Une Joint Operation menée, jeudi après-midi,
par des douaniers et des limiers de l'Anti-Drug and Smuggling
Unit (ADSU) affectés au Sir Seewoosagur Ramgoolam
International Airport a débouché sur la saisie
de 1,8 kilo d'héroïne d'une valeur marchande de Rs
18 millions et au démantèlement d'un important réseau
de trafiquants de drogue, dont le cerveau présumé
est actuellement en détention provisoire à la prison
de Beau-Bassin. Sept suspects, dont trois ressortissants étrangers
logeant au Club Méditerranée, ont été
interpellés jusqu'ici et sont en détention provisoire.
Parmi ces sept prévenus, se trouvent trois femmes une Néo-Calédonienne
de 36 ans, une pensionnée de 63 ans habitant la route Bois-Chéri
Moka, et une habitante de Vallée-Pitot, âgée
de 24 ans. Alors que la Néo-Calédonienne avait été
arrêtée à l'aéroport avec de l'héroïne
dans ses bagages, les deux dernières ont été
interpellées par l'ADSU, qui avait découvert de
l'héroïne dissimulée dans des animaux en peluche.
De plus, une importante somme d'argent, soit Rs 541 000, a été
saisie lors des différentes perquisitions policières.
Cette opération de grande envergure, placée sous
la supervision du Deputy Commissioner of Police, Ravin
Sooroojbally, de l'ADSU s'est déroulée sur au moins
36 heures, soit depuis jeudi après-midi.
Les recoupements d'informations effectués par Week-End
révèlent que le coup d'envoi de cette mission conjointe
douane/ADSU est donné à l'atterrissage du vol d'Air
Mauritius venant de Singapour, le MK 643, jeudi dernier à
17 heures 15. Agissant sur la base de certaines informations,
une fouille systématique des bagages de la Néo-Calédonienne,
Julia Mena Anatray, âgée de 36 ans, devait révéler
la présence d'une importante quantité d'héroïne
dans le double fond de sa valise.
Lors de sa première séance d'interrogatoire, la
passeuse de drogue devait révéler qu'elle avait
effectué une réservation au Club Med pour
son séjour à Maurice et qu'elle venait de Singapour.
Initialement, la prévenue devait se montrer réticente
à fournir d'autres détails sur ses contacts à
Maurice. L'escouade de l'ADSU de l'aéroport travaillant
de concert avec celle du Nord devait mettre en place une opération
de surveillance dès jeudi après-midi. Les premiers
résultats ne devaient pas tarder à tomber.
Ainsi, dans le cadre de cet établissement hôtelier,
l'ADSU devait procéder à la deuxième arrestation
dans l'affaire des 1,8 kilo d'héroïne. Un autre ressortissant
britannique, habitant Cape-Town, en Afrique du Sud, devait se
pointer au rendez-vous selon le schéma établi initialement.
Allan Webster Rycroft, 29 ans n'est pas un inconnu pour l'ADSU.
Il était arrivé à Maurice le 18 août
dernier d'Afrique du Sud et l'ADSU avait saisi deux Federal
Streamers dans ses bagages à l'aéroport lors
d'une fouille.
Allan Webster Rycroft était jusque-là en liberté
sous caution le temps que le tribunal compétent ne se prononçât
sur ce cas. Il est interpellé de nouveau par l'ADSU jeudi
soir. Selon les premières indications, ce ressortissant
britannique avait débarqué à Maurice une
semaine plus tôt en vue de confirmer les contacts et de
procéder au Monitoring systématique des différents
éléments du réseau à Maurice.
La surveillance mise en place par l'ADSU est renforcée.
Le troisième ressortissant ne tardera pas de faire son
entrée en scène. Peter Francis Gray, un Australien
de 46 ans, qui vit en Afrique du Sud, était arrivé
à Maurice avec pour mission spéciale de "
Take Over " la cargaison d'héroïne de la
passeuse pour être remise aux contacts locaux.
