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s o c i é t é
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WEEK-END --- dimanche 7 février 2005
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Lors d'une site visit hier
Le PM: "la route côtière de St Félix
déviée
pour raison de sécurité"
Dans une lettre adressée au Premier ministre
La World Conservation Union critique le projet d'autoroute
du Sud-Est
Lors de l'inauguration de l'école complémentaire
de Mangalkhan, hier
L'Église et l'État réitèrent leur
partenariat
Élections à la GTU
Lollbeharry cède la présidence à Seegum
Doha Secondary School
Abdool Gaffour Joholee, manager: "le secteur éducatif
a encore besoin des collèges confessionnels"
Langue urdu au collège
Selon la GUTU: des élèves pénalisés
par un manque de manuel, entre autres
Classe de français à la Vacoas SSS
Des parents d'élèves s'inquiètent de l'irrégularité
des cours
Études tertiaires
Une quinzaine d'universités représentées
à Port-Louis
Pour dire "non" au trop-plein de violence dans le
pays
Marche au flambeau le samedi 19 mars à Port-Louis
Sniffeurs de colle
Des enfants de 5 à 16 ans dépendants
Campagne de sensibilisation du CAS
La mairie de Port-Louis s'engage dans la lutte contre le Sida
Durant la récente épidémie de conjonctivite
Des échantillons gratuits de Fucithalmic vendus à
Rs 90 l'unité
Art of Healthy Disease and Happy Living
Un programme pour que "le coeur se porte mieux."
Santé et médecine
Demande de remise à niveau des médecins chaque
3 ans
Emploi
6 625 postes disponibles sur le marché actuellement
Fermeture de Sinotex
17 entreprises se proposent de reprendre les licenciés
Pour faire acte de candidature comme General worker
La limite d'âge passe à 45 ans
Paul Bérenger sensible aux pêcheurs du Morne
Développement sous surveillance internationale
Les agences des Nations unies réitèrent leur
assistance à Maurice et aux Seychelles
Journée internationale de la femme
Une plus grande représentation féminine dans
la politique
Religion
Le mandement de Carême de l'évêque de Maurice
En marge de la présentation du budget
Demande de révision générale de la pension
de vieillesse
Téléphonie
L'annuaire 2005 présenté
Senior Citizen's Council District de Rivière-du-Rempart
Ce dimanche au Jardin Balfour
15e édition de la Fête des Fruits
À l'Université de Buckingham, hier
Pravind Jugnauth fait Docteur Honoris Causa
Victimes du tsunami
Un chèque de Rs 520 808 remis au MACOSS
Lors d'une site visit hier
Le PM: "la route côtière de St Félix
déviée
pour raison de sécurité"
La route côtière de St Félix a été
déviée vers l'intérieur des terres sur 3.3
kms non pour accommoder un nouveau parc hôtelier comme on
a pu le croire, mais dans le souci premier d'assurer la sécurité
du public. Et de lui fournir une plus grande plage publique. C'est
en tout cas ce qu'a affirmé le Premier ministre lors d'une
visite sur les lieux hier matin. Une nouvelle version qui n'a
pas empêché des membres de Pa tous nou laplaz
de manifester contre ce qu'ils considèrent eux, comme
une nouvelle vente de nos rares plages publiques aux "intérêts
capitalistes".
Commencée en juin 2004, la déviation de la route
côtière de St Félix s'étend sur 3.3
kms. À partir de juin 2005, date prévue pour la
fin des travaux, le public ne pourra donc plus emprunter, comme
cela a toujours été le cas jusqu'ici, la route côtière
de St Félix. À la sortie de Riambel, juste avant
le petit hôtel de Pointe aux Roches, une nouvelle route
qui se dirige vers l'intérieur des terres, a été
aménagée pour ensuite ressortir plus loin, vers
Rivière des Galets.
La construction de cette route, qui a été confiée
à la firme Luxconsult, a démarré en juin
2004 et se trouve manifestement en bonne voie d'être complétée
en juin prochain. C'est en tout cas ce qu'a constaté le
Premier ministre qui effectuait hier matin une visite des lieux,
en compagnie d'une forte délégation où se
retrouvaient notamment les ministres Lesjongard, Bhagwan et Ganoo.
La construction de cette nouvelle route aura, selon les estimations
officielles, coûté quelque Rs 132 millions.
Le Premier ministre était aussi sur place, a-t-il précisé,
pour faire le point sur le projet de plage publique étendue
que cette déviation routière rend possible. Diverses
aménités telles que terrains de jeux et de foot,
centre de récréation pour les personnes âgées,
aires de camping, toilettes, douches etc font partie de ce projet
qui doit, en principe, être réalisé par l'établissement
sucrier de St Félix, au niveau du kiosque de Pointe aux
Roches. Un projet qui devrait, selon Paul Bérenger, offrir
une véritable "plage-jardin" de très
belle qualité aux Mauriciens. Le Premier ministre s'est
ainsi déclaré très "happy" de ce
qu'il a pu voir sur place et de la "win-win-win situation"
ainsi créée.
Là où il a étonné bon nombre de ceux
présents toutefois, c'est lorsqu'il a affirmé que
le point de départ de cette déviation côtière
était le problème de sécurité que
posait la route à ce niveau. "Le devoir d'un gouvernement
responsable est de penser à la sécurité de
la population. D'où la décision de réaligner
cette route qui était dangereuse en raison de sa proximité
avec la plage" a déclaré le Premier ministre,
qui a affirmé disposer de chiffres indiquant qu'il y avait
à cet endroit un nombre extrêmement élevé
d'accidents très graves.
"Bann prozé lotel ki finn kas nou somey"
Les projets hôteliers dont il est question à cet
endroit seraient apparus "en même temps",
d'où la décision d'aller de l'avant avec la déviation
côtière. Invité à préciser ce
point, Paul Bérenger a déclaré que ce sont
les projets hôteliers "ki finn kas nou somey"
et qui ont en quelque sorte amené le gouvernement à
se rendre compte qu'il y avait là un grave projet de sécurité
routière, ce qui l'a convaincu de la nécessité
de dévier la route.
Pour ce qui est du développement hôtelier justement,
le Premier ministre a affirmé qu'il y en a au moins un,
Spa on the Beach, dont les promoteurs sont déjà
à Maurice et sont prêts à démarrer
leur projet "dans quelques jours". Deux autres
établissements devraient suivre. Ce qui est présenté
comme un atout exceptionnel de développement avec des investissements
estimés à Rs 3 milliards, une création d'emplois
chiffrée à quelque 600 postes directs et indirects,
et une régénération économique et
sociale pour l'ensemble de cette région du sud.
Tous ne semblent pas toutefois partager cet enthousiasme premier-ministériel.
À St Félix hier, une vingtaine de personnes disant
appartenir au mouvement Pa tous nou laplaz, ont manifesté
pendant la visite de Paul Bérenger. Arborant des pancartes
sur lesquelles on pouvait lire des slogans comme "Aret
pran nou laplaz piblik" ou "Gouvernma courtier
gro capital". À la tête de ces manifestants,
Jerry Pierre affirme que les habitants du sud et les Mauriciens
en général ont besoin de ces lieux pour venir se
détendre le week end et que l'on ne peut pas tout vendre
au développement hôtelier, au détriment de
la population locale qui voit constamment se réduire son
espace. À noter que 72 690 mètres carrés
de plage publique seront "déproclamés"
pour permettre le développement hôtelier. Ce à
quoi le gouvernement oppose qu'une autre superficie de 66 456
mètres carrés sera en contrepartie proclamée
publique. De son côté, M. Toofany s'interroge sur
le coût de cette nouvelle route pour le contribuable, le
gouvernement ayant finalement fait entièrement les frais
de ce réalignement alors qu'il avait été
affirmé préalablement que les hôtels concernés
allaient participer aux frais. "Ce sont des gens du Parti
Travailliste. C'est stupide et politisé" devait
déclarer Paul Bérenger face à la manifestation
d'hier..
Il faut rappeler que l'année dernière, un groupe
d'habitants de la région avait contesté les projets
hôteliers et surtout la déviation routière
projetée dans cette région. Une action entrée
en justice devait ainsi permettre de faire apparaître de
graves manquements au niveau des représentations publiques
qui n'auraient pas été permises auprès du
Town and Country Planning Board. Le gouvernement avait fait savoir
sa colère face à ce fait, même qualifié
de "sabotage", et avait annoncé son intention
d'initier une enquête pour situer les responsabilités
de ces manquements qui venaient entraver le développement
hôtelier.
Quoi qu'il en soit, les Mauriciens ont encore "deux ou trois
mois" pour emprunter l'actuelle route côtière
de St Félix. Passée cette date, elle sera désaffectée.
Dans une lettre adressée au Premier ministre
La World Conservation Union critique le projet d'autoroute
du Sud-Est
La World Conservation Union (IUCN), organisme des Nations unies
en charge du contrôle et de la conservation des espèces
rares à travers le monde, a fait parvenir, par le biais
de son directeur général, une lettre extrêmement
critique au Premier ministre mauricien au sujet du projet d'autoroute
du Sud-Est. Un projet qui fait, ce dimanche, l'objet d'une site
visit du Premier ministre.
Dans cette lettre en date du 23 février 2005, adressée
au Premier ministre Paul Bérenger, le directeur général
de la World Conservation Union (IUCN), Achlm Steiner, dit écrire
au nom des membres, commissions et personnel technique de cet
organisme "to voice IUCN's concerns about the design of
the proposed South East Highway".
Tout en notant que l'objectif de ce projet est de fournir "efficient
and effective road transport services so as to support the productive
sectors of the economy and promote tourism", le directeur
général de l'IUCN dit aussi noter l'engagement de
la Banque Africaine de Développement (qui finance la réalisation
de ce projet à travers un prêt de US$ 19.02 millions),
à "protect the environment while implementing badly
needed development projects".
Faisant écho à certains arguments formulés
par des écologistes locaux, notamment l'association Nature
Watch, Achlm Steiner écrit : "We understand that
the new section of the road will pass through one of the few remaining
fragments of native forests in Mauritius, compromising the survival
of three species of plants unique to the world, half the world's
population of the endangered Mauritius kestrel, and the forest
as a whole. Given the tiny amount of good quality forest remaining
on Mauritius, this developement can only be viewed as catastrophic
to the native biodiversity that Mauritius has provided global
leadership on conserving. It would also undermine an important
tourist attraction, thereby achieving the opposite result from
what is intended."
