s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 30 avril 2006



Transport gratuit
    Option ferme pour un système d'allocations aux étudiants
Aux heures de pointe
    Rs 50 pour entrer à Port-Louis
Chikungunya
    Faugoo: "Une nette baisse de cas rapportés"
Lui reprochant son "indifférence" aux sujets-clés
    Le syndicat du secondaire d'État réclame la démission du ministre Gokhool
Collèges nationaux
    L'Association Créole de l'Est soutient la formule Gokhool
Formule A+
    La GHTU prête à contrecarrer toute contestation légale
Hier à Paillotte
    Inauguration du Centre de Formation Artistique
Pour sa manif "No to child labour" demain
    La CDMO:"Placer la contre-réforme Gokhool dans sa juste perspective"
Manifestation des jeunes vendredi dernier au collège St Joseph
    Mobiliser les jeunes pour combattre les préjugés
Mpandadzi Full Primary School, Malawi
    En classe, les pierres ont remplacé les bancs…
Projet Anahita
    Les pêcheurs de l'Est refusent les Rs 5M proposées par Ciel Properties
VIH & SIDA
    Le Conseil des Religions s'engage dans la lutte
MBSSA
    Demande de convocation d'une Assemblée générale spéciale
MCS Mutual Aid Association
    Lancement du Flexi Deposit Scheme
Compensation salariale
    Les syndicats réclament Rs 718 across the board
"Innovations pour une éducation de qualité"
    La 5e convention des CAT a pris fin cette semaine
Le 4 mai à l'AF
    Nu Traversé : dire non à la violence conjugale
Générosité institutionnelle
    Don de la State Bank à la lutte contre le chikungunya
Cérémonie de remise de bourses
    Quatre bénéficiaires du Germain Comarmond Education Trust
Le 1er-Mai syndical
    Commémoration en ordre dispersé
SANTÉ
    Les diabétiques et alcooliques succombent plus au chikungunya
À l'initiative d'Imagine Communication
    Campagne nationale sur le lupus, maladie méconnue et mortelle
Santé
    Un centre pour les épileptiques
Nouveau service
    Canal Sat lance Multiroom


Transport gratuit


Option ferme pour un système d'allocations aux étudiants

Un nouveau système de transport gratuit pourrait être introduit pour les étudiants à partir du 1er juillet. Le gouvernement étudie actuellement la possibilité de se tourner vers un système consistant à verser une somme d'argent sur le compte des parents pour remplacer celui adopté en septembre 2005, qui permettait aux étudiants de voyager librement et gratuitement pendant les jours de classe. Le comité technique composé de représentants de différents ministères a déjà soumis un rapport dans ce sens au gouvernement. Le critère principal pour y être éligible: la distance entre la résidence et l'établissement scolaire. Selon les éléments recueillis, les allocations varieront entre Rs 90 et Rs 325. Ce principe ne sera toutefois pas appliqué pour les personnes âgées et les handicapés.

La formule de compensation individuelle, sous forme de grant, reste en effet la seule option vers laquelle le gouvernement devrait se tourner dans le projet de revoir le système de transport gratuit, introduit l'année dernière, deux mois après l'installation de l'Alliance sociale au gouvernement. C'est au terme de plusieurs sessions de travail que le comité technique, comprenant des représentants du ministère des Infrastructures publiques et du Transport, de la National Transport Authority (NTA), du ministère de l'Éducation et celui de la Sécurité sociale, qu'un rapport sur le transport gratuit a été soumis au gouvernement. Selon les éléments disponibles, le rapport favoriserait un changement de formule, dont l'abandon du système de compensation aux opérateurs d'autobus, au profit d'un système de grant individuel.

Les officiers concernés ont relevé les nombreux problèmes occasionnés par l'actuel système. Ils sont d'avis que celui consistant à accorder une subvention aux parents des étudiants mettrait fin aux "abus" du côté des bénéficiaires aussi bien que chez les employés d'autobus. "Une formule de grant permettrait aux parents ou étudiants de choisir leur mode de transport", fait comprendre un officier du ministère de l'Éducation.

Dans les milieux du gouvernement, on laisse comprendre que les ministères concernés attendent le feu vert du Conseil des ministres pour aller de l'avant avec ce projet. Les modalités du système de grant individuel auraient déjà été définies, ainsi que les critères d'éligibilité, dont le principal reste la distance entre la résidence et l'établissement scolaire. La résidence d'un élève du primaire devra se situer à plus de 700m de l'école pour qu'il puisse y prétendre. Alors que pour les étudiants au secondaire, la distance devrait être plus de 1,6 kilomètre.

Le comité chargé de ce dossier a également défini le montant des subventions. Pour les élèves du cycle primaire, une somme de Rs 90 sera versée sur le compte des parents, alors que pour un étudiant du secondaire, l'allocation sera de l'ordre de Rs 298. Ceux faisant des études supérieures bénéficieront de Rs 325. Les officiers du gouvernement estiment également que l'équivalent de trois mois devra être versé en deux fois pendant l'année. Les responsables travaillent déjà sur les modalités de remboursement avec les institutions bancaires et les établissements scolaires.

L'introduction du transport gratuit nécessite un financement public de Rs 600 millions, dont Rs 190 millions pour les personnes âgées et les handicapés et Rs 410 000 millions pour les étudiants. Selon les indications obtenues, la formule de d'allocation aux parents devrait permettre au gouvernement d'économiser pas moins de Rs 50 millions.

Selon la dernière étude réalisée à la rentrée scolaire, plus de la moitié de la masse estudiantine bénéficierait du système de transport gratuit depuis son introduction. Les analyses notent une hausse de 25% dans le nombre d'étudiants du primaire ayant "shifté" au transport public - auparavant, ils utilisaient d'autres moyens de transport tels que des vans scolaires privés ou un véhicule personnel. Une hausse de 30% a été enregistré du côté des étudiants du secondaire et tertiaire. Cette hausse représente en moyenne de 9 000 étudiants utilisant le transport public pendant les jours de classe.

Par ailleurs, les nouvelles cartes d'identité estudiantines sont prêtes. La NTA a indiqué dans un communiqué que les anciens students passes seront valides jusqu'au 15 juin 2006, date à laquelle, précise-t-elle, toutes les nouvelles cartes auront été distribuées.


Aux heures de pointe


Rs 50 pour entrer à Port-Louis

Entrer à Port-Louis aux heures de pointe (7h à 10h) pourrait coûter Rs 50 aux automobilistes si le gouvernement se décide d'adopter le projet d'Area Licensing Scheme sur lequel se penche actuellement le Road Transport Advisory Board (RTAB). Ce système de péage est considéré comme un "moyen sûr" pour décourager l'utilisation de la voiture particulière. Les experts estiment que ce "scheme" devrait réduire à 30% le nombre de véhicules aux heures de pointe. Soit une moyenne de 10 000 véhicules. Mais elle est à mettre au registre des mesures restrictives au même titre que le système de parking payant qui n'a jamais eu l'effet escompté sur les automobilistes malgré les hausses successives des tarifs.

Deux après l'étude du Singapourien Gopinath Menon en vue d'introduire un Electronic Pricing System (EPS) à Port-Louis, les autorités comptent venir avec un système de péage connu comme le Area Licensing Scheme (ALS). Ce système a été adopté au Singapour de 1975 à 1988 avant l'introduction de l'EPS. D'autres pays ont par la suite adopté ce concept d'une part, pour combattre la congestion routière et d'autre part, pour promouvoir le transport public.

Le RTAB a constitué une équipe pour travailler sur ce projet qui, selon nos informations, devrait être présenté au vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques et du Transport, Rashid Beebeejaun, à la fin de ce mois. "Il y a une équipe qui travaille sur ce projet qui, contrairement au système électronique, ne nécessite pas de gros investissements. Il est simple et facile à appliquer. Comme c'est le cas pour le parking payant, les véhicules entrant à Port-Louis doivent afficher un coupon sur leur pare-brise. Des règlements sous le Road Traffic Act seront faits pour sanctionner les automobilistes qui n'ont pas de coupons", explique un haut responsable au ministère des Infrastructures publiques et du Transport.

Ceux ayant travaillé sur ce dossier indiquent également que des policiers et des traffic wardens seront présents sur le terrain entre 7h et 10h pour contrôler les véhicules. Le RTAB, avons-nous appris, compte proposer un tarif de Rs 50 pour chaque véhicule entrant dans la capitale. Le Singapourien Menon avait, dans son rapport soumis au gouvernement, proposé le tarif d'accès soit fixé à Rs 60.


Chikungunya


Faugoo: "Une nette baisse de cas rapportés"

Le ministre de la Santé a tenu un point de presse hier matin, pour faire état de la tendance par rapport au Chikungunya dans l'île. Satish Faugoo a annoncé une nette baisse des cas. Durant cet exercice de communication, il a aussi été question de la situation concernant le Human Tissue Act, de même que la situation du virus VIH Sida à Maurice.

Le nombre de cas de Chikungunya rapporté dans les hôpitaux et centres de santé se chiffre à 10, 969, alors que le nombre de cas confirmés est de 8,578 sur 13,311 cas vérifiés. Si jusqu'à deux semaines de cela, les cas rapportés par jour étaient du nombre de 40, on enregistre une moyenne de 19 par jour. Le nombre de cas confirmés à Rodrigues est de 373, alors que les médecins du privé ont rapporté 2,101. Concernant les échantillons qui ont été envoyés à la Réunion aux fins d'analyse, il a été conclu qu'il ne s'agit pas là ni d'un virus inconnu, ni même du Chikungunya, alors qu'il y avait des craintes qu'il puisse s'agir de la fièvre dengue. Rassurant la population, Satish Faugoo a souligné que les distributions de produits répulsifs continuent un peu partout à travers l'île, de même qu'à Rodrigues. Le ministre de la Santé a mentionné la possibilité qu'une visite soit organisée à Rodrigues, si besoin est pour constater de visu la situation.

