gâteau entier" on Mondays through our local channel 3. But with disgusts and regrets, we have ceased to watch the famous Sport Zoom. Let us please remind that this remodeled, restyled Sport Zoom which was announced "avec tambour et trompettes" has turned out to be a fiasco, with a lots of "palabres" from Jug Gokhool & "eh oui Robert". Images are scarce and dialogue plenty. The reason quite simple: the one-man show of Mr. Jug Gokhool. He is seemingly the Director of Sports; he introduces Michel Ramsamy, Benito Paris and other Sport Journalists "lor Plateau Live N Direct" while his long time colleague "eh oui Robert" seems to enjoy the silly jokes, which emanates from time to time. That is professionalism ! We keep on waiting for the images of different European Football Championships but it's time to say GOOD BYE !

What has happened to the clear cut 100% Foot with the talented Vikash Bhageerutty ? The guy was innovative and brought something new and fresh to the viewers and for our "régal" 30 minutes exclusively on our "Sport Roi", FOOTBALL ! The English Premier League is one of the most viewed in the world; this is why the satellite Channel TPS, got the rights to broadcast after a long tug of war with its rivals. In the past we were having at least 3 matches per week, Saturday, Sunday and even Monday night Football but some year's back Mrs. S.A.C and Mr. R. (politically nominated Chairman and Director) together, during a press conference announced to dismantle this, because of high budget. Merci à vous deux aussi !

The criteria for live broadcast is also a "mystère". When we phone to inquire which match will be broadcasted by our local station, they answer they do not know, since they are still negotiating ! Should be budget problem again ! This is why we had Hamburg v/s Arsenal, yesterday for European Champions League instead of PSV Eindhovein v/s Liverpool, Manchester Utd v/s Celtic or even Lyon v/s Real Madrid. On Saturday for English Premier League Everton v/s Liverpool & Manchester Utd v/s Tottenham were completely ignored, "besoin avale Coulevre". We better stop here, since we know nothing will be done. System la comme sa !"

S. de Vacoas





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