f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 28 août 2005



À l'aéroport, jeudi


Opération douane/ADSU: Saisie de Rs 18 m d'héroïne


Les autres cas de viol non-élucidés


Lallchand Boodhoo considéré comme suspect potentiel !


Aux Seychelles


Le Dr Boolell sollicité pour une contre-autopsie dans un cas de "suspicious death"


Lundi et mardi derniers


Plus de Rs 1.2 millions emportées dans deux vols


Les tribulations d'une étudiante de 15 ans…


Elle disparaît de Rivière-Sèche mardi et réapparaît vendredi à St-Pierre


À la police de Beau-Bassin


Enquête sur un cas d'attentat à la pudeur sur une fillette de 4 ans


À la prison


Les armes saisies dans des cellules exposées



Brèves


À l'aéroport, jeudi


Opération douane/ADSU: Saisie de Rs 18 m d'héroïne

Une Joint Operation menée, jeudi après-midi, par des douaniers et des limiers de l'Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) affectés au Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport a débouché sur la saisie de 1,8 kilo d'héroïne d'une valeur marchande de Rs 18 millions et au démantèlement d'un important réseau de trafiquants de drogue, dont le cerveau présumé est actuellement en détention provisoire à la prison de Beau-Bassin. Sept suspects, dont trois ressortissants étrangers logeant au Club Méditerranée, ont été interpellés jusqu'ici et sont en détention provisoire. Parmi ces sept prévenus, se trouvent trois femmes une Néo-Calédonienne de 36 ans, une pensionnée de 63 ans habitant la route Bois-Chéri Moka, et une habitante de Vallée-Pitot, âgée de 24 ans. Alors que la Néo-Calédonienne avait été arrêtée à l'aéroport avec de l'héroïne dans ses bagages, les deux dernières ont été interpellées par l'ADSU, qui avait découvert de l'héroïne dissimulée dans des animaux en peluche. De plus, une importante somme d'argent, soit Rs 541 000, a été saisie lors des différentes perquisitions policières. Cette opération de grande envergure, placée sous la supervision du Deputy Commissioner of Police, Ravin Sooroojbally, de l'ADSU s'est déroulée sur au moins 36 heures, soit depuis jeudi après-midi.

Les recoupements d'informations effectués par Week-End révèlent que le coup d'envoi de cette mission conjointe douane/ADSU est donné à l'atterrissage du vol d'Air Mauritius venant de Singapour, le MK 643, jeudi dernier à 17 heures 15. Agissant sur la base de certaines informations, une fouille systématique des bagages de la Néo-Calédonienne, Julia Mena Anatray, âgée de 36 ans, devait révéler la présence d'une importante quantité d'héroïne dans le double fond de sa valise.

Lors de sa première séance d'interrogatoire, la passeuse de drogue devait révéler qu'elle avait effectué une réservation au Club Med pour son séjour à Maurice et qu'elle venait de Singapour. Initialement, la prévenue devait se montrer réticente à fournir d'autres détails sur ses contacts à Maurice. L'escouade de l'ADSU de l'aéroport travaillant de concert avec celle du Nord devait mettre en place une opération de surveillance dès jeudi après-midi. Les premiers résultats ne devaient pas tarder à tomber.

Ainsi, dans le cadre de cet établissement hôtelier, l'ADSU devait procéder à la deuxième arrestation dans l'affaire des 1,8 kilo d'héroïne. Un autre ressortissant britannique, habitant Cape-Town, en Afrique du Sud, devait se pointer au rendez-vous selon le schéma établi initialement. Allan Webster Rycroft, 29 ans n'est pas un inconnu pour l'ADSU. Il était arrivé à Maurice le 18 août dernier d'Afrique du Sud et l'ADSU avait saisi deux Federal Streamers dans ses bagages à l'aéroport lors d'une fouille.