Le Human Tissue Act a aussi été abordé lors de cette rencontre avec la presse. Selon les dires du ministre de la Santé, cette grande première à Maurice est un plus pour le domaine de la santé. Ainsi, n'importe quel adulte peut désormais faire don de ses organes de son vivant, à un membre de sa famille, alors qu'un individu peut à sa mort faire don de ses organes, pour des raisons thérapeutiques, dans le domaine de la recherche. Concernant les mineurs, ils peuvent faire don d'organes qui sont regenerative uniquement, c'est-à-dire, des organes qui peuvent repousser.

Un autre point soulevé par le ministre de la Santé est la récente rencontre de la National Aids Committee, pendant laquelle plusieurs décisions importantes ont été prises. Le nombre de cas recensés s'élève à 2,293, dont 123 expatriés. Satish Faugoo a attiré l'attention sur les deux groupes les plus à risques, notamment les toxicomanes et les prostituées. Si en 2002, seuls 14% des cas de VIH Sida concernaient les toxicomanes, ce pourcentage est passé maintenant à 92%. Il a aussi été question d'un programme d'aide médicale aux femmes touchées par le virus, qui sont en voie de famille, pour diminuer le risque que les enfants naissent à leur tour avec le virus.


Lui reprochant son "indifférence" aux sujets-clés


Le syndicat du secondaire d'État réclame la démission du ministre Gokhool

Les syndicalistes du secondaire d'État et privé patienteront encore une semaine, accordant ainsi un temps de réflexion au ministre de l'Éducation, Dharam Gokhool, avant de manifester en masse devant les locaux de l'IVTB House. Mais entre-temps, la Government Secondary School Teachers Union (GSSTU) réclame la démission du ministre Gokhool. En effet, après avoir réclamé, en vain, une rencontre avec ce dernier, les représentants des enseignants de collèges d'État déplorent son "indifférence" à l'égard de leurs doléances. Notamment des sujets d'intérêt dans le secteur d'État. Selon le syndicat, le ministre de l'Éducation lui fait la sourde oreille depuis quelque temps déjà. Et il en est de même pour les représentants des enseignants des collèges privés, notamment l'UPSEE. Très tôt, vendredi matin, des membres de la GSSTU, dont le président, Naraindranath Gopee, ont protesté, pancartes à l'appui, devant les bureaux du ministère de l'Éducation à Phœnix. "Malgré cette manifestation, le ministre ne nous a pas rencontrés. Toutefois, il a délégué le Chief Technical Officer et le Permanent Assistant Secretary du ministère, lesquels nous ont demandé de leur soumettre nos doléances. Requête que nous avons déclinée puisque nous avons envoyé plusieurs lettres dans ce sens au ministère. Nou ena linpresyon ki nou bann let pe dormi dan enn file. Nous leur avons fait comprendre que nous réclamons une rencontre avec le ministre. Les deux officiers nous ont expliqué que Dharam Gokhool partait en mission mardi prochain et qu'ils allaient lui transmettre notre message. Depuis, nous attendons une réponse. Nous lui donnons encore une semaine. Si le ministre ne nous reçoit pas, nous envisageons une manifestation à laquelle participeront les syndicats du secondaire", déclare Naraindranath Gopee. La démarche d'une manifestation regroupant les syndicats des collèges d'État, confessionnels et privés aboutira vers la création d'une fédération. Aussi, Naraindranath Gopee ne cache pas la déception de son syndicat face au mutisme du ministre de l'Éducation. "Il est malheureux de constater que le ministre court de fonction en fonction, mais ne trouve pas de temps pour écouter les syndicalistes. Il avait pourtant dit qu'il était ouvert au dialogue. Nous ne lui ferons pas de cadeau s'il cherche une confrontation…" déclare-t-il, amer. Le ministre Gokhool, selon le président du syndicat des collèges d'État, se laisse dicter par ses conseillers. "Ces derniers pensent que les consultations sont une perte de temps !" déclare Naraindranath Gopee. Ce dernier estime également que "le ministre de l'Éducation fait preuve d'impartialité" lorsque celui-ci refuse toute discussion avec les syndicats du secondaire, mais a accepté en revanche de rencontrer une association socioculturelle - laquelle est venue en fin de semaine témoigner publiquement son soutien au ministre - autour de la réforme. "Nous pensons que le ministre Gokhool doit démissionner puisque jusqu'ici, il n'a pu être à la hauteur de ce qu'il a annoncé !" dit Naraindranath Gopee.


Collèges nationaux


L'Association Créole de l'Est soutient la formule Gokhool

Après avoir observé les multiples "campagnes menées par différents mouvements pour faire croire que la réforme dans l'éducation va à l'encontre de l'intérêt des enfants de la communauté créole", l'Association Créole de l'Est a tenu à affirmer son soutien au ministre de l'Éducation, Dharam Gokhool. L'association, par la voix de son président Edmond Ladégourdie, défendait sa démarche lors d'une conférence de presse, vendredi dernier. "Nous ne comprenons pas pourquoi l'opposition utilise le dossier de l'éducation pour monter la communauté créole contre le gouvernement ! Nous sommes satisfaits du travail du ministre Gokhool. L'association a eu l'occasion de le rencontrer et nous sommes en mesure de dire qu'il est pragmatique et maîtrise parfaitement son dossier. Il nous a donné la garantie que la communauté créole ne sera pas lésée et que toutes nos requêtes concernant la formation des enseignants, entre autres, seront considérées. Depuis quelque temps déjà, des mouvements ciblent la communauté créole du pays et en particulier celle de l'Est pendant leurs réunions nocturnes pour faire croire que la réforme éducative est néfaste !" déclare d'emblée le président de l'association. Cette opération, soutient-il, risque d'engendrer des complexes d'infériorité chez certains enfants. Edmond Ladégourdie est d'avis que la réforme ne lèse aucune communauté. "D'autant que la réforme préconisée par le gouvernement, avance le président de l'Association Créole de l'Est, est transparente." Elle apporte certes une dose de compétition dans le secteur primaire, mais celle-ci, dit-il, est nécessaire pour le développement du pays. "Okenn kominote pena monopol lintelizans ! Si la Zone d'Éducation Prioritaire pe okip bann low achievers, bizin kapav okip bann zanfan ki ena potansyel", déclare le président de l'association. Dans le même ordre d'idées, il a, en sa capacité d'ancien enseignant, expliqué que le concept de mixed abilities ne facilite pas la tâche des instituteurs. Dans la pratique, le concept, dit-il, prend trop de temps et ce au détriment des enfants doués. "Pa kapav pran bann zenfan briyan met ek zanfan feb. Bizin met bann feb ansam pou detekté zot mankman." Ce dernier, qui déplore l'introduction des Form VI colleges durant la réforme Obeegadoo, rappelait que les projets de l'ancien ministre comprenaient des failles. "On ne peut supprimer des institutions d'excellence, tels le QEC et les collèges Royal", précise-t-il à ce sujet. Toutefois, Edmond Ladégourdie explique que "l'association n'a pas eu le temps d'évaluer la réforme" de l'ancien ministre de l'Éducation. "C'est pourquoi, dans le passé, nous n'avons pas pu nous prononcer davantage sur la réforme de Steve Obeegadoo", explique-t-il.


Formule A+


La GHTU prête à contrecarrer toute contestation légale

La Government Hindi Teachers Union (GHTU) est d'avis que "le MMM est en train de mener une certaine section de la population en bateau". En effet, le parti de l'opposition, selon Suttyhudeo Tengur, président de la GHTU, a fait beaucoup de bruit autour de sa décision de contester le A+ en Cour Suprême, sans pour autant aller de l'avant. Dans un communiqué qu'il a émis à cet effet, il écrit: "Il semble que le MMM nourrit bien plus son action politique que l'intérêt de l'enfant mauricien. Son inaction se fait au détriment de l'enfant mauricien car ceux qui nourrissent l'espoir d'un retour au système Obeegadoo se font mener par le bout du nez." Selon Suttyhudeo Tengur, l'argument pédagogique sur lequel compte s'appuyer le MMM n'est pas crédible. Il rappelle que la GHTU est prête à contrecarrer toute contestation de la réforme Gokhool.


Hier à Paillotte


Inauguration du Centre de Formation Artistique

Le ministre des Arts et de la Culture, Mahen Gowressoo, a profité hier de la Journée Internationale de la Danse, pour inaugurer le tout nouveau Centre de Formation Artistique situé à Paillotte. L'occasion de réaffirmer l'importance de développer la pratique artistique, notamment à travers ce centre, qui devrait offrir une large palette de cours gratuits.

Sur la route Royale montant vers Vacoas, peu après l'hôpital Candos, un bâtiment à étage tout neuf, arborant des couleurs ocre et cannelle, abrite désormais le tout premier Centre de Formation Artistique du pays. À ce titre, on peut s'étonner que l'un des intervenants à l'inauguration officielle qui s'est déroulée hier matin, le ministre Abu Kasenally, ait choisi de mettre l'emphase de façon répétée sur la circonscription qui l'abrite, alors que ce centre est en principe censé profiter à la population mauricienne dans son ensemble et non seulement aux habitants de Paillotte ou du N°15.

