m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 12 mars 2006



  Le 21 mars au Conservatoire François Mitterrand
    Mario Canonge: le piano dans tous ses états
  Musique
    Jacques Brel vivant et en pleine forme à Broadway
  LIC ZEE TV Awards 2006
    Black enlève cinq de 16 trophées techniques
  À l'hôtel La Pirogue
    Lancement officiel du livre Maigrir en Direct 2
  Au centre d'une table ronde le 20 mars
    L'écriture dans l'océan Indien à l'heure de la mondialisation
  Patrimoine
    Aux armes ! - Le Donjon St Louis sous attaque !
  Portrait: William Byrne Collingridge (1882-1966)
    Un Anglais dans les Tropiques (fin)
  Vendredi dernier
    Maurice Publicité Ogilvy récompensée aux Gecko Awards
  Publication
    Maurice 2006, almanach de Southern Press Ltd
  Humour
    Trioco présente Ti Vitesse
  Du 18 au 23 mars à Vacoas
    Festival de cinéma australien


Le 21 mars au Conservatoire François Mitterrand


Mario Canonge: le piano dans tous ses états

D'origine antillaise, Mario Canonge s'est fait connaître pour ses qualités de pianiste surdoué et passionné, qui jongle allégrement avec les genres. Accompagnateur aussi bien de Dee Dee Bridgewater que de Nicole Croisille ou de Ralph Tamar, il compose autant dans le jazz que dans le zouk ou la salsa. À découvrir sous l'égide du CCB le 21 mars au Conservatoire François Mitterrand.

Plus qu'un pianiste surdoué, un musicien dont la particularité tient à sa tourbillonnante capacité d'adaptation à divers styles. D'un répertoire à un autre, d'une chanteuse de jazz à une formation afro-cubaine, il se met perpétuellement au service de différentes familles musicales, souvent cousines, toujours généreuses. C'est ainsi qu'est décrit Mario Canonge, que nous annonce le CCB pour le 21 mars prochain.

Né en septembre 1960 à Fort-de-France, en Martinique, au sein d'une famille dont la plupart des membres jouent du piano, Mario Canonge s'y met lui-même à l'adolescence et accompagne la chorale de son village, avec laquelle il donne deux concerts au Bataclan, à Paris, en 1977.

Il devient rapidement un pianiste reconnu pour son incroyable virtuosité, mais aussi pour la synthèse passionnante qu'il fait entre le jazz et la musique antillaise. En 1979, il s'installe en France pour étudier le son et la musicologie. À cheval entre les Antilles et l'Europe, il commence dès les années 80 à travailler au sein de plusieurs groupes. Après l'expérience Falfret (musique antillaise) et La Manigua (jazz-salsa), il crée le groupe jazz-rock Ultramarine avec, entre autres, le guitariste français Nguyen Lê.

En parallèle, il multiplie les expériences musicales, et est fréquemment convié à accompagner divers artistes et groupes, dont Nicole Croisille, l'Américaine Dee Dee Bridgewater, et bien sûr d'innombrables musiciens antillais (Henri Guédon, Ralph Thamar, Tanya St Val, Jean-Michel Cabrimol, entre autres).

En 1988, retour vers les Antilles avec le groupe zouk Sakiyo, que Mario Canonge crée aux côtés de l'ex-bassiste du groupe de jazz Sixun, Michel Alibo. Dans la foulée, Jacob Desvarieux de Kassav', lui propose de tourner avec le Grand Méchant Zouk, groupe occasionnel composé de grands noms du zouk (Tanya Saint-Val, Dédé St Prix, Marie-Josée Alie, Tatiana Miath).

Un instrument d'ouverture sur l'autre

Mario Canonge décide ensuite de se lancer seul. En 92, sort son tout premier album solo, Retour aux sources. Où il choisit de renouer avec la musique de ses racines, la mazurka, la biguine et autres rythmes traditionnels savoureusement réhabillés par ses soins.

L'année suivante paraît un second disque, Trait d'union, où il explore et relie entre elles les différentes formes musicales des Antilles. Outre ses concerts personnels, il tourne aux côtés de Malavoi et travaille pour Ralph Thamar.

C'est justement avec le crooner martiniquais qu'en 94 Mario Canonge enregistre un album-hommage à Marius Cultier, grande figure de la musique antillaise. Il propose ensuite l'album Arômes caraïbes. Entre des instrumentaux aux couleurs traditionnelles antillaises ou aussi haïtiennes surgissent des chansons interprétées par le complice Ralph Thamar, la jeune Tatiana Miath et Canonge lui-même.

En 1998, son album Chawa se révèle plus jazz que les précédents. Mais le mélange des genres est cependant toujours très présent, de la biguine au reggae en passant par le boléro et l'incontournable zouk.

En 2001, Mario Canonge nous livre un nouvel album intitulé Carte Blanche. Auquel participent des artistes amis comme Jocelyne Beroard, Ralph Thamar ou Tony Chasseur, les violons de l'Orquesta Aragon (Cuba), les Steel Drums d'Andy Narell ou bien encore les percussions d'Orlando Poleo, la rythmique des frères Fanfant… En tout, une trentaine de musiciens qui se sont chacun adaptés, voire fondus, aux compositions elles-mêmes.

