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m a g a z i n e
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WEEK-END --- dimanche 9 octobre 2005
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Miss Talent Désiré
Face of the Year 2005
Elle s'appelle Emilie Jolie
Défilé de mode
Made in India
Flower Show à la State House
La rose vole la vedette
Port Louis Theatre Festival
Thorns & Roses: épineux florilège
Depuis 2002
Iqbal Hossen conceptualise la couronne Miss Mauritius
Les 1er et 2 octobre à Durban
Menwar: participation réussie à Awesome Africa
Exposition sur les outils agricoles au MGI
Boolell annonce la création d'un musée de l'agriculture
Expo photos
Gilbert Pernet: la subtilité d'un regard
Circus le grand gagnant du AAA Award
"La création va au-delà de l'idée,
elle épouse les médias"
Hippisme
Cette élite de 28 ayant donné naissance au Sport
of Kings
Audiovisuel
Wassim Sookia, chasseur d'images
Adaptation de Latélyé Pierre Poivre
Le Petit Prince: la rose, au-delà des épines
Théâtre
Les pièces à venir
Musique News
Loisirs
Un centre de loisirs à Riambel
Le 29 octobre au Stade Anjalay
Sonu Nigam animera un spectacle culturel
Publication
Al Aqsa (1805-2005): Une histoire intense
Miss Talent Désiré
Avant la finale de Miss Mauritius 2005, Kelly Désiré,
26 ans, de Curepipe, a été élue Miss Talent,
hier soir, au Coco Beach Hotel, Belle Mare. Les 12 candidates
finalistes du concours Miss Mauritius 2005 ont participé
à cette élection. Kelly Désiré, diplômée
d'un Master en International Strategic Management, travaille dans
le monde la communication. Elle a interprété une
chanson des Four Non Blondes intitulée What's Up. Le concours
de Miss Mauritius est à sa 36ème édition.
Face of the Year 2005
Elle s'appelle Emilie Jolie
C'est la jolie Emilie qui a remporté le titre de Face of
the Year 2005, hier après-midi, lors de la finale du concours
conçu par le coiffeur-visagiste Azize Goburdhun au Caudan
Waterfront. Sa dauphine est Fabienne. Comme le dit la chanson,
elle s'appelle Emilie Jolie et a su combler les membres
du jury. Ces derniers ont eu à départager les douze
finalistes qui, durant l'année, ont été métamorphosées
par Azize et son équipe.
À noter que des posters des aspirantes au titre de Face
of the Year 2005 ont été exposés au Caudan
Waterfront durant la semaine écoulée. Le public
a ainsi eu l'occasion d'élire la jeune femme digne de porter
ce titre parmi les douze sélectionnées du concours
Face of the Month durant l'année. C'est à partir
du choix du public que le jury a élu la Face of the Year
2005 ainsi que sa dauphine.
Défilé de mode
Made in India
Ce n'était pas la grande foule la semaine dernière
au Méridien, mais les mannequins ont conquis ceux qui avaient
fait le déplacement. "Fusion - A way to heaven",
premier spectacle en son genre, a su allier modernisme et classicisme.
Un style spécial, avec un véritable mélange
de couleurs, et surtout des mannequins exceptionnels.
Profession: mannequin
Mannequin et directeur de Scene Stealers Ltd, Shameer Abdul Raman
a non seulement organisé le défilé avec l'aide
de deux amis français, mais il y a aussi participé.
Avec 15 ans d'expérience dans le mannequinat à Maurice,
Shameer connaît toutes les ficelles du métier. Ce
qui lui a permis d'organiser un défilé avec des
mannequins venus tout droit de la grande Péninsule, dont
Mr India, Mr World ou encore Miss India Femina et autre Miss Gladrags.
Bref, toute la crème du mannequinat indien.
L'histoire de Shameer commence comme celle de tout enfant de son
âge: à 12 ans, il rêve de monter sur scène.
L'occasion se présente à 15 ans lorsqu'il fait ses
débuts pendant la Quinzaine Civique au Plaza. Il
prend goût au catwalk, et multiplie les défilés,
tout en recevant le soutien de ses parents, qui l'encouragent
à poursuivre son passe-temps, en lui payant des cours de
mannequinat. Aujourd'hui, à 31 ans, Shameer Abdul Raman
est mannequin chez Heat depuis un an. Il a aussi exercé
à l'étranger.
Mais ce métier ne lui fait pas gagner sa vie. "À
Maurice, ce n'est pas facile d'être mannequin, et encore
moins quand on est un homme", dit-il. Beaucoup de Mauriciens
ont encore des préjugés par rapport à ce
métier. Ce qui, selon lui, fait la force du mannequin,
c'est la persévérance: pouvoir surpasser les critiques
et ne pas avoir d'états d'âme. Shameer dénonce
également le fait qu'à Maurice, on ne reconnaisse
pas le niveau de professionnalisme que peuvent atteindre certains
mannequins. "Ailleurs, au bout d'une année, on
passe à une étape supérieure", affirme-t-il.
Pour être mannequin, il faut aussi relever un autre défi:
pouvoir "percer" dans le métier et être
le visage qu'on recherche. Être beau et belle n'est pas
le must, selon Shameer, encore faut-il avoir une taille
respectable: "Un mannequin doit au moins faire 1m80",
déclare-t-il. Et ce n'est pas tout. Il est primordial de
bien soigner son look et garder la forme, en pratiquant un peu
de sport.
Un des avantages à être mannequin à Maurice,
est que la compétition n'est pas rude, comme ailleurs.
"En Inde, il y a 100 000 personnes qui veulent être
mannequins, mais seules dix y parviendront".
Bien dans sa peau, Shameer semble épanoui et prêt
à partager ses compétences avec ceux qui débutent
dans le mannequinat.
Flower Show à la State House
La rose vole la vedette
Dans le cadre des journées portes ouvertes de la State
House, la société horticole de Maurice organise
depuis le vendredi 7 octobre une expo-vente de fleurs et de plantes
de tous genres. Plus de 60 000 fleurs et plantes sont exposées
à l'arrière du Château de la State House.