Allan Webster Rycroft était jusque-là en liberté sous caution le temps que le tribunal compétent ne se prononçât sur ce cas. Il est interpellé de nouveau par l'ADSU jeudi soir. Selon les premières indications, ce ressortissant britannique avait débarqué à Maurice une semaine plus tôt en vue de confirmer les contacts et de procéder au Monitoring systématique des différents éléments du réseau à Maurice.

La surveillance mise en place par l'ADSU est renforcée. Le troisième ressortissant ne tardera pas de faire son entrée en scène. Peter Francis Gray, un Australien de 46 ans, qui vit en Afrique du Sud, était arrivé à Maurice avec pour mission spéciale de " Take Over " la cargaison d'héroïne de la passeuse pour être remise aux contacts locaux.

À ce point précis de la Sting Operation, l'ADSU n'avait accompli que la moitié du parcours car aucun contact mauricien n'avait été identifié et interpellé. Les renseignements disponibles devaient permettre aux limiers de l'ADSU de faire le Breakthrough. Ils ont arrêté le chauffeur de taxi, un habitant de Plaines-des-Papayes de 25 ans, Arasen Goitan, qui a véhiculé Allan Webster Rycroft depuis son arrivée à Maurice le 18 août. À partir de là, l'opération devait connaître une nette accélération.

Vers les 7 heures 20, vendredi matin, une escouade de l'ADSU de Port-Louis avait effectué une descente des lieux à Vallée-Pitot et devait procéder à la perquisition du domicile occupé par Parwisa Bibi Amina Jeeva, 24 ans. Les officiers de police découvrent une importante quantité d'héroïne dans un colis à l'intérieur d'un ours en peluche. Parmi les autres objets saisis se trouvent une importante quantité d'Aluminium Foil, de l'Adhesive Tape, une somme de Rs 34 000 soupçonnée de provenir du trafic de drogue, un téléphone cellulaire de la marque Nokia, trois coupures de 50 dollars, une MCB Maestro Master Card et une MCB Account Number Card au nom de P. B. A. Jeeva. Son époux, un Salesman de 35 ans, est également arrêté.

Une autre perquisition à un autre domicile occupé par Parwisa Bibi Amina Jeeva à Beau-Bassin devait déboucher sur la saisie d'une somme de Rs 507 000, " suspected to be proceeds of sale of drugs ". Ces deux sont toujours en détention provisoire.

Nouvelle descente de l'ADSU à la mi-journée. Le domicile de Soopama Ganapati, une retraitée de 63 ans, fait l'objet d'une fouille. Les informations de l'ADSU sont que cette sexagénaire est en mesure de fournir des renseignements pour démanteler ce réseau de trafic de drogue opérant sur des normes quelque peu différentes. Cette habitante de la route Bois-Chéri, Moka est arrêtée pour possession d'héroïne cachée dans un chien en peluche de couleur noire. La drogue se trouvait dans un colis bien ficelé.

Toutes les indications recueillies sur le terrain par l'ADSU au cours de ces dernières quarante-huit heures soutiennent que le cerveau derrière cet important réseau de trafiquants d'héroïne en provenance de l'axe Pakistan/Malaisie/Singapour avec supervision d'Afrique du Sud est actuellement en détention à la prison de Beau-Bassin. Ce suspect avait été interpellé il y a deux ans lors d'une Control Delivery Operation de l'ADSU suite à l'arrestation d'un Sud-Africain au Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport. Il attend d'être jugé dans le premier cas.

Dans les milieux de l'ADSU, l'on n'hésite pas à soutenir que les ramifications derrière ce réseau opéré à l'aide d'un téléphone cellulaire derrière les barreaux de la prison de Beau-Bassin constituent une véritable première dans les annales de la lutte antidrogue. Les suspects seront présentés en Cour lundi, soit le tribunal de Mahébourg pour la Néo-Calédonnienne et celui de Mapou pour les deux autres ressortissants étrangers et le chauffeur de taxi, de Port-Louis pour le couple de Vallée-Pitot et de Moka pour la sexagénaire.