À ce point précis de la Sting Operation,
l'ADSU n'avait accompli que la moitié du parcours car aucun
contact mauricien n'avait été identifié et
interpellé. Les renseignements disponibles devaient permettre
aux limiers de l'ADSU de faire le Breakthrough. Ils ont
arrêté le chauffeur de taxi, un habitant de Plaines-des-Papayes
de 25 ans, Arasen Goitan, qui a véhiculé Allan Webster
Rycroft depuis son arrivée à Maurice le 18 août.
À partir de là, l'opération devait connaître
une nette accélération.
Vers les 7 heures 20, vendredi matin, une escouade de l'ADSU de
Port-Louis avait effectué une descente des lieux à
Vallée-Pitot et devait procéder à la perquisition
du domicile occupé par Parwisa Bibi Amina Jeeva, 24 ans.
Les officiers de police découvrent une importante quantité
d'héroïne dans un colis à l'intérieur
d'un ours en peluche. Parmi les autres objets saisis se trouvent
une importante quantité d'Aluminium Foil, de l'Adhesive
Tape, une somme de Rs 34 000 soupçonnée de provenir
du trafic de drogue, un téléphone cellulaire de
la marque Nokia, trois coupures de 50 dollars, une MCB
Maestro Master Card et une MCB Account Number Card
au nom de P. B. A. Jeeva. Son époux, un Salesman
de 35 ans, est également arrêté.
Une autre perquisition à un autre domicile occupé
par Parwisa Bibi Amina Jeeva à Beau-Bassin devait déboucher
sur la saisie d'une somme de Rs 507 000, " suspected to
be proceeds of sale of drugs ". Ces deux sont toujours
en détention provisoire.
Nouvelle descente de l'ADSU à la mi-journée. Le
domicile de Soopama Ganapati, une retraitée de 63 ans,
fait l'objet d'une fouille. Les informations de l'ADSU sont que
cette sexagénaire est en mesure de fournir des renseignements
pour démanteler ce réseau de trafic de drogue opérant
sur des normes quelque peu différentes. Cette habitante
de la route Bois-Chéri, Moka est arrêtée pour
possession d'héroïne cachée dans un chien en
peluche de couleur noire. La drogue se trouvait dans un colis
bien ficelé.
Toutes les indications recueillies sur le terrain par l'ADSU au
cours de ces dernières quarante-huit heures soutiennent
que le cerveau derrière cet important réseau de
trafiquants d'héroïne en provenance de l'axe Pakistan/Malaisie/Singapour
avec supervision d'Afrique du Sud est actuellement en détention
à la prison de Beau-Bassin. Ce suspect avait été
interpellé il y a deux ans lors d'une Control Delivery
Operation de l'ADSU suite à l'arrestation d'un Sud-Africain
au Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport. Il
attend d'être jugé dans le premier cas.
Dans les milieux de l'ADSU, l'on n'hésite pas à
soutenir que les ramifications derrière ce réseau
opéré à l'aide d'un téléphone
cellulaire derrière les barreaux de la prison de Beau-Bassin
constituent une véritable première dans les annales
de la lutte antidrogue. Les suspects seront présentés
en Cour lundi, soit le tribunal de Mahébourg pour la Néo-Calédonnienne
et celui de Mapou pour les deux autres ressortissants étrangers
et le chauffeur de taxi, de Port-Louis pour le couple de Vallée-Pitot
et de Moka pour la sexagénaire.
Les autres cas de viol non-élucidés
Lallchand Boodhoo considéré comme suspect potentiel
!
Les éléments de la Major Crime Investigation Team
(MCIT), placés sous la supervision du surintendant Clifford
Parsad, de même que ceux de la CID de Flacq, ont pris la
décision d'interroger le suspect Lallchand Boodhoo, 32
ans, marchand de fruits confits, au sujet de deux cas d'agressions
sexuelles non-élucidés jusqu'à présent,
à savoir le viol et le meurtre de Nadine Dantier, de même
que la double agression sexuelle perpétrée sur deux
adolescentes de 11 ans, dans la région de Poste-de-Flacq
en août 2001. À ce stade, au sujet de ces deux Unsolved
Cases, Lallchand Boodhoo est considéré comme
potentiel suspect. À ce titre, des échantillons
(sang, cheveux, urine) ont déjà été
prélevés pour des tests ADN.
