s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 4 septembre 2005



Croissance automobile


Trafic routier: Les signes de saturation !


Autoroute


La fast lane du matin contestée


Reconversion des neuf high demand colleges


Le mode d'admission en 2007, la préoccupation principale


Hier matin, au Teachers'Centre


Réponse du tac au tac du ministre Dharam Gokhool à son prédécesseur:"Encore et toujours de l'arrogance et de l'intolérance…"


Depuis le 1er septembre


Transport gratuit: introduction sur fond de protestation


VIH & SIDA


Urgence VIH en consultation pour plaider auprès du gouvernement


Face à la poursuite des travaux


Vallée de Ferney: une chaîne humaine envisagée


Drogue


Danger d'overdose


Scholl foot care week


Accorder plus de soin aux pieds


Thème 2005 du pèlerinage père Laval


"La responsabilité des baptisés dans la mission de l'Eglise"


Cours de leadership social de l'EPSJ


"Un éclairage pour comprendre et approcher les autres"


SCAS Academy


Produire une génération de jeunes qualifiés, éduqués et cultivés


Syndicat de la santé


Nurses Union:"Nous sommes retournés à la case départ"


Obituaire


Pandit Mohunlall Mohith, 1902/2005:Une grande figure du mouvement arya samajiste s'en est allée



La MCB Foundation récompense Vijayalutchmee Ersapah


Samedi prochain à Rose-Hill


Première célébration du World First Aid Day


Mauriciens à Durban


Campagne de promotion


Vendredi dernier à l'Ecole Hôtelière


Fund Raising réussi de la MCA



Ganesh Chaturthi célébré le 8 septembre



Lancement du Comité Pierre de Coubertin


Croissance automobile


Trafic routier: Les signes de saturation !

Maurice a franchi un nouveau seuil la rapprochant un peu plus du point de saturation en matière de densité routière. La croissance presque incontrôlable du parc automobile au cours de ces dix dernières années, fait qu'à ce jour, le pays compte quelque 300 000 véhicules circulant sur nos routes, dont la longueur totale est - aussi paradoxale que cela puisse paraître - restée à 2 000 kilomètres en dix ans. Ce qui fait que l'île Maurice a fait déjà partie des pays confrontés à une densité routière surélevée, avec 85 véhicules pour chaque kilomètre de route. De plus, le cap de 100 véhicules pour 1 000 habitants a également été franchi. Le ratio est d'un véhicule (voiture ou véhicule utilitaire) pour 10 personnes (1: 10). En tenant en compte les motocyclettes, cyclomoteurs et les voitures ou véhicules utilitaires, un Mauricien sur quatre dispose d'un véhicule motorisé à Maurice. Ces statistiques viennent confirmer, par ailleurs, la dégradation de la circulation routière, particulièrement à Port-Louis. Car la dernière étude réalisée sur la congestion routière indique que près d'un tiers des 300 000 véhicules enregistrés à Maurice se rend ou transite à Port-Louis quotidiennement.

Les consultants du cabinet Luxeconsult (Mtius) Ltd, qui ont réalisé une énième étude sur la congestion routière l'année dernière, et ceux de Halcrow Fox, qui avaient soumis un rapport sur le mode alternatif de transport à Maurice, ne pouvaient jouer aux alarmistes en prédisant une situation chaotique en matière de trafic routier si des mesures urgentes n'étaient pas prises. Les statistiques routières du jour viennent en effet confirmer que le pays se rapproche chaque jour de la zone rouge, celle connue comme le point de saturation en terme de densité routière. L'accroissement du parc automobile fait qu'aujourd'hui le pays compte 85 véhicules pour chaque kilomètre de route en excluant les 130 000 motocyclettes ou cyclomoteurs recensés.

La flotte du pays au complet représente 300 000 véhicules, toutes catégories confondues. Selon les chiffres du Central Statistics Office (CSO), le nombre total de véhicules enregistrés durant le premier semestre est de 297 992. Les statisticiens confirment néanmoins que plus de 2 000 véhicules additionnels ont été enregistrés pendant les mois de juillet et d'août. À ce rythme, le nombre total de véhicules à la fin de l'année devrait tourner autour des 308 000 à 310 000. Ce qui représenterait une hausse 60%, soit près de 120 000 véhicules supplémentaires, en dix ans. Le parc automobile était chiffré à 190 867 en 1995.

Durant le premier semestre, 8 746 véhicules additionnels ont été mis sur les routes, dont 5 443 sont neufs, 2 569 des véhicules de seconde main importés et 734 réhabilités et réenregistrés. Pendant cette même période, 2 539 ont été retirés des routes. Ce qui explique une hausse de 6 571 à juin 2005, par rapport à décembre 2004.

La croissance des voitures et véhicules utilitaires est plus significative par rapport aux autres types de véhicules. Le nombre de véhicules est passé de 118 009 à décembre 2004 à 122 063 à juin 2005, alors que pour les "deux roues", le taux d'augmentation est resté presque le même comparativement aux années précédentes, variant entre 1,4% et 1,5%. Cette catégorie de véhicules représente 44% du parc automobile, contre 40% pour les véhicules de maître.

Au vu de l'évolution démographique et la croissance économique, les experts indiquent ainsi que Maurice devrait atteindre le seuil de saturation beaucoup plus tôt que prévu. La situation serait déjà alarmante en terme de densité routière et la quantité de véhicules sur nos routes par rapport à la population. Ils prédisent un scénario catastrophe d'ici 2015 en se basant sur la tendance notée durant ces vingt dernières années. En effet, le pays enregistre 100 000 véhicules additionnels chaque dix ans. De 1985 à 2005, le nombre de véhicules a triplé, passant de 100 000 à plus de 300 000. Parallèlement, le réseau routier n'a pas connu l'expansion espérée.

Pertes de Rs 1,2 milliard par an

Les répercussions sur le trafic routier seront encore plus désastreuses si l'on tient compte de la tendance prononcée pour l'utilisation de la voiture particulière et l'incapacité des gouvernants de mettre en avant un mode alternatif de transport. L'industrie du transport public accuse en moyenne une baisse de 4% chaque année dans le nombre d'usagers du transport en commun. Cela n'étonne guère que la flotte de cette industrie est restée presque statique et vieillissante. En dix ans, cette industrie n'a enregistré que 131 véhicules supplémentaires, passant de 2 362 à 2 493. Soit une moyenne de 13 autobus par an.

L'épineux problème de congestion routière à Port-Louis pourrait, selon les experts, devenir insurmontable, avec la tendance des politiques de favoriser plutôt des mesures palliatives que concrètes. Les derniers chiffres révélés dans l'Origin-Destination Survey de Luxeconsult (Mtius) confortent la vision chaotique du trafic à Port-Louis dans cinq ans. Les 92 000 véhicules passant par Port-Louis ou qui pénètrent la capitale chaque jour représentent presqu'un tiers du nombre total de véhicules à Maurice.

Le gouvernement actuel, qui avait annoncé qu'il fera de la congestion routière sa priorité, a annoncé des mesures, vendredi: ouverture de l'autopont à la troisième voie le matin, synchronisation des feux de signalisation et mise en opération de la gare de Coromandel (voir plus loin). Du déjà entendu, dirions-nous, pour ne pas dire du réchauffé. Les mesures à compte-gouttes de l'ancien gouvernement ou d'Anil Baichoo, ancien ministre des Infrastructures publiques et du Transport, aujourd'hui ministre de l'Environnement, n'ont engendré que des résultats éphémères, des gaspillages de ressources et des pertes de temps et d'argent. De plus, le pays perd chaque année plus de Rs 1 milliard à cause de la congestion routière. Il est à se demander si la recherche d'une circulation fluide relèverait plus du mythe que de la réalité. Ou serait-ce une question de décision politique et de volonté ?



Facts and figures

61 cas accidents par jour

Le nombre d'accidents de la route a enregistré une hausse de 4% durant le premier semestre de cette année comparativement à celui de 2004. Il est passé de 10 580 à 11 007, dont 9 959 cas n'ont fait aucun blessé. Une moyenne de 61 cas accidents est rapportée quotidiennement. Le nombre total de véhicules impliqués dans des accidents est de 21 415. Ils sont en moyenne 118 à être concernés dans des cas d'accidents par jour. Par contre, le nombre de morts sur nos routes a baissé par rapport à l'année dernière: 56 contre 72.