En 2004, Mario Canonge effectue encore un tournant musical d'importance avec son album Rhizome. Résolument "jazzistique", son travail de composition se mue en instrument d'ouverture sur "l'autre", ou le métissage serait enfin devenu un élément de base, une vision du monde où l'essentiel serait basé sur une notion de "diversalité" plutôt que "d'universalité".

À découvrir donc le mardi 21 mars, à 20h, au Conservatoire François Mitterrand. Mario Canonge sera, à cette occasion, accompagné par Horacio "El Negro" Hernandez à la batterie et Etienne Mbappé à la basse. Prix des places: Rs 200.


Musique


Jacques Brel vivant et en pleine forme à Broadway

"In the port of Amsterdam, there's a sailor who sings"… Jacques Brel fait son retour à Broadway, via une comédie musicale qui rappelle toute l'intensité de ce monument de la chanson francophone.

Jacques Brel est vivant, se porte bien, et vit à Paris est la reprise d'un spectacle créé à New York en 1968, et composé de succès du chanteur adaptés en anglais. Le show était à l'époque resté plus de quatre ans à l'affiche dans Greenwich Village.

Au théâtre Zipper, la version 2006 n'est plus seulement un tour de chant, mais inclut quatre personnages chantant l'amour, la vieillesse, l'alcool, l'amitié, la haine de la guerre, dans un décor parisien des années 60 hésitant entre boîte de nuit et intérieur sommaire.

"Chacun reflète une part de la personnalité de Brel", explique le metteur en scène Gordon Greenberg: "L'homme d'affaires à l'étroit qui voudrait être poète, le jeune aux rêves brisés par la guerre, la femme marquée par la perte et le chagrin, la jeune fille qui veut retenir les derniers fils de son innocence."

Les textes du chanteur belge mort en 1978 ont été adaptés en anglais dans les années 60 par le poète américain Eric Blau et par le New-Yorkais Mort Shuman, compositeur et chanteur bien connu en Europe dans les années 70/80.

You're not alone (Jef), chante ainsi dans le spectacle Rodney Hicks, ex-star du show Jesus-Christ Superstar. Oh my love, my sweet, my old, my gentle love, reprend Robert Cuccioli, ex-acteur des Misérables, sur La chanson des vieux amants, tandis que Gay Marchall, Américaine de Paris, chante The Old folks (Les vieux), Ne me quitte pas en français ou Marieke en flamand.

Cas rarissime pour sa génération, Greenberg, 36 ans, a grandi avec Brel en v.o. à la maison, grâce à sa mère, ex-étudiante à la Sorbonne. Pour lui, ces chansons peuvent particulièrement parler aux Américains. "Le pays est à un moment où il commence à se poser des questions. Pourquoi sommes-nous en guerre par exemple. C'est très réconfortant d'entendre ces chansons et de prendre conscience que l'on pense de même."

Au Zipper, une ancienne fabrique de fermetures Eclair reconvertie en théâtre de Broadway "off", quelque 200 spectateurs, une majorité de 40 ans et plus, savourent le show, assis sur des sièges de voiture de récupération, verre de vin à la main.

"J'adore ce que Brel a à dire", commente Stanley Getzler, qui avait déjà vu la version de 1968. "Ses chansons sont si évocatrices, les sentiments si profonds. Soudain, je me suis mis à penser à ceux que j'ai connus, morts pendant la Seconde guerre mondiale et la guerre de Corée. Et notre monde d'aujourd'hui, en proie au conflit, reste le monde qu'il décrivait, hélas", dit ce président de l'équipe de foot américain des Staten Island, Yankees.

Lorraine et Sigmund Lasker ont aussi vu l'adaptation de 1968 et en ont presque usé le disque. Leur fille Johanna est avec eux. "J'ai tellement entendu ces chansons", dit-elle. "C'est de la nostalgie, mais aujourd'hui je les comprends. C'est sombre, rien à voir avec ce qu'on entend habituellement."

À la fin des années 60, le spectacle contribua à faire connaître Brel aux États-Unis, et de nombreux artistes reprirent ses titres, de Shirley Bassey à David Bowie.

Cette fois, Gordon Greenberg avoue une autre ambition. "Les premiers spectateurs seront les connaisseurs de Brel et les amateurs de théâtre. Mais j'espère aussi attirer des jeunes. Cette œuvre est si viscérale que les mots parlent directement aux sentiments les plus forts et, je crois, à l'expérience des jeunes gens."


LIC ZEE TV Awards 2006


Black enlève cinq de 16 trophées techniques

Black, film de Sanjay Leela Bhansali, a remporté cinq des seize trophées techniques des LIC Zee Cine Awards. Le film a ainsi obtenu les prix de Best cinematography, Best background music, Best editing, Best sound et Best publicity design. Ces résultats techniques ont été rendus publics, lundi soir, à Mumbai après le vote du comité technique.

Parineeta, de Vidhu Vinod Chopra, a décroché deux prix techniques: Best dialogue et Best costume. Quant à Paheli, le film a obtenu trois trophées: Best art direction (Muneesh Sappel), Best re-recording (Anup Dev) et Best processing (Adlabs Films).

Quatre autres films ont reçu un trophée chacun et sont Hazaaron Khwaishein Aisi, Iqbal, Dus et Hanuman.

