|
Autoroute
La fast lane du matin contestée
La fast lane autorisée par la police chaque matin
sur l'autoroute à partir de Montagne Ory jusqu'à
Bell Village en vue de décongestionner l'entrée
dans la capitale est contestée devant le tribunal de Moka.
Me Siv Pottaya, qui défend un usager de la route dans une
affaire d'accident, a présenté une motion estimant
que cette disposition prise par la police n'est pas légale
vu que les règlements relatifs n'ont jamais fait l'objet
de publication dans la Gazette du Gouvernement. La magistrate
Mme Sarita Bissoonauth a fixé au 26 septembre les débats
sur cette motion de la défense.
Les faits sont les suivants: le 1er octobre 2002, Nicolas Harel
est au volant de sa voiture qui remonte l'autoroute de Port-Louis
vers Réduit. Il est 7h40 du matin. La voiture se trouve
dans la voie rapide en direction de Montagne Ory. Tout à
coup, le conducteur se trouve en face d'un camion de la police
se dirigeant en sens inverse. Pris de court, le chauffeur est
dans l'incapacité d'engager la moindre manuvre et
sa voiture heurte de plein fouet le véhicule de la force
policière.
Procès verbal est dressé contre Nicolas Harel pour
"driving without due care and attention". La
décision de le traduire devant le tribunal de Moka est
entérinée. À l'appel de l'affaire, vendredi
matin, l'avocat de la défense se met à contre-interroger
les principaux témoins de la poursuite. Les officiers de
police assignés dans le box des témoins soutiennent
que cette décision de transformer la troisième voie
de l'autoroute vers Réduit en fast lane vers Port-Louis
aux heures de pointe le matin n'a fait l'objet que d'un simple
communiqué dans la presse et à la radio.
Me Pottaya s'appesantit sur l'aspect illégal de cette décision
vu qu'aucun règlement officiel n'a été publié
dans la Gazette du Gouvernement. Devant l'absence de confirmation
de cet élement d'information, l'avocat dépose une
motion contestant la légalité de la pratique de
la fast lane vers Port-Louis chaque matin et l'annulation
du procès contre Nicolas Harel suite à l'accident
de la route du 2 octobre 2002. Le ruling de la magistrate,
Bissoonauth prévu pour après le 26 septembre, aura
des répercussions sur la gestion du trafic à ce
point névralgique de l'entrée sud de la capitale.
Au cours de la semaine-Convoi spécial pour le compte
du CEB
Des dispositions spéciales ont été prises
pour le trafic routier dans la nuit pour les cinq jours à
venir sur le trajet entre le Quai D et la centrale thermique de
Saint-Louis. En effet, la Mechanical Transport Co. Ltd. s'est
vu confier la mission de transporter trois moteurs de 250 tonnes
chacun et trois générateurs de 55 tonnes l'unité.
Les spécialistes de la route s'accordent à dire
que cette opération constitue une véritable première
vu le poids des équipements attendus au port ce week-end.
Ainsi, pour les besoins de ce convoi spécial, la compagnie
a dû louer un équipement spécifique avec un
payload de 312 tonnes d'une firme de Dubayy. L'équipement
est arrivé à Maurice depuis la mi-août et
devra retourner à Dubayy une fois les opérations
terminées. La circulation sera déviée dans
cette partie de la capitale à partir de 22h, et ce jusqu'à
3h le lendemain matin, à partir du lundi 5 septembre. Cet
exercice sera répété chaque soir jusqu'à
vendredi prochain.
En prélude, la circulation sera déviée ce
week-end à la rue Brabant à hauteur de la rue Odette
Ernest en raison des travaux de démantèlement du
footbridge pour permettre aux moteurs du CEB de traverser.
Le footbridge sera remis en place le prochain week-end.
Sur le trajet du Quai D - rond-point du Quai D - Place d'Armes
- rue John Kennedy - rue Lord Kitchener - rue Souillac - Rue Brabant
- Old Moka Road - centrale thermique Saint-Louis, des panneaux
de signalisation temporaires seront installés pour faciliter
les chauffeurs au sujet des déviations. La police demande
aux automobilistes et autres usagers de suivre les directives
des policiers sur la route.
Reconversion des neuf high demand colleges
Le mode d'admission en 2007, la préoccupation principale
La décision du conseil des ministres, la semaine dernière,
de permettre à sept collèges de Form VI d'accueillir
des étudiants de la Form I à partir de 2006 semble
plaire à plusieurs partenaires gouvernementaux. Toutefois,
suite au choix de redonner, dès 2007, leur statut de Form
I to VI colleges à neuf autres institutions - décrites
comme les collèges d'État les plus cotés
-, le mode d'admission pour départager les meilleurs élèves
du CPE, sans revenir au Rat Race, demeure la préoccupation
principale de ceux concernés.
Le Père Hervé de St Pern, directeur du Bureau d'Éducation
Catholique (BEC), estime que "cette option du ministre
Gokhool permet de continuer avec le grading et la régionalisation.
Et la décision gouvernementale se tient et se comprend,
surtout pour l'année prochaine, où seulement sept
autres collèges d'État accueilleront les élèves
en Form I". Selon le Père de St Pern, "la
difficulté va surgir à la reconversion des neuf
high demand colleges en Form I to VI colleges".
Le mode d'admission devrait être longuement et efficacement
étudié, souligne le directeur du BEC car cela entraînera
une compétition plus vive et plus forte. "Il faut
bien dire et reconnaître que le fait d'avoir institué
des Form VI colleges était une nécessité
visant à apporter des réformes dans le primaire
et enlever le ranking par lequel tout le système
était bloqué", ajoute Hervé de St
Pern. Pour le directeur du BEC, la décision à prendre
autour du mode d'admission en Form I en 2007 dépendra de
la manière de faire du gouvernement. "Je pense
qu'on doit d'abord tenir compte des enfants et ne pas faire de
compartimentage à travers la compétition.
La compétition, ce n'est pas le summum de l'éducation",
déclare-t-il.
Le président de la Government Hindi Teachers' Union
(GHTU), Suttyhudeo Tengur, a, lui, expédié un courrier
aux parlementaires, demandant au gouvernement de respecter ses
promesses électorales, concernant notamment la reconversion
des Form VI colleges en Form I to VI colleges. Il
dit noter "une certaine valse d'hésitation de la
part du ministre de l'Éducation", par rapport
au neuf high demand colleges et estime que "sans
vouloir bousculer le critère légal et tout en respectant
les règlements du MES, le gouvernement pourrait sans problème
reconvertir les 17 collèges décrétés
F VI Colleges par l'ancien gouvernement". La GHTU estime
que cette promesse électorale a créé de fortes
attentes parmi la population et qu'il serait logique que le gouvernement
aille de l'avant dans les plus brefs délais dans son application.
Pour M. Tengur, les neuf high demand colleges, à
savoir les deux Collèges Royal, le QEC, le John Kennedy
College, le MGI (Moka) et les SSS Maurice Curé, Droopnath
Ramphul,Sookdeo Bissoondoyal et Gaëtan Raynal, ne
doivent pas faire figure d'obstacle. "Au ministère,
on semble oublier qu'il y a d'autres collèges, soit les
SSS Camp-de-Masque, Piton, Sir Raman Osman, Bon Accueil, Guy Rozemont,
Rivière-des-Anguilles et Colline Monneron, qui ont été
décrétés Form VI colleges, et qui
seront reconvertis dans le sillage de la politique du nouveau
régime. Ce qui fait qu'il y aura un total de 17 Form
VI colleges qui redeviendront des Form I to VI colleges",
écrit-il.