Le directeur général de l'IUCN poursuit en disant
reconnaître que "different groups have different
opinions on what is best for the country" et que cet
organisme comprend la nécessité d'assurer un
"sustainable development." Toutefois, il considère
que le tracé prévu "is incompatible with
the conservation values that Mauritius has been at the forefront
of promoting (
) We are therefore hopeful that both the Government
and the African Development Bank will take the necessary steps
to rectify the errors that have led to this poorly designed project."
Et de conclure en invitant le Premier ministre à prendre
contact avec l'IUCN si jamais il pense que l'expertise technique
de cet organisme peut aider à assurer que "development
is made in the best interests of both the Mauritian people and
the biodiversity that makes your nation unique in the world."
À noter que des copies de cette lettre du directeur général
de l'IUCN ont également été envoyées
aux directeurs exécutifs de la Banque Africaine de Développement.
Lors de l'inauguration de l'école complémentaire
de Mangalkhan, hier
L'Église et l'État réitèrent leur
partenariat
Le partenariat entre les autorités de l'Éducation
catholique et l'État est-il reparti sur de nouvelles bases
? Tout laisse croire que oui. Le froid qui, ces derniers temps,
avait en quelque sorte givré la relation entre
les deux partenaires, serait en train de disparaître.
En effet, lors du lancement officiel de l'école complémentaire
de la cité Mangalkhan, hier après-midi, le Premier
ministre, Paul Bérenger, et le vicaire général
du diocèse catholique, Jean-Maurice Labour, ont réitéré
leur conviction dans le travail abattu par leur partenaire respectif
dans le secteur éducatif. Paul Bérenger, qui n'est
pas resté insensible "aux mots extrêmement
positifs" formulés auparavant par Jean-Maurice
Labour "pour décrire le partenariat entre l'Église
et l'État", a rappelé que le gouvernement
soutien les efforts entrepris par les autorités de l'éducation
catholique. "Quand j'ai appris que l'Église était
en quête d'un terrain, à Rivière Noire, pour
un projet scolaire, je n'ai pas hésité pour intervenir
personnellement. C'est ce genre de partenariat qui rapporte des
fruits, quotidiennement", a déclaré le
Premier ministre en prenant la parole, hier, à Mangalkhan.
"Il existe un partenariat formidable entre l'Église
et l'État", a-t-il ajouté.
Intervenant plus tôt, Jean-Maurice Labour, qui représentait
l'Évêque, Maurice Piat, souffrant, n'a pas manqué
de "remercier le gouvernement et le ministère de
l'Éducation pour le vrai partenariat qui existe entre celui-ci
et l'Ecole pour la Solidarité et la Justice". Le
vicaire général rappelait que le ministère
a toujours soutenu les écoles complémentaires en
mettant trois collèges d'État à la disposition
de l'ESJ. "Si ine arrivé ki nous fine gagne diskisyon
avec gouvernement, nous reconnaite quand même travail qui
li pé faire dans réforme. Ce travail représente
un pas décisif par l'État. Avec l'arrivée
de nouveaux établissements scolaires, l'accès à
l'éducation est devenu possible pour tous les enfants mauriciens",
a déclaré Jean-Maurice Labour.
Justice sociale
L'arrivée d'une école complémentaire dans
la région de Mangalkhan est un moyen pour faire reculer
la pauvreté, a aussi souligné Paul Bérenger.
C'est dans cette optique que le gouvernement a placé les
écoles de la zone d'éducation prioritaire
et les écoles complémentaires au cur de la
réforme. "Il n'y aura pas de progrès économique
sans justice sociale. C'est pour cela que, depuis 4 ans, nous
mettons tout en uvre pour faire reculer la pauvreté.
Il n'y a aucun pays au monde qui en fait autant pour enrayer l'exclusion."
Une des étapes pour assurer cette justice sociale,
dit-il, a été l'abolition du ranking au CPE,
la comptabilisation des langues orientales, la construction de
nouveaux collèges d'État, l'éducation obligatoire
jusqu'à l'âge de 16 ans et la prochaine introduction
de la filière polytechnique. "Cette réforme
permet aux enfants défavorisés de bénéficier
du système éducatif. Et cela me révolte quand
j'entends dire que nous devons réintroduire le système
d'élite !" Par ailleurs, les écoles complémentaires,
a ajouté le PM, contribuent aux efforts de l'État
dans la démocratisation de l'éducation. Saluant
le travail des volontaires, Paul Bérenger a souligné
que ces structures non formelles encouragent les régions
"à se tenir sur leurs propres jambes".
L'État ne peut "combattre l'échec scolaire
seul"
En mission en Inde, le ministre de l'Éducation, Steve Obeegadoo,
qui regagne le pays aujourd'hui, était représenté
par le Chief Executive Officer du ministère, Dev
Ruhee. Dans son message, le ministre de l'Éducation a salué
l'ouverture de la sixième école complémentaire
de l'ESJ, dont le travail "repose sur le progrès,
la solidarité et le volontariat". Lorsqu'il s'agit
du développement intégral de l'enfant, Steve Obeegadoo
estime que l'État a besoin du secteur privé. Concédant
que l'État ne peut "combattre l'échec scolaire,
seul", le ministre de l'Éducation a rappelé
que le pays a encore besoin des projets tels que ceux de l'ESJ.
L'école complémentaire qui s'apprête à
accueillir des centaines d'enfants en difficulté scolaire,
des cités Mangalkhan et EDF, opérera à la
SSS de Floréal. Les habitants de la région, soulignait
le directeur de l'ESJ, Jean-Noël Adolphe, ont spontanément
proposé leur coup de main pour faire avancer le projet.
Idem pour les sponsors habituels. "Toutefois, nous aurions
besoin d'un plus grand soutien de l'État. Jusqu'à
présent, nous comptons uniquement sur des firmes privées,
le diocèse et les levers de fonds. Cependant, ceux-ci requièrent
de gros efforts épuisants. Si je lance cet appel, c'est
parce que le travail que nous faisons dépasse le cadre
de l'éducation. Il concerne aussi les endroits que nous
touchons", a déclaré le directeur de l'ESJ.
Le maire de Curepipe, Jayen Teeroovengadum, a pour sa part, annoncé
un don de Rs 50 000 du conseil municipal à l'école
complémentaire.
Élections à la GTU
Lollbeharry cède la présidence à Seegum
Jugdish Lollbeeharry devra céder son siège à
Jugduth (Vinod) Seegum. Le président sortant de la Government
Teachers Union et figure de proue du Ralliement des Démocrates,
s'est incliné lors des élections syndicales, hier,
à l'école Raoul Rivet. En début d'après-midi
déjà, le décompte des voix indiquait une
avance de l'Alliance des Vrais Rassembleurs. Ce qui renforçait
alors la confiance du côté de l'équipe de
Vinod Seegum. Avec 1 009 voix en sa faveur, ce dernier a devancé
Jugdish Lollbeeharry de 82 voix. L'unique représentante
féminine de l'alliance, Chandranee Ramchurn, a récolté
997 voix, tandis que Reshma Bissessur et Yogita Teeluck, les candidates
en lice du Ralliement des Démocrates, ont été
soutenues par 940 et 907 voix respectivement.
Peu après la proclamation des résultats aux alentours
de 22h30, l'Alliance des Vrais Rassembleurs savourait l'élection
de ses 17 candidats. Dans le camp de l'équipe sortante,
la déception était palpable. D'ailleurs, une fois
la victoire de l'alliance confirmée, Jugdish Lollbeeharry
était injoignable.
"Ces résultats démontrent que les enseignants
nous ont fait confiance. Notre priorité sera de travailler
ensemble, même avec l'équipe sortante, dans l'unité.
Car nous voulons faire de la GTU un syndicat phare comme dans
le passé", déclare Vinod Seegum. Ce dernier
confie qu'il s'attendait à être élu. Les résultats
des précédentes élections, dit-il, l'avaient
classé en tête de liste.
Pour sa part, Ashik Junglee de l'Alliance des Vrais Rassembleurs
accueille "le départ de Jugdish Lollbeeharry à
la tête de la GTU avec soulagement". Il ajoute:
"Nous reconnaissons toutefois que Jugdish Lollbeeharry
a fait ce qu'il a pu à la GTU. Mais l'heure ine arrivé
pou qui li passe la main à ene nouvel équipe pou
ene nouvo philosophie syndicale. Nos trois piliers seront: le
dynamisme, la modernité et la proximité."
Cette victoire, dit-il, représente une consécration
après de longues années de lutte pour retrouver
un nouveau souffle au sein de la GTU. "À présent,
nous allons faire face à un nouveau défi, celui
d'honorer l'espoir que les enseignants ont placé en nous.
Nous n'avons pas droit à l'erreur. Nous ferons tout pour
répondre, à court terme, aux aspirations des enseignants.
D'ailleurs, nous lançons un appel au ministère de
l'Éducation pour rouvrir les négociations avec le
syndicat pour améliorer le sort des enseignants et de l'éducation
dans son ensemble", précise ce dernier.
Élément incontournable de cette nouvelle alliance,
Ashik Junglee occupera une place importante au sein du prochain
comité exécutif de la GTU. Expulsé par ce
syndicat en 2002, il s'attend désormais à ce que
ses "droits soient rétablis comme membre de la
GTU". Quant à Sunil Jugroo, président de
la General Purpose Teachers Union, il abonde dans le même
sens que son conseiller technique, Ashik Junglee.
C'est dans une ambiance bon enfant que se sont déroulées
les dernières élections de la GTU. Tout le monde,
des deux camps, était unanime sur le calme qui prévalait
dans l'enceinte de l'école, contrairement aux précédentes
élections syndicales. Mobilisée, la Raoul Rivet
GS avait pris l'allure d'un centre de vote digne des élections
nationales. Les pancartes placardées sur les murs, la présence
de nombreux enseignants dans l'enceinte de l'école, sans
compter les vannes des représentants des deux équipes
à travers les haut-parleurs, donnaient un cachet folklorique
à ces élections. Sept salles de classe ont été
réquisitionnées pour l'exercice des votes, alors
que le décompte, sous la supervision des Returning Officers,
MM. Pullut et Veerassamy, a été effectué
dans 5 salles. Soulignons qu'à quelques minutes de la fermeture
des votes, 1 970 enseignants avaient fait le déplacement
à Port-Louis pour participer à ces élections.
