s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 7 février 2005



Lors d'une site visit hier


Le PM: "la route côtière de St Félix déviée… pour raison de sécurité"


Dans une lettre adressée au Premier ministre


La World Conservation Union critique le projet d'autoroute du Sud-Est


Lors de l'inauguration de l'école complémentaire de Mangalkhan, hier


L'Église et l'État réitèrent leur partenariat


Élections à la GTU


Lollbeharry cède la présidence à Seegum


Doha Secondary School


Abdool Gaffour Joholee, manager: "le secteur éducatif a encore besoin des collèges confessionnels"


Langue urdu au collège


Selon la GUTU: des élèves pénalisés par un manque de manuel, entre autres


Classe de français à la Vacoas SSS


Des parents d'élèves s'inquiètent de l'irrégularité des cours


Études tertiaires


Une quinzaine d'universités représentées à Port-Louis


Pour dire "non" au trop-plein de violence dans le pays


Marche au flambeau le samedi 19 mars à Port-Louis


Sniffeurs de colle


Des enfants de 5 à 16 ans dépendants


Campagne de sensibilisation du CAS


La mairie de Port-Louis s'engage dans la lutte contre le Sida


Durant la récente épidémie de conjonctivite…


Des échantillons gratuits de Fucithalmic vendus à Rs 90 l'unité


Art of Healthy Disease and Happy Living


Un programme pour que "le coeur se porte mieux."


Santé et médecine


Demande de remise à niveau des médecins chaque 3 ans


Emploi


6 625 postes disponibles sur le marché actuellement


Fermeture de Sinotex


17 entreprises se proposent de reprendre les licenciés


Pour faire acte de candidature comme General worker


La limite d'âge passe à 45 ans



Paul Bérenger sensible aux pêcheurs du Morne


Développement sous surveillance internationale


Les agences des Nations unies réitèrent leur assistance à Maurice et aux Seychelles…


Journée internationale de la femme


Une plus grande représentation féminine dans la politique


Religion


Le mandement de Carême de l'évêque de Maurice


En marge de la présentation du budget


Demande de révision générale de la pension de vieillesse


Téléphonie


L'annuaire 2005 présenté



Senior Citizen's Council District de Rivière-du-Rempart


Ce dimanche au Jardin Balfour


15e édition de la Fête des Fruits


À l'Université de Buckingham, hier


Pravind Jugnauth fait Docteur Honoris Causa


Victimes du tsunami


Un chèque de Rs 520 808 remis au MACOSS


Lors d'une site visit hier


Le PM: "la route côtière de St Félix déviée… pour raison de sécurité"

La route côtière de St Félix a été déviée vers l'intérieur des terres sur 3.3 kms non pour accommoder un nouveau parc hôtelier comme on a pu le croire, mais dans le souci premier d'assurer la sécurité du public. Et de lui fournir une plus grande plage publique. C'est en tout cas ce qu'a affirmé le Premier ministre lors d'une visite sur les lieux hier matin. Une nouvelle version qui n'a pas empêché des membres de Pa tous nou laplaz de manifester contre ce qu'ils considèrent eux, comme une nouvelle vente de nos rares plages publiques aux "intérêts capitalistes".

Commencée en juin 2004, la déviation de la route côtière de St Félix s'étend sur 3.3 kms. À partir de juin 2005, date prévue pour la fin des travaux, le public ne pourra donc plus emprunter, comme cela a toujours été le cas jusqu'ici, la route côtière de St Félix. À la sortie de Riambel, juste avant le petit hôtel de Pointe aux Roches, une nouvelle route qui se dirige vers l'intérieur des terres, a été aménagée pour ensuite ressortir plus loin, vers Rivière des Galets.

La construction de cette route, qui a été confiée à la firme Luxconsult, a démarré en juin 2004 et se trouve manifestement en bonne voie d'être complétée en juin prochain. C'est en tout cas ce qu'a constaté le Premier ministre qui effectuait hier matin une visite des lieux, en compagnie d'une forte délégation où se retrouvaient notamment les ministres Lesjongard, Bhagwan et Ganoo. La construction de cette nouvelle route aura, selon les estimations officielles, coûté quelque Rs 132 millions.

Le Premier ministre était aussi sur place, a-t-il précisé, pour faire le point sur le projet de plage publique étendue que cette déviation routière rend possible. Diverses aménités telles que terrains de jeux et de foot, centre de récréation pour les personnes âgées, aires de camping, toilettes, douches etc font partie de ce projet qui doit, en principe, être réalisé par l'établissement sucrier de St Félix, au niveau du kiosque de Pointe aux Roches. Un projet qui devrait, selon Paul Bérenger, offrir une véritable "plage-jardin" de très belle qualité aux Mauriciens. Le Premier ministre s'est ainsi déclaré très "happy" de ce qu'il a pu voir sur place et de la "win-win-win situation" ainsi créée.

Là où il a étonné bon nombre de ceux présents toutefois, c'est lorsqu'il a affirmé que le point de départ de cette déviation côtière était le problème de sécurité que posait la route à ce niveau. "Le devoir d'un gouvernement responsable est de penser à la sécurité de la population. D'où la décision de réaligner cette route qui était dangereuse en raison de sa proximité avec la plage" a déclaré le Premier ministre, qui a affirmé disposer de chiffres indiquant qu'il y avait à cet endroit un nombre extrêmement élevé d'accidents très graves.

"Bann prozé lotel ki finn kas nou somey"

Les projets hôteliers dont il est question à cet endroit seraient apparus "en même temps", d'où la décision d'aller de l'avant avec la déviation côtière. Invité à préciser ce point, Paul Bérenger a déclaré que ce sont les projets hôteliers "ki finn kas nou somey" et qui ont en quelque sorte amené le gouvernement à se rendre compte qu'il y avait là un grave projet de sécurité routière, ce qui l'a convaincu de la nécessité de dévier la route.

Pour ce qui est du développement hôtelier justement, le Premier ministre a affirmé qu'il y en a au moins un, Spa on the Beach, dont les promoteurs sont déjà à Maurice et sont prêts à démarrer leur projet "dans quelques jours". Deux autres établissements devraient suivre. Ce qui est présenté comme un atout exceptionnel de développement avec des investissements estimés à Rs 3 milliards, une création d'emplois chiffrée à quelque 600 postes directs et indirects, et une régénération économique et sociale pour l'ensemble de cette région du sud.

Tous ne semblent pas toutefois partager cet enthousiasme premier-ministériel. À St Félix hier, une vingtaine de personnes disant appartenir au mouvement Pa tous nou laplaz, ont manifesté pendant la visite de Paul Bérenger. Arborant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire des slogans comme "Aret pran nou laplaz piblik" ou "Gouvernma courtier gro capital". À la tête de ces manifestants, Jerry Pierre affirme que les habitants du sud et les Mauriciens en général ont besoin de ces lieux pour venir se détendre le week end et que l'on ne peut pas tout vendre au développement hôtelier, au détriment de la population locale qui voit constamment se réduire son espace. À noter que 72 690 mètres carrés de plage publique seront "déproclamés" pour permettre le développement hôtelier. Ce à quoi le gouvernement oppose qu'une autre superficie de 66 456 mètres carrés sera en contrepartie proclamée publique. De son côté, M. Toofany s'interroge sur le coût de cette nouvelle route pour le contribuable, le gouvernement ayant finalement fait entièrement les frais de ce réalignement alors qu'il avait été affirmé préalablement que les hôtels concernés allaient participer aux frais. "Ce sont des gens du Parti Travailliste. C'est stupide et politisé" devait déclarer Paul Bérenger face à la manifestation d'hier..

Il faut rappeler que l'année dernière, un groupe d'habitants de la région avait contesté les projets hôteliers et surtout la déviation routière projetée dans cette région. Une action entrée en justice devait ainsi permettre de faire apparaître de graves manquements au niveau des représentations publiques qui n'auraient pas été permises auprès du Town and Country Planning Board. Le gouvernement avait fait savoir sa colère face à ce fait, même qualifié de "sabotage", et avait annoncé son intention d'initier une enquête pour situer les responsabilités de ces manquements qui venaient entraver le développement hôtelier.

Quoi qu'il en soit, les Mauriciens ont encore "deux ou trois mois" pour emprunter l'actuelle route côtière de St Félix. Passée cette date, elle sera désaffectée.


Dans une lettre adressée au Premier ministre


La World Conservation Union critique le projet d'autoroute du Sud-Est

La World Conservation Union (IUCN), organisme des Nations unies en charge du contrôle et de la conservation des espèces rares à travers le monde, a fait parvenir, par le biais de son directeur général, une lettre extrêmement critique au Premier ministre mauricien au sujet du projet d'autoroute du Sud-Est. Un projet qui fait, ce dimanche, l'objet d'une site visit du Premier ministre.

Dans cette lettre en date du 23 février 2005, adressée au Premier ministre Paul Bérenger, le directeur général de la World Conservation Union (IUCN), Achlm Steiner, dit écrire au nom des membres, commissions et personnel technique de cet organisme "to voice IUCN's concerns about the design of the proposed South East Highway".

Tout en notant que l'objectif de ce projet est de fournir "efficient and effective road transport services so as to support the productive sectors of the economy and promote tourism", le directeur général de l'IUCN dit aussi noter l'engagement de la Banque Africaine de Développement (qui finance la réalisation de ce projet à travers un prêt de US$ 19.02 millions), à "protect the environment while implementing badly needed development projects".

Faisant écho à certains arguments formulés par des écologistes locaux, notamment l'association Nature Watch, Achlm Steiner écrit : "We understand that the new section of the road will pass through one of the few remaining fragments of native forests in Mauritius, compromising the survival of three species of plants unique to the world, half the world's population of the endangered Mauritius kestrel, and the forest as a whole. Given the tiny amount of good quality forest remaining on Mauritius, this developement can only be viewed as catastrophic to the native biodiversity that Mauritius has provided global leadership on conserving. It would also undermine an important tourist attraction, thereby achieving the opposite result from what is intended."