Parmi les plus prisées, notons les roses de toutes les
couleurs, les anthuriums, les andréanums, des fleurs sèches,
des barbes de St Antoine
La rose vole la vedette à cette expo-vente qui vaut le
déplacement. Une unité de l'Agricultural Research
and Extension Unit (AREU) occupe un stand et des officiers sur
place donnent des explications techniques sur les fleurs et plantes.
L'exposition et la journée portes ouvertes prennent fin
aujourd'hui.
Port Louis Theatre Festival
Thorns & Roses: épineux florilège
Après la présentation du Médecin malgré
lui de Molière par le Centre Dramatique de l'Océan
Indien, le Port Louis Theatre Festival s'est poursuivi mercredi
dernier avec la première de Thorns and Roses offerte
par la Mauritius Drama League. Une pièce écrite
par Bhismadev Seebaluck et mise en scène par Quisnarajoo
Ramana. Près de vingt-cinq ans après sa première
représentation, une pièce raccourcie qui entend
livrer un concentré explosif sur l'amour, le mariage et
les hypocrisies sociales. Mais qui semble paradoxalement ne pas
s'être donné le temps de la maturation.
Thorns and Roses n'est pas, en soi, une nouvelle pièce.
Son texte a en effet été écrit il y a près
de vingt-cinq ans par Bhismadev Seebaluck. Et la Mauritius Drama
League l'a présentée en 1981 sur la scène
de ce qui était alors connu sous le nom de Trafalgar Hall,
transformé depuis en Théâtre Serge Constantin.
Aujourd'hui, Quisnarajoo Ramana a donc choisi de renouer avec
cette pièce qui fut à l'époque saluée
par la critique et le public, pour assurer sa participation à
l'actuelle édition du Port Louis Theatre Festival. Ce qui
n'est pas sans soulever certaines questions.
A priori, le thème central de la pièce, l'amour,
est un sujet de tous les temps. Ici, trois couples se déclarent
leur flamme ou s'affrontent dans le cadre d'un hôtel-bar
tenu par George (Anon Panyandee), à la fois confident et
"philosophe" de service, qui profite d'un répit
entre deux tournées pour faire valoir les réflexions
sur la vie que lui inspirent les discussions entre couples, auxquelles
il assiste ou participe parfois.
Dans la vie, les scènes de ménage sont en général
pénibles, tant pour ceux qui en sont les acteurs que pour
ceux qui, involontairement, s'en retrouvent spectateurs. Sauf
si survient, fortuitement ou volontairement, un élément,
comme l'humour ou le vrai tragique par exemple, susceptibles de
tirer la scène de son côté attendu pour en
faire un sujet de comique ou d'effroi. En tout cas d'émotion.
Ici, la scène de ménage entre Raj (Roy Lobin) et
Rita (Anooshka Busawon Oodian), qui occupe la plus grande partie
de la pièce, semble interminable. Censé célébrer
son troisième anniversaire de mariage, ce couple n'arrive
plus à surmonter ses différences et laisse s'écouler,
sur les lieux mêmes de la supposée fête, le
ras-le-bol du mari face à l'acrimonie de sa femme, déçue
de ne pas le voir à la hauteur de ses ambitions galopantes.
Le chapelet des reproches et récriminations usuels est
ainsi déroulé sans que rien ne vienne apporter une
quelconque étincelle à ce piteux déballage.
À force d'être banalement comme la vie, la scène
n'en devient-elle pas plus facilement lassante ?
De plus, si la critique sociale qu'elle contient fut reçue
fortement à l'époque, notamment par rapport au communalisme
qui empêche des jeunes de s'aimer et de se marier, la pièce
peut sembler souffrir de ne pas avoir renouvelé son discours
par rapport à ce thème entre-temps maintes et maintes
fois évoqué. Et le raccourcissement du texte (pour
ramener une pièce de plus de deux heures à une heure
et une poignée de minutes), contribue aussi sans aucun
doute à donner cette impression de discours qui reste plus
à la surface des choses qu'il ne pénètre
en profondeur dans la psychologie des personnages et dans leur
histoire. Des couples qui finissent par confiner trop souvent
à un florilège de lieux communs sur l'amour sans
mariage préférable au mariage sans amour, où
à la nécessité, dans le couple, d'être
aveugle pour la femme et sourd pour l'homme
Une étincelle, c'est bien ce qui semble manquer à
cette pièce. Et quand, au détour d'un air de Lionel
Ritchie ou des Beatles, on entend résonner quelques notes
du I want to break free de Queen, on rêverait presque
de voir soudain le personnage convenu se "lâcher"
à la Freddie Mercury !
Au bout du compte subsiste l'impression que le metteur en scène
et la troupe ont peut-être manqué de temps pour procéder
à une réelle réadaptation de cette pièce.
Où l'on revient à la question, épineuse,
de la pratique théâtrale à temps très
partiel qu'impose ce pays
Depuis 2002
Iqbal Hossen conceptualise la couronne Miss Mauritius
Fidèle à une tradition qu'il a établie depuis
2002, la maison de bijouterie Hamid Hossen renoue cette année
encore avec la couronne de Miss Mauritius 2005, concours qui se
tiendra le 15 octobre à l'hôtel Coco Beach. Iqbal
Hossen, le diamantaire qui a repris le flambeau de son défunt
père, a conceptualisé la couronne que portera la
future Miss Mauritius.
Le jeune diamantaire est très connu dans le milieu de la
bijouterie à Maurice et à l'étranger.
La couronne de Miss Mauritius comprend 500 pierres pesant 200
carats. Elle a été conceptualisée de façon
à donner une touche romantique en raison du choix de la
forme rarissime des pierres. Ces pierres de zircon sont communément
appelées American Diamonds. Elles sont synthétiques
et taillées avec du laser.
Tous les bijoux conceptualisés par Iqbal Hossen sont testés
par un laboratoire international reconnu et certifié par
le logo britannique "Gemmological Association of Great Britain".
Les 1er et 2 octobre à Durban
Menwar: participation réussie à Awesome Africa
Aux côtés d'artistes réputés comme
Hugh Masekela, Abdullah Ibrahim ou le grand Zakir Hussain, Menwar
a fait résonner les notes de son sagaï lors du récent
festival Awesome Africa qui s'est tenu à Durban les 1er
et 2 octobre. Une participation réussie à un festival
de renom.
