La police sera-t-elle bientôt en présence d'un "Remake
Hardcore" du fameux "The Show" ? La
question se pose immédiatement quand on prend connaissance
d'un cas sur lequel la police de Rivière-du-Rempart travaille
actuellement d'arrache-pied depuis mercredi soir. Pour l'instant,
les faits de cette affaire sont les suivants: une étudiante
de l'université de Maurice, âgée de 19 ans,
a allégué avoir été violée
par un collégien de 16 ans après avoir été
contrainte à boire du "Sambucca". Le tout
aurait été filmé sur un téléphone
cellulaire que tenait en mains un autre collégien de 15
ans. Les collégiens nient en bloc ces allégations,
en affirmant que l'étudiante était consentante et
était celle qui avait acheté de l'alcool pour leur
en donner
De prime abord, et ce en fonction des premiers éléments
de l'enquête, la seule certitude des enquêteurs leur
aura été apportée par le Dr Satish Boolell,
Chief Police Medical Officer (CPMO). Ce dernier, qui a
examiné l'étudiante de l'Université de Maurice
jeudi, confirme qu'elle a bel et bien eu des relations sexuelles.
Il en incombera maintenant aux enquêteurs de démêler
l'écheveau, quant à savoir qui, de l'étudiante
ou des collégiens, ment dans cette affaire. Selon la teneur
de la version des faits de l'étudiante, elle ne serait
pas rendue au campus mercredi n'ayant pas de cours ce jour-là.
Elle devait rencontrer, à un moment donné, deux
collégiens fréquentant différents établissements
secondaires du Nord. Ces derniers lui auraient fait comprendre,
dans un premier temps, qu'ils avaient fait l'école buissonnière
ce jour-là avant de lui proposer de se rendre au domicile
de l'un d'entre eux, pour y passer le temps.
Selon sa version des faits, elle n'y aurait vu aucun problème,
d'autant plus que, le collégien de 16 ans, qui lui avait
proposé de venir chez lui n'était autre qu'un "confident"
de son petit ami. Lorsqu'elle est arrivée chez le collégien
de 16 ans, chez qui il n'y avait personne, elle aurait été
contrainte de consommer une forte boisson alcoolisée, en
l'occurrence du "Sambucca". Alors qu'elle était
en état d'ébriété, le collégien
de 16 ans en aurait profiter pour la violer. Selon elle, il y
aurait de "fortes chances" que le viol ait été
filmé par l'autre étudiant de 15 ans, à l'aide
d'un téléphone portable muni d'une caméra.
Dans la soirée de mercredi, l'étudiante de l'université
de Maurice devait être hospitalisée. Au réveil
jeudi matin, elle se serait montrée quelque peu réticente
à se faire examiner par un médecin de la police,
mais devait finalement changer d'avis. C'est jeudi qu'elle aurait
raconté en plus amples détails à la police
ce qui lui était arrivé.
Selon nos sources, la version des collégiens diffère
en tous points de celle avancée par l'étudiante
de l'université de Maurice. Selon eux, l'étudiante
avait, comme eux, séché les cours ce jour-là
et leur aurait proposé de passer du bon temps ensemble.
Tous trois auraient alors convenu que le meilleur endroit "pu
ale kas enn poz" serait chez le collégien de 16
ans, étant donné qu'à cette heure du jour,
il n'y avait personne chez lui. Toujours selon les collégiens,
ce serait la même étudiante de l'université
qui avait l'argent nécessaire pour acheter une bouteille
de "Sambucca" et ce serait du reste, elle, qui
aurait effectué l'achat et leur en aurait offert. Selon
les collégiens, l'étudiante de l'université
était "consentante" afin d'avoir des relations
sexuelles avec l'adolescent de 16 ans, tandis que celui de 15
ans se serait contenté de "assizer guetter".
La police s'attèle actuellement à séparer
le bon grain de l'ivraie, afin de savoir qui dit vrai et qui ment
dans toute cette affaire qui risque de rebondir
À Baie du Tombeau
Une deuxième écolière dit avoir été
victime de la bande de trois gamins de 11 ans
Dans sa livraison de dimanche dernier, Week-End rapportait
qu'une écolière de 11 ans avait, deux jours plus
tôt, dénoncé trois enfants de son âge
à la police de Baie du Tombeau pour attentat à la
pudeur. Une deuxième écolière en a fait de
même le lendemain et a incriminé les mêmes
garçons.
