s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 9 juillet 2006



Contestation des GP results - Le comité indépendant de Cambridge siégera ce mercredi
A Thon des Mascareignes - Des employées bangladeshies demandent à être relogées
Taux de criminalité et application des lois - Un rapport publié en Angleterre expose les mythes et les réalités
Télécommunications - Le PM lancera Multiplay de MT mardi prochain
Sur décision du gouvernement - DCDM chargé de l'étude sur le transport gratuit
Suivant les récentes contraventions émises contre les discothèques - Les heures de fermeture des night-clubs prochainement revues
A Mapou cette semaine - Le PM félicite le modèle d'éducation de l'International Preparatory School
Avec l'extension de l'âge de la retraite - La pension de vieillesse désormais payable à 65 ans ?
School IT Project - À l'école de Pointe aux Piments
Fausses factures pour une place en Std I - La Hugh Otter Barry GS au centre d'une affaire de corruption
Pendant la période d'inscription - Quelque 150 factures falsifiées présentées à l'école
Tendances alimentaires - Dholl puri, mine bouilli, Pains fourrés et les autres
Budget - Taxe plastique:Avec ou sans TVA ?
Inauguration de Ste-Marie, à Palma - Mgr Piat plaide pour une éducation sans compétition ni corruption
Éducation - ANFEN remet sa pétition au PM
Suite aux travaux de réfection à GRNO - Les chauffeurs de taxi déplorent leur manque à gagner
Au Mauritius Hindi Institute hier matin - La mise sur pied d'un Institut des Langues confirmé
Lutte contre la drogue et l'alcoolisme - À l'initiative du CATR et du Lions Club de Pamplemousses une caravane de prévention sillonnera l'île
Hier soir à l'hôtel Ebony Mourouk - Myrna Philippe couronnée Miss Rodrigues
- Le barreau mauricien s'enrichit d'un nouvel avocat
Du 15 au 22 juillet - 150 jeunes parcourent Maurice


Contestation des GP results

Le comité indépendant de Cambridge siégera ce mercredi

Un Comité d'appel indépendant entendra les contestations des étudiants du Royal College of Curepipe (RCC), ce mercredi, suite au deuxième appel effectué par ces derniers et la direction du RCC, après que l'institution britannique a maintenu ces'revised results'en mai dernier, en dépit du premier appel. Le directeur du MES, Lucien Finette et la rectrice du RCC, Hafeeza Nabheebucus seront présents aux travaux de cette instance. Ils auront la possibilité de poser des questions et demander des clarifications sur la manière dont les papiers étaient corrigés ainsi que sur la révision des scripts, avant que le comité ne rende son verdict, prévu pour le lendemain.

Ces étudiants avaient en effet obtenu un remarking, à la suite de leurs contestations des résultats en General Paper (GP) en février dernier. Après la révision de leurs épreuves, Cambridge a reconnu ses erreurs et envoyé une lettre d'excuses personnelle à chacun des candidats concernés. Soutenant qu'il n'y a eu que des "modifications mineures", avec notamment "aspects troublants", ces étudiants, toujours insatisfaits de leurs résultats, et les règlements de Cambridge permettant aux candidats de faire appel s'ils ne sont pas satisfaits des conclusions après révision de leurs scripts, ces derniers ont en effet fait un premier appel en mai dernier. Deux demandes individuelles ainsi qu'une demande collective au nom de 99 étudiants, notamment ceux du centre d'examen MU 010 faite par le RCC ont été transmises à Cambridge. Néanmoins, l'instance britannique a maintenu ces "revised results". C'est dans cette optique que les contestataires ont fait un deuxième appel, ce qui, selon les règlements de Cambridge, aboutit à la création d'un comité indépendant.

Comme pour le premier appel, deux demandes individuelles et une demande collective au nom de 99 candidats ont été transmises à Cambridge. L'instance a institué un comité pour délibérer ces contestations. Le comité, présidé par "an independent member who is neither a member of CIE's staff nor one of its examiners" avec pour assesseur deux officiers de Cambridge n'ayant pas été impliqués d'aucune façon dans cette affaire ni aux derniers examens, siégera mercredi. Le verdict sera vraisemblablement connu le lendemain. À savoir que le travail de ce comité n'est pas d'effectuer une nouvelle révision de scripts. Les étudiants devront simplement donner les arguments pour soutenir la contestation de leurs nouveaux résultats. En effet, suivant la procédure du Stage 2 Appeal, les plaignants doivent envoyer un document écrit dans lequel ils doivent expliquer "in what way the centre regards the procedure used in the assessment for the candidate's work or the enquiry about results to be improper or irregular".

Par ailleurs, en raison des "exceptionnal circumstances surrounding the General paper results at RCC", l'institution britannique a autorisé la présence du directeur du MES et celle de la rectrice du RCC pendant que le comité siégera. De même, toujours selon la procédure en cas de Stage 2 Appeal, Lucien Finette et Hafeeza Nabheebucus auront la possibilité de poser des questions et demander des clarifications sur la manière dont les papiers étaient corrigés ainsi que sur la révision des scripts. Lucien finette indique que le verdict pourra être rendu le lendemain. Il fait ressortir que sa présence ainsi que celle de la rectrice du RCC lors des travaux du comité "vise à s'assurer que tout se passe de manière objective et dans la transparence. Le MES a toujours joué son rôle de médiateur entre les étudiants, le collège et Cambridge. S'il y a erreur de la part de Cambridge cela devra être corrigé. Mais nous devons attendre le verdict pour savoir". Par ailleurs, l'un des deux candidats ayant fait appel a envoyé une requête à Cambridge pour être représenté lors des travaux du comité. Une réponse de Cambridge en ce sens devrait lui être communiquée d'ici demain après-midi.


A Thon des Mascareignes

Des employées bangladeshies demandent à être relogées

Quelque 400 employées d'origine bangladeshie de Thon des Mascareignes (TDM) vivent dans la peur depuis qu'une de leur compatriote et collègue est décédée des suites d'une hémorragie cérébrale. Une psychose collective a gagné presque la totalité du groupe, au point où elles affirment être témoins et victimes de manifestations paranormales à l'intérieur de leur dortoir. Dans la nuit de lundi à mardi soir, elles ont demandé à être relogées ailleurs suite à un mouvement de panique. La majorité des travailleurs a ainsi été orientée temporairement vers un logement à Pamplemousses en attendant que la direction ne trouve une solution à leur problème. Gérard Malherbes, directeur des ressources humaines de TDM, a déclaré à Week-End hier après-midi que des démarches étaient en cours en vue de leur trouver un logement, alors qu'une partie de travailleurs a demandé à regagner leurs dortoirs à Pointe aux Sables.

"Je peux vous assurer que nous ne lésinons pas sur les moyens pour trouver une solution pour nos travailleurs. Vu que c'est un problème compliqué, nous allons trouver un autre logement pour ces travailleurs, car il est de notre responsabilité morale de veiller à ce qu'ils soient logés dans les conditions correctes", fait comprendre Gérard Malherbes, qui a été au four et au moulin pendant ces deux dernières semaines pour essayer d'apaiser l'atmosphère instable qui règne au sein de ce groupe de travailleurs.

Tout a commencé le jeudi 8 juin dernier lorsqu'une des employées, victime d'un malaise, est transportée d'urgence à l'hôpital Jeetoo. Souffrant d'une hémorragie cérébrale due à une malformation congénitale, elle a dû subir une intervention chirurgicale avant de décéder trois jours plus tard. Et c'est quelques jours après le rapatriement du corps que les choses ont commencé à se compliquer. "Tout a été fait selon les procédures. La direction a fait le nécessaire pour que sa sœur, également une employée, puisse la raccompagner dans son pays d'origine. Des séances de prières en présence d'un Maulana ont même été organisées à la demande des travailleurs. Mais malheureusement, quelques jours après, elles ont commencé à tomber dans la panique affirmant que des choses anormales se manifestaient dans leurs dortoirs", explique Véronique Dubourg, responsable de la communication pour IBL Marine Logistic and Aviation.

Malgré un renforcement de la sécurité dans les dortoirs, la situation a continué à se dégrader au point où dans la nuit de dimanche à lundi dernier, un mouvement de panique a forcé les travailleurs à quitter leurs dortoirs pour se retrouver dans la rue. Certains refusaient de dormir dans les locaux de Pointe aux Sables, alors que d'autres avaient enlevé leurs matelas placés sur le sol. "Lundi matin, elles n'ont pas travaillé. Certains ne mangeaient plus, alors que d'autres ne dormaient plus. Elles ont demandé à être relogées avant la nuit. Ce qui était quasiment impossible. Comment trouver un dortoir pour 400 personnes en un jour ?", soutient Gérard Malherbes.

Dans la soirée de lundi dernier, la situation devait s'empirer, les expatriées refusant de regagner leurs dortoirs. Selon les témoignages recueillis, certains travailleurs affirment avoir reçu une gifle, d'autres auraient vu des ombres, voir un corps sans tête ou une personne au visage défiguré. La direction de TDM est finalement intervenue dans la soirée pour orienter les travailleurs vers des dortoirs situés à Pamplemousses. "C'était un problème qui échappait à notre contrôle, et ce malgré le fait que nous ayons à nouveau fait appel à deux prêtres pour les rassurer. Nous ne pouvions pas laisser le problème s'empirer, car dans des mouvements de paniques des incidents graves auraient pu se produire", ajoute le Directeur des Ressources humaines.