Doha Secondary School
Abdool Gaffour Joholee, manager: "le secteur éducatif
a encore besoin des collèges confessionnels"
"Un collège confessionnel islamique, certes, mais
comme les autres et prêt à accueillir tous les Mauriciens".
C'est ainsi que le manager, Abdool Gaffour Joholee de la Doha
Secondary School décrit d'emblée cette nouvelle
institution secondaire privée de Curepipe. Celle-ci a fait
son entrée dans le système éducatif il y
a deux ans. La Doha Secondary School - qui se préparait
à recevoir le ministre des Affaires islamiques du Qatar,
hier, pour l'ouverture officielle de l'établissement -,
a ouvert ses portes, dit-il, dans le sillage de la réforme
dans l'éducation. "Un des objectifs de cette réforme
est de mettre fin à la compétition scolaire, ce
qui devrait laisser plus de place à une éducation
axée sur les valeurs humaines et morales. C'est pour cela
que notre curriculum accorde une place importante à ces
principes, ce qui fait d'ailleurs notre spécificité",
explique Abdool Gaffour Joholee. Ce dernier précise
que l'attention accordée aux élèves après
les heures de classe fait de la Doha Secondary School une
institution secondaire différente des autres collèges
islamiques. D'autre part dit-t-il, la Doha Secondary
School contribue à renforcer le travail effectué
par le secondaire confessionnel. "Tous savent que les
collèges confessionnels catholiques ont fait leurs preuves
et le secteur éducatif mauricien a encore besoin de ce
type d'établissement", précise encore le
manager du collège.
Construit entre Eau-Coulée et la Vigie, sur un terrain
d'une superficie d'un peu plus de 6 arpents, l'institution gérée
par l'Education Trust a été financée,
à 90%, par le Qatar. "Ce qui revient à un
coût de Rs 54 millions. Toutefois, nous avons également
bénéficié du soutien financier de Mauriciens,
issus de toutes les communautés", explique le
manager du collège. L'Education Trust, ajoute le
recteur, Hood Jhumka, compte aussi sur la, zakatt, contribution
des musulmans pour le fonctionnement de l'établissement.
"Entre-temps nous avons injecté Rs 3 millions dans
l'infrastructure", souligne Abdool Gaffour Joholee.
Le collège accueille actuellement 455 élèves
(filles et garçons) de la Form I à IV, lesquels
sont répartis dans deux blocs respectifs. Celui, réservé
aux filles comprend 24 salles de classe et idem pour les garçons.
L'enseignement prôné ne favorisant pas l'interaction
entre filles et garçons, il arrive que ces derniers assistent
à des cours par le biais de la vidéoconférence.
Quant aux matières dispensées, elles sont identiques
à celles du curriculum national. "Cependant, comme
c'est un collège islamique, nous avons des classes de Coran
et de langue arabe", explique le manager du collège.
Ce dernier, rappelle que les filles qui "sont admises
au collège sont invitées à comprendre pourquoi
le port du foulard islamique est préconisé à
l'intérieur de l'établissement." Le collège,
dit-il, souhaite accueillir des élèves de toutes
confessions. "Nous sommes convaincus qu'après les
premiers résultats du School Certificate, nous aurons
des demandes venant des élèves non-musulmans."
Les classes sont assurées par 24 enseignants, dont
la majorité diplômée.
Collège confessionnel payant, les frais mensuels de la
scolarité s'élèvent à Rs 1300. Cette
année, les classes de la Form I comprennent une trentaine
d'élèves récipiendaires de 20 unités
au Certificate of Primary Education. Le collège
n'admettant que des élèves ayant obtenu entre 15
et 20 unités aux examens de fin de cycle du primaire. "Nous
donnons la priorité aux enfants qui viennent directement
du primaire. Car ceux qui ont déjà été
en secondaire ont reçu une éducation différente",
concède Abdool Gaffour Joholee. D'ailleurs, l'établissement
géré par l'Education Trust, compte déjà
une section primaire avec des classes de Std I à IV avec
187 élèves. Les frais de scolarité pour cette
section sont de Rs 800 mensuellement.
Langue urdu au collège
Selon la GUTU: des élèves pénalisés
par un manque de manuel, entre autres
Des collégiens ayant opté pour l'urdu comme matière,
auraient actuellement des difficultés à poursuivre
leurs classes. À l'origine, un manque de manuel et l'incompatibilité
de cette matière en combinaison avec d'autres. Le président
de la Government Urdu Teachers' Union, Hanif Peerun, a
attiré l'attention du ministère de l'Education sur
cette situation. Selon ce dernier, une trentaine d'élèves
du collège d'Etat R.Seeneevassen, de Port-Louis, ont "fait
plusieurs requêtes au ministère et au recteur pour
signifier leur intention de poursuivre des études en urdu.
Mais en vain." La GUTU demande également
qu'un enseignant d'urdu soit posté au collège au
plus vite. "La politique du ministère à
l'égard de l'enseignement de cette langue, que ce soit
au primaire ou en secondaire, est en contradiction avec l'engagement
pris, afin de mettre les langues orientales sur le même
niveau que les autres matières", dit-il. Aussi,
Hanif Peerun regrette que le ministère "ait choisi
de photocopier les anciens manuels pour palier au manque de livres
d'urdu!"
Classe de français à la Vacoas SSS
Des parents d'élèves s'inquiètent de l'irrégularité
des cours
Des parents d'élèves de la Vacoas SSS (filles)
songent sérieusement à exprimer leur mécontentement
à la direction du collège, avant d'interpeller le
ministère de l'Education. En effet, selon ces parents,
les collégiennes en Form I, seraient privées de
classe de français depuis la semaine dernière. Pour
cause, l'enseignant chargé de cette matière a été
transféré au collège d'Etat Maurice Curé.
Ce transfert se serait avéré nécessaire pour
calmer la colère des étudiantes de Maurice Curé.
Ces dernières rappelons-le avaient manifesté dans
l'enceinte de leur collège au début de la semaine
écoulée pour déplorer les manquements auxquels
elles feraient face. Depuis, les choses sont rentrées dans
l'ordre. "Le ministère a donc trouvé une
solution pour les élèves de Maurice Curé
au détriment de celles de la SSS de Vacoas", s'insurgent
les parents. Tout en confirmant le départ d'un enseignant
de français, la rectrice de la Vacoas SSS, affirme
toutefois que les élèves de la Form I n'ont pas
été pénalisées puisqu'elles bénéficient
toujours de cette matière. "Pourtant, nos enfants
rentrent de l'école en nous confiant que ces classes sont
irrégulières ! Les jours où elles devraient
avoir deux périodes de français, elles n'assistent
qu'à une seule classe. De plus on nous a laissé
comprendre que la situation ne reviendra pas à la normale
avant une à deux semaines", s'exclament les parents
mécontents.
Études tertiaires
Une quinzaine d'universités représentées
à Port-Louis
Une quinzaine d'universités de onze pays participent depuis
hier à la Education Mauritius Fair 2005 à
la salle Laverdy de l'hôtel Labourdonnais à Port-Louis.
Les établissements représentés sont basés
en Angleterre, en Irlande, en Australie, en Malaisie, au Canada,
en Afrique du Sud, en Inde, à Singapour, à Dubayy
et aux USA.L'occasion est ainsi donnée aux Mauriciens de
se familiariser avec les programmes proposés dans différents
domaines. La foire prendra fin demain à 18h.
Pour dire "non" au trop-plein de violence dans le
pays
Marche au flambeau le samedi 19 mars à Port-Louis
Réagir contre le trop-plein de violence au sein de la société
mauricienne pour que le pays redevienne un havre de paix : c'est
la démarche qu'entend suivre l'association Les Colombes.
Se définissant comme un "Réseau de Paix",
ce collectif regroupe des citoyens qui s'affirment "libres
et apolitiques". Comme première initiative, le groupe
organise dans la soirée du samedi 19 mars prochain une
marche au flambeau à Port-Louis.
Rencontrant la presse hier matin, Mme Lysis Ribot, enseignante
et principale porte-parole de l'association qui avait, notamment,
à ses côtés MM. Roshan Maudho, pédagogue,
Kamil Ackbar, artiste et Eric de Chateauneuf, travailleur social
devait expliquer que l'association Les Colombes est né
d'un constat : la montée de la violence sous toutes ses
formes dans le pays - femmes battues, meurtres, violence juvénile,
viols divers, agressions à l'encontre des membres de plusieurs
corps de métier.
Mme Ribot souligne que tout est prétexte, de nos jours,
à des actes de violence : résultat d'un match de
foot, insignifiante dispute après une fête... Selon
elle, une psychose gagne le pays. "Des parents tremblent
pour leurs enfants; des vieux s'enferment chez eux; les familles
évitent de sortir le soir".
D'un petit groupe de réflexion né à partir
d'un appel sur le Net, le mouvement s'est, ainsi, développé
en un Réseau de Paix. En attendant l'élaboration
d'un plan d'actions susceptible de renverser la tendance, le groupe
organise une marche pacifique dans la soirée du samedi
19 mars à Port-Louis. Invitation est, ainsi, adressée
à l'ensemble de la population pour venir dire "non"
à la violence.
Le rendez-vous est pour 18h00 au Champ de Mars. De là,
les marcheurs défileront vers le centre-ville à
partir de 19h30. Un Concert Pour la Paix est prévu en fin
de parcours.Mme Ribot insiste : l'invitation s'adresse à
tous. Du citoyen anonyme au citoyen homme politique de tous bords
en passant par les victimes et parents de victimes des diverses
formes de violences ainsi que des habitants des quartiers réputés
chauds.
Le choix d'organiser cette marche en soirée et en week-end
vise, explique-t-elle, en substance à favoriser une participation
active. "Les citoyens sont invités à venir
y participer en famille". En vue de garantir la plus grand
affluence, appel est lancé aux compagnies d'autobus pour
assurer, durant cette soirée, une desserte optimale. Les
autorisations nécessaires ont, par ailleurs, déjà
été obtenues des autorités.
Sniffeurs de colle
Des enfants de 5 à 16 ans dépendants
En quelques années, le phénomène des enfants
sniffeurs n'a cessé de croître. Il touche des enfants
âgés de 5 à 17 ans, de régions dites
défavorisées. Plusieurs de ces derniers ont développé
une véritable dépendance à cette substance,
se livrant à plusieurs séances d'inhalation quotidiennement.