Ainsi, le syndicaliste estime qu'"en laissant ces collèges
opérer dans leurs régions respectives, le gouvernement
n'aura pas à bousculer la régionalisation et évitera
la tyranny of distance". Il ajoute que "ce
sera une véritable démocratisation de l'éducation"
et que "les futures élites rurales ne devront
pas se déplacer pour se retrouver dans l'un des Star
Colleges, comme ce fut le cas dans le passé".
Pour le président de la GHTU, le système de grading
continuera d'exister et la présence de ces 17 collèges
sur les listes régionales permettra aux parents d'opter
pour ces institutions en premier choix. Et M. Tengur pense qu'"avec
le grading qui se limite à des performances bien
définies dans un système de pointage, le gouvernement
devra mettre en place un système pour départager
les gifted and talented children". Dans cette
optique, selon M. Tengur, le seul indicateur demeure le nombre
de points recueillis par l'enfant. Il propose "une indication
du nombre de points à côté du grading
qui permettra de faire une liste sélective de ceux pouvant
être admis dans l'une de ces 16 institutions en fonction
de leur lieu de résidence". Le syndicaliste avance
que cela amènera une certaine forme de compétition
plus saine aussi bien qu'une reconnaissance de l'effort et des
qualités des enfants.
Quant au président de la Government Urdu Teachers' Union
(GUTU), Haniff Peerun, il estime que la décision du gouvernement
"va selon les aspirations du peuple mauricien".
Il rappelle que le GUTU avait fait objection à la formule
de l'ancien ministre de l'Éducation et estime que la reconversion
des sept Form VI colleges en Form I to VI colleges
est dans l'intérêt des enfants. "Nous sommes
tout à fait pour cette décision du ministre Gokhool,
et nous le soutenons dans sa démarche car nous estimons
que le nouveau ministre est en train de définir le projet
éducatif dans la bonne voie". Concernant la reconversion
des neuf high demand colleges, M. Peerun déclare
qu'"il faut donner la chance à ceux qui sont doués
de pouvoir se démarquer des autres et que la décision
à prendre par rapport au mode d'admission serait de prendre
en considération le cas de ces enfants en premier lieu".
Hier matin, au Teachers'Centre
Réponse du tac au tac du ministre Dharam Gokhool à
son prédécesseur:"Encore et toujours de l'arrogance
et de l'intolérance
"
Répondant du tac au tac, hier matin, à son prédécesseur
qu'il n'a, néanmoins, pas nommé, le ministre de
l'Education, M. Dharam Gokhool a accusé ce dernier de "poursuivre
sur la voie de l'arrogance et de l'intolérance".
"Alors que je ne suis à ce ministère que
depuis deux mois, peut-on, réellement, porter un jugement
sur ce que j'entends entreprendre et déclarer que je koz
nimport ?", a, notamment, déclaré M.
Gokhool qui intervenait au Teachers Club à Quatre-Bornes
à l'occasion de la célébration des 60 ans
de la Government Teachers'Union (GTU).
Le ministre de l'Education devait même s'interroger, en
substance, sur
le manque d'Education de son contradicteur
en employant une telle formule à son égard. Alors
que, selon lui, le problème majeur avec son prédécesseur
était sa politique de "portes fermées"
et ses "relations conflictuelles" avec les syndicats,
Dharam Gokhool devait soutenir qu'il entend, lui, en revanche,
accorder une oreille attentive aux préoccupations du corps
professoral.
Il devait, ainsi, évoquer la mise en place d'un système
de communication avec les syndicats à son ministère.
Reprenant quelques-uns des points soulevés, précédemment,
par le président de la GTU, le ministre a laissé
entendre que la formation demeurait l'une de ses priorités.
C'est ainsi qu'il a, notamment, annoncé qu'il a déjà
demandé aux responsables du Mauritius Instituute of Education
(MIE) de faire des propositions quant à la question de
cours menant à des diplômes de Bachelor in Education
(B. ed). M. Gokhool devait, par ailleurs, réaffirmer que
la révision des programmes d'études tant du primaire
que du secondaire demeurait une composante prioritaire dans le
cadre de son projet de réforme.
"Le travail sur cette question a déjà démarré
en vue d'un débat national". Il devait préciser
que, parallèlement à une révision complète,
il a été demandé à ses techniciens
d'apporter des améliorations au programme d'études
primaires existant en vue de changements dès la rentrée
scolaire de janvier 2006.
Sous ce même rapport, le ministre de l'Education a été
critique quant à la manière dont le programme d'initiation
à l'informatique au primaire a été, sous
l'ancienne administration, traité. Selon lui, un sujet
"aussi passionnant" que devrait l'être
l'ICT "aurait été transmis de manière
telle qu'il n'aura été que traumatisant"
pour les jeunes élèves. M. Gokhool a, sous le même
chapitre, laissé entendre qu'il a eu des discussions avec
le haut commissaire indien en vue de concevoir un nouveau départ
pour ce sujet au cycle primaire.
"Le professorat est une noble profession. Les instituteurs
sont perçus par les élèves comme des role
models", a encore dit le ministre qui n'a pas manqué
de rappeler qu'il est, lui-même, enseignant de formation,
et, qu'à ce titre, il est familier avec le monde de l'Education
"sans prétendre être un expert".
Dharam Gokhool devait aussi annoncer l'introduction d'autres "petites
initiatives" dès la nouvelle rentrée scolaire.
Il a, à cet effet, par exemple, rappelé l'impact
que peut avoir l'Assemblée matinale "à un
moment où la société est en crise".
Le ministre a réitéré que son objectif final
est d'atteindre l'excellence en matière éducative
en vue de soutenir les exigences nationales de développement.
Cette célébration des 60 ans de la GTU s'est déroulée
en présence, notamment, du Senior Chief Executive à
l'Education, M. Ruhee ainsi que d'autres dirigeants syndicaux
dont MM. Cassam Kurreeman (Mauritius Labour Congress), Tulsiraj
Benydin (Fédération des Syndicats du Service Civil)
de même que des responsables d'autres syndicats de l'Education
primaire, à savoir, MM. Suttyedeo Tengur (Government Hindi
Teachers Union), Gilbert Ducasse (Union of Primary School Teachers)
et Aniff Peerun (Government Urdu Teachers Union).
Cet anniversaire a été l'occasion d'un hommage aux
pères fondateurs de la GTU dont MM. Auguste Volaire et
André Bazerque. Dans la même perspective, le Teachers
Centre a été rebaptisé Louis Eugène
Fabien Teachers'Centre en mémoire d'un ancien Deputy Head
Teacher décédé il y a quelques années
et ayant, longtemps, été associé au combat
de la GTU.