Dans Black, Sanjay Leela Bhansali s'est plongé dans la tumultueuse histoire d'un ancien prof (Amitabh Bachchan), maniaco dépressif et paranoïque, qui aide une jeune fille aveugle, muette et sourde à devenir a fine lady.

Sanjay Leela Bhansali montre l'étrange processus de changement chez un homme en proie à une multitude de passions. Le vieil homme, consumé par son feu intérieur, s'éprendra même de Michelle (Rani Mukherji). Elle inscrit ce rôle au panthéon de ses plus belles interprétations. En privilégiant le silence, elle nous offre de très beaux moments d'émotions. Les jeux de regards en disent long sur sa souffrance.

Parineeta, une réalisation de Vidhu Vinod Chopra, a fait découvrir Vidya Balan dans le rôle de Lolita, une orpheline de classe moyenne qui rebelle contre son oncle. Sa capacité à entrer dans la peau du personnage, son absolue sincérité fait d'elle une actrice d'exception.


À l'hôtel La Pirogue


Lancement officiel du livre Maigrir en Direct 2

Maigrir en Direct 2, en vente depuis le début de l'année dans les rayons des librairies, a officiellement été lancé cette semaine, à l'hôtel La Pirogue, en présence des auteurs du livre, le Dr Shameem Joomaye et Marie-Michelle Étienne. Maigrir en Direct 2 fait suite à la première publication de ces deux animatrices de l'émission du même nom, ayant pour objectif "de rééduquer la population sur la façon de manger sainement, et aider d'autres à perdre du poids". 8 000 exemplaires du premier livre Maigrir en Direct (en vente depuis décembre 2004) ont été vendus. Avec le succès de l'émission et la progression des ventes du second tome, Marie-Michelle Étienne et le Dr Shameem Joomaye travaillent déjà sur le troisième tome qui sera édité avant la fin l'année.

Selon les auteurs du livre, l'émission radiophonique, conçue comme un reality show a largement contribué à briser les tabous autour du surplus de poids. "Alors qu'ils s'étaient essayés à plusieurs régimes sans succés, de nombreux Mauriciens ont réussi à perdre du poids avec notre émission. C'est dans cette optique que nous avons décidé de mettre ces conseils alimentaires dans un livre", ont indiqué les auteurs lors du lancement de Maigrir en Direct 2. Racontant le vécu de Marie-Michelle Étienne et sa lutte pour perdre des kilos, ce livre comprend diverses recettes déclinées en une semaine de menus minceur végétariens, une semaine de menus minceur non végétariens et une dernière semaine de menus hyperprotéinés, sans oublier des desserts. Ce livre, selon le Dr Shameem Joomaye, a été conçu selon "une nouvelle approche, celle de diversifier et innover le principe diététique, tout en intensifiant l'effort de conscientisation au sein de la population mauricienne". Elle a rappelé que l'objectif de l'émission Maigrir en Direct est surtout de conscientiser les citoyens sur les dangers d'une mauvaise alimentation et les risques d'obésité, ou encore les risques de maladies non transmissibles. Présent également lors de ce lancement, le Dr Oomar Uteem, cardiologue, a rappelé les nombreuses maladies (hypertension, diabète…) liées aux mauvaises habitudes alimentaires mauriciennes, et surtout les risques qu'encourent "52% de la population mauricienne qui mourra d'un problème cardiovasculaire, selon les chiffres du ministère". Pour sa part, Marie-Michelle Étienne a raconté son expérience personnelle face à ses kilos qu'elle a réussi à perdre à travers ses émissions. À travers de nombreuses anecdotes, l'animatrice radiophonique a soutenu qu'il y a "une adhésion populaire de Maigrir en Direct". Assurant que le troisième tome est en préparation, Marie-Michelle Étienne, a terminé son allocution en faisant ressortir que "le poids idéal, c'est quand ont est en harmonie dans son corps, dans sa tête et dans son cœur".


Au centre d'une table ronde le 20 mars


L'écriture dans l'océan Indien à l'heure de la mondialisation

Écrire dans l'océan Indien à l'heure de la mondialisation: c'est le thème d'une table ronde qui se tiendra au Centre Charles Baudelaire le lundi 20 mars à 17h. Quatre écrivains y participeront. Il s'agit de Sedley Assonne (Anthologie de la nouvelle poésie mauricienne, Le Morne territoire marron), Alain Gordon Gentil (Quartiers de Pamplemousses, Le Voyage de Delcourt), Carl de Souza (La maison qui marchait vers le large, Les jours Kaya, Ceux qu'on jette à la mer). De la Réunion nous vient Axel Gauvin (L'aimé, Cravate et Fils, Faims d'enfance).

Cette table ronde aura pour modérateur Robert Furlong. À noter que dans le but de "faire de cette table ronde un échange vivant basé sur un jeu de questions-réponses entre le modérateur et les écrivains-participants", le public est invité à envoyer ses questions à l'avance par courriel à l'adresse suivante: ccb@intnet.mu


Patrimoine


Aux armes ! - Le Donjon St Louis sous attaque !

Tranquille et cocasse, le Donjon St Louis, petit fortin sur la colline qui surplombe l'embouchure du Grande Rivière Nord-Ouest, subit actuellement une attaque d'un nouveau genre: pour la première fois depuis deux siècles et demi, il est agressé de l'intérieur.