Initié il y a sept ans dans le but de favoriser et dynamiser
les rencontres interculturelles, le Standard Bank Awesome Africa
Festival s'est rapidement imposé comme un rendez-vous de
choix sur la scène musicale internationale.
Pour cette septième édition, qui s'est tenue au
Playhouse Complex, considéré comme le cur
même de la vie culturelle de la ville portuaire de Durban,
de grandes pointures étaient de nouveau au rendez-vous.
Ainsi, la salle principale de ce complexe, l'Opera Theatre, d'une
capacité de 1 500 places, a accueilli plusieurs concerts
de choix avec des artistes de renom comme Hugh Masekela, Abdullah
Ibrahim ou Ray Phiri, entre autres. Véritable star de ce
festival, le grand joueur de tabla indien Zakir Hussain y a mené
une série de rencontres musicales placées sous le
thème "East meets West". Qui ont également
vu la participation de la vedette sénégalaise Baaba
Maal ou du groupe sud-africain Kwani Experience.
Le Cellar a, lui, abrité les jazz & rock shows,
alors que le Drama Theatre, d'une capacité de 500 places,
a accueilli une vitrine Océan Indien et Méditerranée.
C'est là que Menwar et ses six musiciens ont eu l'occasion,
le samedi 1er octobre, de faire résonner le sagaï.
À la rencontre d'autres artistes et groupes comme le Baladna
Taarab Orchestra de Zanzibar, Abaji du Liban ou Kitiri de la Réunion.
"This is a great introduction to music outside of the
mainstream and intoxicating to catch live", faisait ressortir
le programme officiel.
"Ti enn bel lexpérians. Mem si bann la pa konpran
kréol, zot finn bien akrosé ek lamizik la é
avek mesaz ki nou fer traversé a traver li. Nou fin gayn
boukou félisitasion, é bann la ti pé rod
CD pou asté mé malérezman nou pa ti éna
CD", raconte Menwar, qui a également eu l'occasion
d'interpréter un morceau dans le grand Opera Theatre. Et
qui est revenu de ce rendez-vous plein d'énergie, lundi
dernier, tenant à remercier Air Mauritius, qui a rendu
possible ce déplacement.
Après le festival d'Angoulême il y a quelques mois,
le sagaï semble bien décidé à conquérir
d'autres publics. Et ce type de rencontres ne peut qu'être
bénéfique autant à son rayonnement qu'à
son enrichissement.
Exposition sur les outils agricoles au MGI
Boolell annonce la création d'un musée de l'agriculture
Le ministre de l'Agro-industrie et de la Pèche, le Dr Arvin
Boolell a été vivement impressionné par l'exposition
sur les outils agricoles organisée par le Musée
folklore de l'Institut Mahatma Gandhi. Il a annoncé son
intention de créer un musée de l'agriculture à
Maurice. Le Dr Boolell a salué cette louable initiative
de ce département du MGI qui met en valeur le secteur agricole.
Lors de son intervention à l'ouverture de cette exposition,
le ministre de l'Agro-industrie et de la Pêche a souligné
l'importance du secteur agricole dans la vie économique
du pays. Le Dr Boolell s'est dit surtout impressionné par
le travail de recherches du département du Musée
folklore de l'Institut de Moka.
Cette exposition donne une idée sur l'évolution
au fil des années d'un point de vue historique et culturel,
des traditions de nos ancêtres et l'utilisation des outils
agricoles durant trois périodes de colonisation du pays.
De nombreux ouvrages exposés témoignent du travail
accompli par nos ancêtres dans le domaine agricole. L'immigration
indienne, par exemple, constitue la pierre angulaire du développement
dans l'agriculture mauricienne. Saloni Deerpalsing et Sichita
Ramdin, les chevilles ouvrières de cette exposition ont
préparé un CD qui est en fait une collection de
photos et de documents historiques sur l'évolution du secteur
agricole à Maurice. Dans le CD, les auteurs donnent une
explication descriptive sur chaque outil agricole, ses aspects
culturels et sa mécanisation.
Expo photos
Gilbert Pernet: la subtilité d'un regard
Les photos de Gilbert Pernet lui ressemblent. Ou peut-être
est-ce l'inverse. Sans doute disent-elles beaucoup de ce que cet
homme discret, presque jusqu'à l'effacement, porte profondément
en lui. Ce qui expliquerait qu'il ait eu tant de mal à
outrepasser ce que certains appelleraient de la timidité,
d'autres de la pudeur, pour montrer la passion qu'il nourrit depuis
des années pour la photographie.
La vingtaine de clichés qu'il expose en ce moment à
la Galerie Max Boullé à Rose-Hill prouvent pourtant
qu'il a eu cent fois raison de se décider finalement à
accomplir ce pas qui n'en est pas tout à fait un premier.
Enhardi par l'expérience menée l'an dernier avec
Annie Cadinouche pour co-présenter une très belle
exposition consacrée à Mahébourg, Gilbert
Pernet s'est cette fois lancé en solo pour offrir Entre
ciel et mer. Les déambulations d'un photographe solitaire
le long de nos côtes, pour saisir cette improbable et fugitive
alchimie qui affleure parfois, à certains moments du jour,
de la rencontre entre deux éléments aussi mouvants
l'un que l'autre. Mouvants par la lumière.
On ne peut manquer en effet d'être frappé par la
subtilité des évanescences lumineuses qui émanent
de ces photos de Gilbert Pernet. Certes, l'ingénieur de
profession y fait toujours montre de ce souci et de cette qualité
de la construction graphique qui s'imposait dans ses photos de
Mahébourg. Une qualité que l'on retrouve ici, par
exemple, dans ces vues qui partent de l'eau et des rochers pour
escalader la falaise d'Albion jusqu'à atteindre la silhouette,
petite mais incontournable, du phare saisi en plein éclat.
Mais c'est bien ce qui émane du ciel et de l'eau qui arrête
le regard et fait s'envoler l'imaginaire. La mer, ici, n'est plus
une surface, ce sont des tourbillons et des courants qu'il fait
affleurer en dégradés subtils, c'est un tissu vaporeux
qui semble soumis à une étonnante évaporation.
