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Mpandadzi Full Primary School, Malawi
En classe, les pierres ont remplacé les bancs
La Mpandadzi Full Primary School est une école rurale,
perdue dans un écrin de verdure dans le sud du Malawi.
La plupart des 772 élèves se sont inscrits à
l'école pour éviter la crise alimentaire qui a frappé
le pays l'an dernier. Ce qui a vu le nombre d'enfants - des filles,
pour la majorité - grimpé en flèche. Les
cours sont assurés par six enseignants qui travaillent
sans matériel scolaire. D'ailleurs, à l'école
qui opère depuis les années 70, les pierres ont
remplacé les bancs depuis longtemps !
Tenant fermement une plume dans sa main, Elemiya Ceratoni écrit
son nom sur un papier, sous le regard admiratif de ses camarades.
L'exercice terminé, le jeune garçon pousse un soupir.
Il est satisfait. Pieds nus, sautillant sur le sol sec et poussiéreux,
tous veulent voir la prouesse d'Elemiya. Filles et garçons
se bousculent alors dans un joyeux brouhaha.
Elemiya Ceratoni fait partie des 772 écoliers de la Mpandadzi
Full Primary School de Chimlango, petit village du district
de Mwanza, dans le sud du Malawi. Les élèves de
cette école ne portent pas d'uniforme. Leurs vêtements,
usés et sales, traduisent leurs conditions de vie. Pour
être à l'heure à l'école, à
8h, la plupart d'entre eux doivent parcourir une distance de 3
à 5 km à pieds. Non sans avoir traversé les
rivières et les sentiers - qui semblent interminables -
des bois qui mènent vers la porte des connaissances et
de l'espoir.
Loin de toute civilisation, l'école opère dans un
écrin de verdure. Située en hauteur, elle est composée
de quatre salles de classe, les unes faites de boue et de brique.
Les autres, de bois et de paille. Les classes, dépourvues
de toutes structures et supports pédagogiques, ne disposent
que d'un tableau noir pour faciliter l'apprentissage. À
la Mpandadzi Full Primary School, les pierres remplacent
les bancs, et les pupitres sont inexistants ! Faute de place,
d'autres écoliers sont contraints d'apprendre à
lire et à écrire en plein air, à même
la terre. Lorsqu'il pleut, tous s'entassent dans une classe.
"Nous ne savions pas que les filles pouvaient aller
à l'école"
Le programme alimentaire, introduit l'an dernier par une organisation
non gouvernementale allemande et soutenue par Action Aid International
Malawi (AAIM), a fait de l'école un synonyme d'espoir pour
les parents et les enfants de Chimlango. La crise alimentaire
qui a mis le pays à genoux en 2005 a considérablement
diminué la population estudiantine des régions rurales.
Les parents ne pouvaient envoyer leurs enfants à l'école,
le ventre vide. Mais depuis que le nsima (pudding de maïs)
est distribué aux écoliers, la Mpandadzi Full
Primary School a enregistré un nombre surélevé
d'enfants cette année. Ainsi la Std I comprend 388 filles
et garçons !
S'il est presque certain qu'Elemiya Ceratoni atteindra la Std
8 et terminera ainsi sa scolarité primaire, rien n'est
moins sûr pour ses petites camarades. Car au Malawi, plus
précisément dans les écoles rurales, l'éducation
des filles n'est pas toujours chose acquise. Parfois, simplement
parce qu'elles sont des
filles. "Nous ne savions
pas que les filles pouvaient aller à l'école",
concède Lenia Salias, parent d'élève.
Pourtant, l'éducation primaire pour tous est gratuite au
Malawi depuis 1994 ! Des 772 élèves de l'école,
423 sont des filles. Mais, aussitôt pubère, l'écolière
de Chimlango est promise en mariage. Ses parents mettent alors
fin à sa scolarité.
Hormis le mariage précoce, les grossesses juvéniles,
les tâches ménagères, les coutumes tribales,
privent encore des milliers de petites Malawites de la scolarité.
Ce sont aussi les filles qui sont appelées à rester
au chevet de leurs proches affectés par le VIH/Sida. "HIV/Aids
has not yet affected the school population. But they are still
at risk as 17% of Mwanza's population (NDLR: 30 000 familles)
is living with HIV", nous explique le Project Coordinator
d'AAIM, Mclean Chimpeni. Il arrive aussi que les garçons
interrompent leurs études primaires. Ils se retrouvent
alors aux champs, sur le marché du travail ou à
surveiller le bétail.
L'absence d'enseignantes est un autre facteur qui incite les familles
à garder leurs filles à la maison, fait ressortir
le Deputy Head Teacher de l'école, Paj Kandorama.
En effet, réticentes à travailler en zone rurale,
les femmes ne font plus partie du personnel enseignant de l'école
depuis 2003. D'ailleurs, le gouvernement malawite a entamé
une campagne dans ce sens. Nastazia Piyasoni, parent d'élève,
ajoute: "Usually, female teachers are role models to schoolgirls.
But when they don't see any female teachers around, they believe
that school is not a place for women !"
Six enseignants pour 772 élèves
L'école que nous avons visitée ne compte que
six enseignants ! En classe, le nombre d'élèves
par enseignant est en moyenne de
100 ! Mais c'est sans infrastructures
pédagogiques que les six enseignants doivent assurer les
cours. "Nous travaillons dans des conditions difficiles.
Nous ne disposons même pas de manuels pour enseigner ! Recently,
the government decided to end supplying materials to the school.
They said that trucks can't get access to the school because there's
no bridge over the river. Soudain, la rivière semble poser
problème !", confie Paj Kandorama.
