f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 3 septembre 2006



Enquête policière - Le "viol" d'une étudiante de 19 ans aurait été filmé
À Baie du Tombeau - Une deuxième écolière dit avoir été victime de la bande de trois gamins de 11 ans
En l'espace de quelques jours - Près de Rs 8 millions en drogue saisies lors d'opérations diverses
Drame sur le Tour de l'île cycliste - La sœur du père Souchon victime d'un accident fatal
Braquages des hôtels Les Pavillons et Le Paradis - Des amateurs qui ont voulu émuler des professionnels ?
Avortements clandestins allégués à Rodrigues - L'étau se reserre autour de Dusmohamed
L'affaire Dantier - Nouvelle demande d'exhumation des Dantier en cour
Actes de désespoir - Elle se suicide à 89 ans en se jetant du quatrième étage
Victime d'inceste - Christabelle, 10 ans, donne naissance à une fille prénommée Megane
Après deux semaines de tension - Le collège Aleemiah reprend normalement


Enquête policière

Le "viol" d'une étudiante de 19 ans aurait été filmé

La police sera-t-elle bientôt en présence d'un "Remake Hardcore" du fameux "The Show" ? La question se pose immédiatement quand on prend connaissance d'un cas sur lequel la police de Rivière-du-Rempart travaille actuellement d'arrache-pied depuis mercredi soir. Pour l'instant, les faits de cette affaire sont les suivants: une étudiante de l'université de Maurice, âgée de 19 ans, a allégué avoir été violée par un collégien de 16 ans après avoir été contrainte à boire du "Sambucca". Le tout aurait été filmé sur un téléphone cellulaire que tenait en mains un autre collégien de 15 ans. Les collégiens nient en bloc ces allégations, en affirmant que l'étudiante était consentante et était celle qui avait acheté de l'alcool pour leur en donner…

De prime abord, et ce en fonction des premiers éléments de l'enquête, la seule certitude des enquêteurs leur aura été apportée par le Dr Satish Boolell, Chief Police Medical Officer (CPMO). Ce dernier, qui a examiné l'étudiante de l'Université de Maurice jeudi, confirme qu'elle a bel et bien eu des relations sexuelles. Il en incombera maintenant aux enquêteurs de démêler l'écheveau, quant à savoir qui, de l'étudiante ou des collégiens, ment dans cette affaire. Selon la teneur de la version des faits de l'étudiante, elle ne serait pas rendue au campus mercredi n'ayant pas de cours ce jour-là. Elle devait rencontrer, à un moment donné, deux collégiens fréquentant différents établissements secondaires du Nord. Ces derniers lui auraient fait comprendre, dans un premier temps, qu'ils avaient fait l'école buissonnière ce jour-là avant de lui proposer de se rendre au domicile de l'un d'entre eux, pour y passer le temps.

Selon sa version des faits, elle n'y aurait vu aucun problème, d'autant plus que, le collégien de 16 ans, qui lui avait proposé de venir chez lui n'était autre qu'un "confident" de son petit ami. Lorsqu'elle est arrivée chez le collégien de 16 ans, chez qui il n'y avait personne, elle aurait été contrainte de consommer une forte boisson alcoolisée, en l'occurrence du "Sambucca". Alors qu'elle était en état d'ébriété, le collégien de 16 ans en aurait profiter pour la violer. Selon elle, il y aurait de "fortes chances" que le viol ait été filmé par l'autre étudiant de 15 ans, à l'aide d'un téléphone portable muni d'une caméra. Dans la soirée de mercredi, l'étudiante de l'université de Maurice devait être hospitalisée. Au réveil jeudi matin, elle se serait montrée quelque peu réticente à se faire examiner par un médecin de la police, mais devait finalement changer d'avis. C'est jeudi qu'elle aurait raconté en plus amples détails à la police ce qui lui était arrivé.