Gilbert Pernet le dit: contrairement à ce qu'on pourrait
croire au premier abord, il n'utilise pas de filtres et ne fait
pas de retouches. "La nature nous offre une richesse déjà
très grande en termes de couleurs et de lumière.
Il suffit de savoir attendre, et de faire le bon geste au bon
moment", confie-t-il. Tout juste se laisse-t-il aller
à une exposition prolongée de quelques secondes,
pour obtenir cet effet légèrement cotonneux qui
contribue à l'originalité de ses photos.
Et s'il y a peu de gens dans ces clichés, la nature tout
entière s'y pare d'une vie particulière, comme ce
gros rocher qui semble contempler la mer et la côte environnante.
On peut regretter que l'encadrement choisi ne mette pas forcément
en valeur les photos. Peut-être aurait-il mieux valu éviter
tout cadre, avec des formats un peu plus grands pour certaines
d'entre elles au lieu de l'uniformité de l'A3. Mais cela
n'ôte rien, au final, à la qualité intrinsèque
de ces photos à la discrétion aussi parlante que
celui qui les a réalisées
À voir à la Galerie Max Boullé jusqu'au 12
octobre, de 9h à 17h.
Circus le grand gagnant du AAA Award
"La création va au-delà de l'idée,
elle épouse les médias"
Circus marque avec grâce ses dix années d'existence
dans le domaine publicitaire. En effet, pour la dixième
édition de l'Association of Advertising Agencies (AAA)
Awards, qui récompensait, la semaine dernière, les
meilleures entrées en termes de publicité à
Maurice, 9 trophées ont été remises à
Circus, dont celle du Best Overall Campaign. Pour Thierry
Montocchio, directeur de l'agence, "être récompensé
avec autant d'awards représente la gratification du travail
assidu, et méthodique avec un engagement total d'une équipe
formidable et dynamique". Le meilleur pour Circus, c'est
d'avoir reçu le Best Overall Campaign Award pour
la publicité PILS Sida K.O, une campagne qui a marqué
les esprits. "A travers cette campagne publicitaire pour
PILS, nous avons réussi à traiter un sujet sérieux
et sensible d'une manière percutante en utilisant l'humour",
indique M. Montocchio.
Si la pêche a été particulièrement
bonne pour l'agence de pub Circus, qui a également été
primé pour le Best Outdoor Advertising Award, le
Best Radio Award, le Best Print Award, et le Best
Campaign in any medium Award, son directeur avance que "pour
gagner autant de prix, il y a un élément fort, c'est-à-dire,
l'élément confiance. Tous ces prix représentent
le reflet de la confiance et du partenariat avec nos clients.
Nous devons aussi souligner le travail de notre équipe
qui compte une quarantaine de personnes. Et réussir à
parler du même message avec différents outils, comme
dans le cadre de la campagne PILS, illustre le fait que la création
va au-delà de l'idée, elle épouse les médias".
Rappelons que le Best Overall Campaign Award vient
ainsi récompenser l'ensemble du travail de cette agence
de pub sur plusieurs médias. Prix significatif selon le
directeur de Circus marquant ainsi "l'approche holistique
de notre agence". En effet, réalisée pour
l'association PILS, la pub PILS Sida K.O, a particulièrement
marqué les esprits, et a obtenu quatre awards, dont l'or
pour le Best Overall Campaign. Le directeur de Circus indique
que "de gagner pour PILS est fort en deux manières.
PILS est une campagne gratuite, c'est-à-dire que nous n'avons
pas été rémunérés pour la conception
et la production de la pub. La campagne a été
sponsorisée par la Barclays pour l'achat d'espace et les
médias ont joué un rôle important avec des
espaces gratuits dans certains cas. Et PILS Sida K.O, n'est
pas seulement une campagne créative. Elle n'a pas laissé
indifférente, elle a marqué la population. Nous
avons réussi à traiter un sujet sérieux et
sensible d'une manière percutante en utilisant l'humour.
Avec la campagne PILS, nous avons réussi à enlever
le tabou sur le préservatif. Faire une campagne principalement
axée sur le préservatif, c'est dédramatiser
ou enlever le tabou sur la capote. C'est la première fois
que l'on prend le sida sous cet angle".
"La pub a aussi un rôle social de créer et
d'ouvrir les débats"
S'il y a différentes façons de voir la pub, Thierry
Montocchio est d'avis que sur l'ensemble des prestations mauriciennes
en comparaison avec celui des pays d'Europe, Maurice se porte
bien, même si le n'a pas le budget pour réaliser
des films publicitaires. "Globalement, comme l'a dit le
président du jury, nous n'avons rien à envier aux
autres pays. Et au niveau de l'Afrique, nous sommes certainement
le pays, après l'Afrique du Sud, qui produit la meilleure
qualité service. Mais sur un niveau plus spécifique,
purement créatif, nous sommes très loin derrière
Paris, Londres ou New York. Aucune agence de pub n'a réussi
à gagner un prix à Cannes. Même si à
Maurice, la pub connaît des avancées significatives,
il y a encore du chemin à faire". Pour le directeur
de Circus, il n'y a pas de nouvelles stratégies publicitaires
mais de nouvelles approches et pas forcément de nouvelles
créations mais une connaissance du marché. Il ajoute
que "le propre de l'artiste, c'est d'observer et de savoir
reproduire mais avec une stratégie spécifique, soit
dans le cas d'un produit commercial, vendre. Un bon créatif,
c'est celui qui connaît observer la vie. Toutes les idées
sont autour de lui, dans la rue, dans le bus, au bureau, dans
sa famille et les artistes ont une sensibilité qu'ils peuvent
traduire en pub". Par ailleurs, M. Montocchio concède
à dire que les agences de pub, dont les créations
s'affinent et progressent chaque année, ont une responsabilité
envers la population. "Il ne faut pas que la pub choque
simplement pour le fait de vouloir choquer. Il faut qu'elle respecte
les différentes sensibilités tout en faisant progresser
l'ouverture d'esprit ou de l'opinion. La pub a aussi un rôle
social de créer et d'ouvrir les débats. Un fait
que l'on peut remarquer, c'est que le public est plus sensible
quand il est directement concerné", explique le
directeur de Circus.