Le directeur général de l'IUCN poursuit en disant reconnaître que "different groups have different opinions on what is best for the country" et que cet organisme comprend la nécessité d'assurer un "sustainable development." Toutefois, il considère que le tracé prévu "is incompatible with the conservation values that Mauritius has been at the forefront of promoting (…) We are therefore hopeful that both the Government and the African Development Bank will take the necessary steps to rectify the errors that have led to this poorly designed project." Et de conclure en invitant le Premier ministre à prendre contact avec l'IUCN si jamais il pense que l'expertise technique de cet organisme peut aider à assurer que "development is made in the best interests of both the Mauritian people and the biodiversity that makes your nation unique in the world."

À noter que des copies de cette lettre du directeur général de l'IUCN ont également été envoyées aux directeurs exécutifs de la Banque Africaine de Développement.


Lors de l'inauguration de l'école complémentaire de Mangalkhan, hier


L'Église et l'État réitèrent leur partenariat

Le partenariat entre les autorités de l'Éducation catholique et l'État est-il reparti sur de nouvelles bases ? Tout laisse croire que oui. Le froid qui, ces derniers temps, avait en quelque sorte givré la relation entre les deux partenaires, serait en train de disparaître.

En effet, lors du lancement officiel de l'école complémentaire de la cité Mangalkhan, hier après-midi, le Premier ministre, Paul Bérenger, et le vicaire général du diocèse catholique, Jean-Maurice Labour, ont réitéré leur conviction dans le travail abattu par leur partenaire respectif dans le secteur éducatif. Paul Bérenger, qui n'est pas resté insensible "aux mots extrêmement positifs" formulés auparavant par Jean-Maurice Labour "pour décrire le partenariat entre l'Église et l'État", a rappelé que le gouvernement soutien les efforts entrepris par les autorités de l'éducation catholique. "Quand j'ai appris que l'Église était en quête d'un terrain, à Rivière Noire, pour un projet scolaire, je n'ai pas hésité pour intervenir personnellement. C'est ce genre de partenariat qui rapporte des fruits, quotidiennement", a déclaré le Premier ministre en prenant la parole, hier, à Mangalkhan. "Il existe un partenariat formidable entre l'Église et l'État", a-t-il ajouté.

Intervenant plus tôt, Jean-Maurice Labour, qui représentait l'Évêque, Maurice Piat, souffrant, n'a pas manqué de "remercier le gouvernement et le ministère de l'Éducation pour le vrai partenariat qui existe entre celui-ci et l'Ecole pour la Solidarité et la Justice". Le vicaire général rappelait que le ministère a toujours soutenu les écoles complémentaires en mettant trois collèges d'État à la disposition de l'ESJ. "Si ine arrivé ki nous fine gagne diskisyon avec gouvernement, nous reconnaite quand même travail qui li pé faire dans réforme. Ce travail représente un pas décisif par l'État. Avec l'arrivée de nouveaux établissements scolaires, l'accès à l'éducation est devenu possible pour tous les enfants mauriciens", a déclaré Jean-Maurice Labour.

Justice sociale

L'arrivée d'une école complémentaire dans la région de Mangalkhan est un moyen pour faire reculer la pauvreté, a aussi souligné Paul Bérenger. C'est dans cette optique que le gouvernement a placé les écoles de la zone d'éducation prioritaire et les écoles complémentaires au cœur de la réforme. "Il n'y aura pas de progrès économique sans justice sociale. C'est pour cela que, depuis 4 ans, nous mettons tout en œuvre pour faire reculer la pauvreté. Il n'y a aucun pays au monde qui en fait autant pour enrayer l'exclusion." Une des étapes pour assurer cette justice sociale, dit-il, a été l'abolition du ranking au CPE, la comptabilisation des langues orientales, la construction de nouveaux collèges d'État, l'éducation obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans et la prochaine introduction de la filière polytechnique. "Cette réforme permet aux enfants défavorisés de bénéficier du système éducatif. Et cela me révolte quand j'entends dire que nous devons réintroduire le système d'élite !" Par ailleurs, les écoles complémentaires, a ajouté le PM, contribuent aux efforts de l'État dans la démocratisation de l'éducation. Saluant le travail des volontaires, Paul Bérenger a souligné que ces structures non formelles encouragent les régions "à se tenir sur leurs propres jambes".

L'État ne peut "combattre l'échec scolaire seul"

En mission en Inde, le ministre de l'Éducation, Steve Obeegadoo, qui regagne le pays aujourd'hui, était représenté par le Chief Executive Officer du ministère, Dev Ruhee. Dans son message, le ministre de l'Éducation a salué l'ouverture de la sixième école complémentaire de l'ESJ, dont le travail "repose sur le progrès, la solidarité et le volontariat". Lorsqu'il s'agit du développement intégral de l'enfant, Steve Obeegadoo estime que l'État a besoin du secteur privé. Concédant que l'État ne peut "combattre l'échec scolaire, seul", le ministre de l'Éducation a rappelé que le pays a encore besoin des projets tels que ceux de l'ESJ.

L'école complémentaire qui s'apprête à accueillir des centaines d'enfants en difficulté scolaire, des cités Mangalkhan et EDF, opérera à la SSS de Floréal. Les habitants de la région, soulignait le directeur de l'ESJ, Jean-Noël Adolphe, ont spontanément proposé leur coup de main pour faire avancer le projet. Idem pour les sponsors habituels. "Toutefois, nous aurions besoin d'un plus grand soutien de l'État. Jusqu'à présent, nous comptons uniquement sur des firmes privées, le diocèse et les levers de fonds. Cependant, ceux-ci requièrent de gros efforts épuisants. Si je lance cet appel, c'est parce que le travail que nous faisons dépasse le cadre de l'éducation. Il concerne aussi les endroits que nous touchons", a déclaré le directeur de l'ESJ.

Le maire de Curepipe, Jayen Teeroovengadum, a pour sa part, annoncé un don de Rs 50 000 du conseil municipal à l'école complémentaire.


Élections à la GTU


Lollbeharry cède la présidence à Seegum

Jugdish Lollbeeharry devra céder son siège à Jugduth (Vinod) Seegum. Le président sortant de la Government Teachers Union et figure de proue du Ralliement des Démocrates, s'est incliné lors des élections syndicales, hier, à l'école Raoul Rivet. En début d'après-midi déjà, le décompte des voix indiquait une avance de l'Alliance des Vrais Rassembleurs. Ce qui renforçait alors la confiance du côté de l'équipe de Vinod Seegum. Avec 1 009 voix en sa faveur, ce dernier a devancé Jugdish Lollbeeharry de 82 voix. L'unique représentante féminine de l'alliance, Chandranee Ramchurn, a récolté 997 voix, tandis que Reshma Bissessur et Yogita Teeluck, les candidates en lice du Ralliement des Démocrates, ont été soutenues par 940 et 907 voix respectivement.

Peu après la proclamation des résultats aux alentours de 22h30, l'Alliance des Vrais Rassembleurs savourait l'élection de ses 17 candidats. Dans le camp de l'équipe sortante, la déception était palpable. D'ailleurs, une fois la victoire de l'alliance confirmée, Jugdish Lollbeeharry était injoignable.

"Ces résultats démontrent que les enseignants nous ont fait confiance. Notre priorité sera de travailler ensemble, même avec l'équipe sortante, dans l'unité. Car nous voulons faire de la GTU un syndicat phare comme dans le passé", déclare Vinod Seegum. Ce dernier confie qu'il s'attendait à être élu. Les résultats des précédentes élections, dit-il, l'avaient classé en tête de liste.

Pour sa part, Ashik Junglee de l'Alliance des Vrais Rassembleurs accueille "le départ de Jugdish Lollbeeharry à la tête de la GTU avec soulagement". Il ajoute: "Nous reconnaissons toutefois que Jugdish Lollbeeharry a fait ce qu'il a pu à la GTU. Mais l'heure ine arrivé pou qui li passe la main à ene nouvel équipe pou ene nouvo philosophie syndicale. Nos trois piliers seront: le dynamisme, la modernité et la proximité." Cette victoire, dit-il, représente une consécration après de longues années de lutte pour retrouver un nouveau souffle au sein de la GTU. "À présent, nous allons faire face à un nouveau défi, celui d'honorer l'espoir que les enseignants ont placé en nous. Nous n'avons pas droit à l'erreur. Nous ferons tout pour répondre, à court terme, aux aspirations des enseignants. D'ailleurs, nous lançons un appel au ministère de l'Éducation pour rouvrir les négociations avec le syndicat pour améliorer le sort des enseignants et de l'éducation dans son ensemble", précise ce dernier.

Élément incontournable de cette nouvelle alliance, Ashik Junglee occupera une place importante au sein du prochain comité exécutif de la GTU. Expulsé par ce syndicat en 2002, il s'attend désormais à ce que ses "droits soient rétablis comme membre de la GTU". Quant à Sunil Jugroo, président de la General Purpose Teachers Union, il abonde dans le même sens que son conseiller technique, Ashik Junglee.

C'est dans une ambiance bon enfant que se sont déroulées les dernières élections de la GTU. Tout le monde, des deux camps, était unanime sur le calme qui prévalait dans l'enceinte de l'école, contrairement aux précédentes élections syndicales. Mobilisée, la Raoul Rivet GS avait pris l'allure d'un centre de vote digne des élections nationales. Les pancartes placardées sur les murs, la présence de nombreux enseignants dans l'enceinte de l'école, sans compter les vannes des représentants des deux équipes à travers les haut-parleurs, donnaient un cachet folklorique à ces élections. Sept salles de classe ont été réquisitionnées pour l'exercice des votes, alors que le décompte, sous la supervision des Returning Officers, MM. Pullut et Veerassamy, a été effectué dans 5 salles. Soulignons qu'à quelques minutes de la fermeture des votes, 1 970 enseignants avaient fait le déplacement à Port-Louis pour participer à ces élections.