Selon nos sources, la version des collégiens diffère en tous points de celle avancée par l'étudiante de l'université de Maurice. Selon eux, l'étudiante avait, comme eux, séché les cours ce jour-là et leur aurait proposé de passer du bon temps ensemble. Tous trois auraient alors convenu que le meilleur endroit "pu ale kas enn poz" serait chez le collégien de 16 ans, étant donné qu'à cette heure du jour, il n'y avait personne chez lui. Toujours selon les collégiens, ce serait la même étudiante de l'université qui avait l'argent nécessaire pour acheter une bouteille de "Sambucca" et ce serait du reste, elle, qui aurait effectué l'achat et leur en aurait offert. Selon les collégiens, l'étudiante de l'université était "consentante" afin d'avoir des relations sexuelles avec l'adolescent de 16 ans, tandis que celui de 15 ans se serait contenté de "assizer guetter". La police s'attèle actuellement à séparer le bon grain de l'ivraie, afin de savoir qui dit vrai et qui ment dans toute cette affaire qui risque de rebondir…


À Baie du Tombeau

Une deuxième écolière dit avoir été victime de la bande de trois gamins de 11 ans

Dans sa livraison de dimanche dernier, Week-End rapportait qu'une écolière de 11 ans avait, deux jours plus tôt, dénoncé trois enfants de son âge à la police de Baie du Tombeau pour attentat à la pudeur. Une deuxième écolière en a fait de même le lendemain et a incriminé les mêmes garçons.

La version des faits des deux fillettes est pratiquement la même. Selon celle-ci, dans l'après-midi du jeudi 24 août, un groupe de cinq enfants - trois garçons et les deux filles en question - faisait route ensemble pour leurs leçons particulières. Vers 15h45, les trois garçons leur auraient proposé de visiter un bâtiment en construction. Proposition qu'elles devaient accepter. Les trois garçons les auraient toutes deux dévêtues de force et attenter à leur pudeur. Au même moment, deux femmes firent irruption à l'intérieur de la maison en construction, ce qui devait mettre en fuite les trois garçons.

Le même jour, l'un des trois gamins devait menacer les filles d'agression si elles racontaient ce qui s'était passé.

Les deux écolières ont été examinées par le Principal Police Medical Officer (PPMO), Sudesh Kumar Gungadin. À ce stade de l'enquête policière, il ressort que la version des faits des trois garçons serait la même: ils nieraient en bloc les allégations des écolières. Il a été impossible de savoir si les deux femmes qui ont fait irruption dans la maison en question ont été entendues au sujet de cette affaire.


En l'espace de quelques jours

Près de Rs 8 millions en drogue saisies lors d'opérations diverses

Diverses opérations conjointement menées par l'Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) et la Customs Drugs Unit (CDU) ont permis, durant le courant de cette semaine, de porter un coup au trafic de drogue à Maurice. En effet, lors de ces opérations, près de Rs 8 millions en diverses drogues ont été saisies, tandis que plusieurs arrestations ont été effectuées. Parmi les cas qui ont polarisé l'attention: les Rs 6.3 millions d'héroïne dissimulées dans des préservatifs qu'avaient avalés le ressortissant indien Ashraf Seyyad et les Rs 1,5 million de Subutex qu'avaient sur lui Sheik Ilshad Kramtally, appréhendé à Plaine-Verte en fin de semaine. Dans la majorité de ces cas under investigation par l'ADSU, la drogue provient de la Grande Péninsule.

La bonne série devait débuter vendredi dernier à l'aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam. En effet, les officiers Kausmally, Govinden, Rohan Baichoo, Clarisse et Reesaul, ainsi que le sergent Jeanneton de l'ADSU, devaient procéder à une fouille complète du ressortissant Ashraf Seyyad, un banyan de 43 ans, qui était arrivé à Maurice à bord du vol MK 719 en provenance de Mumbai. Compte tenu des visites fréquentes du suspect à Maurice précédemment, ce dernier était considéré comme un Potential Suspect par les autorités mauriciennes. Celui-ci devait être soumis à un Controlled Delivery Exercise des plus rigoureux, tactique fructueuse, puisqu'il devait restituer, vendredi et dimanche derniers respectivement, deux préservatifs bourrés d'une quarantaine de Pellets d'héroïne. À hier, Seyyad avait restitué 630 grammes d'héroïne au total. La valeur marchande de la saisie a été chiffrée aux alentours de Rs 6.3 millions. Selon les premières confirmations obtenues par l'ADSU, Seyyad aurait laissé entendre qu'il n'en était pas à sa première tentative de passer de la drogue à Maurice. Selon certaines sources policières, il y serait parvenu en janvier et en juin de cette année. Il est à noter que les limiers de l'ADSU sont toujours sur la piste des contacts locaux du ressortissant indien, qui a dû être hospitalisé à cause des traces d'héroïne qui se sont répandues dans son corps.

