Week-end de réflexion pour les opérateurs individuels
qui ne souhaitent pas une extension de leur accord avec le GM
jusqu'à décembre concernant l'actuel système
de gratuité
Comme annoncé par le vice-Premier ministre et ministre
des Infrastructures publiques et du Transport, Rashid Beebeejaun,
l'actuel système de transport fera l'objet d'une étude
approfondie par un consultant du privé. C'est la firme
De Chazal Du Mée (DCDM) qui sera ainsi chargée de
cette étude consistant à trouver la formule la plus
adaptée pour un système de transport gratuit à
Maurice. Les conclusions et les recommandations sont attendues
pour fin août. Entre-temps, les opérateurs des autobus
individuels s'accordent un week-end de réflexion quant
à leur décision relativement à la requête
du gouvernement de prolonger l'accord signé avec les opérateurs
pour que les étudiants, personnes âgées et
handicapés puissent voyager gratuitement.
Notons que le gouvernement a accordé une dotation de
Rs 560 millions pour le transport gratuit pour l'année
financière 2006-2007.
Le gouvernement devrait en effet venir avec un nouveau système
de transport gratuit à partir de l'année prochaine
à la lumière des recommandations qui seront formulées
par les consultants de DCDM. Selon les informations recueillies
en fin de semaine, cette tâche a été confiée
à cette firme consultante en vue de conduire une étude
sur le système de transport public à Maurice, les
implications sociales et économiques d'un système
de transport gratuit, et le système le plus approprié
pour mettre fin aux problèmes enregistrés depuis
l'introduction du transport gratuit l'année dernière.
Les conclusions et recommandations des consultants sont ainsi
attendues à la fin du mois d'août ou début
septembre. C'est du reste ce que le VPM et ministres des Infrastructures
publiques et du Transport a fait comprendre aux opérateurs
d'autobus individuels lors d'une rencontre jeudi matin, ce suite
à la décision de ces derniers de retourner à
l'ancien système à partir du 1er juillet. Les opérateurs
individuels, regroupés au sein des sociétés
coopératives, s'étaient réunis lors d'une
assemblée générale mardi soir pour entériner
cette décision.
Estimant qu'ils ne peuvent plus supporter les coûts d'opération,
engendrant des pertes "conséquentes" depuis l'introduction
du transport gratuit, ils devaient le lendemain informer le gouvernement
de leur décision en conséquence. "Nous ne
pouvions pas continuer à opérer avec une compensation
de Rs 1 100 par autobus par mois. La situation est déjà
difficile et nous ne pouvons nous permettre d'encourir des pertes",
avaient-ils lancé. Pour les sociétés coopératives,
une allocation de Rs 2 000 permettrait aux opérateurs d'assurer
un service gratuit pour étudiants, personnes âgées
et handicapés.
Cependant, une bonne partie des opérateurs pourrait revenir
à de meilleurs sentiments suite à la rencontre avec
Rashid Beebeejaun. Les principaux responsables des sociétés
coopératives organiseront des réunions de travail
avec les opérateurs pendant le week-end pour déterminer
la marche à suivre.
Sunil Jeewoonarain, secrétaire général de
la Mauritius Bus Owners Cooperative Federation Ltd (MBOCF), déclare
pour sa part que la rencontre avec le vice-Premier ministre a
été l'occasion pour les opérateurs individuels
d'exposer leurs difficultés pour assurer un service gratuit
et les problèmes rencontrés avec les autorités
concernant les modalités pour le paiement des grants
ou subsides aux opérateurs individuels. "Le VPM
semble avoir compris nos difficultés. Il a soutenu que
le gouvernement ne serait pas en mesure d'augmenter le montant
de la compensation par autobus. Il nous a également fait
comprendre qu'il était en présence d'autres options
au cas où nous ne serions pas en mesure d'assurer un service
gratuit. Pour ma part, je dois toutefois faire ressortir un point.
Une bonne partie des opérateurs individuels est prête
à jouer le jeu, mais nous souhaitons que le gouvernement
honore ses engagements après cette dernière réunion
de travail. Et non pas ki kan nou fini accepté, zot blié
nou", a-t-il déclaré.
Suivant les récentes contraventions émises contre
les discothèques
Les heures de fermeture des night-clubs prochainement revues
Depuis maintenant trois semaines, les noctambules qui fréquentent
les boîtes de nuit du Nord terminent leur soirée
plus tôt que d'ordinaire. Elles ferment désormais
à 2h du matin suite aux nombreuses verbalisations émises
par la force policière ces dernières semaines contre
les gérants des night-clubs. Ces "répressions
policières" suscitent l'indignation des propriétaires
de discothèques et rendent perplexes de nombreux clubbers
qui ont pour habitude de danser et de s'amuser jusqu'à
5h ou 6 h. Afin que les heures de fermetures soient revues, les
propriétaires des boîtes de nuit ont eu une rencontre
mercredi dernier avec le ministre du Tourisme, Xavier Duval. Ce
dernier leur a assuré que la question sera étudiée
par son ministère ainsi que celui des Administrations locales
et régionales.
"Je travaille jusqu'à fort tard tous les jours.
Le samedi soir, pour décompresser, je vais en boîte
de nuit avec mes potes. Nous arrivons toujours en boîte
entre 1h ou 2h du matin pour quitter les lieux à la fermeture
de la boîte, vers 5h, après avoir passé une
excellente soirée", indique Nicolas, âgé
de 33 ans, employé dans un centre d'appels. Ces dernières
semaines, il a été surpris d'arriver dans le Nord
à 2h du matin, et d'avoir à rebrousser chemin parce
que la boîte de nuit à laquelle il se rendait fermait
ses portes. "Fermé à 2h, vous imaginez ?
L'heure à laquelle l'ambiance est à son top dans
les boîtes. Où se rendre à cette heure ? Combien
de jeunes, avec l'envie de décompresser et de s'amuser,
se retrouvent devant une porte fermée. Et on ose parler
de loisirs pour jeunes ?", déplore ce jeune homme.
Avec l'application de la loi, les jeunes se retrouvent sans rien
faire et tombent dans des fléaux, et l'industrie touristique
en souffrira, ajoute ce jeune homme. "Où se rendront
les touristes qui ont envie d'aller danser pour profiter de leurs
vacances ? Il faudrait revoir la loi, car le pays encourt des
risques énormes avec la fermeture des boîtes de nuits
si tôt, avant même que la soirée ait bien débuté",
estime Nicolas.