Ce dernier fait ainsi comprendre que la direction a déjà entrepris des démarches pour reloger les travailleurs, dont la majorité se trouve actuellement à Pamplemousses. "Cela ne peut se faire en un jour. Donc nous cherchons des maisons qui répondent aux normes", affirme-t-il.


Taux de criminalité et application des lois

Un rapport publié en Angleterre expose les mythes et les réalités

Sous le déferlement d'une inexplicable vague de criminalité, toute société s'interroge sur ses causes et les mesures à prendre pour y mettre fin.

Inévitablement, le judiciaire est pointé du doigt pour des lois insuffisamment sévères ou un certain laxisme dans leur application.

Les prisons pourront-elles transformer des vauriens en de bonnes gens ? Pas du tout. Mais rien d'autre, ni personne, ne peut le faire non plus. Le fait demeure que les alternatives n'ont donné jusqu'à présent aucun résultat, l'incarcération ayant tout au moins le mérite de les enlever de la société pour une période durant laquelle ils ne seront en mesure de commettre aucun autre crime. La plupart des criminels ne pensent jamais qu'ils seront pris et l'idée d'être punis ne les effleure même pas. Et quand on considère que les jugements sont de plus en plus axés vers la réhabilitation que la punition, on est tenté de comprendre l'attitude des délinquants.

Les criminologistes estiment qu'une petite minorité d'incorrigibles récidivistes est responsable de plus de 50% des crimes commis. Leurs noms et leurs visages sont bien connus de la police mais les cours de justice les laissent le plus souvent s'en sortir dans la plus grande impunité. "Le problème, ce n'est pas que nous envoyons trop de gens en prison mais que nous attendons trop avant de les y envoyer. La façon dont opère la justice de nos jours équivaut presque à une incitation aux criminels de poursuivre leur nuisible activité. Nous devons construire plus de prisons afin d'envoyer aux criminels un message leur disant à quel point nous sommes sérieux dans notre intention de les punir".

Robert Whelan, directeur adjoint de Civitas, le puissant "think tank" anglais chargé récemment de rédiger un rapport complet sur la question de relativité entre le taux de criminalité et l'application des lois en Angleterre, fait d'inquiétantes observations. "Le rôle des prisons c'est d'enlever de la circulation ceux qui constituent un danger pour la société et même la vie des gens" dit M. Whelan. "Malheureusement, ceux qui ont pour attribution de faire fonctionner la justice, semblent venir d'une autre planète où on pourrait croire que le système est destiné à favoriser le criminel. Le criminel est devenu le client à la place du citoyen qui vit dans le respect des lois. Quand un criminel est éventuellement envoyé en prison, il a généralement contre lui une liste d'offenses aussi longue que son bras. Nous maintenons qu'il faut le mettre plus tôt hors d'état de nuire. Si les voyous se rendent compte qu'ils ne risquent aucune punition immédiate pour leurs écarts de conduite, ils ne se gêneront pas pour recommencer. Le commun des mortels a le droit d'exiger un traitement plus sévère de la police et des tribunaux à l'égard des malfrats mais ce n'est pas ce qu'il obtient actuellement".

Whelan conclut par une cinglante observation: "Les gens disent que la prison n'est pas la réponse mais il convient alors de savoir quelle est la question".

Relation de cause à effet

Une étude américaine, commanditée pour juger du bien-fondé d'un durcissement de l'application des lois, avait révélé qu'une hausse de 65% dans l'emprisonnement des cambrioleurs avait coïncidé avec une baisse de 50% dans le taux de cambriolage entre 1981 et 1994 aux États-Unis. En Angleterre, durant la même période, une approche plus "soft" vis-à-vis des voleurs, condamnés au service communautaire plutôt qu'à la prison, avait résulté en une augmentation de 50% du nombre de cambriolages. Civitas va jusqu'à blâmer les bien pensants qui ont voulu ériger en vérité le concept que la prison endurcissait les criminels.

Nadia Martin, coresponsable de la rédaction du rapport faisant 200 pages, écrit: "Certaines personnes pensent que le fait de mettre en prison des gens qui ont enfreint les lois les plus élémentaires vis-à-vis de la société va les transformer en de plus dangereux criminels. Mais il n'existe aucune évidence justifiant un tel raisonnement. La vérité c'est que nous ne sommes pas doués pour réformer des gens mal intentionnés, pas seulement en Angleterre mais dans le monde. Et le mieux que nous puissions faire c'est de protéger les autres en privant les récidivistes de nouvelles opportunités d'opérer".

Il existe une évidence de plus en plus accablante à l'effet que les meilleures campagnes de réhabilitation ne produisent que très peu de résultats s'agissant de remettre sur le droit chemin des "habitual criminals". Les programmes qui peuvent aider sont ceux qui ont trait à la désintoxication dans le cas de drogués notoires ainsi qu'à l'enseignement, académique ou technique, susceptible d'offrir plus de perspectives à ceux qui ont servi un long terme en prison. Mais c'est dans l'environnement discipliné de la prison que ces programmes donnent les meilleurs résultats. "Les âmes bien intentionnées ont beau jeu de vouloir absolument éviter aux criminels la punition de la prison" dit Nadia Martin. "À les entendre continuellement mettre en avant le fait que tel criminel ou tel autre a des circonstances atténuantes, ayant été un enfant abandonné ou issu de parents divorcés, on aurait tendance à croire que c'est normal pour la société de payer pour les erreurs des autres. Je préfère croire que chaque individu, à un moment ou à un autre, sera conscient de la gravité de ses actions et saura prendra ses responsabilités, faute de quoi il devra payer".

Le rapport fustige aussi la pratique "incompréhensible" de faire libérer les prisonniers avant terme, certains n'ayant bien souvent purgé que la moitié de leur peine. "Si les juges pensaient vraiment qu'un individu méritait deux ans, il fallait lui donner deux ans et non pas quatre" écrivent les auteurs du rapport en conclusion.

AMP


Télécommunications

Le PM lancera Multiplay de MT mardi prochain

Le Premier ministre procédera mardi prochain au lancement officiel de la toute dernière proposition multimédias de Mauritius Telecom, le Multiplay. Ou la télévision par ADSL. Quelques jours avant le lancement de cette proposition qui va révolutionner l'audio visuel mauricien - pour ceux qui auront les moyens de se payer les frais d'abonnement - voici quelques détails sur Multiplay qui range la télévision de papa aux oubliettes et permet à MT de prendre quelques bonnes longueurs sur ses concurrents. Une proposition de service que MT présente comme étant une première mondiale.

Cela fait plusieurs années que Mauritius Telecoms réfléchit sur les moyens de diversifier ses activités et qu'elle étudie les moyens de lancer la télévision par ADSL. En Mars de l'année dernière, il était annoncé que le lancement définitif de la télé par téléphone aurait lieu en Juin 2006. Le lancement aura définitivement lieu mardi prochain à la Cyber Cité par le Premier ministre. Depuis plus d'un an, Mauritius Telecom et son partenaire stratégique Orange-France Telecom, travaillent sur le projet Multiplay. Pour ce faire, une équipe d'informaticiens et de techniciens mauriciens de haut niveau, dirigée par Pierre Méliet, a été constituée sur le développement d'un projet de service destiné à combiner "l'avènement de la convergence des télécommunications, de l'informatique et de l'image" et à placer MT et Orange "au tout premier plan mondial de l'innovation", plus précisément dans la catégorie des "véritables précurseurs du cybermonde" affirme un communiqué de presse présentant le nouveau service de Mauritius Telecom. Ce service, réunit dans une seule, présente diverses prestations offertes ailleurs dans les pays développés à travers le câble. Sont intégrés dans cette nouvelle offre la télévision, le téléphone et l'internet à travers un décodeur qui est un véritable QG miniature permettant à l'abonné d'accéder et de gérer de multiples possibilités multimédias. L'équipe de MT a intégré dans un même "package" une "panoplie de services qui permet, à partir d'une ligne de téléphone fixe, de téléphoner, de surfer sur Internet à très haut débit et profiter pleinement des services de télévision numérique simultanément." Au niveau de la télévision, l'abonné aura accès à un bouquet de chaînes de télévision gratuites comprenant: TV5, Doordarshan, BBC World, CCTV9, B4U music, MTV, PLUS MBC1 et MBC digital 6 en qualité numérique (TNT). Ce qui enterre définitivement le décodeur TNT lancé à grands frais par la MBC il y a un an dans ce qui ressemblait à une opération à la limite de l'escroquerie. Au même niveau, l'abonné à Multiplay aura accès à un service vidéo à la demande, qui transforme son téléviseur en une vidéo club virtuelle dont le catalogue - composé uniquement de films en qualité numérique et avec droits de diffusion - est sans cesse enrichi et remis à jour. Ce catalogue va des classiques du cinéma aux toutes dernières nouveautés en passant par des pièces de théâtre, des programmes musicaux et sportifs sans oublier ceux spécialement produits pour les enfants. La location d'un film coûtera entre Rs 10 et Rs 50 dépendant de sa date de sortie et de sa côte de popularité pour une période de 24 heures. Ce service propose également un catalogue de films et d'émissions éducatives et culturelles gratuits toujours à la demande. Au niveau de l'internet, MT propose un raccordement avec la ligne haut débit avec une vitesse de connexion maximale internationale, 5 adresses email sécurisées et l'accès, pour le moment, à l'ensemble des services interactifs offerts par Servihoo - le tout recevable également sur l'écran du téléviseur de l'abonné. Ce dernier peut même à partir de l'unique télécommande qui gère cet ensemble de services ouvrir et faire son courrier électronique. Laquelle télécommande est équipée d'une fonction permettant aux parents de gérer le type de programmes qu'ils autorisent leurs enfants à voir. En ce qui concerne le téléphone, cette proposition offre des appels téléphoniques internationaux "à plus de 40% moins chers."

