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Le projet de 152 chalets d'Arcon sur les deux îles d'Agaléga
De la poudre aux yeux
Ce qui avait été présenté à
l'issue de la dernière réunion du Fast Track
Committee présidé par le Premier ministre, le
18 février dernier, comme un grand projet hôtelier
à Agaléga au coût de Rs 9 milliards, ne serait
que de la poudre aux yeux visant à faire croire que les
investisseurs se bousculent pour venir mettre leurs capitaux à
Maurice. Week-End a, en effet, découvert, après
recherches, que la compagnie sud-africaine Arcon, qui est supposée
se spécialiser "in wild life and gain related projects
throughout South Africa" n'est qu'un cabinet d'architectes,
et que les propres documents du Board of Investment précisent
qu'il s'agit de "only an expression of interest from Arcon,
no detailed project has been submitted".
Une visite du site d'Arcon comporte un bref descriptif de la compagnie.
Pas de nom d'un quelconque responsable, à part un enquiry
form. C'est à travers ce formulaire que Week-End
a sollicité des détails sur le projet d'Agaléga
en fin de semaine. La réponse est venue d'une certaine
Désirée Kruger, qui ne décline pas ses responsabilités
au sein de la compagnie, en ces termes: "The Agalega project
has been formulated and we would be delighted to furnish you with
any information you require about this exciting project once our
studies are complete". Le Fast Track Committee
avait fait croire qu'il s'agissait d'un projet ferme, mais la
compagnie elle-même parle d'études qui ne sont pas
complétées.
Il ne nous a pas été possible d'établir les
contacts locaux d'Arcon. Mais ce qui est clair, c'est que ce sont
probablement des promoteurs d'ici qui ont soumis une "expression
of interest" au BOI en copiant le projet, gelé,
d'Ireland Blyth. Sauf que si celui d'IBL comportait 15 chalets,
un centre de pêche, une boat house et une aire de
jeux, l'emploi de 40 personnes dont 60% de résidents, une
unité de dessalement d'eau de même que de traitement
des eaux usées, la réhabilitation de la cocoteraie,
le tout sur 25 arpents, superficie généralement
accordée à Maurice à ce type de développement,
le préprojet d'Arcon est d'un gigantisme scandaleux et
visiblement irrespectueux de la spécificité locale
et ignorant des réalités locales à Agaléga.
Voyons ce qui a été proposé au BOI: 152 sites
sur les deux îles, nord et sud d'Agaléga, avec cette
précision qui devrait faire sourire ceux qui n'arrêtent
pas de dénoncer le revirement de l'Alliance sociale sur
les projets Integrated Resort Scheme. Arcon, ou du moins
son satellite à Maurice, dit que ces 152 sites "will
be sub-leased by the promoters to third parties for development
of residential units". Pour 15 chalets qui devaient être
loués aux touristes, c'était du "bradage
d'un patrimoine géostratégique", selon
Navin Ramgoolam avant les élections de juillet 2005. Mais
ici, ce sont 152 sites sur l'ensemble des deux îles qui
seront sous-loués à des étrangers par les
promoteurs.
Autres aspects du préprojet: 120 sites sur la plage de
1 hectare chacun et deux réservés à des espaces
commerciaux sur l'île du nord et 30 autres sur la plage
de l'île du sud. Les promoteurs ont aussi évoqué
la construction d'une marina, le rehaussement de la piste d'atterrissage,
alors que dans son état actuel, elle peut accueillir des
avions type Beachcraft que possède déjà
IBL, qui l'avait d'ailleurs acheté pour son projet de chalets
à Agaléga, lequel a été gelé
le 14 octobre 2005. Les promoteurs ont aussi annoncé la
rénovation de la "clinique" et de l'école
d'Agaléga, l'aménagement de "tented camps",
d'un bureau des douanes, de boutiques, et la réfection
de routes et autres infrastructures.
Il est à noter que de hauts fonctionnaires ont exprimé
des réserves sur l'application du programme IRS à
Agaléga et ont soutenu qu'ils ne sont pas conformes à
ce qui est pratiqué jusqu'ici. Pour satisfaire les besoins
d'Arcon, "this would require either amendment to the IRS
Regulations or the setting up of a separate scheme catering only
for Agaléga".
Ce n'est pas tout. Les mêmes familiers du dossier ont également
souligné que "promoters have requested to have
long-term lease (99 years) of the two islands of Agaléga
form the Government. As per existing regulations, IRS development
should be carried out exclusively on freehold land".
Sur la vente des "bare lands", ils notent que
"presently sale of bare/unserviced land by promoters is
not allowed under IRS".
Autres réserves exprimées, celles portant sur la
superficie. "Arcon proposes to develop beach sites of
1 hectare each. However, a single plot cannot exceed 0,52 hectares
or 1 arpent 25". Même critiques sur l'impact environnemental
de la "marina". Il est également à
noter que c'est le bureau du Premier ministre qui aura à
trancher une autre demande scandaleuse qui figure dans le préprojet
d'Arcon, celui de vols directs privés à Agaléga
de n'importe quelle destination.
Il est intéressant de prendre connaissance des conditions
d'Arcon lorsqu'on sait ce que l'opposition avait débité
au Parlement sur le projet du groupe mauricien IBL à Agaléga
l'année dernière. Cela prend des allures de vraie
supercherie avec un nom comme Arcon
Recommandation du comité technique
10 sous de plus pour chaque "pain maison" de 100
g
Dans son rapport soumis en début de semaine, le comité
technique notamment constitué d'officiels du Management
Audit Bureau (MAB), qui avait été appelé
à la mi-janvier par le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam,
à considérer l'opportunité d'un nouvel ajustement
à la hausse des prix du pain, a recommandé que le
prix du "pain maison" (100 g) passe de Rs 1.65 à
Rs 1.75, soit une hausse de 10 sous.