Cette décision étonne et provoque le mécontentement
des clubbers. Certains avancent que ces contraventions
font suite à une altercation survenue dans la soirée
du 26 au 27 mai dernier, entre les vigiles d'une boîte de
nuit du Nord et des policiers. Selon eux, après cet incident,
le lendemain même, plusieurs discothèques du Nord
se sont vues imposer une amende par des policiers, car ils n'ont
pas respecté l'heure de fermeture réglementaire.
D'autres avancent qu'il s'agit d'une mesure coutumière.
Quant aux propriétaires de boîtes de nuit, ils s'interrogent
sur cette soudaine mise en pratique d'une loi qui existe depuis
de nombreuses années mais qui n'avait jusqu'ici pas été
mise en vigueur. "Cette loi existe depuis des années,
mais pendant tout ce temps, les autorités n'ont pas sévi.
Pourquoi maintenant ?", déplorent ces propriétaires
de discothèques.
L'heure d'opération des boîtes de nuit se situe
entre 22h et 2h
Selon la loi, l'heure d'opération des boîtes de nuit
(et de certains restaurants) se situe entre 22h et 2h du matin
le vendredi, et 3h le samedi et les veilles de congé public.
Les services d'ordre assurent la sécurité devant
les boîtes de nuit jusqu'à minuit. Il s'agit d'un
service payant. Passé cette heure, pour assurer la sécurité
des clubbers, les propriétaires de boîtes
de nuit font appel à des vigiles. Suivant les nombreuses
verbalisations des discothèques dans la région Nord
et leurs interrogations face à une loi qui n'a pas été
mise en pratique depuis de longues années, les propriétaires
de night-clubs ont décidé d'aller de l'avant et
de réclamer que l'État revoie l'heure de fermeture
des boîtes de nuit. "Nous avons eu une rencontre
mercredi dernier avec le ministre du Tourisme, à qui nous
avons pu faire nos doléances. Il nous a affirmé
qu'une décision sera prise après la présentation
du budget. Nous espérons qu'une décision positive
sera prise", indique un des porte-parole des propriétaires
de boîtes de nuit.
De leur côté, les autorités policières
affirment que les propriétaires de discothèques,
par le biais des policiers qui travaillent dans ces boîtes,
ont été prévenus qu'ils seraient pris en
contravention s'ils ne fermaient pas leurs locaux aux heures légales.
"L'altercation entre les vigiles d'une boîte de
nuit et les policiers dans la soirée du 27 mai dernier
n'est qu'une coïncidence", assure la force policière
responsable de la région Nord. Elle fait ressortir qu'en
janvier de cette année, dans le cadre du Police Public
Partnership Program, les autorités policières
de la région ont eu plusieurs rencontres avec les forces
vives de Grand-Baie et Pereybère, les représentants
du District Council, les citoyens, ainsi que l'association des
commerçants de Grand-Baie. Ces réunions visaient
à définir comment la force policière, en
collaboration avec les citoyens du Nord, pouvait contribuer à
réduire le nombre de vols dans cette région. Selon
nos informations, le nombre de vols dans cette région a
diminué. "Nous avions aussi remarqué qu'au
niveau des boîtes de nuit, c'était la pagaille par
rapport au stationnement des voitures. Nous avions aussi reçu
plusieurs plaintes concernant des vigiles à l'entrée
des boîtes de nuit. Nous avons alors eu une réunion
avec les propriétaires de discothèques et les restaurateurs
de Grand Baie, Pointe aux Cannoiniers et Pereybère",
indiquent les autorités policières responsables
de cette région.
Les forces policières de la région Nord avancent
que suivant cette réunion, les propriétaires de
discothèques étaient d'accord de payer des heures
supplémentaires pour les services d'ordre après
minuit jusqu'à 2h du matin, et avaient décidé
de s'adresser aux autorités concernées pour revoir
l'heure de fermeture légale des boîtes de nuit. "Toutefois,
jusqu'au début du mois de mai, rien n'avait été
entrepris en ce sens", expliquent-elles.
Quinze contraventions émises dans la région Nord
D'où la décision, il y a trois semaines, d'effectuer
des patrouilles policières pour sévir contre les
gérants de night-clubs opérant leurs locaux au-delà
des heures légales. "Nous avions néanmoins
prévenu, une semaine à l'avance, les propriétaires,
par les biais des policiers qui travaillent dans ces boîtes,
que nous allions sévir s'ils ne se conformaient pas à
la loi", expliquent les autorités policières.
Ainsi, sept contraventions (allowing licences premises to remain
open after closing hours) ont été émises
dans la soirée du 26/27 mai dernier, et deux autres la
semaine dernière, contre des propriétaires de discothèques
et des restaurateurs de la région Nord. On apprend que
depuis le début de l'année, quinze contraventions
de ce genre ont été émises dans cette région,
soit 7 de plus du total de l'année dernière.
Interrogé sur la question, le ministre du Tourisme indique
que "la question a été soulevée lors
d'une rencontre mercredi dernier avec les différents propriétaires
de boîtes de nuit. Je pense rencontrer mon collègue
du ministère des Administrations locales et régionales,
pour en discuter. Nous aurons à trouver un équilibre
entre les heures de fermeture des discothèques et le souhait
des habitants des quartiers résidentiels". Une
décision gouvernementale imminente sera communiquée
aux propriétaires de discothèques.
Par ailleurs, selon des informations obtenues, les municipalités
et les conseils de district, auxquelles revient le droit d'octroyer
des licences pour l'ouverture d'une boîte de nuit, ont reçu
l'ordre émanant du bureau du Premier ministre, depuis le
début du mois de mai, de ne plus accorder de permis à
ceux qui en font la demande.
A Mapou cette semaine
Le PM félicite le modèle d'éducation de
l'International Preparatory School
A l'occasion de l'inauguration du bâtiment abritant les
nouvelles salles de classes de l'école privée International
Preparatory School (IPS),à Mapou, la semaine dernière,
le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a félicité
le personnel pour le standard d'éducation dispensé
au sein de cet établissement. Selon lui, le programme académique
et parascolaire de l'IPS reflète ce que le gouvernement
souhaite apporter au sein de nos écoles publiques. Navin
Ramgoolam a déclaré que "this is the kind
of standard that we should reach. IPS is an exemple of what primary
education should be like".