Comment ça marche et combien ça va coûter ?

Pour recevoir les signaux de Multiplay, il suffit de posséder une ligne fixe de téléphone chez soi. Une fois remplies les formalités d'abonnement, qui dans un premier temps va se faire par zones géographiques (voir hors texte) l'équipe d'installation de ce qu'on appelle déjà "la télé par ADSL" va procéder à une évaluation technique de l'installation de l'abonné et en cas de besoin, le mettre à niveau. En effet, précise le communiqué de MT, "un diagnostic et une mise à niveau de l'installation téléphonique actuelle sont nécessaires afin de garantir l'utilisation optimale des services à très haut débit." Cette inspection et la connexion sur le réseau ne devrait pas prendre plus de cinq jours en temps normal est offerte par MT. Une fois l'installation mise à niveau, l'abonné recevra le Livebox contenant le modem permettant la connexion au service Multiplay; le décodeur IPVT et TNT et la télécommande. Il aura également la possibilité de raccorder au système son ordinateur portable. Une fois la connexion établie l'abonné n'a plus qu'à allumer son téléviseur, transformé en centre d'opérations audiovisuelles de pointe, et utiliser sa télécommande pour découvrir les possibilités offertes, faire son choix et établir son programme. Combien ça va coûter Multiplay mensuellement ? Sur ce dernier point, les responsables du projet en cours de lancement, qui peuvent le décrire et donner toutes ses spécifications technologiques pendant des heures, sont muets comme des carpes. Le prix de l'abonnement, les propositions qui seront faites à ceux qui sont déjà abonnés à l'ADSL ainsi que les logos de TVIP ne seront dévoilés que mardi prochain, lors du lancement officiel par le Premier ministre. Tout ce qu'ils consentent à dire c'est que le prix de l'abonnement sera équivalent à celui de l'ADSL. Comme il existe deux formules d'abonnement pour l'Internet à haut débit chez MT qui sont de Rs 1000 et de Rs 1500, il faut donc conclure que c'est dans cette fourchette que se situe le prix de l'abonnement mensuel à Multiplay. N'est-il pas un petit peu prétentieux de présenter la proposition de Mauritius Telecom et son partenaire stratégique Orange comme une première mondiale ? La question a été posée à Philippe Méliet, directeur de Projet à MT: "Non, puisque c'est une réalité. Mauritius Telecom est le premier au monde à proposer une offre multiservices qui utilise simultanément, et à l'échelle d'un pays, les toutes dernières innovations technologiques. Avec un seul abonnement, le service permet aux abonnés d'avoir accès à des services Internet (email, news…) sur le téléviseur et d'avoir accès à la Vidéo à la demande par cartes prépayées. Au niveau technologique, nous avons mis en œuvre un nouveau réseau tout IP pour ce service, utilisons les touts derniers équipements pour les router et décodeurs ainsi que des images MPEG4 encryptés pour lutter contre toute forme de piraterie et proposons la télé interactive et communicante. Le tout dans un pack tout compris, installé par nos techniciens avec la possibilité pour l'abonné de créer son propre programme audiovisuel sur mesure avec un son et une image en qualité numérique. Et ce n'est qu'un début."

À partir de mardi prochain, "la télé par téléphone" sera une réalité mauricienne.


Les zones de raccordement

À partir de la semaine prochaine, les zones géographiques suivantes pourront recevoir les signaux de Multiplay: Floréal, Candos, Forest Side, Port Louis et Grand Baie. Au mois d'Août ce sera au tour de la région de Beau-Bassin/Rose Hill à être raccordée au système et le reste du pays devrait l'être d'ici la fin de l'année. Selon les prévisions de Maurtitius Telecom, 80% de son réseau devrait être raccordé à Multiplay d'ici la fin du mois de Septembre.


Sur décision du gouvernement

DCDM chargé de l'étude sur le transport gratuit

Week-end de réflexion pour les opérateurs individuels qui ne souhaitent pas une extension de leur accord avec le GM jusqu'à décembre concernant l'actuel système de gratuité

Comme annoncé par le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques et du Transport, Rashid Beebeejaun, l'actuel système de transport fera l'objet d'une étude approfondie par un consultant du privé. C'est la firme De Chazal Du Mée (DCDM) qui sera ainsi chargée de cette étude consistant à trouver la formule la plus adaptée pour un système de transport gratuit à Maurice. Les conclusions et les recommandations sont attendues pour fin août. Entre-temps, les opérateurs des autobus individuels s'accordent un week-end de réflexion quant à leur décision relativement à la requête du gouvernement de prolonger l'accord signé avec les opérateurs pour que les étudiants, personnes âgées et handicapés puissent voyager gratuitement.

Notons que le gouvernement a accordé une dotation de Rs 560 millions pour le transport gratuit pour l'année financière 2006-2007.

Le gouvernement devrait en effet venir avec un nouveau système de transport gratuit à partir de l'année prochaine à la lumière des recommandations qui seront formulées par les consultants de DCDM. Selon les informations recueillies en fin de semaine, cette tâche a été confiée à cette firme consultante en vue de conduire une étude sur le système de transport public à Maurice, les implications sociales et économiques d'un système de transport gratuit, et le système le plus approprié pour mettre fin aux problèmes enregistrés depuis l'introduction du transport gratuit l'année dernière.

Les conclusions et recommandations des consultants sont ainsi attendues à la fin du mois d'août ou début septembre. C'est du reste ce que le VPM et ministres des Infrastructures publiques et du Transport a fait comprendre aux opérateurs d'autobus individuels lors d'une rencontre jeudi matin, ce suite à la décision de ces derniers de retourner à l'ancien système à partir du 1er juillet. Les opérateurs individuels, regroupés au sein des sociétés coopératives, s'étaient réunis lors d'une assemblée générale mardi soir pour entériner cette décision.

Estimant qu'ils ne peuvent plus supporter les coûts d'opération, engendrant des pertes "conséquentes" depuis l'introduction du transport gratuit, ils devaient le lendemain informer le gouvernement de leur décision en conséquence. "Nous ne pouvions pas continuer à opérer avec une compensation de Rs 1 100 par autobus par mois. La situation est déjà difficile et nous ne pouvons nous permettre d'encourir des pertes", avaient-ils lancé. Pour les sociétés coopératives, une allocation de Rs 2 000 permettrait aux opérateurs d'assurer un service gratuit pour étudiants, personnes âgées et handicapés.

Cependant, une bonne partie des opérateurs pourrait revenir à de meilleurs sentiments suite à la rencontre avec Rashid Beebeejaun. Les principaux responsables des sociétés coopératives organiseront des réunions de travail avec les opérateurs pendant le week-end pour déterminer la marche à suivre.

Sunil Jeewoonarain, secrétaire général de la Mauritius Bus Owners Cooperative Federation Ltd (MBOCF), déclare pour sa part que la rencontre avec le vice-Premier ministre a été l'occasion pour les opérateurs individuels d'exposer leurs difficultés pour assurer un service gratuit et les problèmes rencontrés avec les autorités concernant les modalités pour le paiement des grants ou subsides aux opérateurs individuels. "Le VPM semble avoir compris nos difficultés. Il a soutenu que le gouvernement ne serait pas en mesure d'augmenter le montant de la compensation par autobus. Il nous a également fait comprendre qu'il était en présence d'autres options au cas où nous ne serions pas en mesure d'assurer un service gratuit. Pour ma part, je dois toutefois faire ressortir un point. Une bonne partie des opérateurs individuels est prête à jouer le jeu, mais nous souhaitons que le gouvernement honore ses engagements après cette dernière réunion de travail. Et non pas ki kan nou fini accepté, zot blié nou", a-t-il déclaré.


Suivant les récentes contraventions émises contre les discothèques

Les heures de fermeture des night-clubs prochainement revues

Depuis maintenant trois semaines, les noctambules qui fréquentent les boîtes de nuit du Nord terminent leur soirée plus tôt que d'ordinaire. Elles ferment désormais à 2h du matin suite aux nombreuses verbalisations émises par la force policière ces dernières semaines contre les gérants des night-clubs. Ces "répressions policières" suscitent l'indignation des propriétaires de discothèques et rendent perplexes de nombreux clubbers qui ont pour habitude de danser et de s'amuser jusqu'à 5h ou 6 h. Afin que les heures de fermetures soient revues, les propriétaires des boîtes de nuit ont eu une rencontre mercredi dernier avec le ministre du Tourisme, Xavier Duval. Ce dernier leur a assuré que la question sera étudiée par son ministère ainsi que celui des Administrations locales et régionales.