Les cyclistes et motocyclistes plus vulnérables

Les motocyclistes et cyclistes représentent le plus de grand nombre de victimes blessés dans des accidents de la route. Cette tendance a été maintenue durant ce premier semestre avec un total de 408 blessés, dont 92 cyclistes. Par contre, le nombre de piétons victimes d'accidents a baissé, passant de 359 à 295 par rapport à l'année dernière. Dans la catégorie des véhicules, les voitures sont celles qui sont le plus souvent impliquées dans des accidents avec des blessés.

88 cas de hit and run en 6 mois

Le nombre de cas de hit and run est également à la hausse, passant de 64 durant le premier semestre de 2004 à 88 cette année. Ce délit est plus fréquent dans des cas ou deux véhicules sont impliqués dans un accident. 47 cas de ce genre ont été recensés de janvier à juin de cette année. Par ailleurs, 39 piétons été victimes de hit and run. Les autobus et mini vans sont également impliqués de façon régulière dans des accidents avec des blessés. De janvier à juin de cette année, 110 autobus, 210 mini vans et 51 camions ont fait des blessés dans des cas d'accident.

Les véhicules neufs ont la cote

Les voitures et véhicules utilitaires neufs ont repris du poil de la bête sur le marché automobile depuis le début de l'année. Après s'être contentés de moins de 50% des parts du marché au cours de ces quatre dernières années avec l'entrée des véhicules d'occasion - reconditioned vehicles -, les concessionnaires des véhicules neufs ont remonté la pente en s'appropriant 51% des ventes contre 49% pour les voitures d'occasion importées. L'année dernière, les voitures d'occasion importées occupaient 58% du marché contre 42% pour les véhicules neufs. La demande pour les véhicules utilitaires neufs a connu une hausse de 20% par rapport à l'année dernière - 554 contre 662. Celle pour les voitures d'occasion a connu une baisse de 30%, le nombre de voitures vendues étant passé de 2 971 à 2 099, en comparant les chiffres du premier semestre de 2004 à celui de 2005.


Décongestion routière-Premières mesures du GM

Le ministère des Infrastructures publiques et du Transport compte mettre en application trois nouvelles mesures figurant dans ses projets à court terme pour combattre le problème de congestion routière à Port-Louis. Le conseil des ministres a donné son aval pour que ces nouvelles mesures soient effectives à partir de ce mois. Comme annoncé dans ces mêmes colonnes, une nouvelle gare, située dans la zone industrielle de Coromandel, sera opérationnelle bientôt.

Ce projet vise à réduire le nombre d'autobus se dirigeant vers Port-Louis aux heures de pointe. Les arrêts des autobus entre Grande Rivière Nord-Ouest et à la gare Victoria étant considérés comme une source de ralentissement de la circulation, les autorités estiment que cette nouvelle gare devrait éviter une cinquantaine d'autobus de faire ce trajet aux heures de pointe. Les feux de signalisation à hauteur de la zone industrielle de Coromandel sont déjà opérationnels, alors que les travaux pour l'aménagement des toilettes publiques sont en cours.

Du côté de l'autoroute de Pailles, les autorités routières envisagent d'orienter le trafic sur la troisième voie le matin vers l'autopont donnant accès à Belle Village, et aussi la possibilité de rallier la rue Mgr Leen pour entrer à l'intérieur de Port-Louis. Elles envisagent également de mettre en place un nouveau plan en vue d'assurer une meilleure synchronisation des feux de signalisation aux principales entrées de Port-Louis.


Autoroute


La fast lane du matin contestée

La fast lane autorisée par la police chaque matin sur l'autoroute à partir de Montagne Ory jusqu'à Bell Village en vue de décongestionner l'entrée dans la capitale est contestée devant le tribunal de Moka. Me Siv Pottaya, qui défend un usager de la route dans une affaire d'accident, a présenté une motion estimant que cette disposition prise par la police n'est pas légale vu que les règlements relatifs n'ont jamais fait l'objet de publication dans la Gazette du Gouvernement. La magistrate Mme Sarita Bissoonauth a fixé au 26 septembre les débats sur cette motion de la défense.

Les faits sont les suivants: le 1er octobre 2002, Nicolas Harel est au volant de sa voiture qui remonte l'autoroute de Port-Louis vers Réduit. Il est 7h40 du matin. La voiture se trouve dans la voie rapide en direction de Montagne Ory. Tout à coup, le conducteur se trouve en face d'un camion de la police se dirigeant en sens inverse. Pris de court, le chauffeur est dans l'incapacité d'engager la moindre manœuvre et sa voiture heurte de plein fouet le véhicule de la force policière.

Procès verbal est dressé contre Nicolas Harel pour "driving without due care and attention". La décision de le traduire devant le tribunal de Moka est entérinée. À l'appel de l'affaire, vendredi matin, l'avocat de la défense se met à contre-interroger les principaux témoins de la poursuite. Les officiers de police assignés dans le box des témoins soutiennent que cette décision de transformer la troisième voie de l'autoroute vers Réduit en fast lane vers Port-Louis aux heures de pointe le matin n'a fait l'objet que d'un simple communiqué dans la presse et à la radio.

Me Pottaya s'appesantit sur l'aspect illégal de cette décision vu qu'aucun règlement officiel n'a été publié dans la Gazette du Gouvernement. Devant l'absence de confirmation de cet élement d'information, l'avocat dépose une motion contestant la légalité de la pratique de la fast lane vers Port-Louis chaque matin et l'annulation du procès contre Nicolas Harel suite à l'accident de la route du 2 octobre 2002. Le ruling de la magistrate, Bissoonauth prévu pour après le 26 septembre, aura des répercussions sur la gestion du trafic à ce point névralgique de l'entrée sud de la capitale.

Au cours de la semaine-Convoi spécial pour le compte du CEB

Des dispositions spéciales ont été prises pour le trafic routier dans la nuit pour les cinq jours à venir sur le trajet entre le Quai D et la centrale thermique de Saint-Louis. En effet, la Mechanical Transport Co. Ltd. s'est vu confier la mission de transporter trois moteurs de 250 tonnes chacun et trois générateurs de 55 tonnes l'unité. Les spécialistes de la route s'accordent à dire que cette opération constitue une véritable première vu le poids des équipements attendus au port ce week-end.

Ainsi, pour les besoins de ce convoi spécial, la compagnie a dû louer un équipement spécifique avec un payload de 312 tonnes d'une firme de Dubayy. L'équipement est arrivé à Maurice depuis la mi-août et devra retourner à Dubayy une fois les opérations terminées. La circulation sera déviée dans cette partie de la capitale à partir de 22h, et ce jusqu'à 3h le lendemain matin, à partir du lundi 5 septembre. Cet exercice sera répété chaque soir jusqu'à vendredi prochain.

En prélude, la circulation sera déviée ce week-end à la rue Brabant à hauteur de la rue Odette Ernest en raison des travaux de démantèlement du footbridge pour permettre aux moteurs du CEB de traverser. Le footbridge sera remis en place le prochain week-end. Sur le trajet du Quai D - rond-point du Quai D - Place d'Armes - rue John Kennedy - rue Lord Kitchener - rue Souillac - Rue Brabant - Old Moka Road - centrale thermique Saint-Louis, des panneaux de signalisation temporaires seront installés pour faciliter les chauffeurs au sujet des déviations. La police demande aux automobilistes et autres usagers de suivre les directives des policiers sur la route.


Reconversion des neuf high demand colleges


Le mode d'admission en 2007, la préoccupation principale

La décision du conseil des ministres, la semaine dernière, de permettre à sept collèges de Form VI d'accueillir des étudiants de la Form I à partir de 2006 semble plaire à plusieurs partenaires gouvernementaux. Toutefois, suite au choix de redonner, dès 2007, leur statut de Form I to VI colleges à neuf autres institutions - décrites comme les collèges d'État les plus cotés -, le mode d'admission pour départager les meilleurs élèves du CPE, sans revenir au Rat Race, demeure la préoccupation principale de ceux concernés.