Selon les recoupements d'informations effectués par Week-End,
il ressort que la décision de soumettre les échantillons
du suspect Boodhoo à l'épreuve du test acide déoxyribonucléique
(ADN), relativement à l'affaire Dantier a été
évoquée dès samedi dernier, après
la reconstitution des faits à Eau Bleue concernant le viol
d'une femme de 69 ans. (Voir Week-End de dimanche dernier).
Selon nos renseignements, les enquêteurs de la MCIT et de
la CID de Rose-Belle ont été éberlués
en prenant connaissance de l'endroit où s'est produit le
viol de la sexagénaire. Pour cause: l'endroit présente
certaines caractéristiques qui s'apparentent au cas Dantier,
de même que celui relatif au viol de deux adolescentes de
11 ans, survenu au mois d'août 2001. A Eau-Bleue, le viol
s'est produit dans un champ de cannes, alors que les premières
habitations de la localité se trouvaient à plusieurs
kilomètres. Ce qui avait alors poussé les enquêteurs
à estimer que si la sexagénaire avait été
tuée, il y aurait eu une infime chance de retrouver sa
dépouille mortelle dans ce labyrinthe naturel.
Selon les enquêteurs, compte tenu du Modus Operandi du
suspect Lallchand Boodhoo, tel qu'il le décrit lors de
ses aveux relatifs au viol de la sexagénaire, il devient,
de ce fait, un Potential suspect, que ce soit dans l'affaire
Dantier ou dans celui du viol des deux adolescentes de Flacq.
"Nous avons décidé de ne prendre aucun risque,
compte tenu des circonstances. Si, à ce stade, nous pensons
qu'il est prématuré de qualifier Lallchand Boodhoo
de Serial Rapist, nous devons cependant considérer
toutes les possibilités. Pour cette raison, nous avons
fait prélever des échantillons qui seront utilisés
aux fins de tests ADN concernant l'affaire Dantier et pour
celui du double viol commis dans la région de Flacq en
août 2001. Jusqu'à présent, comme on le sait,
ces deux affaires n'ont toujours pas été résolues
",
a-t-on indiqué dans les milieux de ces enquêtes.
Seul lieu commun : Rose-Hill
En ce qu'il s'agit de l'affaire Dantier, à ce stade de
l'enquête, l'on devra s'attendre à ce que le suspect
Boodhoo soit interrogé d'ici peu. Mais pour ce faire, les
enquêteurs sont actuellement à la recherche de certaines
indications qui pourraient leur permettre de préparer correctement
cet interrogatoire. Pour l'instant, le seul lieu commun entre
le suspect Boodhoo et Nadine Dantier est Rose-Hill. Le suspect
y travaillait, jusqu'à tout récemment, comme marchand
de fruits confits à la place Margéot. C'était
précisément à cet endroit que Nadine Dantier
prenait l'autobus pour se rendre à ses cours à l'université
de Maurice, comme des milliers de gens qui y transitent chaque
jour. "Nous ne voulons pas extrapoler. C'est la raison
pour laquelle nous nous remettons aux analyses d'ADN. Comme cela,
on aura des réponses certaines. Mais cela ne nous empêche
pas de continuer à chercher", assure-t-on. Jusqu'à
présent, plus d'une vingtaine de suspects ont déjà
fourni des échantillons destinés à des tests
ADN dans l'affaire Dantier.
Pour ce qui est de l'affaire du double viol de deux adolescentes
dans la région de Flacq, survenu durant la première
semaine du mois d'août, les enquêteurs de la Eastern
Division CID ont procédé, durant la semaine,
à l'interrogatoire du suspect Boodhoo, et ce en présence
de son homme de loi, Me Devina Deonarain. Celui-ci a nié
en bloc toute implication dans cette affaire, qui avait été
répercutée par la presse durant la première
semaine du mois d'août 2001.