Faisant état des crises auxquelles fait face le système
éducatif, The Chronicle Newspaper de Lilongwe rapportait,
en mars dernier, que le gouvernement n'avait jusqu'ici pas utilisé
le budget alloué à l'achat des effectifs - 314,4
millions kwachas. Dans une déclaration faite au journal,
le directeur de planning au ministère de l'Éducation,
Kuthemba Mwale, explique que l'argent a été utilisé
pour financer l'enterrement des enseignants infectés par
le VIH/Sida. Outre le support pédagogique, la Mpandadzi
Full Primary School ne dispose pas de toilettes, encore moins
d'eau courante !
Loin d'être favorables, les conditions dans lesquelles les
élèves de cette école rurale poursuivent
leur scolarité contribuent au taux d'échec enregistré
aux examens de fin de cycle. Peu d'élèves se retrouvent
au secondaire, d'autant que les études à ce stade
ne sont pas gratuites.
Projet Anahita
Les pêcheurs de l'Est refusent les Rs 5M proposées
par Ciel Properties
Alors que le rapport du ministère de l'Environnement visant
à établir s'il y a eu comblement illégal
du lagon du projet Anahita, se fait toujours attendre, les pêcheurs
de Grande Rivière Sud Est (GRSE), Deux Frères, Quatre
Surs et Trou d'Eau Douce ont tenu une conférence
de presse la semaine dernière pour annoncer leur rejet
du fonds d'aide de Rs 5M créé par CIEL Properties,
promoteur du projet Anahita, à leur intention. Ils estiment
la compensation de Rs 22 000 par pêcheur, offerte par le
groupe CIEL Properties comme étant "dérisoire".
Affirmant que suite au projet Anahita, et notamment dû au
comblement du lagon, les pêcheurs ne seront plus en mesure
de continuer leurs activités, ces pêcheurs de l'Est
avancent que cette somme proposée par les promoteurs d'Anahita
est insuffisante. Ciel Properties, dans un communiqué,
avance pour sa part que le fonds de soutien qu'elle propose aux
pêcheurs, "ne signifie en aucun cas d'une forme
de compensation, car selon nous il n'y a aucun préjudice
avéré à l'activité des pêcheurs.
Il s'agit d'un fonds pour soutenir financièrement les pêcheurs
dans le cadre de leur activité professionnelle".
Aux côtés de leurs avocats, Me Jim Seetaram et Me
Girish Baboolall, les pêcheurs de l'Est a annoncé
à la presse qu'ils n'acceptaient pas la compensation de
Rs 22 000 par pêcheurs, que leur a proposé Ciel Properties.
Assurant qu'ils ne sont pas contre la mise sur pied du projet
Anahita, ces pêcheurs ont toutefois signalé que
"nous rejetons la somme de Rs 5 M proposée par CIEL
Properties. Ce fonds ne compense aucunement les pêcheurs".
Ils s'interrogent sur comment nourrir leur famille avec cette
somme et parallèlement investir dans de nouveaux équipements
pour pêcher en haute mer.
Selon eux, qui ont, rapelons-le, consigné une déposition
à la police de Bel Air, contre Ciel Properties, il y a
eu remplissage illégal du lagon, rejoignant l'île
aux Chats, à un îlet, Park Lavoui, agrandissant ainsi
la superficie de l'île aux Chats. Ce remplissage est à
l'encontre du EIA Licence de Ciel Properties, pensent les pêcheurs
et les privera de leur gagne-pain. Suivant leur déposition,
soulignons, qu'une ligne de démarcation a été
tracée par la police en vue de délimiter l'île
aux chats et le lagon comblé, selon la version des pêcheurs.
Ces derniers, attendent toujours que le ministère de l'environnement
soumette son rapport, suite aux études que les officiers
ministériels ont récemment effectué sur le
site Anahita. Ce rapport devrait déterminer si Ciel Properties
est allée à l'encontre du EIA Licence qui
lui a été octroyé pour la mise sur pied du
projet Anahita. Confiants que les techniciens du ministère
de l'Environnement feront leur rapport de façon professionnelle,
et que le rapport sera fait en toute transparence, à ce
jour, les pêcheurs de l'Est n'ont toujours aucune indication
quant à quand ce rapport leur sera remis.
Du côté de Ciel Properties, on avance que la proposition
d'un fonds de soutien pour les pêcheurs ne relève
en aucun cas d'une forme de compensation. Soutenant que le rapport
du Centre de recherche d'Albion confirme qu'"il n'y a
aucun préjudice avéré à l'activité
des pêcheurs", les promoteurs du projet Anahita
précisent que le fonds de soutien qu'elle a proposé
aux pêcheurs viendra soutenir financièrement ces
derniers dans le cadre de leur activité professionnelle.
"Notre volonté est d'apporter des aides concrètes,
utiles et efficaces au niveau de l'emploi, de l'environnement
ou du développement social. La création du fonds
de soutien est en droite ligne avec la philosophie du groupe Ciel
en vue de soutenir le développement de toute la région
Est, y compris la communauté des pêcheurs",
indique Ciel Properties, ajoutant que ce fonds a été
institué suivant la proposition du ministre de l'Agro-Industrie,
Arvin Boolell.