C'est sur la base de cette recommandation que le conseil des ministres
aura à décider - vraisemblablement, vendredi prochain
- des nouveaux prix du pain. La majoration par 10 sous du prix
du "pain maison", recommandée par le comité,
devrait servir d'indicatif pour établir le quantum d'augmentation
des autres types de pain ("flûte" de 100 g et
baguettes de 200 g et 400 g, notamment).
La dernière augmentation des prix du pain ne remonte qu'au
6 janvier dernier, et avait été d'une moyenne de
20%. À cette date, le "pain maison" (100 g) est
passé de Rs 1.35 à Rs 1.65, la baguette de 200 g
de Rs 3.00 à Rs 3.60 et la baguette de 400 g de Rs 6.00
à Rs 7.20, entre autres. Cette hausse moyenne de 20% des
prix du pain intervenait dans le sillage d'une hausse de 29% du
prix de la farine.
Insatisfaits de ces hausses, les boulangers qui, un mois plus
tôt, avaient réclamé une augmentation moyenne
de plus de 60% des prix du pain, avaient menacé d'éteindre
leurs fourneaux pour quelques jours et priver la population de
cette denrée de base. Les autorités avaient ouvert
les négociations et étaient arrivées à
éviter le pire.
C'est ainsi que lors d'une rencontre avec le chef du gouvernement,
l'Association des Propriétaires de Boulangeries devait
obtenir la promesse d'une étude en profondeur quant à
l'opportunité d'un nouvel ajustement des prix du pain.
C'est ce à quoi s'est attelé le comité technique,
qui a recommandé qu'une hausse de 10 sous sur le prix du
"pain maison" serve d'indicatif pour le calcul des prix
des autres types de pain.
Pour l'information des consommateurs, il est à noter qu'en
attendant la ratification officielle par le Cabinet des nouveaux
prix du pain, ceux qui sont jusqu'ici en cours demeurent inchangés.
Professionnalisation du métier de courtier maritime
De nouveaux règlements souhaités
Tout en assurant soutenir pleinement la réforme et la modernisation
en cours dans le service des douanes, l'Association professionnelle
des Transitaires souhaite que celles-ci, notamment le projet de
professionnalisation du métier de courtier maritime, ne
mettent pas en péril la sécurité d'emploi
dans ce secteur.
Maillon indispensable de l'activité d'import/export, les
transitaires qui opèrent à Maurice depuis une cinquantaine
d'années se sont regroupés en association depuis
trente ans. Selon son président, M. Gupta Gopaul, la soixantaine
de compagnies de transitaires qui existent à ce jour et
dont les plus importantes sont Cargo Express, DHL, Maersk, Samatrans,
Mauritius Freeport Development, s'inquiètent que de nouveaux
règlements trop contraignants pour régir le métier
de courtier maritime ne viennent mettre en péril l'emploi
dans ce secteur où travaillent quelque 2 000 salariés.
Dans le cadre de son plan de réforme et de modernisation,
le service des douanes, en lien avec les amendements apportés
au Customs Act de 1988, entend, en effet, mieux professionnaliser
l'activité des courtiers maritimes. Le département
des douanes propose, dans ce contexte, de démarrer bientôt
un Customs Broker Licensing Course à temps partiel,
qui s'étendra sur une période de 8 à 10 semaines.
Ce cours de perfectionnement, qui sera sanctionné par un
diplôme délivré sous l'égide du Mauritius
Examinations Syndicate (MES), promet d'être "très
compétitif". Pour y participer, les postulants
devront nécessairement détenir un Higher School
Certificate (HSC) ou, à défaut, un General Certificate
of Education avec deux A Levels, dont la Comptabilité
ou les Business Studies.
C'est surtout ce préalable que souhaite voir modifier l'Association
des Transitaires dans la mesure où nombre de courtiers
maritimes déjà en service ne disposent pas de telles
qualifications de base. Les autres conditions à remplir
pour suivre le cours de perfectionnement proposé par le
service des douanes sont, entre autres, que le postulant soumette
un certificat de moralité et qu'il ait un minimum de cinq
années d'expérience comme Customs Clerk.
De plus, pour être reçu à l'examen écrit
final, le candidat aura à atteindre un grade minimal de
80%.
Le département des douanes explique ces exigences par le
fait que le métier de courtier maritime est "de
nature hautement technique". C'est dans cette même
perspective qu'à l'avenir, le nombre de brokers
autorisés à exercer sera limité. Au moment
d'être employés sous les nouveaux règlements,
il leur sera, en outre, demandé de déclarer leurs
avoirs.
Le programme d'études suggéré par le département
des douanes pour la conduite de ce cours de perfectionnement comprend,
entre autres modules, une initiation au Customs Act, à
la documentation commerciale, à la préparation des
déclarations par voie électronique, au transbordement,
aux Règles d'origine, à la classification des produits,
à l'accord d'évaluation de l'Organisation Mondiale
du Commerce (OMC) ainsi qu'une composante sur l'éthique
et l'intégrité.
Le kreol pas de sitôt au tableau
Depuis qu'il a émergé en 2004, le rapport Grafi-Larmoni,
document présentant une graphie standard du kreol mauricien,
prend de la poussière
Réalisé dans
l'optique de préparer l'entrée officielle de la
langue maternelle comme médium d'enseignement en classe,
le document a, jusqu'ici, servi d'appui à des initiatives
privées. Le kreol devra attendre encore avant de trouver
sa place au tableau !
A priori, toutes les données sont réunies pour que
le kreol trouve officiellement sa place au tableau dans les salles
de classe. Après consensus entre linguistes et pédagogues,
l'on a vu éclore une graphie (Grafi-larmoni) en
2004, laquelle fait l'unanimité dans le camp de tous ceux
qui militent pour l'utilisation de la langue maternelle de façon
officielle. Aussi, le recours au kreol dans le processus
de l'enseignement est une pratique ancrée dans le système
éducatif qui ne dérange personne. Les syndicalistes
du primaire disent attendre avec impatience l'implémention
officielle du kreol comme support pédagogique. Convaincus
que la langue maternelle est un catalyseur significatif dans l'apprentissage
des langues et la maîtrise des mathématiques, ils
voient en celle-ci un moyen de rehausser le niveau des élèves.