Dix pour cent de la population de Maurice passe sur le ruisseau St-Louis tous les jours, en entrant et en sortant de Port Louis sur la route de Coromandel. Il suffit de lever les yeux et nous apercevons un bijou de l'héritage national. Les murs qui encerclent le Donjon, pierres de basalte levées et placées par les premiers Mauriciens pour la défense de leur île contre l'ennemi britannique. La plupart des canons ont disparu depuis longtemps; il en reste un seul, placé quelques centaines de mètres plus loin, à l'entrée de Cité Vallijee. La colline, habillée de "fataques", toutes dorées en hiver, vire au vert aux premières pluies d'été. Derrière la colline, en sécurité, se trouve une poudrière d'une capacité de quarante barils, capable de pourvoir cet aliment mortel de l'artillerie placée devant…

Ceci ne plaît nullement à certains qui veulent habiller la fortification à la mode du jour, et qui, en voulant bien faire, mélangent les problèmes avec une insouciance qui me révolte, et finissent par avoir raison de notre patrimoine national. Le Donjon et sa colline font partie du patrimoine national, protégés par la loi. C'est avec angoisse que je lis la désinvolture de Madame Elena Dassaye, architecte et conceptrice du plan de réhabilitation de ce "projet d'une grande envergure" (Le Mauricien 13 février).

Quelle honte que d'avoir déjà coulé des tonnes de béton comme des pistes d'atterrissages. Honte d'avoir enlevé des pierres de taille des remparts et les avoir mal placées comme vulgaires marches. Honte d'avoir érigé un kiosque en béton et tuyaux galvanisés sur la place forte ! Honte de n'avoir pas réparé et remplacé les magnifiques pierres cornières enlevées avant d'avoir coulé du béton partout. S'est-on seulement renseigné sur l'histoire du site ? Avant même de commencer une nouvelle construction, a-t-on pensé réhabiliter la structure existante ? Pourquoi construire des murs additionnels en blocs de ciment entre les murs solides de l'époque au risque de déformer l'authenticité du site ?

Qui a autorisé ce massacre ? La loi (Article 13 du NHF Act 2003) stipule clairement que:

"Any owner of a national heritage who intends to alter structurally or make any addition to any national heritage shall -

(a) give notice, in writing, of his intention to do so to the Director; and

(b) not commence any alteration or addition to the national heritage unless the Board has, with the approval of the Minister, authorised the said alteration or addition" ?

Car il s'agit bien d'un massacre contre toutes les normes d'esthétique, et d'un flagrant manque de respect envers l'histoire du site. Sait-on seulement que le fortin s'appelle aussi "Batterie Montaudevert" ? A-t-on mis au rancart Ripaud de Montaudevert, corsaire et marin qui a séjourné chez le sultan Tipu-Saib à Mysore, et qui fut par la suite fortement critiqué par le gouverneur Malartic pour avoir encouragé le sultan dans ses faux espoirs d'un secours de l'île de France ? Montaudevert qui a hissé ses canons dans le fort et, par son feu, a contraint une corvette anglaise à s'éloigner, dans la baie de la GRNO en 1810, doit se retourner dans sa tombe.

Quand le ministre du Tourisme déclare avec conviction que le pays va célébrer une semaine du patrimoine en août, je me demande de quel patrimoine et de quelle histoire il s'agit quand on a si peu de respect pour l'environnement. Ce qui est ancien est en train d'être détruit, souvent par ignorance, mais parfois intentionnellement, car on accorde si peu d'importance à l'Histoire. Allez visiter l'aqueduc de Labourdonnais derrière le Donjon, construit dans les années 1740 et refait par Thomas Dayot en 1784, et pleurez ! Nombreux sont ceux qui ont plaidé pour la réfection de cette structure splendide dans les années 80, mais rien a été fait, et le canal d'origine a presque disparu. La batterie Conti sur la plage du Sable Noire est inexistante. Les restes des magnifiques casemates du Fort Victoria, anciennement la batterie Condé, sont en voie de disparition. Une objection (pour l'EIA) déposée en bonne et due forme au ministère de l'Environnement n'a même pas reçu un accusé de réception. Un projet de développement a reçu le feu vert cette semaine, et la base militaire, en briques et dur, du 19e siècle, est menacée. Sur l'autre rive de la rivière, la batterie d'Anjou, avec sa tour Martello, est attaquée par les "lafouches", sans la moindre protection du département de l'État de qui elle dépend.

Aux armes citoyens, le Donjon St. Louis est sous attaque ! Si ce projet de madame Dassaye, sûrement bien-intentionné - "Nous n'avons qu'à réhabiliter tous les sites et monuments historiques et les intégrer dans un projet visant à revaloriser la région" - n'est pas immédiatement arrêté pour être mis sous un contrôle professionnel et compétent, la Grand Rivière va certainement perdre ce qui lui reste d'authenticité et de valeur historique. 250 ans d'histoire de notre pays vont être bétonnés…

Philippe de la Hausse de Lalouvière


Portrait: William Byrne Collingridge (1882-1966)


Un Anglais dans les Tropiques (fin)

Comme nous l'indiquions dans le premier volet de ce portrait de William Byrne Collingridge paru dans notre édition du dimanche 26 février, un récit inédit, Homeward Bound, signé Edmund Collingridge, fait état du torpillage en pleine Méditerranée en octobre 1915 d'un navire de Sa Majesté, le Treneglos, dont un des membres de l'équipage n'est autre que le premier nommé, qui y est affecté comme troisième ingénieur. Nous y revenons, comme promis, et donnons l'essentiel de ce récit que William Byrne Collingridge a lui-même écrit, en utilisant comme nom de plume le nom de son frère, Edmund Collingridge.