Vistant en compagnie de son épouse les locaux de cette
institution et se disant émerveillé de la qualité
d'éducation dispensée par l'IPS, Navin Ramgoolam
a souligné qu'il est séduit par le programme académique
et parascolaire de l'IPS, qui tient en compte le développement
global et le bien-être de l'enfant. Pour le Premier ministre
l'inclusion de l'art et de la culture dans le domaine éducatif
contribue grandement à l'épanouissement de chaque
enfant. Il a profité de cette occasion pour lancer un appel
aux professionnels du domaine en vue de consolider davantage le
partenariat entre le secteur privé et le secteur public
dans le secteur de l'éducation. Pour le Premier ministre,
les échanges sont capitaux pour l'amélioration de
la qualité de notre éducation, notamment celle d'une
World Class Quality Education. Le Premier ministre a, par
ailleurs, réitéré la volonté du gouvernement
d'accueillir les étrangers dans tous les secteurs de développement
dont l'éducation. Il a rappelé que "we are
facilitating the recruitment of quality teachers not only from
abroad but also those who are here". Navin Ramgoolam
n'a pas manqué de soutenir le rétablissement des
Form 1 to 6 colleges. Ce système vient selon lui optimiser
davantage le sens d'appartenance à ces collèges
pour chaque élève.
Comptant 265 élèves à ce jour, de 24 nationalités
différentes (suisse, brésilienne, hongkongaise,
mauricienne
), l'IPS uvre, en effet, depuis 1989 à
apporter une éducation de qualité pour les expatriés
anglophones mais aussi aux Mauriciens qui utilisent l'anglais
comme médium de communication. Cette institution accueille,
au sein de deux classes d'un maximum de 24 élèves,
par niveau d'études, des enfants de la maternelle à
la sixième. Elle offre des cours académiques dont
l'histoire, l'anglais, l'Art, Design & Technology, le français,
l'informatique entre autres, cet établissement scolaire
du Nord, multilingue et multiculturelle propose également
diverses activités, dont la peinture, la poésie,
le karaté,
, soit des cours encourageant le sens
d'initiative de l'élève ainsi que l'éveil
à l'imagination, visant à l'épanouissement
personnel de chaque élève. Lors de l'inauguration
des nouvelles salles de classes, outre le dévoilement d'une
plaque commémorative, le Premier ministre a mis en terre
une plante, symbole de croissance. Navin Ramgoolam a également
remis le Head of School Special Award, à Roshan Rajcoomar,
l'un des plus anciens employés de cet établissement
scolaire. Il a félicité la persévérance
de cet homme qui a débuté en tant que jardinier,
puis caretaker, et est aujourd'hui est Office Attendant.
Avec l'extension de l'âge de la retraite
La pension de vieillesse désormais payable à
65 ans ?
Ajay Daby, du Congrès Démocratique National (CDN),
demande au gouvernement de préciser si, avec le report
à 65 ans de l'âge de la retraite, il faudra tout
aussi, à l'avenir, attendre que l'on atteigne cet âge
pour bénéficier de la pension de vieillesse. "L'absence
de précision à cet effet crée de la confusion",
a-t-il déclaré à la presse, vendredi.
L'ancien Speaker et Drug commissioner réaffirme, par ailleurs,
qu'il se battra "tooth and nail" en vue de faire
obstacle à l'application de la National Residential
Property Tax. Une taxe, selon lui, "anticonstitutionnelle
et cruelle" et qui sera "difficilement applicable".
Dans ce combat pour lequel il annonce la mise sur pied d'un Comité
de juristes, M. Daby soutient qu'il ira, s'il le faut, jusqu'à
la Cour suprême "et même jusqu'au Privy Council".
Il faudra, néanmoins, explique-t-il, attendre que la mesure
ait force de loi. Ajay Daby critique aussi le démantèlement
du mécanisme de négociations tripartites pour la
compensation salariale annuelle qui, explique-t-il, constituait
"un forum privilégié pour le maintien de la
paix sociale".
De manière plus générale, M. Daby dit souscrire
à l'argumentation de M. Vishnu Lutchmeenaraidoo à
l'effet que le dernier budget "n'était pas fait
pour l'île Maurice ni concocté par des Mauriciens".
Il cite, notamment, la politique de ciblage en matière
de subventions qui, dit-il, en substance, est au départ
viciée par l'existence d'un important secteur économique
informel où l'État n'a aucun contrôle sur
les revenus des acteurs qui y sont engagés.
Ajay Daby se dit, pour l'instant, en rien concerné par
les autres regroupements évoluant dans le paysage politique.
Il affirme, en revanche, sa grande sympathie pour M. Lutchmeenaraidoo,
"un vieux routier capable et un grand ami". M.
Daby dit vouloir "créer un espace" pour
celui qui est issu "de la même école que
moi et avec qui j'ai vécu des événements
communs", en vue de lui permettre de s'exprimer. "Je
ne veux, dit-il, pas faire comme d'autres qui lui ont imposé
une circonscription et deux colistiers."
School IT Project
À l'école de Pointe aux Piments
Le School IT Project (SIPT) a officiellement été
lancé vendredi dernier à l'école de Pointe
aux Piments. La cérémonie s'est déroulée
en présence du ministre de l'Education, Dharam Gokhool
et celui de la Technologie informatique, Etienne Sinatambou.
Pendant ce lancement, la salle d'informatique a aussi été
inaugurée. Cette salle, équipée de sept ordinateurs,
dont cinq nouvellement installées, et d'une imprimante,
a permis aux élèves de standard quatre, cinq et
six de faire montre de leur savoir-faire de l'outil informatique.
Pendant les différents discours, les personnalités
présentes ont mis l'accent sur le rôle prépondérant
de l'informatique dans la société, et la volonté
du gouvernement de faire de la technologie informatique le cinquième
pilier de l'économie. C'est dans ce sens qu'il est nécessaire
de démocratiser l'accès à la technologie
informatique, et d'encourager tout un chacun à acquérir
les compétences adéquates dans ce domaine.
Le SITP est un programme de partenariat entre le ministère
de l'Education et celui de la Technologie informatique, qui vise
à assurer une utilisation effective de l'informatique,
comme un support supplémentaire dans le secteur éducatif.
À ce jour, 1375 ordinateurs et des imprimantes ont déjà
été répartis dans 275 écoles primaires.
À la fin de ce projet, toutes les écoles primaires
de l'île disposeront d'une salle informatique équipée
d'une vingtaine d'ordinateurs.
Étaient également présents à cette
cérémonie, parents et autres personnels, de même
que les membres du conseil de village et de représentants
du Joint Economic Council.
Fausses factures pour une place en Std I
La Hugh Otter Barry GS au centre d'une affaire de corruption
La Central Criminal Investigation Division (CCID) a été
saisie d'un dossier brûlant, dont les répercussions
sont multiples, notamment en ce qu'il s'agit de l'inscription
des élèves en Standard I. Ces répercussions
pourraient également frapper le Central Electricity Board
(CEB) et un autre corps para-étatique. Le stratagème
est tellement simple, mais il fallait y penser. On récupère
une facture d'électricité, on la falsifie par le
biais de l'outil informatique et d'un scanner et le tour est joué.