"L'utilisation du kreol facilite la compréhension
et nous permet de travailler un peu plus vite", soutient
une enseignante. Toutefois, le kreol, qui devait faire ses premiers
pas à l'école en 2005 - par le biais d'un projet
pilote dans le prévocationnel d'État et une école
primaire gouvernementale également - a raté son
entrée. Le projet initié par le précédent
régime avec le soutien de l'Unesco n'a pu être concrétisé.
Depuis, le dossier a été rangé dans un des
tiroirs de l'IVTB House ! Entre-temps, contrairement à
Maurice, des pays anglophones et francophones d'Afrique, regroupés
en réseau, s'activent à inscrire l'utilisation de
la langue maternelle dans le programme scolaire. Des différentes
expériences ayant démontré qu'en juxtaposant
la langue maternelle avec des langues étrangères,
l'enseignement, l'apprentissage et la maîtrise de celles-ci
se font avec plus de facilité.
Mayotte remet la langue maternelle sur le tapis
Les 21 et 22 mars derniers, le vice-Rectorat de Mayotte pour l'Éducation
nationale a organisé un colloque axé sur la langue
maternelle, dont le thème était : Les problématiques
du plurilinguisme et du pluriculturalisme. Ce colloque qui
avait réuni une quarantaine de participants venus des États
francophones - Nouvelle Calédonie, Guyane, Madagascar,
Tunisie, Guadeloupe, Comores et Maurice - avait pour objectif
de dessiner une meilleure compréhension des problématiques
soulevées durant l'implémentation de la langue maternelle
dans le système éducatif. "Nous retrouvons
les mêmes difficultés dans tous les pays où
la langue maternelle a été introduite. Notamment,
les fausses perceptions autour de la langue et la réticence
des parents et des éducateurs", explique Jimmy
Harmon, coordonnateur du projet Prevokbek au Bureau de
l'Éducation Catholique (BEC). Le programme Prevokbek,
qui a été présenté à Mayotte,
est, rappelons-le, le seul projet éducatif en kreol introduit
dans le secteur scolaire à Maurice. Pour Jimmy Harmon,
chargé de présenter le projet lors du colloque,
"ce séminaire, qui est venu relancer la pertinence
de l'utilisation de la langue maternelle, a aussi démontré
que Maurice a tout à gagner en intégrant un des
réseaux déjà en place." L'intérêt
de certains pays pour l'intégration de la langue maternelle
dans le cursus, explique encore Jimmy Harmon, relève aussi
des enjeux économiques. Maurice, qui compte la France parmi
ses partenaires économiques clés, doit garder en
tête que l'hexagone encourage l'alphabétisation à
travers la langue maternelle de la population de ses départements
outre-mer. Et ce, pour favoriser le positionnement des DOM dans
la mouvance de la mondialisation. Ce qui, rappelle Jimmy Harmon,
rejoint le concept de Universal Literacy prôné
par l'UNESCO. Le BEC, qui a déjà un pied dans le
réseau mis en place, à l'issue du colloque, tirera
avantage de l'expertise des pays francophones qui utilisent la
langue maternelle dans leur système éducatif, en
vue de l'introduction du kreol dans le primaire. À ce stade,
ce projet n'est pas envisagé pour de sitôt. L'idéal,
explique Jimmy Harmon, serait d'introduire le kreol dès
le préprimaire
Grafi-Larmoni : appui pour les initiatives privées
Officialiser l'utilisation du kreol comme médium d'enseignement
"est une question de volonté politique"
dit-on. Mais, selon Alain Ah-Vee, de la commission de l'éducation
de Ledikasyon Pu Travayer, "mem si met kreol dan ledikasyon,
Leta bizin donn li so full rekonesans. Kreol bizin rant dan parlman."
Aussi, souligne ce dernier, le document Grafi-larmoni de
même que le projet pilote dans les écoles "pa
repoz lor mobilizasyon paran etc
li byin fasil pou nouvo
gouvernman balye proze-la." De plus, fait-il ressortir,
"les recommandations du document n'ont pas eu le temps
d'être appliquées, ce qui explique l'absence de suivi
après la publication de Grafi-larmoni". Arnaud
Carpooran, linguiste ayant fait partie du comité Hookoomsing
- chargé de standardiser la graphie du kreol mauricien
- rappelle que les initiatives privées ont relevé
la pertinence du rapport Grafi-Larmoni. Si, au départ,
le document avait était commandité pour la vulgarisation
d'une graphie standard dans le circuit scolaire, aujourd'hui,
dit-il, celui-ci a servi d'appui pour la réalisation du
dictionnaire mauricien. Même si le kreol tarde à
faire son entrée officielle en classe, Arnaud Carpooran
est d'avis que, comparé à certains États
créolophones, Maurice se distingue, toutefois, par une
meilleure acceptation de la langue. Imposée dans certains
pays, la langue maternelle, dit-il n'a pas toujours fait l'unanimité
par la société locale. Aujourd'hui encore, explique-t-il,
le créole réunionnais se fait discret sur le campus,
à la radio ou à la télévision. Néanmoins,
le linguiste est d'avis que le kreol se frayera une place à
l'école lorsqu'il sera débarrassé de tout
préjugé. "Ce sera lorsqu'on comprendra qu'il
ne fait aucun obstacle à l'apprentissage d'une langue étrangère",
insiste Arnaud Carpooran.
GHTU : "Langaz kreol, se enn patrimwann morisyin"
Du côté des représentants des enseignants
du primaire, Suttyhudeo Tengur, président de la Government
Hindi Teachers Union (GHTU), fait remarquer que "les
années 2004-05 ont été historiques pour la
langue créole. Maintenant, il est temps de réclamer
une reconnaissance officielle de la langue. Tou dimoun rezonab
bizin rekonet ki ena 99.9% Morisyin ki koz kreol. Langaz kreol,
se enn patrimwann morisyin." Il rappelle que depuis
1978, année où le rapport de la commission Richard
recommandait l'utilisation officielle de la langue maternelle,
"le kreol est plus que jamais présent dans le primaire".