Les autres cas de viol non-élucidés


Lallchand Boodhoo considéré comme suspect potentiel !

Les éléments de la Major Crime Investigation Team (MCIT), placés sous la supervision du surintendant Clifford Parsad, de même que ceux de la CID de Flacq, ont pris la décision d'interroger le suspect Lallchand Boodhoo, 32 ans, marchand de fruits confits, au sujet de deux cas d'agressions sexuelles non-élucidés jusqu'à présent, à savoir le viol et le meurtre de Nadine Dantier, de même que la double agression sexuelle perpétrée sur deux adolescentes de 11 ans, dans la région de Poste-de-Flacq en août 2001. À ce stade, au sujet de ces deux Unsolved Cases, Lallchand Boodhoo est considéré comme potentiel suspect. À ce titre, des échantillons (sang, cheveux, urine) ont déjà été prélevés pour des tests ADN.

Selon les recoupements d'informations effectués par Week-End, il ressort que la décision de soumettre les échantillons du suspect Boodhoo à l'épreuve du test acide déoxyribonucléique (ADN), relativement à l'affaire Dantier a été évoquée dès samedi dernier, après la reconstitution des faits à Eau Bleue concernant le viol d'une femme de 69 ans. (Voir Week-End de dimanche dernier). Selon nos renseignements, les enquêteurs de la MCIT et de la CID de Rose-Belle ont été éberlués en prenant connaissance de l'endroit où s'est produit le viol de la sexagénaire. Pour cause: l'endroit présente certaines caractéristiques qui s'apparentent au cas Dantier, de même que celui relatif au viol de deux adolescentes de 11 ans, survenu au mois d'août 2001. A Eau-Bleue, le viol s'est produit dans un champ de cannes, alors que les premières habitations de la localité se trouvaient à plusieurs kilomètres. Ce qui avait alors poussé les enquêteurs à estimer que si la sexagénaire avait été tuée, il y aurait eu une infime chance de retrouver sa dépouille mortelle dans ce labyrinthe naturel.

Selon les enquêteurs, compte tenu du Modus Operandi du suspect Lallchand Boodhoo, tel qu'il le décrit lors de ses aveux relatifs au viol de la sexagénaire, il devient, de ce fait, un Potential suspect, que ce soit dans l'affaire Dantier ou dans celui du viol des deux adolescentes de Flacq. "Nous avons décidé de ne prendre aucun risque, compte tenu des circonstances. Si, à ce stade, nous pensons qu'il est prématuré de qualifier Lallchand Boodhoo de Serial Rapist, nous devons cependant considérer toutes les possibilités. Pour cette raison, nous avons fait prélever des échantillons qui seront utilisés aux fins de tests ADN concernant l'affaire Dantier et pour celui du double viol commis dans la région de Flacq en août 2001. Jusqu'à présent, comme on le sait, ces deux affaires n'ont toujours pas été résolues…", a-t-on indiqué dans les milieux de ces enquêtes.

Seul lieu commun : Rose-Hill

En ce qu'il s'agit de l'affaire Dantier, à ce stade de l'enquête, l'on devra s'attendre à ce que le suspect Boodhoo soit interrogé d'ici peu. Mais pour ce faire, les enquêteurs sont actuellement à la recherche de certaines indications qui pourraient leur permettre de préparer correctement cet interrogatoire. Pour l'instant, le seul lieu commun entre le suspect Boodhoo et Nadine Dantier est Rose-Hill. Le suspect y travaillait, jusqu'à tout récemment, comme marchand de fruits confits à la place Margéot. C'était précisément à cet endroit que Nadine Dantier prenait l'autobus pour se rendre à ses cours à l'université de Maurice, comme des milliers de gens qui y transitent chaque jour. "Nous ne voulons pas extrapoler. C'est la raison pour laquelle nous nous remettons aux analyses d'ADN. Comme cela, on aura des réponses certaines. Mais cela ne nous empêche pas de continuer à chercher", assure-t-on. Jusqu'à présent, plus d'une vingtaine de suspects ont déjà fourni des échantillons destinés à des tests ADN dans l'affaire Dantier.