Par ailleurs, si certains se plaignent de la morosité économique
qui prévaut dans le pays, le directeur de Circus confie
que pour son agence, la pub se porte très bien. Il estime
que la situation doit être la même pour toutes les
agences de pub car "les clients prennent de plus en plus
conscience de l'importance de la communication et donc de la pub".
Thierry Montocchio explique que l'approche de la clientèle
devient de plus en plus pointu et demande de plus en plus de conseil
stratégique aux agences. "Par exemple, avant le
client venait et disait, j'ai un produit, voilà ses qualités
et son prix. J'ai besoin d'une pub. C'était plus de la
réclame et deux jours après, nous lui donnions une
pub honnête. Aujourd'hui, le client vient avec un problème.
Un problème commercial avec toutes ses études du
marché et nous demande de résoudre le problème.
Et ceci pas à court terme, mais court, moyen et long terme".
Selon lui, c'est toute l'approche et les outils stratégiques
des agences qui sont mis à contribution pour aider les
publicitaires à résoudre les problèmes des
clients, pour qui il y a toujours l'élément risque
représentant un gros frein quant à l'investissement
dans une pub créative. M. Montocchio fait ressortir qu'aujourd'hui
"la pub, c'est un message, pertinent, voir impactant
qui a de nombreux buts, outre le but ultime qui est de vendre.
Circus est pour une créativité qui fait vendre dans
le cas d'un produit commercial et pour une communication qui marque
et frappe les esprits apportant de facto un changement de comportement
social. Et la campagne de PILS le prouve".
Hippisme
Cette élite de 28 ayant donné naissance au Sport
of Kings
Chacun des 500 000 pur-sang évoluant à travers le
monde aujourd'hui descend d'une lignée de 28 galopeurs
importés par l'Angleterre et l'Irlande il y a environ 300
ans. C'est ce qu'un groupe de chercheurs vient d'établir
récemment. La minuscule élite constitue la source
des gênes retransmis à tous les coursiers arpentant
aujourd'hui les pistes du monde entier et seulement 10 individus
ont contribué à plus de 80% de l'effectif mondial.
Les chevaux mâles proviennent d'une lignée génétique
particulièrement étroite, a établi l'étude
conduite au Trinty College de Dublin. Tous les mâles en
vie aujourd'hui ont un chromosome Y - la partie du code génétique
qui se transmet exclusivement de père en fils - qu'ont
peut attribuer à un des trois "super étalons".
95 pour cent des chevaux mâles peuvent retracer leurs origines
jusqu'au plus prolifique des "pères fondateurs"
un étalon identifié sous l'appellation The Darley
Arabian, en mémoire de James Darley, consul d'Angleterre
à Aleppo, en Syrie, qui avait expédié l'animal
en Angleterre au début du 18e siècle.
Deux autres chevaux de la même période - The Byerley
Turk et The Godolphin Barb - peuvent revendiquer la paternité
des 5% restants dans la diversité génétique
des mâles. Il y avait 25 femelles "ancestrales"
desquelles la plus importante pour le développement de
la race, Natural Barb Mare de Tregonwell, a fondé environ
14% de la lignée des femelles.
Le travail de l'équipe menée par Patrick Cunningham
a permis d'établir le premier arbre généalogique
pour les 500 000 galopeurs en activité aujourd'hui, qui
s'étend d'une poignée de chevaux ayant existé
dans l'ère de Marie Stuart. Environ 80 chevaux importés
d'Arabie et d'Egypte ont fondé la population entière
du pur sang mais l'arbre généalogique de plus d'une
cinquantaine d'entre eux s'est progressivement étiolé
jusqu'à disparaître complètement. Le degré
exceptionnel de reproduction en cercle fermé a fait que
les aptitudes athlétiques de la race ont rapidement atteint
le point de stagnation, la preuve étant que les temps pour
les trois classiques majeurs en Angleterre - le Derby d'Epsom,
les Oaks et le St Leger - sont restés pratiquement les
mêmes depuis les années 1920. Beaucoup de scientistes
pensent que les meilleurs chevaux produisent des performances
qui sont pratiquement à la limite des possibilités
physiologiques de l'espèce. Ce qui est en partie dû
à cette approche sélective des reproducteurs, choisissant,
en fonction des gênes, d'améliorer la vitesse, l'endurance,
la force musculaire où la capacité des poumons.
Plafond
"Nous avons atteint un plateau à partir duquel
les records ne s'améliorent plus" dit le Professeur
Cunningham. "Le temps des perdants s'améliore peut-être,
mais pas celui des gagnants. C'est un signe que nous sommes tout
proches d'avoir atteint la limite". Les observations
génétiques découlant du travail de recherche
effectué par l'équipe du Professeur Cunningham,
qui ont été présentées la semaine
dernière au Festival of Science à Dublin, aideront
les chercheurs à déterminer les gênes qui
sont le plus impliqués dans le développement des
qualités athlétiques et pourraient éventuellement
mener à des tests ayant la capacité de prédire
le potentiel. Les scientifiques espèrent également
identifier les gênes responsables des effets négatifs
de cette reproduction en cercle fermé: désordres
génétiques de toutes sortes se traduisant notamment
par une faiblesse chronique de l'ossature et une propension accentuée
du saignement interne.
La capacité de détecter la présence de ces
gênes permettrait aux reproducteurs de sélectionner
les individus en parfaite santé, éliminant ainsi
les faiblesses de la race. La reproduction du pur-sang peut être
retracée jusqu'au règne de Charles ll en fin du
17e siècle, quand des chevaux arabes et égyptiens
ont été introduits en Angleterre en vue d'établir
un pedigree. En 1791, James Weatherby avait fait publier le General
Stud Book pour cataloguer les pedigrees, ce qui se fait toujours
aujourd'hui. Dans l'histoire du General Stud Book, environ un
million de pur-sang aurait existé dont la moitié
serait encore en vie aujourd'hui même si la grosse majorité
n'est pas active sur un hippodrome étant trop jeune ou
à la retraite, incluant un grand nombre de femelles simplement
conservées comme poulinières.