"Je travaille jusqu'à fort tard tous les jours. Le samedi soir, pour décompresser, je vais en boîte de nuit avec mes potes. Nous arrivons toujours en boîte entre 1h ou 2h du matin pour quitter les lieux à la fermeture de la boîte, vers 5h, après avoir passé une excellente soirée", indique Nicolas, âgé de 33 ans, employé dans un centre d'appels. Ces dernières semaines, il a été surpris d'arriver dans le Nord à 2h du matin, et d'avoir à rebrousser chemin parce que la boîte de nuit à laquelle il se rendait fermait ses portes. "Fermé à 2h, vous imaginez ? L'heure à laquelle l'ambiance est à son top dans les boîtes. Où se rendre à cette heure ? Combien de jeunes, avec l'envie de décompresser et de s'amuser, se retrouvent devant une porte fermée. Et on ose parler de loisirs pour jeunes ?", déplore ce jeune homme.

Avec l'application de la loi, les jeunes se retrouvent sans rien faire et tombent dans des fléaux, et l'industrie touristique en souffrira, ajoute ce jeune homme. "Où se rendront les touristes qui ont envie d'aller danser pour profiter de leurs vacances ? Il faudrait revoir la loi, car le pays encourt des risques énormes avec la fermeture des boîtes de nuits si tôt, avant même que la soirée ait bien débuté", estime Nicolas.

Cette décision étonne et provoque le mécontentement des clubbers. Certains avancent que ces contraventions font suite à une altercation survenue dans la soirée du 26 au 27 mai dernier, entre les vigiles d'une boîte de nuit du Nord et des policiers. Selon eux, après cet incident, le lendemain même, plusieurs discothèques du Nord se sont vues imposer une amende par des policiers, car ils n'ont pas respecté l'heure de fermeture réglementaire. D'autres avancent qu'il s'agit d'une mesure coutumière. Quant aux propriétaires de boîtes de nuit, ils s'interrogent sur cette soudaine mise en pratique d'une loi qui existe depuis de nombreuses années mais qui n'avait jusqu'ici pas été mise en vigueur. "Cette loi existe depuis des années, mais pendant tout ce temps, les autorités n'ont pas sévi. Pourquoi maintenant ?", déplorent ces propriétaires de discothèques.

L'heure d'opération des boîtes de nuit se situe entre 22h et 2h

Selon la loi, l'heure d'opération des boîtes de nuit (et de certains restaurants) se situe entre 22h et 2h du matin le vendredi, et 3h le samedi et les veilles de congé public. Les services d'ordre assurent la sécurité devant les boîtes de nuit jusqu'à minuit. Il s'agit d'un service payant. Passé cette heure, pour assurer la sécurité des clubbers, les propriétaires de boîtes de nuit font appel à des vigiles. Suivant les nombreuses verbalisations des discothèques dans la région Nord et leurs interrogations face à une loi qui n'a pas été mise en pratique depuis de longues années, les propriétaires de night-clubs ont décidé d'aller de l'avant et de réclamer que l'État revoie l'heure de fermeture des boîtes de nuit. "Nous avons eu une rencontre mercredi dernier avec le ministre du Tourisme, à qui nous avons pu faire nos doléances. Il nous a affirmé qu'une décision sera prise après la présentation du budget. Nous espérons qu'une décision positive sera prise", indique un des porte-parole des propriétaires de boîtes de nuit.

De leur côté, les autorités policières affirment que les propriétaires de discothèques, par le biais des policiers qui travaillent dans ces boîtes, ont été prévenus qu'ils seraient pris en contravention s'ils ne fermaient pas leurs locaux aux heures légales. "L'altercation entre les vigiles d'une boîte de nuit et les policiers dans la soirée du 27 mai dernier n'est qu'une coïncidence", assure la force policière responsable de la région Nord. Elle fait ressortir qu'en janvier de cette année, dans le cadre du Police Public Partnership Program, les autorités policières de la région ont eu plusieurs rencontres avec les forces vives de Grand-Baie et Pereybère, les représentants du District Council, les citoyens, ainsi que l'association des commerçants de Grand-Baie. Ces réunions visaient à définir comment la force policière, en collaboration avec les citoyens du Nord, pouvait contribuer à réduire le nombre de vols dans cette région. Selon nos informations, le nombre de vols dans cette région a diminué. "Nous avions aussi remarqué qu'au niveau des boîtes de nuit, c'était la pagaille par rapport au stationnement des voitures. Nous avions aussi reçu plusieurs plaintes concernant des vigiles à l'entrée des boîtes de nuit. Nous avons alors eu une réunion avec les propriétaires de discothèques et les restaurateurs de Grand Baie, Pointe aux Cannoiniers et Pereybère", indiquent les autorités policières responsables de cette région.

Les forces policières de la région Nord avancent que suivant cette réunion, les propriétaires de discothèques étaient d'accord de payer des heures supplémentaires pour les services d'ordre après minuit jusqu'à 2h du matin, et avaient décidé de s'adresser aux autorités concernées pour revoir l'heure de fermeture légale des boîtes de nuit. "Toutefois, jusqu'au début du mois de mai, rien n'avait été entrepris en ce sens", expliquent-elles.

Quinze contraventions émises dans la région Nord

D'où la décision, il y a trois semaines, d'effectuer des patrouilles policières pour sévir contre les gérants de night-clubs opérant leurs locaux au-delà des heures légales. "Nous avions néanmoins prévenu, une semaine à l'avance, les propriétaires, par les biais des policiers qui travaillent dans ces boîtes, que nous allions sévir s'ils ne se conformaient pas à la loi", expliquent les autorités policières. Ainsi, sept contraventions (allowing licences premises to remain open after closing hours) ont été émises dans la soirée du 26/27 mai dernier, et deux autres la semaine dernière, contre des propriétaires de discothèques et des restaurateurs de la région Nord. On apprend que depuis le début de l'année, quinze contraventions de ce genre ont été émises dans cette région, soit 7 de plus du total de l'année dernière.

Interrogé sur la question, le ministre du Tourisme indique que "la question a été soulevée lors d'une rencontre mercredi dernier avec les différents propriétaires de boîtes de nuit. Je pense rencontrer mon collègue du ministère des Administrations locales et régionales, pour en discuter. Nous aurons à trouver un équilibre entre les heures de fermeture des discothèques et le souhait des habitants des quartiers résidentiels". Une décision gouvernementale imminente sera communiquée aux propriétaires de discothèques.

Par ailleurs, selon des informations obtenues, les municipalités et les conseils de district, auxquelles revient le droit d'octroyer des licences pour l'ouverture d'une boîte de nuit, ont reçu l'ordre émanant du bureau du Premier ministre, depuis le début du mois de mai, de ne plus accorder de permis à ceux qui en font la demande.


A Mapou cette semaine

Le PM félicite le modèle d'éducation de l'International Preparatory School

A l'occasion de l'inauguration du bâtiment abritant les nouvelles salles de classes de l'école privée International Preparatory School (IPS),à Mapou, la semaine dernière, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a félicité le personnel pour le standard d'éducation dispensé au sein de cet établissement. Selon lui, le programme académique et parascolaire de l'IPS reflète ce que le gouvernement souhaite apporter au sein de nos écoles publiques. Navin Ramgoolam a déclaré que "this is the kind of standard that we should reach. IPS is an exemple of what primary education should be like".

Vistant en compagnie de son épouse les locaux de cette institution et se disant émerveillé de la qualité d'éducation dispensée par l'IPS, Navin Ramgoolam a souligné qu'il est séduit par le programme académique et parascolaire de l'IPS, qui tient en compte le développement global et le bien-être de l'enfant. Pour le Premier ministre l'inclusion de l'art et de la culture dans le domaine éducatif contribue grandement à l'épanouissement de chaque enfant. Il a profité de cette occasion pour lancer un appel aux professionnels du domaine en vue de consolider davantage le partenariat entre le secteur privé et le secteur public dans le secteur de l'éducation. Pour le Premier ministre, les échanges sont capitaux pour l'amélioration de la qualité de notre éducation, notamment celle d'une World Class Quality Education. Le Premier ministre a, par ailleurs, réitéré la volonté du gouvernement d'accueillir les étrangers dans tous les secteurs de développement dont l'éducation. Il a rappelé que "we are facilitating the recruitment of quality teachers not only from abroad but also those who are here". Navin Ramgoolam n'a pas manqué de soutenir le rétablissement des Form 1 to 6 colleges. Ce système vient selon lui optimiser davantage le sens d'appartenance à ces collèges pour chaque élève.