C'est en se munissant de fausses factures achetées entre
Rs 7 000 et Rs 15 000 l'unité qu'une cinquantaine de parents,
n'habitant pas le Catchment Area de l'école Hugh
Otter Barry, à Curepipe, ont tenté de faire inscrire
leur progéniture au sein de cette "Five Star School".
Week-End a enquêté.
Tout commence il y a deux semaines, quand le Head Teacher de l'école
Hugh Otter Barry se rend en personne au CEB, muni d'une cinquantaine
de factures de la compagnie nationale d'électricité.
Il demande à s'entretenir avec le Chairman du corps para-étatique
au sujet d'une affaire "urgente". Le Head Teacher de
l'école primaire devait ainsi obtenir audience avec Patrick
Assirvaden, président du Board du CEB. Le motif de la visite
du maître d'école: de faire certifier l'authenticité
des factures qu'il avait en sa possession. Sa requête devait
être agréée et c'est alors que la supercherie
est éventée. La cinquantaine de factures produites
par le Head Teacher étaient toutes fausses. Seuls les noms
de personnes qui s'y trouvaient étaient exacts. C'est à
partir de cette découverte stupéfiante que la décision
est prise par le Chairman du CEB de référer l'affaire
à la police. Patrick Assirvaden devait, en personne, consigner
une déposition à la CCID, relatant les faits précités.
C'est alors que tout commence
Depuis la déposition initiale du Chairman du CEB au CCID,
sept parents d'élèves sont arrêtés.
Quatre d'entre eux ont déjà été traduits
en cour de Curepipe sous une accusation de Making use of a forged
document et ont été libérés sous caution.
Les premiers éléments de l'enquête indiquent
que les parents d'élèves qui ont été
arrêtés ont fait l'acquisition de ces fausses factures
d'électricité dans la fourchette de Rs 7 000 à
Rs 15 000. D'autres arrestations sont imminentes, a-t-on assuré
à Week-End au sein du Higher Establishment de la CCID.
À ce stade de l'enquête policière, rien n'indique
qu'il existe une complicité interne au niveau du CEB. Cependant,
cette piste n'est pas non plus à négliger.
Comment ces fausses factures d'électricité ont-elles
été fabriquées ? Rien de plus simple, nous
affirme-t-on dans le giron de la CCID. Il suffit d'obtenir une
facture d'électricité, de la modifier de façon
à ce qu'elle porte le nom de la personne désireuse
de faire inscrire son enfant à l'école Hugh Otter
Barry et que l'adresse qui y figure tombe dans le Catchment Area
de ladite école. La facture en question, avec ses modifications,
a été ensuite scannée par le biais de l'outil
informatique et le tour est joué. Rien de bien compliqué,
laissent entendre les enquêteurs, mais il faut être
un pro de l'informatique de façon à ce que le travail
soit propre, net et sans bavures. C'est, du reste, dans cette
direction que s'oriente l'enquête policière.
Interrogé par Week-End au sujet de cette affaire, le président
du Board du CEB, Patrick Assirvaden a souligné que le corps
para-étatique a été très prompt à
porter cette affaire à la connaissance de la police. "Nous
souhaitons que la police fasse la lumière le plus rapidement
possible sur toute cette affaire parce qu'il y va de la crédibilité
de notre institution. On veut avoir le cur net quant à
ce vaste réseau. Je tiens à le dire haut et fort:
s'il y a une personne qui est mêlée à toute
cette affaire, elle en paiera les conséquences ! La justice
suivra son cours et, à notre niveau, nous prendrons toutes
les sanctions qui seront nécessaires", devait-il marteler.
Le Chairman du CEB devait confirmer que la supercherie a été
éventée grâce au concours du Head Teacher
de l'école Hugh Otter Barry, qui a été très
prompt à demander la vérification d'une cinquantaine
de factures. "C'est là qu'on s'est rendu compte que
tout était faux, sauf les noms des personnes. Les adresses
qui se trouvaient sur les factures incriminées étaient
fictives, de même que les unités consommées
et supposément relevées par le compteur. Tout était
faux", devait-il préciser. Selon le Chairman du CEB,
cette pratique existerait depuis "bien des années
déjà mais c'est la première fois qu'on arrive
à confirmer l'existence de cette fraude, qui serait menée
par une bande très bien organisée", devait-il
ajouter.
Nos renseignements indiquent que la majorité des parents
d'enfants qui ont obtenu ces fausses factures en auraient fait
l'acquisition pour des sommes situées dans la fourchette
de Rs 7 000 à Rs 15 000 l'unité. "Si l'on prend
compte du fait qu'une fausse facture se vend à Rs 7 000,
imaginez combien d'argent les faussaires ont empoché à
travers la vente de 50 de ces factures", s'interroge Patrick
Assirvaden. Dans le giron des enquêteurs, l'on n'exclut
pas également que d'autres Five Star Schools peuvent être
confrontés au même cas de figure que l'école
Hugh Otter Barry. Il n'est pas non plus, à écarter,
qu'un corps para-étatique autre que le CEB soit concerné
par le même type d'escroquerie, compte tenu du fait que
les parents d'élèves doivent produire au moins deux
Utility Bills pour les procédures d'admission.
"Nous suivons cette affaire de très près et
tout porte à croire que d'autres arrestations vont suivre.
Jusqu'à présent, on n'a pas d'idée précise
en ce qu'il s'agit de l'ampleur de cette fraude et encore moins
depuis quand cette pratique existe. Selon nous, cela doit remonter
depuis très longtemps et elle ne concerne pas que l'école
Hugh Otter Barry. D'autres établissements primaires qui
sont classifiés comme des Five Star Schools ont également
dû être victimes de la même supercherie. Il
est de plus en plus clair que certains ne reculent devant rien
afin de faire admettre leurs enfants dans les meilleures écoles
de l'île, quitte à tricher et à utiliser des
moyens illégaux. Cette affaire vient à point nommé
montrer jusqu'à quel point certains parents sont disposés
à aller, quitte à braver la justice et à
se retrouver en prison", a-t-on fait ressortir dans les milieux
de l'enquête policière.
La direction du CEB a déjà, pour sa part, assuré
son entière collaboration à l'enquête policière.
Le Chairman du corps para-étatique suit, du reste, de très
près l'évolution de celle-ci. "La police ne
devra rien laisser au hasard dans son enquête, quitte même
à aller vérifier la provenance du papier utilisé
dans la fabrication de ces fausses factures", a ajouté
Patrick Assirvaden.