Toujours à l'aéroport de Plaisance, lors d'une autre opération conjointe entre la CDU et l'ADSU mardi, un ressortissant mauricien, Mohammad Farid Surfraz, un agent d'assurances âgé de 43 ans et habitant Camp Fouquereaux, a été fouillé par les officiers Thylam, Joykerun, Baichoo et Ressaul, en présence du constable Magho de l'ADSU. Le suspect avait dissimulé, dans un pantalon qui se trouvait dans sa valise, 81 grammes de cannabis, deux grammes de cocaïne, 0,3 gramme de haschisch, 10 capsules de Tramal et 250 "ti papiers". Il avait également en sa possession Rs 60 000 en livres sterling et Rs 2 750. Le suspect, qui a été arrêté et détenu, avait fait le trajet Londres-Maurice à bord du vol Mk 053 en provenance de Londres.

Autre opération de l'ADSU couronnée de succès aura été celle menée vendredi matin par l'escouade de la Metropolitan Division de l'ADSU menée par l'inspecteur Kailash Dussoye. Lors d'une opération à Plaine-Verte, les limiers de la brigade antidrogue ont procédé à l'arrestation de Sheikh Ilshad Kramutally, 19 ans, alias Baby. Ce dernier, qui ressemblait à n'importe quel adolescent de cet âge, déambulait tranquillement à la rue Magon lorsqu'il a été arrêté. Il aura été trahi par le mouvement de ses mains, qui étaient pratiquement tout le temps fourrées sous ses bras. Pour cause, il tentait de dissimuler un sac en plastique contenant quelque 1 540 comprimés de Subutex répartis en 220 packs. Le suspect a été arrêté et maintenu en détention. Il est à noter que cette opération policière fructueuse est intervenue le lendemain d'une rencontre entre le commissaire de Police, Ramanooj Gopalsingh et les forces vives de la Plaine-Verte. Lors de cette réunion, le commissaire de Police avait donné la garantie aux forces vives de la région du Commitment total de la police en ce qu'il s'agit de la lutte antidrogue.

Depuis vendredi, les limiers de l'ADSU du Port doivent également enquêter sur une affaire d'importation d'héroïne par voie postale. Selon nos recoupements, il ressort que, vers 10h50 au Parcel Post Office de Port-Louis, une enveloppe portant le code D 415 a été examinée par le Senior Postal Executive Luxmi Rampersad et le Customs Excise Officer Nunnoo, en présence de l'équipe du Harbour ADSU, emmenée par l'inspecteur Jagai. Dans cette enveloppe en provenance de Bombay, 25 grammes d'héroïne soigneusement dissimulés dans une carte d'anniversaire ont été découverts. La carte était destinée à un Rosehillien habitant l'Avenue Berthaud. Selon nos renseignements, après vérification policière, il s'est avéré que le destinataire de la carte postale est décédé. L'ADSU poursuit néanmoins son enquête dans cette affaire, ainsi que dans les autres cas susmentionnés.


Drame sur le Tour de l'île cycliste

La sœur du père Souchon victime d'un accident fatal

La deuxième étape du tour de l'île cycliste, qui s'est courue jeudi, a été entachée d'un accident fatal. La victime, Marie Elizabeth Valentine Souchon, 72 ans, sœur du curé de l'Immaculée Conception, le père Henri Souchon, est décédée après avoir été percutée par le cycliste Stéphano Ollivier, qui courait sous les couleurs de l'UCRH-Frezza. Ce dernier a déclaré à Week-End avoir fait le maximum afin d'éviter la septuagénaire, qui aurait précipitamment traversé la route Royale de Forest Side.

Des indications recueillies autour de ce drame survenu sur la route du tour de Maurice, il ressort que c'est aux alentours de 12h40 jeudi que celui-ci s'est joué. Marie Elizabeth Valentine Souchon, qui habite Forest-Side, aurait, selon certains témoignages, subitement traversé la route à la hauteur du centre communautaire de la localité. En sens inverse, arrivait Stéphano Ollivier, le sociétaire de l'UCRH-Frezza, qui participait au tour. Ce dernier aurait percuté de plein fouet la septuagénaire, qui devait être projetée sur l'asphalte. Celle-ci devait être transportée d'urgence à l'hôpital Victoria, Candos et admise à l'unité des soins intensifs. Malgré l'assistance médicale qu'elle y reçut, Valentine Souchon devait rendre l'âme aux alentours de 16h40 le même jour.