La GHTU, indique son président, n'hésitera
pas à soutenir tout projet pour l'implémentation
du kreol en classe. Il demande au ministère de l'Éducation
de "relancer le projet de l'utilisation de la langue maternelle
à l'école. Car, dans un esprit démocratique,
la continuité doit prévaloir."
"Nous ne demandons pas que le kreol devienne une matière.
Le cahier de charge des enseignants est suffisamment lourd ! Mais,
si en tant que médium d'enseignement, le kreol est un moyen
de rehausser la capacité de lire et d'écrire des
écoliers, nous estimons que le kreol doit être officialisé.
Le kreol est un outil qui facilite la pédagogie et nous
fait gagner du temps", déclare d'emblée
Vinod Seegum, président de la Government Teachers Union.
Dans cette optique, son syndicat, dit-il, ne fera aucune résistance
face à l'implémentation de la langue maternelle
dans le primaire. Si le débat est relancé sur le
plan national, la GTU, indique-t-il, compte réclamer une
rencontre avec le ministère pour discuter des implications
telles que la formation des enseignants.
Financement du projet pilote-Dharam Gokhool: "Une enquête
est actuellement en cours"
Le projet pilote sur le kreol dans le département prévocationnel
des collèges d'État ferait actuellement l'objet
d'une enquête. C'est ce que nous a indiqué le ministre
de l'Éducation, Dharam Gokhool. Le projet qui n'a pas été
lancé, dit-il, a nécessité un investissement
conséquent. Rappelons que le document le présentant
indiquait que les principaux sponsors, l'UNESCO et le Japanese
Funds in Trust for Capacity Building of Human Ressources, avaient
avancé 100 000 dollars pour l'implémentation du
projet entre mars 2004 et juillet 2005. "Une enquête
est actuellement en cours pour déterminer où est
passé tout cet argent", déclare Dharam
Gokhool. Et d'ajouter, "l'introduction officielle de cette
langue comme médium d'enseignement demande plus d'études.
Même les experts ne souhaitent - voire n'envisagent - pas
d'introduire, pour l'instant, quelque chose qui n'est pas prêt.
Il faudra attendre les analyses de leurs études."
Roger Fayd'herbe fait venir deux experts
La compagnie Roger Fayd'herbe a fait venir deux experts, l'un
de Bayer (qui fabrique l'insecticide utilisé dans la lutte
contre le Chikungunya), et l'autre de la compagnie qui fabrique
l'appareil utilisé pour la démoustication. C'est
cette compagnie qui travaille avec le gouvernement depuis le début
de la campagne de démoustication.
Clifford Dove, de Roger Fayd'herbe, a souligné que le Chikungunya
est un problème national qui a des retombées négatives
sur le secteur économique et touristique en général.
C'est pour cette raison que la compagnie a fait venir ces deux
experts, dans le but d'offrir le meilleur service qui soit pour
que la maladie soit au plus vite éradiquée.
M. Charpié, qui représente la société
Bayer, compagnie qui investit beaucoup dans le domaine de la recherche,
a élaboré sur l'action du produit utilisé
dans le traitement pour le contrôle des insectes. Ce produit,
qui, selon lui, nécessite un investissement économique
non négligeable, agit selon les besoins, qu'il s'agit d'une
petite ou d'une grande surface. Le traitement contre les larves
(larvicide), de même que l'adulticide, et les techniques
d'utilisations, avec les avantages qu'elles comportent, ont aussi
été expliqués. La thermonébulisation,
plus connue comme le fogging, de même que le "Très
bas volume", ont été explicités. M.
Charpié a aussi fait ressortir que pour venir à
bout du problème, plusieurs traitements sont nécessaires,
et qu'ils ne doivent pas se faire en pleine journée, car
le soleil participe alors largement à son évaporation.
M. Joerg Heckel, Sales Manager de IGEBA, qui fabrique,
entre autres, les équipements utilisés dans la démoustication,
a lui aussi expliqué les fonctionnements de l'appareil.
Il a indiqué que les produits utilisés ne sont pas
nocifs à l'environnement.
Maurice identifie les obstacles et réoriente les stratégies
La faible contribution du secteur éducatif, des retards
dans l'implémentation de certains projets touchant aux
usagers de drogue, la stigmatisation, le peu de coordination dans
les actions, le manque d'intérêt du secteur privé
sont quelques-uns des obstacles auxquels est confrontée
Maurice dans la lutte contre le VIH. Au début de l'année,
réunis par la Aids Unit du ministère de la Santé
et l'ONUSIDA, des experts ont passé en revue la situation
et défini les actions à prendre pour une lutte plus
efficace afin d'atteindre les objectifs fixés. Ce même
exercice a été conduit à travers le monde
afin de permettre à tout un chacun d'atteindre les Millenium
Development Goals pour lesquels ils bénéficieront
du soutien du G8.
Réduire la propagation du virus, disséminer l'information,
vaincre les préjugés et permettre aux malades d'avoir
accès aux soins font partie des ambitions qu'espère
réaliser le pays d'ici 2015. Plusieurs pays se sont aussi
livrés au même exercice dans le cadre du Scaling
up Universal Access for HIV & AIDS Prevention and Care.
À Maurice aussi, en dépit des efforts déployés,
le virus continue à se propager à un rythme rapide
tandis que la stigmatisation et la discrimination à l'égard
des personnes vivant avec le VIH persistent. Si nous ne sommes
pas pour autant en situation d'échec, l'occasion était
de faire un bilan des stratégies en place et d'identifier
les obstacles afin de mieux répondre à l'urgence.