Rencontrés par Week-End en février 2003 dans
le cadre d'un reportage sur le même sujet, certains, dont
François ou encore Eric, n'ont jamais décroché
et présentent désormais de graves séquelles.
Ce, tant sur le plan physique que psychologique. Il en est de
même pour leurs camarades, tandis que quelques nouvelles
têtes - dont des filles - se sont jointes à la bande.
C'est jour de foire dans cette région de Port-Louis. François,
11 ans, déambule entre les étales en quête
de petites pièces. À la demande de son employeur,
vendeur de vêtements, il doit échanger deux billets.
En haillons et frêle d'apparence, François devrait
être en secondaire. Mais, négligé par sa mère,
toxicomane, le garçon est livré à lui-même.
L'air hagard, et trop maigre pour son âge, il semble malade.
D'ailleurs, sa tête vacille de temps en temps
Dans
cette même foire, Eric, 16 ans, soulève la marchandise
de son patron. Deux fois par semaine, l'adolescent travaille avec
ce dernier. Il est presque 13h et bientôt, tout comme François,
il va s'accorder une pause. Avant de quitter les lieux, Eric
enfile un épais blouson. Pourtant, la chaleur est à
son apogée et Eric affirme qu'il n'a pas froid. Arborant
un regard creux, il a lui aussi l'air perdu. Les deux garçons
se connaissent bien. Ensemble, avec une petite bande d'amis, pour
la plupart enfants de rues, ils sniffent de la colle. En cours
de route, les deux adolescents croisent Jason, 13 ans. Ce dernier,
travaille également au marché de la région.
Avec un ami, Jason devait se rendre dans un fief, chaud. Mais,
en voyant François et Eric, il s'est ravisé. À
cette heure de la journée, des enfants ça et là,
non-scolarisés arpentent les rues du quartier. Presque
édenté, Jason, contrairement à ses deux amis,
n'affiche pas encore les séquelles de la colle. Néanmoins,
il en est dépendant
"Parfois dans mo la tête mo tane comma dire ène
hélicoptère, ène masine ki faire Katakatakata
"
A priori, le blouson d'Eric est loin d'intriguer ses amis. "Il
n'a pas froid. C'est dans ses poches qu'il cache sa colle et son
sac en plastique", lâche François, approuvé
par Jason. Et les deux gamins de se ruer vers lui pour prouver
leurs affirmations. Eric, se laissant faire, ne réagit
pas quand les deux paires de mains sortent un petit sac aplatit,
usé et contenant une substance blanchâtre. Renvoyant
une forte odeur de colle, le sac est exhibé avant qu'Eric
ne s'en accapare à nouveau. "To abityé éna
ène tibe are toi! Kot li?" lui lance alors François.
"J'en ai plus. J'ai utilisé ce que j'avais ce matin",
explique Eric en ramassant le sac froissé qui sera
utilisé à plusieurs reprises. "Mone risse
(ndrl:sniffer) quatre fois dépi gramatin",
dit ce dernier. Car Eric s'est accroché à
la colle et ne peut plus s'en passer. Il 'consomme' jusqu'à
dix tubes de colle quotidiennement! Eric ne s'en vante pas. Il
donne l'impression d'en parler avec un certain détachement.
Mais s'il prend quelques secondes avant de réagir, c'est
parce qu'Eric présente les conséquences causées
par la substance, abusée, sur son cerveau. Alors que de
son côté, François se targue presque des maux
dont il souffre. "Parfois dans mo la tête mo tane
comma dire ène hélicoptère, ène masine
ki faire Katakatakata
" dit-il. Eric raconte
qu'un de ses premiers gestes après le réveil est
de préparer 'sa' colle. Il est alors 6 heures et la préparation
est la même pour tous petits sniffeurs de colle. "Mo
rissé kot mo-même", confie l'adolescent.
Il répétera le geste de nombreuses fois au cours
de la journée: sur son lieu de travail, à l'abri
des regards, avec ses amis dans un coin en retrait, sous un pont,
à la plage, chez lui. "Auparavant je sniffais peu,
soit deux fois par jour. Puis, je suis passé à cinq
fois", ajoute Eric.
"Je n'ai pas faim quand je sniffe"
François et Jason, de leur côté, affirment
en sniffer moins que leur ami. Mais, dépendant de la colle
François ne peut s'en passer, tandis que Jason explique
que lorsqu'il ne trouve pas d'argent pour acheter ses tubes, il
se prive de l'habitude prise il y a trois ans. "On sniffe
où on peut
Non loin de ma maison, dans des coins,
à la rivière", concède François.
"Je sniffe depuis que j'ai 7 ans. C'est un de mes cousins
qui sniffait avec ses amis qui m'a poussé à essayer.
Il m'a montré comment faire", ajoute ce dernier.
Quant à Jason, il a été initié par
Eric, lui-même incité par un ami. Eric avait alors
13 ans et Jason, 10. "On n'a pas senti grand-chose la
première fois. A part nous ti dans nissa. Nous nous
sentions bien, c'est pour cela que nous avons continué",
explique Jason. Après le sentiment de bien-être
des premières fois, les garçons connaissent d'autres
étapes de la dépendance. "Nous vine coma
dire dimoune sou", insiste Jason. Ce dernier est vite
interrompu par Eric. Il fait comprendre que la capacité
de résistance dépend de la constitution du sniffeur.
Lui, il arrive encore à tenir sur ses jambes après
avoir sniffé plusieurs fois de suite. "Quand François
sniffe beaucoup, il vomit et bave", lance Jason comme
pour taquiner son ami. Et ce dernier rigolant de la remarque,
"c'est vrai, je ne tiens même plus sur mes jambes,
elles sont tellement maigres!"
Dans la région Eric, Jason et François sont loin
d'être les seuls accrocs à la colle. Dans leur conversation,
ils évoquent leurs escapades et autres plan avec d'autres
garçons de leur âge. "Ena ène quantité
ki sniffé ici. Ena tifi oussi kine commense rissé!",
précise Eric. Il revient qu'à l'instar de nos
jeunes interlocuteurs les proches et parents de certains sniffeurs
sont au courant de leur pratique. "Ma mère m'a
déjà dit que c'était mauvais, mais je n'ai
pas eu de problème avec elle", ajoute encore Eric,
dont un des frères est aussi dépendant de la colle.
Eric, affirme qu'après trois ans de dépendance,
il n'est jamais tombé malade. "À part un
soir où j'ai eu un saignement du nez", dit-il.
François et Jason se chargent alors de raconter comment
leur ami a perdu drastiquement du poids. "Il était
énorme comme ça
!" s'exclame Jason
en étalant ses bras. "J'ai beaucoup maigri. Je
n'ai pas faim quand je sniffe. Manger devient secondaire",
reconnaît alors Eric. "Moi aussi je ne mange
pas quand je sniffe", intervient François. D'ailleurs,
sniffer lui permet d'apaiser sa faim quand la nourriture fait
défaut. Toutefois, visiblement affecté, François
présente des séquelles psychologiques causées
par la colle. Certaines notions de bases lui échappent.
Ses propos se noient dans des phrases incohérentes.
"C'est encore mieux de sniffer avant une fête.
Après on a la musique à fond dans la tête"
"On sniffe parce qu'on se sent bien. Ça nous fait
planer", expliquent les trois en même temps. Parfois,
après avior inhalé de la colle, ils prolongent leur
traversée dans l'extase avec un verre de bierre et des
cigarettes. "C'est encore mieux de sniffer avant une
fête. Après on a la musique à fond dans la
tête", ajoute Eric."C'est quand je ne sniffe
pas que j'ai des maux de tête", souligne le plus
grand. "Moi, j'ai dû, une fois, arrêter de
force. Je n'étais pas bien
" explique François.
Faute d'argent, Jason ne peut pour l'instant se procurer des tubes
de colle. "Faire presque cinq zour dépi mo pas
rissé. Eric donne moi in pé are li" explique-t-il.
Eric avance qu'il dépense Rs 120 tous les jours pour s'acheter
les dix tubes de colle, dans les boutiques de la région,
qu'il utilise. "J'achète aussi les sacs",
dit-il. L'argent est puisé dans le salaire qu'il perçoit
au marché et ailleurs. Projeté très tôt
sur le marché du travail, il propose ses bras sur des chantiers
ou ateliers. Idem pour Jason. À 13 ans, l'enfant n'a jamais
mis les pieds en primaire. "Mone alle zis dans maternelle",
confie Jason. Tour à tour aide maçon et menuisier,
il a fini par trouver du travail au marché du quartier.
La colle n'est pas le seul lien qui unit ces trois adolescents.
Tous issus de familles fragiles, ils sont négligés
par leurs mères alcooliques et droguées. La prostitution
fait aussi partie de leur entourage.
Dégâts mortels
Sans s'en rendre compte les jeunes sniffeurs de colle s'exposent
à des risques fatals. Outre les douleurs; à l'estomac,
difficultés de mouvements, maux de tête, toux, crachats,
difficulté de concentration, fatigue, irritations à
la gorge, énervement, démangeaisons sur tout le
corps, fièvre, l'inhalation de colle et de tout produit
solvant en guise de drogue peut avoir des conséquences
graves sur le cerveau. Des études menées dans des
pays où cette pratique a déjà fait d'énormes
dégâts démontrent que la colle tue. Elles
indiquent qu'en sus de s'attaquer au cerveau, les produits chimiques
inhalés affectent aussi le système respiratoire
et le cur. En Amérique, les spécialistes ont
baptisé le syndrome Sudden Sniffing Death. Dans
ce cas précis, la mort suit un débalancement dans
le rythme cardiaque. D'une part, le cur est rendu beaucoup
plus sensible à l'adrénaline qui stimule les battements.
De l'autre, les produits provoquent une surproduction d'adrénaline
dans le corps. Ainsi, le rythme cardiaque accélère
au point à en devenir fatal pour l'individu.
En sus de l'arrêt cardiaque des troubles respiratoires graves
peuvent aussi intervenir, allant jusqu'à la suffocation.