Cette décision n'a, semble-t-il, pas plu au Groupe Challenger
mené par M. Ashik Junglee, ancien allié de M. Seegum
qui a manifesté, hier matin, à l'entrée du
centre en compagnie de quelques membres de son groupe contre la
"trahison" de l'actuel président de la GTU. Selon
M. Junglee, il aurait été mieux inspiré de
nommer le centre en mémoire d'autres anciens lutteurs "plus
méritants" tels MM. Bazerque, Vollaire, Pappaya Naidu
ou Somduth Buchhory plutôt qu'en l'honneur de M. Fabien,
"un ancien proche de M. Seegum".-
Depuis le 1er septembre
Transport gratuit: introduction sur fond de protestation
L'introduction du transport gratuit pour les élèves
et étudiants mercredi dernier a été marquée
par un mouvement de protestation des opérateurs de school
buses ponctué par des manifestations devant l'hôtel
du gouvernement et de menaces de grèves de la faim. Les
opérateurs de ces minis vans rencontreront le vice-Premier
ministre et ministre des Infrastructures publiques et du Transport,
Rashid Beebeejaun, ce mercredi pour exposer l'impact de cette
mesure sur leurs activités de transport scolaire. Dans
le contexte général, cette mesure gouvernementale
a été accueillie positivement dans le milieu estudiantin.
Du côté du gouvernement et des opérateurs,
on affiche également la satisfaction tout en insistant
que le système en place devrait s'améliorer avec
le temps.
Après les personnes âgées et les handicapés,
c'était au tour des étudiants de bénéficier
d'un accès gratuit aux transports publics cette semaine.
Comme annoncé le mois dernier par le Premier ministre,
Navin Ramgoolam, cette mesure a été étendue
aux étudiants du cycle primaire, secondaire et tertiaire
dès le premier jour de ce mois. Ils étaient en effet
plus nombreux que d'habitude à se rendre sur les arrêts
d'autobus et sur les gares routières pour prendre le bus
mercredi matin. "C'est une mesure positive qui nous évite
le souci de trouver de l'argent pour le transport et surtout pour
nos parents", déclare une élève
du BBS à sa descente d'un autobus de l'UBS mercredi matin.
Pour sa part, le président de la Bus Owners Association,
Viraj Nunllal, soutient que le système devrait fonctionner
sans aucun problème à partir de cette semaine, d'autant
que, ajoute-t-il, les "student pass" seront délivrées
cette semaine. "Il est vrai qu'il y a eu des petits problèmes
dès les premiers jours, mais en général les
choses se sont déroulées correctement. Nous avons
rectifié là où il le fallait pour que tous
les étudiants puissent voyager. Maintenant qu'ils seront
munis de leur "pass", je ne pense pas qu'il y aura de
problème. D'ailleurs nous les laissons voyager librement.
Nous resterons flexibles tout en étant vigilants",
a-t-il soutenu.
Si cette mesure a été accueillie positivement, par
contre les opérateurs de "school buses" sont
montés au créneau cette semaine pour dénoncer
leur mise à l'écart dans ce projet gouvernemental.
Ils ont manifesté devant le Bureau du Premier ministre
mardi et devant l'hôtel du gouvernement vendredi pour faire
entendre leur voix. "Nou espére ki Conseil minis
pran enn decisyon lors nou situation. Si ziska tanto pas naryen
nou pou comans lagrev la faim", avaient-ils lancé
à la mi-journée vendredi.
Finalement, c'est à 15h, le même jour, qu'un haut
gradé de la police leur a transmis un message leur faisant
comprendre que le ministre Beebeejaun était disposé
à les rencontrer à 16h ce mercredi. "Nou
remercions le ministre de nous avoir évité d'aller
vers une grève de la faim", déclare le
porte parole du Komité Bis Lekol, organisation au sein
de laquelle les opérateurs se sont regroupés, "tout
ce que nous souhaitons c'est de trouver une solution en accord
avec le gouvernement. Nous souhaitons que le gouvernement comprenne
à quel point cette mesure nous affecte et qu'il vienne
avec une solution pour que nous puissions continuer à nourrir
nos familles."
Les opérateurs de "school buses" s'appuient sur
le fait que depuis l'annonce de cette mesure, les parents des
étudiants qu'ils transportaient leur ont fait comprendre
qu'ils se tourneront désormais vers le transport public.
"Nous compran zot dans enn sens parce ki de lot koté
zot pé gagne transport gratis. Beaucoup opérateurs
pé gagne problem. 40 à 60% nou bann passager étudiants
fine quitte nou. Dans enn cas à Chemin Grenier, ene opérateurs
fine perdi les 40 élèves qui li ti pé amène
à Rose-Hill avek ene tarif Rs 5 pli cher ki payé
dans bis. Nou confiants ki gouvernement pou compran nou problem",
a-t-il déclaré.
VIH & SIDA
Urgence VIH en consultation pour plaider auprès du gouvernement
Les travailleurs sociaux et spécialistes engagés
dans la lutte contre la toxicomanie et le VIH travailleront prochainement
sur un document commun. Il sera utilisé pour convaincre
les autorités de la mise sur pied urgente de programmes
de réduction des risques, pour ralentir la propagation
rapide du VIH & SIDA au sein de la population, plus particulièrement
auprès des usagers de drogues injectables. Des rencontres
avec les représentants du gouvernement seront par la suite
prévues.
Les membres de Urgence VIH se réuniront prochainement à
cet effet pour mettre leurs idées sur papier. Ce collectif
comprend des travailleurs sociaux de différentes organisations,
Centre de Solidarité, Centre Idrice Goomany, Centre d'Accueil
de Terre Rouge, PILS, Groupe A de Cassis, entre autres. Les représentants
de ces différents organismes se sont réunis durant
la semaine écoulée pour un état des lieux
et pour définir la stratégie à adopter suivant
le changement de régime. Si le précédent
gouvernement avait suivi de près la situation et avait
commandé quelques études, il s'agit maintenant d'amener
les dirigeants à reprendre les dossiers en fonction des
besoins ressentis. L'introduction des mesures visant la réduction
des risques auprès des usagers de drogues par voie intraveineuse
reste délicate en fonction des tabous et incompréhensions
contre lesquelles elles risquent de buter. Ces mesures, si calquées
sur les stratégies appliquées ailleurs, comprennent
des programmes d'échange de matériel d'injection,
de substances pour la stérilisation des seringues, entre
autres. À souligner que ces pratiques se font dans un cadre
précis où les toxicomanes bénéficient
d'un encadrement psychologique et médical. Dans ce processus,
à travers le contact établi, ils sont encouragés
vers le traitement. À ce niveau, des médicaments
plus efficaces sont toujours réclamés, dont le Subutex
et éventuellement de la Méthadone. Le gouvernement
a annoncé que la question sera étudiée.
Entre-temps, à travers le partage de matériel d'injection
entre usagers de drogues, le VIH continue à infecter de
plus en plus de personnes. 58 des 69 nouveaux cas de contamination
détectés en juillet sont liés à la
drogue. Plusieurs de ces personnes ont été testées
à travers les programmes de dépistage lancés
par le Aids Secrétariat. De son côté, le Centre
Goomany aussi a commencé un Outreach Program avec
pour objectif d'aller à la rencontre des toxicomanes pour
la dissémination d'informations. En juin des 62 tests réalisés
au jardin de la Plaine Verte dans le cadre de ce programme, 19
personnes ont été trouvées positives. Les
résultats définitifs pour la campagne menée
à la fin d'août à Vallée Pitot sont
toujours attendus. Selon Imram Dhannoo, président du Centre,
bien qu'ils soient au courant des dangers auxquels ils s'exposent,
plusieurs toxicomanes éprouvent du mal à se protéger.