Comptant 265 élèves à ce jour, de 24 nationalités différentes (suisse, brésilienne, hongkongaise, mauricienne…), l'IPS œuvre, en effet, depuis 1989 à apporter une éducation de qualité pour les expatriés anglophones mais aussi aux Mauriciens qui utilisent l'anglais comme médium de communication. Cette institution accueille, au sein de deux classes d'un maximum de 24 élèves, par niveau d'études, des enfants de la maternelle à la sixième. Elle offre des cours académiques dont l'histoire, l'anglais, l'Art, Design & Technology, le français, l'informatique entre autres, cet établissement scolaire du Nord, multilingue et multiculturelle propose également diverses activités, dont la peinture, la poésie, le karaté,… , soit des cours encourageant le sens d'initiative de l'élève ainsi que l'éveil à l'imagination, visant à l'épanouissement personnel de chaque élève. Lors de l'inauguration des nouvelles salles de classes, outre le dévoilement d'une plaque commémorative, le Premier ministre a mis en terre une plante, symbole de croissance. Navin Ramgoolam a également remis le Head of School Special Award, à Roshan Rajcoomar, l'un des plus anciens employés de cet établissement scolaire. Il a félicité la persévérance de cet homme qui a débuté en tant que jardinier, puis caretaker, et est aujourd'hui est Office Attendant.


Avec l'extension de l'âge de la retraite

La pension de vieillesse désormais payable à 65 ans ?

Ajay Daby, du Congrès Démocratique National (CDN), demande au gouvernement de préciser si, avec le report à 65 ans de l'âge de la retraite, il faudra tout aussi, à l'avenir, attendre que l'on atteigne cet âge pour bénéficier de la pension de vieillesse. "L'absence de précision à cet effet crée de la confusion", a-t-il déclaré à la presse, vendredi.

L'ancien Speaker et Drug commissioner réaffirme, par ailleurs, qu'il se battra "tooth and nail" en vue de faire obstacle à l'application de la National Residential Property Tax. Une taxe, selon lui, "anticonstitutionnelle et cruelle" et qui sera "difficilement applicable".

Dans ce combat pour lequel il annonce la mise sur pied d'un Comité de juristes, M. Daby soutient qu'il ira, s'il le faut, jusqu'à la Cour suprême "et même jusqu'au Privy Council". Il faudra, néanmoins, explique-t-il, attendre que la mesure ait force de loi. Ajay Daby critique aussi le démantèlement du mécanisme de négociations tripartites pour la compensation salariale annuelle qui, explique-t-il, constituait "un forum privilégié pour le maintien de la paix sociale".

De manière plus générale, M. Daby dit souscrire à l'argumentation de M. Vishnu Lutchmeenaraidoo à l'effet que le dernier budget "n'était pas fait pour l'île Maurice ni concocté par des Mauriciens". Il cite, notamment, la politique de ciblage en matière de subventions qui, dit-il, en substance, est au départ viciée par l'existence d'un important secteur économique informel où l'État n'a aucun contrôle sur les revenus des acteurs qui y sont engagés.

Ajay Daby se dit, pour l'instant, en rien concerné par les autres regroupements évoluant dans le paysage politique. Il affirme, en revanche, sa grande sympathie pour M. Lutchmeenaraidoo, "un vieux routier capable et un grand ami". M. Daby dit vouloir "créer un espace" pour celui qui est issu "de la même école que moi et avec qui j'ai vécu des événements communs", en vue de lui permettre de s'exprimer. "Je ne veux, dit-il, pas faire comme d'autres qui lui ont imposé une circonscription et deux colistiers."


School IT Project

À l'école de Pointe aux Piments

Le School IT Project (SIPT) a officiellement été lancé vendredi dernier à l'école de Pointe aux Piments. La cérémonie s'est déroulée en présence du ministre de l'Education, Dharam Gokhool et celui de la Technologie informatique, Etienne Sinatambou.

Pendant ce lancement, la salle d'informatique a aussi été inaugurée. Cette salle, équipée de sept ordinateurs, dont cinq nouvellement installées, et d'une imprimante, a permis aux élèves de standard quatre, cinq et six de faire montre de leur savoir-faire de l'outil informatique. Pendant les différents discours, les personnalités présentes ont mis l'accent sur le rôle prépondérant de l'informatique dans la société, et la volonté du gouvernement de faire de la technologie informatique le cinquième pilier de l'économie. C'est dans ce sens qu'il est nécessaire de démocratiser l'accès à la technologie informatique, et d'encourager tout un chacun à acquérir les compétences adéquates dans ce domaine.

Le SITP est un programme de partenariat entre le ministère de l'Education et celui de la Technologie informatique, qui vise à assurer une utilisation effective de l'informatique, comme un support supplémentaire dans le secteur éducatif. À ce jour, 1375 ordinateurs et des imprimantes ont déjà été répartis dans 275 écoles primaires. À la fin de ce projet, toutes les écoles primaires de l'île disposeront d'une salle informatique équipée d'une vingtaine d'ordinateurs.

Étaient également présents à cette cérémonie, parents et autres personnels, de même que les membres du conseil de village et de représentants du Joint Economic Council.


Fausses factures pour une place en Std I

La Hugh Otter Barry GS au centre d'une affaire de corruption

La Central Criminal Investigation Division (CCID) a été saisie d'un dossier brûlant, dont les répercussions sont multiples, notamment en ce qu'il s'agit de l'inscription des élèves en Standard I. Ces répercussions pourraient également frapper le Central Electricity Board (CEB) et un autre corps para-étatique. Le stratagème est tellement simple, mais il fallait y penser. On récupère une facture d'électricité, on la falsifie par le biais de l'outil informatique et d'un scanner et le tour est joué. C'est en se munissant de fausses factures achetées entre Rs 7 000 et Rs 15 000 l'unité qu'une cinquantaine de parents, n'habitant pas le Catchment Area de l'école Hugh Otter Barry, à Curepipe, ont tenté de faire inscrire leur progéniture au sein de cette "Five Star School". Week-End a enquêté.

Tout commence il y a deux semaines, quand le Head Teacher de l'école Hugh Otter Barry se rend en personne au CEB, muni d'une cinquantaine de factures de la compagnie nationale d'électricité. Il demande à s'entretenir avec le Chairman du corps para-étatique au sujet d'une affaire "urgente". Le Head Teacher de l'école primaire devait ainsi obtenir audience avec Patrick Assirvaden, président du Board du CEB. Le motif de la visite du maître d'école: de faire certifier l'authenticité des factures qu'il avait en sa possession. Sa requête devait être agréée et c'est alors que la supercherie est éventée. La cinquantaine de factures produites par le Head Teacher étaient toutes fausses. Seuls les noms de personnes qui s'y trouvaient étaient exacts. C'est à partir de cette découverte stupéfiante que la décision est prise par le Chairman du CEB de référer l'affaire à la police. Patrick Assirvaden devait, en personne, consigner une déposition à la CCID, relatant les faits précités. C'est alors que tout commence…

Depuis la déposition initiale du Chairman du CEB au CCID, sept parents d'élèves sont arrêtés. Quatre d'entre eux ont déjà été traduits en cour de Curepipe sous une accusation de Making use of a forged document et ont été libérés sous caution. Les premiers éléments de l'enquête indiquent que les parents d'élèves qui ont été arrêtés ont fait l'acquisition de ces fausses factures d'électricité dans la fourchette de Rs 7 000 à Rs 15 000. D'autres arrestations sont imminentes, a-t-on assuré à Week-End au sein du Higher Establishment de la CCID. À ce stade de l'enquête policière, rien n'indique qu'il existe une complicité interne au niveau du CEB. Cependant, cette piste n'est pas non plus à négliger.

Comment ces fausses factures d'électricité ont-elles été fabriquées ? Rien de plus simple, nous affirme-t-on dans le giron de la CCID. Il suffit d'obtenir une facture d'électricité, de la modifier de façon à ce qu'elle porte le nom de la personne désireuse de faire inscrire son enfant à l'école Hugh Otter Barry et que l'adresse qui y figure tombe dans le Catchment Area de ladite école. La facture en question, avec ses modifications, a été ensuite scannée par le biais de l'outil informatique et le tour est joué. Rien de bien compliqué, laissent entendre les enquêteurs, mais il faut être un pro de l'informatique de façon à ce que le travail soit propre, net et sans bavures. C'est, du reste, dans cette direction que s'oriente l'enquête policière.

Interrogé par Week-End au sujet de cette affaire, le président du Board du CEB, Patrick Assirvaden a souligné que le corps para-étatique a été très prompt à porter cette affaire à la connaissance de la police. "Nous souhaitons que la police fasse la lumière le plus rapidement possible sur toute cette affaire parce qu'il y va de la crédibilité de notre institution. On veut avoir le cœur net quant à ce vaste réseau. Je tiens à le dire haut et fort: s'il y a une personne qui est mêlée à toute cette affaire, elle en paiera les conséquences ! La justice suivra son cours et, à notre niveau, nous prendrons toutes les sanctions qui seront nécessaires", devait-il marteler.

Le Chairman du CEB devait confirmer que la supercherie a été éventée grâce au concours du Head Teacher de l'école Hugh Otter Barry, qui a été très prompt à demander la vérification d'une cinquantaine de factures. "C'est là qu'on s'est rendu compte que tout était faux, sauf les noms des personnes. Les adresses qui se trouvaient sur les factures incriminées étaient fictives, de même que les unités consommées et supposément relevées par le compteur. Tout était faux", devait-il préciser. Selon le Chairman du CEB, cette pratique existerait depuis "bien des années déjà mais c'est la première fois qu'on arrive à confirmer l'existence de cette fraude, qui serait menée par une bande très bien organisée", devait-il ajouter.