Le Père Hervé de St Pern, directeur du Bureau d'Éducation Catholique (BEC), estime que "cette option du ministre Gokhool permet de continuer avec le grading et la régionalisation. Et la décision gouvernementale se tient et se comprend, surtout pour l'année prochaine, où seulement sept autres collèges d'État accueilleront les élèves en Form I". Selon le Père de St Pern, "la difficulté va surgir à la reconversion des neuf high demand colleges en Form I to VI colleges". Le mode d'admission devrait être longuement et efficacement étudié, souligne le directeur du BEC car cela entraînera une compétition plus vive et plus forte. "Il faut bien dire et reconnaître que le fait d'avoir institué des Form VI colleges était une nécessité visant à apporter des réformes dans le primaire et enlever le ranking par lequel tout le système était bloqué", ajoute Hervé de St Pern. Pour le directeur du BEC, la décision à prendre autour du mode d'admission en Form I en 2007 dépendra de la manière de faire du gouvernement. "Je pense qu'on doit d'abord tenir compte des enfants et ne pas faire de compartimentage à travers la compétition. La compétition, ce n'est pas le summum de l'éducation", déclare-t-il.

Le président de la Government Hindi Teachers' Union (GHTU), Suttyhudeo Tengur, a, lui, expédié un courrier aux parlementaires, demandant au gouvernement de respecter ses promesses électorales, concernant notamment la reconversion des Form VI colleges en Form I to VI colleges. Il dit noter "une certaine valse d'hésitation de la part du ministre de l'Éducation", par rapport au neuf high demand colleges et estime que "sans vouloir bousculer le critère légal et tout en respectant les règlements du MES, le gouvernement pourrait sans problème reconvertir les 17 collèges décrétés F VI Colleges par l'ancien gouvernement". La GHTU estime que cette promesse électorale a créé de fortes attentes parmi la population et qu'il serait logique que le gouvernement aille de l'avant dans les plus brefs délais dans son application. Pour M. Tengur, les neuf high demand colleges, à savoir les deux Collèges Royal, le QEC, le John Kennedy College, le MGI (Moka) et les SSS Maurice Curé, Droopnath Ramphul,Sookdeo Bissoondoyal et Gaëtan Raynal, ne doivent pas faire figure d'obstacle. "Au ministère, on semble oublier qu'il y a d'autres collèges, soit les SSS Camp-de-Masque, Piton, Sir Raman Osman, Bon Accueil, Guy Rozemont, Rivière-des-Anguilles et Colline Monneron, qui ont été décrétés Form VI colleges, et qui seront reconvertis dans le sillage de la politique du nouveau régime. Ce qui fait qu'il y aura un total de 17 Form VI colleges qui redeviendront des Form I to VI colleges", écrit-il.

Ainsi, le syndicaliste estime qu'"en laissant ces collèges opérer dans leurs régions respectives, le gouvernement n'aura pas à bousculer la régionalisation et évitera la tyranny of distance". Il ajoute que "ce sera une véritable démocratisation de l'éducation" et que "les futures élites rurales ne devront pas se déplacer pour se retrouver dans l'un des Star Colleges, comme ce fut le cas dans le passé". Pour le président de la GHTU, le système de grading continuera d'exister et la présence de ces 17 collèges sur les listes régionales permettra aux parents d'opter pour ces institutions en premier choix. Et M. Tengur pense qu'"avec le grading qui se limite à des performances bien définies dans un système de pointage, le gouvernement devra mettre en place un système pour départager les gifted and talented children". Dans cette optique, selon M. Tengur, le seul indicateur demeure le nombre de points recueillis par l'enfant. Il propose "une indication du nombre de points à côté du grading qui permettra de faire une liste sélective de ceux pouvant être admis dans l'une de ces 16 institutions en fonction de leur lieu de résidence". Le syndicaliste avance que cela amènera une certaine forme de compétition plus saine aussi bien qu'une reconnaissance de l'effort et des qualités des enfants.

Quant au président de la Government Urdu Teachers' Union (GUTU), Haniff Peerun, il estime que la décision du gouvernement "va selon les aspirations du peuple mauricien". Il rappelle que le GUTU avait fait objection à la formule de l'ancien ministre de l'Éducation et estime que la reconversion des sept Form VI colleges en Form I to VI colleges est dans l'intérêt des enfants. "Nous sommes tout à fait pour cette décision du ministre Gokhool, et nous le soutenons dans sa démarche car nous estimons que le nouveau ministre est en train de définir le projet éducatif dans la bonne voie". Concernant la reconversion des neuf high demand colleges, M. Peerun déclare qu'"il faut donner la chance à ceux qui sont doués de pouvoir se démarquer des autres et que la décision à prendre par rapport au mode d'admission serait de prendre en considération le cas de ces enfants en premier lieu".


Hier matin, au Teachers'Centre


Réponse du tac au tac du ministre Dharam Gokhool à son prédécesseur:"Encore et toujours de l'arrogance et de l'intolérance…"

Répondant du tac au tac, hier matin, à son prédécesseur qu'il n'a, néanmoins, pas nommé, le ministre de l'Education, M. Dharam Gokhool a accusé ce dernier de "poursuivre sur la voie de l'arrogance et de l'intolérance".

"Alors que je ne suis à ce ministère que depuis deux mois, peut-on, réellement, porter un jugement sur ce que j'entends entreprendre et déclarer que je koz nimport ?", a, notamment, déclaré M. Gokhool qui intervenait au Teachers Club à Quatre-Bornes à l'occasion de la célébration des 60 ans de la Government Teachers'Union (GTU).

Le ministre de l'Education devait même s'interroger, en substance, sur… le manque d'Education de son contradicteur en employant une telle formule à son égard. Alors que, selon lui, le problème majeur avec son prédécesseur était sa politique de "portes fermées" et ses "relations conflictuelles" avec les syndicats, Dharam Gokhool devait soutenir qu'il entend, lui, en revanche, accorder une oreille attentive aux préoccupations du corps professoral.

Il devait, ainsi, évoquer la mise en place d'un système de communication avec les syndicats à son ministère. Reprenant quelques-uns des points soulevés, précédemment, par le président de la GTU, le ministre a laissé entendre que la formation demeurait l'une de ses priorités.

C'est ainsi qu'il a, notamment, annoncé qu'il a déjà demandé aux responsables du Mauritius Instituute of Education (MIE) de faire des propositions quant à la question de cours menant à des diplômes de Bachelor in Education (B. ed). M. Gokhool devait, par ailleurs, réaffirmer que la révision des programmes d'études tant du primaire que du secondaire demeurait une composante prioritaire dans le cadre de son projet de réforme.

"Le travail sur cette question a déjà démarré en vue d'un débat national". Il devait préciser que, parallèlement à une révision complète, il a été demandé à ses techniciens d'apporter des améliorations au programme d'études primaires existant en vue de changements dès la rentrée scolaire de janvier 2006.

Sous ce même rapport, le ministre de l'Education a été critique quant à la manière dont le programme d'initiation à l'informatique au primaire a été, sous l'ancienne administration, traité. Selon lui, un sujet "aussi passionnant" que devrait l'être l'ICT "aurait été transmis de manière telle qu'il n'aura été que traumatisant" pour les jeunes élèves. M. Gokhool a, sous le même chapitre, laissé entendre qu'il a eu des discussions avec le haut commissaire indien en vue de concevoir un nouveau départ pour ce sujet au cycle primaire.

"Le professorat est une noble profession. Les instituteurs sont perçus par les élèves comme des role models", a encore dit le ministre qui n'a pas manqué de rappeler qu'il est, lui-même, enseignant de formation, et, qu'à ce titre, il est familier avec le monde de l'Education "sans prétendre être un expert".

Dharam Gokhool devait aussi annoncer l'introduction d'autres "petites initiatives" dès la nouvelle rentrée scolaire. Il a, à cet effet, par exemple, rappelé l'impact que peut avoir l'Assemblée matinale "à un moment où la société est en crise". Le ministre a réitéré que son objectif final est d'atteindre l'excellence en matière éducative en vue de soutenir les exigences nationales de développement.

Cette célébration des 60 ans de la GTU s'est déroulée en présence, notamment, du Senior Chief Executive à l'Education, M. Ruhee ainsi que d'autres dirigeants syndicaux dont MM. Cassam Kurreeman (Mauritius Labour Congress), Tulsiraj Benydin (Fédération des Syndicats du Service Civil) de même que des responsables d'autres syndicats de l'Education primaire, à savoir, MM. Suttyedeo Tengur (Government Hindi Teachers Union), Gilbert Ducasse (Union of Primary School Teachers) et Aniff Peerun (Government Urdu Teachers Union).