Le centre reste en communication avec une soixantaine d'usagers
de drogues trouvés positifs, 18 de ces derniers ayant accepté
d'intégrer le programme de réhabilitation. Ces faits
rappellent l'urgence d'un travail mieux adapté dans un
contexte où le nombre d'usagers de drogue est estimé
à 20 000.
Face à la poursuite des travaux
Vallée de Ferney: une chaîne humaine envisagée
L'aménagement de l'autoroute du sud-est se poursuit à
99% selon le tracé initial, y compris sur le tronçon
passant à travers la Vallée de Ferney. C'est la
certitude acquise cette semaine par Nature Watch et la Mahebourg
Citizens Welfare Organisation (MCWO), suite à une rencontre
avec le Secretary for Home Affairs, Suresh Seebaluck. Face
à ce qui est considéré comme une "trahison"
par rapport aux assurances données il y a un mois par le
Premier ministre, Nature Watch a décidé de réactiver
sa demande d'injonction pour l'arrêt des travaux, demande
qui sera prise le 6 septembre par la juge Matadeen. Alors que
la MCWO parle de la constitution d'une chaîne humaine face
aux bulldozers.
Dimanche dernier, nous faisions état dans ces colonnes
de la poursuite des travaux d'aménagement de l'autoroute
du sud-est, travaux qui ont quasiment atteint l'entrée
et la sortie de la Vallée de Ferney. Une constatation qui
a stupéfié et révolté les membres
de l'association Nature Watch, qui avaient dissous le Front Commun
initialement mis sur pied pour lutter contre la destruction de
la flore unique de cette vallée, forts de l'assurance qui
leur avait été personnellement donnée par
le Premier ministre le 28 juillet dernier. À l'effet qu'une
alternative serait trouvée pour épargner la Vallée
de Ferney.
Ayant exprimé le sentiment que le gouvernement était
en train de les mener en bateau sur cette question, les membres
de Nature Watch furent convoqués à une nouvelle
réunion au bureau du Premier ministre mercredi dernier,
31 août. Or, ils ne furent pas cette fois reçus par
Navin Ramgoolam, mais par le président du comité
mis sur pied sur cette question, Suresh Seebaluck (Secretary
for Home Affairs).
De cette réunion, les membres de Nature Watch, comme ceux
de la Mahebourg Citizens Welfare Organisation, ressortent non
avec des assurances renouvelées à l'effet que la
Vallée de Ferney ne sera pas touchée, mais avec
la conviction qu'au contraire, les travaux vont bel et bien se
poursuivre, à 99%, selon le tracé initial. Une fois
de plus, c'est l'importance de la compensation à être
versée au contracteur chinois Beijing Chang Cheng Construction
Corporation en cas d'arrêt des travaux qui est mise en avant
pour justifier la décision d'aller de l'avant. Avec toutefois
l'assurance que "toutes les précautions nécessaires
seront prises pour minimiser l'impact sur la forêt".
Réunions de conscientisation dans le sud-est
Face à cette situation, Nature Watch est donc plus que
jamais décidée à aller de l'avant avec la
réactivation de sa demande d'injonction pour l'arrêt
des travaux. Cette demande, qui avait été initialement
logée en mai dernier, puis laissée en suspens au
vu des développements jugés positifs dans l'attitude
du gouvernement, a donc été logée de nouveau
en début de semaine par les avocats de l'association écologiste.
L'affaire devrait être prise le mardi 6 septembre par la
juge Nalini Matadeen.
De son côté, la MCWO ne compte pas rester les bras
croisés. Son président, George Ah Yan, parle même
de l'éventualité de constituer une chaîne
humaine pour faire échec aux bulldozers. Dans l'immédiat,
il compte initier une série de meetings de conscientisation
à travers la région sud-est qui, selon cette association,
sera non pas bénéficiaire mais victime de ce développement.
La MCWO est en effet d'avis que le tracé actuel, non content
de représenter une catastrophe écologique, constitue
aussi une catastrophe sociale pour les habitants de la région,
qui s'en retrouveront encore plus marginalisés. Alors que
les deux tracés alternatifs proposés par cette association,
se rapprochant de l'actuelle route côtière, auraient
eu pour double avantage de sauver la forêt de la Vallée
de Ferney et de désenclaver les villages du sud-est.
Mais est-il encore temps alors que, de l'aveu même des autorités,
les travaux d'aménagement devraient entrer dans la vallée
d'ici deux semaines ? Début de réponse en cour dans
deux jours
Drogue
Danger d'overdose
Le taux de pureté élevé de l'héroïne
actuellement disponible sur le marché soulève des
craintes chez les travailleurs sociaux. Jusque récemment,
les produits disponibles n'étaient purs qu'à 20%.
Depuis peu, explique Imran Dhannoo, la pureté s'élève
à 70%. Dans un tel cas, si les toxicomanes s'injectent
les mêmes doses que de par le passé, les risques
d'overdose s'en retrouvent considérablement élevés.
D'où la mise en garde lancée par le Centre Goomany.
En effet, une hausse dans la quantité de drogue injectée
dans l'organisme peut avoir des conséquences graves, l'overdose
se manifestant souvent à travers des dèmes
pulmonaires qui s'apparentent à l'asphyxie. Cette situation,
estime Imran Dhannoo, est liée au fait que des pays producteurs,
dont l'Afghanistan, s'attellent en ce moment à se débarrasser
rapidement de leurs stocks compte tenu des pressions internationales
exercées. Les récentes saisies policières
ont d'ailleurs confirmé de la qualité supérieure
de drogues désormais acheminées vers Maurice.
Scholl foot care week
Accorder plus de soin aux pieds
Unicorn Trading, représentant exclusif de la marque Scholl,
organise depuis le début de la semaine une Scholl foot
care week. Pendant la durée de cette campagne de prévention,
une podologue, a mis à la disposition du public, ses services
et conseils, afin d'aider les gens à prendre conscience
de l'importance de bien traiter ces parties du corps souvent négligées,
voire, complètement ignorées.
Nos pieds, nous les cachons presque toujours dans nos souliers,
et pour cause, nous ne leur prodiguons pas les soins nécessaires.
Ils sont souvent mal entretenus, ou présentent de mauvaises
odeurs, et nous sommes nombreux à avoir honte de nos petons.
Pourtant, il existe sur le marché, tout une gamme de produits
adaptés pour nous aider à prendre soin des petits
problèmes que peuvent occasionner les pieds. De plus, un
autre problème se pose, il n'existe pas de podologue à
Maurice. Depuis peu, Cécile Renard offre une consultation
quand elle y est de passage. Outre les services de cette podologue,
dont le cabinet se trouve en Namibie, il n'y a personne d'autre
à Maurice qui se spécialise dans la podologie.