* Pur-sang: n. m. inv. Cheval de selle inscrit au
stud-book, de race anglaise, arabe ou anglo-arabe
(Définition du Larousse)
Légende photo (Ref: Scan avec Gaëtan)
Eclipse, ayant vécu de 1764 jusqu'en 1789, a remporté
18 courses mais sa descendance ainsi que les autres pur-sang semblent
à la limite de leurs possibilités
Les secrets d'Eclipse
Les ossements d'un des plus grands vainqueurs de tous les temps
et certainement un des plus célèbres, seront analysés
par les scientistes pour tenter d'identifier les gênes ayant
fait de lui un si grand champion.
Eclipse, un étalon ayant vécu de 1764 jusqu'en 1789,
n'a jamais été battu en 18 courses en dépit
de n'avoir jamais été monté à la cravache
ou à l'éperon. Il avait eu tant de succès
qu'il était mis à la retraite après deux
ans seulement, donnant naissance au célèbre cliché
"Eclipse premier, les autres nulle part".
Le squelette du cheval avait été conservé
pendant des années au National Horseracing Museum à
Newmarket, Cambridgeshire. Ses ossements ont maintenant été
transférés au Royal Veterinary College de Londres
pour une série de tests qui pourraient aider les chercheurs
à identifier les gênes ayant fait de lui un cheval
très spécial.
Audiovisuel
Wassim Sookia, chasseur d'images
Il veut devenir cinéaste et s'engage à réaliser
des films et des documentaires avec le peu de moyens à
sa disposition. Il a fait parler de lui au festival de la Mauritius
Film Development Corporation (MFDC) en 2002 en obtenant le premier
prix pour Tanga. Un autre court-métrage, Eros
ou l'Ange de l'Amour, co-écrit avec Shalini Ramyead,
a été sélectionné l'année dernière
au Festival de Mesnil-Le-Roi (France).
Wassim Sookia est un jeune réalisateur qui se cherche.
Il n'a pas les moyens voulus mais ambitionne de produire de bons
films. Il a beaucoup d'idées en tête et travaille
déjà sur plusieurs projets. Il est actuellement
concepteur et rédacteur chez Circus. Avant d'atterrir dans
cette boîte, Wassim a travaillé en tant que réalisateur
dans une maison de production. Il a aussi réalisé
des clips publicitaires.
Le jeune Wassim Sookia a fait des études cinématographiques
sur le tas. Outre une formation à la MFDC, Wassim a suivi
aussi des cours sur le cinéma par correspondance. Cette
passion pour le cinéma lui a été transmise
par son père.
Wassim a une autre corde à son arc. Il est un passionné
de littérature. Ce qui lui permet de comprendre beaucoup
de choses dans la vie. Mais la littérature lui permet aussi
d'écrire des scénarios pour ses films.
Pour ses films, il s'inspire beaucoup de poètes de renom
qui ont fait les beaux jours de la littérature anglaise,
à l'instar de William Blake, T.S. Elliot. Wassim travaille
sur un documentaire qu'il veut garder secret pour l'instant. Mais
il promet d'autres réalisations inspirées de la
situation locale.
Adaptation de Latélyé Pierre Poivre
Le Petit Prince: la rose, au-delà des épines
La rose du Petit Prince avait quatre épines. Vouloir
présenter une adaptation théâtrale du célébrissime
texte de St Exupéry en comporte sans doute autant. Mettre
en scène un récit, arriver à créer
des images visuellement marquantes et adaptées à
partir d'un texte dont la force réside dans les images
mentales très prégnantes qu'il suscite, faire vivre
la poésie et la magie qui l'habite, et faire jouer des
enfants dans les rôles principaux.
En voulant proposer une adaptation du Petit Prince dans
le cadre du Port Louis Theatre Festival, Latélyé
Pierre Poivre mené par Rowin Narraidoo avait donc placé
l'ambition aussi haut que l'astéroïde B 612. Et l'atterrissage,
malgré quelques cahots, parvient au final à se faire
plus ou moins en douceur.
Il y a un côté un peu laborieux dans cette mise en
scène qui tente de faire vivre la pièce à
travers une série de saynètes courtes, marquant
les diverses rencontres qu'effectue le Petit Prince tout au long
de son périple sur la terre et à travers la galaxie,
scènes reliées par une petite musique répétitive.
Des étapes où il va rencontrer divers personnages
plus ou moins étranges, comme ce roi sans royaume, le mathématicien,
le géographe, ou encore l'allumeur de réverbère
(Ce à quoi on aurait pu rajouter, dans la salle, l'envoyeur
de SMS, qui a passé tout le temps de la pièce à
pianoter des messages sans daigner ôter le son des touches
de son portable, ou encore le fouilleur de sac plastique, piochant
à grand bruit dans son paquet de chips. Les adultes, dirait
le Petit Prince, sont décidément très bizarres
).
En choisissant de donner une illustration très littérale
de certaines scènes (utilisant par exemple un enfant déguisé
en gros arrosoir pour aller arroser la fleur), Rowin Narraidoo
expose parfois sa pièce au risque d'une imagerie trop démonstrative.
Ce qui lui ôterait de sa magie. Mais l'utilisation de jeux
d'ombres et de lumières et de marionnettes demeure un point
positif, sans doute à être exploré plus avant,
pour restituer la magie du texte, sans prétendre l'illustrer
fidèlement.
On peut aussi saluer la prestation des deux jeunes choisis pour
incarner tour à tour le Petit Prince. S'ils donnent deux
visages différents au héros, Zacharie Herbst (8
ans) et Diren Veerasamy (13 ans), lui apportent l'atout non d'une
personnalité unique, mais bien peut-être le sentiment
d'une incarnation multiple, un peu comme s'il pourrait être
n'importe quel enfant, l'un faisant plutôt ressortir sa
délicate fragilité, l'autre sa détermination.
Un regret peut-être: que les deux plus belles scènes,
celle de la rencontre avec le renard et celle de la disparition
du Petit Prince à la fin, aient ici été banalisées
voire enlevées, alors que ce sont celles qui, au-delà
de l'anecdotique, véhiculent le sens profond de ce texte.
Poésie et absurde d'une histoire qui, à travers
cet aviateur en panne dans le désert et le personnage attachant
de ce petit prince tombé de sa planète qui désire
un mouton et se fait mener par le bout du nez par une fleur, traite
au fond de la solitude. De l'incommunicabilité. De la perte,
par les adultes, de la capacité de rêver. Mais du
désir, malgré tout, de tenter de créer des
liens.