Pour ce qui est de l'affaire du double viol de deux adolescentes dans la région de Flacq, survenu durant la première semaine du mois d'août, les enquêteurs de la Eastern Division CID ont procédé, durant la semaine, à l'interrogatoire du suspect Boodhoo, et ce en présence de son homme de loi, Me Devina Deonarain. Celui-ci a nié en bloc toute implication dans cette affaire, qui avait été répercutée par la presse durant la première semaine du mois d'août 2001.

Les faits dans cette affaire sont les suivants: deux étudiantes de 11 ans avaient consigné une première déposition à la police à l'effet qu'elles avaient été kidnappées, puis remises en liberté après leur sortie des classes. Puis, dans une deuxième déposition consignée quelques jours plus tard, en présence de leurs parents, elles devaient raconter avoir été toutes deux violées ce jour-là. C'était le premier jeudi d'août 2001. À la sortie de l'école, vers les 15h30, alors qu'elles sortaient de l'école, le cartable en bandoulière, elle devaient être abordées par un inconnu, qui s'arrêta à leur hauteur à Choisy Road, Poste-de-Flacq. L'inconnu conduisait une voiture blanche, qu'il fit s'arrêter à leur côté, dans un crissement de pneus. Le chauffeur du véhicule leur demanda carrément de monter à bord. Elles refusèrent. Sur ces entrefaites, le chauffeur du véhicule sortit un couteau et menaça les filles en ces termes:: "Si zot pas monter…"

La menace est limpide. Les filles n'avaient pas le choix que de s'exécuter. La voiture démarra en trombe et roula à vive allure en direction de Plaine-des-Roches. Lorsque la voiture arriva près d'un chassé, le ravisseur stoppa le véhicule. Aucune âme qui vive aux alentours. Aucune habitation. Rien. C'est alors qu'il leur aurait ordonné de mettre pied à terre et les abandonna. C'est ce que les fillettes avaient raconté dans leur première déposition.

Dans la deuxième, elles affirment que l'individu en a profité pour abuser d'elles sous la menace d'une arme tranchante avant de s'en aller. Ce qui n'est pas sans rappeler ce qu'a subi la femme de 69 ans violée à Eau-Bleue. Elles eurent ensuite la chance de rencontrer un motocycliste, qui devait les raccompagner à leur domicile respectif. Malgré ce deuxième Statement, l'auteur de ce double viol n'a pu être retracé jusqu'à ce jour. Cependant, Week-End a appris que, relativement à cette affaire, les enquêteurs se heurtent à un problème de taille: les parents des victimes de ce double viol seraient peu enclins à laisser leurs filles prendre part à une parade d'identification.

"Selon les parents, les filles ont pu se remettre du choc psychologique qu'elles avaient subi à l'époque et une parade d'identification pourrait de nouveau les plonger dans un autre traumatisme. Nous les comprenons, mais, d'un autre côté, cela handicape nos chances de résoudre cette affaire une bonne fois pour toutes", a-t-on également ajouté. Il n'est pas à écarter que les enquêteurs rencontrent de nouveau, dans les jours qui suivent, les parents de ces victimes afin de leur faire revenir à de meilleurs sentiments.


Aux Seychelles


Le Dr Boolell sollicité pour une contre-autopsie dans un cas de "suspicious death"

Le Senior Police Medical Officer (SPMO), le Dr Satish Boolell, a été sollicité par les proches d'un politicien seychellois, Michel Lau-Tee, 39 ans, candidat du parti Démocratique Seychellois lors des dernières élections. Ce dernier a été retrouvé mort vendredi dernier, pendu à un arbre, devant sa résidence sise à Pointe-au-Sel. La famille du défunt, qui est d'avis que Michel Lau-Tee a été victime d'un Foul Play, a décidé de faire appel aux services du Dr Boolell pour une contre-expertise. Celle-ci s'est déroulée en fin de semaine avec l'accord du Premier ministre par intérim, le Dr Rashid Beebeejaun et du commissaire de Police, Mahen Gopalsingh. Le Dr Boolell est rentré au pays hier après-midi, sans toutefois avoir soumis ses conclusions à la famille Lau-Tee pour l'instant. Ce sera chose faite après l'obtention de résultats d'analyses approfondies réclamées par le médecin légiste mauricien.