Cet anniversaire a été l'occasion d'un hommage aux pères fondateurs de la GTU dont MM. Auguste Volaire et André Bazerque. Dans la même perspective, le Teachers Centre a été rebaptisé Louis Eugène Fabien Teachers'Centre en mémoire d'un ancien Deputy Head Teacher décédé il y a quelques années et ayant, longtemps, été associé au combat de la GTU.

Cette décision n'a, semble-t-il, pas plu au Groupe Challenger mené par M. Ashik Junglee, ancien allié de M. Seegum qui a manifesté, hier matin, à l'entrée du centre en compagnie de quelques membres de son groupe contre la "trahison" de l'actuel président de la GTU. Selon M. Junglee, il aurait été mieux inspiré de nommer le centre en mémoire d'autres anciens lutteurs "plus méritants" tels MM. Bazerque, Vollaire, Pappaya Naidu ou Somduth Buchhory plutôt qu'en l'honneur de M. Fabien, "un ancien proche de M. Seegum".-


Depuis le 1er septembre


Transport gratuit: introduction sur fond de protestation

L'introduction du transport gratuit pour les élèves et étudiants mercredi dernier a été marquée par un mouvement de protestation des opérateurs de school buses ponctué par des manifestations devant l'hôtel du gouvernement et de menaces de grèves de la faim. Les opérateurs de ces minis vans rencontreront le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques et du Transport, Rashid Beebeejaun, ce mercredi pour exposer l'impact de cette mesure sur leurs activités de transport scolaire. Dans le contexte général, cette mesure gouvernementale a été accueillie positivement dans le milieu estudiantin. Du côté du gouvernement et des opérateurs, on affiche également la satisfaction tout en insistant que le système en place devrait s'améliorer avec le temps.

Après les personnes âgées et les handicapés, c'était au tour des étudiants de bénéficier d'un accès gratuit aux transports publics cette semaine. Comme annoncé le mois dernier par le Premier ministre, Navin Ramgoolam, cette mesure a été étendue aux étudiants du cycle primaire, secondaire et tertiaire dès le premier jour de ce mois. Ils étaient en effet plus nombreux que d'habitude à se rendre sur les arrêts d'autobus et sur les gares routières pour prendre le bus mercredi matin. "C'est une mesure positive qui nous évite le souci de trouver de l'argent pour le transport et surtout pour nos parents", déclare une élève du BBS à sa descente d'un autobus de l'UBS mercredi matin.

Pour sa part, le président de la Bus Owners Association, Viraj Nunllal, soutient que le système devrait fonctionner sans aucun problème à partir de cette semaine, d'autant que, ajoute-t-il, les "student pass" seront délivrées cette semaine. "Il est vrai qu'il y a eu des petits problèmes dès les premiers jours, mais en général les choses se sont déroulées correctement. Nous avons rectifié là où il le fallait pour que tous les étudiants puissent voyager. Maintenant qu'ils seront munis de leur "pass", je ne pense pas qu'il y aura de problème. D'ailleurs nous les laissons voyager librement. Nous resterons flexibles tout en étant vigilants", a-t-il soutenu.

Si cette mesure a été accueillie positivement, par contre les opérateurs de "school buses" sont montés au créneau cette semaine pour dénoncer leur mise à l'écart dans ce projet gouvernemental. Ils ont manifesté devant le Bureau du Premier ministre mardi et devant l'hôtel du gouvernement vendredi pour faire entendre leur voix. "Nou espére ki Conseil minis pran enn decisyon lors nou situation. Si ziska tanto pas naryen nou pou comans lagrev la faim", avaient-ils lancé à la mi-journée vendredi.

Finalement, c'est à 15h, le même jour, qu'un haut gradé de la police leur a transmis un message leur faisant comprendre que le ministre Beebeejaun était disposé à les rencontrer à 16h ce mercredi. "Nou remercions le ministre de nous avoir évité d'aller vers une grève de la faim", déclare le porte parole du Komité Bis Lekol, organisation au sein de laquelle les opérateurs se sont regroupés, "tout ce que nous souhaitons c'est de trouver une solution en accord avec le gouvernement. Nous souhaitons que le gouvernement comprenne à quel point cette mesure nous affecte et qu'il vienne avec une solution pour que nous puissions continuer à nourrir nos familles."

Les opérateurs de "school buses" s'appuient sur le fait que depuis l'annonce de cette mesure, les parents des étudiants qu'ils transportaient leur ont fait comprendre qu'ils se tourneront désormais vers le transport public. "Nous compran zot dans enn sens parce ki de lot koté zot pé gagne transport gratis. Beaucoup opérateurs pé gagne problem. 40 à 60% nou bann passager étudiants fine quitte nou. Dans enn cas à Chemin Grenier, ene opérateurs fine perdi les 40 élèves qui li ti pé amène à Rose-Hill avek ene tarif Rs 5 pli cher ki payé dans bis. Nou confiants ki gouvernement pou compran nou problem", a-t-il déclaré.


VIH & SIDA


Urgence VIH en consultation pour plaider auprès du gouvernement

Les travailleurs sociaux et spécialistes engagés dans la lutte contre la toxicomanie et le VIH travailleront prochainement sur un document commun. Il sera utilisé pour convaincre les autorités de la mise sur pied urgente de programmes de réduction des risques, pour ralentir la propagation rapide du VIH & SIDA au sein de la population, plus particulièrement auprès des usagers de drogues injectables. Des rencontres avec les représentants du gouvernement seront par la suite prévues.

Les membres de Urgence VIH se réuniront prochainement à cet effet pour mettre leurs idées sur papier. Ce collectif comprend des travailleurs sociaux de différentes organisations, Centre de Solidarité, Centre Idrice Goomany, Centre d'Accueil de Terre Rouge, PILS, Groupe A de Cassis, entre autres. Les représentants de ces différents organismes se sont réunis durant la semaine écoulée pour un état des lieux et pour définir la stratégie à adopter suivant le changement de régime. Si le précédent gouvernement avait suivi de près la situation et avait commandé quelques études, il s'agit maintenant d'amener les dirigeants à reprendre les dossiers en fonction des besoins ressentis. L'introduction des mesures visant la réduction des risques auprès des usagers de drogues par voie intraveineuse reste délicate en fonction des tabous et incompréhensions contre lesquelles elles risquent de buter. Ces mesures, si calquées sur les stratégies appliquées ailleurs, comprennent des programmes d'échange de matériel d'injection, de substances pour la stérilisation des seringues, entre autres. À souligner que ces pratiques se font dans un cadre précis où les toxicomanes bénéficient d'un encadrement psychologique et médical. Dans ce processus, à travers le contact établi, ils sont encouragés vers le traitement. À ce niveau, des médicaments plus efficaces sont toujours réclamés, dont le Subutex et éventuellement de la Méthadone. Le gouvernement a annoncé que la question sera étudiée.

Entre-temps, à travers le partage de matériel d'injection entre usagers de drogues, le VIH continue à infecter de plus en plus de personnes. 58 des 69 nouveaux cas de contamination détectés en juillet sont liés à la drogue. Plusieurs de ces personnes ont été testées à travers les programmes de dépistage lancés par le Aids Secrétariat. De son côté, le Centre Goomany aussi a commencé un Outreach Program avec pour objectif d'aller à la rencontre des toxicomanes pour la dissémination d'informations. En juin des 62 tests réalisés au jardin de la Plaine Verte dans le cadre de ce programme, 19 personnes ont été trouvées positives. Les résultats définitifs pour la campagne menée à la fin d'août à Vallée Pitot sont toujours attendus. Selon Imram Dhannoo, président du Centre, bien qu'ils soient au courant des dangers auxquels ils s'exposent, plusieurs toxicomanes éprouvent du mal à se protéger. Le centre reste en communication avec une soixantaine d'usagers de drogues trouvés positifs, 18 de ces derniers ayant accepté d'intégrer le programme de réhabilitation. Ces faits rappellent l'urgence d'un travail mieux adapté dans un contexte où le nombre d'usagers de drogue est estimé à 20 000.


Face à la poursuite des travaux


Vallée de Ferney: une chaîne humaine envisagée

L'aménagement de l'autoroute du sud-est se poursuit à 99% selon le tracé initial, y compris sur le tronçon passant à travers la Vallée de Ferney. C'est la certitude acquise cette semaine par Nature Watch et la Mahebourg Citizens Welfare Organisation (MCWO), suite à une rencontre avec le Secretary for Home Affairs, Suresh Seebaluck. Face à ce qui est considéré comme une "trahison" par rapport aux assurances données il y a un mois par le Premier ministre, Nature Watch a décidé de réactiver sa demande d'injonction pour l'arrêt des travaux, demande qui sera prise le 6 septembre par la juge Matadeen. Alors que la MCWO parle de la constitution d'une chaîne humaine face aux bulldozers.