Ciel Properties précise par ailleurs que les pêcheurs
ont été consultés pour la création
de ce fonds, ajoutant néanmoins "que les avocats
des pêcheurs ont été formellement sollicités
par le ministère de la Pêche pour préparer
avec les avocats de Ciel Proerties, les principes de ce fonds
d'aide à la pêche. Ils n'ont pas donné suite
à cette invitation, ni aux appels téléphoniques
de nos avocats". Dans son communiqué, Ciel Properties
fait ressortir que les représentants légaux et les
représentants des pêcheurs ont clairement adopté
depuis deux mois une stratégie de contestation sans contre-proposition
afin de toujours surenrichir sur nos propositions. Concernant
le rapport attendu du ministère de l'Environnement, Ciel
Properties renvoit les pêcheurs à la question parlementaire
d'Ajay Guness lors de la séance du 4 avril dernier, soutenant
qu'il a précisé "que les travaux en cours
avaient reçu toutes les autorisations nécessaires
bien que de légères variations de l'ordre de 50
perches avaient été notées". Selon
les promoteurs d'Anahita, "le ministre de las Pêche
a conclu que pour ces variations, des mesures correctives seront
conduites soit en revenant aux limitations initiales, soit en
rajoutant cette portion supplémentaire au bail qui sera
octroyé par le gouvernement".
VIH & SIDA
Le Conseil des Religions s'engage dans la lutte
Un pas important franchi dans la lutte contre VIH et la stigmatisation
avec l'engagement pris par les chefs religieux d'y participer
activement. Avec la collaboration des Nations unies, le Conseil
des Religions a travaillé sur un Plan d'Action visant la
sensibilisation de la population, ce, dans le cadre de la politique
nationale prônée par le pays.
C'est au tour des chefs religieux de le reconnaître et de
le dire. La situation concernant le VIH à Maurice est alarmante
et fait appel à la mobilisation de tous. "Si cette
situation persiste, ce sera la catastrophe", dit le Père
Philippe Goupille. Par la sensibilisation et la dissémination
d'informations au sein de la population, le Conseil des Religions
veut contribuer à combattre la propagation du VIH et la
stigmatisation à l'égard des personnes vivant avec
le virus. Avec l'étroite collaboration du Groupe Thématique
des Nations unies sur le VIH, un Plan d'Action comprenant le programme
et la philosophie du conseil a été lancé,
jeudi. L'approche se veut complémentaire aux actions existantes
et cadre avec la stratégie nationale en place. Un bureau
pour la coordination des actions sera créé. Une
attention spéciale sera accordée aux femmes rendues
davantage vulnérables dans le contexte présent.
L'initiative du Conseil des Religions est vivement saluée
par les ONG engagées dans la lutte. Des deux côtés,
il est souhaité que la collaboration soit étroite,
les objectifs étant communs. À Maurice, la progression
de l'épidémie est exponentielle, le nombre total
de cas doublant année après année. "La
sonnette d'alarme a été tirée, mais la majorité
des Mauriciens et Mauriciennes ne se sent toujours pas concernée.
Il faut agir promptement et maintenant pour changer cette attitude."
Aase Smedler, représentante des Nations unies, dit
aussi espérer que 2006 soit une année décisive
dans la lutte contre le VIH.
Changer les comportements et briser l'indifférence, c'est
ce que souhaitent aussi les membres du Conseil des Religions,
qui ont commencé une réflexion sur le VIH et Sida
depuis l'année dernière. À l'origine de ce
nouvel engagement, l'appel lancé aux groupes religieux
par Koffi Annan lors de sa visite à Maurice, en janvier
2005. Une centaine de chefs religieux avait pris part à
la réunion tenue quelques mois plus tard pour décider
de la marche à suivre.
Aase Smedler: "Une action initiée avec l'aide
des guides spirituels fera la différence"
"Sida pas gett figir, pas gett réligion",
rappelle Ved Gopee, membre du Conseil. À partir du
Plan d'Action défini, il reviendra à chacun d'entamer
le plaidoyer auprès de leurs collègues et leurs
fidèles. Le Conseil des Religions travaille toujours dans
le même principe du respect de la différence, mais
les objectifs restent communs. Des sessions de travail seront
organisées avec d'autres religieux afin que le message
approprié soit diffusé auprès des fidèles
dans les lieux de prière, au sein des groupes et à
travers des séminaires.
"Depuis toujours, le rôle des chefs religieux a
été déterminant pour répondre aux
problèmes de société. Et nous savons pertinemment
que le virus du VIH/SIDA est intrinsèquement lié
aux lacunes de notre société: la pauvreté,
la discrimination contre la femme, le non-respect des droits humains
et des droits des enfants. Les principes de compassion et de responsabilité
morales promues par les groupes religieux seront déterminants
dans notre lutte contre cette maladie, car nous pensons qu'une
action initiée avec l'aide des guides spirituels fera la
différence, surtout par rapport à la stigmatisation
et la discrimination envers les personnes vivant avec le virus",
dit Aase Smedler.
La représentante des Nations Unies rappelle que le Conseil
des Religions "dispose de multiples outils pour aider
à réduire l'impact du VIH/SIDA sur les individus,
les familles, les communautés et sur le pays, pour sauvegarder
l'avenir de ce pays et défendre sa place dans le monde".
Après la propagation occasionnée au sein de la communauté
des usagers de drogues, le Conseil des Religions reste conscient
de la vulnérabilité des femmes et des enfants. Le
partage du matériel d'injection ayant principalement contaminé
des hommes, il est désormais craint que le virus ne se
propage davantage auprès des femmes - à travers
les relations sexuelles non protégées - et éventuellement
leurs enfants. Entrant dans la lutte à ce stade de l'épidémie,
dans ces actions, le Conseil accordera une attention spéciale
aux femmes pour aider ces dernières à être
plus conscientes des risques, et aussi à se protéger.
En sus de lutter contre la stigmatisation et la discrimination,
il encouragera aussi le soutien envers ceux qui vivent avec le
VIH.