La version des faits des deux fillettes est pratiquement la même.
Selon celle-ci, dans l'après-midi du jeudi 24 août,
un groupe de cinq enfants - trois garçons et les deux filles
en question - faisait route ensemble pour leurs leçons
particulières. Vers 15h45, les trois garçons leur
auraient proposé de visiter un bâtiment en construction.
Proposition qu'elles devaient accepter. Les trois garçons
les auraient toutes deux dévêtues de force et attenter
à leur pudeur. Au même moment, deux femmes firent
irruption à l'intérieur de la maison en construction,
ce qui devait mettre en fuite les trois garçons.
Le même jour, l'un des trois gamins devait menacer les filles
d'agression si elles racontaient ce qui s'était passé.
Les deux écolières ont été examinées
par le Principal Police Medical Officer (PPMO), Sudesh
Kumar Gungadin. À ce stade de l'enquête policière,
il ressort que la version des faits des trois garçons serait
la même: ils nieraient en bloc les allégations des
écolières. Il a été impossible de
savoir si les deux femmes qui ont fait irruption dans la maison
en question ont été entendues au sujet de cette
affaire.
En l'espace de quelques jours
Près de Rs 8 millions en drogue saisies lors d'opérations
diverses
Diverses opérations conjointement menées par l'Anti-Drug
and Smuggling Unit (ADSU) et la Customs Drugs Unit (CDU) ont permis,
durant le courant de cette semaine, de porter un coup au trafic
de drogue à Maurice. En effet, lors de ces opérations,
près de Rs 8 millions en diverses drogues ont été
saisies, tandis que plusieurs arrestations ont été
effectuées. Parmi les cas qui ont polarisé l'attention:
les Rs 6.3 millions d'héroïne dissimulées dans
des préservatifs qu'avaient avalés le ressortissant
indien Ashraf Seyyad et les Rs 1,5 million de Subutex qu'avaient
sur lui Sheik Ilshad Kramtally, appréhendé à
Plaine-Verte en fin de semaine. Dans la majorité de ces
cas under investigation par l'ADSU, la drogue provient
de la Grande Péninsule.
La bonne série devait débuter vendredi dernier à
l'aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam. En effet, les officiers
Kausmally, Govinden, Rohan Baichoo, Clarisse et Reesaul, ainsi
que le sergent Jeanneton de l'ADSU, devaient procéder à
une fouille complète du ressortissant Ashraf Seyyad, un
banyan de 43 ans, qui était arrivé à Maurice
à bord du vol MK 719 en provenance de Mumbai. Compte tenu
des visites fréquentes du suspect à Maurice précédemment,
ce dernier était considéré comme un Potential
Suspect par les autorités mauriciennes. Celui-ci devait
être soumis à un Controlled Delivery Exercise
des plus rigoureux, tactique fructueuse, puisqu'il devait restituer,
vendredi et dimanche derniers respectivement, deux préservatifs
bourrés d'une quarantaine de Pellets d'héroïne.
À hier, Seyyad avait restitué 630 grammes d'héroïne
au total. La valeur marchande de la saisie a été
chiffrée aux alentours de Rs 6.3 millions. Selon les premières
confirmations obtenues par l'ADSU, Seyyad aurait laissé
entendre qu'il n'en était pas à sa première
tentative de passer de la drogue à Maurice. Selon certaines
sources policières, il y serait parvenu en janvier et en
juin de cette année. Il est à noter que les limiers
de l'ADSU sont toujours sur la piste des contacts locaux du ressortissant
indien, qui a dû être hospitalisé à
cause des traces d'héroïne qui se sont répandues
dans son corps.
Toujours à l'aéroport de Plaisance, lors d'une autre
opération conjointe entre la CDU et l'ADSU mardi, un ressortissant
mauricien, Mohammad Farid Surfraz, un agent d'assurances âgé
de 43 ans et habitant Camp Fouquereaux, a été fouillé
par les officiers Thylam, Joykerun, Baichoo et Ressaul, en présence
du constable Magho de l'ADSU. Le suspect avait dissimulé,
dans un pantalon qui se trouvait dans sa valise, 81 grammes de
cannabis, deux grammes de cocaïne, 0,3 gramme de haschisch,
10 capsules de Tramal et 250 "ti papiers". Il
avait également en sa possession Rs 60 000 en livres sterling
et Rs 2 750. Le suspect, qui a été arrêté
et détenu, avait fait le trajet Londres-Maurice à
bord du vol Mk 053 en provenance de Londres.