Homeward Bound, c'est le récit de deux amis, W.B. Collingridge et Gillespie, engagés comme troisième et quatrième ingénieurs respectivement sur le Treneglos, qui tentent de regagner l'Angleterre pour se faire recruter dans l'armée britannique et aller sur le front combattre les Allemands. C'est ainsi que William Byrne Collingridge délaisse sa vie tranquille d'ingénieur chez Robert Hudson & Cie, son confort insulaire, sa voiture d'époque, et met le cap sur la Méditerranée, d'où il gagnera Londres. Mais les Allemands guettent…

Le vapeur Treneglos se trouve alors en rade à Port-Louis. Nous sommes en octobre 1915. Un avis paraissant dans l'édition du samedi 16 et celle du dimanche 17 octobre 1915 du journal La Patrie (dont le rédacteur en chef est Edouard Laurent) annonce, sous la rubrique "Echos", le départ du Treneglos: "Le vapeur Treneglos relève ce soir pour Port Saïd" (1)

En se faisant embaucher sur le Treneglos comme 3e ingénieur et Gillepsie comme 4e ingénieur, l'intention est de gagner au plus vite l'Angleterre pour se faire enrôler dans l'armée britannique et de pouvoir dire, par la suite, qu'ils ont été partie prenante de l'issue victorieuse de la guerre:

"The fourth engineer, Gillepsie, had in company with the writer embarked from Mauritius, on the Treneglos, primarily as a rapid means of returning to England… and the growing conviction that if we did not hurry, the war would be won without us made us convinced that we should "get a move on"." (2)

Ainsi, vers la mi-octobre 1915, le Treneglos met le cap sur Port Saïd d'où il devrait rallier l'Angleterre. Pour parer à toute éventualité et mettre de leur côté toutes les chances de gagner Londres, les deux ingénieurs dissimulent sur eux de quoi payer leur voyage:

"Before leaving Mauritius, we had both of us sewn into our cholera belts some English notes that were to provide us with just and only sufficient money to reach London." (Idem)

Mais ce voyage sera brutalement interrompu en pleine Méditerranée…

En route vers la Méditerranée

Après avoir quitté Maurice, le Treneglos fait route vers Port Saïd. Arrivé à Suez, l'équipage prend conscience de l'imminence de la guerre. La passerelle et le premier pont sont protégés par des sacs de sable à tribord. Un petit turbo-générateur équipé d'un projecteur est installé. Il est midi. Le pilote, un Anglais, apparaît, et la traversée du canal commence.

À l'approche d'Ismaélia et de Port Saïd, la présence des troupes devient plus évidente. À Port Saïd, le Treneglos fait une escale de quinze jours au cours de laquelle un canon Hotchkins de deux livres et demi est installé sur le gaillard arrière. Un jeudi soir, par un temps maussade, le Treneglos appareille pour l'Angleterre. Entre-temps, deux canonniers se sont joints au Treneglos.

Le patron du navire se plonge dans la lecture des documents portant les mots "Amirauté", "Secret", "N'ouvrir qu'une fois la terre hors de vue". Des documents scellés. En partie, ils indiquent la trajectoire à suivre, la manière de heurter ou de bombarder un sous-marin. Pendant deux jours, le Treneglos a cette partie de la Méditerranée à lui tout seul, sauf pour ce qui est de deux goélettes grecques à l'apparence sinistre qui semblent s'attarder indûment.

Attaque aux torpilles allemandes

Le dimanche est ensoleillé. Le capitaine ordonne à ce qu'on mette les ceintures de sauvetage à sécher au soleil. Aussitôt après le dîner, le lieutenant sirote un whisky au-dessous du pont quand, soudain, une forte vibration secoue le navire, suivie d'une détonation assourdissante. La salle des moteurs a subi une attaque aux torpilles allemandes. Un des deux bateaux de sauvetage s'envole alors en petits morceaux dans les airs. Le bateau de sauvetage restant est descendu avec peine le long de la coque en pente. Tout cela se passe en moins de quatre minutes. Les marins qui se trouvent encore à bord se saisissent des ceintures de sauvetage. Un canot en piteux état, sans avirons et sans mât, est mis à l'eau.

Toute l'opération depuis l'explosion jusqu'à ce que l'équipage prenne place dans les embarcations, dure dix minutes, au bout desquelles le H.M.T. Treneglos plonge à jamais dans les eaux de la Méditerranée. L'équipage est ainsi réparti: treize dans le bateau de sauvetage et six dans le canot de fortune. Les rescapés emportent avec eux ce que demandent les règlements: eau, biscuits, fusées éclairantes, boussole, lanterne. Les embarcations se trouvent alors à distance égale des côtes africaine et crétoise, environ cent milles de chaque côté. Le capitaine choisit de mettre le cap sur la Grèce ou la Crète. Il fait nuit.