D'ailleurs l'euphorie obtenue par l'inhalation de colle est en
partie due au manque d'oxygène au niveau du cerveau. Il
n'est pas rare qu'une personne s'évanouisse après
avoir inhalé ces produits. Certains enfants aiment bien
cette sensation, mais il s'agit d'un signal d'alarme envoyé
par le cerveau. Dans certains cas, cela peut même provoquer
un coma. Aussi, du moment qu'ils sont inhalés, les substances
et molécules présentes dans la colle et les produits
solvants s'attaquent directement au cerveau. De là, ils
endommagent sérieusement des cellules et des vaisseaux
provoquant des troubles mentaux et même la folie. Ces dégâts
au niveau du cerveau sont irréversibles.
Plusieurs signes et symptômes reviennent chez les sniffeurs
de colle. Les premiers apparaissent à travers le dessèchement
de la peau au niveau de la bouche et du nez. D'autres sources
affirment qu'en raison de la suffocation, les lèvres des
sniffeurs ont tendance à bleuir. La colle provoque aussi
le rougissement des yeux et la dilatation des pupilles. Au bout
de quelques prises, les symptômes se manifestent à
travers une perte de poids et d'appétit, une toux permanente
et des diarrhées. Un changement dans la personnalité
de l'individu finit aussi par être noté résultant
d'un ralentissement dans les mouvements et dans la manière
de parler.
Prévention et encadrement: L'urgence
La prévention et la prise en charge des enfants sniffeurs
de colle ne sont toujours pas structurées à Maurice.
"Ce manquement ne concerne pas uniquement les jeunes sniffeurs
de colle! En matière de drogue, d'alcool, de substances
illicites, lorsqu'il s'agit des enfants, Maurice ne dispose pas
de centre de réhabilitation pour eux", observe
Lindsay Morvan de la Natresa. "Toutefois, nous abordons
le problème de la colle quand nous faisons nos interventions
auprès des jeunes." Sur le terrain, le constat
est inquiétant. Le phénomène a fait des adeptes
essentiellement dans certains faubourgs de Port-Louis, où
prolifèrent les fléaux sociaux. Depuis près
de quatre ans, des enfants de rues, issus de familles touchées
par la pauvreté se laissent tentés par cette forme
d'évasion. Et selon les dires des travailleurs sociaux,
y compris les sniffeurs, les enfants inhalent de la colle dès
l'âge de 5 ans. Le problème ne se dévoile
pas toujours en surface. Un travail de terrain s'avère
urgent. "C'est dans cette optique que nous avons actuellement
5 éducateurs de rue qui sont en formation à la Natresa.
Après quoi, ils seront mieux armés pour aborder
et détecter le problème", dit Lindsay Morvan.
C'est aussi un travail de terrain et d'encadrement qui a diminué
le nombre de jeunes sniffeurs de colle dans des régions
de Baie du Tombeau. Au moment de l'apparition du phénomène,
des travailleurs sociaux ont encadré des enfants concernés
à temps. "Nous les avons placés dans des
écoles de rattrapage. D'autres ont suivi une formation
professionnelle. En somme nous les avons sortis de la rue. Aujourd'hui
la situation n'est plus aussi inquiétante", avance
Mylène Chan See, travailleur social de Baie du Tombeau.
Campagne de sensibilisation du CAS
La mairie de Port-Louis s'engage dans la lutte contre le Sida
Les dernières données statistiques sur l'expansion
du Sida à Maurice sont alarmantes. Ces chiffres qui démontrent
l'ampleur du problème requièrent la participation
de la population pour la lutte contre l'expansion de ce fléau,
étroitement lié à celui de la drogue. La
municipalité de Port-Louis s'est associée au Comité
Amélioration Santé (CAS), en collaboration avec
la MFPA, la NATRESA et le MACOSS, pour une campagne de sensibilisation
dans la région portlouisienne.
Depuis mercredi, les animateurs du CAS sillonnent les différentes
régions de Port-Louis afin de sensibiliser la population
sur les précautions à prendre pour éviter
de contracter le virus HIV. "La prévention est
le meilleur antidote que nous avons actuellement pour prévenir
l'explosion de cette maladie", a soutenu Abdullah Hossen,
le maire de Port-Louis. Pour le lord maire et les représentants
de la CAS, la population mauricienne n'est toujours pas sensibilisée
sur l'aspect préventif. Selon un des responsables de cette
campagne, "il y a encore trop de tabous au niveau de la
sexualité". Le CAS a lancé un appel aux
autorités concernées pour l'installation de condom
vending machines à travers l'île. "Il
faut tenir compte qu'après 20h, les pharmacies sont fermées
et on ne peut se procurer des préservatifs. Pour une vie
sexuelle responsable, l'utilisation des préservatifs est
importante. Il est impératif d'installer des machines de
distribution de préservatifs dans les lieux surtout fréquentés
par les jeunes, comme les discothèques", estime
ce responsable.
Pour sa part, la responsable de la MFPA a souligné le rôle
de cet organisme qui est de promouvoir la santé sexuelle
et reproductive. "Outre les réponses que nous pouvons
apporter aux différentes questions concernant les relations
sexuelles, nous mettons à la disposition du public notre
laboratoire pour le prélèvement sanguin dans le
cadre du dépistage du Sida", a indiqué
la responsable de la MFPA.
Au sein de la NATRESA, la toxicomanie associée au sida
est une préoccupation majeure. Le président de cette
association, Lindsay Morvan, a déclaré que "malgré
les efforts des associations engagées dans la lutte contre
le sida, le virus continue sa progression, ce de manière
drastique. Notre société est gravement menacée
par l'expansion du Sida". En 2004, 527 nouveaux cas ont
été enregistrés, contre 104 cas en 2002.
De ces 527 nouveaux cas, 88% sont des toxicomanes ayant utilisé
des seringues, dont 86% d'hommes. "Nous savons que pour
obtenir le vrai nombre, il faudrait multiplier par dix le chiffre
officiel. Ces données représentent la recrudescence
de ce fléau au sein de notre société. Si
nous n'intensifions pas notre lutte, avec une participation nationale,
Maurice aura un avenir très sombre et risque de se retrouver,
dans quelques années, dans la même situation catastrophique
du Botswana et du Swaziland", a souligné le président
de la NATRESA.
Saluant la démarche du ministère de la Santé,
qui a décidé de mettre un centre de désintoxication
résidentiel à l'intérieur de l'hôpital
Brown Sequard, M. Morvan a annoncé l'entrée en opération
de cette aile le 1er mars prochain. Ce centre accueillera sur
une durée de 10 à 15 jours, un maximum de 10 toxicomanes
à chaque session. Lindsay Morvan a souligné que
les personnes admises dans ce centre seront recommandées
à la NATRESA par les centres uvrant auprès
des toxicomanes. Ces centres seront également responsables
du suivi auprès de ces toxicomanes. Le président
de la NATRESA a soutenu l'initiative du CAS, de la municipalité
de Port-Louis et du MACOSS pour cette campagne de sensibilisation
qui est "un travail formidable qui devrait interpeller
d'autres instances publiques".
Lors de cette rencontre avec la presse, le lord maire a également
annoncé que cette campagne de sensibilisation débouchera
sur un plan d'action de la municipalité (Plan Municipal
dans la Lutte contre le Sida - PMLS). Pour la mise sur pied de
ce plan d'action, la municipalité sollicite l'aide et la
participation des associations engagées sur le terrain
dans les différents quartiers de la ville, de même
que les autres collectivités locales. Abdullah Hossen a
annoncé que la mairie de Port-Louis participera en mars
prochain à un colloque de l'AUA (Association des Autorités
Urbaines) autour du thème "Ville, Société
et Sida".
Durant la récente épidémie de conjonctivite
Des échantillons gratuits de Fucithalmic vendus à
Rs 90 l'unité
La conjonctivite virale ou bactérienne, maladie contagieuse
qui affecte les yeux et qui est récurrente à chaque
début d'année à Maurice, a fait beaucoup
de victimes ces deux derniers mois, mais elle a également
permis à certains pharmaciens peu scrupuleux de réaliser
des profits substantiels.
Preuve que profit il y a effectivement eu : au moins un habitant
des Plaines-Wilhems s'est vu réclamer Rs 90 pour un petit
tube de gouttes de Fucithalmic d'une contenance de trois grammes,
alors que ce médicament n'était qu'un échantillon
qui devait être distribué gratuitement.
Le malade n'aura su qu'il a été dupé que
lorsqu'il a noté, tout à fait par hasard, des traces
de blanco sur le tube. En grattant dessus, il a découvert
le pot aux roses. Il y était inscrit clairement "Not
for sale" (pas à être vendu). En poussant la
curiosité plus loin, le malade a constaté que sur
la boîte d'emballage du médicament, l'inscription
"Not for sale" avait aussi été maquillée,
mais cette fois doublement : d'abord avec du blanco, puis elle
était recouverte d'une petite bande de papier sur laquelle
était consignée le mode d'application dudit médicament.
Une petite enquête rapide a permis d'établir que
la pharmacie impliquée - il est permis de douter qu'elle
n'est pas la seule engagée dans ce genre de manuvre
malhonnête - a pu ainsi réaliser des profits de Rs
90 sur chaque petit tube de Fucithalmic vendu. Et, en tenant compte
de l'intensité de la récente épidémie
de conjonctivite et du nombre important de malades qui ont évité
les services d'hôpitaux publics pour se tourner vers les
médecins privés, lesquels à leur tour les
ont dirigés vers les pharmacies, on peut aisément
deviner l'ampleur des profits illicites ainsi engrangés
par les mercantiles.
Interrogé par Week-End, M. Ravin Gaya, président
de l'Association des Pharmaciens, a affirmé ne pas être
personnellement au courant de ce genre de pratique qui consiste,
pour certains pharmaciens, à mettre en vente des échantillons
de médicaments dont la distribution aurait dû se
faire gratuitement à travers la filière officielle.
Selon M. Gaya, le Fucithalmic est importé à Maurice
en deux types de conteneurs : le tube de 3 grammes qui est un
échantillon gratuit et le tube de 5 grammes qui est, lui,
vendu à un prix public de Rs 140 sur lequel les pharmaciens
revendeurs perçoivent une marge de profits de 22%.