Philippe Goupille précise que, dans le cadre de la politique
nationale définie selon les priorités, le Conseil
n'aura aucune objection à ce que les outils nécessaires
soient utilisés pour réduire la vitesse à
laquelle le virus se propage. Il répondait à une
question touchant à l'utilisation du préservatif
et l'éventuelle mise sur pied d'un programme d'échange
de matériel d'injection à l'intention des usagers
de drogues par voie intraveineuse. Parallèlement, les valeurs
prônées par les religions seront mises en avant pour
encourager les individus à adopter un comportement responsable.
MBSSA
Demande de convocation d'une Assemblée générale
spéciale
Dans une lettre-pétition adressée au secrétaire
de la Mauritius Broadcasting Service Staff Association (MBSSA),
des adhérents de ce syndicat d'employés de la radio/télévision
nationale réclament la convocation d'une Assemblée
générale spéciale en vue de débattre
d'une motion de censure contre l'exécutif en poste et pour
l'organisation de nouvelles élections.
Les pétitionnaires avancent, notamment, comme raisons que
la dernière Assemblée générale annuelle
n'aurait pas été tenue en conformité avec
les règlements de l'association, que les membres ne seraient
pas satisfaits avec le travail de l'exécutif, et que celui-ci
serait "en conflit permanent".
Dans la lettre-pétition adressée avec copies au
Registrar of Associations, au Premier ministre et au ministre
du Travail, entre autres, les pétitionnaires réclament
que cette Assemblée spéciale se tienne, comme par
le passé, dans les locaux de la MBC "au nom de
la transparence et de l'équité". Les pétitionnaires
réclament la convocation de cette réunion dans un
délai de quinze jours faute de quoi, ils affirment se réserver
le droit d'avoir recours aux "autorités appropriées"
pour "contraindre" l'exécutif à
s'y soumettre.
MCS Mutual Aid Association
Lancement du Flexi Deposit Scheme
Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen,
a procédé la semaine dernière au lancement
officiel du Flexi Deposit Scheme de la Mauritius Civil Service
Mutual Aid Association. Ce lancement coïncidait avec l'inauguration
de la salle de réception rénovée de cette
caisse de mutualité des fonctionnaires.
Accessible tant aux membres qu'au public, ce tout nouveau produit
permet, comme son nom l'indique, une flexibilité d'épargne
en vue de projets aussi divers que l'acquisition d'un logement,
l'achat d'un terrain, le financement d'un voyage outre-mer, des
dépenses de mariage ou de soins médicaux. Très
concurrentiel, le taux d'intérêts perçu par
l'épargnant est de 2% supérieur à ceux jusqu'ici
pratiqués sur le marché.
Lors de la cérémonie de lancement, le ministre Sithanen
a favorablement accueilli ce Flexi Deposit Scheme, qui,
a-t-il dit, cadre avec la détermination du gouvernement
d'encourager l'épargne à un moment où les
statistiques macro-économiques laissent entrevoir un déclin
à ce niveau.
De manière plus générale, le ministre des
Finances a souligné que le parcours de la MSC Mutual Aid,
notamment ces dernières années, laisse entrevoir
qu'il s'agit de l'une des meilleures institutions financières
non bancaires du pays.
Il a aussi souligné le sort "privilégié"
dont bénéficient les membres de la mutualité
qui, en cas de décès, voient leurs dettes automatiquement
rayées. Rama Sithanen devait aussi estimer qu'au moment
même où l'accent est mis sur la création de
Petites et Moyennes Entreprises (PME), de petits entrepreneurs
peuvent aussi tirer avantage des possibilités de financements
disponibles auprès de l'institution.
Il a conclu en invitant les membres du comité de direction
de la Mutual Aid à demeurer vigilants compte tenu de la
forte compétition dans le secteur.
Créée en 1893, la MSC Mutual Aid Association avait
pour but original de venir en aide aux employés du service
civil qui avaient été victimes des conséquences
désastreuses du cyclone d'avril 1892. Avant d'être
logé dans l'actuel immeuble sis Square Guy Rozemont inauguré
en 2000, l'association louait, au départ, un local à
La Chaussée.
Selon ses principaux dirigeants actuels, ce n'est qu'au début
des années 1990 que la caisse de mutualité allait
se restructurer en vue d'un vrai décollage, après
un siècle de balbutiements. De 175 membres en 1893, elle
compte, à ce jour, plus de 75 000. Entre-temps, des produits
offerts - plan de retraite, notamment - ont été
étendus au grand public.
Pour la dernière année financière, le chiffre
d'affaires de l'institution était de Rs 250 millions et
les profits générés de Rs 160 millions. La
somme globale déboursée sous forme de prêts
pour 2004/05 s'élevait à Rs 5,4 milliards, alors
que les réserves attendues cette année devraient
atteindre Rs 1 milliard.
Compensation salariale
Les syndicats réclament Rs 718 across the board
Rs 718 à l'ensemble des salariés: c'est ce que réclame
d'une seule voix la classe syndicale dans le cadre des traditionnelles
négociations tripartites annuelles gouvernement/patronat/syndicats
pour compenser la perte du pouvoir d'achat durant l'année
financière qui s'achève.
Le chiffre arrêté se décline ainsi: Rs 414
comme compensation pour l'année 2006/2007, auxquelles devraient
s'ajouter Rs 304, qui représentent, selon les syndicats,
la moitié de la somme "impayée" pour la
perte du pouvoir d'achat durant les cinq précédentes
années financières - 2001/2002 à 2005/2006.
Dans le mémoire commun soumis aux autorités, la
plate-forme syndicale rappelle au gouvernement sa promesse de
put people first. Elle souligne que la baisse constante
du niveau de vie a été le principal facteur ayant
déterminé le choix des électeurs durant les
élections générales de l'an dernier.