Le lendemain matin, le spectacle des naufragés transis, tristes et exténués, se découvre au regard. On n'entend mot. Nul d'entre eux n'a un manteau convenable. Certains sont en pyjamas et pieds nus. Un biscuit du nom de "Forty-two Holers" est remis à chacun, mais à peine a-t-on le courage d'en manger. La matinée s'étire jusqu'autour de dix heures et demie, quand une voix s'écrie: "Terre !" La Crète est en vue. Après deux tentatives infructueuses, les naufragés parviennent à mettre pieds à terre au promontoire d'Agra Grabusa.

Au village de Castelli Kissamo

Il fait presque nuit. Heureusement, le lieu est habité. Un homme est aperçu au loin: il vient, en jouant des mains et des pieds, à la rencontre des rescapés. "Shirty" (nom que donne l'un des rescapés à l'homme qui vient à leur secours) et les rescapés communiquent par signes, la langue faisant barrière entre eux. Le lendemain, le nouveau guide les conduit à son village. Après maintes péripéties, les premiers des naufragés arrivent au village de Castelli Kissamo où, au bout du compte, ils ont un sympathique interlocuteur en la personne du lieutenant Eluthakaros, qui fait venir sur le champ de la nourriture et trouver un logement pour tout l'équipage dans un hôtel non loin de la gendarmerie. Le lieutenant, un grand et beau jeune homme grec, dans un apparat impeccable avec kilt, sabre et bonnet d'astrakan, est un modèle d'amabilité, de diplomatie et de prévenance.

Entre-temps, des contacts sont établis avec les autorités dont le consulat britannique à La Canée, une des principales villes de la Crète. Une semaine plus tard, les rescapés du Treneglos sont dirigés au Grand Hôtel des Iles Britanniques où ils sont logés, blanchis et servis royalement. Au menu: soupe, ragoût ou Navarin de mouton, porc ou dinde rôti, et les délicieuses pommes de terre crétoises, une douceur concoctée au chou, fromage et fruit, le tout arrosé d'un vin rouge. Le café du matin est noir et délicieux.

La hâte de regagner l'Angleterre

Les deux ingénieurs, William Byrne Collingridge et Gillepsie, ont hâte de regagner l'Angleterre. Ils entreprennent des démarches auprès du capitaine du défunt Treneglos et du consulat britannique. Très compréhensif, le capitaine signe leurs formalités de départ. D'autre part, le consul britannique leur fournit des lettres d'introduction destinées à l'attaché naval à l'ambassade d'Athènes. Une des lettres en date du 18 novembre 1915 concerne le désengagement de William Byrne Collingridge et confirme que l'aval du capitaine S.P. Beale du Treneglos a été obtenu à cet effet. (3)

Ce n'est pas de gaieté de cœur que les deux amis prennent congé de leurs camarades d'infortune. "We took a regretful farewell of our comrades, to sail to the Pireaus by the night boat, one of the many hundreds that ply the islands and Pireaus." (2) De Pireaus, Collingridge et Gillespie gagnent l'ambassade britannique à Athènes par train. Ils logent à l'hôtel Métropole et mangent au restaurant de George Foros à la rue du Quatre Septembre (tous les noms des rues sont en grec et en français). Les repas sont succulents, en particulier la dinde rôtie à la broche sur un feu de charbon, et le vin (du Chio au Hymette, du Paphos au Stancho) est plaisant aux jeunes palais de Collingridge et de Gillepsie.

Une semaine ou deux plus tard, un vapeur grec emmène les deux amis à Naples où ils sont subjugués par l'abondance de fruits de mer. De Naples, ils se rendent à Paris où ils sont gardés trois jours pour irrégularités dans leurs passeports. Puis, c'est le Havre et, de là, Londres, où ils comptent se faire enrôler dans l'armée britannique. Surmontant les réticences des autorités militaires, William Byrne Collingridge parvient à se faire recruter au sein du corps du génie royal (Royal Engineers). Affecté en France, il combattra à Yprès.

Epilogue en terre mauricienne

Après la guerre 14-18, William Byrne Collingridge regagne Maurice. L'ancien célibataire revient avec sa douce moitié conquise en terre belge, Marie Thérèse van Pe de Smet. C'est l'épisode de la vie en château, version mauricienne, au "Boissard's Castle" à Floréal; ce sont de nouvelles amitiés dont celle des Espitalier Noël. Après la naissance de leurs deux enfants, Rosemary et Thomas, le couple rentre en Angleterre, mais tous reviennent dans les années 1940. William Byrne Collingridge ne quittera jamais plus son île tropicale. Sa tombe, sise au cimetière de Phoenix, porte l'épitaphe suivante:

In loving memory of

William Byrne Collingridge

Born in Northampton

19th June 1882

Died in Mauritius

5th August 1966

Deeply mourned

By his wife

Son and daughter

R.I.P.



Lettre transcrite du Lieutenant Eleuterakis ou Eluthakaros à W.B. Collingridge

Cette lettre du lieutenant N. Eleutherakis, de nationalité grecque, dont W.B. Collingridge fit la connaissance sur l'île de Crète, après le torpillage du Treneglos, est le parfait exemple des liens amicaux très forts qui peuvent se développer dans l'adversité. Écrite dans un français approximatif du tout débutant, on en appréciera néanmoins la fraîcheur et la spontanéité. On relèvera toute la sincérité que l'auteur met dans sa rédaction. (Voir plus loin un fac-similé de la lettre du lieutenant grec).