Autre opération de l'ADSU couronnée de succès
aura été celle menée vendredi matin par l'escouade
de la Metropolitan Division de l'ADSU menée par
l'inspecteur Kailash Dussoye. Lors d'une opération à
Plaine-Verte, les limiers de la brigade antidrogue ont procédé
à l'arrestation de Sheikh Ilshad Kramutally, 19 ans, alias
Baby. Ce dernier, qui ressemblait à n'importe quel
adolescent de cet âge, déambulait tranquillement
à la rue Magon lorsqu'il a été arrêté.
Il aura été trahi par le mouvement de ses mains,
qui étaient pratiquement tout le temps fourrées
sous ses bras. Pour cause, il tentait de dissimuler un sac en
plastique contenant quelque 1 540 comprimés de Subutex
répartis en 220 packs. Le suspect a été
arrêté et maintenu en détention. Il est à
noter que cette opération policière fructueuse est
intervenue le lendemain d'une rencontre entre le commissaire de
Police, Ramanooj Gopalsingh et les forces vives de la Plaine-Verte.
Lors de cette réunion, le commissaire de Police avait donné
la garantie aux forces vives de la région du Commitment
total de la police en ce qu'il s'agit de la lutte antidrogue.
Depuis vendredi, les limiers de l'ADSU du Port doivent également
enquêter sur une affaire d'importation d'héroïne
par voie postale. Selon nos recoupements, il ressort que, vers
10h50 au Parcel Post Office de Port-Louis, une enveloppe
portant le code D 415 a été examinée par
le Senior Postal Executive Luxmi Rampersad et le Customs
Excise Officer Nunnoo, en présence de l'équipe
du Harbour ADSU, emmenée par l'inspecteur Jagai.
Dans cette enveloppe en provenance de Bombay, 25 grammes d'héroïne
soigneusement dissimulés dans une carte d'anniversaire
ont été découverts. La carte était
destinée à un Rosehillien habitant l'Avenue Berthaud.
Selon nos renseignements, après vérification policière,
il s'est avéré que le destinataire de la carte postale
est décédé. L'ADSU poursuit néanmoins
son enquête dans cette affaire, ainsi que dans les autres
cas susmentionnés.
Drame sur le Tour de l'île cycliste
La sur du père Souchon victime d'un accident fatal
La deuxième étape du tour de l'île cycliste,
qui s'est courue jeudi, a été entachée d'un
accident fatal. La victime, Marie Elizabeth Valentine Souchon,
72 ans, sur du curé de l'Immaculée Conception,
le père Henri Souchon, est décédée
après avoir été percutée par le cycliste
Stéphano Ollivier, qui courait sous les couleurs de l'UCRH-Frezza.
Ce dernier a déclaré à Week-End avoir
fait le maximum afin d'éviter la septuagénaire,
qui aurait précipitamment traversé la route Royale
de Forest Side.
Des indications recueillies autour de ce drame survenu sur la
route du tour de Maurice, il ressort que c'est aux alentours de
12h40 jeudi que celui-ci s'est joué. Marie Elizabeth Valentine
Souchon, qui habite Forest-Side, aurait, selon certains témoignages,
subitement traversé la route à la hauteur du centre
communautaire de la localité. En sens inverse, arrivait
Stéphano Ollivier, le sociétaire de l'UCRH-Frezza,
qui participait au tour. Ce dernier aurait percuté de plein
fouet la septuagénaire, qui devait être projetée
sur l'asphalte. Celle-ci devait être transportée
d'urgence à l'hôpital Victoria, Candos et admise
à l'unité des soins intensifs. Malgré l'assistance
médicale qu'elle y reçut, Valentine Souchon devait
rendre l'âme aux alentours de 16h40 le même jour.