La classe syndicale estime que la compensation doit être
calculée sur la base des dépenses moyennes des ménages
plutôt que sur les salaires de base. Elle dit ne pas comprendre
la logique du gouvernement de prendre pour mesure la hausse des
dépenses dans le calcul de l'Indice des Prix à la
Consommation, alors que pour arrêter la compensation salariale,
ce sont les salaires de base qui sont tenus en compte.
Les syndicats estiment que le repaiement des dettes devrait aussi
être considéré dans le calcul de la compensation.
Ils plaident pour une compensation uniforme across the board
dans un souci de diminuer l'écart entre riches et pauvres.
Ils s'élèvent contre toute velléité
d'en finir avec la compensation salariale annuelle et critiquent
la demande patronale pour que le critère de productivité
soit aussi pris en compte dans le calcul de cette compensation.
À cet effet, la classe syndicale insiste sur le fait que
la compensation ne concerne que la perte du pouvoir d'achat due
à l'inflation. Elle estime que la présente crise
économique est non seulement la conséquence de facteurs
externes "liés à la mondialisation capitaliste",
mais est aussi due au "manque de vision" des
détenteurs de capitaux du pays.
Notons qu'à hier, samedi, les syndicats n'avaient pas encore
obtenu confirmation officielle de la date de la réunion
inaugurale de ces négociations tripartites annuelles. Chaque
année, la compensation est payable à compter la
fin du premier mois de la nouvelle année financière,
fin juillet.
"Innovations pour une éducation de qualité"
La 5e convention des CAT a pris fin cette semaine
Quelque 400 participants de 42 écoles (7 du primaire et
35 établissements secondaires) ont participé, les
25 et 26 avril derniers à l'auditorium Octave Wiehé,
à la 5e convention des CAT (Équipes d'Action Civique).
Il s'agit d'une convention ayant pour thème "Innovations
pour une éducation de qualité", organisée
par le NPCC (Conseil National pour la Productivité et la
Compétitivité), conjointement avec le ministère
de l'Éducation.
Pendant ces deux jours, les participants ont défini devant
le jury leur point de vue relatif à ce que représentent
pour eux une éducation de qualité, et ce qui, suivant
leur contexte respectif, les freinent à accéder
à cette éducation. Ils ont également élaboré
différents plans d'actions pour l'implémentation
des projets qu'ils estiment leur permettront d'avoir accès
à une éducation de qualité.
Lors de la cérémonie d'ouverture de cette convention,
mardi dernier, le président du board du NPCC, Avinash
Ramtohull, a donné l'assurance à l'assistance que
les recommandations et suggestions seront transmises au ministère
de l'Éducation.
Par ailleurs, le jury a décerné des mentions spéciales
aux écoles primaires gouvernementales Pandit Kashinath
Kistoe Aryan Vedic et Permal Soobrayen, pour leur projet autour
du manque d'intérêt pour la lecture et de la sous-utilisation
de l'oral dans l'enseignement, respectivement. L'équipe
du collège St Mary's a reçu une mention spéciale
pour sa présentation sous forme de posters de la sous-utilisation
du centre audiovisuel du collège. Une mention spéciale
toutes catégories est revenue au collège Lorette
de Mahébourg, dont l'équipe a travaillé sur
le manque de communication entre les élèves du prévocationnel
et celles de la filière normale.
Dans le cadre de cet événement, le NPCC a conçu
un nouveau jeu de société: MASTERCAT. Ce jeu permet
d'apprendre les techniques pour résoudre les MUDA et d'autres
problèmes, tout en s'amusant. Le lancement a été
effectué lors de la cérémonie de clôture
de la 5e convention des CAT, mercredi dernier. Chaque participant
à la convention a reçu un MASTERCAT en cadeau.
Le 4 mai à l'AF
Nu Traversé : dire non à la violence
conjugale
En 1997, Henri Favory et sa troupe présentaient Nu Traversé,
pièce écrite à partir de témoignages
recueillis dans un abri de SOS Femmes auprès de femmes
victimes de violence domestique. Une pièce forte, qui fut
également saluée à la Réunion, au
Zimbabwe et en Afrique du Sud. Et que la troupe Favory a repris
depuis mars dernier, dans le cadre de la campagne d'Amnesty Maurice
sur le thème "Stop violence against women".
Sur son parcours à travers l'île, cette pièce
s'arrêtera jeudi prochain, 4 mai, à 17h30, à
l'Alliance Française de Bell Village. Avec Marie France
Favory, Sandrine Hector, Cindy Milazare, Géraldine René,
Virginie Sénèque, Gaëlle Tossé et Aurélie
Montezuma pour faire vivre cette pièce pleine d'âpreté
et de tendresse, d'amour et de rage, de violence et d'espoirs.
À voir.
Générosité institutionnelle
Don de la State Bank à la lutte contre le chikungunya
La State Bank of Mauritius s'est jointe aux efforts pour lutter
contre la prolifération du chikungunya à Maurice.
La deuxième plus importante banque commerciale à
Maurice a fait un don de Rs 800 000 au ministère de la
Santé. Cette remise de chèque par le Chief Executive
de la State Bank of Mauritius, Chaitlall Gunness à
la Senior Chief Executive du ministère de la Santé,
Jaya Veerapen, a eu lieu mardi dernier.
Dans son intervention de circonstances, le Chief Executive
de la State Bank devait soutenir qu'il est de la responsabilité
de tout un chacun de contribuer à sa manière à
éliminer ce fléau. " As we all know, the
Chikungunya disease is a natural calamity which is threatening
the health of our population and may also have a negative impact
on our economy. We believe it is not only the role of the Government
but that of civil society also to work towards eradication of
the disease " devait-il faire comprendre. Ces fonds devraient
servir pour assurer le fret lors de l'importation des produits
pour lutter contre la prolifération des moustiques à
Maurice.