L'autopsie, pratiquée par le Dr Satish Boolell, Chief Police Medical Officer (CPMO), devait attribuer le décès de la septuagénaire à une fracture du crâne et à des lacérations du cerveau. Interrogé par Week-End au sujet de cet accident, le cycliste Stéphano Ollivier, inconsolable, affirme avoir tout mis en œuvre afin d'éviter la septuagénaire. "Elle a surgi de nulle part. Dès que je l'ai vu, elle se dirigeait vers moi. On roulait très vite. J'ai fait tout mon possible afin de l'éviter. Elle était paniquée. Malgré tous mes efforts, la collision était inévitable. J'exprime mes profondes sympathies à la famille endeuillée. C'était un accident", devait-il nous déclarer en substance.

Selon des témoins oculaires de l'accident, Valentine Souchon aurait précipitamment traversé la route en dépit d'avertissements. "On lui avait dit de ne pas traverser parce que c'était très dangereux. Mais elle y est allée quand même. Il y avait également un autobus qui obstruait la visibilité", devait-on faire ressortir.

Sollicitée à propos de cet accident fatal, la présidente du comité organisateur du tour, Catherine Victoire devait faire ressortir que les média devraient informer davantage le public en ce qu'il s'agit des mesures de sécurité à prendre: "Le drame de Forest Side est un accident regrettable. On a fait des efforts pour augmenter le niveau de la sécurité sur le tour. C'est aussi au rôle des médias d'informer le public sur les mesures de sécurités à prendre. Nous tenons le coup et on a surmonté le drame", devait-elle déclarer.

La police de Curepipe a ouvert une enquête en ce qu'il s'agit de cet accident fatal. Au curé de l'Immaculée Conception, le père Souchon et à toute la famille endeuillée, la rédaction de Week-End présente ses sincères condoléances.


Braquages des hôtels Les Pavillons et Le Paradis

Des amateurs qui ont voulu émuler des professionnels ?

Cinq suspects, dont un adolescent de 17 ans, tous habitant La Gaulette, ont été arrêtés et écroués par la police relativement aux braquages respectifs des hôtels Les Pavillons et Le Paradis (au Morne) tôt mardi. Les enquêteurs de la CID de Rivière-Noire sont-ils satisfaits pour autant ? La réponse est non, dans la mesure qu'au fil de l'enquête, il apparaît que ces cinq suspects pourraient être des amateurs qui auraient voulu émuler des pros, qui ont sévi, quant à eux sur le même littoral quelques semaines plus tôt.

Pour l'instant, si les enquêteurs ne se hasardent pas à émettre des certitudes, la piste relative à l'existence d'une autre bande armée bien plus aguerrie n'est toujours pas à écarter, dans les milieux de l'enquête. Ainsi, les enquêteurs veulent s'appesantir en profondeur sur les séquences filmées par les caméras de surveillance des hôtels Les Pavillons et Le Paradis (Le Morne) et du hold-up manqué au Dinarobin et de les comparer avec celles des braquages précédents afin de se faire une idée plus précise quant à l'hypothèse à privilégier. De ces deux braquages, des sommes de Rs 1400 et de Rs 16 500 respectivement ont été emportées.

Des suites de l'importante battue policière effectuée dès l'aurore mardi matin à La Gaulette et dans les villages avoisinants, cinq suspects ont été interpellés, dont un adolescent de 17 ans. Les quatre autres sont: Désiré Miguel, 45 ans, employé d'hôtel à Les Pavillons, Yanesh Chimajee, 21 ans, self employed, Jean Fernando Labonne, 22 ans, skipper, Ti-France Auguste, 21 ans, mécanicien. Ils ont tous comparu devant le tribunal de Bambous sous des accusations provisoires de Larceny Armed with offensive weapons and more than two in persons. Dans le sillage de l'enquête policière, la Harbour ADSU menée par l'inspecteur Jagai a saisi un bateau, immatriculé PC 4013AX5, soupçonné d'avoir été utilisé par les membres de la bande organisée. Des vêtements mouillés ont été découverts chez le suspect Yanesh Chimajee, ainsi que chez Ti-France Auguste.