Les faits de la présente affaire, qui passionne actuellement les seychellois sont les suivants: vendredi 19 août, vers les huit heures du matin, le corps de Michel Lau-Tee, candidat du parti Démocratique Seychellois (PDS) aux dernières élections pour le district Au Cap, est retrouvé pendu à un arbre, devant sa résidence de Pointe au Sel. C'est un de ses neveux, à savoir le fils de sa sœur, qui fait la découverte macabre. Le parti Démocratique Seychellois est le principal parti de l'opposition.

Une enquête policière devait être ouverte à cet effet. Les conclusions de l'autopsie, réalisées par un médecin légiste seychellois, révèlent que le décès de Michel Lau-Tee a été causé par l'asphyxie par pendaison. Chose que n'admettent pas les proches du défunt, qui décident alors d'avoir recours aux services du Dr Boolell.

Celui-ci devait quitter le pays jeudi pour revenir hier, après que sa contre-autopsie fut terminée. À ce stade, le médecin légiste mauricien n'est pas encore prêt avec ses conclusions, attendant d'obtenir certains résultats d'analyses. Cependant, a-t-il laissé entendre, des zones d'ombres entourent ce décès. D'où les interrogations formulées par la famille du défunt et la décision de faire appel à l'expertise du Dr Boolell.


Lundi et mardi derniers


Plus de Rs 1.2 millions emportées dans deux vols

Plus d'un million de roupies, en argent et en bijoux ont été emportés lors de deux vols audacieux, perpétrés lundi et mardi derniers à Port-Louis et à Baie-du-Tombeau. La police a ouvert une enquête afin de retracer les auteurs de ces deux vols audacieux.

Dans la matinée de mardi dernier, un bijoutier de 55 ans, habitant la capitale, devait consigner une déposition à la police de Trou Fanfaron à l'effet que la veille, le lundi 22, vers 17h15, à la fermeture de sa bijouterie, trois inconnus devaient faire irruption dans sa bijouterie. Deux d'entre eux devaient le ligoter et le bâillonner, tandis que le troisième homme devait le fouiller. Cet homme devait prendre la clé du coffre-fort qui se trouvait dans une de ses poches et ouvrir ledit coffre, qui renfermait des bijoux d'une valeur de Rs 650 000 et d'une somme de Rs 215 000 en liquide. Le montant total du vol est estimé aux alentours à Rs 865 000.

Le lendemain, mardi, à Baie-du-Tombeau, une maison devait être cambriolée. Lors du vol, des bijoux, à savoir cinq bagues en or, deux bracelets en or, deux cameras, une paire de jumelles et une somme de Rs 40 000 ont été emportées. Chose étrange: la police de Baie-du-Tombeau n'a constaté aucune effraction lors de ce vol. Au moment de celui-ci, survenu entre 11h30 et 14h30 mardi, le propriétaire de la maison était absent.


Les tribulations d'une étudiante de 15 ans…


Elle disparaît de Rivière-Sèche mardi et réapparaît vendredi à St-Pierre

Etrange affaire que la police de Rivière-Sèche doit tirer au clair. Il s'agit des péripéties d'une étudiante de 15 ans, qui disparaît du village mardi et qui est retrouvée par son père vendredi matin à St-Pierre. Dans l'histoire, un soudeur de 30 ans, Jacques Clive Patrick Rose, a été arrêté. Il est accusé d'avoir eu des relations sexuelles avec la mineure.