Nos renseignements indiquent que la majorité des parents d'enfants qui ont obtenu ces fausses factures en auraient fait l'acquisition pour des sommes situées dans la fourchette de Rs 7 000 à Rs 15 000 l'unité. "Si l'on prend compte du fait qu'une fausse facture se vend à Rs 7 000, imaginez combien d'argent les faussaires ont empoché à travers la vente de 50 de ces factures", s'interroge Patrick Assirvaden. Dans le giron des enquêteurs, l'on n'exclut pas également que d'autres Five Star Schools peuvent être confrontés au même cas de figure que l'école Hugh Otter Barry. Il n'est pas non plus, à écarter, qu'un corps para-étatique autre que le CEB soit concerné par le même type d'escroquerie, compte tenu du fait que les parents d'élèves doivent produire au moins deux Utility Bills pour les procédures d'admission.

"Nous suivons cette affaire de très près et tout porte à croire que d'autres arrestations vont suivre. Jusqu'à présent, on n'a pas d'idée précise en ce qu'il s'agit de l'ampleur de cette fraude et encore moins depuis quand cette pratique existe. Selon nous, cela doit remonter depuis très longtemps et elle ne concerne pas que l'école Hugh Otter Barry. D'autres établissements primaires qui sont classifiés comme des Five Star Schools ont également dû être victimes de la même supercherie. Il est de plus en plus clair que certains ne reculent devant rien afin de faire admettre leurs enfants dans les meilleures écoles de l'île, quitte à tricher et à utiliser des moyens illégaux. Cette affaire vient à point nommé montrer jusqu'à quel point certains parents sont disposés à aller, quitte à braver la justice et à se retrouver en prison", a-t-on fait ressortir dans les milieux de l'enquête policière.

La direction du CEB a déjà, pour sa part, assuré son entière collaboration à l'enquête policière. Le Chairman du corps para-étatique suit, du reste, de très près l'évolution de celle-ci. "La police ne devra rien laisser au hasard dans son enquête, quitte même à aller vérifier la provenance du papier utilisé dans la fabrication de ces fausses factures", a ajouté Patrick Assirvaden.


Pendant la période d'inscription

Quelque 150 factures falsifiées présentées à l'école

Depuis que l'affaire de fausses factures à l'école gouvernementale Hugh Otter Barry a été officiellement rapportée, celle-ci est au centre des conversations à l'école et dans le milieu scolaire. Et c'est ainsi qu'il est dit que la présentation des factures d'électricité falsifiées "est loin d'être une nouvelle pratique" à Hugh Otter Barry GS. Selon une source proche de l'école, "l'an dernier à l'époque de l'exercice d'inscription pour l'admission des enfants en Std I, des anomalies avaient été constatées sur les mêmes factures. Cependant, comme très peu de parents avaient présenté des factures falsifiées, les cas n'avaient pas été signalés." Tout comme les autres cas où les enfants résidant dans différents coins de l'île, admis à l'école, même si leur résidence ne se situe pas dans le catchment area de l'établissement curepipien. Toutefois, la situation allait être différente cette année. En effet, à la mi-juin, période indiquée par le ministère de l'Education pour l'enregistrement des enfants dans les écoles primaires, l'attention des responsables d'école de Curepipe allait être attirée par ces "factures qui ne ressemblaient pas à de réelles documents." Et un enseignant de l'école de confirmer, "tout le monde en parlait! Lorsque, moi-même je passais devant le bureau du maître d'école, j'entendais des remarques et autres réflexions à ce sujet. Même que le maître d'école prévenait les parents concernés qu'ils avaient en leur possession de faux documents. Mais, ces derniers

persistaient à faire enregistrer leurs enfants!"

"Il y aura des genuine cases qui, eux, habitent le catchment area et qui n'auront pas de place à l'école!"

Ainsi, il revient que durant la semaine consacrée à l'admission des enfants en Std I, quelque 300 parents se sont présentés au bureau administratif de l'école gouvernementale Hugh Otter Barry. L'école dispose de quelque 160 place en Std I pour la rentrée de 2007."De ce nombre de parents, une centaine d'entre eux disposant de fausses factures a préféré ne pas inscrire leurs enfants lorsque l'administration de l'école leur a dit qu'ils présentaient de faux documents! Et il est évident qu'une partie des 160 enfants qui seront admis en janvier 2007, aura une place à l'école grâce à de faux documents. Aussi, il y aura des genuine cases qui eux habitent le catchment area et qui n'auront pas de place à l'école. C'est un fait ! Et cela est déplorable" indique notre source. Et d'ajouter, "quelque 50 parents ont enregistré leurs enfants avec de fausses factures." Par ailleurs, toujours selon cette même personne, outre la démarche du maître d'école auprès du CEB (voir plus loin), il s'avère "qu'un nombre important de parents, disposant de documents officiels et des papiers en règle, avait commencé à rouspéter lorsque ceux-ci ont constaté la stratégie des autres parents. Craignant que leurs enfants soient pénalisés par le subterfuge élaboré par d'autres parents, ils ont préféré réagir." Parmi les parents qui se sont munis de faux documents pour s'assurer que leurs enfants soient admis dans cette école star de Curepipe, des professionnels de différents secteurs privés et publics sont concernés. "Notamment, des membres de la force policière et du barreau", précise-t-on dans les couloirs de l'école Hugh Otter Barry. "D'ailleurs, nous avons appris que la personne qui est derrière la falsification des factures se sentait quelque part protégée et agissait tout en sachant qu'elle rendait service à des policiers! Nous avons aussi appris que cette personne réclamait de plus en plus une somme qui pouvait aller au-delà des Rs 10 000. Selon, cette fois-ci, des rumeurs, elle disait qu'elle avait à donn enn ti lenvlop enn bann dimounn, c'est pour cette raison qu'elle réclamait autant d'argent"

En présence d'une cinquantaine de fausses factures, nous avons également appris que le maître d'école aurait alerté le ministère de l'Education. Celui-ci lui aurait alors conseillé de continuer les procédures d'enregistrement. Toutefois, une fois l'enquête policière ouverte, le maître d'école aurait à nouveau averti le ministère de l'Education, puisqu'il était tenu à remettre les faux documents aux policiers. Au ministère de l'Education, une enquête a été également instituée. C'est ce que nous a affirmé le porte-parole du ministère, hier matin.

À l'école Hugh Otter Barry, cette affaire gène actuellement le personnel enseignant. "Il y va quand même de la réputation de notre école", relève un membre du personnel. Et un autre d'ajouter, "quelque part c'est une bonne chose que cette affaire ait éclaboussée. D'abord, il y a une injustice envers des parents qui eux disposent de vrais documents et qui habitent le catchment area. Et puis, dans la pratique, nous nous retrouvons confrontés à des situations difficiles lorsque nous accueillons des enfants qui viennent des régions éloignées. Par exemple, lorsqu'un accident ou un incident se produit et que l'élève doit rentrer chez lui, l'éloignement de son domicile pose problème. Les autorités devraient peut-être penser à élargir les catchment areas pour éviter de tels scandale !"

Maintenant que l'affaire de fausses factures a été étalée au grand jour, il est à souligner que la pratique de falsification de données pour une place dans une école primaire cotée ou un collège Star est chose courante! Commentant l'affaire qui concerne l'école Hugh Otter Barry, Ashik Junglee de la General Purpose Teachers' Union rappelle que l'émergence des stars schools "favorise ce genre de pratique." Il est d'avis que s'il y avait une certaine parité dans les écoles primaires, la corruption et la falsification des factures ne seraient pas courantes. "Toutes les écoles devraient comprendre un certain nombre d'éléments brillants pour décourager toute pratique frauduleuse pour une place", ajoute-t-il. Ce dernier est aussi convaincu "que si une enquête approfondie est menée par la police, de hautes personnalités risquent d'être prises dans les filets !"


Tendances alimentaires

Dholl puri, mine bouilli, Pains fourrés et les autres

Dholl Puri, gâteau piment, mine bouilli ou pain fourré… Les marchands de rue ou les gérants de "snacks" n'ont pas tardé à réajuster leurs prix dès lundi. À Port-Louis comme à Rose-Hill ou Flacq, la tendance est la même. L'augmentation du prix du gaz et celui de la farine obligent, disent-ils.

Ceux fréquentant les "snacks" ou restaurants de façon habituelle ou pas; ou ceux s'arrêtant au coin de rue pour s'acheter un "petit samoussa" ou un "roti" en font déjà les frais. Une "paire de Dholl Puri" ou un "roti" se vendent désormais à Rs 7 depuis le début de cette semaine. Ces produits bien ancrés dans nos habitudes alimentaires ont en fait connu une hausse successive de Rs 1 en trois mois, sortant de Rs 5 pour passer à Rs 6 en mars dernier, avant de coûter aujourd'hui Rs 7. Les "petits gâteaux" tels que les gâteaux piment ou samoussa coûtent, pour leur part, Rs 2 l'unité ou trois unités pour Rs 5.