Les faits dans cette affaire sont les suivants: deux étudiantes
de 11 ans avaient consigné une première déposition
à la police à l'effet qu'elles avaient été
kidnappées, puis remises en liberté après
leur sortie des classes. Puis, dans une deuxième déposition
consignée quelques jours plus tard, en présence
de leurs parents, elles devaient raconter avoir été
toutes deux violées ce jour-là. C'était le
premier jeudi d'août 2001. À la sortie de l'école,
vers les 15h30, alors qu'elles sortaient de l'école, le
cartable en bandoulière, elle devaient être abordées
par un inconnu, qui s'arrêta à leur hauteur à
Choisy Road, Poste-de-Flacq. L'inconnu conduisait une voiture
blanche, qu'il fit s'arrêter à leur côté,
dans un crissement de pneus. Le chauffeur du véhicule leur
demanda carrément de monter à bord. Elles refusèrent.
Sur ces entrefaites, le chauffeur du véhicule sortit un
couteau et menaça les filles en ces termes:: "Si
zot pas monter
"
La menace est limpide. Les filles n'avaient pas le choix que de
s'exécuter. La voiture démarra en trombe et roula
à vive allure en direction de Plaine-des-Roches. Lorsque
la voiture arriva près d'un chassé, le ravisseur
stoppa le véhicule. Aucune âme qui vive aux alentours.
Aucune habitation. Rien. C'est alors qu'il leur aurait ordonné
de mettre pied à terre et les abandonna. C'est ce que les
fillettes avaient raconté dans leur première déposition.
Dans la deuxième, elles affirment que l'individu en a profité
pour abuser d'elles sous la menace d'une arme tranchante avant
de s'en aller. Ce qui n'est pas sans rappeler ce qu'a subi la
femme de 69 ans violée à Eau-Bleue. Elles eurent
ensuite la chance de rencontrer un motocycliste, qui devait les
raccompagner à leur domicile respectif. Malgré ce
deuxième Statement, l'auteur de ce double viol n'a
pu être retracé jusqu'à ce jour. Cependant,
Week-End a appris que, relativement à cette affaire,
les enquêteurs se heurtent à un problème de
taille: les parents des victimes de ce double viol seraient peu
enclins à laisser leurs filles prendre part à une
parade d'identification.
"Selon les parents, les filles ont pu se remettre du choc
psychologique qu'elles avaient subi à l'époque et
une parade d'identification pourrait de nouveau les plonger dans
un autre traumatisme. Nous les comprenons, mais, d'un autre côté,
cela handicape nos chances de résoudre cette affaire une
bonne fois pour toutes", a-t-on également ajouté.
Il n'est pas à écarter que les enquêteurs
rencontrent de nouveau, dans les jours qui suivent, les parents
de ces victimes afin de leur faire revenir à de meilleurs
sentiments.
Aux Seychelles
Le Dr Boolell sollicité pour une contre-autopsie dans
un cas de "suspicious death"
Le Senior Police Medical Officer (SPMO), le Dr Satish Boolell,
a été sollicité par les proches d'un politicien
seychellois, Michel Lau-Tee, 39 ans, candidat du parti Démocratique
Seychellois lors des dernières élections. Ce dernier
a été retrouvé mort vendredi dernier, pendu
à un arbre, devant sa résidence sise à Pointe-au-Sel.
La famille du défunt, qui est d'avis que Michel Lau-Tee
a été victime d'un Foul Play, a décidé
de faire appel aux services du Dr Boolell pour une contre-expertise.
Celle-ci s'est déroulée en fin de semaine avec l'accord
du Premier ministre par intérim, le Dr Rashid Beebeejaun
et du commissaire de Police, Mahen Gopalsingh. Le Dr Boolell est
rentré au pays hier après-midi, sans toutefois avoir
soumis ses conclusions à la famille Lau-Tee pour l'instant.