Dimanche dernier, nous faisions état dans ces colonnes de la poursuite des travaux d'aménagement de l'autoroute du sud-est, travaux qui ont quasiment atteint l'entrée et la sortie de la Vallée de Ferney. Une constatation qui a stupéfié et révolté les membres de l'association Nature Watch, qui avaient dissous le Front Commun initialement mis sur pied pour lutter contre la destruction de la flore unique de cette vallée, forts de l'assurance qui leur avait été personnellement donnée par le Premier ministre le 28 juillet dernier. À l'effet qu'une alternative serait trouvée pour épargner la Vallée de Ferney.

Ayant exprimé le sentiment que le gouvernement était en train de les mener en bateau sur cette question, les membres de Nature Watch furent convoqués à une nouvelle réunion au bureau du Premier ministre mercredi dernier, 31 août. Or, ils ne furent pas cette fois reçus par Navin Ramgoolam, mais par le président du comité mis sur pied sur cette question, Suresh Seebaluck (Secretary for Home Affairs).

De cette réunion, les membres de Nature Watch, comme ceux de la Mahebourg Citizens Welfare Organisation, ressortent non avec des assurances renouvelées à l'effet que la Vallée de Ferney ne sera pas touchée, mais avec la conviction qu'au contraire, les travaux vont bel et bien se poursuivre, à 99%, selon le tracé initial. Une fois de plus, c'est l'importance de la compensation à être versée au contracteur chinois Beijing Chang Cheng Construction Corporation en cas d'arrêt des travaux qui est mise en avant pour justifier la décision d'aller de l'avant. Avec toutefois l'assurance que "toutes les précautions nécessaires seront prises pour minimiser l'impact sur la forêt".

Réunions de conscientisation dans le sud-est

Face à cette situation, Nature Watch est donc plus que jamais décidée à aller de l'avant avec la réactivation de sa demande d'injonction pour l'arrêt des travaux. Cette demande, qui avait été initialement logée en mai dernier, puis laissée en suspens au vu des développements jugés positifs dans l'attitude du gouvernement, a donc été logée de nouveau en début de semaine par les avocats de l'association écologiste. L'affaire devrait être prise le mardi 6 septembre par la juge Nalini Matadeen.

De son côté, la MCWO ne compte pas rester les bras croisés. Son président, George Ah Yan, parle même de l'éventualité de constituer une chaîne humaine pour faire échec aux bulldozers. Dans l'immédiat, il compte initier une série de meetings de conscientisation à travers la région sud-est qui, selon cette association, sera non pas bénéficiaire mais victime de ce développement. La MCWO est en effet d'avis que le tracé actuel, non content de représenter une catastrophe écologique, constitue aussi une catastrophe sociale pour les habitants de la région, qui s'en retrouveront encore plus marginalisés. Alors que les deux tracés alternatifs proposés par cette association, se rapprochant de l'actuelle route côtière, auraient eu pour double avantage de sauver la forêt de la Vallée de Ferney et de désenclaver les villages du sud-est.

Mais est-il encore temps alors que, de l'aveu même des autorités, les travaux d'aménagement devraient entrer dans la vallée d'ici deux semaines ? Début de réponse en cour dans deux jours…


Drogue


Danger d'overdose

Le taux de pureté élevé de l'héroïne actuellement disponible sur le marché soulève des craintes chez les travailleurs sociaux. Jusque récemment, les produits disponibles n'étaient purs qu'à 20%. Depuis peu, explique Imran Dhannoo, la pureté s'élève à 70%. Dans un tel cas, si les toxicomanes s'injectent les mêmes doses que de par le passé, les risques d'overdose s'en retrouvent considérablement élevés. D'où la mise en garde lancée par le Centre Goomany. En effet, une hausse dans la quantité de drogue injectée dans l'organisme peut avoir des conséquences graves, l'overdose se manifestant souvent à travers des œdèmes pulmonaires qui s'apparentent à l'asphyxie. Cette situation, estime Imran Dhannoo, est liée au fait que des pays producteurs, dont l'Afghanistan, s'attellent en ce moment à se débarrasser rapidement de leurs stocks compte tenu des pressions internationales exercées. Les récentes saisies policières ont d'ailleurs confirmé de la qualité supérieure de drogues désormais acheminées vers Maurice.


Scholl foot care week


Accorder plus de soin aux pieds

Unicorn Trading, représentant exclusif de la marque Scholl, organise depuis le début de la semaine une Scholl foot care week. Pendant la durée de cette campagne de prévention, une podologue, a mis à la disposition du public, ses services et conseils, afin d'aider les gens à prendre conscience de l'importance de bien traiter ces parties du corps souvent négligées, voire, complètement ignorées.

Nos pieds, nous les cachons presque toujours dans nos souliers, et pour cause, nous ne leur prodiguons pas les soins nécessaires. Ils sont souvent mal entretenus, ou présentent de mauvaises odeurs, et nous sommes nombreux à avoir honte de nos petons. Pourtant, il existe sur le marché, tout une gamme de produits adaptés pour nous aider à prendre soin des petits problèmes que peuvent occasionner les pieds. De plus, un autre problème se pose, il n'existe pas de podologue à Maurice. Depuis peu, Cécile Renard offre une consultation quand elle y est de passage. Outre les services de cette podologue, dont le cabinet se trouve en Namibie, il n'y a personne d'autre à Maurice qui se spécialise dans la podologie.

La podologie est le terme médical utilisé pour la santé des pieds. Elle englobe notamment les soins, mais également les problèmes externes aussi courants que les cors, ou encore, les ongles incarnés. La podologie, c'est aussi le problème de pieds plats, ou encore d'inégalité de jambes. Le diabète apporte souvent des problèmes liés aux pieds, dont, dans certains cas extrêmes, l'amputation au niveau des genoux est requise. En effet, une personne ayant le diabète risque de voir s'infecter une plaie, jusqu'à avoir une gangrène alors qu'elle ne ressent aucune douleur. Elle doit dans ce cas précis, surveiller de très près ses pieds et se faire suivre par un médecin, car la moindre blessure peut lui être fatale. L'absence de podologues permanents à Maurice pose d'autant plus problème, étant donné le nombre énorme de personnes concernées par le diabète.

"Les gens n'accordent pas l'importance voulue à leurs pieds, tout simplement parce qu'ils ne les voient pas", explique Cécile Renard. Selon la podologue, si les pieds devaient être toujours exposés comme d'autres parties du corps, il est certain qu'ils auraient reçu un meilleur traitement. Elle souligne également que ce n'est souvent que quand les pieds commencent à faire mal, que les gens décident de consulter, alors que la prévention est tout bonnement mise de côté. Par contre, elle fait ressortir que de plus en plus de personnes, maintenant, emmènent leurs enfants pour une consultation dès qu'un problème quelconque est constaté. Un de ces problèmes est notamment les pieds tordus, qui peuvent être vus alors que l'enfant court ou marche, ou encore les pieds en arc.

Lors des consultations qui se sont déroulées pendant la Scholl foot care week, Cécile Renard, affirme que la majorité des gens qui ont eu recours à ses services, sont ceux qui ont déjà un problème aux pieds. Personne ne s'y est intéressé, au moins par curiosité. Dans bien des cas, elle explique qu'il s'agissait plutôt d'un problème de rhumatisme ou encore d'ordre dermatologique. La podologue conseille de bien hydrater les pieds avec l'aide d'une crème adaptée: "Cela devrait être automatique d'appliquer une crème hydratante sur les pieds car la crème est quotidiennement utilisée sur d'autres parties du corps". Il est conseillé d'adopter les soins nécessaires avant que des problèmes plus graves ne se posent. Un des représentants d'Unicorn Trading explique que cette campagne rejoint la philosophie d'apporter une plus grande place à la prévention.

Quant à ceux qui transpirent des pieds - problème que connaissent beaucoup de personnes - des produits anti-transpirants, très efficaces peuvent aider à venir à bout du problème. Dans cette même optique, les chaussettes en coton, et des chaussures en cuire aide énormément à combattre les mauvaises odeurs. Si les talons à aiguille ne sont pas totalement interdits, il n'est pas souhaitable de les porter pendant une trop longue période. Il est toujours bon d'associer le plaisir de l'œil au plaisir des pieds.