Les pâtisseries ont également revu leurs prix. Une tarte ou une napolitaine coûtent entre Rs 10 et Rs 12. La hausse varie entre Rs 3 et Rs 5, alors que dans les snacks, certains plats, tels que les "mines bouillies ou frits" coûtent entre Rs 5 et Rs 15 plus cher.

Pour le "pain fourré", la hausse varie entre Rs 2 et Rs 5. À Port-Louis, dans certains cas, un pain au poulet est passé de Rs 22 à Rs 27 chez certains, alors que chez d'autres, le prix est passé de Rs 20 à 22.


Budget

Taxe plastique:Avec ou sans TVA ?

Le sac en plastique coûte Rs 1,15 dans les grandes surfaces et Rs 1,50 dans les petits commerces depuis le début de cette semaine. Les consommateurs doivent également payer Rs 1,15 pour les bouteilles en plastique contenant des boissons gazeuses. Cependant, l'Institut pour la protection des consommateurs (ICP) a réagi cette semaine en maintenant que la Taxe à valeur ajoutée ne devrait pas être appliquée sur le "levy" de Rs 1 imposé par le gouvernement sur ces produits en plastique. L'ICP estime ainsi que cette pratique est contraire à la loi et demande ainsi aux consommateurs de refuser de payer les 15 sous additionnels imposés par les consommateurs. Dans le milieu des commerçants l'on affirme que ces frais sont appliqués en toute légalité. "Il y a une grosse confusion dans cette affaire. Nous pensons qu'il est impossible d'imposer la TVA sur un levy. Cela ne peut être le cas s'il y a une excise duty sur ces produits. Nous avons également pris contact avec le bureau de la TVA. Nous souhaitons que le bureau de la TVA émette un communiqué cette semaine pour confirmer si ces 15 sous peuvent être appliqués", a déclaré Mosadeq Sahebdin porte-parole de l'ICP.


Inauguration de Ste-Marie, à Palma

Mgr Piat plaide pour une éducation sans compétition ni corruption

Depuis le début du deuxième trimestre, le collège catholique Ste-Marie, première institution secondaire payante du Diocèse, est abrité dans des locaux flambant neufs, à Palma. Invité à inaugurer le collège vendredi dernier, l'Évêque de Port-Louis, Mgr Maurice Piat, a plaidé pour une éducation saine sans compétition. L'éducation, insistait-il, n'est pas une course, mais un pèlerinage. C'est aussi lors de son intervention que Mgr Piat, en faisant référence à l'affaire de fausses factures du CEB pour une place dans certaines écoles primaires, a déploré la corruption due à la compétition dans le système éducatif. Soulignons que le collège Ste-Marie, qui comprend deux sections, les Form I et II, a accueilli ses premiers élèves, filles et garçons, en janvier 2005. Actuellement, la population estudiantine du collège est de quelque 80 adolescents.


Éducation

ANFEN remet sa pétition au PM

La pétition lancée pour réclamer que les élèves des écoles d'ANFEN bénéficient, comme tous les élèves mauriciens, du transport gratuit par autobus sera remis jeudi prochain au Premier ministre.

L'Association of Non Formal Education Network (ANFEN) regroupe les écoles qui prennent en charge les élèves ayant échoué aux examens du CPE qui ne sont pas pris en charge par le gouvernement. Les écoles ANFEN proposent une éducation adaptée à plus de 600 enfants à travers une série d'écoles disséminées dans le pays. Depuis l'introduction du transport gratuit pour les écoliers et collégiens, l'association se bat pour que ses élèves bénéficient de ce droit. En dépit de plusieurs requêtes et questions parlementaires, le ministre de l'Éducation refuse d'accorder ce droit aux enfants fréquentant les écoles ou centres ANFEN. C'est pour lutter contre cette non-reconnaissance que les animateurs d'ANFEN ont décidé de faire circuler une pétition qui sera remise au Premier ministre jeudi prochain. Jusqu'à samedi dernier, la pétition avait été signée par plus de 12 000 personnes. Les personnes souhaitant signer la pétition avant jeudi peuvent le faire en contactant ANFEN au 465 1484


Suite aux travaux de réfection à GRNO

Les chauffeurs de taxi déplorent leur manque à gagner

Suivant les travaux en cours le long de la Pailles Branch Road en vue relier l'autoroute de Pailles à Grande-Rivière-Nord-Ouest (GRNO), la douzaine de chauffeurs de taxi de la région déplorent leur manque à gagner. Ils indiquent que depuis le début des travaux de Road Development Authority (RDA), jeudi dernier, ils n'arrivent pas à opérer leur taxi. Évoquant leur situation familiale et craignant qu'ils n'arrivent pas à subvenir aux besoins de leurs familles, ces chauffeurs de taxi rappellent que les travaux dureront quatre mois. Dans cette optique, ils réclament une compensation et souhaitent une rencontre des plus urgentes avec les autorités concernées.

Jean-Claude Azie, porte-parole des chauffeurs de taxi de GRNO explique que tous les matins, entre 6h et 8h30 et les après-midi entre 16h et 19h, les chauffeurs de taxi de la région effectuent le trajet pour les employés de la zone industrielle de Pailles, entre la place taxi de GRNO et l'église de Pailles se situant sur l'autoroute. "Cé sel façon ki nu gagn nu lavi. Tu lézur nu fer sa trazé la. Dépi ki sa bann travo la finn commencé nu pa pé travay ditu. Coma nu pu fer pendant kat moi. Nu ena fam zenfa pu nourri. Nu ena loan pu payé… Couma nu pu gagn nu lavi", déplore ce chauffeur de taxi qui travaille dans cette région depuis plus d'une trentaine d'années.

Faisant ressortir qu'ils ne sont pas contre le projet de refaire cette route, en vue de lui offrir un meilleur accès et une meilleure visibilité (qui serait à leur avantage), les chauffeurs de taxi de GRNO indiquent que c'est du jour au lendemain qu'ils ont appris que la route sera totalement fermée durant les travaux. "nu finn appran la nouvel dan radio. Nu pa finn recevoir okenn circulair pu dir nu nu pa pou kapav opéré dan sa région la. Zordi nu pa pe kapav travay ditou", souligne Jean Claude Azie. Dans cette optique, les chauffeurs de taxi de GRNO réclament une compensation, afin de pouvoir subvenir aux besoins des leurs familles. Ils souhaitent une rencontre avec les autorités concernées dans les plus brefs délais afin de voir dans quelles mesures ils peuvent être assistés.


Au Mauritius Hindi Institute hier matin

La mise sur pied d'un Institut des Langues confirmé

Le ministre de l'Education, M. Dharam Gokhool a confirmé, hier matin, l'engagement du gouvernement de mettre sur pied un Institut des Langues. C'était à Trois Boutiques, Triolet, à l'occasion d'une cérémonie marquant les 36 ans du Mauritius Hindi Institute (MHI).

M. Gokhool a situé ce projet comme l'une des composantes de son plan de réforme éducative. Pour lui, un tel institut constituera "un atout" dans le contexte du nouveau projet de développement économique de l'île.

Il devait, à cet effet, expliquer que le pays aura, notamment, besoin, à l'avenir, de traducteurs, d'interprètes et autres spécialistes en langues. Dharam Gokhool a laissé comprendre que cet institut de haut niveau viendra, en substance, compléter le travail déjà entrepris pour la promotion des langues, notamment, par le Mahatma Gandhi Institute (MGI) et l'Ecole Hôtelière.

Précédemment, le ministre de la Santé et député de la circonscription, M. Satish Faugoo avait rappelé l'importance de l'hindi, "langue universelle parlée sur les cinq continents et reconnue par les Nations Unies". Il a, sous ce dernier rapport, fait état du discours en hindi prononcé à la tribune de l'ONU en 1978 par M. Atal Bihari Vajpayee, alors ministre des Affaires étrangères indien.

Le président du MHI a, lui, regretté la "conception erronée" selon laquelle, a-t-il dit, "l'hindi ne doit être maîtrisé que par les Hindous". Il a, à cet effet, cité l'exemple d'un Mauricien de confession chrétienne aujourd'hui responsable de l'une des cinq écoles du MHI et membre du comité exécutif.

Le ministre de l'Environnement, M. Anil Bachoo ainsi que le professeur Sodurshun Jugessur se sont aussi adressés - en hindi - à l'assistance. Aussi invité, le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, s'est fait excusé.


Lutte contre la drogue et l'alcoolisme

À l'initiative du CATR et du Lions Club de Pamplemousses une caravane de prévention sillonnera l'île

En collaboration avec le Lions Club de Pamplemousses et quelques sponsors, le Centre d'Accueil de Terre Rouge (CATR) se lance dans une campagne de sensibilisation nationale contre l'alcool et la drogue. Le lancement de cette campagne: Drogue et Alcoolisme: Non ! a été effectué jeudi dernier en présence des représentants des différents Lions Club de Maurice, des sponsors associés à ce projet, ainsi que des responsables du CATR et de quelques résidents du centre. Pour l'occasion, les clés d'un véhicule, qui servira de caravane de prévention durant la campagne, a été remis au Président du CATR par le Lions Club de Pamplemousses. À partir de cette semaine, la caravane de prévention sillonnera toutes les régions de Maurice pour démarrer cette campagne nationale de prévention qui s'étalera sur une année.