A 1h hier matin, à la police de Rivière-Sèche, l'étudiante de 15 ans devait consigner une déposition à l'effet que, mardi, après les heures de classe, elle devait rester chez une amie, qui habite également le village. Dans la matinée de mercredi, à 10h, elle devait rencontrer le dénommé Jacques Clive Patrick Rose à la gare de Flacq. Ils devaient rallier Pereybère de Flacq, dans une voiture dont elle ne connaît pas le numéro. Là, ils devaient passer la nuit dans un bungalow et avoir des relations sexuelles à plusieurs reprises.

Selon la version des faits de l'étudiante, c'est aux aurores, vendredi matin qu'ils devaient quitter Pereybère pour St-Pierre. C'est à cet endroit précis que son père l'a retrouvée vers 7h30 le même jour. Le père devait conduire sa fille et Jean Clive Patrick Rose directement au poste de police de Rivière-Sèche. Ce dernier est détenu, soupçonné de relations sexuelles avec mineure. L'homme et l'étudiante ont été tous deux examinés hier par un médecin légiste. Il s'agit maintenant de savoir si l'étudiante, qui est en forme IV, a dit toute la vérité.


À la police de Beau-Bassin


Enquête sur un cas d'attentat à la pudeur sur une fillette de 4 ans

La police de Beau-Bassin a ouvert une enquête, depuis mercredi, sur un cas d'attentat à la pudeur sur une fillette de quatre ans. L'enfant, qui fréquente une institution préprimaire de la localité, aurait été agressée par un autre enfant… de quatre ans.

C'est dans l'après-midi de mercredi que la fillette de quatre ans a consigné sa déposition en présence du caporal Poonoosamy, de la Child Protection Unit (CPU). Lors de sa déposition, l'enfant a allégué qu'elle se trouvait à l'école maternelle qu'elle fréquente et dormait, vers 13h ce jour-là, quand elle devait être réveillée par un autre enfant de la même institution. Ce dernier devait alors enlever ses sous-vêtements et attenter à sa pudeur.

La fillette a été examinée par le Dr Satish Boolell, Senior Police Medical Officer (SPMO). Selon les recoupements, aucune décision n'a encore été prise au sujet de l'enfant par la police. Cependant, il ressort qu'au niveau de l'institution préprimaire en question, les parents de l'enfant mis en cause dans cette affaire ont été informés de ce qui s'est passé. Il a été impossible d'obtenir de plus amples renseignements au sujet de cette affaire auprès de la direction de l'établissement préprimaire.

Du côté des enquêteurs, l'on faisait toutefois comprendre que c'est la première fois qu'ils se retrouvaient devant un cas de figure où un accusé d'un délit était âgé de quatre ans, comme la victime.


À la prison


Les armes saisies dans des cellules exposées

Le commissaire des Prisons, Bill Duff, initiera un début de politique d'ouverture du milieu carcéral cette semaine. En effet, il prévoit un point de presse en vue de passer en revue la situation dans les prisons et les mesures envisagées dans le cadre de la réforme engagée dans cette institution. Mais selon les indications recueillies de sources généralement bien informées, la direction générale de la prison, qui accueillera les journalistes à la Prison Training School, prévoit une exposition hors du commun. Cette conférence de presse, qui était prévue la semaine dernière, a dû être renvoyée en raison du décès subit d'un des plus proches collaborateurs du commissaire Duff.

Les armes saisies dans les cellules des différents complexes pénitentiaires de même que les autres objets introduits illégalement à la prison au cours de ces trois derniers mois seront exposés. " Ce sera une occasion pour les journalistes de constater de visu ce que peuvent fabriquer les prisonniers à l'intérieur de leurs cellules ", a fait ressortir à Week-End une source bien informée à la Prison. Pour les besoins de cette réforme, l'Administration de la Prison a déjà procédé à l'identification des failles et lacunes dans le système et travaille depuis quelque temps déjà sur les mesures correctives à prendre. Mais l'aspect le plus important, souligne-t-on, demeure la solidarité et la collaboration de tous les membres du personnel.