De fait, le ministre des Arts et de la Culture, Mahen Gowressoo, a fait ressortir dans son discours inaugural que pas moins de 600 personnes se sont déjà inscrites pour bénéficier des cours gratuits qu'offrira ce centre dans une bonne quinzaine de disciplines. Le public pourra ainsi y apprendre à jouer de la guitare (classique ou électrique), du daf, de la ravanne, du djembé ou du tabla, pratiquer le kathak ou la danse moderne, ou encore se familiariser aux techniques de la peinture, de la photographie, du print making, de la pyrographie, de la sculpture (bois et pierre), ou de la sono et de l'éclairage pour la scène, voire apprendre à monter et jouer des sketches et à écrire des chansons.

Un programme très ambitieux, qui démarre le 6 mai prochain. Chaque cours se tiendra deux fois par semaine et durera entre deux et trois mois. Y seront par ailleurs données régulièrement des causeries sur les droits d'auteur et sur les facilités de recherche disponibles au Mauritius Museums Council, aux Archives Nationales, à la Bibliothèque Nationale et au National Heritage Fund.

"Identifier de nouveaux talents, les encadrer, les former et assurer le capacity building d'une nouvelle génération d'artistes, c'est ce que devrait arriver à assurer ce centre. Car nous voulons que nos artistes soient la fierté de notre ville et de notre nation arc-en-ciel", a déclaré l'adjoint au maire de Vacoas Phoenix, Feroz Ancharaz, dans son discours de circonstance.

Appel ministériel aux artistes

Pour sa part, le ministre des Utilités publiques, Abu Kasenally, a évoqué "le pouvoir des arts et de la culture" et estimé que s'il fallait être fier de ce Centre, il convenait aussi et surtout de l'utiliser. Alors que le pays se retrouve, selon lui, "à la croisée des chemins", confronté au chômage, aux difficultés économiques, à la montée de l'alcoolisme et de la toxicomanie, un tel Centre peut constituer une ouverture bénéfique pour nos jeunes, leur permettant de se consacrer à "de saines activités créatives".

De son côté, le ministre des Arts et de la Culture a estimé que nous avons à Maurice beaucoup de bons artistes, mais que ceux-ci sont confrontés à de nombreuses difficultés, notamment financières. D'où son appel lancé à ces derniers pour qu'ils viennent voir le ministère des Arts et de la Culture, qui, selon ses dires, a les fonds nécessaires pour aider les artistes. Ce que ces derniers seront sans doute heureux mais aussi un peu étonnés d'apprendre…

Comme l'inauguration de ce Centre de Formation Artistique coïncidait avec la Journée Internationale de la Danse, la cérémonie a aussi été marquée par un spectacle présenté conjointement par les troupes de Jean Renat Anamah et d'Anna Patten et Sanedhip Bhimjee. Entre l'expression contemporaine de l'un et le kathak réinventé des autres, une belle création intitulée Quand l'île danse, qui donne la mesure de ce que peuvent talent, inventivité et travail, notamment à travers une recréation du séga. "La danse est une discipline qui demande un apprentissage et du travail. C'est à la fois une méditation et un exercice pour le corps. C'est une profession à part entière, pas seulement un passe-temps", fait ressortir Anna Patten.

Au final, on ne peut que souhaiter que ce Centre de Formation Artistique devienne, comme l'a souhaité Jean Renat Anamah, un terrain de prédilection pour l'avenir, et aide à former la relève artistique du pays. Cela, en attendant de savoir comment et par qui seront dispensés ces cours et la façon dont sera géré ce Centre dans la pratique.


Pour sa manif "No to child labour" demain


La CDMO:"Placer la contre-réforme Gokhool dans sa juste perspective"

C'est dans une perspective prophétique en lien direct avec son "mission statement" de "soustraire les déshérités du joug des nouvelles formes d'esclavage" que la Commission Diocésaine du Monde Ouvrier (CDMO) place la manifestation qu'elle organise demain, 1er mai, pour dire non à la nouvelle formule d'admission du ministre Dharam Gokhool au secondaire.

"Cette question éducative demeure une question de classe car il est évident que, comme l'ont souligné tous les pédagogues de bon sens, ce sont surtout les enfants des travailleurs des villes et des villages, indépendamment de leurs communautés, qui en feront les frais", a soutenu hier à Week-end M. Mario Jolicœur, président de la CDMO.

Pour le responsable de ce mouvement d'action catholique œuvrant en milieu ouvrier, cette contre-réforme ne peut servir que les intérêts "égoïstes" d'une petite élite économique au sein de laquelle se retrouvent des catholiques de condition sociale aisée. "Malheureusement, poursuit M. Jolicœur, les " fils des Ténèbres " semblent s'être montrés plus habiles en portant la question sur le terrain communal."

Il se dit quand même heureux que pour cette manifestation de la fête du travail - que l'Église place, chaque année, sous le patronage de Saint Joseph, travailleur -, des personnes concernées par la question éducative dont l'ancien ministre travailliste de l'Éducation, M. Kadress Pillay et le syndicaliste de l'enseignement primaire, M. Ashik Junglee, aient accepté d'intervenir "et faire œuvre de prophètes" pour replacer le débat dans sa juste perspective.

Mario Jolicœur affirme que la CDMO est convaincue que la contre-réforme Gokhool ne fera qu'empirer la situation au niveau du pourcentage annuel d'échecs au Certificate of Primary Education (CPE) qui tourne déjà autour du taux alarmant de 40% (quelque 12 000 elèves). Dans la mesure où l'Éducation est le passeport obligé pour le monde du Travail, la commission diocésaine a choisi, cette année, de retenir ce sujet pour son rassemblement du 1er Mai.

Le président de la CDMO regrette, d'autre part, que, sur un sujet aussi important pour les travailleurs, les syndicats, en général, au grand dam de la grande majorité de leurs syndiqués, ne se sont pas sentis obligés à prendre position contre la contre-réforme Gokhool. Pire encore, rappelle-t-il, certains d'entre eux ont préféré "se faire bien voir" des puissants du jour.

Dénonciation, tout aussi, de la classe politique sur le sujet. "Alors que, explique Mario Jolicœur, les forces vives qui s'étaient exprimés s'attendaient à ce que des formations politiques prennent le relais, celles-ci ont préféré jouer aux abonnés absents." "Les uns, dit-il, ne s'intéressent qu'aux moyens à mettre en œuvre en vue de leur maintien au pouvoir, alors que les autres n'ont pour seule préoccupation que la reconquête coûte que coûte du pouvoir pour l'unique plaisir d'être au pouvoir !"

Pour cette manifestation placée sous le thème "No to child labour", la CDMO appelle l'ensemble des Mauriciens "épris d'égalité et de justice" ainsi que "tous ceux qui ploient sous le poids du fardeau" à se joindre à elle dès 9h demain aux abords de l'église Notre Dame de Lourdes à Rose-Hill.

De là, les manifestants défileront en direction du collège BPS à Beau-Bassin où aura lieu, après des interventions sur le sujet du jour, la messe annuelle du Travail présidée par l'évêque de Port-Louis, Mgr Maurice Piat. Une animation musicale s'en suivra.


Manifestation des jeunes vendredi dernier au collège St Joseph


Mobiliser les jeunes pour combattre les préjugés

"Les jeunes ne sont pas tous pourris". C'est le message passé, vendredi dernier, au collège St Joseph à Curepipe, par les membres du conseil des jeunes de la ville. Ces derniers, en collaboration avec les Forces Citoyennes de Curepipe, avaient lancé un appel aux jeunes pour qu'ils réagissent face aux problèmes auxquels ils sont associés. Mais peu d'entre eux avaient répondu à l'appel…

Leurs préoccupations étaient inscrites sur les pancartes: "Twa zeness to disan laterr pran cont to valer", "Nu pa envi nu zimaz gaté" Le but de cette manifestation était de rappeler aux jeunes leurs valeurs et leur faire prendre conscience qu'ils sont l'avenir du pays. Ils souhaitent être des jeunes pour une Île Maurice plus harmonieuse. Ils en ont profité pour faire appel à la société afin qu'elle change de regard sur la jeunesse. Aux autorités, ils leur ont demandé une meilleure considération. Les jeunes réunis pour l'occasion par le nouveau conseil, ont débuté leur manifestation par un défilé sortant de la Cure de l'Église Ste Thérèse avant de se rendre au collège St Joseph. S'ils n'étaient pas nombreux - quelque centaine - à assister à cette manifestation, ceux présents, étaient animés d'un réel intérêt pour se prendre en main. Ils en ont marre d'être stigmatisés, disent-ils. "Nous ne sommes pas tous pourris. Il faut enlever ces préjugés qui existent autour de nous. Zeness bizin pa ploré. Nous sommes l'avenir de ce pays et nous devons réagir face aux fléaux qui nous touchent", expliquent les organisateurs. Leur requête: que la société arrête d'associer tous les jeunes aux cas de violence, drogue, alcool, prostitution, pornographie… Au programme de cette manifestation, qui a également vu la participation de travailleurs sociaux, interventions de jeunes, animation musicale.