Doha Secondary School


Abdool Gaffour Joholee, manager: "le secteur éducatif a encore besoin des collèges confessionnels"

"Un collège confessionnel islamique, certes, mais comme les autres et prêt à accueillir tous les Mauriciens". C'est ainsi que le manager, Abdool Gaffour Joholee de la Doha Secondary School décrit d'emblée cette nouvelle institution secondaire privée de Curepipe. Celle-ci a fait son entrée dans le système éducatif il y a deux ans. La Doha Secondary School - qui se préparait à recevoir le ministre des Affaires islamiques du Qatar, hier, pour l'ouverture officielle de l'établissement -, a ouvert ses portes, dit-il, dans le sillage de la réforme dans l'éducation. "Un des objectifs de cette réforme est de mettre fin à la compétition scolaire, ce qui devrait laisser plus de place à une éducation axée sur les valeurs humaines et morales. C'est pour cela que notre curriculum accorde une place importante à ces principes, ce qui fait d'ailleurs notre spécificité", explique Abdool Gaffour Joholee. Ce dernier précise que l'attention accordée aux élèves après les heures de classe fait de la Doha Secondary School une institution secondaire différente des autres collèges islamiques. D'autre part dit-t-il, la Doha Secondary School contribue à renforcer le travail effectué par le secondaire confessionnel. "Tous savent que les collèges confessionnels catholiques ont fait leurs preuves et le secteur éducatif mauricien a encore besoin de ce type d'établissement", précise encore le manager du collège.

Construit entre Eau-Coulée et la Vigie, sur un terrain d'une superficie d'un peu plus de 6 arpents, l'institution gérée par l'Education Trust a été financée, à 90%, par le Qatar. "Ce qui revient à un coût de Rs 54 millions. Toutefois, nous avons également bénéficié du soutien financier de Mauriciens, issus de toutes les communautés", explique le manager du collège. L'Education Trust, ajoute le recteur, Hood Jhumka, compte aussi sur la, zakatt, contribution des musulmans pour le fonctionnement de l'établissement. "Entre-temps nous avons injecté Rs 3 millions dans l'infrastructure", souligne Abdool Gaffour Joholee.

Le collège accueille actuellement 455 élèves (filles et garçons) de la Form I à IV, lesquels sont répartis dans deux blocs respectifs. Celui, réservé aux filles comprend 24 salles de classe et idem pour les garçons. L'enseignement prôné ne favorisant pas l'interaction entre filles et garçons, il arrive que ces derniers assistent à des cours par le biais de la vidéoconférence. Quant aux matières dispensées, elles sont identiques à celles du curriculum national. "Cependant, comme c'est un collège islamique, nous avons des classes de Coran et de langue arabe", explique le manager du collège. Ce dernier, rappelle que les filles qui "sont admises au collège sont invitées à comprendre pourquoi le port du foulard islamique est préconisé à l'intérieur de l'établissement." Le collège, dit-il, souhaite accueillir des élèves de toutes confessions. "Nous sommes convaincus qu'après les premiers résultats du School Certificate, nous aurons des demandes venant des élèves non-musulmans." Les classes sont assurées par 24 enseignants, dont la majorité diplômée.

Collège confessionnel payant, les frais mensuels de la scolarité s'élèvent à Rs 1300. Cette année, les classes de la Form I comprennent une trentaine d'élèves récipiendaires de 20 unités au Certificate of Primary Education. Le collège n'admettant que des élèves ayant obtenu entre 15 et 20 unités aux examens de fin de cycle du primaire. "Nous donnons la priorité aux enfants qui viennent directement du primaire. Car ceux qui ont déjà été en secondaire ont reçu une éducation différente", concède Abdool Gaffour Joholee. D'ailleurs, l'établissement géré par l'Education Trust, compte déjà une section primaire avec des classes de Std I à IV avec 187 élèves. Les frais de scolarité pour cette section sont de Rs 800 mensuellement.


Langue urdu au collège


Selon la GUTU: des élèves pénalisés par un manque de manuel, entre autres

Des collégiens ayant opté pour l'urdu comme matière, auraient actuellement des difficultés à poursuivre leurs classes. À l'origine, un manque de manuel et l'incompatibilité de cette matière en combinaison avec d'autres. Le président de la Government Urdu Teachers' Union, Hanif Peerun, a attiré l'attention du ministère de l'Education sur cette situation. Selon ce dernier, une trentaine d'élèves du collège d'Etat R.Seeneevassen, de Port-Louis, ont "fait plusieurs requêtes au ministère et au recteur pour signifier leur intention de poursuivre des études en urdu. Mais en vain." La GUTU demande également qu'un enseignant d'urdu soit posté au collège au plus vite. "La politique du ministère à l'égard de l'enseignement de cette langue, que ce soit au primaire ou en secondaire, est en contradiction avec l'engagement pris, afin de mettre les langues orientales sur le même niveau que les autres matières", dit-il. Aussi, Hanif Peerun regrette que le ministère "ait choisi de photocopier les anciens manuels pour palier au manque de livres d'urdu!"


Classe de français à la Vacoas SSS


Des parents d'élèves s'inquiètent de l'irrégularité des cours

Des parents d'élèves de la Vacoas SSS (filles) songent sérieusement à exprimer leur mécontentement à la direction du collège, avant d'interpeller le ministère de l'Education. En effet, selon ces parents, les collégiennes en Form I, seraient privées de classe de français depuis la semaine dernière. Pour cause, l'enseignant chargé de cette matière a été transféré au collège d'Etat Maurice Curé. Ce transfert se serait avéré nécessaire pour calmer la colère des étudiantes de Maurice Curé. Ces dernières rappelons-le avaient manifesté dans l'enceinte de leur collège au début de la semaine écoulée pour déplorer les manquements auxquels elles feraient face. Depuis, les choses sont rentrées dans l'ordre. "Le ministère a donc trouvé une solution pour les élèves de Maurice Curé au détriment de celles de la SSS de Vacoas", s'insurgent les parents. Tout en confirmant le départ d'un enseignant de français, la rectrice de la Vacoas SSS, affirme toutefois que les élèves de la Form I n'ont pas été pénalisées puisqu'elles bénéficient toujours de cette matière. "Pourtant, nos enfants rentrent de l'école en nous confiant que ces classes sont irrégulières ! Les jours où elles devraient avoir deux périodes de français, elles n'assistent qu'à une seule classe. De plus on nous a laissé comprendre que la situation ne reviendra pas à la normale avant une à deux semaines", s'exclament les parents mécontents.


Études tertiaires


Une quinzaine d'universités représentées à Port-Louis

Une quinzaine d'universités de onze pays participent depuis hier à la Education Mauritius Fair 2005 à la salle Laverdy de l'hôtel Labourdonnais à Port-Louis. Les établissements représentés sont basés en Angleterre, en Irlande, en Australie, en Malaisie, au Canada, en Afrique du Sud, en Inde, à Singapour, à Dubayy et aux USA.L'occasion est ainsi donnée aux Mauriciens de se familiariser avec les programmes proposés dans différents domaines. La foire prendra fin demain à 18h.


Pour dire "non" au trop-plein de violence dans le pays


Marche au flambeau le samedi 19 mars à Port-Louis

Réagir contre le trop-plein de violence au sein de la société mauricienne pour que le pays redevienne un havre de paix : c'est la démarche qu'entend suivre l'association Les Colombes. Se définissant comme un "Réseau de Paix", ce collectif regroupe des citoyens qui s'affirment "libres et apolitiques". Comme première initiative, le groupe organise dans la soirée du samedi 19 mars prochain une marche au flambeau à Port-Louis.

Rencontrant la presse hier matin, Mme Lysis Ribot, enseignante et principale porte-parole de l'association qui avait, notamment, à ses côtés MM. Roshan Maudho, pédagogue, Kamil Ackbar, artiste et Eric de Chateauneuf, travailleur social devait expliquer que l'association Les Colombes est né d'un constat : la montée de la violence sous toutes ses formes dans le pays - femmes battues, meurtres, violence juvénile, viols divers, agressions à l'encontre des membres de plusieurs corps de métier.

Mme Ribot souligne que tout est prétexte, de nos jours, à des actes de violence : résultat d'un match de foot, insignifiante dispute après une fête... Selon elle, une psychose gagne le pays. "Des parents tremblent pour leurs enfants; des vieux s'enferment chez eux; les familles évitent de sortir le soir".

D'un petit groupe de réflexion né à partir d'un appel sur le Net, le mouvement s'est, ainsi, développé en un Réseau de Paix. En attendant l'élaboration d'un plan d'actions susceptible de renverser la tendance, le groupe organise une marche pacifique dans la soirée du samedi 19 mars à Port-Louis. Invitation est, ainsi, adressée à l'ensemble de la population pour venir dire "non" à la violence.

Le rendez-vous est pour 18h00 au Champ de Mars. De là, les marcheurs défileront vers le centre-ville à partir de 19h30. Un Concert Pour la Paix est prévu en fin de parcours.Mme Ribot insiste : l'invitation s'adresse à tous. Du citoyen anonyme au citoyen homme politique de tous bords en passant par les victimes et parents de victimes des diverses formes de violences ainsi que des habitants des quartiers réputés chauds.

Le choix d'organiser cette marche en soirée et en week-end vise, explique-t-elle, en substance à favoriser une participation active. "Les citoyens sont invités à venir y participer en famille". En vue de garantir la plus grand affluence, appel est lancé aux compagnies d'autobus pour assurer, durant cette soirée, une desserte optimale. Les autorisations nécessaires ont, par ailleurs, déjà été obtenues des autorités.