Autre piste actuellement approfondie par les enquêteurs: le rôle de Desiré Miguel dans toute cette affaire, compte tenu qu'il est le seul des cinq suspects arrêtés à faire partie du personnel de l'hôtel Les Pavillons. Les enquêteurs veulent savoir quel a été son rôle exact dans l'exécution de ce l hold-up. D'autres interrogatoires des suspects auront lieu cette semaine.


Avortements clandestins allégués à Rodrigues

L'étau se reserre autour de Dusmohamed

L'affaire du cas allégué d'avortement à Rodrigues, relatif à un fœtus de sept mois (voir Week-End dimanche dernier) a connu un rebondissement, qui voit l'étau se resserrer autour de l'avorteur allégué, Sheik Abdool Kader Dusmohamed. En effet, lors d'une perquisition effectuée chez ce dernier à Fond La Digue, par l'ADSU, une importante quantité de comprimés, dont certains listés sous le Dangerous Drugs Act (DDA) ont été retrouvés chez le suspect. D'autre part, le même suspect se retrouve accusé de nouveau par une autre femme, d'avoir pratiqué sur elle un avortement contre la somme de Rs 5 000.

C'est lors d'une perquisition effectuée par l'ADSU lundi chez le suspect Dusmohamed qu'une véritable pharmacie illégale a été découverte par le sergent Louise et son équipe. Parmi les comprimés saisis figurent, entre autres, 52 fioles de ZML Valium, 187 pilules de Tramazac, qui est classifiée sous le DDA comme une drogue, 157 pilules de Tramal 100, un autre dérivé de cette susbstance nocive, sept plaquettes de Tupalgisp, 134 cachets de Valium Diazepam, 1282 seringues jetables et 1989 Winofit. Outre ces produits, que la police soupçonne d'être utilisés dans la pratique des avortements clandestins, l'ADSU a également saisi une somme de Rs 48 000 en liquide.

Alors qu'il était déjà sous le coup d'une accusation provisoire d'Illegal Abortion, le suspect devra faire face à une nouvelle charge, cette fois au sujet de possesion d'Illegal Drugs. Un autre élément et non des moindres, s'est greffé au dossier déjà volumineux du suspect et ce le lendemain de la saisie des comprimés susmentionnés à son domicile. Selon nos renseignements, une femme d'une trentaine d'années, qui a été hospitalisée, a consigné une déposition contre l'avorteur allégué, en faisant ressortir que ce dernier aurait pratiqué un avortement sur sa personne et ce contre une somme de Rs 5 000.

On se souviendra que, dans une première déposition consignée la semaine dernière contre l'avorteur allégué, une habitante de Patate Théophile, âgée de 18 ans avait laissé entendre qu'elle avait été victime d'un avortement clandestin. C'est le Dr Satish Boolell, N° 1 du département médico-légal de la police, qui avait levé le lièvre en autopsiant un fœtus de sept mois dont avait accouché la jeune femme. Le Dr Boolell avait conclu, après l'examen post-mortem, que le fœtus, de sexe féminin était âgé de plus de 28 semaines, (soit un peu plus de sept mois) et a demandé à la police de traiter cette affaire comme un Murder Case.

Le CPMO devait confirmer la cause du décès comme étant un "intra-uterine death following prolonged labour", confirmant ainsi l'hypothèse de l'avortement illégal.


L'affaire Dantier

Nouvelle demande d'exhumation des Dantier en cour

Les parents de Nadine Dantier, Caroline et Jean Yvon, comptent de nouveau saisir la cour afin de demander l'exhumation du corps de leur fille Nadine. Cette démarche, qui n'avait pas abouti durant le courant de 2004 a toujours le même objectif: tirer au clair le contenu de la lettre glissée par Bruno Tadebois, le petit ami de la défunte, dans le cercueil de la victime, juste avant que celui-ci ne soit refermé.