Castelli 28/2/1916

Mon cher ami Collingridge

Je pris votre desirable lettre et je ne puis vous expliquer ma grâce lisant votre lettre j'ai vu que vous etes arrivé en bonne sante au pays natal, à votre aimable patrie, affranchis deja les douleurs de cette infortune voyage.

A même temps presque je pus par l'intermediaire de Consulat Anglais de Canee votre cadeau (montre argent avec cordon de peau kaki) que vous avez la bonté m'envoyer avec votre et mon ami Gillespie, comme souvenir et pour cela je vous remercie bien.

Vraiment plus beau souvenir il n'était pas possible trouver, parce que touts les moments cette montre serrante mon bras me fait rappeler toujours avec grande commotion, les biens souffrants nauffrages de l'infortune Treneglos et specialement ceux avec qui javais la bonne fortune converser -

Vous souvenez mon ami le soir ou nous nous sommes rencontrer pour première fois dans la cour de caserne, et je vous demandai si vous parlez la langue française et vous me repondez en français ?

Ils sont quelques choses, mon cher, que nous ne pouvons jamais oublier pour toute la vie.

Cette historique passage… de l'infortune mais glorieuse équipage de Treneglos il sera inoubliable.

Je desire mon cher vous rencontrer une autre fois mais au plus heureuse occasion p. ex à Baloanique - à Salonique - depuis la vaincre des armes d'Antante à laquelle ma patrie je suis sûr que confedera.

Je vous prie mon cher de m'ecrire quelques fois… envers vos amis.

Si vous est-il possible voir le Capitain Bealle et les autres officiers de navire je vous pris offrir mes sincers salutations et particulièrement à mon ami Guillespie.

Surement mon cher les fautes seront pardonnés car vous savez bien que je suis au commencement de la langue française.

Avec les plus sinceres sentiments d'amour et d'amitie vraie.

N. Eleutherakis

Comandant della gendarmerie

Kissamo



Remerciements

Outre évidemment les proches de William Byrne Collingridge dont sa fille et son petit-fils en Angleterre, Rosemary et Richard (Colin) Sampson, et un autre petit-fils en Australie, John Collingridge (le fils de Thomas Collingridge), qui ont réuni photos et documents, nous remercions Tim Taylor, le CEO de Rogers, et sa secrétaire, Susan Ah Chuen, pour leur rôle de facilitateurs.

Les remerciements s'étendent aussi au personnel de la bibliothèque Carnegie à Curepipe, ainsi que Lilian Berthelot, Dr Guy Rouillard, Derek Taylor, Jean Larché et Satyam Goness, cadre municipal, pour leurs concours et conseils.

Et aux Editions Le Printemps pour l'intérêt manifesté pour la publication d'une troisième édition du livre de gastronomie Tropical Cooking ou La Bonne Cuisine aux Tropiques de William Byrne Collingridge.


Vendredi dernier


Maurice Publicité Ogilvy récompensée aux Gecko Awards

Après avoir récemment officiellement obtenu son affiliation Ogilvy, l'agence publicitaire Maurice Publicité brille une fois de plus dans l'océan Indien. Elle a reçu, vendredi dernier, deux prix, dans la catégorie All Africa section des Gecko Awards. L'agence a été primée pour ces publicités Ceres (Outdoor - billboards) et Hi Sense (Television - products & services). "Heureux de pouvoir montrer le savoir-faire mauricien dans le domaine de la publicité et de la communication", le directeur de Maurice Publicité Ogilvy, Jean Jacques de Robillard, indique qu'il s'agit de la troisième participation consécutive de Maurice Publicité Ogilvy à ce concours annuel, et que l'agence est récompensée pour la troisième fois.

Par ailleurs, concernant l'affiliation officielle de Maurice Publicité à Ogilvy, Jean Jacques de Robillard rappelle qu'il s'agit de la première agence dans l'océan Indien à obtenir cette affiliation, marquant le lancement du réseau Ogilvy Océan Indien. Le directeur général de Ogilvy Afrique avait fait le déplacement à Maurice pour marquer le point de départ de cette collaboration entre quatre agences de l'océan Indien, à commencer par Maurice, la Réunion, Madagascar, ainsi que Mayotte et les Comores.

Cette affiliation officielle de Maurice Publicité, qui représente le label international Ogilvy depuis huit ans, permettra à l'agence mauricienne de donner un meilleur service aux nombreuses compagnies internationales avec lesquelles elle travaille, dont Nestlé, IBM, Coca-cola, DHL…

Le directeur de Maurice Publicité Ogilvy fait ressortir que "nous offrons à nos clients tous les avantages de la globalité tout en leur proposant une adaptation au contexte local. Nous partageons ainsi une expertise internationale en leur permettant également de bénéficier de certaines économies d'échelle".

À savoir qu'après Maurice, Ogilvy compte se consacrer à la Réunion. C'est l'agence Luvi qui sera la première agence réunionnaise à intégrer le réseau Ogilvy de l'océan Indien. Ce sera ensuite au tour de Madagascar pour l'agence Novo-comm et de Mayotte pour Luvi.