Sniffeurs de colle


Des enfants de 5 à 16 ans dépendants

En quelques années, le phénomène des enfants sniffeurs n'a cessé de croître. Il touche des enfants âgés de 5 à 17 ans, de régions dites défavorisées. Plusieurs de ces derniers ont développé une véritable dépendance à cette substance, se livrant à plusieurs séances d'inhalation quotidiennement. Rencontrés par Week-End en février 2003 dans le cadre d'un reportage sur le même sujet, certains, dont François ou encore Eric, n'ont jamais décroché et présentent désormais de graves séquelles. Ce, tant sur le plan physique que psychologique. Il en est de même pour leurs camarades, tandis que quelques nouvelles têtes - dont des filles - se sont jointes à la bande.

C'est jour de foire dans cette région de Port-Louis. François, 11 ans, déambule entre les étales en quête de petites pièces. À la demande de son employeur, vendeur de vêtements, il doit échanger deux billets. En haillons et frêle d'apparence, François devrait être en secondaire. Mais, négligé par sa mère, toxicomane, le garçon est livré à lui-même. L'air hagard, et trop maigre pour son âge, il semble malade. D'ailleurs, sa tête vacille de temps en temps… Dans cette même foire, Eric, 16 ans, soulève la marchandise de son patron. Deux fois par semaine, l'adolescent travaille avec ce dernier. Il est presque 13h et bientôt, tout comme François, il va s'accorder une pause. Avant de quitter les lieux, Eric enfile un épais blouson. Pourtant, la chaleur est à son apogée et Eric affirme qu'il n'a pas froid. Arborant un regard creux, il a lui aussi l'air perdu. Les deux garçons se connaissent bien. Ensemble, avec une petite bande d'amis, pour la plupart enfants de rues, ils sniffent de la colle. En cours de route, les deux adolescents croisent Jason, 13 ans. Ce dernier, travaille également au marché de la région. Avec un ami, Jason devait se rendre dans un fief, chaud. Mais, en voyant François et Eric, il s'est ravisé. À cette heure de la journée, des enfants ça et là, non-scolarisés arpentent les rues du quartier. Presque édenté, Jason, contrairement à ses deux amis, n'affiche pas encore les séquelles de la colle. Néanmoins, il en est dépendant…

"Parfois dans mo la tête mo tane comma dire ène hélicoptère, ène masine ki faire Katakatakata"

A priori, le blouson d'Eric est loin d'intriguer ses amis. "Il n'a pas froid. C'est dans ses poches qu'il cache sa colle et son sac en plastique", lâche François, approuvé par Jason. Et les deux gamins de se ruer vers lui pour prouver leurs affirmations. Eric, se laissant faire, ne réagit pas quand les deux paires de mains sortent un petit sac aplatit, usé et contenant une substance blanchâtre. Renvoyant une forte odeur de colle, le sac est exhibé avant qu'Eric ne s'en accapare à nouveau. "To abityé éna ène tibe are toi! Kot li?" lui lance alors François. "J'en ai plus. J'ai utilisé ce que j'avais ce matin", explique Eric en ramassant le sac froissé qui sera utilisé à plusieurs reprises. "Mone risse (ndrl:sniffer) quatre fois dépi gramatin", dit ce dernier. Car Eric s'est accroché à la colle et ne peut plus s'en passer. Il 'consomme' jusqu'à dix tubes de colle quotidiennement! Eric ne s'en vante pas. Il donne l'impression d'en parler avec un certain détachement. Mais s'il prend quelques secondes avant de réagir, c'est parce qu'Eric présente les conséquences causées par la substance, abusée, sur son cerveau. Alors que de son côté, François se targue presque des maux dont il souffre. "Parfois dans mo la tête mo tane comma dire ène hélicoptère, ène masine ki faire Katakatakata…" dit-il. Eric raconte qu'un de ses premiers gestes après le réveil est de préparer 'sa' colle. Il est alors 6 heures et la préparation est la même pour tous petits sniffeurs de colle. "Mo rissé kot mo-même", confie l'adolescent. Il répétera le geste de nombreuses fois au cours de la journée: sur son lieu de travail, à l'abri des regards, avec ses amis dans un coin en retrait, sous un pont, à la plage, chez lui. "Auparavant je sniffais peu, soit deux fois par jour. Puis, je suis passé à cinq fois", ajoute Eric.

"Je n'ai pas faim quand je sniffe"

François et Jason, de leur côté, affirment en sniffer moins que leur ami. Mais, dépendant de la colle François ne peut s'en passer, tandis que Jason explique que lorsqu'il ne trouve pas d'argent pour acheter ses tubes, il se prive de l'habitude prise il y a trois ans. "On sniffe où on peut… Non loin de ma maison, dans des coins, à la rivière", concède François. "Je sniffe depuis que j'ai 7 ans. C'est un de mes cousins qui sniffait avec ses amis qui m'a poussé à essayer. Il m'a montré comment faire", ajoute ce dernier. Quant à Jason, il a été initié par Eric, lui-même incité par un ami. Eric avait alors 13 ans et Jason, 10. "On n'a pas senti grand-chose la première fois. A part nous ti dans nissa. Nous nous sentions bien, c'est pour cela que nous avons continué", explique Jason. Après le sentiment de bien-être des premières fois, les garçons connaissent d'autres étapes de la dépendance. "Nous vine coma dire dimoune sou", insiste Jason. Ce dernier est vite interrompu par Eric. Il fait comprendre que la capacité de résistance dépend de la constitution du sniffeur. Lui, il arrive encore à tenir sur ses jambes après avoir sniffé plusieurs fois de suite. "Quand François sniffe beaucoup, il vomit et bave", lance Jason comme pour taquiner son ami. Et ce dernier rigolant de la remarque, "c'est vrai, je ne tiens même plus sur mes jambes, elles sont tellement maigres!"

Dans la région Eric, Jason et François sont loin d'être les seuls accrocs à la colle. Dans leur conversation, ils évoquent leurs escapades et autres plan avec d'autres garçons de leur âge. "Ena ène quantité ki sniffé ici. Ena tifi oussi kine commense rissé!", précise Eric. Il revient qu'à l'instar de nos jeunes interlocuteurs les proches et parents de certains sniffeurs sont au courant de leur pratique. "Ma mère m'a déjà dit que c'était mauvais, mais je n'ai pas eu de problème avec elle", ajoute encore Eric, dont un des frères est aussi dépendant de la colle. Eric, affirme qu'après trois ans de dépendance, il n'est jamais tombé malade. "À part un soir où j'ai eu un saignement du nez", dit-il. François et Jason se chargent alors de raconter comment leur ami a perdu drastiquement du poids. "Il était énorme comme ça…!" s'exclame Jason en étalant ses bras. "J'ai beaucoup maigri. Je n'ai pas faim quand je sniffe. Manger devient secondaire", reconnaît alors Eric. "Moi aussi je ne mange pas quand je sniffe", intervient François. D'ailleurs, sniffer lui permet d'apaiser sa faim quand la nourriture fait défaut. Toutefois, visiblement affecté, François présente des séquelles psychologiques causées par la colle. Certaines notions de bases lui échappent. Ses propos se noient dans des phrases incohérentes.

"C'est encore mieux de sniffer avant une fête. Après on a la musique à fond dans la tête"

"On sniffe parce qu'on se sent bien. Ça nous fait planer", expliquent les trois en même temps. Parfois, après avior inhalé de la colle, ils prolongent leur traversée dans l'extase avec un verre de bierre et des cigarettes. "C'est encore mieux de sniffer avant une fête. Après on a la musique à fond dans la tête", ajoute Eric."C'est quand je ne sniffe pas que j'ai des maux de tête", souligne le plus grand. "Moi, j'ai dû, une fois, arrêter de force. Je n'étais pas bien…" explique François. Faute d'argent, Jason ne peut pour l'instant se procurer des tubes de colle. "Faire presque cinq zour dépi mo pas rissé. Eric donne moi in pé are li" explique-t-il. Eric avance qu'il dépense Rs 120 tous les jours pour s'acheter les dix tubes de colle, dans les boutiques de la région, qu'il utilise. "J'achète aussi les sacs", dit-il. L'argent est puisé dans le salaire qu'il perçoit au marché et ailleurs. Projeté très tôt sur le marché du travail, il propose ses bras sur des chantiers ou ateliers. Idem pour Jason. À 13 ans, l'enfant n'a jamais mis les pieds en primaire. "Mone alle zis dans maternelle", confie Jason. Tour à tour aide maçon et menuisier, il a fini par trouver du travail au marché du quartier. La colle n'est pas le seul lien qui unit ces trois adolescents. Tous issus de familles fragiles, ils sont négligés par leurs mères alcooliques et droguées. La prostitution fait aussi partie de leur entourage.



Dégâts mortels

Sans s'en rendre compte les jeunes sniffeurs de colle s'exposent à des risques fatals. Outre les douleurs; à l'estomac, difficultés de mouvements, maux de tête, toux, crachats, difficulté de concentration, fatigue, irritations à la gorge, énervement, démangeaisons sur tout le corps, fièvre, l'inhalation de colle et de tout produit solvant en guise de drogue peut avoir des conséquences graves sur le cerveau. Des études menées dans des pays où cette pratique a déjà fait d'énormes dégâts démontrent que la colle tue. Elles indiquent qu'en sus de s'attaquer au cerveau, les produits chimiques inhalés affectent aussi le système respiratoire et le cœur. En Amérique, les spécialistes ont baptisé le syndrome Sudden Sniffing Death. Dans ce cas précis, la mort suit un débalancement dans le rythme cardiaque. D'une part, le cœur est rendu beaucoup plus sensible à l'adrénaline qui stimule les battements. De l'autre, les produits provoquent une surproduction d'adrénaline dans le corps. Ainsi, le rythme cardiaque accélère au point à en devenir fatal pour l'individu.