Dans leurs constats, les experts locaux restent d'avis que le
secteur éducatif aurait pu jouer un rôle plus important
au niveau de la dissémination des informations. Réunis
en janvier, ces derniers ont déploré le peu d'intérêt
manifesté par les responsables des établissements
scolaires et les enseignants en général. Le rapport
rédigé par Maurice suite à cet exercice souligne
aussi que le VIH & SIDA n'a toujours pas été
intégré dans le cursus, tandis que les programmes
de Family Life Education n'abordent pas le sujet correctement.
Par ailleurs, si le National Strategic Plan for HIV and Aids
2001-2005 prévoit une approche multi-sectorielle, il
est précisé qu'aucune évaluation n'a été
faite à ce niveau. Le fait que le National Aids Committee
ne se soit toujours pas réuni depuis le changement de régime
serait aussi lié au manque de coordination dans les efforts
déployés par les différentes instances engagées
dans la lutte. Les experts reprochent au secteur privé
de ne pas s'investir suffisamment contre le VIH. Entre 40% à
45% des entreprises seulement se sont intéressées
au sujet jusqu'ici.
La stigmatisation et la discrimination à l'égard
de personnes vivant avec le VIH, y compris au sein des services,
restent des obstacles majeurs. Surtout quand elles empêchent
les concernés à rechercher une aide professionnelle.
À ce niveau, les experts déplorent le rôle
des médias qui, selon eux, à travers des reportages
mal orientés, contribuent parfois à envenimer la
situation. D'où la nécessité, avancent-ils,
d'une formation plus poussée pour les membres des médias
et le public en général. À Maurice, le partage
du matériel d'injection entre usagers de drogues reste
le principal mode de contamination. Face à cette situation
qui prévaut depuis 2003, l'éducation du public est
toujours à faire. Le retard dans l'implémentation
de nouveaux services et moyens pour le traitement des personnes
souffrant de dépendance aux opiacés est déploré.
Surtout que plusieurs recommandations ont été faites
par des spécialistes locaux et internationaux pour un meilleur
système de traitement.
Au chapitre des recommandations, des efforts supplémentaires
et mieux adaptés sont réclamés au niveau
de la prévention, du traitement, de l'encadrement. Un nouveau
plan stratégique est souhaité pour juin. De là,
d'autres actions sont attendues du gouvernement et de tout un
chacun pour rendre la lutte plus efficace.
Tout comme Maurice, plusieurs pays du monde se sont livrés
à cet exercice de réflexion. Cette initiative suit
les derniers constats réalisés. La situation reste
alarmante, selon les estimations, le virus a touché quelque
60 millions de personnes et le nombre de décès est
d'approximativement 26 millions. En 2005, les pays du G8 ont pris
l'engagement d'aider les différents pays à atteindre
les objectifs fixés dans le cadre des Millenium Development
Goals (MDG). Entre-temps, le monde a été appelé
à identifier les obstacles afin de revoir les stratégies
et les priorités. Le rapport rédigé par les
experts locaux a été présenté par
Dhiren Moher, président de PILS, lors d'une rencontre régionale
au Botswana il y a quelque temps. Le document local, intégré
dans le rapport régional, sera présenté au
niveau international prochainement. De là, il est attendu
qu'une aide supplémentaire soit apportée aux différentes
nations concernées.
Sedley Assonne démissionne de la MASA
Les propos du nouveau président de la Mauritius Society
of Authors (MASA), Zul Ramiah, ne font pas que des heureux. Sedley
Assonne, membre du board de cet organisme, a ainsi fait
savoir, cette semaine, sa décision de démissionner
de cette instance. Pour des raisons qui relèvent également
de la nature même de la MASA, de l'inertie des autorités
et des artistes, et du manque de coopération du public.
Un véritable réquisitoire sur la situation culturelle
actuelle
Dans sa lettre de démission envoyée au directeur
de la MASA, Gérard Louise, en date du 28 mars dernier,
Sedley Assonne dit démissionner de ce board pour
plusieurs raisons.
"Quand j'ai été élu, il y a trois
ans, pour siéger au sein du board de la MASA, je
l'avais été sur la base d'une équipe, comprenant
Meera Mohun, Bruno Raya, Eric de Chateauneuf, Jocelyn Louise,
Patrick Antoine, Tony Farla et moi-même. Une des principales
raisons pour expliquer notre décision de nous présenter
ensemble était la volonté de faire changer le fait
que les fonctionnaires étaient en surnombre, huit à
l'époque, au board de la MASA. Or, j'ai constaté
que "l'équipe" n'a jamais fonctionné comme
telle. Il n'y a jamais eu de concertation entre moi et les autres,
sur quelque dossier que ce soit. Dans ces conditions, j'ai senti
qu'il était malaisé de ma part de continuer à
représenter ceux qui m'avaient fait confiance."
Mainmise des fonctionnaires et de l'État
L'artiste dit démissionner également parce qu'il
estime que la mainmise des fonctionnaires (et donc de l'État)
sur le board est toujours là. "Les
artistes doivent savoir qu'avant la nomination de Zul Ramiah comme
président, le board a fonctionné avec un
Secrétaire Permanent comme président de la MASA
! Le gouvernement a, semble-t-il, trouvé l'oiseau rare,
en la personne de M. Ramiah, pour venir présider cet organisme.
Mais le problème reste le même: quid de la présence
des fonctionnaires sur le board ?"
L'autre raison qui pousse Sedley Assonne à démissionner
de la MASA a trait aux propos jugés "confus"
tenus dans la presse par le nouveau président, Zul Ramiah.
"Dans une première déclaration, il dit qu'après
avoir écouté les artistes (qui ?), il pense que
l'autonomie de la MASA est nécessaire. Mais dans une autre
déclaration, il dit exactement le contraire. Qu'est-ce
qui s'est donc passé pour que M. Ramiah change d'avis sur
l'autonomie de la MASA ?", interroge Sedley Assonne.
Il reproche également à Zul Ramiah d'avoir dit que
"de par ma proximité avec le Premier ministre et le
gouvernement, je peux faire avancer les dossiers, etc.".