Pendant la période d'inscription
Quelque 150 factures falsifiées présentées
à l'école
Depuis que l'affaire de fausses factures à l'école
gouvernementale Hugh Otter Barry a été officiellement
rapportée, celle-ci est au centre des conversations à
l'école et dans le milieu scolaire. Et c'est ainsi qu'il
est dit que la présentation des factures d'électricité
falsifiées "est loin d'être une nouvelle pratique"
à Hugh Otter Barry GS. Selon une source proche de l'école,
"l'an dernier à l'époque de l'exercice d'inscription
pour l'admission des enfants en Std I, des anomalies avaient été
constatées sur les mêmes factures. Cependant, comme
très peu de parents avaient présenté des
factures falsifiées, les cas n'avaient pas été
signalés." Tout comme les autres cas où les
enfants résidant dans différents coins de l'île,
admis à l'école, même si leur résidence
ne se situe pas dans le catchment area de l'établissement
curepipien. Toutefois, la situation allait être différente
cette année. En effet, à la mi-juin, période
indiquée par le ministère de l'Education pour l'enregistrement
des enfants dans les écoles primaires, l'attention des
responsables d'école de Curepipe allait être attirée
par ces "factures qui ne ressemblaient pas à de réelles
documents." Et un enseignant de l'école de confirmer,
"tout le monde en parlait! Lorsque, moi-même je passais
devant le bureau du maître d'école, j'entendais des
remarques et autres réflexions à ce sujet. Même
que le maître d'école prévenait les parents
concernés qu'ils avaient en leur possession de faux documents.
Mais, ces derniers
persistaient à faire enregistrer leurs enfants!"
"Il y aura des genuine cases qui, eux, habitent le catchment
area et qui n'auront pas de place à l'école!"
Ainsi, il revient que durant la semaine consacrée à
l'admission des enfants en Std I, quelque 300 parents se sont
présentés au bureau administratif de l'école
gouvernementale Hugh Otter Barry. L'école dispose de quelque
160 place en Std I pour la rentrée de 2007."De ce
nombre de parents, une centaine d'entre eux disposant de fausses
factures a préféré ne pas inscrire leurs
enfants lorsque l'administration de l'école leur a dit
qu'ils présentaient de faux documents! Et il est évident
qu'une partie des 160 enfants qui seront admis en janvier 2007,
aura une place à l'école grâce à de
faux documents. Aussi, il y aura des genuine cases qui eux habitent
le catchment area et qui n'auront pas de place à l'école.
C'est un fait ! Et cela est déplorable" indique notre
source. Et d'ajouter, "quelque 50 parents ont enregistré
leurs enfants avec de fausses factures." Par ailleurs, toujours
selon cette même personne, outre la démarche du maître
d'école auprès du CEB (voir plus loin), il s'avère
"qu'un nombre important de parents, disposant de documents
officiels et des papiers en règle, avait commencé
à rouspéter lorsque ceux-ci ont constaté
la stratégie des autres parents. Craignant que leurs enfants
soient pénalisés par le subterfuge élaboré
par d'autres parents, ils ont préféré réagir."
Parmi les parents qui se sont munis de faux documents pour s'assurer
que leurs enfants soient admis dans cette école star de
Curepipe, des professionnels de différents secteurs privés
et publics sont concernés. "Notamment, des membres
de la force policière et du barreau", précise-t-on
dans les couloirs de l'école Hugh Otter Barry. "D'ailleurs,
nous avons appris que la personne qui est derrière la falsification
des factures se sentait quelque part protégée et
agissait tout en sachant qu'elle rendait service à des
policiers! Nous avons aussi appris que cette personne réclamait
de plus en plus une somme qui pouvait aller au-delà des
Rs 10 000. Selon, cette fois-ci, des rumeurs, elle disait qu'elle
avait à donn enn ti lenvlop enn bann dimounn, c'est pour
cette raison qu'elle réclamait autant d'argent"
En présence d'une cinquantaine de fausses factures, nous
avons également appris que le maître d'école
aurait alerté le ministère de l'Education. Celui-ci
lui aurait alors conseillé de continuer les procédures
d'enregistrement. Toutefois, une fois l'enquête policière
ouverte, le maître d'école aurait à nouveau
averti le ministère de l'Education, puisqu'il était
tenu à remettre les faux documents aux policiers. Au ministère
de l'Education, une enquête a été également
instituée. C'est ce que nous a affirmé le porte-parole
du ministère, hier matin.
À l'école Hugh Otter Barry, cette affaire gène
actuellement le personnel enseignant. "Il y va quand même
de la réputation de notre école", relève
un membre du personnel. Et un autre d'ajouter, "quelque part
c'est une bonne chose que cette affaire ait éclaboussée.
D'abord, il y a une injustice envers des parents qui eux disposent
de vrais documents et qui habitent le catchment area. Et puis,
dans la pratique, nous nous retrouvons confrontés à
des situations difficiles lorsque nous accueillons des enfants
qui viennent des régions éloignées. Par exemple,
lorsqu'un accident ou un incident se produit et que l'élève
doit rentrer chez lui, l'éloignement de son domicile pose
problème. Les autorités devraient peut-être
penser à élargir les catchment areas pour éviter
de tels scandale !"
Maintenant que l'affaire de fausses factures a été
étalée au grand jour, il est à souligner
que la pratique de falsification de données pour une place
dans une école primaire cotée ou un collège
Star est chose courante! Commentant l'affaire qui concerne l'école
Hugh Otter Barry, Ashik Junglee de la General Purpose Teachers'
Union rappelle que l'émergence des stars schools "favorise
ce genre de pratique." Il est d'avis que s'il y avait une
certaine parité dans les écoles primaires, la corruption
et la falsification des factures ne seraient pas courantes. "Toutes
les écoles devraient comprendre un certain nombre d'éléments
brillants pour décourager toute pratique frauduleuse pour
une place", ajoute-t-il. Ce dernier est aussi convaincu "que
si une enquête approfondie est menée par la police,
de hautes personnalités risquent d'être prises dans
les filets !"
Tendances alimentaires
Dholl puri, mine bouilli, Pains fourrés et les autres
Dholl Puri, gâteau piment, mine bouilli
ou pain fourré
Les marchands de rue ou les gérants
de "snacks" n'ont pas tardé à réajuster
leurs prix dès lundi. À Port-Louis comme à
Rose-Hill ou Flacq, la tendance est la même. L'augmentation
du prix du gaz et celui de la farine obligent, disent-ils.