Selon les renseignements obtenus par Week-End autour de cette nouvelle demande d'exhumation, qui devrait être logée en cour dans le courant de la semaine, il ressort que celle-ci est motivée par deux choses: d'une part, l'absence de développements dans l'enquête policière, ainsi que la confirmation obtenue par la famille des résultats négatifs des tests ADN effectués sur la personne d'Eden François. Selon nos sources, ces résultats négatifs ont été abordés lors d'une rencontre qui s'est tenue il y a quelques jours de cela entre le ministre de la Justice, Rama Valayden et les membres de la famille Dantier. Les parents de Nadine Dantier ont, lors de cette rencontre, demandé à ce que la récompense que compte offrir la police à toute personne qui aiderait à faire la lumière sur cette affaire soit augmentée.

Dans les milieux des enquêteurs, il n'est pas à écarter que le suspect Eden François, qui avait refusé de se soumettre, au départ, aux tests ADN, subisse de nouveau de tels tests, pour les besoins d'une contre-vérification des résultats négatifs.

L'on se souviendra qu'une première démarche en vue d'obtenir l'exhumation du corps, demande faite par voie de motion en cour de Moka au mois de juillet 2004, avait été rejetée par la magistrate Sarita Bissoonauth. Les Dantier avaient alors insisté sur le fait que le but de leur démarche n'était pas de réclamer une contre-autopsie. Ils veulent simplement en avoir le cœur net en ce qu'il s'agit de la lettre contenue dans le cercueil. Bruno Tadebois, l'auteur de la lettre, avait pour sa part déclaré, dans le sillage de l'enquête policière, que la lettre était "une prière".


Actes de désespoir

Elle se suicide à 89 ans en se jetant du quatrième étage

La semaine a été marquée par deux nouveaux cas de suicide, dont celui enregistré, vendredi après-midi, à Pointe-aux-Sables, d'une femme de 89 ans, qui s'est jetée du quatrième étage de son appartement.

Marie Edwise Larenne, 89 ans, habitant la Résidence des Tamariniers, Pointe-aux-Sables, est une figure connue de la localité et du pays en général, puisqu'elle est la mère de la ségatière Marie-Josée Clency. L'autopsie effectuée par le Dr Satish Boolell, Chief Police Medical Officer (CPMO), a attribué le décès de l'octogénaire à des "Multiple injuries with hemothorax hæmorrage". La police de Pointe-aux-Sables a ouvert une enquête au sujet de cet acte de désespoir. Selon nos renseignements, l'octogénaire était désemparée à l'idée de rester à Maurice et caressait l'ambition de s'en aller pour la France.

D'autre part, mercredi, un étudiant du St-Andrew's College, Yuviraj Rye Rajcumar, 17 ans, a été retrouvé dans sa cour à Beau-Bassin, en début de soirée. Il s'est donné la mort en se pendant à une branche d'un plant de letchi. La police de Beau-Bassin, qui a ouvert une enquête à ce sujet, estime que l'acte de désespoir commis par l'étudiant pourrait avoir été causé par le stress des études. L'enquête policière se poursuit.


Victime d'inceste

Christabelle, 10 ans, donne naissance à une fille prénommée Megane

Il y a un mois, alors qu'elle était sur le point d'accoucher, la petite Christabelle, 10 ans, confiait, à sa façon, ses appréhensions et attentes après la naissance de son bébé. Victime d'inceste, Christabelle a mis au monde l'enfant qu'elle attendait de son… père. Le 14 août dernier, la fillette qui avait été admise à l'hôpital Victoria a donné naissance à une petite fille qu'elle a prénommée Megane. "Le bébé est en parfaite santé !" nous confie Marjorie, la mère de Christabelle. Toutefois, explique-t-elle, à cause du jeune âge de Christabelle, celle-ci a dû subir une césarienne pour donner vie à sa fille. Christabelle est même restée alitée après les trois jours passés à la maternité de l'hôpital. Se portant mieux, Christabelle confie qu'elle est heureuse d'avoir eu une petite fille. "J'ai finalement choisi de l'appeler Megane. Je trouve que c'est un joli nom", dit l'enfant.