"Ce n'est pas juste de mettre tous les jeunes dans un même panier"

Aurélie Gopal et Aurélie Montagne Longue, du collège Ambassador indiquent qu'elles sont venues à cette manifestation car leur avenir les préoccupe. "Où que nous allions, les gens disent: Bann zeness pa bon. Zeness pran ladrog, lalkol…. Ce n'est pas juste de mettre tous les jeunes dans un même panier. Nous devons réagir pour banir cette image négative", disent-elles. Comme elles, Vishagen Moonsamy, du Collège St Joseph, estime que l'heure est arrivée pour que les jeunes s'unissent pour combattre en amont les fléaux qui touchent la société et stigmatisent tous les jeunes. Clyde, Cédric, Thierry et Cédric des collèges Mauritius et Mauricia, abondent dans le même sens. Pour ces jeunes, les autorités doivent aussi réagir face à ces fléaux. "Politiciens guett zist zot prop linteré. Zot ena enn devoir enver nu. zot oussi zot bizin bouzé pou ki zeness na pa gaté", disent-ils.

Présent au collège, des adultes, venus soutenir les jeunes dans leur mobilisation. Maryse Paul, 48 ans, mère de deux adolescents de 15 et 17 ans, rappelle les cas de pornographies entre jeunes, récemment relatés dans la presse. Elle estime toutefois qu'il ne faut pas généraliser et mettre tous les jeunes dans un même panier". Pour cette maman, cette initiative organisée par les jeunes pour les jeunes eux-mêmes est un pas en avant. "C'est formidable de voir les jeunes s'exprimer. Ils ont des revendications. Nous devons les écouter et leur venir en aide. Les jeunes représentent l'espoir de notre pays", avance Maryse Paul. Après cette première manifestation, tous espèrent que les autorités suivront le pas pour lutter contre les fléaux qui touchent les jeunes, et accorderont d'avantage de soutien à cette génération, si ce n'est plus de considération.



Conseil de jeunes de Curepipe:"Donner l'occasion aux jeunes de s'exprimer"

Formant le Conseil des jeunes de Curepipe, quelque vingt-cinq jeunes, de différentes régions et différents groupes de jeunes de la ville. Ces jeunes, qui se sont regroupés depuis mars dernier et qui se réunissent chaque quinzaine, veulent sensibiliser leurs paires à prendre conscience de leurs valeurs. Pour eux, il est important de donner aux jeunes les infrastructures ainsi que l'encadrement nécessaire pour les empêcher à tomber dans les mauvais chemins. Ils souhaitent également emmener les adultes à adopter un autre regard sur la jeunesse. Leur première action a été une manifestation réunissant les jeunes au collège St Joseph, pour mobiliser ces derniers à réagir face aux fléaux et également les préjugés qui les touchent. "Le récent scandale de pornographie entre jeunes, la montée de la violence, les crimes, dont celui de Madhuressen Sellamuthu tabassé à mort sur la gare de Curepipe par des adolescents, les discriminations générées par la réforme dans l'éducation nationale… tout ceci a pour effet de pointer du doigt notre génération", expliquent Warren, Anaelle, Jessica, Aurore, O'Brian, Andy et Vanessa. Conscients des nombreux fléaux, dont la drogue, la prostitution, l'alcool, la pornographie… qui touchent la jeunesse, ces jeunes refusent d'être stigmatisés. Ils estiment que contrairement à ce que pense la société, leur génération ne comprend pas que "des pourris". "Ena zeness ki envi bouzé", disent-ils. "Nous ne devons pas nous laisser aller et rester dans notre coin. Nous sommes décidés d'agir, de revaloriser l'image de la jeunesse et de contribuer à une île Maurice plus harmonieuse", indiquent les membres du Conseil des jeunes de Curepipe.

Estimant que l'éducation est la base même pour inculquer les valeurs aux jeunes, les membres du Conseil des jeunes de Curepipe ajoutent toutefois qu'au sein des familles, il faudrait davantage de communication. "Que ce soit les parents, les enseignants ou les autorités, il faudrait donner l'occasion aux jeunes de s'exprimer. Nous demandons de l'écoute et plus de confiance", disent-ils. Cette première manifestation est un appel lancé aux autorités pour que ces dernières créent des plates-formes d'encadrement pour les jeunes et réagissent concernant les problèmes liés aux jeunes. "Nous sommes souvent mis à part. Les autorités prennent des décisions qui nous concernent sans pour autant savoir si celles-ci cadrent avec les attentes de la jeunesse. Il faudrait par exemple un conseil de jeunes dans les mairies", avancent nos interlocuteurs. "Allez de l'avant", demandent-ils aux autorités, "créez des ateliers de travail, créez des espaces pour les jeunes. Vous avez un devoir envers nous. Faites-le et notre génération ne sera plus autant la proie des fléaux".


Mpandadzi Full Primary School, Malawi


En classe, les pierres ont remplacé les bancs…

La Mpandadzi Full Primary School est une école rurale, perdue dans un écrin de verdure dans le sud du Malawi. La plupart des 772 élèves se sont inscrits à l'école pour éviter la crise alimentaire qui a frappé le pays l'an dernier. Ce qui a vu le nombre d'enfants - des filles, pour la majorité - grimpé en flèche. Les cours sont assurés par six enseignants qui travaillent sans matériel scolaire. D'ailleurs, à l'école qui opère depuis les années 70, les pierres ont remplacé les bancs depuis longtemps !

Tenant fermement une plume dans sa main, Elemiya Ceratoni écrit son nom sur un papier, sous le regard admiratif de ses camarades. L'exercice terminé, le jeune garçon pousse un soupir. Il est satisfait. Pieds nus, sautillant sur le sol sec et poussiéreux, tous veulent voir la prouesse d'Elemiya. Filles et garçons se bousculent alors dans un joyeux brouhaha.

Elemiya Ceratoni fait partie des 772 écoliers de la Mpandadzi Full Primary School de Chimlango, petit village du district de Mwanza, dans le sud du Malawi. Les élèves de cette école ne portent pas d'uniforme. Leurs vêtements, usés et sales, traduisent leurs conditions de vie. Pour être à l'heure à l'école, à 8h, la plupart d'entre eux doivent parcourir une distance de 3 à 5 km à pieds. Non sans avoir traversé les rivières et les sentiers - qui semblent interminables - des bois qui mènent vers la porte des connaissances et de l'espoir.

Loin de toute civilisation, l'école opère dans un écrin de verdure. Située en hauteur, elle est composée de quatre salles de classe, les unes faites de boue et de brique. Les autres, de bois et de paille. Les classes, dépourvues de toutes structures et supports pédagogiques, ne disposent que d'un tableau noir pour faciliter l'apprentissage. À la Mpandadzi Full Primary School, les pierres remplacent les bancs, et les pupitres sont inexistants ! Faute de place, d'autres écoliers sont contraints d'apprendre à lire et à écrire en plein air, à même la terre. Lorsqu'il pleut, tous s'entassent dans une classe.

"Nous ne savions pas que les filles pouvaient aller à l'école"

Le programme alimentaire, introduit l'an dernier par une organisation non gouvernementale allemande et soutenue par Action Aid International Malawi (AAIM), a fait de l'école un synonyme d'espoir pour les parents et les enfants de Chimlango. La crise alimentaire qui a mis le pays à genoux en 2005 a considérablement diminué la population estudiantine des régions rurales. Les parents ne pouvaient envoyer leurs enfants à l'école, le ventre vide. Mais depuis que le nsima (pudding de maïs) est distribué aux écoliers, la Mpandadzi Full Primary School a enregistré un nombre surélevé d'enfants cette année. Ainsi la Std I comprend 388 filles et garçons !

S'il est presque certain qu'Elemiya Ceratoni atteindra la Std 8 et terminera ainsi sa scolarité primaire, rien n'est moins sûr pour ses petites camarades. Car au Malawi, plus précisément dans les écoles rurales, l'éducation des filles n'est pas toujours chose acquise. Parfois, simplement parce qu'elles sont des… filles. "Nous ne savions pas que les filles pouvaient aller à l'école", concède Lenia Salias, parent d'élève. Pourtant, l'éducation primaire pour tous est gratuite au Malawi depuis 1994 ! Des 772 élèves de l'école, 423 sont des filles. Mais, aussitôt pubère, l'écolière de Chimlango est promise en mariage. Ses parents mettent alors fin à sa scolarité.

Hormis le mariage précoce, les grossesses juvéniles, les tâches ménagères, les coutumes tribales, privent encore des milliers de petites Malawites de la scolarité. Ce sont aussi les filles qui sont appelées à rester au chevet de leurs proches affectés par le VIH/Sida. "HIV/Aids has not yet affected the school population. But they are still at risk as 17% of Mwanza's population (NDLR: 30 000 familles) is living with HIV", nous explique le Project Coordinator d'AAIM, Mclean Chimpeni. Il arrive aussi que les garçons interrompent leurs études primaires. Ils se retrouvent alors aux champs, sur le marché du travail ou à surveiller le bétail.

L'absence d'enseignantes est un autre facteur qui incite les familles à garder leurs filles à la maison, fait ressortir le Deputy Head Teacher de l'école, Paj Kandorama. En effet, réticentes à travailler en zone rurale, les femmes ne font plus partie du personnel enseignant de l'école depuis 2003. D'ailleurs, le gouvernement malawite a entamé une campagne dans ce sens. Nastazia Piyasoni, parent d'élève, ajoute: "Usually, female teachers are role models to schoolgirls. But when they don't see any female teachers around, they believe that school is not a place for women !"

Six enseignants pour 772 élèves

L'école que nous avons visitée ne compte que… six enseignants ! En classe, le nombre d'élèves par enseignant est en moyenne de… 100 ! Mais c'est sans infrastructures pédagogiques que les six enseignants doivent assurer les cours. "Nous travaillons dans des conditions difficiles. Nous ne disposons même pas de manuels pour enseigner ! Recently, the government decided to end supplying materials to the school. They said that trucks can't get access to the school because there's no bridge over the river. Soudain, la rivière semble poser problème !", confie Paj Kandorama.