La podologie est le terme médical utilisé pour la
santé des pieds. Elle englobe notamment les soins, mais
également les problèmes externes aussi courants
que les cors, ou encore, les ongles incarnés. La podologie,
c'est aussi le problème de pieds plats, ou encore d'inégalité
de jambes. Le diabète apporte souvent des problèmes
liés aux pieds, dont, dans certains cas extrêmes,
l'amputation au niveau des genoux est requise. En effet, une personne
ayant le diabète risque de voir s'infecter une plaie, jusqu'à
avoir une gangrène alors qu'elle ne ressent aucune douleur.
Elle doit dans ce cas précis, surveiller de très
près ses pieds et se faire suivre par un médecin,
car la moindre blessure peut lui être fatale. L'absence
de podologues permanents à Maurice pose d'autant plus problème,
étant donné le nombre énorme de personnes
concernées par le diabète.
"Les gens n'accordent pas l'importance voulue à
leurs pieds, tout simplement parce qu'ils ne les voient pas",
explique Cécile Renard. Selon la podologue, si les pieds
devaient être toujours exposés comme d'autres parties
du corps, il est certain qu'ils auraient reçu un meilleur
traitement. Elle souligne également que ce n'est souvent
que quand les pieds commencent à faire mal, que les gens
décident de consulter, alors que la prévention est
tout bonnement mise de côté. Par contre, elle fait
ressortir que de plus en plus de personnes, maintenant, emmènent
leurs enfants pour une consultation dès qu'un problème
quelconque est constaté. Un de ces problèmes est
notamment les pieds tordus, qui peuvent être vus alors que
l'enfant court ou marche, ou encore les pieds en arc.
Lors des consultations qui se sont déroulées pendant
la Scholl foot care week, Cécile Renard, affirme
que la majorité des gens qui ont eu recours à ses
services, sont ceux qui ont déjà un problème
aux pieds. Personne ne s'y est intéressé, au moins
par curiosité. Dans bien des cas, elle explique qu'il s'agissait
plutôt d'un problème de rhumatisme ou encore d'ordre
dermatologique. La podologue conseille de bien hydrater les pieds
avec l'aide d'une crème adaptée: "Cela devrait
être automatique d'appliquer une crème hydratante
sur les pieds car la crème est quotidiennement utilisée
sur d'autres parties du corps". Il est conseillé
d'adopter les soins nécessaires avant que des problèmes
plus graves ne se posent. Un des représentants d'Unicorn
Trading explique que cette campagne rejoint la philosophie d'apporter
une plus grande place à la prévention.
Quant à ceux qui transpirent des pieds - problème
que connaissent beaucoup de personnes - des produits anti-transpirants,
très efficaces peuvent aider à venir à bout
du problème. Dans cette même optique, les chaussettes
en coton, et des chaussures en cuire aide énormément
à combattre les mauvaises odeurs. Si les talons à
aiguille ne sont pas totalement interdits, il n'est pas souhaitable
de les porter pendant une trop longue période. Il est toujours
bon d'associer le plaisir de l'il au plaisir des pieds.
Les Pieds plats
Problème courant chez les enfants, les pieds plats, s'explique
par le fait que le pied repose uniquement sur l'avant et l'arrière
du pied, alors que le milieu du pied repose uniquement sur la
partie externe. Quand le problème est pris en compte à
temps, il peut être corrigé avec l'appui de chaussures
spécialisées. Par contre, si le problème
n'est toujours pas traité, une fois l'âge adulte
atteint, c'est-à-dire, à la fin de la croissance
osseuse, il est alors impossible de corriger toute forme de difformité.
Thème 2005 du pèlerinage père Laval
"La responsabilité des baptisés dans la
mission de l'Eglise"
C'est autour du thème de la mise en valeur de la responsabilité
des baptisés dans la mission de l'Eglise que s'articulera,
cette année, le traditionnel pèlerinage au tombeau
du Bienheureux Jacques Désiré Laval. L'évêque
de Port-Louis, Mgr Maurice Piat célébrera la messe
télévisée en direct prévue à
20h00 jeudi prochain, 8 septembre.
Trois autres célébrations sont prévues durant
la soirée de jeudi, nommément à 18h00, 22h00
et minuit. Le lendemain, vendredi 9 septembre, jour même
de la fête Père Laval, huit autres messes seront
dites au sanctuaire de Sainte Croix dont une à 9h00 qui
sera radiodiffusée. Le pèlerinage officiel s'étendra
jusqu'au dimanche 25 septembre.
Dans la mesure où le pèlerinage s'intercalle, cette
année, entre un jour férié prévu jeudi
à l'occasion de la fête Ganesh Chaturti et un week-end,
des mouvements de foules encore plus importants sont prévus
à Sainte Croix. Généralement, le pèlerinage
annuel au tombeau du père Laval attire, au minimum, quelque
150,000 pèlerins.
Pratique que l'on retrouve aussi dans la plupart des grandes religions,
le pèlerinage, dans la tradition chrétienne, s'inspire,
notamment, de la démarche du patriarche, Abraham qui, à
l'appel de Dieu, quitte son pays ou encore de la longue marche,
dans le désert, du peuple hébreux, sous la conduite
de Moïse, fuyant l'esclavage en Égypte en quête
de la Terre Promise.
L'Eglise explique que depuis son avènement, Jésus
Christ, "le nouveau Moïse" est celui qui mène
vers la "nouvelle Terre Promise "qui consiste en une
vie intérieure renouvelée. Tout pèlerinage
chrétien devrait, ainsi, être une démarche
d'introspection en vue de la conversion.
"Vinn Responsab To Legliz Kouma Enn Zanfan Père Laval
"est le thème choisi pour le pèlerinage 2005.
Ce choix s'inspire de la démarche prochaine du diocèse
de Port-Louis d'assurer la formation de" coopérateurs
pastoraux "alors que l'on parle, de plus en plus, de manque
de vocations sacerdotales et religieuses. A cet effet, l'on cite,
dans ce domaine, l'exemple précurseur des" auxiliaires
laïcs "du père Laval.
Cours de leadership social de l'EPSJ
"Un éclairage pour comprendre et approcher les
autres"
Fournir aux animateurs sociaux les outils nécessaires pour
parfaire leur travail et améliorer la vie de plus d'un,
tel est l'objectif de l'École pour la Solidarité
et la Justice (EPSJ), qui a lancé il y a deux ans un cours
de leadership social. Grâce à ce cours, sanctionné
par un certificat, les travailleurs sociaux, souvent amenés
à gérer des situations délicates, peuvent
acquérir les outils utiles pour effectuer au mieux leur
travail. À la lumière de ce cours, l'EPSJ vise à
donner aux personnes intéressées le bagage nécessaire
pour devenir des leaders de groupes uvrant à contribuer
au mieux-être de notre société.
Le travail social est une activité qui interpelle un très
grand nombre de Mauriciens. Néanmoins, l'encadrement académique
nécessaire pour soutenir au mieux ceux qui requièrent
de l'aide, à l'instar des personnes issues de régions
défavorisées, les drogués, les alcooliques
,
manquait à Maurice. C'est dans ce but que Jean-Noël
Adolphe, directeur de l'EPSJ, a mis en place, en 2002, ce cours
de leadership social. M. Adolphe explique que "ce cours
est destiné à former des leaders ou des animateurs
qui souhaitent faire des travaux de développement communautaire.