En sus de l'arrêt cardiaque des troubles respiratoires graves peuvent aussi intervenir, allant jusqu'à la suffocation. D'ailleurs l'euphorie obtenue par l'inhalation de colle est en partie due au manque d'oxygène au niveau du cerveau. Il n'est pas rare qu'une personne s'évanouisse après avoir inhalé ces produits. Certains enfants aiment bien cette sensation, mais il s'agit d'un signal d'alarme envoyé par le cerveau. Dans certains cas, cela peut même provoquer un coma. Aussi, du moment qu'ils sont inhalés, les substances et molécules présentes dans la colle et les produits solvants s'attaquent directement au cerveau. De là, ils endommagent sérieusement des cellules et des vaisseaux provoquant des troubles mentaux et même la folie. Ces dégâts au niveau du cerveau sont irréversibles.

Plusieurs signes et symptômes reviennent chez les sniffeurs de colle. Les premiers apparaissent à travers le dessèchement de la peau au niveau de la bouche et du nez. D'autres sources affirment qu'en raison de la suffocation, les lèvres des sniffeurs ont tendance à bleuir. La colle provoque aussi le rougissement des yeux et la dilatation des pupilles. Au bout de quelques prises, les symptômes se manifestent à travers une perte de poids et d'appétit, une toux permanente et des diarrhées. Un changement dans la personnalité de l'individu finit aussi par être noté résultant d'un ralentissement dans les mouvements et dans la manière de parler.



Prévention et encadrement: L'urgence

La prévention et la prise en charge des enfants sniffeurs de colle ne sont toujours pas structurées à Maurice. "Ce manquement ne concerne pas uniquement les jeunes sniffeurs de colle! En matière de drogue, d'alcool, de substances illicites, lorsqu'il s'agit des enfants, Maurice ne dispose pas de centre de réhabilitation pour eux", observe Lindsay Morvan de la Natresa. "Toutefois, nous abordons le problème de la colle quand nous faisons nos interventions auprès des jeunes." Sur le terrain, le constat est inquiétant. Le phénomène a fait des adeptes essentiellement dans certains faubourgs de Port-Louis, où prolifèrent les fléaux sociaux. Depuis près de quatre ans, des enfants de rues, issus de familles touchées par la pauvreté se laissent tentés par cette forme d'évasion. Et selon les dires des travailleurs sociaux, y compris les sniffeurs, les enfants inhalent de la colle dès l'âge de 5 ans. Le problème ne se dévoile pas toujours en surface. Un travail de terrain s'avère urgent. "C'est dans cette optique que nous avons actuellement 5 éducateurs de rue qui sont en formation à la Natresa. Après quoi, ils seront mieux armés pour aborder et détecter le problème", dit Lindsay Morvan.

C'est aussi un travail de terrain et d'encadrement qui a diminué le nombre de jeunes sniffeurs de colle dans des régions de Baie du Tombeau. Au moment de l'apparition du phénomène, des travailleurs sociaux ont encadré des enfants concernés à temps. "Nous les avons placés dans des écoles de rattrapage. D'autres ont suivi une formation professionnelle. En somme nous les avons sortis de la rue. Aujourd'hui la situation n'est plus aussi inquiétante", avance Mylène Chan See, travailleur social de Baie du Tombeau.


Campagne de sensibilisation du CAS


La mairie de Port-Louis s'engage dans la lutte contre le Sida

Les dernières données statistiques sur l'expansion du Sida à Maurice sont alarmantes. Ces chiffres qui démontrent l'ampleur du problème requièrent la participation de la population pour la lutte contre l'expansion de ce fléau, étroitement lié à celui de la drogue. La municipalité de Port-Louis s'est associée au Comité Amélioration Santé (CAS), en collaboration avec la MFPA, la NATRESA et le MACOSS, pour une campagne de sensibilisation dans la région portlouisienne.

Depuis mercredi, les animateurs du CAS sillonnent les différentes régions de Port-Louis afin de sensibiliser la population sur les précautions à prendre pour éviter de contracter le virus HIV. "La prévention est le meilleur antidote que nous avons actuellement pour prévenir l'explosion de cette maladie", a soutenu Abdullah Hossen, le maire de Port-Louis. Pour le lord maire et les représentants de la CAS, la population mauricienne n'est toujours pas sensibilisée sur l'aspect préventif. Selon un des responsables de cette campagne, "il y a encore trop de tabous au niveau de la sexualité". Le CAS a lancé un appel aux autorités concernées pour l'installation de condom vending machines à travers l'île. "Il faut tenir compte qu'après 20h, les pharmacies sont fermées et on ne peut se procurer des préservatifs. Pour une vie sexuelle responsable, l'utilisation des préservatifs est importante. Il est impératif d'installer des machines de distribution de préservatifs dans les lieux surtout fréquentés par les jeunes, comme les discothèques", estime ce responsable.

Pour sa part, la responsable de la MFPA a souligné le rôle de cet organisme qui est de promouvoir la santé sexuelle et reproductive. "Outre les réponses que nous pouvons apporter aux différentes questions concernant les relations sexuelles, nous mettons à la disposition du public notre laboratoire pour le prélèvement sanguin dans le cadre du dépistage du Sida", a indiqué la responsable de la MFPA.

Au sein de la NATRESA, la toxicomanie associée au sida est une préoccupation majeure. Le président de cette association, Lindsay Morvan, a déclaré que "malgré les efforts des associations engagées dans la lutte contre le sida, le virus continue sa progression, ce de manière drastique. Notre société est gravement menacée par l'expansion du Sida". En 2004, 527 nouveaux cas ont été enregistrés, contre 104 cas en 2002. De ces 527 nouveaux cas, 88% sont des toxicomanes ayant utilisé des seringues, dont 86% d'hommes. "Nous savons que pour obtenir le vrai nombre, il faudrait multiplier par dix le chiffre officiel. Ces données représentent la recrudescence de ce fléau au sein de notre société. Si nous n'intensifions pas notre lutte, avec une participation nationale, Maurice aura un avenir très sombre et risque de se retrouver, dans quelques années, dans la même situation catastrophique du Botswana et du Swaziland", a souligné le président de la NATRESA.

Saluant la démarche du ministère de la Santé, qui a décidé de mettre un centre de désintoxication résidentiel à l'intérieur de l'hôpital Brown Sequard, M. Morvan a annoncé l'entrée en opération de cette aile le 1er mars prochain. Ce centre accueillera sur une durée de 10 à 15 jours, un maximum de 10 toxicomanes à chaque session. Lindsay Morvan a souligné que les personnes admises dans ce centre seront recommandées à la NATRESA par les centres œuvrant auprès des toxicomanes. Ces centres seront également responsables du suivi auprès de ces toxicomanes. Le président de la NATRESA a soutenu l'initiative du CAS, de la municipalité de Port-Louis et du MACOSS pour cette campagne de sensibilisation qui est "un travail formidable qui devrait interpeller d'autres instances publiques".

Lors de cette rencontre avec la presse, le lord maire a également annoncé que cette campagne de sensibilisation débouchera sur un plan d'action de la municipalité (Plan Municipal dans la Lutte contre le Sida - PMLS). Pour la mise sur pied de ce plan d'action, la municipalité sollicite l'aide et la participation des associations engagées sur le terrain dans les différents quartiers de la ville, de même que les autres collectivités locales. Abdullah Hossen a annoncé que la mairie de Port-Louis participera en mars prochain à un colloque de l'AUA (Association des Autorités Urbaines) autour du thème "Ville, Société et Sida".


Durant la récente épidémie de conjonctivite…


Des échantillons gratuits de Fucithalmic vendus à Rs 90 l'unité

La conjonctivite virale ou bactérienne, maladie contagieuse qui affecte les yeux et qui est récurrente à chaque début d'année à Maurice, a fait beaucoup de victimes ces deux derniers mois, mais elle a également permis à certains pharmaciens peu scrupuleux de réaliser des profits substantiels.

Preuve que profit il y a effectivement eu : au moins un habitant des Plaines-Wilhems s'est vu réclamer Rs 90 pour un petit tube de gouttes de Fucithalmic d'une contenance de trois grammes, alors que ce médicament n'était qu'un échantillon qui devait être distribué gratuitement.

Le malade n'aura su qu'il a été dupé que lorsqu'il a noté, tout à fait par hasard, des traces de blanco sur le tube. En grattant dessus, il a découvert le pot aux roses. Il y était inscrit clairement "Not for sale" (pas à être vendu). En poussant la curiosité plus loin, le malade a constaté que sur la boîte d'emballage du médicament, l'inscription "Not for sale" avait aussi été maquillée, mais cette fois doublement : d'abord avec du blanco, puis elle était recouverte d'une petite bande de papier sur laquelle était consignée le mode d'application dudit médicament.

Une petite enquête rapide a permis d'établir que la pharmacie impliquée - il est permis de douter qu'elle n'est pas la seule engagée dans ce genre de manœuvre malhonnête - a pu ainsi réaliser des profits de Rs 90 sur chaque petit tube de Fucithalmic vendu. Et, en tenant compte de l'intensité de la récente épidémie de conjonctivite et du nombre important de malades qui ont évité les services d'hôpitaux publics pour se tourner vers les médecins privés, lesquels à leur tour les ont dirigés vers les pharmacies, on peut aisément deviner l'ampleur des profits illicites ainsi engrangés par les mercantiles.

Interrogé par Week-End, M. Ravin Gaya, président de l'Association des Pharmaciens, a affirmé ne pas être personnellement au courant de ce genre de pratique qui consiste, pour certains pharmaciens, à mettre en vente des échantillons de médicaments dont la distribution aurait dû se faire gratuitement à travers la filière officielle. Selon M. Gaya, le Fucithalmic est importé à Maurice en deux types de conteneurs : le tube de 3 grammes qui est un échantillon gratuit et le tube de 5 grammes qui est, lui, vendu à un prix public de Rs 140 sur lequel les pharmaciens revendeurs perçoivent une marge de profits de 22%.