De son côté, Jaya Veerapen du ministère de
la Santé a salué l'effort de tout un chacun, et
celui de la State Bank, dans la lutte contre le chikungunya. Elle
a rappelé que la bonne santé d'une population est
un atout non négligeable.
D'autre part, le ministère de la Santé poursuit
aujourd'hui sa campagne de distribution gratuite de produits anti-moustiques
reçus en don du gouvernement indien. Ces produits sous
forme de diffuseurs électriques, de serpentins, de pulvérisateurs
et de crème sont distribués dans des centres sociaux
et autres Vilage Halls à travers l'île. La
première partie de cette distribution est intervenue le
week-end dernier et des membres du public s'interrogent sur des
critères utilisés par le ministère de la
Santé pour le choix des produits distribués dans
une région et pas dans une autre.
Cérémonie de remise de bourses
Quatre bénéficiaires du Germain Comarmond
Education Trust
En souvenir de Germain Comarmond, ses proches octroieront
des bourses financées du trust qui porte son nom
à quatre étudiants: Kamal Ganugoo, Jean Daniel Orian,
Marie Angela Louis et Didier Cadou. Grâce au Germain
Comarmond Education Trust, qui couvre les frais d'études
et l'argent de poche, ces étudiants issus de familles modestes
pourront poursuivre leurs études à l'IVTB, institution
dont le board a été présidé
par Germain Comarmond lorsqu'il était vivant.
La cérémonie de remise de bourses aura lieu le 31
mai (date du 3e anniversaire de décès de Germain
Comarmond), à 18h, au Jardin Familial Germain Comarmond,
Beau Bassin. Les organisateurs de cette soirée souhaitent
populariser l'événement, auquel est convié
le public. Ils projetteront pour l'occasion, le court métrage
de David Constantin, Bisanvil.
Le 1er-Mai syndical
Commémoration en ordre dispersé
Le Mauritius Labour Congress (MLC) - moins deux de ses principaux
affiliés, la FSCC et la GTU - à Quatre-Bornes et
le reste du mouvement syndical à Ébène :
c'est en ordre dispersé que les syndicats commémoreront
la Fête du Travail 2006, demain.
Après des dépôts de gerbes au cimetière
paroissial de St.-Jean, les syndicats affiliés au MLC ont
donné rendez-vous à leurs adhérents à
route St.-Jean d'où ils défileront en direction
de la mairie de Quatre-Bornes. Sur place, après les interventions
des principaux dirigeants, un déjeuner sera servi à
ceux présents.
Pour les fédérations affiliées au Mauritius
Trade Unions Congress (MTUC) et à la National Trade Unions
Confederation (NTUC) auxquelles se rallieront la FSCC et la GTU,
rendez-vous est donné dans la cour de l'église St.-Jean
pour une procession en direction d'Ébène. Dans les
deux cas, les manifestations auront lieu dans la matinée
à partir de 9h30.
SANTÉ
Les diabétiques et alcooliques succombent plus au chikungunya
Le point épidémiologique révèle que
la situation est toujours stable avec un nombre hebdomadaire de
malades autour de 3 000 à la Réunion. Ce qui porte
à 248 000 le nombre total de personnes qui ont été
infectées par le chikungunya. Le nombre de morts s'élève
quant à lui à 207. L'Inserm vient de rendre son
analyse sur ces décès. Elle confirme la surmortalité
liée au CHIK et apprend que le diabète et l'alcoolisme
sont les facteurs aggravants du chikungunya les plus recensés
sur les certificats de décès.
Sur le front du chikungunya, toujours pas de nouvelles réjouissantes.
La cellule interrégionale d'épidémiologie
de la Réunion-Mayotte (Cire) annonce qu'entre le 17 et
le 23 avril, 2 700 nouveaux malades ont contracté le CHIK.
Un chiffre qui est généralement réhaussé
de 20 %, après consolidation des données. Auto-déclarations
au numéro vert, passages aux urgences hospitalières,
arrêts de travail, déclaration de médecins...
Tous les indicateurs permettant d'étudier la courbe épidémique
sont à la baisse. L'épidémie n'en reste pas
moins stabilisée autour de 3 000 nouvelles contaminations
par semaine depuis un mois. "Cela montre que le niveau de
transmission du chikungunya reste élevé sur l'ensemble
de la Réunion, analyse la Cire. Or, la dynamique de l'épidémie
dépendant en grande partie de la transmission vectorielle,
il convient donc de rester prudent sur les évolutions ultérieures
de l'incidence de la maladie. Il faut rappeler avec force l'importance
d'adopter des comportements individuels de prévention et
de protection." Au total depuis le début de l'épidémie,
248 000 personnes ont été infectées par le
virus et 207 personnes en sont mortes, dont 121 directement.
EN FÉVRIER, 100 MORTS DE PLUS À CAUSE DU CHIK
Le Centre d'épidémiologie des causes médicales
de décès (CépiDc), un service de l'Institut
national de la santé et de la recherche médicale
(Inserm), vient justement de rendre publique une étude
portant sur ces certificats de décès. Tout d'abord,
les résultats concordent avec ceux de l'Institut national
de Veille sanitaire (InVs) sur la surmortalité liée
au CHIK. Le CépiDc confirme une absence de surmortalité
à la Réunion pour l'année 2005 et un excès
de mortalité pour les mois de janvier (+ 7,1%, + 25 morts),
de février (+ 34,4%, + 100 morts) et de mars 2006 (+ 25,2%,
+ 76 morts). "Il est donc hautement probable que l'excès
de mortalité observé à partir du 23 janvier
soit lié au chikungunya, dans la mesure où celui-ci
est concomitant de la progression rapide de l'épidémie",
conclut l'étude. Dans un deuxième temps, le CépiDc
a analysé à la loupe les 125 certificats de décès
où figuraient le CHIK et que les médecins leur ont
envoyé entre les mois de janvier et février. Il
en ressort que deux tiers des décès concernent des
personnes de plus de 65 ans, dont un quart a plus de 85 ans, sans
distinction de sexe.