Faire du social est une activité qui relève du volontariat,
mais il faut pouvoir soutenir au mieux ceux qui ont besoin d'aide,
et les leaders de groupe sont des personnes clés dans le
cadre du développement communautaire".
À travers les différents modules qui composent ce
cours de leadership social, ceux qui aspirent à prendre
en main des responsabilités pour venir en aide aux personnes
nécessiteuses apprennent les différents aspects
autour desquels leur travail peut être optimisé.
Ce cours dote les travailleurs sociaux d'outils - dépendant
des situations, des milieux ainsi que des gens concernés
- pour pouvoir adopter une approche spécifique. Dispensé
par des professionnels du domaine social, à l'instar de
Jean-Noël Adolphe, le Père Fanchette, Benjamin Mootoo,
Jacques Dinan, ce cours de leadership social relève "des
principes généraux du social, et ensuite à
chaque personne formée d'étendre ses connaissances
au niveau de l'association pour laquelle elle travaille",
explique Jean-Noël Adolphe.
Jonathan Ravat et Jaimie Léon, deux participants à
ce cours, indiquent que grâce à ces modules, ils
ont appris les nombreuses différences du travail social
et les différentes approches dans ce domaine. Avides de
formation et travaillant déjà dans le social, ces
jeunes ont suivi ce cours dans le but d'élargir leurs connaissances
et d'améliorer leur compétence sur le terrain. "Ce
cours nous a permis de nous familiariser aux différentes
notions qui relèvent de la gestion des situations dans
le parcours de notre travail social. Nous avons acquis des outils
pour pouvoir gérer les différentes situations dans
lesquelles on se retrouve. À travers le module de communication
par exemple, nous avons appris que nous avons l'art de la parole,
mais que savoir communiquer est une autre affaire. Dépendant
des situations (souvent délicates quand on fait du social),
il y a une stratégie et une manière de faire à
adopter", expliquent ces jeunes.
Ces derniers soulignent qu'il y a une complémentarité
entre les modules, visant à aider les intéressés
à acquérir les outils pour un seul et même
combat, soit le travail social. "Ce cours est très
instructif tant en termes de matières qu'en termes de personnes
que l'on rencontre, ceci incluant les personnes déjà
engagées dans le social et celles qui ne sont pas encore
engagées. On retrouve une unité entre les différents
types de travailleurs sociaux. De même, on parvient à
la suite de ce cours à forger encore plus sa personnalité,
et avoir un bagage pour approcher ceux qui ont besoin de nous",
laisse entendre Jonathan Ravat.
Des leaders mieux armés pour aider les autres
Jean-Noël Adolphe fait ressortir qu'"il y a beaucoup
d'associations, telles le Centre de Solidarité, Étoile
d'Espérance
qui ont envoyé leurs animateurs
suivre des cours de leadership social, afin que ces leaders soient
mieux armés pour aider les autres". Depuis 2002,
deux groupes de personnes ayant suivi ce cours ont obtenu leurs
certificats. Une nouvelle session, qui comprendra, cette année,
quatorze modules (certains obligatoires et d'autres au choix),
commencera le 10 septembre prochain. Les modules, de 20 heures
chacun, sont dispensés par des spécialistes, et
mènent à un certificat après le passage d'un
examen organisé par l'EPSJ. M. Adolphe indique que ce cours
est initialement conçu pour les personnes âgées
de 17 ans à monter, détenteurs du School Certificate.
Il y a toutefois des exceptions dans le mode d'admission.
Les auditeurs libres sont également les bienvenus. Ces
derniers reçoivent, à la fin du parcours, une attestation
de présence.
Le directeur de l'EPSJ nous apprend que l'année dernière,
15 personnes ont obtenu leur certificat après leur passage
à l'examen et trois autres (des auditeurs libres) ont obtenu
leur certificat de présence, dont une personne anciennement
analphabète. En effet, Brigitte Sanassee, âgée
de 67 ans (qui a récemment reçu son certificat d'alphabétisation
fonctionnelle du Centre of Learning de cité Barkly), a
également reçu son attestation de présence
à ce cours de leadership social. Mme Sanassee raconte qu'elle
s'est intéressée à ce cours car "je
suis une personne très motivée et déterminée
à aller de l'avant pour aider les autres. J'ai assisté
aux différents modules en tant qu'auditeur libre et j'ai
essayé de comprendre. Ce cours m'a donné un éclairage
pour comprendre et approcher les autres et même pour corriger
mon regard sur les autres. J'ai appris que l'écoute est
importante, apprendre comment s'organiser
Différentes
choses qui me permettent de m'épanouir dans mon travail
social et être plus apte à faire ce travail",
dit-il.
Le premier module, Education des Adultes, aura lieu à
partir du 10 septembre, chaque samedi, de 9h à 12h au Collège
Lorette de Rose-Hill. Le directeur de l'EPSJ explique que ce cours
se tient le samedi matin afin de permettre à un maximum
de personnes intéressées à faire du travail
social et à devenir des leaders de pouvoir le suivre. Toutefois,
suivant la demande, il y aura la possibilité de suivre
deux cours en simultané, et l'EPSJ pense sérieusement
à réintroduire les cours en soirée pour les
intéressés. Le coût de participation à
chaque module est de Rs 250. M. Adolphe confie que l'EPSJ est
prête à allouer des bourses aux intéressés
qui n'ont pas les moyens financiers. "Il ne faut pas que
l'argent arrête l'objectif des gens de bonne volonté.
Le travail social est une activité qui rapporte beaucoup
à celui qui s'investit dans ce qu'il fait. C'est le travail
effectué qui est la récompense des gens et nous
sommes là pour venir aider les autres".
SCAS Academy
Produire une génération de jeunes qualifiés,
éduqués et cultivés
Pour oublier le stress scolaire, la Social, Cultural, Arts &
Self (SCAS) Academy, a trouvé la bonne formule. Cette ONG,
basée à Surinam, initie les enfants à des
activités extra-scolaires, notamment des activités
récréatives et instructives. Danses classiques et
modernes, théâtre, peinture, musique, sport, débats
figurent parmi la palette de formations (assurés par les
professionnels), dispensées par la SCAS Academy, qui vise
à produire une génération de jeunes qualifiés,
éduqués et cultivés.
En effet, la SCAS Academy, lancée en 2000 par M. Barlen
Samynaden, et qui a fêté son cinquième anniversaire
le mois dernier, en présence du vice-Président de
la République, M. Raouf Bundhun, vise à contribuer
au développement intégral des enfants à travers
l'art et la culture. Lors de son allocution, M. Bundhun, en faisant
l'historique de cette organisation, a salué l'initiative
de la SCAS Academy qui représente un exemple à suivre
par d'autres organisations. La mise en place de cette association,
est le résultat d'un souhait de la SCAS Academy de mettre
à la disposition des enfants de la Std 1V à la Form
VI (en tenant compte des contraintes scolaires), un projet éducatif
qui permette à ces derniers de s'épanouir à
travers le savoir, le savoir-faire et le savoir être. Initialement
issu d'un camp de vacances, rassemblant enfants, parents, enseignants,
à Pointes aux Roches en 1995, avec des élèves
qui participaient cette année-là aux examens de
la CPE, ce projet a su élargir le sens de l'éducation
afin de produire des jeunes non seulement qualifiés mais
aussi cultivés. Ainsi, après les heures de classe,
regroupés selon leur tranche d'âge, les jeunes de
la région sud peuvent s'adonner à différentes
activités récréatives. Ces ateliers qui sont
dirigés par des professionnels visent à inculquer
différentes valeurs aux jeunes, en leur permettant de s'épanouir
intellectuellement et culturellement.