Ceux fréquentant les "snacks" ou restaurants
de façon habituelle ou pas; ou ceux s'arrêtant au
coin de rue pour s'acheter un "petit samoussa" ou un
"roti" en font déjà les frais. Une "paire
de Dholl Puri" ou un "roti" se vendent désormais
à Rs 7 depuis le début de cette semaine. Ces produits
bien ancrés dans nos habitudes alimentaires ont en fait
connu une hausse successive de Rs 1 en trois mois, sortant de
Rs 5 pour passer à Rs 6 en mars dernier, avant de coûter
aujourd'hui Rs 7. Les "petits gâteaux" tels que
les gâteaux piment ou samoussa coûtent, pour
leur part, Rs 2 l'unité ou trois unités pour Rs
5.
Les pâtisseries ont également revu leurs prix. Une
tarte ou une napolitaine coûtent entre Rs 10 et Rs 12. La
hausse varie entre Rs 3 et Rs 5, alors que dans les snacks, certains
plats, tels que les "mines bouillies ou frits" coûtent
entre Rs 5 et Rs 15 plus cher.
Pour le "pain fourré", la hausse varie entre
Rs 2 et Rs 5. À Port-Louis, dans certains cas, un pain
au poulet est passé de Rs 22 à Rs 27 chez certains,
alors que chez d'autres, le prix est passé de Rs 20 à
22.
Budget
Taxe plastique:Avec ou sans TVA ?
Le sac en plastique coûte Rs 1,15 dans les grandes surfaces
et Rs 1,50 dans les petits commerces depuis le début de
cette semaine. Les consommateurs doivent également payer
Rs 1,15 pour les bouteilles en plastique contenant des boissons
gazeuses. Cependant, l'Institut pour la protection des consommateurs
(ICP) a réagi cette semaine en maintenant que la Taxe à
valeur ajoutée ne devrait pas être appliquée
sur le "levy" de Rs 1 imposé par le gouvernement
sur ces produits en plastique. L'ICP estime ainsi que cette pratique
est contraire à la loi et demande ainsi aux consommateurs
de refuser de payer les 15 sous additionnels imposés par
les consommateurs. Dans le milieu des commerçants l'on
affirme que ces frais sont appliqués en toute légalité.
"Il y a une grosse confusion dans cette affaire. Nous
pensons qu'il est impossible d'imposer la TVA sur un levy. Cela
ne peut être le cas s'il y a une excise duty sur
ces produits. Nous avons également pris contact avec le
bureau de la TVA. Nous souhaitons que le bureau de la TVA émette
un communiqué cette semaine pour confirmer si ces 15 sous
peuvent être appliqués", a déclaré
Mosadeq Sahebdin porte-parole de l'ICP.
Inauguration de Ste-Marie, à Palma
Mgr Piat plaide pour une éducation sans compétition
ni corruption
Depuis le début du deuxième trimestre, le collège
catholique Ste-Marie, première institution secondaire payante
du Diocèse, est abrité dans des locaux flambant
neufs, à Palma. Invité à inaugurer le collège
vendredi dernier, l'Évêque de Port-Louis, Mgr Maurice
Piat, a plaidé pour une éducation saine sans compétition.
L'éducation, insistait-il, n'est pas une course, mais un
pèlerinage. C'est aussi lors de son intervention que Mgr
Piat, en faisant référence à l'affaire de
fausses factures du CEB pour une place dans certaines écoles
primaires, a déploré la corruption due à
la compétition dans le système éducatif.
Soulignons que le collège Ste-Marie, qui comprend deux
sections, les Form I et II, a accueilli ses premiers élèves,
filles et garçons, en janvier 2005. Actuellement, la population
estudiantine du collège est de quelque 80 adolescents.
Éducation
ANFEN remet sa pétition au PM
La pétition lancée pour réclamer que les
élèves des écoles d'ANFEN bénéficient,
comme tous les élèves mauriciens, du transport gratuit
par autobus sera remis jeudi prochain au Premier ministre.
L'Association of Non Formal Education Network (ANFEN) regroupe
les écoles qui prennent en charge les élèves
ayant échoué aux examens du CPE qui ne sont pas
pris en charge par le gouvernement. Les écoles ANFEN proposent
une éducation adaptée à plus de 600 enfants
à travers une série d'écoles disséminées
dans le pays. Depuis l'introduction du transport gratuit pour
les écoliers et collégiens, l'association se bat
pour que ses élèves bénéficient de
ce droit. En dépit de plusieurs requêtes et questions
parlementaires, le ministre de l'Éducation refuse d'accorder
ce droit aux enfants fréquentant les écoles ou centres
ANFEN. C'est pour lutter contre cette non-reconnaissance que les
animateurs d'ANFEN ont décidé de faire circuler
une pétition qui sera remise au Premier ministre jeudi
prochain. Jusqu'à samedi dernier, la pétition avait
été signée par plus de 12 000 personnes.
Les personnes souhaitant signer la pétition avant jeudi
peuvent le faire en contactant ANFEN au 465 1484
Suite aux travaux de réfection à GRNO
Les chauffeurs de taxi déplorent leur manque à
gagner
Suivant les travaux en cours le long de la Pailles Branch Road
en vue relier l'autoroute de Pailles à Grande-Rivière-Nord-Ouest
(GRNO), la douzaine de chauffeurs de taxi de la région
déplorent leur manque à gagner. Ils indiquent que
depuis le début des travaux de Road Development Authority
(RDA), jeudi dernier, ils n'arrivent pas à opérer
leur taxi. Évoquant leur situation familiale et craignant
qu'ils n'arrivent pas à subvenir aux besoins de leurs familles,
ces chauffeurs de taxi rappellent que les travaux dureront quatre
mois. Dans cette optique, ils réclament une compensation
et souhaitent une rencontre des plus urgentes avec les autorités
concernées.
Jean-Claude Azie, porte-parole des chauffeurs de taxi de GRNO
explique que tous les matins, entre 6h et 8h30 et les après-midi
entre 16h et 19h, les chauffeurs de taxi de la région effectuent
le trajet pour les employés de la zone industrielle de
Pailles, entre la place taxi de GRNO et l'église de Pailles
se situant sur l'autoroute. "Cé sel façon
ki nu gagn nu lavi. Tu lézur nu fer sa trazé la.
Dépi ki sa bann travo la finn commencé nu pa pé
travay ditu. Coma nu pu fer pendant kat moi. Nu ena fam zenfa
pu nourri. Nu ena loan pu payé
Couma nu pu gagn nu
lavi", déplore ce chauffeur de taxi qui travaille
dans cette région depuis plus d'une trentaine d'années.
Faisant ressortir qu'ils ne sont pas contre le projet de refaire
cette route, en vue de lui offrir un meilleur accès et
une meilleure visibilité (qui serait à leur avantage),
les chauffeurs de taxi de GRNO indiquent que c'est du jour au
lendemain qu'ils ont appris que la route sera totalement fermée
durant les travaux. "nu finn appran la nouvel dan radio.