Publication


Maurice 2006, almanach de Southern Press Ltd

Vient de sortir des presses Maurice 2006, almanach publié par Southern Press Ltd. Se présentant sous la forme d'un magazine tout en couleurs de quelque 90 pages, cette publication se destine, selon son concepteur, à la fois aux Mauriciens de la diaspora, aux touristes, aux étudiants et aux Mauriciens en général.

Le pays - notamment, sa géographie, son Histoire et son économie - y est présenté avec tout un support statistique susceptible de mieux cerner son évolution. Maurice 2006 récapitule aussi les principaux événements ayant marqué l'année écoulée avec, entre autres, la liste complète des membres du gouvernement élu en juillet 2005, de même que ceux de la nouvelle Assemblée nationale, ainsi que la liste complète des élus régionaux.

L'almanach propose en couverture une vue en couleurs du high rise portlouisien. Il est en vente à Rs 100 l'exemplaire.


Humour


Trioco présente Ti Vitesse

Trioco ne se fait pas rare ! En effet, de retour très rapidement à l'écran, après son aventure dans le temps avec Peptozor, le trio Alexandre Martin, Denis Claude Félicité et Ludovic Félicité répond présent avec Ti Vitesse. Ce quatrième VCD, sorti il y a deux semaines, est un cocktail de sketches. Pas forcément décapant, Ti Vitesse, déclenche facilement le sourire; les mimiques des personnages compensant ici le dialogue. Misant sur les moyens techniques, Ti Vitesse - réalisé par Framework Digital Studio - démontre l'envie d'évoluer de Trioco à travers six sketches, lesquels sont ponctués par la mésaventure de M260, personnage lunatique incarné par Alexandre Martin. Et pour cette présente sortie, Trioco a fait appel à d'autres comédiens, connus dans le circuit, en l'occurrence Joëlle Buckland, Martine Charrier, Garen Sakir. Dosé d'humour, le VCD présente Vintelligent White, Boulette, Ti Vitesse, Bicyclette, Opération Raté, Bis…


Du 18 au 23 mars à Vacoas


Festival de cinéma australien

La haute commission australienne renoue avec une excellente tradition: proposer aux Mauriciens quelques-uns des meilleurs films réalisés en Australie ces dernières années. Du 18 au 23 mars, elle propose aux cinéphiles mauriciens huit films à succès du cinéma aussie qui seront projetés avec un documentaire ou un court métrage australiens.

Voici quelques notes sur les longs métrages de ce festival à ne pas rater.

Garage Days

Comédie musicale d'Alex Proyas

avec Kick Gurry, Maya Stange

L'histoire d'une bande de jeunes Australiens passionnés par la musique qui rêvent de devenir un groupe musical à succès.

Looking for Alibrandi

Film de Kate Woods

avec Greta Schacci, Tony La Paglia et Elana Cota

Les relations plutôt compliquées d'une mère et de sa fille que tout oppose. Le film est interprété par une habituée du cinéma australien: Greta Schacci.

Love serenade

Film de Shirley Barett

avec Miranda Otto, Rebecca Frith et Kenneth Ken Sherry

L'arrivée d'un DJ de radio dans une petite ville où il ne se passe jamais rien va déchaîner les passions. Surtout celles de deux sœurs qui tombent amoureuses de l'homme de radio.

The tracker

Film de Rolf de Heer

avec David Gulpilil et Gary Sweet

En 1922, dans une petite ville du bush australien, un aborigène est accusé d'avoir assassiné une femme blanche. L'enquête est confiée à un policier aborigène.

Ned Kelly

Film de Gregor Jordan

avec Heath Ledger, Orlando Bloom et Geoffrey Rush

Ce film raconte les aventures de Ned Kelly, fameux bandit australien qui, avec son gang, pilla les banques et les trains et prit en otage toute une ville. On retrouve au casting Geoffrey Rush, l'un des plus célèbres acteurs australiens, et Orlando Bloom.

Gettin' Square

Film de Jonathan Teplizsky

avec Sam Worthington David Wenham

Une critique décapante de la société australienne à travers le regard d'un junkie pris dans les filets de la justice. La critique assure que ce film évoque parfois le Pulp Fiction de Tarantino.

The hard word

Film de Scott Roberts

avec Gary Pearce

Des pilleurs de banque emprisonnés découvrent un moyen original de passer le temps qui va entraîner les "bons" voleurs et les "mauvais" policiers dans une drôle d'aventure. Avec une autre vedette du cinéma aussie, Guy Pearce.

The rage in Placid Lake

Film de Tony Mc Namara

avec Ben Lee, Miranda Richardson et Gary Mc Donald

Un jeune garçon brillant provoque le désespoir de ses parents, anticonformistes, en décidant de mener une vie normale sans histoire.



Le Programme

Samedi 18 mars

À 14h

- Crackerbag

- Gettin' Square

À 20h

- Mimi

- The Tracker

Dimanche 19 mars

À 14h

- Mozzie

- Looking For Alibrandi

À 20h

- Above the Dust Level

- The Hard Word

Lundi 20 mars

À 20h

- Harvey Crumpet

- Love Serenade

Mardi 21 mars

À 20h

- Confessions of a Head Hunter

- The Rage in Placid Lake

Mercredi 22 mars

À 20h

- Local Dive

- Garage Days

Jeudi 23 mars

À 20h

- Pilbarra Pearl

- Ned Kelly



m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 12 mars 2006