"Si le gouvernement a fait partir (Opération Lev
Pake Ale) M. Marcel Poinen, de par sa "proximité"
(vérifiée ou pas) avec l'ancien pouvoir, en quoi
la "proximité" de M. Ramiah peut-elle aider la
MASA ? Veut-il dire que si quelqu'un d'autre avait été
nommé président, la MASA n'aurait pu fonctionner
? Si cela s'avère, ce serait encore plus grave ! Car cela
voudrait dire que l'État saboterait un organisme qu'il
aurait lui-même créé", fustige Sedley
Assonne.
Pour bien montrer que la proximité n'est en aucun cas un
facteur "d'avancement" de dossiers ou d'autre chose,
il cite en exemple l'équipe de l'inspecteur Hector Tuyau
qui a travaillé dur et avec succès pour traquer
les pirates. "Et ce beau travail a été fait
sur le terrain, sans qu'il y ait eu besoin de quelque "proximité"
avec des politiciens, qu'ils soient du gouvernement ou de l'opposition.
Parce que ces policiers (qui méritent décoration
de la république) ont compris que le piratage est une menace
directe, et un gros manque à gagner, pour l'économie
de notre pays. Nous espérons d'ailleurs que les équipes
de la Financial Unit, de l'Income Tax, de la douane et autres
départements fiscaux du gouvernement emboîteront
le pas à l'ADSU et traqueront eux aussi ces pirates qui
avouent faire un chiffre d'affaires de Rs 500 000 par mois ! Cet
argent est-il déclaré au fisc ? Si non, c'est une
raison de plus pour le gouvernement de ne pas tolérer le
piratage."
Sedley Assonne déplore toutefois que malgré le formidable
travail de l'ADSU, les "bases" pirates habituelles fonctionnement
normalement. "Il suffit d'aller à Port-Louis, à
la gare Victoria par exemple, pour constater que les CDs, DVDs
et VCDs piratés, sans estampille et hologramme de la MASA,
se vendent toujours. Ce business criminel continue parce que le
public, le premier complice des pirates, a toujours, il faut le
dire, l'esprit "krever". Un grand nombre de Mauriciens
aime acheter à "bon marché" un CD copié
à Rs 100, plutôt que de soutenir les artistes en
achetant original", dénonce Sedley Assonne.
Réveillez-vous, messieurs et mesdames les artistes !
Loin de ne faire que critiquer, l'artiste propose également.
Notamment que le ministre de la Culture apporte des amendements
au Copyright Act, afin que la MASA devienne un corps autonome.
"Je propose que la MASA fonctionne un peu à la manière
de la Mauritius Football Association, un corps indépendant
et autonome, qui ne reçoit d'ordre d'aucun gouvernement.
Seulement de la FIFA, l'organisme régissant tout ce qui
a trait au football dans le monde."
Il propose également que le président de la MASA
soit élu par les artistes, et plus par le gouvernement.
En dernier lieu, Sedley Assonne dit démissionner de la
MASA "pour secouer le cocotier sous lequel se prélassent
les artistes". Car, dit-il, à part Ismet et Firoz
Ghanty, quel artiste se sent concerné aujourd'hui par ce
qui se passe autour de lui (ici et ailleurs), et pas seulement
dans la seule sphère culturelle ?
"J'estime que celui qui se réclame de l'art ne
peut tout accepter. L'artiste doit sans cesse contester l'ordre
établi et le conformisme des choses. La société
mauricienne se sclérose de plus en plus au niveau des idées,
et de plus en plus d'artistes deviennent complices de cette inertie.
Plus personne ne veut débattre et contredire. Chacun crée
dans son coin et tourne le monde ! Cette démission invite
donc au sursaut. Réveillez-vous, messieurs et mesdames
les artistes, et défendez vos droits ! Et le premier de
ces droits est d'avoir une MASA vraiment autonome, avec un président
élu par les artistes eux-mêmes, et non par l'État."
Selon les renseignements obtenus, il ressort que le remplaçant
de Sedley Assonne sur le board de la MASA pourrait être
choisi dès mardi prochain, date prévue pour la prochaine
réunion de cet organisme. Dont les règlements prévoient
que ce soit celui qui était arrivé juste après
Sedley Assonne aux dernières élections qui prennent
sa place.
Invité à commenter cette démission et ces
propos, le président de la MASA, Zul Ramiah, nous a déclaré
ne pas vouloir entrer en polémique à ce sujet.
Comme quoi le cocotier demeure difficile à faire bouger
Rex Omar invite les artistes locaux à se prendre en
main
Il ne faut pas attendre que l'État ou le gouvernement vienne
de l'avant avec des mesures pour protéger les artistes.
C'est à ces derniers de prendre résolument les choses
en main pour faire valoir aux pouvoirs publics, et à la
population, la nécessité de respecter leurs droits.
C'est en substance ce qu'a fait valoir l'artiste ghanéen
Rex Omar, également avocat, lors d'une réunion tenue
mardi dernier au CCB avec des artistes locaux. Une rencontre à
laquelle participaient un certain nombre de visages et noms connus
de la scène locale, comme Zanzak, Michel Legris, Jean Claude
Gaspard, Selven Naidu, Gérard Louise (directeur de la MASA),
Marclaine Antoine, Miselaine Soobraydoo, Jean-Noël Bridiane,
Kishore Buckory, Lindsey Mootien, Jean-Alain Résidu ou
Sanedhip Bhimjee.
Retraçant son parcours, Rex Omar dit avoir débuté
dans le business de la musique il y a dix-huit ans, à une
époque où il n'y avait pas de loi sur les droits
d'auteur dans son pays. Une situation difficile, qui rendait impossible
toute plainte pour piratage. Lui et d'autres artistes ont donc
commencé à militer et à faire pression sur
le gouvernement pour la promulgation d'une Copyright Law.