Nu pa finn recevoir okenn circulair pu dir nu nu pa pou kapav
opéré dan sa région la. Zordi nu pa pe kapav
travay ditou", souligne Jean Claude Azie. Dans cette
optique, les chauffeurs de taxi de GRNO réclament une compensation,
afin de pouvoir subvenir aux besoins des leurs familles. Ils souhaitent
une rencontre avec les autorités concernées dans
les plus brefs délais afin de voir dans quelles mesures
ils peuvent être assistés.
Au Mauritius Hindi Institute hier matin
La mise sur pied d'un Institut des Langues confirmé
Le ministre de l'Education, M. Dharam Gokhool a confirmé,
hier matin, l'engagement du gouvernement de mettre sur pied un
Institut des Langues. C'était à Trois Boutiques,
Triolet, à l'occasion d'une cérémonie marquant
les 36 ans du Mauritius Hindi Institute (MHI).
M. Gokhool a situé ce projet comme l'une des composantes
de son plan de réforme éducative. Pour lui, un tel
institut constituera "un atout" dans le contexte du
nouveau projet de développement économique de l'île.
Il devait, à cet effet, expliquer que le pays aura, notamment,
besoin, à l'avenir, de traducteurs, d'interprètes
et autres spécialistes en langues. Dharam Gokhool a laissé
comprendre que cet institut de haut niveau viendra, en substance,
compléter le travail déjà entrepris pour
la promotion des langues, notamment, par le Mahatma Gandhi Institute
(MGI) et l'Ecole Hôtelière.
Précédemment, le ministre de la Santé et
député de la circonscription, M. Satish Faugoo avait
rappelé l'importance de l'hindi, "langue universelle
parlée sur les cinq continents et reconnue par les Nations
Unies". Il a, sous ce dernier rapport, fait état
du discours en hindi prononcé à la tribune de l'ONU
en 1978 par M. Atal Bihari Vajpayee, alors ministre des Affaires
étrangères indien.
Le président du MHI a, lui, regretté la "conception
erronée" selon laquelle, a-t-il dit, "l'hindi
ne doit être maîtrisé que par les Hindous".
Il a, à cet effet, cité l'exemple d'un Mauricien
de confession chrétienne aujourd'hui responsable de l'une
des cinq écoles du MHI et membre du comité exécutif.
Le ministre de l'Environnement, M. Anil Bachoo ainsi que le professeur
Sodurshun Jugessur se sont aussi adressés - en hindi -
à l'assistance. Aussi invité, le Premier ministre,
le Dr Navin Ramgoolam, s'est fait excusé.
Lutte contre la drogue et l'alcoolisme
À l'initiative du CATR et du Lions Club de Pamplemousses
une caravane de prévention sillonnera l'île
En collaboration avec le Lions Club de Pamplemousses et quelques
sponsors, le Centre d'Accueil de Terre Rouge (CATR) se lance dans
une campagne de sensibilisation nationale contre l'alcool et la
drogue. Le lancement de cette campagne: Drogue et Alcoolisme:
Non ! a été effectué jeudi dernier en présence
des représentants des différents Lions Club de Maurice,
des sponsors associés à ce projet, ainsi que des
responsables du CATR et de quelques résidents du centre.
Pour l'occasion, les clés d'un véhicule, qui servira
de caravane de prévention durant la campagne, a été
remis au Président du CATR par le Lions Club de Pamplemousses.
À partir de cette semaine, la caravane de prévention
sillonnera toutes les régions de Maurice pour démarrer
cette campagne nationale de prévention qui s'étalera
sur une année.
Ce véhicule représente "un outil essentiel
pour le centre", a fait ressortir Alain Béchard,
Président du CATR dans son allocution. Il a indiqué
que non seulement, dans le cadre de cette campagne de prévention,
le véhicule nouvellement acquis par le CATR se déplacera
dans divers quartiers de l'île pour des sessions d'information
et de prévention sur le terrain, mais il servira aussi
de transport aux résidents du CATR, lors des sorties qu'ils
effectuent avec le centre dans le cadre de leur thérapie.
Ce véhicule sera également très utile au
centre pour transporter les meubles réparés par
les patients résidents du CATR suivant le programme de
réinsertion, a souligné Alain Béchard. Il
a fait un parallèle entre le travail de réparation
de meubles par les patients du CATR et celle de la réparation
de leur vie, indiquant que le CATR uvre à amener
ces victimes, touchées par la drogue ou l'alcool, à
reprendre leur vie en main. Toutefois, si le véhicule a
déjà été acquis par le CATR, grâce
au Lions Club de Pamplemousses et de quelques sponsors, il manque
une partie de la somme requise pour finaliser son achat. Dans
cette optique, le CATR lance un appel aux sponsors, pour se joindre
aux efforts du centre afin de lutter contre le problème
de drogue et d'alcool à Maurice, en ayant un geste généreux
envers le centre et ses patients.
Avec la collaboration de Lions Club de Pamplemousses, le démarrage
de la campagne se fera symboliquement à Pamplemousses.
Les volontaires distribueront des brochures et animeront des causeries,
avec plusieurs témoignages d'anciennes victimes de drogues
ou d'alcool. La caravane se rendra également dans des institutions
scolaires pour sensibiliser davantage les jeunes à ces
problèmes qui rongent de plus en plus notre société
et qui touchent de plus en plus de jeunes. "Cette campagne
de proximité permettra de mieux faire connaître les
méfaits de la drogue et de l'alcool. Et chaque session
sera adaptée selon le vécu et la réalité
du terrain de chaque région qui sera visité",
a indiqué Jean François Rey, PRO et animateur du
CATR. Utilisant les chiffres du Rapid Situation Assessment Report
(RSAR), émis en 2004 - soit que sur 1.2 millions d'habitants,
Maurice compte 120 000 alcooliques et 17 000 drogués, avec
notamment une consommation annuelle d'alcool s'élevant
à 70 millions de litres à Maurice, Jean-François
Rey explique que la campagne du CATR et du Lions Club de pamplemousses
sera axée essentiellement sur la famille afin de sensibiliser
tout le monde par rapport à ces fléaux qui rongent
la société et dans bien des cas détruisent
la famille. De son côté, Mme Ballysing-Davidsen,
la nouvelle présidente du Lions Club de Pamplemousses,
a fait ressortir qu'"avec le taux grandissant de fléaux
qui affectent la société Mauricienne, dont le sida,
la drogue, la violence domestique, les enfants maltraités,
la prostitution
, il nous faut agir afin d'avoir la conscience
claire, mais aussi parce que nous avons un devoir envers nos enfants".