Si en 2001, l'association a remporté la compétition
nationale de théâtre en kreol et a également
décroché un prix spécial du jury en langue
française, les activités de cette association commencent
petit à petit à se faire connaître sur le
plan national. En effet, un groupe de filles de l'association,
connu comme Soleil du Sud, s'est retrouvé en finale de
l'émission Ti mambo avec un numéro de kathak.
Par ailleurs, outre ces activités habituelles qui durent
toute l'année, les membres de la SCAS Academy participent
à des différents ateliers pendant les vacances.
Ainsi, en août, dans le cadre de son cinquième anniversaire,
l'accent a été mis sur la réflexion et la
créativité, et en décembre d'autres activités
récréatives seront proposées. La SCAS Academy
organisera son camp de vacances annuel, ainsi qu'un grand carnaval
en décembre. Pour participer aux activités de la
SCAS Academy, chaque enfant contribue mensuellement Rs 100, toutefois,
cette organisation espère le soutien financier du public
pour continuer à fonctionner comme une école de
formation et aider davantage de jeunes à s'épanouir
et produire une génération de jeunes qualifiés,
éduqués et cultivés.
Syndicat de la santé
Nurses Union:"Nous sommes retournés à
la case départ"
Cassam Kurreeman, président de la Nurses Union, n'est pas
satisfait du rapport du High Powered Committee (HPC), estimant
que certaines clauses du rapport sont ambiguës. Après
des éclaircissements obtenus du ministère de la
Santé, elles se révèlent, selon lui, en défaveur
du personnel médical des hôpitaux. "Nous
sommes retournés à la case départ",
laisse-t-il entendre.
Suite à une réunion avec certains cadres du ministère
de la Santé, la Nurses Union a pu obtenir les explications
qu'elle recherchait. Pour le président de la Nurses Union,
le rapport du HPC nécessitait des éclaircissements,
car il y avait, selon lui, des problèmes d'interprétation.
C'est la raison pour laquelle Cassam Kurreeman a demandé
des explications auprès du Chief Executive du ministère
de la Santé.
Ainsi, concernant certaines allocations - de Rs 250 à Rs
600, dépendant des grades des employés -, il est
stipulé que le personnel toucherait une night duty allowance,
"provided they attend duty on all schedule night".
Les explications du ministère font ressortir qu'il faut
que la personne ait travaillé pendant sept jours pour obtenir
cette allocation. Si une absence d'un jour est constatée,
et même si cette personne a travaillé les six autres
jours, elle n'obtiendra rien comme night duty allowance.
"Je trouve ce raisonnement mauvais car il ne représente
pas un incentive pour celui qui va travailler",
souligne M. Kurreeman. Selon ce dernier, le rapport ne peut exiger
une telle chose, car un imprévu peut toujours arriver.
Il estime que ce n'est pas une raison suffisante pour que cette
personne perde son allowance, étant donné
qu'elle a quand même travaillé les autres jours.
Un autre point soulevé touche aux increments mentionnés
dans le rapport. En effet, ils concernent les Nursing Cadres,
alors que le ministère de la Santé mentionne uniquement
les Nursing Officers. Le terme Nursing Cadres englobe
plusieurs grades du personnel médical, pas uniquement celui
de Nursing Officer. Cassam Kurreeman a souligné
que le montant des increments réservés aux
Nursing Officers, comme stipulé dans le rapport,
s'élève à Rs 42 m. Il estime que cette somme
importante ne peut pas concerner qu'un seul grade, car si une
catégorie seulement du personnel était visée,
alors la somme aurait dû tourner, selon lui, autour de Rs
12 m.
Commentant l'attitude du ministère de la Santé,
Cassam Kurreeman a parlé de "boycottage de la profession
d'infirmiers". Le président de la Nurses Union
affirme que le ministère de tutelle n'apprécie pas
les quelques incentives mentionnés dans le rapport
en faveur de cette catégorie du personnel médical.
Il déplore le fait que le ministère de la Santé
n'ait pas consulté le Civil Service Affairs pour
soutenir les interprétations, qui selon lui, vont à
l'encontre des recommandations du rapport du HPC.
Dans une lettre envoyée au bureau du PM, une rencontre
avec le HPC est réclamée par la Nurses Union. Une
réponse favorable a été reçue et M.
Kurreeman espère que très prochainement, cette affaire
sera tirée au clair, et qu'il ne subsiste aucune ambiguïté.
Au cas contraire, des actions syndicales sont envisagées.
Obituaire
Pandit Mohunlall Mohith, 1902/2005:Une grande figure du mouvement
arya samajiste s'en est allée
C'est avec peine que nous avons appris, hier, le décès
du pandit Mohunlall Mohith, Il devait célébrer
le 22 du mois courant ses 103 ans.
Né le 22 septembre 1902 à L'Avenir, St Pierre, il
a été, pendant longtemps, président de l'Arya
Sabha (Mauritius) était, jusqu'à récemment,
le président d'honneur de cette organisation socio-religieuse
qui compte, de nos jours, quelque 300 branches à travers
l'île. En avril de l'année dernière, le Centre
Culturel Mauricien décidait de pérenniser son uvre
dans la construction de l'île Maurice moderne, sur lequel
nous reviendrons dans une prochaine édition, en lui consacrant
un documentaire sur support DVD en quatre langues - hindi, anglais,
français et créole. À tous ceux qui pleurent
sa disparition dont ses proches ainsi que les adhérents
du mouvement arya samajiste, Week-End présente ses
sincères condoléances.
La MCB Foundation récompense Vijayalutchmee Ersapah
Vijayalutchmee Ersapah, du collège QEC, classée
juste après les lauréats de la cuvée 2005,
a officiellement reçu la bourse de la Mauritius Commercial
Bank Foundation jeudi dernier, lors d'une cérémonie
en son honneur. Le document officiel lui a été remis
par le président de la MCB, M. Gérard Hardy, qui
a félicité la jeune fille pour son parcours exemplaire.
Cette bourse de la MCB, remise chaque année à l'élève
classé immédiatement après les lauréats
aux examens du Higher School Certificate dans la filière
économie, permettra à Vijayalutchmee Ersapah d'aller
étudier cette matière pendant trois ans à
l'université de Warwick, Coventry. À ce jour, 16
autres Mauriciens ont bénéficié de cette
bourse de la MCB Foundation (mise en place en 1989), qui
s'étale sur une durée de trois ans et couvre les
frais universitaires, le coût des livres et des matériels
ainsi que l'hébergement, le transport et les billets d'avion.
Lors de son allocution, le ministre de l'Éducation, M.
Dharam Gokhool, a salué cette initiative de la MCB qui
"ouvre des horizons et des perspectives à ces Mauriciens
qui se sont distingués et dont les aspirations ne se seraient
peut-être pas concrétisées". Le ministre
a ainsi souligné que la démarche de cette institution
bancaire cadre avec "l'une des priorités nationales
qui est le développement et la formation professionnels,
que cette dernière soit technique ou académique".