"Manifestement donc", précise d'emblée
M. Ravin Gaya, "c'est définitivement un délit
grave qui aura été commis par un pharmacien quelconque
si le malade des Plaines Wilhems réussissait à établir
sur la base d'un reçu en bonne et due forme qu'il a été
contraint de payer pour un échantillon gratuit". Toutefois,
souligne-t-il, "l'affaire relèverait beaucoup plus
du ministère de la Santé et celui de l'inspectorat
du ministère du Commerce plutôt que de l'Association
des Pharmaciens elle-même." M. Gaya a cru bon de rappeler
que la distribution d'échantillons gratuits de médicaments
aux patients nécessiteux se fait "à travers
une filière médicale officielle." Ce système
de distribution implique que, soit les échantillons sont
remis par l'importateur directement à des médecins
de son choix ou par l'intermédiaire d'un représentant
en produits pharmaceutiques, dans lequel cas les médecins
les redistribuent, mais toujours gratuitement à leurs patients,
soit le médicament est remis à des pharmacies, lesquelles
aussi doivent les donner à leurs clients mais sans rien
percevoir en retour.
Une enquête sérieuse des autorités dans les
plus brefs délais aiderait sans doute à garantir
les intérets des consommateurs. Aux autorités donc
d'agir !
Art of Healthy Disease and Happy Living
Un programme pour que "le coeur se porte mieux."
A l'initiative du Medical Wing of the Brama Kumaris, en collaboration
avec le ministère de la Santé, du Cardiac Centre
et de la Heart Foundation, le Dr Satish Gupta, de l'Inde, est
actuellement à Maurice. La visite du cardiologue cadre
avec le programme "Art of Healthy Disease and Happy Living"
qui se tiendra jusqu'au 2 mars à l'hôtel La Plantation,
Balaclava. Le Dr Gupta animera ainsi des causeries autour du thème
Coronary Artery Disease (CAD).
Ce programme a été inauguré vendredi dernier
par le ministre Prem Koonjoo, qui assure l'intérim en absence
du ministre de la Santé, M. Ashok Jugnauth. Lors de la
présentation du programme'Art of Healthy Disease and Happy
Living', le Dr S. Gupta a fait ressortir que "malgré
les progrès dans le domaine médicale, nombreuses
sont les maladies en hausse, dont la maladie coronaire. L'augmentation
des maladies cardiovasculaires en Inde m'a poussé à
réfléchir autour des causes de ces maladies, et
à repenser à l'approche traditionnelle concernant
les guérisons. Ainsi, à travers des recherches assidues,
nous sommes venus en 1998 avec le programme'Art of Healthy and
Happy Living'".
Le cardiologue indien a indiqué que ce programme a été
expérimenté par 518 patients, souffrant de maladies
coronariennes et qu'à travers cette étude, après
deux ans, une régression significative des blocages des
artères coronaires a été notée. Selon
le Dr Gupta, plusieurs facteurs, notamment le stress, l'anxiété,
les colères
sont responsables de la maladie de l'artère
coronaire. Ainsi, selon le programme'Art of Healthy Disease and
Happy Living', le patient apprend à gérer, par
exemple, ses émotions. "Le patient doit comprendre
que tout ce qu'il dit, pense, mange et fait, a une incidence sur
son cur. Divisé en trois parties, soit le'Stress
management through meditation', 'Low fat high fibre vegetarian
diet'et'moderate aerobic exercises', ce programme a pour but d'enseigner
aux patients à adopter des attitudes positives et saines.
Ainsi le coeur se portera mieux. Ce traitement doit faire l'objet
d'un suivi sur cinq ans", a indiqué le Dr Gupta.
A noter que la réussite de ce programme, qui a été
suivi par plus d'un millier de personnes, incite le ministère
de la Santé indien à envisager de l'utiliser comme
méthode de prévention des maladies coronaires. Ainsi,
durant ces cinq jours, les Mauriciens auront l'occasion d'écouter
le Dr Gupta qui animera diverses causeries autour de ce sujet
avec les médecins du domaine, aussi bien que les patients
souhaitant mettre ce programme en pratique.
Santé et médecine
Demande de remise à niveau des médecins chaque
3 ans
La Société Protectrice des Malades contre la Négligence
Médicale (SPMCNM) a rencontré la presse pour tirer
la sonnette d'alarme sur les nombreux cas de négligence
qui surviennent dans les hôpitaux. Le président demande
également un examen de remise à niveau des médecins
chaque 3 ans.
"Trop de cas de négligence médicale passent
inaperçus", soutient le Dr. Rambarun, président
de la SPMCNM. Soutenant cet argument, le médecin souligne
cependant que de plus en plus de personnes viennent de l'avant
pour dénoncer l'incompétence de leurs médecins
soignants. S'il admet que négligence il y a, il dénonce
aussi une grande part d'incompétence chez bon nombre de
médecins mauriciens.
Dans cette affaire, certains pays sont pointés du doigt,
notamment l'Ukraine. "Je ne suis pas là pour critiquer
les universités mais pour dénoncer les magouilles
qui s'y déroulent, car il y va de la santé même
de nombreuses personnes", explique ce dernier. Il en
ressort malheureusement que beaucoup de cas de négligence
sont masqués et les rapports faussés afin que les
médecins en sortent indemnes. Selon lui, ces cas touchent
principalement la partie la plus défavorisée de
la population, soit par manque d'information ou manque d'argent.
Le président de la SPMCNM précise également
que beaucoup de Mauriciens qui étudient la médecine
en Ukraine achètent leurs diplômes et attendent six
ans pour revenir au pays pour pratiquer. Dans cette optique, une
lettre a été envoyée au PM, qui a d'ailleurs,
selon le Dr. Rambarun favorablement reçu la proposition
d'une remise à niveau des médecins chaque trois
ans, en sus des examens qu'ils doivent passer avant de commencer
à pratiquer. Il dénonce aussi le fait que certains
médecins utilisent la "vieille médecine"
qui est complètement dépassée de nos jours.
Emploi
6 625 postes disponibles sur le marché actuellement
Les pertes d'emploi dans le secteur textile-habillement ont été
compensées par de nouveaux postes créés dans
le secteur touristique. À ce jour, 6 625 postes sont disponibles
sur le marché du travail. C'est ce que révèlent
les dernières statistiques publiées par la Division
de l'emploi au ministère du Travail et des Relations industrielles.
Il ressort également que 26 299 emplois ont été
créés durant ces quatre dernières années.
Une récente étude du ministère indique par
ailleurs que 227 800 personnes sont actuellement engagées
dans le secteur informel.
"La nature du travail a changé", fait
remarquer le ministre du Travail et des Relations industrielles,
Showkutally Soodhun, "il y a plus de mobilité sur
le marché. C'est un processus normal et bénéfique
pour le marché." Le ministre, qui avait tenu un
point de presse jeudi matin, estime ainsi que les actions gouvernementales
ont largement aidé à la création d'emplois
dans le pays malgré les difficultés dans le secteur
textile-habillement et la fermeture d'usines sucrières.
"Le développement dans d'autres secteurs tels que
le tourisme a permis au nombre d'emploi de passer de 17 333 en
2000 à 22 613 en 2004", a-t-il indiqué.
Le nombre d'emplois a, en effet, connu une hausse moyenne de 1
300 emplois durant ces quatre dernières années dans
le secteur du tourisme. "Le gouvernement a introduit une
politique de transparence par rapport aux pertes et aux créations
d'emplois. Toutes les informations sont disponibles",
ajoute-t-il avant de préciser la mise en opération
d'un service audiotex permettant au public d'avoir accès
aux informations disponibles sur les postes disponibles sur le
marché. 4 447 personnes, dit-il, ont utilisé ce
service en un peu plus de deux semaines.
Autre évolution notée est le nombre de postes créés
dans le secteur des technologies informatiques et de la communication.
La Division de l'emploi du ministère indique que 2 305
personnes sont actuellement employées dans ce secteur.
D'autres postes, indique-t-il, seront créés pendant
l'année. Il a cité les usines telles que la Compagnie
Mauricienne de Textile (CMT), Ferney Spinning, Consolidated Fabrics,
Textiles Industries ou Firemount qui procèdent actuellement
au recrutement des travailleurs, alors que Thon des Mascareignes,
qui débute ses opérations en avril, compte embaucher
1 500 personnes.
Fermeture de Sinotex
17 entreprises se proposent de reprendre les licenciés
Pas moins de 15 entreprises ont signifié leur intérêt
pour reprendre les 2 000 employés qui se retrouveront sans
emploi à partir du 31 mars avec la fermeture de deux unités
du groupe Crystal, Sinotex et Kentex. Le trade fair organisé
par le ministère du Travail et des Relations industrielles
a permis aux employés concernés d'étudier
les nouvelles possibilités existant dans le secteur textile
et habillement et dans d'autres secteurs d'activités.
Selon les chiffres disponibles, près de 1 850 postes seraient
actuellement disponibles dans le secteur textile. Les entreprises
concernées envisagent de proposer des possibilités
de formation à ceux qui seraient intéressés
à les rejoindre. Des séances de formation seront
également dispensées à ceux qui veulent se
recycler dans l'hôtellerie ou ceux souhaitant se mettre
à leur propre compte.
L'année dernière, près d'une quarantaine
de personnes victimes de licenciement se sont tournées
vers le Trust Fund for Social Integration of Vulnerable Groups
pour développer des petites entreprises. 25 personnes se
sont regroupées pour créer une société
coopérative, alors que près de 4 000 ont choisi
de se joindre à une entreprise dans la zone franche.
Pour faire acte de candidature comme General worker
La limite d'âge passe à 45 ans
Ceux qui aspirent à une place au sein de la fonction publique
comme General workers possèdent désormais
plus de chances de décrocher un poste avec la décision
du gouvernement d'étendre la limite d'âge pour faire
acte de candidature. La limite d'âge est en effet passé
de 35 ans à 45 ans. Cette mesure a été adoptée
pour faire face au problème de chômage dans le pays,
laisse-t-on comprendre dans les milieux du gouvernement. Elle
s'appliquera à tous les ministères et aux employés
des collectivités locales.
Le ministère du Travail et des Relations industrielles
compte par ailleurs proposer à la Public Service Commission
(PSC) la liste des personnes enregistrées aux bureaux de
l'emploi depuis 1980 en vue de leur offrir la possibilité
d'être embauché comme General workers. Le
Certificate of Primary Education (CPE) ne sera plus exigé
des candidats à ce poste.
Paul Bérenger sensible aux pêcheurs du Morne
Après sa visite à St Félix, le Premier ministre
s'est rendu hier au Morne, non par rapport à la montagne
cette fois mais pour une sortie en mer. A bord de vedettes de
la National Coast Guard, il a parcouru la partie de la côte
s'étendant entre les hôtels Indian Resort et Dinarobin,
en passant par Les Pavillons et le Berjaya.