Ce qui fut finalement obtenu au terme de longues années
de lutte, et qui impliqua notamment des recours, gagnants, à
la cour. Aujourd'hui encore, Rex Omar n'a pas baissé les
bras: il y a quelques jours, il vient d'assigner le gouvernement
ghanéen devant la Cour Suprême. Car l'ancien ministère
des Arts et de la Culture ayant été aboli au profit
d'une Commission de la Culture, il fait ressortir que la Constitution
du pays prévoit des Commissions pour d'autres choses, comme
les droits de l'homme par exemple, mais pas pour la culture. Cette
décision serait donc, pour lui, anticonstitutionnelle.
Aux artistes mauriciens, qui se plaignent des divers maux attachés
au non-respect des droits des artistes à Maurice, il fait
donc valoir, plus que jamais, la nécessité de se
battre, collectivement, pour assurer une mise en place des outils
nécessaires à une amélioration de la situation.
"We should go in depth and try to really understand the
way the music industry works. It's the only way to be efficient
in our fight", insiste Rex Omar. Ce qui pourrait
passer par l'institution d'un Copyright Tribunal et d'un
Music Council, et implique également d'assurer que
la société des auteurs, ici la MASA, devienne complètement
privée et non régie par le gouvernement. Sans oublier
la nécessité d'éduquer le public.
Des propos on ne peut plus d'actualité
"Regards d'enfants" pour les 10 ans de Circus
Pour ses dix ans, Circus organise un concours de photos sur le
thème "Regards d'enfants". Dix enfants mauriciens
représentant la diversité culturelle de l'île
Maurice et de Rodrigues seront sélectionnés dans
dix différentes régions. Circus leur fournira un
appareil photo numérique pendant dix jours afin qu'ils
photographient leur vie quotidienne. Dix photos par enfant seront
sélectionnées et exposées dans dix villes
et villages de l'île.
Selon Thierry Montocchio, les objectifs de Circus visent à
contribuer à démocratiser l'amour de la photo, recueillir
et partager avec l'ensemble de la population le regard spontané
et authentique de l'enfant mauricien sur sa vie, découvrir
et encourager des talents cachés, et récompenser
les 10 meilleures photos.
Upgrading the Literacy & Numeracy skills and competencies
of pupils at risk
Lancement du projet à Allée Brillant GS
Le Rotary Club de Curepipe (RCC) a procédé au lancement
du projet Upgrading the Literacy & Numeracy skills and
competencies of pupils at risk, à l'Allée Brillant
Government School. Ce projet, qui débutera à la
fin de mars, vise à améliorer les compétences
de 18 élèves de Std 4 de cet établissement
primaire. Une cérémonie a eu lieu en présence
du ministre de l'Éducation, Dharam Gokhool, du ministre
de la Technologie informatique et des Télécommunications,
Etienne Sinatambou, du président du RCC, Prem Saddul, ainsi
que d'autres invités, la semaine dernière. Le RCC
a également remis des lunettes à sept élèves
de cette école, ainsi qu'un ordinateur.
Brossant un tableau des différentes activités du
RCC, le président de ce club curepipien a indiqué
qu'à travers le projet Upgrading the Literacy
& Numeracy skills and competencies of pupils at risk, le
RCC souhaite apporter sa contribution dans le domaine éducatif
à Maurice. Sur une période de trois ans, à
partir de la fin du mois de mars, une fois par semaine de 16h
à 17h, les membres du RCC assureront des sessions de formations
additionnelles pour 18 élèves, actuellement en Std
4 à l'Allée Brillant Government School. L'objectif
est de permettre à ces enfants de savoir lire et compter,
et réussir aux examens du CPE. "Le but de ce projet
est de donner un soutien pédagogique additionnel à
ces élèves afin de leur permettre de réussir
leur CPE", a indiqué Prem Saddul.
La rectrice de l'école, Mme A. Bissessur, a remercié
le RCC pour son geste généreux envers l'école
et a souhaité que le taux de réussite de l'Allée
Brillant Government School (considérée comme une
ZEP School), s'améliore et dépasse les 41,4% de
2005.
Le ministre de l'Education a parlé de la vision gouvernementale
d'offrir une World Class Quality Education à tous
les enfants. Il a soutenu que le gouvernement travaillera avec
les ONG et les entreprises du secteur privé qui prennent
des initiatives allant dans la philosophie du gouvernement. Dharam
Gokhool a également souligné l'importance de la
responsabilité parentale en ce qui concerne la scolarité
des enfants et a remercié les parents d'élèves
qui ont donné leur aval pour l'implémentation du
projet.
Pour sa part, Etienne Sinatambou a félicité l'initiative
du RCC d'offrir un ordinateur à l'Allée Brillant
Government School. Il a indiqué que provision sera faite
dans le prochain budget afin de doter toutes les 275 écoles
primaires de l'île de 5 ordinateurs chacune.
Hansley Sandanon, 7 ans, remporte le ticket pour la Coupe du
Monde
Whiteline a organisé une soirée, la semaine dernière,
à l'hôtel Le Labourdonnais, en l'honneur de ses revendeurs.
Le directeur de la compagnie a remercié tous ceux qui ont
apporté leurs efforts personnels pendant les nombreuses
campagnes organisées et aussi leur loyauté au courant
de l'année dernière. Les gagnants des différents
concours et jeux ont également été récompensés.
Le concours Mette to goal, qui permet au gagnant d'assister
à la finale de la Coupe du Monde de football, a souri au
petit Hansley Sandanon, 7 ans.
L'accent a aussi été mis sur le travail dur effectué
par l'équipe afin de relever le défi du slogan,
qui est "Exceeding Expectations". La marque Whiteline,
qui existe depuis 2000, occupe, à ce jour, 30% du marché
de l'électroménager. Selon les promoteurs, avec
la qualité des produits offerts à un prix raisonnable,
la marque a su s'imposer chez les Mauriciens. Elle compte maintenant
se tourner aussi vers l'export, pour toucher notamment les pays
d'Afrique. Outre les produits déjà sur le marché,
au nombre de 120, Whiteline compte également se diversifier
en offrant à ses clients une gamme plus élargie.