Et dans cette tentative de créer le lien entre le texte
et la scène, entre le texte et le public, réside
sans doute la démarche touchante qui fait, au final, retenir
la rose, au-delà des épines
Théâtre
Les pièces à venir
Outre la reprise aujourd'hui du Petit Prince présenté
par Latelyé Pierre Poivre, le Port Louis Theatre Festival
se poursuivra la semaine prochaine avec la présentation
de deux nouvelles pièces, à savoir Sone Ka Anda
par l'Academy of Film and Theatre et Mission A Damas par
la troupe Dark Crystal de Rodrigues.
Ci-dessous une présentation de ces deux pièces.
Academy of Film and Theatre: Sone Ka Anda la poule aux ufs
d'or
C'est une pièce entièrement en hindi et bhojpuri
que nous propose cette année l'Academy of Film and Theatre.
Sone Ka Anda (la poule aux ufs d'or) est une pièce
écrite par Mahess Ramjeeawon et mise en scène par
Bulram Tacouri assisté par Rajendranath Tacouri. Elle raconte
l'histoire d'un jeune et pauvre villageois, un peu "simple
d'esprit" qui rêve de devenir riche. Un jour, il reçoit
un uf d'or
Les réactions de son entourage ne
vont pas manquer d'intérêt
"Nous avons choisi l'option de la comédie pour
faire passer le message de façon agréable, pour
que venir au théâtre soit vraiment un divertissement
pour les gens", souligne Bulram Tacouri. Ce qui ne l'empêche
pas d'utiliser, dans la pièce, certaines références
à l'actualité locale qui lui apportent une dimension
de satire non négligeable. Mais dans la bonne humeur, et
avec des danses en prime.
Avec: Soomilduth Beejan, Rajendranath Tacouri, Vineet Khanna,
Parmeshwar Caulachand, Pratima Rajcoomar, Jayabharti Khadun, Kirtilall
Chintamunnee, Bulram Tacouri et Kalyanee Jendra Madhou
Représentations:
Mercredi 12 octobre à 20h
Samedi 15 octobre à 20h
Dark Crystal: Mission A Damas la Bible revisitée
Changement de registre pour la troupe Dark Crystal de Rodrigues.
Si la bande menée par Luc Clair nous avait proposé
jusqu'ici des pièces centrées sur les réalités
de la vie rodriguaise, elle délaisse cette année
la comédie au profit d'une création plus dramatique.
Mission A Damas est une pièce en trois parties basée
sur un épisode de la Bible, qui évoque un dénommé
Saul de Tars, persécuteur de Chrétiens qui sera
arrêté sur le chemin de Damas et converti. Une histoire
que Luc Clair s'est attaché à développer,
pour en explorer le côté le plus sombre, celui lié
au passé de ce persécuteur avant sa conversion.
La pièce se divise donc en trois parties, la première
tirée des Actes des Apôtres, les deux autres
écrites par Luc Clair. Qui y a introduit des éléments
qui touchent de plus ou moins près à certains maux
de société qui font l'actualité.
Avec: Luc Clair, Marline Gaspard, France Perrine, D. Alexandre
St. Marie, Christiano Perrine, Marley Gaspard, Martine Gaspard,
Patrick Perrine et Marie-France Perrine
Représentations:
Vendredi 14 octobre à 20h
Dimanche 16 octobre à 14h
Musique News
Seggaeman Vibration: Du seggae pour chanter Marley
Avec Seggaeman Vibration- dont la sortie est prévue
pour fin octobre-, c'est assurément un projet ambitieux
et audacieux auquel s'est attaqué le producteur Richard
Hein du studio Kapricorm. Adapter du Bob Marley au seggae, n'est
pas sans risque. D'autant que là il ne s'agit pas uniquement
de reprendre les titres de la légende jamaïcaine;
mais d'en donner une couleur bien de chez nous sans se défaire
de l'esprit Marley. "Je crois que Seggae Vibration
est le style qu'aurait fait Bob Marley s'il était Mauricien
!" confie Richard Hein. Avant d'aller de l'avant avec
ce projet, Richard Hein confie qu'il a mesuré l'ampleur
du défi. Pour concrétiser l'idée qu'il avait
en tête, il lui fallait d'abord trouver la voix, celle qui
allait faire la différence
Et c'est finalement le
timbre vocal de Tico qui a convaincu le producteur. Selon ce dernier,
Tico possède la fibre recherchée. Pourtant, il y
a quelques mois, le premier CD, Existance du chanteur ne
l'a pas sorti de l'ombre ! Pierre Clarel Laseringue qui a opté
pour nom d'artiste, Tico, a tenté une percée dans
le monde musical avec cet album qui n'a pas été
une réussite. Et si Seggaeman Vibration se révèle
être à la hauteur du mythique Marley, il n'y a pas
de doute, l'album fera parler de Tico. Qui plus est, explique
Richard Hein, Tico qui s'avère être un talent à
l'état brut, possède les atouts vocaux pour relever
le défi. Seggaeman Vibration rappelle le concepteur
du projet, est inspiré de Rastaman Vibration et
comprend une dizaine de chansons dont des titres moins populaires.
On y retrouve entre autres Is this love, I shot the sherif,
Soul Rebel
Les morceaux en version seggae sont interprétés
en anglais. C'est le duo David Ramen et Marie-Michèle Perrine
qui a été choisi pour assurer les churs. Le
choix d'un tandem masculin et féminin, explique Richard
Hein, reflète le type de duo appliqué par Peter
Tosh et même Bob Marley.
Crossbreed, Daddy Mory et les OSB dans les bacs
Atterriront bientôt dans les bacs des disquaires, un album/VCD
et un DVD portant le label du studio Kapricorn. Le premier porte
la signature d'une formation de rock Crossbreed. Et le
CD qui révélera ce groupe a pour titre Live at
the BBC. Non, Crossbreed ne propose pas un direct de la station
britannique, mais tout simplement un gig enregistré dans
un pub du littoral nord dont les initiales correspondent à
ceux de la radio et télévision nationales de la
blonde Albion. Le CD sera disponible dans un coffret, lequel renferme
aussi un VCD. Quant au DVD, il fera revivre la première
partie du concert de Daddy Mory et de Pierpoljak, assurée
par les artistes de Otentik Street Brothers, le 13 août
dernier. Il comprendra également des entretiens de même
que le clip d'un morceau interprété par Daddy Mory
et les OSB. Il faudra toutefois, patienter jusqu'à décembre
pour découvrir ce duo qui promet.