L'autopsie, pratiquée par le Dr Satish Boolell, Chief
Police Medical Officer (CPMO), devait attribuer le décès
de la septuagénaire à une fracture du crâne
et à des lacérations du cerveau. Interrogé
par Week-End au sujet de cet accident, le cycliste Stéphano
Ollivier, inconsolable, affirme avoir tout mis en uvre afin
d'éviter la septuagénaire. "Elle a surgi
de nulle part. Dès que je l'ai vu, elle se dirigeait vers
moi. On roulait très vite. J'ai fait tout mon possible
afin de l'éviter. Elle était paniquée. Malgré
tous mes efforts, la collision était inévitable.
J'exprime mes profondes sympathies à la famille endeuillée.
C'était un accident", devait-il nous déclarer
en substance.
Selon des témoins oculaires de l'accident, Valentine Souchon
aurait précipitamment traversé la route en dépit
d'avertissements. "On lui avait dit de ne pas traverser
parce que c'était très dangereux. Mais elle y est
allée quand même. Il y avait également un
autobus qui obstruait la visibilité", devait-on
faire ressortir.
Sollicitée à propos de cet accident fatal, la présidente
du comité organisateur du tour, Catherine Victoire devait
faire ressortir que les média devraient informer davantage
le public en ce qu'il s'agit des mesures de sécurité
à prendre: "Le drame de Forest Side est un accident
regrettable. On a fait des efforts pour augmenter le niveau de
la sécurité sur le tour. C'est aussi au rôle
des médias d'informer le public sur les mesures de sécurités
à prendre. Nous tenons le coup et on a surmonté
le drame", devait-elle déclarer.
La police de Curepipe a ouvert une enquête en ce qu'il s'agit
de cet accident fatal. Au curé de l'Immaculée Conception,
le père Souchon et à toute la famille endeuillée,
la rédaction de Week-End présente
ses sincères condoléances.
Braquages des hôtels Les Pavillons et Le Paradis
Des amateurs qui ont voulu émuler des professionnels
?
Cinq suspects, dont un adolescent de 17 ans, tous habitant La
Gaulette, ont été arrêtés et écroués
par la police relativement aux braquages respectifs des hôtels
Les Pavillons et Le Paradis (au Morne) tôt mardi. Les enquêteurs
de la CID de Rivière-Noire sont-ils satisfaits pour autant
? La réponse est non, dans la mesure qu'au fil de l'enquête,
il apparaît que ces cinq suspects pourraient être
des amateurs qui auraient voulu émuler des pros, qui ont
sévi, quant à eux sur le même littoral quelques
semaines plus tôt.
Pour l'instant, si les enquêteurs ne se hasardent pas à
émettre des certitudes, la piste relative à l'existence
d'une autre bande armée bien plus aguerrie n'est toujours
pas à écarter, dans les milieux de l'enquête.
Ainsi, les enquêteurs veulent s'appesantir en profondeur
sur les séquences filmées par les caméras
de surveillance des hôtels Les Pavillons et Le Paradis (Le
Morne) et du hold-up manqué au Dinarobin et de les comparer
avec celles des braquages précédents afin de se
faire une idée plus précise quant à l'hypothèse
à privilégier. De ces deux braquages, des sommes
de Rs 1400 et de Rs 16 500 respectivement ont été
emportées.
Des suites de l'importante battue policière effectuée
dès l'aurore mardi matin à La Gaulette et dans les
villages avoisinants, cinq suspects ont été interpellés,
dont un adolescent de 17 ans. Les quatre autres sont: Désiré
Miguel, 45 ans, employé d'hôtel à Les Pavillons,
Yanesh Chimajee, 21 ans, self employed, Jean Fernando Labonne,
22 ans, skipper, Ti-France Auguste, 21 ans, mécanicien.
Ils ont tous comparu devant le tribunal de Bambous sous des accusations
provisoires de Larceny Armed with offensive weapons and more
than two in persons. Dans le sillage de l'enquête policière,
la Harbour ADSU menée par l'inspecteur Jagai a saisi un
bateau, immatriculé PC 4013AX5, soupçonné
d'avoir été utilisé par les membres de la
bande organisée. Des vêtements mouillés ont
été découverts chez le suspect Yanesh Chimajee,
ainsi que chez Ti-France Auguste.
Autre piste actuellement approfondie par les enquêteurs:
le rôle de Desiré Miguel dans toute cette affaire,
compte tenu qu'il est le seul des cinq suspects arrêtés
à faire partie du personnel de l'hôtel Les Pavillons.