Ce sera chose faite après l'obtention de résultats
d'analyses approfondies réclamées par le médecin
légiste mauricien.
Les faits de la présente affaire, qui passionne actuellement
les seychellois sont les suivants: vendredi 19 août, vers
les huit heures du matin, le corps de Michel Lau-Tee, candidat
du parti Démocratique Seychellois (PDS) aux dernières
élections pour le district Au Cap, est retrouvé
pendu à un arbre, devant sa résidence de Pointe
au Sel. C'est un de ses neveux, à savoir le fils de sa
sur, qui fait la découverte macabre. Le parti Démocratique
Seychellois est le principal parti de l'opposition.
Une enquête policière devait être ouverte à
cet effet. Les conclusions de l'autopsie, réalisées
par un médecin légiste seychellois, révèlent
que le décès de Michel Lau-Tee a été
causé par l'asphyxie par pendaison. Chose que n'admettent
pas les proches du défunt, qui décident alors d'avoir
recours aux services du Dr Boolell.
Celui-ci devait quitter le pays jeudi pour revenir hier, après
que sa contre-autopsie fut terminée. À ce stade,
le médecin légiste mauricien n'est pas encore prêt
avec ses conclusions, attendant d'obtenir certains résultats
d'analyses. Cependant, a-t-il laissé entendre, des zones
d'ombres entourent ce décès. D'où les interrogations
formulées par la famille du défunt et la décision
de faire appel à l'expertise du Dr Boolell.
Lundi et mardi derniers
Plus de Rs 1.2 millions emportées dans deux vols
Plus d'un million de roupies, en argent et en bijoux ont été
emportés lors de deux vols audacieux, perpétrés
lundi et mardi derniers à Port-Louis et à Baie-du-Tombeau.
La police a ouvert une enquête afin de retracer les auteurs
de ces deux vols audacieux.
Dans la matinée de mardi dernier, un bijoutier de 55 ans,
habitant la capitale, devait consigner une déposition à
la police de Trou Fanfaron à l'effet que la veille, le
lundi 22, vers 17h15, à la fermeture de sa bijouterie,
trois inconnus devaient faire irruption dans sa bijouterie. Deux
d'entre eux devaient le ligoter et le bâillonner, tandis
que le troisième homme devait le fouiller. Cet homme devait
prendre la clé du coffre-fort qui se trouvait dans une
de ses poches et ouvrir ledit coffre, qui renfermait des bijoux
d'une valeur de Rs 650 000 et d'une somme de Rs 215 000 en liquide.
Le montant total du vol est estimé aux alentours à
Rs 865 000.
Le lendemain, mardi, à Baie-du-Tombeau, une maison devait
être cambriolée. Lors du vol, des bijoux, à
savoir cinq bagues en or, deux bracelets en or, deux cameras,
une paire de jumelles et une somme de Rs 40 000 ont été
emportées. Chose étrange: la police de Baie-du-Tombeau
n'a constaté aucune effraction lors de ce vol. Au moment
de celui-ci, survenu entre 11h30 et 14h30 mardi, le propriétaire
de la maison était absent.
Les tribulations d'une étudiante de 15 ans
Elle disparaît de Rivière-Sèche mardi et
réapparaît vendredi à St-Pierre
Etrange affaire que la police de Rivière-Sèche doit
tirer au clair. Il s'agit des péripéties d'une étudiante
de 15 ans, qui disparaît du village mardi et qui est retrouvée
par son père vendredi matin à St-Pierre. Dans l'histoire,
un soudeur de 30 ans, Jacques Clive Patrick Rose, a été
arrêté. Il est accusé d'avoir eu des relations
sexuelles avec la mineure.
A 1h hier matin, à la police de Rivière-Sèche,
l'étudiante de 15 ans devait consigner une déposition
à l'effet que, mardi, après les heures de classe,
elle devait rester chez une amie, qui habite également
le village. Dans la matinée de mercredi, à 10h,
elle devait rencontrer le dénommé Jacques Clive
Patrick Rose à la gare de Flacq. Ils devaient rallier Pereybère
de Flacq, dans une voiture dont elle ne connaît pas le numéro.