Lors d'un point de presse par la suite à l'hôtel
Le Paradis, il a affirmé que cette sortie s'était
faite suite aux représentations d'une centaine de pêcheurs
de la région du Morne, de La Gaulette et de Case Noyale,
qui s'étaient plaints de conditions de travail de plus
en plus difficiles en raison des activités des cinq hôtels
de la région, du va-et-vient des bateaux de plaisance et
des conditions d'insécurité causées par la
présence renforcée de kite surfers. A l'issue de
sa tournée en compagnie de quatre représentants
de ces pêcheurs, le Premier ministre a déclaré
qu'il faudrait effectivement "faire un move"
en leur faveur, selon des modalités qui restent à
être définies.
Cette visite a aussi été l'occasion de voir de près
les problèmes causés par certains "eyesores"
de cette région, à savoir un treatment plant
de l'hôtel Berjaya construit au bord de la plage et une
surf station de ce même hôtel, structure qualifiée
de "galimatias" par le Premier ministre, et qui
devra être enlevé dans les mois à venir.
Paul Bérenger a aussi fait savoir qu'il comptait avoir
une réunion prochainement avec le groupe Appavou, pour
lui demander des explications sur l'absence de mise en application
de la réhabilitation de la plage de la Pointe sud-ouest
du Morne. Le promoteur de l'hôtel Indian Resort s'était
engagé à financer et réaliser le projet d'aménagement
de cette plage qui se trouve entre son établissement et
le Berjaya, et qui est de plus en plus fréquentée
notamment par des véliplanchistes et kitesurfers. "J'ai
cru comprendre qu'une question de difficultés financières
s'est posée, mais je compte revoir toute la question avec
ce groupe hôtelier" a affirmé le Premier
ministre.
Rappelons qu'en août 2003, le précédent ministre
du Tourisme, Nando Bodha, avait annoncé qu'un "comité
de gestion" avait été mis en place pour cette
plage et que des travaux d'aménagement allaient y être
entrepris et complétés d'ici octobre de la même
année.
Développement sous surveillance internationale
Les agences des Nations unies réitèrent leur
assistance à Maurice et aux Seychelles
Les chefs des agences des Nations unies opérant à
Maurice et aux Seychelles, réunis en retraite de deux jours
à Grand-Baie, mardi et mercredi dernier, ont pris l'engagement
de soutenir les initiatives des deux pays en vue d'atteindre leurs
objectifs d'égalité entre les hommes et les femmes,
d'éradication de la pauvreté et d'un développement
environnemental soutenable.
La retraite, présidée par le Resident Coordinator
des Nations-Unies à Maurice, Mme Aase Smedler, a bénéficié
de la participation des chefs - ou de représentants - du
Bureau de la coordination des affaires humanitaires (l'O.c.h.a),
de l'Organisation internationale du travail (ILO), de l'UNICEF,
de UNAIDS, de la FAO, de la Banque Mondiale, de l'Organisation
Mondiale de la Santé (l'OMS) de l'UNESCO, du Bureau du
Haut-commissaire pour les Droits de l'Homme (OHCRH) et de l'UNDP.
Durant leurs discussions, les participants ont mis l'accent sur
la nécessité de concentrer leurs efforts sur le
suivi des résolutions de la Conférence des petits
États insulaires, qui s'était tenue à Maurice
le mois dernier, sur l'évaluation des progrès enregistrés
dans le programme dit de Millenium Development Goals (MDG) pour
Maurice, Rodrigues et Les Seychelles et sur les efforts de réhabilitation
infrastructurelle dans Les Seychelles après le passage
désastreux dans ce pays du tsunami du 26 décembre.
Selon les engagements pris par Maurice et les Seychelles dans
le cadre de ce fameux Millenium Development Goals, ces deux pays
devraient avoir dégagé, d'ici septembre prochain,
un plan concret pouvant démontrer comment ils vont atteindre
des progrès substantiels dans l'éradication de la
pauvreté extrême d'ici 2015 (dans dix ans) et cela
tout en veillant à ce que l'égalité hommes/femmes
devienne réalité et que l'Éducation, la santé
et le développement de l'environnement soient accessibles
à tous en conformité avec le nouvel ordre international.
Les agences des Nations-unies ont promis toute leur assistance
dans la réalisation de ces objectifs, mais il n'en demeure
pas moins que le temps presse pour les deux pays concernés
car, en septembre prochain ils auront aussi à rendre des
comptes à l'Assemblée Générale de
l'ONU quand lors d'un sommet de haut niveau, on passera en revue
la situation mondiale dans ce domaine.
Lors de la retraite, il a beaucoup été question
du soutien international que méritent Maurice et Les Seychelles,
mais également d'autres pays de l'océan Indien,
dans le domaine de la santé de qualité (notamment
contre le sida et l'IVH), dans le combat contre la discrimination
et pour la promotion d'une approche innovatrice de l'Éducation
et de l'information.
Immanquablement, les agences des Nations unies se sont aussi préoccupées
de la nécessité de consolider les systèmes
d'alertes précoces contre les catastrophes naturelles et
de la mise en place de mécanismes de gestion de ces catastrophes
dans les îles vulnérables. Dans le cas particulier
des Seychelles, les participants ont toutefois été
bien obligés de concéder que, à ce jour,
l'aide accordée à ce pays pour réhabiliter
ses infrastructures détruites par le tsunami n'arrive même
pas à couvrir la moitié des frais prioritaires tels
qu'ils ont été mis en exergue dans le Flash Appeal
des Nations unies lui-même. C'est-à-dire, pour ce
qui est de la remise en état des routes, des logements,
des écoles et du secteur de la pêche
Les agences
des Nations unies ont toutefois promis d'assister le gouvernement
seychellois pour la levée des fonds requis.
Journée internationale de la femme
Une plus grande représentation féminine dans
la politique
Le 8 mars étant férié à Maurice ou
on célèbre la fête Mahashivaratree, la journée
internationale de la femme sera célébrée
le 10 mars. C'est ce qu'a déclaré la ministre des
Droits de la Femme et du Bien-être de la Famille, Mme Arianne
Navarre-Marie, lors d'une conférence de presse jeudi dernier.
Cette journée du 10 mars est placée sous le thème'Bizin
fam dan politik'et aura lieu dans la cour de la mairie de
Beau-Bassin/Rose-Hill.
Selon la ministre des Droits de la femme, "Maurice a besoin
de femmes dans toutes les instances de prises de décision.
Les femmes ont un potentiel à faire valoir, et nous nous
engageons à sensibiliser la population féminine
à participer activement dans les partis politiques, pour
un meilleur développement du pays".
La participation des femmes dans la politique est un "must"
devait souligner Mme Navarre-Marie, car Maurice s'est engagée
auprès de la Communauté de développement
des pays de l'Afrique australe (SADC) pour avoir plus de participation
féminine dans la politique. Ainsi, en 2005, la représentation
féminine au sein de la politique devrait se chiffrer à
30% et en 2015, à 50%. "Il y a un consensus sur
ce sujet de la part des grands partis politiques dans le pays,
car on a besoin de plus de femmes. Les femmes ont un rôle
important à jouer autant au sein du gouvernement qu'au
sein de l'opposition. Le potentiel féminin est essentiel
dans diverses instances et nous nous attelons à sensibiliser
les femmes à prendre des responsabilités et uvrer
pour la société". Invitant le secteur privé
à faire plus d'efforts pour inclure des femmes dans les
instances de prises de décision, la ministre a affirmé
que les prochaines élections législatives verront
certainement un grand "response" de la gent féminine,
malgré les réticences des femmes à sacrifier
leur carrière professionnelle et leur vie familiale aux
dépens d'une vie politique active.
"Certes il n'est pas évident pour une femme de
trancher entre vie familiale par exemple et vie politique, mais
une bonne organisation facilite les choses. Il est nécessaire
de changer les mentalités, surtout de femmes, car elles
peuvent grandement contribuer au développement du pays.
Nous avons besoin de femmes en politique et ce n'est pas la proposition
de n'importe quelle formule ou de quota de sièges réservés
qui les incitera à se lancer en politique. Les femmes doivent
se décider d'elles-mêmes à se mettre en avant-plan
dans la politique", a déclaré la ministre.
Ainsi, la campagne de sensibilisation pour une plus grande participation
féminine dans la politique démarrera le 15 mars
prochain. La fête du 10 mars quant à elle a été
établie selon un programme divisé en deux parties.
La célébration de la journée internationale
de la femme démarrera à 10h30, avec la partie protocolaire.
À partir de midi, l'animation de cette journée sera
assurée par les diverses associations féminines
venues de plusieurs régions de l'île. Parallèlement
à cela, des "sites events" sont prévus
dans la cour du Plaza, où plusieurs groupes de femmes feront
des démonstrations de leur savoir-faire. Si la ministre
des Droits de la Femme estime que "cette journée
sobre mais d'importance, à travers les thèmes, soit
la sensibilisation des femmes, des partis politiques et de la
population en général sur la participation féminine
dans la politique", quelque 3000 personnes sont attendues
pour cette manifestation.
Religion
Le mandement de Carême de l'évêque de Maurice
C'est sous le titre "L'Eglise servante" que paraît
cette année le mandement de Carême de Mgr Ian Ernest,
évêque de Maurice. Faisant référence
à la mise sur pied du Centre de Formation en vue des ministères
et du dévelopement communautaire et à l'élaboration
du plan stratégique diocésain, l'évêque
place d'emblée l'Eglise anglicane mauricienne sous le signe
du renouveau. Renouveau dans le service précédé
d'un vital renouveau intérieur. "En ce temps de
Carême, ce mandement vise cette année à nous
faire prendre conscience du besoin d'une transformation de coeur
et d'esprit. Si nous voulons nous débarrasser de nos préjugés
et de nos égoïsmes, il nous faut faire place à
une justice qui serait source de paix, de progrès et d'opportunités
pour tous
En nous impliquant comme 'Eglise Servante'
nous nous devons d'accorder aux autres le respect qu'ils méritent
en tant qu'homme et femme. C'est de cette manière que nous
favoriserons la connaissance de l'autre et que nous serons 'un'
parmi ces hommes et femmes".