Les enquêteurs veulent savoir quel a été son
rôle exact dans l'exécution de ce l hold-up. D'autres
interrogatoires des suspects auront lieu cette semaine.
Avortements clandestins allégués à Rodrigues
L'étau se reserre autour de Dusmohamed
L'affaire du cas allégué d'avortement à Rodrigues,
relatif à un ftus de sept mois (voir Week-End
dimanche dernier) a connu un rebondissement, qui voit l'étau
se resserrer autour de l'avorteur allégué, Sheik
Abdool Kader Dusmohamed. En effet, lors d'une perquisition effectuée
chez ce dernier à Fond La Digue, par l'ADSU, une importante
quantité de comprimés, dont certains listés
sous le Dangerous Drugs Act (DDA) ont été retrouvés
chez le suspect. D'autre part, le même suspect se retrouve
accusé de nouveau par une autre femme, d'avoir pratiqué
sur elle un avortement contre la somme de Rs 5 000.
C'est lors d'une perquisition effectuée par l'ADSU lundi
chez le suspect Dusmohamed qu'une véritable pharmacie illégale
a été découverte par le sergent Louise et
son équipe. Parmi les comprimés saisis figurent,
entre autres, 52 fioles de ZML Valium, 187 pilules de Tramazac,
qui est classifiée sous le DDA comme une drogue, 157 pilules
de Tramal 100, un autre dérivé de cette susbstance
nocive, sept plaquettes de Tupalgisp, 134 cachets de Valium Diazepam,
1282 seringues jetables et 1989 Winofit. Outre ces produits,
que la police soupçonne d'être utilisés dans
la pratique des avortements clandestins, l'ADSU a également
saisi une somme de Rs 48 000 en liquide.
Alors qu'il était déjà sous le coup d'une
accusation provisoire d'Illegal Abortion, le suspect devra
faire face à une nouvelle charge, cette fois au sujet de
possesion d'Illegal Drugs. Un autre élément
et non des moindres, s'est greffé au dossier déjà
volumineux du suspect et ce le lendemain de la saisie des comprimés
susmentionnés à son domicile. Selon nos renseignements,
une femme d'une trentaine d'années, qui a été
hospitalisée, a consigné une déposition contre
l'avorteur allégué, en faisant ressortir que ce
dernier aurait pratiqué un avortement sur sa personne et
ce contre une somme de Rs 5 000.
On se souviendra que, dans une première déposition
consignée la semaine dernière contre l'avorteur
allégué, une habitante de Patate Théophile,
âgée de 18 ans avait laissé entendre qu'elle
avait été victime d'un avortement clandestin. C'est
le Dr Satish Boolell, N° 1 du département médico-légal
de la police, qui avait levé le lièvre en autopsiant
un ftus de sept mois dont avait accouché la jeune
femme. Le Dr Boolell avait conclu, après l'examen post-mortem,
que le ftus, de sexe féminin était âgé
de plus de 28 semaines, (soit un peu plus de sept mois) et a demandé
à la police de traiter cette affaire comme un Murder
Case.
Le CPMO devait confirmer la cause du décès comme
étant un "intra-uterine death following prolonged
labour", confirmant ainsi l'hypothèse de l'avortement
illégal.
L'affaire Dantier
Nouvelle demande d'exhumation des Dantier en cour
Les parents de Nadine Dantier, Caroline et Jean Yvon, comptent
de nouveau saisir la cour afin de demander l'exhumation du corps
de leur fille Nadine. Cette démarche, qui n'avait pas abouti
durant le courant de 2004 a toujours le même objectif: tirer
au clair le contenu de la lettre glissée par Bruno Tadebois,
le petit ami de la défunte, dans le cercueil de la victime,
juste avant que celui-ci ne soit refermé.
Selon les renseignements obtenus par Week-End autour de
cette nouvelle demande d'exhumation, qui devrait être logée
en cour dans le courant de la semaine, il ressort que celle-ci
est motivée par deux choses: d'une part, l'absence de développements
dans l'enquête policière, ainsi que la confirmation
obtenue par la famille des résultats négatifs des
tests ADN effectués sur la personne d'Eden François.