Les Pieds plats

Problème courant chez les enfants, les pieds plats, s'explique par le fait que le pied repose uniquement sur l'avant et l'arrière du pied, alors que le milieu du pied repose uniquement sur la partie externe. Quand le problème est pris en compte à temps, il peut être corrigé avec l'appui de chaussures spécialisées. Par contre, si le problème n'est toujours pas traité, une fois l'âge adulte atteint, c'est-à-dire, à la fin de la croissance osseuse, il est alors impossible de corriger toute forme de difformité.


Thème 2005 du pèlerinage père Laval


"La responsabilité des baptisés dans la mission de l'Eglise"

C'est autour du thème de la mise en valeur de la responsabilité des baptisés dans la mission de l'Eglise que s'articulera, cette année, le traditionnel pèlerinage au tombeau du Bienheureux Jacques Désiré Laval. L'évêque de Port-Louis, Mgr Maurice Piat célébrera la messe télévisée en direct prévue à 20h00 jeudi prochain, 8 septembre.

Trois autres célébrations sont prévues durant la soirée de jeudi, nommément à 18h00, 22h00 et minuit. Le lendemain, vendredi 9 septembre, jour même de la fête Père Laval, huit autres messes seront dites au sanctuaire de Sainte Croix dont une à 9h00 qui sera radiodiffusée. Le pèlerinage officiel s'étendra jusqu'au dimanche 25 septembre.

Dans la mesure où le pèlerinage s'intercalle, cette année, entre un jour férié prévu jeudi à l'occasion de la fête Ganesh Chaturti et un week-end, des mouvements de foules encore plus importants sont prévus à Sainte Croix. Généralement, le pèlerinage annuel au tombeau du père Laval attire, au minimum, quelque 150,000 pèlerins.

Pratique que l'on retrouve aussi dans la plupart des grandes religions, le pèlerinage, dans la tradition chrétienne, s'inspire, notamment, de la démarche du patriarche, Abraham qui, à l'appel de Dieu, quitte son pays ou encore de la longue marche, dans le désert, du peuple hébreux, sous la conduite de Moïse, fuyant l'esclavage en Égypte en quête de la Terre Promise.

L'Eglise explique que depuis son avènement, Jésus Christ, "le nouveau Moïse" est celui qui mène vers la "nouvelle Terre Promise "qui consiste en une vie intérieure renouvelée. Tout pèlerinage chrétien devrait, ainsi, être une démarche d'introspection en vue de la conversion.

"Vinn Responsab To Legliz Kouma Enn Zanfan Père Laval "est le thème choisi pour le pèlerinage 2005. Ce choix s'inspire de la démarche prochaine du diocèse de Port-Louis d'assurer la formation de" coopérateurs pastoraux "alors que l'on parle, de plus en plus, de manque de vocations sacerdotales et religieuses. A cet effet, l'on cite, dans ce domaine, l'exemple précurseur des" auxiliaires laïcs "du père Laval.


Cours de leadership social de l'EPSJ


"Un éclairage pour comprendre et approcher les autres"

Fournir aux animateurs sociaux les outils nécessaires pour parfaire leur travail et améliorer la vie de plus d'un, tel est l'objectif de l'École pour la Solidarité et la Justice (EPSJ), qui a lancé il y a deux ans un cours de leadership social. Grâce à ce cours, sanctionné par un certificat, les travailleurs sociaux, souvent amenés à gérer des situations délicates, peuvent acquérir les outils utiles pour effectuer au mieux leur travail. À la lumière de ce cours, l'EPSJ vise à donner aux personnes intéressées le bagage nécessaire pour devenir des leaders de groupes œuvrant à contribuer au mieux-être de notre société.

Le travail social est une activité qui interpelle un très grand nombre de Mauriciens. Néanmoins, l'encadrement académique nécessaire pour soutenir au mieux ceux qui requièrent de l'aide, à l'instar des personnes issues de régions défavorisées, les drogués, les alcooliques…, manquait à Maurice. C'est dans ce but que Jean-Noël Adolphe, directeur de l'EPSJ, a mis en place, en 2002, ce cours de leadership social. M. Adolphe explique que "ce cours est destiné à former des leaders ou des animateurs qui souhaitent faire des travaux de développement communautaire. Faire du social est une activité qui relève du volontariat, mais il faut pouvoir soutenir au mieux ceux qui ont besoin d'aide, et les leaders de groupe sont des personnes clés dans le cadre du développement communautaire".

À travers les différents modules qui composent ce cours de leadership social, ceux qui aspirent à prendre en main des responsabilités pour venir en aide aux personnes nécessiteuses apprennent les différents aspects autour desquels leur travail peut être optimisé. Ce cours dote les travailleurs sociaux d'outils - dépendant des situations, des milieux ainsi que des gens concernés - pour pouvoir adopter une approche spécifique. Dispensé par des professionnels du domaine social, à l'instar de Jean-Noël Adolphe, le Père Fanchette, Benjamin Mootoo, Jacques Dinan, ce cours de leadership social relève "des principes généraux du social, et ensuite à chaque personne formée d'étendre ses connaissances au niveau de l'association pour laquelle elle travaille", explique Jean-Noël Adolphe.

Jonathan Ravat et Jaimie Léon, deux participants à ce cours, indiquent que grâce à ces modules, ils ont appris les nombreuses différences du travail social et les différentes approches dans ce domaine. Avides de formation et travaillant déjà dans le social, ces jeunes ont suivi ce cours dans le but d'élargir leurs connaissances et d'améliorer leur compétence sur le terrain. "Ce cours nous a permis de nous familiariser aux différentes notions qui relèvent de la gestion des situations dans le parcours de notre travail social. Nous avons acquis des outils pour pouvoir gérer les différentes situations dans lesquelles on se retrouve. À travers le module de communication par exemple, nous avons appris que nous avons l'art de la parole, mais que savoir communiquer est une autre affaire. Dépendant des situations (souvent délicates quand on fait du social), il y a une stratégie et une manière de faire à adopter", expliquent ces jeunes.

Ces derniers soulignent qu'il y a une complémentarité entre les modules, visant à aider les intéressés à acquérir les outils pour un seul et même combat, soit le travail social. "Ce cours est très instructif tant en termes de matières qu'en termes de personnes que l'on rencontre, ceci incluant les personnes déjà engagées dans le social et celles qui ne sont pas encore engagées. On retrouve une unité entre les différents types de travailleurs sociaux. De même, on parvient à la suite de ce cours à forger encore plus sa personnalité, et avoir un bagage pour approcher ceux qui ont besoin de nous", laisse entendre Jonathan Ravat.

Des leaders mieux armés pour aider les autres

Jean-Noël Adolphe fait ressortir qu'"il y a beaucoup d'associations, telles le Centre de Solidarité, Étoile d'Espérance… qui ont envoyé leurs animateurs suivre des cours de leadership social, afin que ces leaders soient mieux armés pour aider les autres". Depuis 2002, deux groupes de personnes ayant suivi ce cours ont obtenu leurs certificats. Une nouvelle session, qui comprendra, cette année, quatorze modules (certains obligatoires et d'autres au choix), commencera le 10 septembre prochain. Les modules, de 20 heures chacun, sont dispensés par des spécialistes, et mènent à un certificat après le passage d'un examen organisé par l'EPSJ. M. Adolphe indique que ce cours est initialement conçu pour les personnes âgées de 17 ans à monter, détenteurs du School Certificate. Il y a toutefois des exceptions dans le mode d'admission. Les auditeurs libres sont également les bienvenus. Ces derniers reçoivent, à la fin du parcours, une attestation de présence.

Le directeur de l'EPSJ nous apprend que l'année dernière, 15 personnes ont obtenu leur certificat après leur passage à l'examen et trois autres (des auditeurs libres) ont obtenu leur certificat de présence, dont une personne anciennement analphabète. En effet, Brigitte Sanassee, âgée de 67 ans (qui a récemment reçu son certificat d'alphabétisation fonctionnelle du Centre of Learning de cité Barkly), a également reçu son attestation de présence à ce cours de leadership social. Mme Sanassee raconte qu'elle s'est intéressée à ce cours car "je suis une personne très motivée et déterminée à aller de l'avant pour aider les autres. J'ai assisté aux différents modules en tant qu'auditeur libre et j'ai essayé de comprendre. Ce cours m'a donné un éclairage pour comprendre et approcher les autres et même pour corriger mon regard sur les autres. J'ai appris que l'écoute est importante, apprendre comment s'organiser… Différentes choses qui me permettent de m'épanouir dans mon travail social et être plus apte à faire ce travail", dit-il.