Faisant état des crises auxquelles fait face le système éducatif, The Chronicle Newspaper de Lilongwe rapportait, en mars dernier, que le gouvernement n'avait jusqu'ici pas utilisé le budget alloué à l'achat des effectifs - 314,4 millions kwachas. Dans une déclaration faite au journal, le directeur de planning au ministère de l'Éducation, Kuthemba Mwale, explique que l'argent a été utilisé pour financer l'enterrement des enseignants infectés par le VIH/Sida. Outre le support pédagogique, la Mpandadzi Full Primary School ne dispose pas de toilettes, encore moins d'eau courante !

Loin d'être favorables, les conditions dans lesquelles les élèves de cette école rurale poursuivent leur scolarité contribuent au taux d'échec enregistré aux examens de fin de cycle. Peu d'élèves se retrouvent au secondaire, d'autant que les études à ce stade ne sont pas gratuites.


Projet Anahita


Les pêcheurs de l'Est refusent les Rs 5M proposées par Ciel Properties

Alors que le rapport du ministère de l'Environnement visant à établir s'il y a eu comblement illégal du lagon du projet Anahita, se fait toujours attendre, les pêcheurs de Grande Rivière Sud Est (GRSE), Deux Frères, Quatre Sœurs et Trou d'Eau Douce ont tenu une conférence de presse la semaine dernière pour annoncer leur rejet du fonds d'aide de Rs 5M créé par CIEL Properties, promoteur du projet Anahita, à leur intention. Ils estiment la compensation de Rs 22 000 par pêcheur, offerte par le groupe CIEL Properties comme étant "dérisoire". Affirmant que suite au projet Anahita, et notamment dû au comblement du lagon, les pêcheurs ne seront plus en mesure de continuer leurs activités, ces pêcheurs de l'Est avancent que cette somme proposée par les promoteurs d'Anahita est insuffisante. Ciel Properties, dans un communiqué, avance pour sa part que le fonds de soutien qu'elle propose aux pêcheurs, "ne signifie en aucun cas d'une forme de compensation, car selon nous il n'y a aucun préjudice avéré à l'activité des pêcheurs. Il s'agit d'un fonds pour soutenir financièrement les pêcheurs dans le cadre de leur activité professionnelle".

Aux côtés de leurs avocats, Me Jim Seetaram et Me Girish Baboolall, les pêcheurs de l'Est a annoncé à la presse qu'ils n'acceptaient pas la compensation de Rs 22 000 par pêcheurs, que leur a proposé Ciel Properties. Assurant qu'ils ne sont pas contre la mise sur pied du projet Anahita, ces pêcheurs ont toutefois signalé que "nous rejetons la somme de Rs 5 M proposée par CIEL Properties. Ce fonds ne compense aucunement les pêcheurs". Ils s'interrogent sur comment nourrir leur famille avec cette somme et parallèlement investir dans de nouveaux équipements pour pêcher en haute mer.

Selon eux, qui ont, rapelons-le, consigné une déposition à la police de Bel Air, contre Ciel Properties, il y a eu remplissage illégal du lagon, rejoignant l'île aux Chats, à un îlet, Park Lavoui, agrandissant ainsi la superficie de l'île aux Chats. Ce remplissage est à l'encontre du EIA Licence de Ciel Properties, pensent les pêcheurs et les privera de leur gagne-pain. Suivant leur déposition, soulignons, qu'une ligne de démarcation a été tracée par la police en vue de délimiter l'île aux chats et le lagon comblé, selon la version des pêcheurs. Ces derniers, attendent toujours que le ministère de l'environnement soumette son rapport, suite aux études que les officiers ministériels ont récemment effectué sur le site Anahita. Ce rapport devrait déterminer si Ciel Properties est allée à l'encontre du EIA Licence qui lui a été octroyé pour la mise sur pied du projet Anahita. Confiants que les techniciens du ministère de l'Environnement feront leur rapport de façon professionnelle, et que le rapport sera fait en toute transparence, à ce jour, les pêcheurs de l'Est n'ont toujours aucune indication quant à quand ce rapport leur sera remis.

Du côté de Ciel Properties, on avance que la proposition d'un fonds de soutien pour les pêcheurs ne relève en aucun cas d'une forme de compensation. Soutenant que le rapport du Centre de recherche d'Albion confirme qu'"il n'y a aucun préjudice avéré à l'activité des pêcheurs", les promoteurs du projet Anahita précisent que le fonds de soutien qu'elle a proposé aux pêcheurs viendra soutenir financièrement ces derniers dans le cadre de leur activité professionnelle. "Notre volonté est d'apporter des aides concrètes, utiles et efficaces au niveau de l'emploi, de l'environnement ou du développement social. La création du fonds de soutien est en droite ligne avec la philosophie du groupe Ciel en vue de soutenir le développement de toute la région Est, y compris la communauté des pêcheurs", indique Ciel Properties, ajoutant que ce fonds a été institué suivant la proposition du ministre de l'Agro-Industrie, Arvin Boolell.

Ciel Properties précise par ailleurs que les pêcheurs ont été consultés pour la création de ce fonds, ajoutant néanmoins "que les avocats des pêcheurs ont été formellement sollicités par le ministère de la Pêche pour préparer avec les avocats de Ciel Proerties, les principes de ce fonds d'aide à la pêche. Ils n'ont pas donné suite à cette invitation, ni aux appels téléphoniques de nos avocats". Dans son communiqué, Ciel Properties fait ressortir que les représentants légaux et les représentants des pêcheurs ont clairement adopté depuis deux mois une stratégie de contestation sans contre-proposition afin de toujours surenrichir sur nos propositions. Concernant le rapport attendu du ministère de l'Environnement, Ciel Properties renvoit les pêcheurs à la question parlementaire d'Ajay Guness lors de la séance du 4 avril dernier, soutenant qu'il a précisé "que les travaux en cours avaient reçu toutes les autorisations nécessaires bien que de légères variations de l'ordre de 50 perches avaient été notées". Selon les promoteurs d'Anahita, "le ministre de las Pêche a conclu que pour ces variations, des mesures correctives seront conduites soit en revenant aux limitations initiales, soit en rajoutant cette portion supplémentaire au bail qui sera octroyé par le gouvernement".


VIH & SIDA


Le Conseil des Religions s'engage dans la lutte

Un pas important franchi dans la lutte contre VIH et la stigmatisation avec l'engagement pris par les chefs religieux d'y participer activement. Avec la collaboration des Nations unies, le Conseil des Religions a travaillé sur un Plan d'Action visant la sensibilisation de la population, ce, dans le cadre de la politique nationale prônée par le pays.

C'est au tour des chefs religieux de le reconnaître et de le dire. La situation concernant le VIH à Maurice est alarmante et fait appel à la mobilisation de tous. "Si cette situation persiste, ce sera la catastrophe", dit le Père Philippe Goupille. Par la sensibilisation et la dissémination d'informations au sein de la population, le Conseil des Religions veut contribuer à combattre la propagation du VIH et la stigmatisation à l'égard des personnes vivant avec le virus. Avec l'étroite collaboration du Groupe Thématique des Nations unies sur le VIH, un Plan d'Action comprenant le programme et la philosophie du conseil a été lancé, jeudi. L'approche se veut complémentaire aux actions existantes et cadre avec la stratégie nationale en place. Un bureau pour la coordination des actions sera créé. Une attention spéciale sera accordée aux femmes rendues davantage vulnérables dans le contexte présent.

L'initiative du Conseil des Religions est vivement saluée par les ONG engagées dans la lutte. Des deux côtés, il est souhaité que la collaboration soit étroite, les objectifs étant communs. À Maurice, la progression de l'épidémie est exponentielle, le nombre total de cas doublant année après année. "La sonnette d'alarme a été tirée, mais la majorité des Mauriciens et Mauriciennes ne se sent toujours pas concernée. Il faut agir promptement et maintenant pour changer cette attitude." Aase Smedler, représentante des Nations unies, dit aussi espérer que 2006 soit une année décisive dans la lutte contre le VIH.

Changer les comportements et briser l'indifférence, c'est ce que souhaitent aussi les membres du Conseil des Religions, qui ont commencé une réflexion sur le VIH et Sida depuis l'année dernière. À l'origine de ce nouvel engagement, l'appel lancé aux groupes religieux par Koffi Annan lors de sa visite à Maurice, en janvier 2005. Une centaine de chefs religieux avait pris part à la réunion tenue quelques mois plus tard pour décider de la marche à suivre.

Aase Smedler: "Une action initiée avec l'aide des guides spirituels fera la différence"

"Sida pas gett figir, pas gett réligion", rappelle Ved Gopee, membre du Conseil. À partir du Plan d'Action défini, il reviendra à chacun d'entamer le plaidoyer auprès de leurs collègues et leurs fidèles. Le Conseil des Religions travaille toujours dans le même principe du respect de la différence, mais les objectifs restent communs. Des sessions de travail seront organisées avec d'autres religieux afin que le message approprié soit diffusé auprès des fidèles dans les lieux de prière, au sein des groupes et à travers des séminaires.