Elle a également lancé un appel à la générosité
d'autres volontaires afin de soutenir le CATR dans sa lutte.
20 ans depuis que le CATR aide les victimes
Le CATR fête actuellement ses 20 années d'existence
dans la lutte contre la drogue et l'alcool. Ce centre, membre
de la NATReSA et qui a vu le jour en 1986, à l'initiative
de José Ah Choon, uvre en effet à aider des
victimes de la drogue et de l'alcool à sortir de ces problèmes
sociaux. Depuis sa création, quelque 15 000 personnes convergent
annuellement vers le CATR pour des cures ou un suivi. Le CATR
accueille 14 stagiaires pour chaque session de réhabilitation,
qui s'échelonne chacune sur 9 semaines. Après leur
session de réhabilitation, qui inclut également
la réinsertion sociale, avec notamment l'apprentissage
de la menuiserie, les stagiaires sont invités à
venir au centre pour un suivi. A noter que le CATR offre des consultations
médicales ayant trait à des problèmes causés
par la dépendance aux drogues.
Hier soir à l'hôtel Ebony Mourouk
Myrna Philippe couronnée Miss Rodrigues
C'est sans grande surprise que Myrna Philippe, âgée
de 19 ans a remporté, hier soir, le titre de Miss Rodrigues
2006, lors de la finale du concours organisée à
l'hôtel Ebony Mourouk. Myrna Philippe, qui a été
élue en décembre dernier, Miss Ebony 2006, a une
fois de plus séduit le jury, même si elle ne pratique
le mannequinat que depuis 7 mois. Les deux dauphines de la Miss
Rodrigues sont Sanielle Ravina (également élue Miss
Talent) et Jenny Ah Soon, toutes deux âgées de 17
ans. Pour la Myrna Philippe, qui représentera prochainement
son île au concours de Miss Mauritius National Pageant 2006,
cette consécration représente "un grand
honneur non seulement sur le plan personnel, mais aussi, il s'agira
d'une occasion de venir présenter son pays, en mettant
en exergue les différentes cultures". Elle dédie
son titre à sa famille et à ses amis. Cette étudiante
en dernière année d'études à l'IVTB
dans le cadre d'un NTC 3 en Front Office, aspire à diriger
son propre hôtel à Rodrigues. Rappelons que c'est
après trois années sans participation, que la Miss
Rodrigues trustera le titre tant convoité de Miss Mauritius.
La présentation des candidates pour ce concours aura lieu
le 14 juillet prochain. La grande finale de Miss Mauritius National
Pageant 2006 se tiendra, elle, le 17 août prochain.
Technologie informatique
Panne de l'ADSL
Vous avez dû le remarquer. Si vous êtes connectés
à l'internet à haut débit, l'ADSL, vous rencontrez
des problèmes de connexion depuis le courant de la semaine.
Cette situation est due à une panne de la connexion internationale
de Hong-Kong, ce qui donne lieu à une saturation sur les
trois autres lignes de connexion. Cette panne, qui dure depuis
mercredi dernier, affecte principalement ceux qui utilisent l'ADSL.
Bien que les démarches aient déjà été
entreprises pour réparer cette panne, le problème
ne semble pas si facile à régler, ce qui prive les
11 000 abonnés de connexion jusqu'à nouvel ordre.
Du côté de Mauritius Telecom, on avance que le nécessaire
est fait et que la situation devrait retourner à la normale
d'ici peu.
Le barreau mauricien s'enrichit d'un nouvel avocat
Bernard Marie, fils de notre confrère Renaud Marie, a prêté
serment le 27 juin dernier comme avocat. Ancien étudiant
au collège St Mary's, ce dernier s'est mis à étudier
le droit au Hollborn College à partir de 1999, après
avoir tenté de faire carrière dans la gestion. Après
avoir décroché son LLB (Honours), il devait être
called to the bar en 2004, en Angleterre. Il a effectué
son pupillage chez Me Rex Stephen et chez l'avoué Manon
Mardemootoo. Depuis sa prestation de serment, il a intégré
les Chambers de Me Stephen et compte faire de la Company
and Employment Law sa spécialité.
Du 15 au 22 juillet
150 jeunes parcourent Maurice
La Gold Award Holders Association, en collaboration avec le ministère
de la Jeunesse et des Sports, organise la deuxième édition
de Walk Around Mauritius, à l'intention des jeunes
de l'île, du 15 au 22 juillet. Cette activité se
tient dans le cadre du 40e anniversaire du National Youth Achievement
Award.
L'aventure Walk Around Mauritius regroupe encore plus d'intéressés
cette année, à savoir 150 jeunes, qui parcourront,
pendant toute la durée de l'expédition, quelque
210 km, dont une innovation avec 20 km en mer, plus précisément
dans le lagon du Sud-Est. Cette année, la marche est associée
à des objectifs sociaux, les organisateurs s'engageant
à mieux sensibiliser les jeunes, et à travers eux,
la population, face aux fléaux tels que le VIH/SIDA, l'alcool
ou le tabac. "Cet élan de sensibilisation sur les
fléaux sociaux cadre avec l'objectif du ministère
et du programme gouvernemental pour mieux informer les jeunes
et les préparer à un avenir sain", a précisé
Sylvio Tang, le ministre de la Jeunesse et des Sports.
La marche sera également ponctuée de services communautaires.
Ainsi, il est prévu que ces jeunes visitent des maisons
de retraite, procèdent à la mise en terre d'arbres
et à la réalisation de fresques murales, entre autres
activités. Cette démarche démontre les caractéristiques
bien précises que prône l'Award, à
savoir le sens de l'initiative et de la responsabilité,
la volonté d'aller à l'aventure et l'épanouissement
dans des activités saines. Le ministre de la Jeunesse et
des Sports encourage plus de jeunes à se prendre en charge
et à être plus indépendants, en mettant en
place des projets favorables, ainsi qu'à se responsabiliser
envers la société.
Le départ sera donné le samedi 15 juillet, à
10 h, devant la Mairie de Port-Louis, tandis que le point d'arrivée
est l'hôtel de ville de Quatre-Bornes, à 15h, le
samedi 22. Le parcours englobe différentes étapes,
dont les villages de Pointe-aux-Piments, Mahébourg et Rivière-Noire,
alors que les participants passeront la dernière soirée
à l'école primaire Louis Nellan, à Quatre-Bornes.
Plusieurs sponsors contribuent à cette aventure, dont le
ministère de la Santé, ceux de l'Environnement et
de l'Education ou encore Mauritius Telecom.