Selon nos sources, ces résultats négatifs ont été
abordés lors d'une rencontre qui s'est tenue il y a quelques
jours de cela entre le ministre de la Justice, Rama Valayden et
les membres de la famille Dantier. Les parents de Nadine Dantier
ont, lors de cette rencontre, demandé à ce que la
récompense que compte offrir la police à toute personne
qui aiderait à faire la lumière sur cette affaire
soit augmentée.
Dans les milieux des enquêteurs, il n'est pas à écarter
que le suspect Eden François, qui avait refusé de
se soumettre, au départ, aux tests ADN, subisse de nouveau
de tels tests, pour les besoins d'une contre-vérification
des résultats négatifs.
L'on se souviendra qu'une première démarche en vue
d'obtenir l'exhumation du corps, demande faite par voie de motion
en cour de Moka au mois de juillet 2004, avait été
rejetée par la magistrate Sarita Bissoonauth. Les Dantier
avaient alors insisté sur le fait que le but de leur démarche
n'était pas de réclamer une contre-autopsie. Ils
veulent simplement en avoir le cur net en ce qu'il s'agit
de la lettre contenue dans le cercueil. Bruno Tadebois, l'auteur
de la lettre, avait pour sa part déclaré, dans le
sillage de l'enquête policière, que la lettre était
"une prière".
Actes de désespoir
Elle se suicide à 89 ans en se jetant du quatrième
étage
La semaine a été marquée par deux nouveaux
cas de suicide, dont celui enregistré, vendredi après-midi,
à Pointe-aux-Sables, d'une femme de 89 ans, qui s'est jetée
du quatrième étage de son appartement.
Marie Edwise Larenne, 89 ans, habitant la Résidence des
Tamariniers, Pointe-aux-Sables, est une figure connue de la localité
et du pays en général, puisqu'elle est la mère
de la ségatière Marie-Josée Clency. L'autopsie
effectuée par le Dr Satish Boolell, Chief Police Medical
Officer (CPMO), a attribué le décès de l'octogénaire
à des "Multiple injuries with hemothorax hæmorrage".
La police de Pointe-aux-Sables a ouvert une enquête
au sujet de cet acte de désespoir. Selon nos renseignements,
l'octogénaire était désemparée à
l'idée de rester à Maurice et caressait l'ambition
de s'en aller pour la France.
D'autre part, mercredi, un étudiant du St-Andrew's College,
Yuviraj Rye Rajcumar, 17 ans, a été retrouvé
dans sa cour à Beau-Bassin, en début de soirée.
Il s'est donné la mort en se pendant à une branche
d'un plant de letchi. La police de Beau-Bassin, qui a ouvert une
enquête à ce sujet, estime que l'acte de désespoir
commis par l'étudiant pourrait avoir été
causé par le stress des études. L'enquête
policière se poursuit.
Victime d'inceste
Christabelle, 10 ans, donne naissance à une fille prénommée
Megane
Il y a un mois, alors qu'elle était sur le point d'accoucher,
la petite Christabelle, 10 ans, confiait, à sa façon,
ses appréhensions et attentes après la naissance
de son bébé. Victime d'inceste, Christabelle a mis
au monde l'enfant qu'elle attendait de son
père.
Le 14 août dernier, la fillette qui avait été
admise à l'hôpital Victoria a donné naissance
à une petite fille qu'elle a prénommée Megane.
"Le bébé est en parfaite santé !"
nous confie Marjorie, la mère de Christabelle. Toutefois,
explique-t-elle, à cause du jeune âge de Christabelle,
celle-ci a dû subir une césarienne pour donner vie
à sa fille. Christabelle est même restée alitée
après les trois jours passés à la maternité
de l'hôpital. Se portant mieux, Christabelle confie qu'elle
est heureuse d'avoir eu une petite fille. "J'ai finalement
choisi de l'appeler Megane. Je trouve que c'est un joli nom",
dit l'enfant.
L'arrivée de Megane dans la maison familiale bouleverse
quelque peu Marjorie. "Le bébé ressemble
beaucoup au père de Christabelle. Il ne peut nier d'être
le géniteur de cet enfant ! Et moi, je vis tout cela difficilement,
car cette situation n'est pas évidente", explique
Marjorie. C'est aussi elle qui s'occupe du bébé
de Christabelle, le matin avant d'aller travailler et à
son retour l'après-midi. "Mais, relève-t-elle,
Christabelle démontre un intérêt particulier
à son bébé et aux soins. Comme elle est encore
trop jeune, elle ne peut l'allaiter. Megane doit prendre le biberon."