Là, ils devaient passer la nuit dans un bungalow et avoir
des relations sexuelles à plusieurs reprises.
Selon la version des faits de l'étudiante, c'est aux aurores,
vendredi matin qu'ils devaient quitter Pereybère pour St-Pierre.
C'est à cet endroit précis que son père l'a
retrouvée vers 7h30 le même jour. Le père
devait conduire sa fille et Jean Clive Patrick Rose directement
au poste de police de Rivière-Sèche. Ce dernier
est détenu, soupçonné de relations sexuelles
avec mineure. L'homme et l'étudiante ont été
tous deux examinés hier par un médecin légiste.
Il s'agit maintenant de savoir si l'étudiante, qui est
en forme IV, a dit toute la vérité.
À la police de Beau-Bassin
Enquête sur un cas d'attentat à la pudeur sur
une fillette de 4 ans
La police de Beau-Bassin a ouvert une enquête, depuis mercredi,
sur un cas d'attentat à la pudeur sur une fillette de quatre
ans. L'enfant, qui fréquente une institution préprimaire
de la localité, aurait été agressée
par un autre enfant
de quatre ans.
C'est dans l'après-midi de mercredi que la fillette de
quatre ans a consigné sa déposition en présence
du caporal Poonoosamy, de la Child Protection Unit (CPU).
Lors de sa déposition, l'enfant a allégué
qu'elle se trouvait à l'école maternelle qu'elle
fréquente et dormait, vers 13h ce jour-là, quand
elle devait être réveillée par un autre enfant
de la même institution. Ce dernier devait alors enlever
ses sous-vêtements et attenter à sa pudeur.
La fillette a été examinée par le Dr Satish
Boolell, Senior Police Medical Officer (SPMO). Selon les
recoupements, aucune décision n'a encore été
prise au sujet de l'enfant par la police. Cependant, il ressort
qu'au niveau de l'institution préprimaire en question,
les parents de l'enfant mis en cause dans cette affaire ont été
informés de ce qui s'est passé. Il a été
impossible d'obtenir de plus amples renseignements au sujet de
cette affaire auprès de la direction de l'établissement
préprimaire.
Du côté des enquêteurs, l'on faisait toutefois
comprendre que c'est la première fois qu'ils se retrouvaient
devant un cas de figure où un accusé d'un délit
était âgé de quatre ans, comme la victime.
À la prison
Les armes saisies dans des cellules exposées
Le commissaire des Prisons, Bill Duff, initiera un début
de politique d'ouverture du milieu carcéral cette semaine.
En effet, il prévoit un point de presse en vue de passer
en revue la situation dans les prisons et les mesures envisagées
dans le cadre de la réforme engagée dans cette institution.
Mais selon les indications recueillies de sources généralement
bien informées, la direction générale de
la prison, qui accueillera les journalistes à la Prison
Training School, prévoit une exposition hors du commun.
Cette conférence de presse, qui était prévue
la semaine dernière, a dû être renvoyée
en raison du décès subit d'un des plus proches collaborateurs
du commissaire Duff.
Les armes saisies dans les cellules des différents complexes
pénitentiaires de même que les autres objets introduits
illégalement à la prison au cours de ces trois derniers
mois seront exposés. " Ce sera une occasion pour
les journalistes de constater de visu ce que peuvent fabriquer
les prisonniers à l'intérieur de leurs cellules
", a fait ressortir à Week-End une source
bien informée à la Prison. Pour les besoins de cette
réforme, l'Administration de la Prison a déjà
procédé à l'identification des failles et
lacunes dans le système et travaille depuis quelque temps
déjà sur les mesures correctives à prendre.
Mais l'aspect le plus important, souligne-t-on, demeure la solidarité
et la collaboration de tous les membres du personnel.