Le premier module, Education des Adultes, aura lieu à partir du 10 septembre, chaque samedi, de 9h à 12h au Collège Lorette de Rose-Hill. Le directeur de l'EPSJ explique que ce cours se tient le samedi matin afin de permettre à un maximum de personnes intéressées à faire du travail social et à devenir des leaders de pouvoir le suivre. Toutefois, suivant la demande, il y aura la possibilité de suivre deux cours en simultané, et l'EPSJ pense sérieusement à réintroduire les cours en soirée pour les intéressés. Le coût de participation à chaque module est de Rs 250. M. Adolphe confie que l'EPSJ est prête à allouer des bourses aux intéressés qui n'ont pas les moyens financiers. "Il ne faut pas que l'argent arrête l'objectif des gens de bonne volonté. Le travail social est une activité qui rapporte beaucoup à celui qui s'investit dans ce qu'il fait. C'est le travail effectué qui est la récompense des gens et nous sommes là pour venir aider les autres".


SCAS Academy


Produire une génération de jeunes qualifiés, éduqués et cultivés

Pour oublier le stress scolaire, la Social, Cultural, Arts & Self (SCAS) Academy, a trouvé la bonne formule. Cette ONG, basée à Surinam, initie les enfants à des activités extra-scolaires, notamment des activités récréatives et instructives. Danses classiques et modernes, théâtre, peinture, musique, sport, débats… figurent parmi la palette de formations (assurés par les professionnels), dispensées par la SCAS Academy, qui vise à produire une génération de jeunes qualifiés, éduqués et cultivés.

En effet, la SCAS Academy, lancée en 2000 par M. Barlen Samynaden, et qui a fêté son cinquième anniversaire le mois dernier, en présence du vice-Président de la République, M. Raouf Bundhun, vise à contribuer au développement intégral des enfants à travers l'art et la culture. Lors de son allocution, M. Bundhun, en faisant l'historique de cette organisation, a salué l'initiative de la SCAS Academy qui représente un exemple à suivre par d'autres organisations. La mise en place de cette association, est le résultat d'un souhait de la SCAS Academy de mettre à la disposition des enfants de la Std 1V à la Form VI (en tenant compte des contraintes scolaires), un projet éducatif qui permette à ces derniers de s'épanouir à travers le savoir, le savoir-faire et le savoir être. Initialement issu d'un camp de vacances, rassemblant enfants, parents, enseignants, à Pointes aux Roches en 1995, avec des élèves qui participaient cette année-là aux examens de la CPE, ce projet a su élargir le sens de l'éducation afin de produire des jeunes non seulement qualifiés mais aussi cultivés. Ainsi, après les heures de classe, regroupés selon leur tranche d'âge, les jeunes de la région sud peuvent s'adonner à différentes activités récréatives. Ces ateliers qui sont dirigés par des professionnels visent à inculquer différentes valeurs aux jeunes, en leur permettant de s'épanouir intellectuellement et culturellement.

Si en 2001, l'association a remporté la compétition nationale de théâtre en kreol et a également décroché un prix spécial du jury en langue française, les activités de cette association commencent petit à petit à se faire connaître sur le plan national. En effet, un groupe de filles de l'association, connu comme Soleil du Sud, s'est retrouvé en finale de l'émission Ti mambo avec un numéro de kathak. Par ailleurs, outre ces activités habituelles qui durent toute l'année, les membres de la SCAS Academy participent à des différents ateliers pendant les vacances. Ainsi, en août, dans le cadre de son cinquième anniversaire, l'accent a été mis sur la réflexion et la créativité, et en décembre d'autres activités récréatives seront proposées. La SCAS Academy organisera son camp de vacances annuel, ainsi qu'un grand carnaval en décembre. Pour participer aux activités de la SCAS Academy, chaque enfant contribue mensuellement Rs 100, toutefois, cette organisation espère le soutien financier du public pour continuer à fonctionner comme une école de formation et aider davantage de jeunes à s'épanouir et produire une génération de jeunes qualifiés, éduqués et cultivés.


Syndicat de la santé


Nurses Union:"Nous sommes retournés à la case départ"

Cassam Kurreeman, président de la Nurses Union, n'est pas satisfait du rapport du High Powered Committee (HPC), estimant que certaines clauses du rapport sont ambiguës. Après des éclaircissements obtenus du ministère de la Santé, elles se révèlent, selon lui, en défaveur du personnel médical des hôpitaux. "Nous sommes retournés à la case départ", laisse-t-il entendre.

Suite à une réunion avec certains cadres du ministère de la Santé, la Nurses Union a pu obtenir les explications qu'elle recherchait. Pour le président de la Nurses Union, le rapport du HPC nécessitait des éclaircissements, car il y avait, selon lui, des problèmes d'interprétation. C'est la raison pour laquelle Cassam Kurreeman a demandé des explications auprès du Chief Executive du ministère de la Santé.

Ainsi, concernant certaines allocations - de Rs 250 à Rs 600, dépendant des grades des employés -, il est stipulé que le personnel toucherait une night duty allowance, "provided they attend duty on all schedule night". Les explications du ministère font ressortir qu'il faut que la personne ait travaillé pendant sept jours pour obtenir cette allocation. Si une absence d'un jour est constatée, et même si cette personne a travaillé les six autres jours, elle n'obtiendra rien comme night duty allowance. "Je trouve ce raisonnement mauvais car il ne représente pas un incentive pour celui qui va travailler", souligne M. Kurreeman. Selon ce dernier, le rapport ne peut exiger une telle chose, car un imprévu peut toujours arriver. Il estime que ce n'est pas une raison suffisante pour que cette personne perde son allowance, étant donné qu'elle a quand même travaillé les autres jours.

Un autre point soulevé touche aux increments mentionnés dans le rapport. En effet, ils concernent les Nursing Cadres, alors que le ministère de la Santé mentionne uniquement les Nursing Officers. Le terme Nursing Cadres englobe plusieurs grades du personnel médical, pas uniquement celui de Nursing Officer. Cassam Kurreeman a souligné que le montant des increments réservés aux Nursing Officers, comme stipulé dans le rapport, s'élève à Rs 42 m. Il estime que cette somme importante ne peut pas concerner qu'un seul grade, car si une catégorie seulement du personnel était visée, alors la somme aurait dû tourner, selon lui, autour de Rs 12 m.

Commentant l'attitude du ministère de la Santé, Cassam Kurreeman a parlé de "boycottage de la profession d'infirmiers". Le président de la Nurses Union affirme que le ministère de tutelle n'apprécie pas les quelques incentives mentionnés dans le rapport en faveur de cette catégorie du personnel médical. Il déplore le fait que le ministère de la Santé n'ait pas consulté le Civil Service Affairs pour soutenir les interprétations, qui selon lui, vont à l'encontre des recommandations du rapport du HPC.

Dans une lettre envoyée au bureau du PM, une rencontre avec le HPC est réclamée par la Nurses Union. Une réponse favorable a été reçue et M. Kurreeman espère que très prochainement, cette affaire sera tirée au clair, et qu'il ne subsiste aucune ambiguïté. Au cas contraire, des actions syndicales sont envisagées.


Obituaire


Pandit Mohunlall Mohith, 1902/2005:Une grande figure du mouvement arya samajiste s'en est allée

C'est avec peine que nous avons appris, hier, le décès du pandit Mohunlall Mohith, Il devait célébrer le 22 du mois courant ses 103 ans.

Né le 22 septembre 1902 à L'Avenir, St Pierre, il a été, pendant longtemps, président de l'Arya Sabha (Mauritius) était, jusqu'à récemment, le président d'honneur de cette organisation socio-religieuse qui compte, de nos jours, quelque 300 branches à travers l'île. En avril de l'année dernière, le Centre Culturel Mauricien décidait de pérenniser son œuvre dans la construction de l'île Maurice moderne, sur lequel nous reviendrons dans une prochaine édition, en lui consacrant un documentaire sur support DVD en quatre langues - hindi, anglais, français et créole. À tous ceux qui pleurent sa disparition dont ses proches ainsi que les adhérents du mouvement arya samajiste, Week-End présente ses sincères condoléances.