Gérard Louis et Bruno Escycle en duo avec Sega Maloya
Quand le chanteur et musicien mauricien Gérard Louis et
l'interprète réunionnais Bruno Escycle collaborent
artistiquement, le résultat a pour finalité un album,
Sega Maloya. C'est à la fin de ce mois que le duo
lancera son premier opus. Sega Maloya renferme onze morceaux
interprétés en créole réunionnais
par Gérard Louis et en créole mauricien, assuré
par Bruno Escycle. Ce dernier, est une figure populaire chez nos
voisins. Pour cause, il est le leader et chanteur principal du
groupe phare Appolonia. La promotion de Séga Maloya
sera soutenue par un vidéo clip, dont le tournage a
eu lieu en début de semaine.
Zemia débarque avec Ti coté
Les amateurs de seggae et de reggae mauricien découvriront
un nouveau groupe cette semaine. En l'occurrence, Zemia. La formation
qui a bouclé l'enregistrement de son premier album d'ambiance,
Ti coté, depuis quelque temps déjà
fera son entrée sur le marché du disque dans les
jours à venir. Ti coté portera le label Geda
Music.
Loisirs
Un centre de loisirs à Riambel
Sheila Bappoo, ministre de la Sécurité sociale,
a effectué la pose de première pierre d'un centre
récréatif pour personnes du troisième âge,
jeudi après-midi à Riambel. Ce centre, ainsi qu'un
autre à Belle Mare viendront meubler le temps libre de
nos aînés. À ce jour, l'unique centre de loisirs,
qui se situe à Pointe aux Sables, ne peut répondre
à la grande demande des personnes retraitées.
Le nouveau complexe sera d'une architecture moderne, construit
en pavillons détachés et proposera un service digne
d'un hôtel 3 étoiles, alors que les chambres auront
des facilités de toilette et de douche attenante. Le terrain
est d'une superficie de 5 arpents et 29 perches, et le ministère
dispose actuellement d'un fonds de Rs 15 M pour débuter
les travaux, alors que Rs 10 M seront consacrées pour les
Consultancy Services. Dans le prochain budget, provision
sera faite pour débloquer des fonds pour la construction
du complexe.
Le 29 octobre au Stade Anjalay
Sonu Nigam animera un spectacle culturel
Sonu Nigam, dont la voix fait craquer plus d'un en Inde comme
à Maurice, animera un spectacle culturel le samedi 29 octobre
au Stade Anjalay, Belle Vue. Il fera le déplacement avec
sa troupe de musiciens à l'occasion de la fête Divali,
qui sera célébrée au niveau national au stade
précité.
Le Golden Boy de Bollywood avait donné un unique
concert le 2 septembre 2000 au stade de Rose-Hill. Le nouveau
phénomène de la chanson a eu l'occasion de donner
la pleine mesure de son talent devant 10 000 personnes. La voix
grave et puissante de Sonu Nigam a fini de conquérir des
milliers de mélomanes à travers le monde. Sonu,
il faut le dire, a la particularité de charmer les foules
et jouit d'une grande popularité à travers le monde.
L'enfant terrible de la chanson indienne doit sa notoriété
grâce à l'émission télévisée
Sa Re Ga Ma. Grâce à ce programme, il a pu
se frayer un chemin dans le show-biz.
Il a donné libre cours à son vaste registre vocal
dans Kaho Naa
Pyaar Hai, Refugee, Tera Jadoo Chaal Gaya,
Fiza, Main Houn Naa, Kal Ho Na Ho. Le chanteur compte aussi
à son actif plusieurs albums de haute facture dont Mausam,
Kismat, Jaan et Deewana. Tera Milna Pal Do Pal (Jaan),
O Sudha (Kismat) et Ab Mujher Raat Din (Deewana) sont
des morceaux qui cassent la baraque, des bouquets de mélodies
enchanteresses.
Sonu Nigam et sa famille ont échappé de justesse
à un attentat à la bombe le 11 avril 2004 à
Karachi, où ils s'étaient rendus pour un concert.
Publication
Al Aqsa (1805-2005): Une histoire intense
Le ministre des Arts et de la Culture, Mahen Gowreesoo a lancé
le livre de Cassam Uteem et Basheer Hussein Taleb sur la Mosquée
Al Aqsa au Taher Bagh. Une présentation aérée
et un outil de référence essentiel pour la postérité.
Ce livre relate dans un langage concis l'histoire de l'implantation
de la première mosquée dans l'île. Mais c'est
aussi celle des matelots "lascards" envers lesquels
la communauté musulmane de Maurice a une dette de reconnaissance.
Cette reconnaissance, disent les éditeurs, ils ont tenu
à l'exprimer à l'occasion de la commémoration
du bicentenaire de la mosquée Al Aqsa.
Les éditeurs écrivent en avant première que
cet ouvrage comporte trois volets: l'histoire ou l'origine même
des matelots lascards, Al Aqsa, la première mosquée
du pays et le troisième volet est consacré au "Yamsé"
ou le "Ghoon" comme on l'appelle dans le langage
populaire. Ce sont en fait trois communications intéressantes
et donnent une idée claire et nette sur l'arrivée
des premiers musulmans à Maurice. Le livre sur la mosquée
Al-Aqsa consacre une bonne partie aux actes d'engagement des matelots
Lascards à l'île de France. Mais soulignons que dans
la troisième partie du livre, les éditeurs parlent
de l'importance de la mosquée en Islam qui est considérée
comme un bouclier contre toute forme d'acculturation. Al Aqsa
a été publié par Les Editions Le Printemps,
Vacoas; Le directeur général est Ahmad Sulliman.
Ce livre est en vente à Rs 250 l'exemplaire.
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m a g a z i n e
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WEEK-END --- dimanche 9 octobre 2005
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