Et Christabelle d'ajouter: "Je joue avec elle. Elle
est jolie." C'est aux côtés de sa jeune
mère et de la sur de celle-ci que dort le bébé
chaque soir. D'ailleurs, les deux filles, raconte encore Marjorie,
passent leur temps libre à jouer avec le bébé.
Visiblement subjuguée par Megane, Christabelle ne semble
pas réellement mesurer la situation.
Si, au départ, Marjorie ne souhaitait pas que le bébé
de Christabelle porte le même nom que son père, aujourd'hui,
elle concède qu'elle est indécise sur la question.
Toutefois, la décision de placer le bébé
sous la responsabilité d'une proche demeure, précise-t-elle.
"Ce qui permettrait à Christabelle de reprendre
sa scolarité." Rappelons que l'enfant a dû
interrompre sa scolarité en avril dernier lorsque le personnel
médical de l'hôpital Victoria a constaté qu'elle
était enceinte. C'est l'année dernière, pendant
les vacances du troisième trimestre, que Christabelle a
été abusée par son père. Ce dernier
qui est depuis en détention nie être le père
du bébé de sa fille. Entre-temps, c'est dans des
conditions précaires que Marjorie doit subvenir aux besoins
du bébé de sa fille. Mère de trois enfants,
Marjorie, qui avait trouvé de l'emploi en même temps
que son mari dans une ferme à La Marie, est hébergée
par son employeur. Grâce au soutien de certaines personnes,
Christabelle a reçu des vêtements pour son enfant.
Mais, c'est l'école qu'elle souhaiterait reprendre pour
retrouver sa vie d'enfant
Après deux semaines de tension
Le collège Aleemiah reprend normalement
Deux semaines après avoir été ébranlé
par des manifestations visant à désamorcer une situation
de crise, le collège Aleemiah devrait fonctionner normalement
cette semaine. À l'instar de vendredi dernier, où
les élèves ont repris leurs cours après la
réintégration des deux enseignants suspendus. En
l'occurrence Sharif Poorun et Jyoti Ramchurn. Cependant, même
si "tout se passe bien en classe", il revient
que les élèves qui avaient, dénoncé,
lors de la grève déclenchée, des pratiques
qu'ils n'approuvaient pas, souhaiteraient voir le départ
du manager du collège, de même que le président
du board Yusuf Joonas. Pour ce dernier, il "n'est pas
question de partir". Refusant de commenter cette affaire
qui a retenu l'attention, ces derniers temps, Yusuf Joonas, affirme
qu'il "ne veut rien dire qui pourrait nuire aux élèves."
Toutefois, tout en rappelant sa "descendance d'une
lignée de calife" apportant un service à
la population estudiantine du collège, M. Joonas "trouve
étrange que des élèves qui viennent prendre
des facilités qui leur sont offertes" réclament
sa démission ! Il rappelle également que le manager
du collège, Peerbye Owasil n'a pas démissionné
de ses fonctions. Pour sa part, le président de l'association
des parents d'élèves, a lui, préféré
soumettre sa démission en début de semaine et ce,
sous la pression des parents et des élèves. Si la
Secondary and Preparatory School Teachers and other Staff Union
(SPSTSU), syndicat qui a plaidé pour la réintégration
des deux enseignants, annonce la remise d'une lettre officielle
aux deux concernés, dans ce sens, cette semaine, Yusuf
Joonas, pour sa part laisse entendre que cette suspension fait
suite d'un rappel à l'ordre. Réfutant la tenue d'un
oath of secrecy, auquel des enseignants ont été
contraints de se soumettre, Yusuf Joonas explique que "lorsqu'on
demande aux enseignants de travailler en harmonie, ceci ne veut
pas dire oath of secrecy". Par ailleurs la SPSTSU,
dans un communiqué avance que "le début
de travail des instances de dialogue sera mis sur pied" et
"dénoncera tout "delaying tactic" et
rendra responsable quiconque ne contribuera pas à rendre
à ce collège, à ces élèves,
à ces parents et à ces enseignants une sérénité
d'esprit, élément essentiel à la réussite
d'un collège."