M. Gokhool a de même souhaité que d'autres organisations
non gouvernementales mettent en chantier des stratégies
similaires pour le développement professionnel "car
nous ne pouvons pas nous permettre de laisser inexploitées
et incultes nos ressources humaines", a-t-il déclaré.
Samedi prochain à Rose-Hill
Première célébration du World First Aid
Day
Samedi prochain sera célébrée au niveau international
le World Fist Aid Day, journée qui a pour objectif de mettre
l'accent sur le secourisme. La branche locale de la Croix Rouge
célébrera pour la première fois cette journée
mondiale par une série d'activités à Rose-Hill.
C'est à la requête de la Fédération
internationale de la Croix Rouge que la branche locale de cette
organisation va célébrer la journée mondiale
du secourisme. Cette manifestation qui aura lieu le samedi 10
septembre à Rose Hill commencera par une parade, continuera
par une conférence et se terminera par une exposition.
La parade précédée par l'orchestre de la
police et regroupant des représentants de toutes les associations
et organisations locales pratiquant le secourisme, partira de
la place Monseigneur Margéot pour se rendre au Plaza. Des
discours prononcés par des représentants du gouvernement
et de la Croix Rouge marqueront l'ouverture d'une conférence
sur le secourisme. Cette conférence sera marquée
par une simulation d'un accident "le plus réaliste
possible" dont le but est de faire voir des secouristes en
action. La manifestation se terminera par une exposition regroupant
trois thèmes: l'histoire de la Croix Rouge, le secourisme
à travers le monde et le secourisme en équipe. Cette
dernière partie de l'exposition sera présentée
par la branche réunionnaise de la Croix Rouge. La branche
locale de l'organisation humanitaire créée en 1863
compte environ 2000 membres regroupés dans cinq branches
géographiques: Port Louis, Rose Hill, Vacoas, Curepipe
et Rodrigues. Ces volontaires répondent présent
à chaque fois qu'ils sont sollicités, plus particulièrement
lors de grands rassemblements comme ceux du Maha Shivaratree et
du Père Laval, mais donnent aussi des cours de secourisme.
La branche locale de la Croix Rouge travaille actuellement sur
un plan de secours post catastrophe qui sera prochainement présenté
aux autorités locales.
Mauriciens à Durban
Campagne de promotion
La Mauritian Association, qui regroupe les Mauriciens vivant à
Durban, en Afrique du Sud, a commencé une campagne agressive
dans le but d'être plus efficace et plus apte à apporter
son aide aussi bien à ceux qui résident dans cette
ville que ceux qui y sont de passage.
D'ici peu, un site web sera mis en place pour permettre aux intéressés
de passer des annonces, mais sera principalement destiné
aux hommes d'affaires. Créé il y a plus de 10 ans,
la Mauritian Association espère augmenter d'ici peu le
nombre de ses adhérents et posséder ses propres
locaux. Elle pense également organiser plus de fonctions
et de rencontres dans l'avenir afin de rassembler aussi souvent
que possible la communauté mauricienne qui habite à
Durban. Si, à ce jour, l'association s'est contentée
principalement de certaines activités culturelles, elle
compte maintenant travailler avec les objectifs de promouvoir
le tourisme et apporter un support aux hommes d'affaires mauriciens
à Durban. Elle pense aussi dans un proche avenir assister
les Mauriciens qui voyagent entre Durban et Maurice, et faciliter
la tâche de ceux en quête d'un passeport mauricien.
Parmi d'autres mesures annoncées, la Mauritian Association
pense organiser des levées de fonds afin d'aider les personnes
âgées de la communauté mauricienne qui vivent
aux alentours de Durban.
Vendredi dernier à l'Ecole Hôtelière
Fund Raising réussi de la MCA
La Mauritius Chefs Association a organisé vendredi dernier
à l'Ecole Hôtelière un fund raising dinner
préparé par ses membres. 150 personnes ont participé
à cette manifestation dont le but est de permettre à
l'association de recueillir les fonds nécessaires pour
l'organisation de son concours culinaire annuel. Ce concours aura
lieu le 19 Octobre et la remise des prix le 20 qui est également
la journée internationale des Chefs. Un magazine souvenir
sera distribué gratuitement aux professionnels et aux étudiants
des écoles hôtelières de Maurice, de la Réunion
et des Seychelles.
Ganesh Chaturthi célébré le 8 septembre
La fête Ganesh Chaturthi sera célébrée
le jeudi 8 septembre. La Mauritius Marathi Mandali Federation
organise une manifestation au niveau national le mercredi 7 septembre,
au Shri Marathi Dharmic Sabha, Camp Bombaye, Vacoas.
La Maratha Force organise le Ganesh Chaturthi le 8 septembre,
au Bhageerat Ganga, à Pierrefonds. La Ganapathi Shankar
Gowree Kashinath Federation invite les Mauriciens à se
rendre en grand nombre à Grand-Bassin le jeudi 8 septembre
pour la cérémonie de Visarjan (immersion)
des statuettes de Ganesh. Selon le yogi Mahendranath Dookheet,
la fête Ganesh Chaturthi n'est pas seulement une fête
pour les marathis mais également pour tous les hindous.
Cette fête est organisée depuis 1996 par ce mouvement
et avait attiré 100 000 personnes l'année dernière,
à Grand-Bassin, selon le yogi Dookheet. Le mouvement a
fait une donation de 500 murthis de Ganesh, fait avec du
plâtre de Paris, à 500 sociétés hindoues.
Cette année, la célébration a été
placée sous le thème: unité, confiance, succès
et joie. Le yogi demande aux étudiants d'apporter un stylo
neuf pour être béni dans le cadre des examens de
fin d'année.
Le dieu Ganesh est considéré comme celui qui aplanit
les obstacles, l'épitome de la sagesse et le dieu de l'intelligence.
La statue de Ganesh en terre molle, dont la taille peut varier,
est transportée à la rivière ou au lac pour
la cérémonie d'immersion où les dévots
entonnent Ganapati Bappa Morya Pudsha Varsa Laoker Ya (O
seigneur, nous te saluons, reviens vite l'année prochaine).
Lancement du Comité Pierre de Coubertin
Le Ministre de la Jeunesse et des Sports, Sylvio Tang, procédera,
demain, au lancement officiel du Comité Mauricien Pierre
de Coubertin (CMPC). Il s'agit d'un comité dont l'objectif
principal est de propager auprès des jeunes l'esprit olympique
et l'approfondissement des valeurs prônées par le
baron Pierre de Coubertin, pédagogue et historien de renom,
mais surtout connu comme le père des Jeux Olympiques modernes.
Parmi d'autres objectifs qu'ils souhaitent atteindre, les membres
du CMPC ambitionnent également d'honorer et de récompenser
les athlètes, les personnalités, les organisations
ou les collectivités dont le comportement et l'activité
auront servi au mieux l'idéal olympique défini par
Pierre de Coubertin. À travers la mise en place de ce comité,
Maurice rejoint le Comité International Pierre de Coubertin,
basé en Allemagne, regroupant une quarantaine de pays qui
possèdent un Pierre de Coubertin National Committee.
| ||||||||||