"Depuis toujours, le rôle des chefs religieux a été déterminant pour répondre aux problèmes de société. Et nous savons pertinemment que le virus du VIH/SIDA est intrinsèquement lié aux lacunes de notre société: la pauvreté, la discrimination contre la femme, le non-respect des droits humains et des droits des enfants. Les principes de compassion et de responsabilité morales promues par les groupes religieux seront déterminants dans notre lutte contre cette maladie, car nous pensons qu'une action initiée avec l'aide des guides spirituels fera la différence, surtout par rapport à la stigmatisation et la discrimination envers les personnes vivant avec le virus", dit Aase Smedler.

La représentante des Nations Unies rappelle que le Conseil des Religions "dispose de multiples outils pour aider à réduire l'impact du VIH/SIDA sur les individus, les familles, les communautés et sur le pays, pour sauvegarder l'avenir de ce pays et défendre sa place dans le monde".

Après la propagation occasionnée au sein de la communauté des usagers de drogues, le Conseil des Religions reste conscient de la vulnérabilité des femmes et des enfants. Le partage du matériel d'injection ayant principalement contaminé des hommes, il est désormais craint que le virus ne se propage davantage auprès des femmes - à travers les relations sexuelles non protégées - et éventuellement leurs enfants. Entrant dans la lutte à ce stade de l'épidémie, dans ces actions, le Conseil accordera une attention spéciale aux femmes pour aider ces dernières à être plus conscientes des risques, et aussi à se protéger. En sus de lutter contre la stigmatisation et la discrimination, il encouragera aussi le soutien envers ceux qui vivent avec le VIH.

Philippe Goupille précise que, dans le cadre de la politique nationale définie selon les priorités, le Conseil n'aura aucune objection à ce que les outils nécessaires soient utilisés pour réduire la vitesse à laquelle le virus se propage. Il répondait à une question touchant à l'utilisation du préservatif et l'éventuelle mise sur pied d'un programme d'échange de matériel d'injection à l'intention des usagers de drogues par voie intraveineuse. Parallèlement, les valeurs prônées par les religions seront mises en avant pour encourager les individus à adopter un comportement responsable.


MBSSA


Demande de convocation d'une Assemblée générale spéciale

Dans une lettre-pétition adressée au secrétaire de la Mauritius Broadcasting Service Staff Association (MBSSA), des adhérents de ce syndicat d'employés de la radio/télévision nationale réclament la convocation d'une Assemblée générale spéciale en vue de débattre d'une motion de censure contre l'exécutif en poste et pour l'organisation de nouvelles élections.

Les pétitionnaires avancent, notamment, comme raisons que la dernière Assemblée générale annuelle n'aurait pas été tenue en conformité avec les règlements de l'association, que les membres ne seraient pas satisfaits avec le travail de l'exécutif, et que celui-ci serait "en conflit permanent".

Dans la lettre-pétition adressée avec copies au Registrar of Associations, au Premier ministre et au ministre du Travail, entre autres, les pétitionnaires réclament que cette Assemblée spéciale se tienne, comme par le passé, dans les locaux de la MBC "au nom de la transparence et de l'équité". Les pétitionnaires réclament la convocation de cette réunion dans un délai de quinze jours faute de quoi, ils affirment se réserver le droit d'avoir recours aux "autorités appropriées" pour "contraindre" l'exécutif à s'y soumettre.


MCS Mutual Aid Association


Lancement du Flexi Deposit Scheme

Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, a procédé la semaine dernière au lancement officiel du Flexi Deposit Scheme de la Mauritius Civil Service Mutual Aid Association. Ce lancement coïncidait avec l'inauguration de la salle de réception rénovée de cette caisse de mutualité des fonctionnaires.

Accessible tant aux membres qu'au public, ce tout nouveau produit permet, comme son nom l'indique, une flexibilité d'épargne en vue de projets aussi divers que l'acquisition d'un logement, l'achat d'un terrain, le financement d'un voyage outre-mer, des dépenses de mariage ou de soins médicaux. Très concurrentiel, le taux d'intérêts perçu par l'épargnant est de 2% supérieur à ceux jusqu'ici pratiqués sur le marché.

Lors de la cérémonie de lancement, le ministre Sithanen a favorablement accueilli ce Flexi Deposit Scheme, qui, a-t-il dit, cadre avec la détermination du gouvernement d'encourager l'épargne à un moment où les statistiques macro-économiques laissent entrevoir un déclin à ce niveau.

De manière plus générale, le ministre des Finances a souligné que le parcours de la MSC Mutual Aid, notamment ces dernières années, laisse entrevoir qu'il s'agit de l'une des meilleures institutions financières non bancaires du pays.

Il a aussi souligné le sort "privilégié" dont bénéficient les membres de la mutualité qui, en cas de décès, voient leurs dettes automatiquement rayées. Rama Sithanen devait aussi estimer qu'au moment même où l'accent est mis sur la création de Petites et Moyennes Entreprises (PME), de petits entrepreneurs peuvent aussi tirer avantage des possibilités de financements disponibles auprès de l'institution.

Il a conclu en invitant les membres du comité de direction de la Mutual Aid à demeurer vigilants compte tenu de la forte compétition dans le secteur.

Créée en 1893, la MSC Mutual Aid Association avait pour but original de venir en aide aux employés du service civil qui avaient été victimes des conséquences désastreuses du cyclone d'avril 1892. Avant d'être logé dans l'actuel immeuble sis Square Guy Rozemont inauguré en 2000, l'association louait, au départ, un local à La Chaussée.

Selon ses principaux dirigeants actuels, ce n'est qu'au début des années 1990 que la caisse de mutualité allait se restructurer en vue d'un vrai décollage, après un siècle de balbutiements. De 175 membres en 1893, elle compte, à ce jour, plus de 75 000. Entre-temps, des produits offerts - plan de retraite, notamment - ont été étendus au grand public.

Pour la dernière année financière, le chiffre d'affaires de l'institution était de Rs 250 millions et les profits générés de Rs 160 millions. La somme globale déboursée sous forme de prêts pour 2004/05 s'élevait à Rs 5,4 milliards, alors que les réserves attendues cette année devraient atteindre Rs 1 milliard.


Compensation salariale


Les syndicats réclament Rs 718 across the board

Rs 718 à l'ensemble des salariés: c'est ce que réclame d'une seule voix la classe syndicale dans le cadre des traditionnelles négociations tripartites annuelles gouvernement/patronat/syndicats pour compenser la perte du pouvoir d'achat durant l'année financière qui s'achève.

Le chiffre arrêté se décline ainsi: Rs 414 comme compensation pour l'année 2006/2007, auxquelles devraient s'ajouter Rs 304, qui représentent, selon les syndicats, la moitié de la somme "impayée" pour la perte du pouvoir d'achat durant les cinq précédentes années financières - 2001/2002 à 2005/2006.

Dans le mémoire commun soumis aux autorités, la plate-forme syndicale rappelle au gouvernement sa promesse de put people first. Elle souligne que la baisse constante du niveau de vie a été le principal facteur ayant déterminé le choix des électeurs durant les élections générales de l'an dernier.

La classe syndicale estime que la compensation doit être calculée sur la base des dépenses moyennes des ménages plutôt que sur les salaires de base. Elle dit ne pas comprendre la logique du gouvernement de prendre pour mesure la hausse des dépenses dans le calcul de l'Indice des Prix à la Consommation, alors que pour arrêter la compensation salariale, ce sont les salaires de base qui sont tenus en compte.

Les syndicats estiment que le repaiement des dettes devrait aussi être considéré dans le calcul de la compensation. Ils plaident pour une compensation uniforme across the board dans un souci de diminuer l'écart entre riches et pauvres. Ils s'élèvent contre toute velléité d'en finir avec la compensation salariale annuelle et critiquent la demande patronale pour que le critère de productivité soit aussi pris en compte dans le calcul de cette compensation.

À cet effet, la classe syndicale insiste sur le fait que la compensation ne concerne que la perte du pouvoir d'achat due à l'inflation. Elle estime que la présente crise économique est non seulement la conséquence de facteurs externes "liés à la mondialisation capitaliste", mais est aussi due au "manque de vision" des détenteurs de capitaux du pays.

Notons qu'à hier, samedi, les syndicats n'avaient pas encore obtenu confirmation officielle de la date de la réunion inaugurale de ces négociations tripartites annuelles. Chaque année, la compensation est payable à compter la fin du premier mois de la nouvelle année financière, fin juillet.


"Innovations pour une éducation de qualité"


La 5e convention des CAT a pris fin cette semaine

Quelque 400 participants de 42 écoles (7 du primaire et 35 établissements secondaires) ont participé, les 25 et 26 avril derniers à l'auditorium Octave Wiehé, à la 5e convention des CAT (Équipes d'Action Civique). Il s'agit d'une convention ayant pour thème "Innovations pour une éducation de qualité", organisée par le NPCC (Conseil National pour la Productivité et la Compétitivité), conjointement avec le ministère de l'Éducation.

Pendant ces deux jours, les participants ont défini devant le jury leur point de vue relatif à ce que représentent pour eux une éducation de qualité, et ce qui, suivant leur contexte respectif, les freinent à accéder à cette éducation. Ils ont également élaboré différents plans d'actions pour l'implémentation des projets qu'ils estiment leur permettront d'avoir accès à une éducation de qualité.

Lors de la cérémonie d'ouverture de cette convention, mardi dernier, le président du board du NPCC, Avinash Ramtohull, a donné l'assurance à l'assistance que les recommandations et suggestions seront transmises au ministère de l'Éducation.