"Manifestement donc", précise d'emblée M. Ravin Gaya, "c'est définitivement un délit grave qui aura été commis par un pharmacien quelconque si le malade des Plaines Wilhems réussissait à établir sur la base d'un reçu en bonne et due forme qu'il a été contraint de payer pour un échantillon gratuit". Toutefois, souligne-t-il, "l'affaire relèverait beaucoup plus du ministère de la Santé et celui de l'inspectorat du ministère du Commerce plutôt que de l'Association des Pharmaciens elle-même." M. Gaya a cru bon de rappeler que la distribution d'échantillons gratuits de médicaments aux patients nécessiteux se fait "à travers une filière médicale officielle." Ce système de distribution implique que, soit les échantillons sont remis par l'importateur directement à des médecins de son choix ou par l'intermédiaire d'un représentant en produits pharmaceutiques, dans lequel cas les médecins les redistribuent, mais toujours gratuitement à leurs patients, soit le médicament est remis à des pharmacies, lesquelles aussi doivent les donner à leurs clients mais sans rien percevoir en retour.

Une enquête sérieuse des autorités dans les plus brefs délais aiderait sans doute à garantir les intérets des consommateurs. Aux autorités donc d'agir !


Art of Healthy Disease and Happy Living


Un programme pour que "le coeur se porte mieux."

A l'initiative du Medical Wing of the Brama Kumaris, en collaboration avec le ministère de la Santé, du Cardiac Centre et de la Heart Foundation, le Dr Satish Gupta, de l'Inde, est actuellement à Maurice. La visite du cardiologue cadre avec le programme "Art of Healthy Disease and Happy Living" qui se tiendra jusqu'au 2 mars à l'hôtel La Plantation, Balaclava. Le Dr Gupta animera ainsi des causeries autour du thème Coronary Artery Disease (CAD).

Ce programme a été inauguré vendredi dernier par le ministre Prem Koonjoo, qui assure l'intérim en absence du ministre de la Santé, M. Ashok Jugnauth. Lors de la présentation du programme'Art of Healthy Disease and Happy Living', le Dr S. Gupta a fait ressortir que "malgré les progrès dans le domaine médicale, nombreuses sont les maladies en hausse, dont la maladie coronaire. L'augmentation des maladies cardiovasculaires en Inde m'a poussé à réfléchir autour des causes de ces maladies, et à repenser à l'approche traditionnelle concernant les guérisons. Ainsi, à travers des recherches assidues, nous sommes venus en 1998 avec le programme'Art of Healthy and Happy Living'".

Le cardiologue indien a indiqué que ce programme a été expérimenté par 518 patients, souffrant de maladies coronariennes et qu'à travers cette étude, après deux ans, une régression significative des blocages des artères coronaires a été notée. Selon le Dr Gupta, plusieurs facteurs, notamment le stress, l'anxiété, les colères… sont responsables de la maladie de l'artère coronaire. Ainsi, selon le programme'Art of Healthy Disease and Happy Living', le patient apprend à gérer, par exemple, ses émotions. "Le patient doit comprendre que tout ce qu'il dit, pense, mange et fait, a une incidence sur son cœur. Divisé en trois parties, soit le'Stress management through meditation', 'Low fat high fibre vegetarian diet'et'moderate aerobic exercises', ce programme a pour but d'enseigner aux patients à adopter des attitudes positives et saines. Ainsi le coeur se portera mieux. Ce traitement doit faire l'objet d'un suivi sur cinq ans", a indiqué le Dr Gupta. A noter que la réussite de ce programme, qui a été suivi par plus d'un millier de personnes, incite le ministère de la Santé indien à envisager de l'utiliser comme méthode de prévention des maladies coronaires. Ainsi, durant ces cinq jours, les Mauriciens auront l'occasion d'écouter le Dr Gupta qui animera diverses causeries autour de ce sujet avec les médecins du domaine, aussi bien que les patients souhaitant mettre ce programme en pratique.


Santé et médecine


Demande de remise à niveau des médecins chaque 3 ans

La Société Protectrice des Malades contre la Négligence Médicale (SPMCNM) a rencontré la presse pour tirer la sonnette d'alarme sur les nombreux cas de négligence qui surviennent dans les hôpitaux. Le président demande également un examen de remise à niveau des médecins chaque 3 ans.

"Trop de cas de négligence médicale passent inaperçus", soutient le Dr. Rambarun, président de la SPMCNM. Soutenant cet argument, le médecin souligne cependant que de plus en plus de personnes viennent de l'avant pour dénoncer l'incompétence de leurs médecins soignants. S'il admet que négligence il y a, il dénonce aussi une grande part d'incompétence chez bon nombre de médecins mauriciens.

Dans cette affaire, certains pays sont pointés du doigt, notamment l'Ukraine. "Je ne suis pas là pour critiquer les universités mais pour dénoncer les magouilles qui s'y déroulent, car il y va de la santé même de nombreuses personnes", explique ce dernier. Il en ressort malheureusement que beaucoup de cas de négligence sont masqués et les rapports faussés afin que les médecins en sortent indemnes. Selon lui, ces cas touchent principalement la partie la plus défavorisée de la population, soit par manque d'information ou manque d'argent.

Le président de la SPMCNM précise également que beaucoup de Mauriciens qui étudient la médecine en Ukraine achètent leurs diplômes et attendent six ans pour revenir au pays pour pratiquer. Dans cette optique, une lettre a été envoyée au PM, qui a d'ailleurs, selon le Dr. Rambarun favorablement reçu la proposition d'une remise à niveau des médecins chaque trois ans, en sus des examens qu'ils doivent passer avant de commencer à pratiquer. Il dénonce aussi le fait que certains médecins utilisent la "vieille médecine" qui est complètement dépassée de nos jours.


Emploi


6 625 postes disponibles sur le marché actuellement

Les pertes d'emploi dans le secteur textile-habillement ont été compensées par de nouveaux postes créés dans le secteur touristique. À ce jour, 6 625 postes sont disponibles sur le marché du travail. C'est ce que révèlent les dernières statistiques publiées par la Division de l'emploi au ministère du Travail et des Relations industrielles. Il ressort également que 26 299 emplois ont été créés durant ces quatre dernières années. Une récente étude du ministère indique par ailleurs que 227 800 personnes sont actuellement engagées dans le secteur informel.

"La nature du travail a changé", fait remarquer le ministre du Travail et des Relations industrielles, Showkutally Soodhun, "il y a plus de mobilité sur le marché. C'est un processus normal et bénéfique pour le marché." Le ministre, qui avait tenu un point de presse jeudi matin, estime ainsi que les actions gouvernementales ont largement aidé à la création d'emplois dans le pays malgré les difficultés dans le secteur textile-habillement et la fermeture d'usines sucrières. "Le développement dans d'autres secteurs tels que le tourisme a permis au nombre d'emploi de passer de 17 333 en 2000 à 22 613 en 2004", a-t-il indiqué.

Le nombre d'emplois a, en effet, connu une hausse moyenne de 1 300 emplois durant ces quatre dernières années dans le secteur du tourisme. "Le gouvernement a introduit une politique de transparence par rapport aux pertes et aux créations d'emplois. Toutes les informations sont disponibles", ajoute-t-il avant de préciser la mise en opération d'un service audiotex permettant au public d'avoir accès aux informations disponibles sur les postes disponibles sur le marché. 4 447 personnes, dit-il, ont utilisé ce service en un peu plus de deux semaines.

Autre évolution notée est le nombre de postes créés dans le secteur des technologies informatiques et de la communication. La Division de l'emploi du ministère indique que 2 305 personnes sont actuellement employées dans ce secteur. D'autres postes, indique-t-il, seront créés pendant l'année. Il a cité les usines telles que la Compagnie Mauricienne de Textile (CMT), Ferney Spinning, Consolidated Fabrics, Textiles Industries ou Firemount qui procèdent actuellement au recrutement des travailleurs, alors que Thon des Mascareignes, qui débute ses opérations en avril, compte embaucher 1 500 personnes.


Fermeture de Sinotex


17 entreprises se proposent de reprendre les licenciés

Pas moins de 15 entreprises ont signifié leur intérêt pour reprendre les 2 000 employés qui se retrouveront sans emploi à partir du 31 mars avec la fermeture de deux unités du groupe Crystal, Sinotex et Kentex. Le trade fair organisé par le ministère du Travail et des Relations industrielles a permis aux employés concernés d'étudier les nouvelles possibilités existant dans le secteur textile et habillement et dans d'autres secteurs d'activités.

Selon les chiffres disponibles, près de 1 850 postes seraient actuellement disponibles dans le secteur textile. Les entreprises concernées envisagent de proposer des possibilités de formation à ceux qui seraient intéressés à les rejoindre. Des séances de formation seront également dispensées à ceux qui veulent se recycler dans l'hôtellerie ou ceux souhaitant se mettre à leur propre compte.

L'année dernière, près d'une quarantaine de personnes victimes de licenciement se sont tournées vers le Trust Fund for Social Integration of Vulnerable Groups pour développer des petites entreprises. 25 personnes se sont regroupées pour créer une société coopérative, alors que près de 4 000 ont choisi de se joindre à une entreprise dans la zone franche.


Pour faire acte de candidature comme General worker


La limite d'âge passe à 45 ans

Ceux qui aspirent à une place au sein de la fonction publique comme General workers possèdent désormais plus de chances de décrocher un poste avec la décision du gouvernement d'étendre la limite d'âge pour faire acte de candidature. La limite d'âge est en effet passé de 35 ans à 45 ans. Cette mesure a été adoptée pour faire face au problème de chômage dans le pays, laisse-t-on comprendre dans les milieux du gouvernement. Elle s'appliquera à tous les ministères et aux employés des collectivités locales.

Le ministère du Travail et des Relations industrielles compte par ailleurs proposer à la Public Service Commission (PSC) la liste des personnes enregistrées aux bureaux de l'emploi depuis 1980 en vue de leur offrir la possibilité d'être embauché comme General workers. Le Certificate of Primary Education (CPE) ne sera plus exigé des candidats à ce poste.



Paul Bérenger sensible aux pêcheurs du Morne

Après sa visite à St Félix, le Premier ministre s'est rendu hier au Morne, non par rapport à la montagne cette fois mais pour une sortie en mer. A bord de vedettes de la National Coast Guard, il a parcouru la partie de la côte s'étendant entre les hôtels Indian Resort et Dinarobin, en passant par Les Pavillons et le Berjaya.