Ainsi, appareil photo numérique ou encore téléviseur
plasma viendront très bientôt s'ajouter aux produits
déjà sur le marché. Des programmes de formation
sont aussi prévus pour le personnel de vente afin d'assurer
un bon service clientèle.
M. Hamza Ghoorun, Sales and Marketing Manager de Whiteline,
a été nommé directeur de la compagnie.
Des trophées ont aussi été remis à
plusieurs compagnies pour les ventes effectuées - Courts,
le magasin Kader, Jumbo de Phoenix et Cash & Carry.
Coopération éducative entre Lille 2 et l'USMLP
Possibilité de poursuivre la 3e année de médecine
en France
Suite à un accord signé entre l'Université
Scientifique et Médicale Louis Pasteur (USMLP) et l'Université
Lille 2, les étudiants mauriciens pourront prochainement
accéder aux études de médecine et pharmacie
au sein de cette université française, après
2 ans d'études à Maurice. La signature de cet accord
a été effectuée la semaine dernière
au siège de l'USMLP à Port-Louis par le Professeur
Baligadoo, président de l'USMLP, et le Doyen J.P. Francke
de l'Université Lille 2.
L'USMLP, qui vise à favoriser l'accès des Mauriciens
à une éducation d'un niveau européen et qui
propose depuis 5 ans ses formations à Maurice, en accord
avec l'Université Paris 6, compte, à partir de cette
année, offrir l'opportunité aux étudiants
mauriciens de poursuivre leur 3e année d'études
médicales à Lille 2. La signature de cet accord
avec Lille 2 permettra ainsi, dès l'an prochain, aux Mauriciens
étudiant à l'USMLP d'effectuer une année
supplémentaire d'études à Maurice (leur deuxième
année) et accéder directement en France à
la troisième année de médecine.
Selon le Pr Baligadoo, "la décision de Lille 2
de permettre aux étudiants mauriciens d'avoir des places
au sein de leur prestigieuse université est très
généreuse, car nous savons combien c'est difficile
d'avoir des places en médecine en France". Mentionnant
la vision du gouvernement de faire du pays un knowledge hub,
il a également souligné que dans le but de permettre
aux étudiants d'accéder à la troisième
année d'études à Lille 2, l'USMLP a consolidé
sa formation de première année à Maurice,
et détient maintenant un pourcentage de reçus "qui
est très favorable, de l'ordre de 59%". Le président
de l'USMLP a mis l'accent sur les frais peu coûteux - environ
Rs 8 000 par an - des études en France. Selon le Pr Baligadoo,
avec la contribution de Lille 2, Maurice comptera, dans 10 ans,
50 médecins mauriciens de haut niveau.
De son côté, le Doyen J.P. Francke de l'Université
Lille 2, a souligné que "c'est un honneur pour
l'Université Lille 2 de partager la culture médicale
française avec l'île Maurice et de participer au
développement de la culture médicale mauricienne".
Brossant un tableau des cours dans les différentes facultés
modernes de l'Université Lille 2, J.P. Francke a signalé
qu'il existe une forte symbiose entre l'hôpital de Lille
et l'université de médecine, qui détient
une glorieuse réputation en la matière.
Compétition sur l'environnement
Research Analysis récompense les jeunes
Conscientiser les jeunes par rapport à leur environnement
et promouvoir chez eux le sens de la citoyenneté. Tels
sont les objectifs d'Analysis Research International. Une cérémonie
de remise de prix avait été organisée cette
semaine pour récompenser les meilleurs projets. Les institutions
scolaires ont reçu des prix en matériel informatique
et également de l'argent. Le premier prix est revenu au
Port-Louis State College, alors que le deuxième et le troisième
ont été attribués respectivement au QEC et
au Couvent de Lorette de Mahébourg.
"Le but premier de cette compétition est de développer
le sens de la citoyenneté chez les jeunes", a
expliqué Mohamed Mouratsing, directeur d'Analysis Research
International. Le thème choisi était "Youth
and their environment", et les trois meilleurs projets ont
été retenus. Ce thème visait surtout à
amener les jeunes à découvrir les nombreuses facettes
de l'environnement. Il était aussi question, selon les
organisateurs, de permettre aux élèves d'apporter
leur point de vue sur la vie économique à Maurice,
un chapitre sur lequel ils n'ont pas l'occasion de donner leur
avis.
Le jury était composé de membres internes de la
compagnie, aidés d'enseignants. Les différents projets
ont mis l'accent sur les divers problèmes rencontrés
par les jeunes, et leurs façons d'y réagir. Des
solutions ont aussi été proposées.
Message de remerciements
Chers compatriotes,
C'est avec beaucoup d'humilité et de reconnaissance que
je vous remercie pour l'hommage rendu à Sir Satcam Boolell
suite à sa disparition.
Au nom de ma famille, je tiens à remercier le Premier ministre,
le Dr Navin Ramgoolam, pour son soutien indéfectible et
pour avoir offert à mon père des funérailles
d'État. Je remercie également le Président
et le vice-Président de la République, ainsi que
le leader de l'Opposition, les membres du gouvernement, les parlementaires,
le Chef de la fonction publique, la police, la Special Mobile
Force (SMF), les dignitaires des organisations socioculturelles,
l'Evêque de Port-Louis, et les habitants de l'ancienne circonscription
de mon père (Montagne Blanche/GRSE).
Mes remerciements vont aussi aux médecins qui étaient
au chevet de mon père, au personnel de la Clinique de Lorette
et de la Clinique Darné, aux rédacteurs en chef
des journaux, aux journalistes, aux photographes, à la
MBC, aux radios privées, au personnel du ministère
de l'Agro-Industrie et de la Pêche, aux fonctionnaires,
aux cadres du secteur privé, et à tous ces milliers
de gens que mon père a eu l'occasion de côtoyer à
un moment de sa vie et ces milliers d'autres qui nous ont témoigné
leurs sympathies.
Merci encore une fois.
Dr Arvin BOOLELL
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