Par ailleurs, le jury a décerné des mentions spéciales aux écoles primaires gouvernementales Pandit Kashinath Kistoe Aryan Vedic et Permal Soobrayen, pour leur projet autour du manque d'intérêt pour la lecture et de la sous-utilisation de l'oral dans l'enseignement, respectivement. L'équipe du collège St Mary's a reçu une mention spéciale pour sa présentation sous forme de posters de la sous-utilisation du centre audiovisuel du collège. Une mention spéciale toutes catégories est revenue au collège Lorette de Mahébourg, dont l'équipe a travaillé sur le manque de communication entre les élèves du prévocationnel et celles de la filière normale.

Dans le cadre de cet événement, le NPCC a conçu un nouveau jeu de société: MASTERCAT. Ce jeu permet d'apprendre les techniques pour résoudre les MUDA et d'autres problèmes, tout en s'amusant. Le lancement a été effectué lors de la cérémonie de clôture de la 5e convention des CAT, mercredi dernier. Chaque participant à la convention a reçu un MASTERCAT en cadeau.


Le 4 mai à l'AF


Nu Traversé : dire non à la violence conjugale

En 1997, Henri Favory et sa troupe présentaient Nu Traversé, pièce écrite à partir de témoignages recueillis dans un abri de SOS Femmes auprès de femmes victimes de violence domestique. Une pièce forte, qui fut également saluée à la Réunion, au Zimbabwe et en Afrique du Sud. Et que la troupe Favory a repris depuis mars dernier, dans le cadre de la campagne d'Amnesty Maurice sur le thème "Stop violence against women".

Sur son parcours à travers l'île, cette pièce s'arrêtera jeudi prochain, 4 mai, à 17h30, à l'Alliance Française de Bell Village. Avec Marie France Favory, Sandrine Hector, Cindy Milazare, Géraldine René, Virginie Sénèque, Gaëlle Tossé et Aurélie Montezuma pour faire vivre cette pièce pleine d'âpreté et de tendresse, d'amour et de rage, de violence et d'espoirs. À voir.


Générosité institutionnelle


Don de la State Bank à la lutte contre le chikungunya

La State Bank of Mauritius s'est jointe aux efforts pour lutter contre la prolifération du chikungunya à Maurice. La deuxième plus importante banque commerciale à Maurice a fait un don de Rs 800 000 au ministère de la Santé. Cette remise de chèque par le Chief Executive de la State Bank of Mauritius, Chaitlall Gunness à la Senior Chief Executive du ministère de la Santé, Jaya Veerapen, a eu lieu mardi dernier.

Dans son intervention de circonstances, le Chief Executive de la State Bank devait soutenir qu'il est de la responsabilité de tout un chacun de contribuer à sa manière à éliminer ce fléau. " As we all know, the Chikungunya disease is a natural calamity which is threatening the health of our population and may also have a negative impact on our economy. We believe it is not only the role of the Government but that of civil society also to work towards eradication of the disease " devait-il faire comprendre. Ces fonds devraient servir pour assurer le fret lors de l'importation des produits pour lutter contre la prolifération des moustiques à Maurice.

De son côté, Jaya Veerapen du ministère de la Santé a salué l'effort de tout un chacun, et celui de la State Bank, dans la lutte contre le chikungunya. Elle a rappelé que la bonne santé d'une population est un atout non négligeable.

D'autre part, le ministère de la Santé poursuit aujourd'hui sa campagne de distribution gratuite de produits anti-moustiques reçus en don du gouvernement indien. Ces produits sous forme de diffuseurs électriques, de serpentins, de pulvérisateurs et de crème sont distribués dans des centres sociaux et autres Vilage Halls à travers l'île. La première partie de cette distribution est intervenue le week-end dernier et des membres du public s'interrogent sur des critères utilisés par le ministère de la Santé pour le choix des produits distribués dans une région et pas dans une autre.


Cérémonie de remise de bourses


Quatre bénéficiaires du Germain Comarmond Education Trust

En souvenir de Germain Comarmond, ses proches octroieront des bourses financées du trust qui porte son nom à quatre étudiants: Kamal Ganugoo, Jean Daniel Orian, Marie Angela Louis et Didier Cadou. Grâce au Germain Comarmond Education Trust, qui couvre les frais d'études et l'argent de poche, ces étudiants issus de familles modestes pourront poursuivre leurs études à l'IVTB, institution dont le board a été présidé par Germain Comarmond lorsqu'il était vivant.

La cérémonie de remise de bourses aura lieu le 31 mai (date du 3e anniversaire de décès de Germain Comarmond), à 18h, au Jardin Familial Germain Comarmond, Beau Bassin. Les organisateurs de cette soirée souhaitent populariser l'événement, auquel est convié le public. Ils projetteront pour l'occasion, le court métrage de David Constantin, Bisanvil.


Le 1er-Mai syndical


Commémoration en ordre dispersé

Le Mauritius Labour Congress (MLC) - moins deux de ses principaux affiliés, la FSCC et la GTU - à Quatre-Bornes et le reste du mouvement syndical à Ébène : c'est en ordre dispersé que les syndicats commémoreront la Fête du Travail 2006, demain.

Après des dépôts de gerbes au cimetière paroissial de St.-Jean, les syndicats affiliés au MLC ont donné rendez-vous à leurs adhérents à route St.-Jean d'où ils défileront en direction de la mairie de Quatre-Bornes. Sur place, après les interventions des principaux dirigeants, un déjeuner sera servi à ceux présents.

Pour les fédérations affiliées au Mauritius Trade Unions Congress (MTUC) et à la National Trade Unions Confederation (NTUC) auxquelles se rallieront la FSCC et la GTU, rendez-vous est donné dans la cour de l'église St.-Jean pour une procession en direction d'Ébène. Dans les deux cas, les manifestations auront lieu dans la matinée à partir de 9h30.


SANTÉ


Les diabétiques et alcooliques succombent plus au chikungunya

Le point épidémiologique révèle que la situation est toujours stable avec un nombre hebdomadaire de malades autour de 3 000 à la Réunion. Ce qui porte à 248 000 le nombre total de personnes qui ont été infectées par le chikungunya. Le nombre de morts s'élève quant à lui à 207. L'Inserm vient de rendre son analyse sur ces décès. Elle confirme la surmortalité liée au CHIK et apprend que le diabète et l'alcoolisme sont les facteurs aggravants du chikungunya les plus recensés sur les certificats de décès.

Sur le front du chikungunya, toujours pas de nouvelles réjouissantes. La cellule interrégionale d'épidémiologie de la Réunion-Mayotte (Cire) annonce qu'entre le 17 et le 23 avril, 2 700 nouveaux malades ont contracté le CHIK. Un chiffre qui est généralement réhaussé de 20 %, après consolidation des données. Auto-déclarations au numéro vert, passages aux urgences hospitalières, arrêts de travail, déclaration de médecins... Tous les indicateurs permettant d'étudier la courbe épidémique sont à la baisse. L'épidémie n'en reste pas moins stabilisée autour de 3 000 nouvelles contaminations par semaine depuis un mois. "Cela montre que le niveau de transmission du chikungunya reste élevé sur l'ensemble de la Réunion, analyse la Cire. Or, la dynamique de l'épidémie dépendant en grande partie de la transmission vectorielle, il convient donc de rester prudent sur les évolutions ultérieures de l'incidence de la maladie. Il faut rappeler avec force l'importance d'adopter des comportements individuels de prévention et de protection." Au total depuis le début de l'épidémie, 248 000 personnes ont été infectées par le virus et 207 personnes en sont mortes, dont 121 directement.

EN FÉVRIER, 100 MORTS DE PLUS À CAUSE DU CHIK

Le Centre d'épidémiologie des causes médicales de décès (CépiDc), un service de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), vient justement de rendre publique une étude portant sur ces certificats de décès. Tout d'abord, les résultats concordent avec ceux de l'Institut national de Veille sanitaire (InVs) sur la surmortalité liée au CHIK. Le CépiDc confirme une absence de surmortalité à la Réunion pour l'année 2005 et un excès de mortalité pour les mois de janvier (+ 7,1%, + 25 morts), de février (+ 34,4%, + 100 morts) et de mars 2006 (+ 25,2%, + 76 morts). "Il est donc hautement probable que l'excès de mortalité observé à partir du 23 janvier soit lié au chikungunya, dans la mesure où celui-ci est concomitant de la progression rapide de l'épidémie", conclut l'étude. Dans un deuxième temps, le CépiDc a analysé à la loupe les 125 certificats de décès où figuraient le CHIK et que les médecins leur ont envoyé entre les mois de janvier et février. Il en ressort que deux tiers des décès concernent des personnes de plus de 65 ans, dont un quart a plus de 85 ans, sans distinction de sexe.

"LE DIABÈTE EST UN FACTEUR AGGRAVANT"

Il faut savoir que ces 125 décès mentionnant le virus représentent 14% de l'ensemble des décès des 2 premiers mois de l'année. Enfin, il est révélé que le chikungunya apparaît le plus souvent dans les certificats mentionnant des causes de décès en rapport avec des maladies endocriennes (essentiellement le diabète) et hépatiques (atteintes au foie, souvent provoquées par un terrain alcoolique). Sur les 125 certificats, les médecins ont estimé que pour 67 d'entre eux, le chikungunya était directement responsable de la mort du patient, dont 43 n'indiquent pas d'autres pathologies (exemple : le virus peut conduire à une pneumopathie et à une détresse respiratoire). Sur ces 67 certificats où le CHIK est imputable directement au décès, on en enregistre 40% où le patient était diabétique. "Il y a une association très forte entre état diabétique et chikungunya, explique Eric Jougla, chercheur et directeur du CépiDC. La corrélation entre les deux facteurs (CHIK et diabète, ndlr) a sûrement joué un rôle dans les décès. C'est sûr que le diabète est un facteur aggravant mais on ne peut pas savoir si ces personnes seraient quand même mortes si elles n'étaient pas diabétiques." Les personnes diabétiques et alcooliques sont donc plus vulnérables au virus et succombent plus que les patients atteints d'autres pathologies. Une information inquiétante quand on connaît le nombre de ces malades à la Réunion.