Le mandement de carême est construit autour de quatre chapitres:
"Le plan de Dieu face au choix de l'homme". "La
justice de Dieu ou l'orgueil de l'homme", "Construire
sur du solide pour donner un sens à la vie", "La
noblesse du service". Dans sa conclusion, l'évêque
de Maurice met l'accent sur un service éclairé d'en
haut au bénéfice du Mauricien:
"En ce temps de transformation et de conversion, prions
le Messie crucifié afin qu'il nous éclaire dans
les choix que nous voulons vivre dans notre Eglise au service
du monde. Confions-lui nos projets, que son esprit donne à
chacun de nous une touche originale et libre dans son service,
dans sa mission. Devenons des intendants fidèles de cette
'église servante'.
Prions pour que notre Eglise, grâce à notre centre
de formation, trouve une nouvelle vitalité et soit heureuse
de servir le Mauricien".
En marge de la présentation du budget
Demande de révision générale de la pension
de vieillesse
Dans une lettre au vice-Premier ministre et ministre des Finances,
Pravind Jugnauth, en marge de la présentation du budget,
la Senior Citizens Federation (SCF), qui revendique la représentativité
de quelque 14 000 personnes âgées regroupées
au sein de 96 associations du 3e âge, réclame une
révision générale à la hausse de la
pension de vieillesse.
Ainsi, pour ceux dans la tranche d'âge 60 à 69 ans
et qui touchent actuellement Rs 1 900 mensuellement, la fédération
demande une pension de Rs 2 500. Les 70-89 ans devraient, eux,
bénéficier, selon la SCF, de Rs 4 000 (contre Rs
2 000 jusqu'ici). La demande faite pour ceux du groupe 90 à
100 ans est de Rs 7 000 (contre Rs 6 850 à ce jour), alors
pour les plus de 100 ans, la fédération réclame
une pension mensuelle de Rs 10 000 (Rs 7 795 à l'heure
actuelle).
La SCF demande, d'autre part, le remboursement des dépenses
faites par les personnes âgées sur l'achat dans le
privé, de médicaments prescrits par les médecins
de l'État et qui ne sont pas disponibles dans les pharmacies
d'hôpitaux. Il est aussi demandé que le service d'assistance
médicale à domicile soit généralisé
à l'ensemble des personnes du troisième âge,
de 70 ans à monter.
Parmi les autres demandes formulées figurent l'autorisation
pour les personnes âgées de voyager gratuitement
par autobus en dehors des heures de pointe, ainsi que l'amendement
de la loi en vue de réprimer plus sévèrement
la violence à l'encontre des vieux.
Téléphonie
L'annuaire 2005 présenté
La Mauritius Telecom (MT) a procédé à la
présentation de son annuaire téléphonique
2005. Imprimé en Chine, ce nouvel annuaire comporte quelques
changements, aussi bien en terme de qualité du papier que
celle de l'impression. Il est disponible dans les locaux de MT
et sera offert sur présentation d'une facture.
Depuis que MT a pris la responsabilité de s'occuper de
la publication de l'annuaire en 1996, chaque année a vu
une amélioration progressive de l'annuaire annuel. S'il
est parfois imprimé à l'étranger et d'autres
fois à Maurice, celui de cette année a été
imprimé en Chine.
Dev Hurkoo, General Manager deTeleservices a expliqué que
cet annuaire répond au besoin et à l'attente du
client. Indiquant que celui de cette année comporte de
nombreuses améliorations, il a annoncé une meilleure
qualité de papier, de même qu'une nette amélioration
au niveau de la graphie et de l'impression. Des inserts ont même
été introduits entre les pages afin que les clients
se retrouvent plus facilement. L'annuaire 2005 figure aussi parmi
les premiers à proposer du papier du type glossy,
avec un design amélioré. "C'est un outil
très utilisé aussi bien à la maison qu'en
milieu professionnel" a-t-il déclaré. Une
augmentation de 15% en terme de listing a été
notée cette année.
Si le bottin de cette année comporte plus de pages, il
est pourtant plus léger et ce en raison de la qualité
améliorée du papier. Les services d'urgence ont
été retravaillés, de même que les green
pages qui regroupent les services de MT. Quant aux pages jaunes,
elles regroupent 1000 catégories de business, en version
améliorée. Un Tourist Directory sera aussi
lancé avant la fin de l'année, de même qu'un
annuaire sur CD-Rom.
La MT ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. De nombreux
projets attendent d'être concrétisés, afin
que les abonnés arrivent à mieux se retrouver. Un
Adverse Directory sera même proposé. Si jusqu'à
maintenant, on pouvait obtenir le numéro d'un abonné
à partir de son nom et son adresse, il sera bientôt
possible de pouvoir retracer une personne seulement à travers
son numéro de téléphone. Le Chief Executive
de MT, John Leung Yinko a aussi mis l'accent sur un éventuel
annuaire pour téléphones mobiles, projet qui reste
cependant assez peu probable pour le moment vu que l'enregistrement
des abonnés utilisant les cartes prépayées
n'est pas encore terminé.
Senior Citizen's Council District de Rivière-du-Rempart
L'élection en vue de choisir un délégué,
pour représenter les associations du 3e âge du district
de Rivière-du-Rempart au sein du Senior Citizen's Council,
fut tenue le samedi 19 février 2005 au Centre social de
Goodlands. Pour la deuxième fois, c'est Freddy Pursun (OBE
- CSK) qui fut choisi par une écrasante majorité
à cette élection.
Cette élection a demontré que les personnes du 3e
âge ne sont pas motivées par l'intérêt
communal. Ces vieux, à majorité Indo-mauricienne
en choisissant Freddy Pursun comme leur représentant, ont
donné la preuve qu'ils ont atteint un certain degré
de sagesse et qu'ils représentent le symbole d'unité
et d'harmonie sociale à laquelle nous aspirons tous.
En tant que représentant des associations du 3e âge
du district de Rivière-du-Rempart, Freddy Pursun aura la
lourde tâche de mettre en exécution les multiples
et différentes activités initiées par le
Senior Citizens' Council pour le bien-être des personnes
âgées dans tous les domaines afin que celles-ci puissent
vieillir dans la dignité. Il agira comme intermédiaire
entre le Senior Citizens' Council et les membres des associations
et devra établir une ligne de communication quasi permanente
avec ces associations pour informer leurs membres des décisions
importantes prises au niveau du conseil et surtout pour canaliser
leurs propositions à ce même conseil.
Souhaitons donc bon courage et bonne chance à Freddy Pursun
dans la noble mission qui l'attend.
Ce dimanche au Jardin Balfour
15e édition de la Fête des Fruits
La 15e édition de la Fête des Fruits a lieu ce dimanche
au Jardin Balfour à Beau-Bassin. Activité annuelle
de la mairie des villes-surs, cette fête connaît,
à chaque édition, un grand succès d'affluence
et d'ambiance.
C'est, notamment, l'occasion pour la jeune génération
de découvrir des fruits rarissimes disparus des marchés
traditionnels et autrefois en abondance dans nos bois et bosquets
tels la "pomme jacquot", la "bibasse" ou encore
la "roussaille".
Mais la Fête des Fruits est, avant tout, un concours pendant
lequel les participants font preuve d'un véritable savoir-faire
culinaire, souvent transmis d'une génération à
l'autre, pour proposer à la dégustation d'un jury
connaisseur plats, desserts et boissons à base de fruits.
Plus d'une centaine de participants se sont inscrits pour l'édition
2005. Regroupés en associations féminines de la
ville, en clubs du troisième âge des villes-surs
ou concourant individuellement, ils s'aligneront dans une dizaine
de catégories: boissons non alcoolisées, boissons
alcoolisées, fruits confits, fruits cristallisés,
achards, gelée ou confiture, gâteaux et fruits rares,
entre autres.
Comme ces dernières années, la Fête des Fruits
accueillera aussi des participants de Victoria, Seychelles et
de Rodrigues. Cette activité de détente sera rehaussée
par une audition musicale. Les visiteurs pourront aussi acheter,
sur place, achards, gelées et autres confitures. Le jardin
sera ouvert au public visiteur à partir de 11h00. L'entrée
sera gratuite.
À l'Université de Buckingham, hier
Pravind Jugnauth fait Docteur Honoris Causa
C'est lors de la cérémonie annuelle de la faculté
de Droit de Buckingham, qui s'est déroulée hier,
que le vice-Premier ministre et ministre des Finances Pravind
Jugnauth a été fait Docteur Honoris Causa, distinction
qui lui a été octroyée pour son parcours
en tant qu'avocat, politicien, ministre et ancien porte-parole
des ACP pour le dossier sucre.
D'autres personnalités ont reçu le Doctorate of
Laws Honoris Causa, dont l'ancien Premier ministre Margaret Thatcher,
Lord Goff, Lord Neil of Bladon, Lord Scarman of Quatt, Lord Slynn,
Lord Justice Scott et le Professeur Jolowicz, pour ne citer que
ces quelques noms.
Victimes du tsunami
Un chèque de Rs 520 808 remis au MACOSS
Les contributions en faveur des victimes du tsunami continuent.
Le Mauritius Tsunami Relief Committee a remis un chèque
de Rs 520 808 au MACOSS jeudi dernier. Cette somme regroupe les
contributions des différents groupes socioculturels de
l'île.
"Non seulement cette catastrophe a montré la générosité
des Mauriciens, mais ces élans de solidarité ont
aussi amené une unité nationale", a déclaré
M. Para Valaydon, président du Mauritius Tsunami Relief
Committee, lors d'un point de presse. C'était également
l'occasion pour ce dernier de remettre une partie des contributions
récoltées par l'ensemble des organisations socioculturelles,
religieuses et non gouvernementales constituant ce comité
mis sur pied après la catastrophe. Le chèque totalise
une somme de Rs 520 808.
Dans les jours à venir, les autres boîtes mises à
la disposition du public seront ouvertes. Une demande a aussi
été faite auprès des syndicats pour la mise
sur pied d'un Calamity Fund afin de parer à une
quelconque éventualité qui nécessiterait
une aide d'urgence.
Pour sa part, le MACOSS compte réunir une somme de Rs 10
M. Un appel est lancé aux organisations qui n'ont pas encore
remis leurs contributions de le faire au plus tard le 3 mars.
Il ressort également que 86% des promesses de dons à
travers le monde ont déjà été récoltées,
dont celle de Maurice.
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s o c i é t é
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WEEK-END --- dimanche 7 février 2005
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