Par ailleurs, les détenus français, qui purgent
des peines à la Prison Centrale de Beau-Bassin, ont reçu
au cours de la semaine écoulée la visite de représentants
de l'ambassade de France. Ces détenus, en particulier Alain
Hivanhoé et Yanis Baleya, qui sont incarcérés
à la Segregation and Protection Unit de Beau-Bassin,
ont été rassurés par les diplomates français
en poste à Maurice que leur transfert dans des prisons
en France sera pour très bientôt.
Ces deux détenus ont fait part de leurs appréhensions
devant les menaces reçues par rapport à leur sécurité
vu que leurs témoignages ont été utilisés
pour condamner des trafiquants de drogue. Pas plus tard qu'au
cours de la semaine écoulée, ils auraient reçu
des menaces dans l'enceinte de la prison. Les récents incidents
à la Segregation and Protection Unit ont mis en
exergue l'absence de protection et de sécurité en
faveur d'importants témoins de l'Etat dans de principales
enquêtes criminelles. Il semblerait que la situation n'aurait
guère évolué.
Par ailleurs, les condamnés pour des délits de drogue
suivent avec une attention particulière les décisions
de l'Administration suite au jugement de la Cour suprême
en faveur du détenu Amoogum Sawmynaden, qui a bénéficié
d'une remise de peine. Il était défendu par Me Elias
Ooozeerally, dans cet appel devant la Cour suprême. Le chef
juge par intérim, Bernard Sik Yuen, et le juge Eddy Balancy
ont réduit d'un tiers la peine de ce trafiquant condamné
à 11 ans de servitude pénale. Le jugement porte
sur une interprétation d'un des aspects du Dangerous
Drugs Act portant sur l'abolition de la remise de peine et
de la libération sur parole des suspects dans des affaires
de trafic de drogue. Des développements sont à prévoir
dans les jours à venir car bon nombre de condamnés
se sentent concernés par la mise en application de ce jugement.
Brèves
Pretextant se sentir mal: Un détenu s'évade de
l'hôpital Jeetoo jeudi
Ashrafi Mohamed Ramdin, 22 ans, arrêté mercredi par
la police pour un cas de vol avec effraction, s'est évadé
le lendemain, jeudi, alors qu'il se trouvait à l'hôpital
Jeetoo.
Ce détenu, qui habite la rue St-Pierre, Port-Louis, a pris
la poudre d'escampette vers 19h15 jeudi à l'hôpital
Jeetoo. Au moment de son évasion, le détenu Ramdin
se faisait enlever les menottes afin de pouvoir se rendre aux
toilettes. Au même moment, il devait violemment pousser
l'officier de police qui lui enlevait les menottes et il se précipita
par une fenêtre qui était ouverte. Il devait réussir
à semer les policiers qui étaient à ses trousses.
Une escouade spéciale a été constituée
afin de mettre un terme à sa cavale.
A Beau-Bassin: Des tracksuits destinés à la police
et à la NCG volés !
Bien étrange vol que celui survenu aux locaux de Citizen
Sports à Beau-Bassin. En effet, une quinzaine de survêtements
de sport, destinés à la force policière de
même qu'aux éléments de la National Coast
Guard (NCG) ont été emportés, ainsi que des
chaussures destinées à ces unités policières.
Le vol a été commis en forçant un antivol
entre vendredi et lundi derniers. La valeur des articles volés
a été chiffrée autour de Rs 35 000.
Moeurs: Soupçonné d'attentat à la pudeur
sur sa belle-fille de 10 ans
Un maçon de 34 ans, Lindsay Panain, habitant Brisée-Verdière,
a été arrêté lundi. Il est soupçonné
d'avoir attenté à la pudeur de sa belle-fille âgée
de 10 ans. Le cas a été rapporté à
la police de Brisée-Verdière par la jeune fille,
en présence de la policière Ramphul, affectée
au poste de police de Lallmatie. Le suspect, qui a été
arrêté, a été incarcéré
au Moka Detention Centre.