"LE DIABÈTE EST UN FACTEUR AGGRAVANT"
Il faut savoir que ces 125 décès mentionnant le
virus représentent 14% de l'ensemble des décès
des 2 premiers mois de l'année. Enfin, il est révélé
que le chikungunya apparaît le plus souvent dans les certificats
mentionnant des causes de décès en rapport avec
des maladies endocriennes (essentiellement le diabète)
et hépatiques (atteintes au foie, souvent provoquées
par un terrain alcoolique). Sur les 125 certificats, les médecins
ont estimé que pour 67 d'entre eux, le chikungunya était
directement responsable de la mort du patient, dont 43 n'indiquent
pas d'autres pathologies (exemple : le virus peut conduire à
une pneumopathie et à une détresse respiratoire).
Sur ces 67 certificats où le CHIK est imputable directement
au décès, on en enregistre 40% où le patient
était diabétique. "Il y a une association très
forte entre état diabétique et chikungunya, explique
Eric Jougla, chercheur et directeur du CépiDC. La corrélation
entre les deux facteurs (CHIK et diabète, ndlr) a sûrement
joué un rôle dans les décès. C'est
sûr que le diabète est un facteur aggravant mais
on ne peut pas savoir si ces personnes seraient quand même
mortes si elles n'étaient pas diabétiques."
Les personnes diabétiques et alcooliques sont donc plus
vulnérables au virus et succombent plus que les patients
atteints d'autres pathologies. Une information inquiétante
quand on connaît le nombre de ces malades à la Réunion.
Marie Payrard
(Source: Journal de l'île de la Réunion)
À l'initiative d'Imagine Communication
Campagne nationale sur le lupus, maladie méconnue et
mortelle
Depuis des années, l'ONG Lupus Alert se bat pour tenter
de faire prendre conscience de la prévalence de plus en
plus importante, et potentiellement mortelle, du lupus chez nous.
Une maladie du système immunitaire encore très mal
connue. Pour venir en aide à ceux qui en souffrent, Imagine
Communication et des étudiants de la DCDM Business School
ont lancé la semaine dernière une campagne de communication
multimédias, qui culminera le 10 mai prochain, à
l'occasion de la Journée Mondiale du Lupus, avec une journée
d'information et de dépistage du lupus à l'auditorium
Octave Wiehé.
Tenter de faire reculer la méconnaissance et l'indifférence,
essayer de faire comprendre les spécificités du
lupus et d'assurer une meilleure prise en charge médicale
et psychologique des malades et de leurs familles. C'est le combat
que mène, depuis une dizaine d'années, l'ONG Lupus
Alert, créée par Babs Venkatasamy. Un combat difficile
et souvent trop solitaire, que vient aujourd'hui épauler
Imagine Communication, en marge de la célébration
de son quinzième anniversaire. "En mettant sur
pied cette campagne de sensibilisation autour du lupus, nous avons
voulu nous associer à une cause nationale tout en mettant
à contribution notre réseau et nos partenaires",
explique Jean Marie Richard, directeur d'Imagine. "L'idée
est de dégager une synergie dont bénéficieront
toutes celles et ceux qui sont touchés par cette maladie
sournoise et ses séquelles médicales, psychologiques
et sociales. L'information et la communication en faveur du dépistage
du lupus sont vitales dans le processus de prise en charge des
malades et de leurs proches, d'où l'idée de cette
campagne qui nous permet par là même d'apporter notre
contribution au titre de notre responsabilité sociale d'entreprise
citoyenne", insiste l'initiateur du projet.
Imagine a choisi d'associer à ce projet une quinzaine d'étudiants
en Communication de la DCDM Business School, qui travaillent sur
cette campagne depuis le début de l'année. "Cela
nous donne l'occasion de travailler en situation réelle
dans le cadre d'un projet professionnel grandeur nature, soit
de mettre en pratique ce que nous avons appris en cours",
font ressortir Mufidah Ganouree (responsable du secrétariat
du projet), Lovina Gowry (responsable des relations médias)
et Nusrat Ghanty, en charge du sponsoring. Une formation
qui, de l'avis de ces élèves, leur permet de grandir
aussi bien humainement que professionnellement, vu la forte charge
émotionnelle qu'implique le fait de côtoyer les malades
et leurs familles, de partager leur détresse et leur souffrance.
Quand ce n'est la mort, qui a emporté il y a quelques semaines
une des malades qu'ils avaient appris à connaître.
La campagne de sensibilisation se décline en plusieurs
volets. L'un d'entre eux a trait à un concours de rédaction
(essay competition), ouverte aux étudiants du secondaire
et du tertiaire, sur le thème du lupus. Les lauréats
verront leurs envois publiés dans la presse.
Cette campagne prévoit également la publication
d'un pamphlet informatif sur le lupus, une campagne d'affichage
à travers le pays et le lancement d'un site web. Le tout
culminera le 10 mai prochain, à l'occasion de la Journée
Mondiale du Lupus, avec une journée d'information et de
dépistage du lupus, à l'auditorium Octave Wiehé
à Réduit, avec le concours du Centre de Recherche
de l'Université de Maurice.
Outre les organismes cités plus haut, cette campagne bénéficie
aussi du partenariat de Clear Channel, Mauritius Union, l'express,
Radio One, Radio Plus, Fondation Espoir et Développement,
Choc web design, et Analysis Research International Océan
Indien.