Lors d'un point de presse par la suite à l'hôtel Le Paradis, il a affirmé que cette sortie s'était faite suite aux représentations d'une centaine de pêcheurs de la région du Morne, de La Gaulette et de Case Noyale, qui s'étaient plaints de conditions de travail de plus en plus difficiles en raison des activités des cinq hôtels de la région, du va-et-vient des bateaux de plaisance et des conditions d'insécurité causées par la présence renforcée de kite surfers. A l'issue de sa tournée en compagnie de quatre représentants de ces pêcheurs, le Premier ministre a déclaré qu'il faudrait effectivement "faire un move" en leur faveur, selon des modalités qui restent à être définies.

Cette visite a aussi été l'occasion de voir de près les problèmes causés par certains "eyesores" de cette région, à savoir un treatment plant de l'hôtel Berjaya construit au bord de la plage et une surf station de ce même hôtel, structure qualifiée de "galimatias" par le Premier ministre, et qui devra être enlevé dans les mois à venir.

Paul Bérenger a aussi fait savoir qu'il comptait avoir une réunion prochainement avec le groupe Appavou, pour lui demander des explications sur l'absence de mise en application de la réhabilitation de la plage de la Pointe sud-ouest du Morne. Le promoteur de l'hôtel Indian Resort s'était engagé à financer et réaliser le projet d'aménagement de cette plage qui se trouve entre son établissement et le Berjaya, et qui est de plus en plus fréquentée notamment par des véliplanchistes et kitesurfers. "J'ai cru comprendre qu'une question de difficultés financières s'est posée, mais je compte revoir toute la question avec ce groupe hôtelier" a affirmé le Premier ministre.

Rappelons qu'en août 2003, le précédent ministre du Tourisme, Nando Bodha, avait annoncé qu'un "comité de gestion" avait été mis en place pour cette plage et que des travaux d'aménagement allaient y être entrepris et complétés d'ici octobre de la même année.


Développement sous surveillance internationale


Les agences des Nations unies réitèrent leur assistance à Maurice et aux Seychelles…

Les chefs des agences des Nations unies opérant à Maurice et aux Seychelles, réunis en retraite de deux jours à Grand-Baie, mardi et mercredi dernier, ont pris l'engagement de soutenir les initiatives des deux pays en vue d'atteindre leurs objectifs d'égalité entre les hommes et les femmes, d'éradication de la pauvreté et d'un développement environnemental soutenable.

La retraite, présidée par le Resident Coordinator des Nations-Unies à Maurice, Mme Aase Smedler, a bénéficié de la participation des chefs - ou de représentants - du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (l'O.c.h.a), de l'Organisation internationale du travail (ILO), de l'UNICEF, de UNAIDS, de la FAO, de la Banque Mondiale, de l'Organisation Mondiale de la Santé (l'OMS) de l'UNESCO, du Bureau du Haut-commissaire pour les Droits de l'Homme (OHCRH) et de l'UNDP.

Durant leurs discussions, les participants ont mis l'accent sur la nécessité de concentrer leurs efforts sur le suivi des résolutions de la Conférence des petits États insulaires, qui s'était tenue à Maurice le mois dernier, sur l'évaluation des progrès enregistrés dans le programme dit de Millenium Development Goals (MDG) pour Maurice, Rodrigues et Les Seychelles et sur les efforts de réhabilitation infrastructurelle dans Les Seychelles après le passage désastreux dans ce pays du tsunami du 26 décembre.

Selon les engagements pris par Maurice et les Seychelles dans le cadre de ce fameux Millenium Development Goals, ces deux pays devraient avoir dégagé, d'ici septembre prochain, un plan concret pouvant démontrer comment ils vont atteindre des progrès substantiels dans l'éradication de la pauvreté extrême d'ici 2015 (dans dix ans) et cela tout en veillant à ce que l'égalité hommes/femmes devienne réalité et que l'Éducation, la santé et le développement de l'environnement soient accessibles à tous en conformité avec le nouvel ordre international. Les agences des Nations-unies ont promis toute leur assistance dans la réalisation de ces objectifs, mais il n'en demeure pas moins que le temps presse pour les deux pays concernés car, en septembre prochain ils auront aussi à rendre des comptes à l'Assemblée Générale de l'ONU quand lors d'un sommet de haut niveau, on passera en revue la situation mondiale dans ce domaine.

Lors de la retraite, il a beaucoup été question du soutien international que méritent Maurice et Les Seychelles, mais également d'autres pays de l'océan Indien, dans le domaine de la santé de qualité (notamment contre le sida et l'IVH), dans le combat contre la discrimination et pour la promotion d'une approche innovatrice de l'Éducation et de l'information.

Immanquablement, les agences des Nations unies se sont aussi préoccupées de la nécessité de consolider les systèmes d'alertes précoces contre les catastrophes naturelles et de la mise en place de mécanismes de gestion de ces catastrophes dans les îles vulnérables. Dans le cas particulier des Seychelles, les participants ont toutefois été bien obligés de concéder que, à ce jour, l'aide accordée à ce pays pour réhabiliter ses infrastructures détruites par le tsunami n'arrive même pas à couvrir la moitié des frais prioritaires tels qu'ils ont été mis en exergue dans le Flash Appeal des Nations unies lui-même. C'est-à-dire, pour ce qui est de la remise en état des routes, des logements, des écoles et du secteur de la pêche… Les agences des Nations unies ont toutefois promis d'assister le gouvernement seychellois pour la levée des fonds requis.


Journée internationale de la femme


Une plus grande représentation féminine dans la politique

Le 8 mars étant férié à Maurice ou on célèbre la fête Mahashivaratree, la journée internationale de la femme sera célébrée le 10 mars. C'est ce qu'a déclaré la ministre des Droits de la Femme et du Bien-être de la Famille, Mme Arianne Navarre-Marie, lors d'une conférence de presse jeudi dernier. Cette journée du 10 mars est placée sous le thème'Bizin fam dan politik'et aura lieu dans la cour de la mairie de Beau-Bassin/Rose-Hill.

Selon la ministre des Droits de la femme, "Maurice a besoin de femmes dans toutes les instances de prises de décision. Les femmes ont un potentiel à faire valoir, et nous nous engageons à sensibiliser la population féminine à participer activement dans les partis politiques, pour un meilleur développement du pays".

La participation des femmes dans la politique est un "must" devait souligner Mme Navarre-Marie, car Maurice s'est engagée auprès de la Communauté de développement des pays de l'Afrique australe (SADC) pour avoir plus de participation féminine dans la politique. Ainsi, en 2005, la représentation féminine au sein de la politique devrait se chiffrer à 30% et en 2015, à 50%. "Il y a un consensus sur ce sujet de la part des grands partis politiques dans le pays, car on a besoin de plus de femmes. Les femmes ont un rôle important à jouer autant au sein du gouvernement qu'au sein de l'opposition. Le potentiel féminin est essentiel dans diverses instances et nous nous attelons à sensibiliser les femmes à prendre des responsabilités et œuvrer pour la société". Invitant le secteur privé à faire plus d'efforts pour inclure des femmes dans les instances de prises de décision, la ministre a affirmé que les prochaines élections législatives verront certainement un grand "response" de la gent féminine, malgré les réticences des femmes à sacrifier leur carrière professionnelle et leur vie familiale aux dépens d'une vie politique active.

"Certes il n'est pas évident pour une femme de trancher entre vie familiale par exemple et vie politique, mais une bonne organisation facilite les choses. Il est nécessaire de changer les mentalités, surtout de femmes, car elles peuvent grandement contribuer au développement du pays. Nous avons besoin de femmes en politique et ce n'est pas la proposition de n'importe quelle formule ou de quota de sièges réservés qui les incitera à se lancer en politique. Les femmes doivent se décider d'elles-mêmes à se mettre en avant-plan dans la politique", a déclaré la ministre. Ainsi, la campagne de sensibilisation pour une plus grande participation féminine dans la politique démarrera le 15 mars prochain. La fête du 10 mars quant à elle a été établie selon un programme divisé en deux parties. La célébration de la journée internationale de la femme démarrera à 10h30, avec la partie protocolaire. À partir de midi, l'animation de cette journée sera assurée par les diverses associations féminines venues de plusieurs régions de l'île. Parallèlement à cela, des "sites events" sont prévus dans la cour du Plaza, où plusieurs groupes de femmes feront des démonstrations de leur savoir-faire. Si la ministre des Droits de la Femme estime que "cette journée sobre mais d'importance, à travers les thèmes, soit la sensibilisation des femmes, des partis politiques et de la population en général sur la participation féminine dans la politique", quelque 3000 personnes sont attendues pour cette manifestation.


Religion


Le mandement de Carême de l'évêque de Maurice

C'est sous le titre "L'Eglise servante" que paraît cette année le mandement de Carême de Mgr Ian Ernest, évêque de Maurice. Faisant référence à la mise sur pied du Centre de Formation en vue des ministères et du dévelopement communautaire et à l'élaboration du plan stratégique diocésain, l'évêque place d'emblée l'Eglise anglicane mauricienne sous le signe du renouveau. Renouveau dans le service précédé d'un vital renouveau intérieur. "En ce temps de Carême, ce mandement vise cette année à nous faire prendre conscience du besoin d'une transformation de coeur et d'esprit. Si nous voulons nous débarrasser de nos préjugés et de nos égoïsmes, il nous faut faire place à une justice qui serait source de paix, de progrès et d'opportunités pour tous… En nous impliquant comme 'Eglise Servante' nous nous devons d'accorder aux autres le respect qu'ils méritent en tant qu'homme et femme. C'est de cette manière que nous favoriserons la connaissance de l'autre et que nous serons 'un' parmi ces hommes et femmes".