La MCB Foundation récompense Vijayalutchmee Ersapah

Vijayalutchmee Ersapah, du collège QEC, classée juste après les lauréats de la cuvée 2005, a officiellement reçu la bourse de la Mauritius Commercial Bank Foundation jeudi dernier, lors d'une cérémonie en son honneur. Le document officiel lui a été remis par le président de la MCB, M. Gérard Hardy, qui a félicité la jeune fille pour son parcours exemplaire. Cette bourse de la MCB, remise chaque année à l'élève classé immédiatement après les lauréats aux examens du Higher School Certificate dans la filière économie, permettra à Vijayalutchmee Ersapah d'aller étudier cette matière pendant trois ans à l'université de Warwick, Coventry. À ce jour, 16 autres Mauriciens ont bénéficié de cette bourse de la MCB Foundation (mise en place en 1989), qui s'étale sur une durée de trois ans et couvre les frais universitaires, le coût des livres et des matériels ainsi que l'hébergement, le transport et les billets d'avion.

Lors de son allocution, le ministre de l'Éducation, M. Dharam Gokhool, a salué cette initiative de la MCB qui "ouvre des horizons et des perspectives à ces Mauriciens qui se sont distingués et dont les aspirations ne se seraient peut-être pas concrétisées". Le ministre a ainsi souligné que la démarche de cette institution bancaire cadre avec "l'une des priorités nationales qui est le développement et la formation professionnels, que cette dernière soit technique ou académique". M. Gokhool a de même souhaité que d'autres organisations non gouvernementales mettent en chantier des stratégies similaires pour le développement professionnel "car nous ne pouvons pas nous permettre de laisser inexploitées et incultes nos ressources humaines", a-t-il déclaré.


Samedi prochain à Rose-Hill


Première célébration du World First Aid Day

Samedi prochain sera célébrée au niveau international le World Fist Aid Day, journée qui a pour objectif de mettre l'accent sur le secourisme. La branche locale de la Croix Rouge célébrera pour la première fois cette journée mondiale par une série d'activités à Rose-Hill.

C'est à la requête de la Fédération internationale de la Croix Rouge que la branche locale de cette organisation va célébrer la journée mondiale du secourisme. Cette manifestation qui aura lieu le samedi 10 septembre à Rose Hill commencera par une parade, continuera par une conférence et se terminera par une exposition. La parade précédée par l'orchestre de la police et regroupant des représentants de toutes les associations et organisations locales pratiquant le secourisme, partira de la place Monseigneur Margéot pour se rendre au Plaza. Des discours prononcés par des représentants du gouvernement et de la Croix Rouge marqueront l'ouverture d'une conférence sur le secourisme. Cette conférence sera marquée par une simulation d'un accident "le plus réaliste possible" dont le but est de faire voir des secouristes en action. La manifestation se terminera par une exposition regroupant trois thèmes: l'histoire de la Croix Rouge, le secourisme à travers le monde et le secourisme en équipe. Cette dernière partie de l'exposition sera présentée par la branche réunionnaise de la Croix Rouge. La branche locale de l'organisation humanitaire créée en 1863 compte environ 2000 membres regroupés dans cinq branches géographiques: Port Louis, Rose Hill, Vacoas, Curepipe et Rodrigues. Ces volontaires répondent présent à chaque fois qu'ils sont sollicités, plus particulièrement lors de grands rassemblements comme ceux du Maha Shivaratree et du Père Laval, mais donnent aussi des cours de secourisme. La branche locale de la Croix Rouge travaille actuellement sur un plan de secours post catastrophe qui sera prochainement présenté aux autorités locales.


Mauriciens à Durban


Campagne de promotion

La Mauritian Association, qui regroupe les Mauriciens vivant à Durban, en Afrique du Sud, a commencé une campagne agressive dans le but d'être plus efficace et plus apte à apporter son aide aussi bien à ceux qui résident dans cette ville que ceux qui y sont de passage.

D'ici peu, un site web sera mis en place pour permettre aux intéressés de passer des annonces, mais sera principalement destiné aux hommes d'affaires. Créé il y a plus de 10 ans, la Mauritian Association espère augmenter d'ici peu le nombre de ses adhérents et posséder ses propres locaux. Elle pense également organiser plus de fonctions et de rencontres dans l'avenir afin de rassembler aussi souvent que possible la communauté mauricienne qui habite à Durban. Si, à ce jour, l'association s'est contentée principalement de certaines activités culturelles, elle compte maintenant travailler avec les objectifs de promouvoir le tourisme et apporter un support aux hommes d'affaires mauriciens à Durban. Elle pense aussi dans un proche avenir assister les Mauriciens qui voyagent entre Durban et Maurice, et faciliter la tâche de ceux en quête d'un passeport mauricien. Parmi d'autres mesures annoncées, la Mauritian Association pense organiser des levées de fonds afin d'aider les personnes âgées de la communauté mauricienne qui vivent aux alentours de Durban.


Vendredi dernier à l'Ecole Hôtelière


Fund Raising réussi de la MCA

La Mauritius Chefs Association a organisé vendredi dernier à l'Ecole Hôtelière un fund raising dinner préparé par ses membres. 150 personnes ont participé à cette manifestation dont le but est de permettre à l'association de recueillir les fonds nécessaires pour l'organisation de son concours culinaire annuel. Ce concours aura lieu le 19 Octobre et la remise des prix le 20 qui est également la journée internationale des Chefs. Un magazine souvenir sera distribué gratuitement aux professionnels et aux étudiants des écoles hôtelières de Maurice, de la Réunion et des Seychelles.



Ganesh Chaturthi célébré le 8 septembre

La fête Ganesh Chaturthi sera célébrée le jeudi 8 septembre. La Mauritius Marathi Mandali Federation organise une manifestation au niveau national le mercredi 7 septembre, au Shri Marathi Dharmic Sabha, Camp Bombaye, Vacoas.

La Maratha Force organise le Ganesh Chaturthi le 8 septembre, au Bhageerat Ganga, à Pierrefonds. La Ganapathi Shankar Gowree Kashinath Federation invite les Mauriciens à se rendre en grand nombre à Grand-Bassin le jeudi 8 septembre pour la cérémonie de Visarjan (immersion) des statuettes de Ganesh. Selon le yogi Mahendranath Dookheet, la fête Ganesh Chaturthi n'est pas seulement une fête pour les marathis mais également pour tous les hindous. Cette fête est organisée depuis 1996 par ce mouvement et avait attiré 100 000 personnes l'année dernière, à Grand-Bassin, selon le yogi Dookheet. Le mouvement a fait une donation de 500 murthis de Ganesh, fait avec du plâtre de Paris, à 500 sociétés hindoues. Cette année, la célébration a été placée sous le thème: unité, confiance, succès et joie. Le yogi demande aux étudiants d'apporter un stylo neuf pour être béni dans le cadre des examens de fin d'année.

Le dieu Ganesh est considéré comme celui qui aplanit les obstacles, l'épitome de la sagesse et le dieu de l'intelligence. La statue de Ganesh en terre molle, dont la taille peut varier, est transportée à la rivière ou au lac pour la cérémonie d'immersion où les dévots entonnent Ganapati Bappa Morya Pudsha Varsa Laoker Ya (O seigneur, nous te saluons, reviens vite l'année prochaine).



Lancement du Comité Pierre de Coubertin

Le Ministre de la Jeunesse et des Sports, Sylvio Tang, procédera, demain, au lancement officiel du Comité Mauricien Pierre de Coubertin (CMPC). Il s'agit d'un comité dont l'objectif principal est de propager auprès des jeunes l'esprit olympique et l'approfondissement des valeurs prônées par le baron Pierre de Coubertin, pédagogue et historien de renom, mais surtout connu comme le père des Jeux Olympiques modernes. Parmi d'autres objectifs qu'ils souhaitent atteindre, les membres du CMPC ambitionnent également d'honorer et de récompenser les athlètes, les personnalités, les organisations ou les collectivités dont le comportement et l'activité auront servi au mieux l'idéal olympique défini par Pierre de Coubertin. À travers la mise en place de ce comité, Maurice rejoint le Comité International Pierre de Coubertin, basé en Allemagne, regroupant une quarantaine de pays qui possèdent un Pierre de Coubertin National Committee.



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 4 septembre 2005