Marie Payrard

(Source: Journal de l'île de la Réunion)


À l'initiative d'Imagine Communication


Campagne nationale sur le lupus, maladie méconnue et mortelle

Depuis des années, l'ONG Lupus Alert se bat pour tenter de faire prendre conscience de la prévalence de plus en plus importante, et potentiellement mortelle, du lupus chez nous. Une maladie du système immunitaire encore très mal connue. Pour venir en aide à ceux qui en souffrent, Imagine Communication et des étudiants de la DCDM Business School ont lancé la semaine dernière une campagne de communication multimédias, qui culminera le 10 mai prochain, à l'occasion de la Journée Mondiale du Lupus, avec une journée d'information et de dépistage du lupus à l'auditorium Octave Wiehé.

Tenter de faire reculer la méconnaissance et l'indifférence, essayer de faire comprendre les spécificités du lupus et d'assurer une meilleure prise en charge médicale et psychologique des malades et de leurs familles. C'est le combat que mène, depuis une dizaine d'années, l'ONG Lupus Alert, créée par Babs Venkatasamy. Un combat difficile et souvent trop solitaire, que vient aujourd'hui épauler Imagine Communication, en marge de la célébration de son quinzième anniversaire. "En mettant sur pied cette campagne de sensibilisation autour du lupus, nous avons voulu nous associer à une cause nationale tout en mettant à contribution notre réseau et nos partenaires", explique Jean Marie Richard, directeur d'Imagine. "L'idée est de dégager une synergie dont bénéficieront toutes celles et ceux qui sont touchés par cette maladie sournoise et ses séquelles médicales, psychologiques et sociales. L'information et la communication en faveur du dépistage du lupus sont vitales dans le processus de prise en charge des malades et de leurs proches, d'où l'idée de cette campagne qui nous permet par là même d'apporter notre contribution au titre de notre responsabilité sociale d'entreprise citoyenne", insiste l'initiateur du projet.

Imagine a choisi d'associer à ce projet une quinzaine d'étudiants en Communication de la DCDM Business School, qui travaillent sur cette campagne depuis le début de l'année. "Cela nous donne l'occasion de travailler en situation réelle dans le cadre d'un projet professionnel grandeur nature, soit de mettre en pratique ce que nous avons appris en cours", font ressortir Mufidah Ganouree (responsable du secrétariat du projet), Lovina Gowry (responsable des relations médias) et Nusrat Ghanty, en charge du sponsoring. Une formation qui, de l'avis de ces élèves, leur permet de grandir aussi bien humainement que professionnellement, vu la forte charge émotionnelle qu'implique le fait de côtoyer les malades et leurs familles, de partager leur détresse et leur souffrance. Quand ce n'est la mort, qui a emporté il y a quelques semaines une des malades qu'ils avaient appris à connaître.

La campagne de sensibilisation se décline en plusieurs volets. L'un d'entre eux a trait à un concours de rédaction (essay competition), ouverte aux étudiants du secondaire et du tertiaire, sur le thème du lupus. Les lauréats verront leurs envois publiés dans la presse.

Cette campagne prévoit également la publication d'un pamphlet informatif sur le lupus, une campagne d'affichage à travers le pays et le lancement d'un site web. Le tout culminera le 10 mai prochain, à l'occasion de la Journée Mondiale du Lupus, avec une journée d'information et de dépistage du lupus, à l'auditorium Octave Wiehé à Réduit, avec le concours du Centre de Recherche de l'Université de Maurice.

Outre les organismes cités plus haut, cette campagne bénéficie aussi du partenariat de Clear Channel, Mauritius Union, l'express, Radio One, Radio Plus, Fondation Espoir et Développement, Choc web design, et Analysis Research International Océan Indien.

Qu'est-ce que le lupus ?

Le lupus est une maladie du système immunitaire qui semble toucher majoritairement les femmes et les jeunes filles.

Eruptions et lésions cutanées sur le visage notamment, qui peuvent atteindre le cuir chevelu et provoquer la chute des cheveux, douleurs articulaires, fièvres, fatigue latente, atteintes aux reins, problèmes sanguins, inflammations au niveau des poumons et du cœur, voire atteintes neurologiques: le lupus se manifeste de façons très diverses, ce qui rend parfois difficile le diagnostic.

Son intensité peut-être bénigne ou modérée, mais la maladie peut très rapidement devenir handicapante, voire fatale. D'où l'intérêt d'un dépistage précoce, qui permet de limiter les atteintes. Soulignons que le lupus n'est pas contagieux.

Il y a quelques années, le Pr Isenberg, spécialiste du lupus, avait demandé l'autorisation de mener, auprès des patients locaux, une étude qui aurait pu permettre de mieux connaître les causes de la maladie, et, partant, d'en améliorer le traitement. Proposition qui, malgré l'accord des malades et le soutien de Lupus Alert, n'a jusqu'ici pas eu de suite.


Santé


Un centre pour les épileptiques

L'EDYCS Epilepsy Group a annoncé la volonté de construire un centre pour venir en aide aux personnes touchées par l'épilepsie. Pour cela, un appel est lancé au secteur privé, de même qu'au public en général, afin de réunir les fonds nécessaires. La contribution en terme d'expertise est aussi sollicitée.

Le président de l'association, Youssouf Noormamode, a mis l'accent sur la nécessité de construire un centre pour les épileptiques, afin de leur apporter une aide médicale, mais d'être aussi présents pour donner des conseils. "L'épilepsie est une maladie qui prend de l'ampleur et qui affecte non seulement le malade mais également la communauté", a expliqué ce dernier. Quelque 20 000 personnes souffrent de l'épilepsie à Maurice. À Rodrigues également, le nombre de cas augmente.

Youssouf Noormamode a aussi déploré le fait que l'épilepsie est encore un sujet tabou à Maurice à cause d'un manque d'information et de l'absence de structure adéquate pour offrir l'encadrement nécessaire aux personnes atteintes de cette maladie. Le président de cet ONG qui existe depuis 1997, a également souligné qu'il est malheureux que cette maladie n'ait jusqu'à maintenant pas été une priorité pour le ministère de la Santé, alors que la pratique d'une médecine hi-tech est prônée. Jusqu'à maintenant, l'EDYCS Epilepsy Group s'est surtout concentré sur des campagnes de conscientisation au niveau de la population et des levées de fonds.

Roshan Ramoli, qui est responsable de ce projet de construction, a pour sa part, expliqué que le bâtiment sera construit sur un terrain à Bell Village, offert par le gouvernement. Il lance un appel à contribution, qu'il s'agisse de financement ou d'expertise.

Hilary Binyon, de la National Society for Epilepsy UK, a fait le déplacement pour l'occasion.

Quelques faits…

* L'épilepsie se manifeste à travers des crises tonico-cloniques (grand mal), les absences (petit mal) et les crises partielles

** Les facteurs additionnels qui y contribuent sont un excès d'alcool, le stress, des repas non équilibrés, entre autres

*** On peut diagnostiquer l'épilepsie à travers l'électroencéphalogramme, le CT Scan, les Rayon X, l'image à résonance magnétique, et le test sanguin


Nouveau service


Canal Sat lance Multiroom

Canal Sat Maurice innove et lance au mois de juin un nouveau service: le Multiroom. En effet, il sera désormais possible de regarder deux programmes différents en même temps avec un seul abonnement. "Nous offrons 55 chaînes et services en qualité numérique, mais il est évident que nos abonnés, dont le nombre augmente constamment, ne sont pas en mesure de tout regarder en même temps. Nous avons donc réfléchi à une solution pour qu'un abonné puisse suivre deux programmes différents en même temps, sans pour autant prendre un deuxième abonnement. Et c'est ainsi que nous avons trouvé la solution avec le Multiroom", a fait ressortir Frank Challier, General Manager de Canal Sat Maurice, lors d'un point de presse tenu vendredi après-midi au Labourdonnais Hotel. "Nous sommes à quelques semaines des Mondiaux 2006, mais le foot n'intéresse pas forcément tout le monde. Les abonnés qui veulent regarder d'autres programmes pourront maintenant regarder le programme de leur choix simultanément sur un autre téléviseur", a-t-il ajouté. Certains réajustements seront néanmoins nécessaires car le Multiroom demande l'installation d'un deuxième décodeur. Un module doit être inséré dans le lecteur de carte droit du premier décodeur (le décodeur principal). La parabole sera, de ce fait, équipée d'une tête double au lieu d'une tête simple, qui permettra l'alimentation du deuxième décodeur. Une fois chargé, le module offre trois heures de programmes ininterrompus en plus de la qualité numérique habituelle. Le module est rechargeable et permet de regarder un programme pendant trois heures. Ensuite, il faut le recharger pour pouvoir l'utiliser de nouveau. Précisons que ce service, qui coûtera aux alentours de Rs 450 par mois, est facultatif.

Le Multiroom sera donc commercialisé en juin prochain et les abonnés peuvent d'ores et déjà se renseigner ou même faire leurs réservations au 675-90-90 ou par e-mail à mcvision@mc-vision.net.



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 30 avril 2006