Le mandement de carême est construit autour de quatre chapitres: "Le plan de Dieu face au choix de l'homme". "La justice de Dieu ou l'orgueil de l'homme", "Construire sur du solide pour donner un sens à la vie", "La noblesse du service". Dans sa conclusion, l'évêque de Maurice met l'accent sur un service éclairé d'en haut au bénéfice du Mauricien:

"En ce temps de transformation et de conversion, prions le Messie crucifié afin qu'il nous éclaire dans les choix que nous voulons vivre dans notre Eglise au service du monde. Confions-lui nos projets, que son esprit donne à chacun de nous une touche originale et libre dans son service, dans sa mission. Devenons des intendants fidèles de cette 'église servante'.

Prions pour que notre Eglise, grâce à notre centre de formation, trouve une nouvelle vitalité et soit heureuse de servir le Mauricien".


En marge de la présentation du budget


Demande de révision générale de la pension de vieillesse

Dans une lettre au vice-Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, en marge de la présentation du budget, la Senior Citizens Federation (SCF), qui revendique la représentativité de quelque 14 000 personnes âgées regroupées au sein de 96 associations du 3e âge, réclame une révision générale à la hausse de la pension de vieillesse.

Ainsi, pour ceux dans la tranche d'âge 60 à 69 ans et qui touchent actuellement Rs 1 900 mensuellement, la fédération demande une pension de Rs 2 500. Les 70-89 ans devraient, eux, bénéficier, selon la SCF, de Rs 4 000 (contre Rs 2 000 jusqu'ici). La demande faite pour ceux du groupe 90 à 100 ans est de Rs 7 000 (contre Rs 6 850 à ce jour), alors pour les plus de 100 ans, la fédération réclame une pension mensuelle de Rs 10 000 (Rs 7 795 à l'heure actuelle).

La SCF demande, d'autre part, le remboursement des dépenses faites par les personnes âgées sur l'achat dans le privé, de médicaments prescrits par les médecins de l'État et qui ne sont pas disponibles dans les pharmacies d'hôpitaux. Il est aussi demandé que le service d'assistance médicale à domicile soit généralisé à l'ensemble des personnes du troisième âge, de 70 ans à monter.

Parmi les autres demandes formulées figurent l'autorisation pour les personnes âgées de voyager gratuitement par autobus en dehors des heures de pointe, ainsi que l'amendement de la loi en vue de réprimer plus sévèrement la violence à l'encontre des vieux.


Téléphonie


L'annuaire 2005 présenté

La Mauritius Telecom (MT) a procédé à la présentation de son annuaire téléphonique 2005. Imprimé en Chine, ce nouvel annuaire comporte quelques changements, aussi bien en terme de qualité du papier que celle de l'impression. Il est disponible dans les locaux de MT et sera offert sur présentation d'une facture.

Depuis que MT a pris la responsabilité de s'occuper de la publication de l'annuaire en 1996, chaque année a vu une amélioration progressive de l'annuaire annuel. S'il est parfois imprimé à l'étranger et d'autres fois à Maurice, celui de cette année a été imprimé en Chine.

Dev Hurkoo, General Manager deTeleservices a expliqué que cet annuaire répond au besoin et à l'attente du client. Indiquant que celui de cette année comporte de nombreuses améliorations, il a annoncé une meilleure qualité de papier, de même qu'une nette amélioration au niveau de la graphie et de l'impression. Des inserts ont même été introduits entre les pages afin que les clients se retrouvent plus facilement. L'annuaire 2005 figure aussi parmi les premiers à proposer du papier du type glossy, avec un design amélioré. "C'est un outil très utilisé aussi bien à la maison qu'en milieu professionnel" a-t-il déclaré. Une augmentation de 15% en terme de listing a été notée cette année.

Si le bottin de cette année comporte plus de pages, il est pourtant plus léger et ce en raison de la qualité améliorée du papier. Les services d'urgence ont été retravaillés, de même que les green pages qui regroupent les services de MT. Quant aux pages jaunes, elles regroupent 1000 catégories de business, en version améliorée. Un Tourist Directory sera aussi lancé avant la fin de l'année, de même qu'un annuaire sur CD-Rom.

La MT ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. De nombreux projets attendent d'être concrétisés, afin que les abonnés arrivent à mieux se retrouver. Un Adverse Directory sera même proposé. Si jusqu'à maintenant, on pouvait obtenir le numéro d'un abonné à partir de son nom et son adresse, il sera bientôt possible de pouvoir retracer une personne seulement à travers son numéro de téléphone. Le Chief Executive de MT, John Leung Yinko a aussi mis l'accent sur un éventuel annuaire pour téléphones mobiles, projet qui reste cependant assez peu probable pour le moment vu que l'enregistrement des abonnés utilisant les cartes prépayées n'est pas encore terminé.



Senior Citizen's Council District de Rivière-du-Rempart

L'élection en vue de choisir un délégué, pour représenter les associations du 3e âge du district de Rivière-du-Rempart au sein du Senior Citizen's Council, fut tenue le samedi 19 février 2005 au Centre social de Goodlands. Pour la deuxième fois, c'est Freddy Pursun (OBE - CSK) qui fut choisi par une écrasante majorité à cette élection.

Cette élection a demontré que les personnes du 3e âge ne sont pas motivées par l'intérêt communal. Ces vieux, à majorité Indo-mauricienne en choisissant Freddy Pursun comme leur représentant, ont donné la preuve qu'ils ont atteint un certain degré de sagesse et qu'ils représentent le symbole d'unité et d'harmonie sociale à laquelle nous aspirons tous.

En tant que représentant des associations du 3e âge du district de Rivière-du-Rempart, Freddy Pursun aura la lourde tâche de mettre en exécution les multiples et différentes activités initiées par le Senior Citizens' Council pour le bien-être des personnes âgées dans tous les domaines afin que celles-ci puissent vieillir dans la dignité. Il agira comme intermédiaire entre le Senior Citizens' Council et les membres des associations et devra établir une ligne de communication quasi permanente avec ces associations pour informer leurs membres des décisions importantes prises au niveau du conseil et surtout pour canaliser leurs propositions à ce même conseil.

Souhaitons donc bon courage et bonne chance à Freddy Pursun dans la noble mission qui l'attend.


Ce dimanche au Jardin Balfour


15e édition de la Fête des Fruits

La 15e édition de la Fête des Fruits a lieu ce dimanche au Jardin Balfour à Beau-Bassin. Activité annuelle de la mairie des villes-sœurs, cette fête connaît, à chaque édition, un grand succès d'affluence et d'ambiance.

C'est, notamment, l'occasion pour la jeune génération de découvrir des fruits rarissimes disparus des marchés traditionnels et autrefois en abondance dans nos bois et bosquets tels la "pomme jacquot", la "bibasse" ou encore la "roussaille".

Mais la Fête des Fruits est, avant tout, un concours pendant lequel les participants font preuve d'un véritable savoir-faire culinaire, souvent transmis d'une génération à l'autre, pour proposer à la dégustation d'un jury connaisseur plats, desserts et boissons à base de fruits.

Plus d'une centaine de participants se sont inscrits pour l'édition 2005. Regroupés en associations féminines de la ville, en clubs du troisième âge des villes-sœurs ou concourant individuellement, ils s'aligneront dans une dizaine de catégories: boissons non alcoolisées, boissons alcoolisées, fruits confits, fruits cristallisés, achards, gelée ou confiture, gâteaux et fruits rares, entre autres.

Comme ces dernières années, la Fête des Fruits accueillera aussi des participants de Victoria, Seychelles et de Rodrigues. Cette activité de détente sera rehaussée par une audition musicale. Les visiteurs pourront aussi acheter, sur place, achards, gelées et autres confitures. Le jardin sera ouvert au public visiteur à partir de 11h00. L'entrée sera gratuite.


À l'Université de Buckingham, hier


Pravind Jugnauth fait Docteur Honoris Causa

C'est lors de la cérémonie annuelle de la faculté de Droit de Buckingham, qui s'est déroulée hier, que le vice-Premier ministre et ministre des Finances Pravind Jugnauth a été fait Docteur Honoris Causa, distinction qui lui a été octroyée pour son parcours en tant qu'avocat, politicien, ministre et ancien porte-parole des ACP pour le dossier sucre.

D'autres personnalités ont reçu le Doctorate of Laws Honoris Causa, dont l'ancien Premier ministre Margaret Thatcher, Lord Goff, Lord Neil of Bladon, Lord Scarman of Quatt, Lord Slynn, Lord Justice Scott et le Professeur Jolowicz, pour ne citer que ces quelques noms.


Victimes du tsunami


Un chèque de Rs 520 808 remis au MACOSS

Les contributions en faveur des victimes du tsunami continuent. Le Mauritius Tsunami Relief Committee a remis un chèque de Rs 520 808 au MACOSS jeudi dernier. Cette somme regroupe les contributions des différents groupes socioculturels de l'île.

"Non seulement cette catastrophe a montré la générosité des Mauriciens, mais ces élans de solidarité ont aussi amené une unité nationale", a déclaré M. Para Valaydon, président du Mauritius Tsunami Relief Committee, lors d'un point de presse. C'était également l'occasion pour ce dernier de remettre une partie des contributions récoltées par l'ensemble des organisations socioculturelles, religieuses et non gouvernementales constituant ce comité mis sur pied après la catastrophe. Le chèque totalise une somme de Rs 520 808.

Dans les jours à venir, les autres boîtes mises à la disposition du public seront ouvertes. Une demande a aussi été faite auprès des syndicats pour la mise sur pied d'un Calamity Fund afin de parer à une quelconque éventualité qui nécessiterait une aide d'urgence.

Pour sa part, le MACOSS compte réunir une somme de Rs 10 M. Un appel est lancé aux organisations qui n'ont pas encore remis leurs contributions de le faire au plus tard le 3 mars. Il ressort également que 86% des promesses de dons à travers le monde ont déjà été récoltées, dont celle de Maurice.



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 7 février 2005