Par ailleurs, les détenus français, qui purgent des peines à la Prison Centrale de Beau-Bassin, ont reçu au cours de la semaine écoulée la visite de représentants de l'ambassade de France. Ces détenus, en particulier Alain Hivanhoé et Yanis Baleya, qui sont incarcérés à la Segregation and Protection Unit de Beau-Bassin, ont été rassurés par les diplomates français en poste à Maurice que leur transfert dans des prisons en France sera pour très bientôt.

Ces deux détenus ont fait part de leurs appréhensions devant les menaces reçues par rapport à leur sécurité vu que leurs témoignages ont été utilisés pour condamner des trafiquants de drogue. Pas plus tard qu'au cours de la semaine écoulée, ils auraient reçu des menaces dans l'enceinte de la prison. Les récents incidents à la Segregation and Protection Unit ont mis en exergue l'absence de protection et de sécurité en faveur d'importants témoins de l'Etat dans de principales enquêtes criminelles. Il semblerait que la situation n'aurait guère évolué.

Par ailleurs, les condamnés pour des délits de drogue suivent avec une attention particulière les décisions de l'Administration suite au jugement de la Cour suprême en faveur du détenu Amoogum Sawmynaden, qui a bénéficié d'une remise de peine. Il était défendu par Me Elias Ooozeerally, dans cet appel devant la Cour suprême. Le chef juge par intérim, Bernard Sik Yuen, et le juge Eddy Balancy ont réduit d'un tiers la peine de ce trafiquant condamné à 11 ans de servitude pénale. Le jugement porte sur une interprétation d'un des aspects du Dangerous Drugs Act portant sur l'abolition de la remise de peine et de la libération sur parole des suspects dans des affaires de trafic de drogue. Des développements sont à prévoir dans les jours à venir car bon nombre de condamnés se sentent concernés par la mise en application de ce jugement.



Brèves

Pretextant se sentir mal: Un détenu s'évade de l'hôpital Jeetoo jeudi

Ashrafi Mohamed Ramdin, 22 ans, arrêté mercredi par la police pour un cas de vol avec effraction, s'est évadé le lendemain, jeudi, alors qu'il se trouvait à l'hôpital Jeetoo.

Ce détenu, qui habite la rue St-Pierre, Port-Louis, a pris la poudre d'escampette vers 19h15 jeudi à l'hôpital Jeetoo. Au moment de son évasion, le détenu Ramdin se faisait enlever les menottes afin de pouvoir se rendre aux toilettes. Au même moment, il devait violemment pousser l'officier de police qui lui enlevait les menottes et il se précipita par une fenêtre qui était ouverte. Il devait réussir à semer les policiers qui étaient à ses trousses. Une escouade spéciale a été constituée afin de mettre un terme à sa cavale.

A Beau-Bassin: Des tracksuits destinés à la police et à la NCG volés !

Bien étrange vol que celui survenu aux locaux de Citizen Sports à Beau-Bassin. En effet, une quinzaine de survêtements de sport, destinés à la force policière de même qu'aux éléments de la National Coast Guard (NCG) ont été emportés, ainsi que des chaussures destinées à ces unités policières. Le vol a été commis en forçant un antivol entre vendredi et lundi derniers. La valeur des articles volés a été chiffrée autour de Rs 35 000.

Moeurs: Soupçonné d'attentat à la pudeur sur sa belle-fille de 10 ans

Un maçon de 34 ans, Lindsay Panain, habitant Brisée-Verdière, a été arrêté lundi. Il est soupçonné d'avoir attenté à la pudeur de sa belle-fille âgée de 10 ans. Le cas a été rapporté à la police de Brisée-Verdière par la jeune fille, en présence de la policière Ramphul, affectée au poste de police de Lallmatie. Le suspect, qui a été arrêté, a été incarcéré au Moka Detention Centre.



f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 28 août 2005