L'arrivée de Megane dans la maison familiale bouleverse quelque peu Marjorie. "Le bébé ressemble beaucoup au père de Christabelle. Il ne peut nier d'être le géniteur de cet enfant ! Et moi, je vis tout cela difficilement, car cette situation n'est pas évidente", explique Marjorie. C'est aussi elle qui s'occupe du bébé de Christabelle, le matin avant d'aller travailler et à son retour l'après-midi. "Mais, relève-t-elle, Christabelle démontre un intérêt particulier à son bébé et aux soins. Comme elle est encore trop jeune, elle ne peut l'allaiter. Megane doit prendre le biberon." Et Christabelle d'ajouter: "Je joue avec elle. Elle est jolie." C'est aux côtés de sa jeune mère et de la sœur de celle-ci que dort le bébé chaque soir. D'ailleurs, les deux filles, raconte encore Marjorie, passent leur temps libre à jouer avec le bébé. Visiblement subjuguée par Megane, Christabelle ne semble pas réellement mesurer la situation.

Si, au départ, Marjorie ne souhaitait pas que le bébé de Christabelle porte le même nom que son père, aujourd'hui, elle concède qu'elle est indécise sur la question. Toutefois, la décision de placer le bébé sous la responsabilité d'une proche demeure, précise-t-elle. "Ce qui permettrait à Christabelle de reprendre sa scolarité." Rappelons que l'enfant a dû interrompre sa scolarité en avril dernier lorsque le personnel médical de l'hôpital Victoria a constaté qu'elle était enceinte. C'est l'année dernière, pendant les vacances du troisième trimestre, que Christabelle a été abusée par son père. Ce dernier qui est depuis en détention nie être le père du bébé de sa fille. Entre-temps, c'est dans des conditions précaires que Marjorie doit subvenir aux besoins du bébé de sa fille. Mère de trois enfants, Marjorie, qui avait trouvé de l'emploi en même temps que son mari dans une ferme à La Marie, est hébergée par son employeur. Grâce au soutien de certaines personnes, Christabelle a reçu des vêtements pour son enfant. Mais, c'est l'école qu'elle souhaiterait reprendre pour retrouver sa vie d'enfant…


Après deux semaines de tension

Le collège Aleemiah reprend normalement

Deux semaines après avoir été ébranlé par des manifestations visant à désamorcer une situation de crise, le collège Aleemiah devrait fonctionner normalement cette semaine. À l'instar de vendredi dernier, où les élèves ont repris leurs cours après la réintégration des deux enseignants suspendus. En l'occurrence Sharif Poorun et Jyoti Ramchurn. Cependant, même si "tout se passe bien en classe", il revient que les élèves qui avaient, dénoncé, lors de la grève déclenchée, des pratiques qu'ils n'approuvaient pas, souhaiteraient voir le départ du manager du collège, de même que le président du board Yusuf Joonas. Pour ce dernier, il "n'est pas question de partir". Refusant de commenter cette affaire qui a retenu l'attention, ces derniers temps, Yusuf Joonas, affirme qu'il "ne veut rien dire qui pourrait nuire aux élèves." Toutefois, tout en rappelant sa "descendance d'une lignée de calife" apportant un service à la population estudiantine du collège, M. Joonas "trouve étrange que des élèves qui viennent prendre des facilités qui leur sont offertes" réclament sa démission ! Il rappelle également que le manager du collège, Peerbye Owasil n'a pas démissionné de ses fonctions. Pour sa part, le président de l'association des parents d'élèves, a lui, préféré soumettre sa démission en début de semaine et ce, sous la pression des parents et des élèves. Si la Secondary and Preparatory School Teachers and other Staff Union (SPSTSU), syndicat qui a plaidé pour la réintégration des deux enseignants, annonce la remise d'une lettre officielle aux deux concernés, dans ce sens, cette semaine, Yusuf Joonas, pour sa part laisse entendre que cette suspension fait suite d'un rappel à l'ordre. Réfutant la tenue d'un oath of secrecy, auquel des enseignants ont été contraints de se soumettre, Yusuf Joonas explique que "lorsqu'on demande aux enseignants de travailler en harmonie, ceci ne veut pas dire oath of secrecy". Par ailleurs la SPSTSU, dans un communiqué avance que "le début de travail des instances de dialogue sera mis sur pied" et "dénoncera tout "delaying tactic" et rendra responsable quiconque ne contribuera pas à rendre à ce collège, à ces élèves, à ces parents et à ces enseignants une sérénité d'esprit, élément essentiel à la réussite d'un collège."



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