Ce véhicule représente "un outil essentiel pour le centre", a fait ressortir Alain Béchard, Président du CATR dans son allocution. Il a indiqué que non seulement, dans le cadre de cette campagne de prévention, le véhicule nouvellement acquis par le CATR se déplacera dans divers quartiers de l'île pour des sessions d'information et de prévention sur le terrain, mais il servira aussi de transport aux résidents du CATR, lors des sorties qu'ils effectuent avec le centre dans le cadre de leur thérapie. Ce véhicule sera également très utile au centre pour transporter les meubles réparés par les patients résidents du CATR suivant le programme de réinsertion, a souligné Alain Béchard. Il a fait un parallèle entre le travail de réparation de meubles par les patients du CATR et celle de la réparation de leur vie, indiquant que le CATR œuvre à amener ces victimes, touchées par la drogue ou l'alcool, à reprendre leur vie en main. Toutefois, si le véhicule a déjà été acquis par le CATR, grâce au Lions Club de Pamplemousses et de quelques sponsors, il manque une partie de la somme requise pour finaliser son achat. Dans cette optique, le CATR lance un appel aux sponsors, pour se joindre aux efforts du centre afin de lutter contre le problème de drogue et d'alcool à Maurice, en ayant un geste généreux envers le centre et ses patients.

Avec la collaboration de Lions Club de Pamplemousses, le démarrage de la campagne se fera symboliquement à Pamplemousses. Les volontaires distribueront des brochures et animeront des causeries, avec plusieurs témoignages d'anciennes victimes de drogues ou d'alcool. La caravane se rendra également dans des institutions scolaires pour sensibiliser davantage les jeunes à ces problèmes qui rongent de plus en plus notre société et qui touchent de plus en plus de jeunes. "Cette campagne de proximité permettra de mieux faire connaître les méfaits de la drogue et de l'alcool. Et chaque session sera adaptée selon le vécu et la réalité du terrain de chaque région qui sera visité", a indiqué Jean François Rey, PRO et animateur du CATR. Utilisant les chiffres du Rapid Situation Assessment Report (RSAR), émis en 2004 - soit que sur 1.2 millions d'habitants, Maurice compte 120 000 alcooliques et 17 000 drogués, avec notamment une consommation annuelle d'alcool s'élevant à 70 millions de litres à Maurice, Jean-François Rey explique que la campagne du CATR et du Lions Club de pamplemousses sera axée essentiellement sur la famille afin de sensibiliser tout le monde par rapport à ces fléaux qui rongent la société et dans bien des cas détruisent la famille. De son côté, Mme Ballysing-Davidsen, la nouvelle présidente du Lions Club de Pamplemousses, a fait ressortir qu'"avec le taux grandissant de fléaux qui affectent la société Mauricienne, dont le sida, la drogue, la violence domestique, les enfants maltraités, la prostitution…, il nous faut agir afin d'avoir la conscience claire, mais aussi parce que nous avons un devoir envers nos enfants". Elle a également lancé un appel à la générosité d'autres volontaires afin de soutenir le CATR dans sa lutte.


20 ans depuis que le CATR aide les victimes

Le CATR fête actuellement ses 20 années d'existence dans la lutte contre la drogue et l'alcool. Ce centre, membre de la NATReSA et qui a vu le jour en 1986, à l'initiative de José Ah Choon, œuvre en effet à aider des victimes de la drogue et de l'alcool à sortir de ces problèmes sociaux. Depuis sa création, quelque 15 000 personnes convergent annuellement vers le CATR pour des cures ou un suivi. Le CATR accueille 14 stagiaires pour chaque session de réhabilitation, qui s'échelonne chacune sur 9 semaines. Après leur session de réhabilitation, qui inclut également la réinsertion sociale, avec notamment l'apprentissage de la menuiserie, les stagiaires sont invités à venir au centre pour un suivi. A noter que le CATR offre des consultations médicales ayant trait à des problèmes causés par la dépendance aux drogues.


Hier soir à l'hôtel Ebony Mourouk

Myrna Philippe couronnée Miss Rodrigues

C'est sans grande surprise que Myrna Philippe, âgée de 19 ans a remporté, hier soir, le titre de Miss Rodrigues 2006, lors de la finale du concours organisée à l'hôtel Ebony Mourouk. Myrna Philippe, qui a été élue en décembre dernier, Miss Ebony 2006, a une fois de plus séduit le jury, même si elle ne pratique le mannequinat que depuis 7 mois. Les deux dauphines de la Miss Rodrigues sont Sanielle Ravina (également élue Miss Talent) et Jenny Ah Soon, toutes deux âgées de 17 ans. Pour la Myrna Philippe, qui représentera prochainement son île au concours de Miss Mauritius National Pageant 2006, cette consécration représente "un grand honneur non seulement sur le plan personnel, mais aussi, il s'agira d'une occasion de venir présenter son pays, en mettant en exergue les différentes cultures". Elle dédie son titre à sa famille et à ses amis. Cette étudiante en dernière année d'études à l'IVTB dans le cadre d'un NTC 3 en Front Office, aspire à diriger son propre hôtel à Rodrigues. Rappelons que c'est après trois années sans participation, que la Miss Rodrigues trustera le titre tant convoité de Miss Mauritius. La présentation des candidates pour ce concours aura lieu le 14 juillet prochain. La grande finale de Miss Mauritius National Pageant 2006 se tiendra, elle, le 17 août prochain.


Technologie informatique

Panne de l'ADSL

Vous avez dû le remarquer. Si vous êtes connectés à l'internet à haut débit, l'ADSL, vous rencontrez des problèmes de connexion depuis le courant de la semaine. Cette situation est due à une panne de la connexion internationale de Hong-Kong, ce qui donne lieu à une saturation sur les trois autres lignes de connexion. Cette panne, qui dure depuis mercredi dernier, affecte principalement ceux qui utilisent l'ADSL. Bien que les démarches aient déjà été entreprises pour réparer cette panne, le problème ne semble pas si facile à régler, ce qui prive les 11 000 abonnés de connexion jusqu'à nouvel ordre. Du côté de Mauritius Telecom, on avance que le nécessaire est fait et que la situation devrait retourner à la normale d'ici peu.


Le barreau mauricien s'enrichit d'un nouvel avocat

Bernard Marie, fils de notre confrère Renaud Marie, a prêté serment le 27 juin dernier comme avocat. Ancien étudiant au collège St Mary's, ce dernier s'est mis à étudier le droit au Hollborn College à partir de 1999, après avoir tenté de faire carrière dans la gestion. Après avoir décroché son LLB (Honours), il devait être called to the bar en 2004, en Angleterre. Il a effectué son pupillage chez Me Rex Stephen et chez l'avoué Manon Mardemootoo. Depuis sa prestation de serment, il a intégré les Chambers de Me Stephen et compte faire de la Company and Employment Law sa spécialité.


Du 15 au 22 juillet

150 jeunes parcourent Maurice

La Gold Award Holders Association, en collaboration avec le ministère de la Jeunesse et des Sports, organise la deuxième édition de Walk Around Mauritius, à l'intention des jeunes de l'île, du 15 au 22 juillet. Cette activité se tient dans le cadre du 40e anniversaire du National Youth Achievement Award.

L'aventure Walk Around Mauritius regroupe encore plus d'intéressés cette année, à savoir 150 jeunes, qui parcourront, pendant toute la durée de l'expédition, quelque 210 km, dont une innovation avec 20 km en mer, plus précisément dans le lagon du Sud-Est. Cette année, la marche est associée à des objectifs sociaux, les organisateurs s'engageant à mieux sensibiliser les jeunes, et à travers eux, la population, face aux fléaux tels que le VIH/SIDA, l'alcool ou le tabac. "Cet élan de sensibilisation sur les fléaux sociaux cadre avec l'objectif du ministère et du programme gouvernemental pour mieux informer les jeunes et les préparer à un avenir sain", a précisé Sylvio Tang, le ministre de la Jeunesse et des Sports.

La marche sera également ponctuée de services communautaires. Ainsi, il est prévu que ces jeunes visitent des maisons de retraite, procèdent à la mise en terre d'arbres et à la réalisation de fresques murales, entre autres activités. Cette démarche démontre les caractéristiques bien précises que prône l'Award, à savoir le sens de l'initiative et de la responsabilité, la volonté d'aller à l'aventure et l'épanouissement dans des activités saines. Le ministre de la Jeunesse et des Sports encourage plus de jeunes à se prendre en charge et à être plus indépendants, en mettant en place des projets favorables, ainsi qu'à se responsabiliser envers la société.

Le départ sera donné le samedi 15 juillet, à 10 h, devant la Mairie de Port-Louis, tandis que le point d'arrivée est l'hôtel de ville de Quatre-Bornes, à 15h, le samedi 22. Le parcours englobe différentes étapes, dont les villages de Pointe-aux-Piments, Mahébourg et Rivière-Noire, alors que les participants passeront la dernière soirée à l'école primaire Louis Nellan, à Quatre-Bornes. Plusieurs sponsors contribuent à cette aventure, dont le ministère de la Santé, ceux de l'Environnement et de l'Education ou encore Mauritius Telecom.



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 9 juillet 2006