Qu'est-ce que le lupus ?
Le lupus est une maladie du système immunitaire qui semble
toucher majoritairement les femmes et les jeunes filles.
Eruptions et lésions cutanées sur le visage notamment,
qui peuvent atteindre le cuir chevelu et provoquer la chute des
cheveux, douleurs articulaires, fièvres, fatigue latente,
atteintes aux reins, problèmes sanguins, inflammations
au niveau des poumons et du cur, voire atteintes neurologiques:
le lupus se manifeste de façons très diverses, ce
qui rend parfois difficile le diagnostic.
Son intensité peut-être bénigne ou modérée,
mais la maladie peut très rapidement devenir handicapante,
voire fatale. D'où l'intérêt d'un dépistage
précoce, qui permet de limiter les atteintes. Soulignons
que le lupus n'est pas contagieux.
Il y a quelques années, le Pr Isenberg, spécialiste
du lupus, avait demandé l'autorisation de mener, auprès
des patients locaux, une étude qui aurait pu permettre
de mieux connaître les causes de la maladie, et, partant,
d'en améliorer le traitement. Proposition qui, malgré
l'accord des malades et le soutien de Lupus Alert, n'a jusqu'ici
pas eu de suite.
Santé
Un centre pour les épileptiques
L'EDYCS Epilepsy Group a annoncé la volonté de construire
un centre pour venir en aide aux personnes touchées par
l'épilepsie. Pour cela, un appel est lancé au secteur
privé, de même qu'au public en général,
afin de réunir les fonds nécessaires. La contribution
en terme d'expertise est aussi sollicitée.
Le président de l'association, Youssouf Noormamode, a mis
l'accent sur la nécessité de construire un centre
pour les épileptiques, afin de leur apporter une aide médicale,
mais d'être aussi présents pour donner des conseils.
"L'épilepsie est une maladie qui prend de l'ampleur
et qui affecte non seulement le malade mais également la
communauté", a expliqué ce dernier. Quelque
20 000 personnes souffrent de l'épilepsie à Maurice.
À Rodrigues également, le nombre de cas augmente.
Youssouf Noormamode a aussi déploré le fait que
l'épilepsie est encore un sujet tabou à Maurice
à cause d'un manque d'information et de l'absence de structure
adéquate pour offrir l'encadrement nécessaire aux
personnes atteintes de cette maladie. Le président de cet
ONG qui existe depuis 1997, a également souligné
qu'il est malheureux que cette maladie n'ait jusqu'à maintenant
pas été une priorité pour le ministère
de la Santé, alors que la pratique d'une médecine
hi-tech est prônée. Jusqu'à maintenant,
l'EDYCS Epilepsy Group s'est surtout concentré sur des
campagnes de conscientisation au niveau de la population et des
levées de fonds.
Roshan Ramoli, qui est responsable de ce projet de construction,
a pour sa part, expliqué que le bâtiment sera construit
sur un terrain à Bell Village, offert par le gouvernement.
Il lance un appel à contribution, qu'il s'agisse de financement
ou d'expertise.
Hilary Binyon, de la National Society for Epilepsy UK, a fait
le déplacement pour l'occasion.
Quelques faits
* L'épilepsie se manifeste à travers des crises
tonico-cloniques (grand mal), les absences (petit mal) et les
crises partielles
** Les facteurs additionnels qui y contribuent sont un excès
d'alcool, le stress, des repas non équilibrés, entre
autres
*** On peut diagnostiquer l'épilepsie à travers
l'électroencéphalogramme, le CT Scan, les Rayon
X, l'image à résonance magnétique, et le
test sanguin
Nouveau service
Canal Sat lance Multiroom
Canal Sat Maurice innove et lance au mois de juin un nouveau service:
le Multiroom. En effet, il sera désormais possible de regarder
deux programmes différents en même temps avec un
seul abonnement. "Nous offrons 55 chaînes et services
en qualité numérique, mais il est évident
que nos abonnés, dont le nombre augmente constamment, ne
sont pas en mesure de tout regarder en même temps. Nous
avons donc réfléchi à une solution pour qu'un
abonné puisse suivre deux programmes différents
en même temps, sans pour autant prendre un deuxième
abonnement. Et c'est ainsi que nous avons trouvé la solution
avec le Multiroom", a fait ressortir Frank Challier,
General Manager de Canal Sat Maurice, lors d'un point de
presse tenu vendredi après-midi au Labourdonnais Hotel.
"Nous sommes à quelques semaines des Mondiaux 2006,
mais le foot n'intéresse pas forcément tout le monde.
Les abonnés qui veulent regarder d'autres programmes pourront
maintenant regarder le programme de leur choix simultanément
sur un autre téléviseur", a-t-il ajouté.
Certains réajustements seront néanmoins nécessaires
car le Multiroom demande l'installation d'un deuxième décodeur.
Un module doit être inséré dans le lecteur
de carte droit du premier décodeur (le décodeur
principal). La parabole sera, de ce fait, équipée
d'une tête double au lieu d'une tête simple, qui permettra
l'alimentation du deuxième décodeur. Une fois chargé,
le module offre trois heures de programmes ininterrompus en plus
de la qualité numérique habituelle. Le module est
rechargeable et permet de regarder un programme pendant trois
heures. Ensuite, il faut le recharger pour pouvoir l'utiliser
de nouveau. Précisons que ce service, qui coûtera
aux alentours de Rs 450 par mois, est facultatif.
Le Multiroom sera donc commercialisé en juin prochain et
les abonnés peuvent d'ores et déjà se renseigner
ou même faire leurs réservations au 675-90-90 ou
par e-mail à mcvision@mc-vision.net.
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