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À l'Assemblée Nationale, mardi prochain
Le braquage de la MCB au Question Time
Le braquage perpétré au quartier général
de la Mauritius Commercial Bank sera évoqué au Question
Time, mardi prochain, à l'Assemblée Nationale. La
seule question y relative est du député de l'opposition
Madan Dulloo qui demandera au Premier ministre si deux suspects
étaient détenus dans la même cellule au poste
de police la Tour Koenig et s'il y a eu des représentations
à cet effet, formulées à l'encontre d'un
policier qui aurait déploré cet état de choses,
s'il y a eu des actions initiées contre le policier et
si les différentes entrées faites dans le Occurrence
Book et le Diary Book seront déposées sur la table
de l'Assemblée nationale.
Les huit autres questions pour le Premier ministre sont comme
suit: l'achat de deux véhicules par la MBC (Rashid Beebeejaun),
la création d'un Special Relief Fund pour les victimes
du Sale by Levy et le nom de propriétés disposées
par le procédé de ventes à la barre ont été
rachetées par les banques (Meckduth Chumroo), l'éventuelle
privatisation d'une chaîne de la MBC (Sylvio Michel), la
ligne de crédit obtenue du gouvernement chinois (Gérard
Paya), les rémunérations des conseillers pour le
mois de janvier 2005 (Rajesh Jeetah), les conditions dans lesquelles
un casino a été autorisé à opérer
à Rose Belle (Madan Dulloo) et les allocations payées
à d'anciens juges pour les services dispensés aux
ministères et organismes para publics (Arvin Boolell).
Les interpellations pour les autres ministres sont très
variées. Le Dr Beebeejaun veut obtenir les conditions du
recrutement des médecins étrangers et les critères
des programmes de formation. Jean Claude Armance a trois questions
d'intérêt général, l'une sur l'infraction
au Protocole de Kyoto que constitue le brûlage de champ
de cannes, sur les projets hôteliers de la région
de Balaclava et sur les intérêts mauriciens dans
des entreprises à Madagascar et le nombre de Mauriciens
qui y sont employés.
Arvin Boolell veut, pour sa part, obtenir une liste des terrains
agricoles convertis depuis janvier 2001 ainsi que les procédures
adoptées pour la vente des équipements de l'établissement
de Rose Belle et, Sylvio Michel, de détails sur la commercialisation
de produits génétiquement modifiés et sur
l'utilisation de la langue créole dans le cursus scolaire.
Le Dr Hookoom demandera, quant à lui, un contrôle
sur les médicaments génériques, Rajesh Jeetah
sur les déplacements à l'étranger du ministre
de la Santé, sur le coût de chaque étudiant
dans le public et le secondaire privés et sur les mesures
d'hygiène dans les écoles primaires, Sylvio Michel
sur les nouveaux règlements de l'Unesco et Madan Dulloo
sur le Halcrow Group et sur les "job fairs" et
Xavier Duval sur le sort des éleveurs de porc de Roche
Bois.
Du côté des back benchers de la majorité gouvernementale,
les questions qui retiennent l'attention sont celles de Jean Claude
Barbier qui veut connaître le niveau d'eau dans nos réservoirs
après les récentes grosses pluies, de Siram Sakaram
sur la couverture d'assurance pour les petits planteurs de légumes.
Deux questions ensuite du Dr Nasser Issimdar sur les facilités
en terme de médecine de pointe disponibles dans les hôpitaux
de 95 et 2000 et après, de même que les rénovations
et autres constructions qu'il y a eues dans ce secteur pour les
mêmes périodes. Gérard Paya a également
une question sur le nombre d'étrangers employés
dans l'industrie hôtelière.
Deux textes seront débattus en deuxième lecture,
le Landlord and Tenant (Amendment) Bill, inscrit au nom du ministre
du Logement, des Terres et de la Pêche et qui vient avec
de nouvelles provisions pour les immeubles commerciaux ainsi que
The Ombudsperson for Children (Amendment) Bill, présenté
par la ministre des Droits de la Femme, Arianne Navarre-Marie,
texte qui permettra à l'Ombudsperson à convoquer
des témoins et produire des documents dans le cadre des
enquêtes qu'elle initie et de faire d'un délit la
non-parution devant cette instance.
En première lecture, The Electricity Bill, que présentera
le ministre des Utilités Publiques Alan Ganoo. Ce texte,
qui vient remplacer celui qui date de 1939 propose une Electricity
Authority fonctionnant sur une base plus moderne et transparente.
Une pétition sera également présentée
par le Parliamentary Private Secretary Rajesh Bhowon proposant
un projet de loi privée pour créer un Indian Folk
Academy.
Les accusations de cover up dans l'affaire MCB
Nouveau défi lancé à l'opposition
par le PM
"Apportez des preuves ou la moindre indication de ce que
vous avancez". Tel est le défi que le Premier
ministre a, une nouvelle fois, lancé à l'opposition
après ses accusations qualifiées "d'irresponsables,
d'hystériques et de totalement fausses" à
l'effet qu'il y aurait cover up dans l'enquête sur
le crime et le braquage perpétrés au quartier général
de la Mauritius Commercial Bank. C'était lors d'une rencontre
avec la presse jeudi. Une occasion pour Paul Bérenger de
rappeler que l'opposition a déjà été
sévèrement blâmée par des commissions
d'enquête sur Mare Chicose et les portiques, après
"ki Ramgoolam, Dulloo, Valayden ti fer tou kalité
palab ki zot pa ine kapav soutenir".
Le Premier ministre a de nouveau assuré qu'il n'y a absolument
pas de cover up ou d'ingérence de qui que ce soit
dans cette enquête et que la police travaille en toute indépendance.
"Li bien grave ki l'opposition, banne assoiffé
de pouvoir, dire n'importe quoi et jette le doute sur la police
et le judiciaire, li extrêmement dangereux". S'agissant
des accusations le concernant, Paul Bérenger a répété
qu'il se réserve le droit de prendre les actions qui s'imposant
une fois que l'enquête aura été bouclée.
Il a également démenti les "ti lartik, ti
insinuations qui relèvent de la politique-fiction",
et qui veulent faire croire qu'il y a des contacts entre le PTr
et le MMM. Il n'y en a pas, a-t-il déclaré, avant
de confirmer que l'alliance MSM/MMM/PMSD ira ensemble aux prochaines
élections générales et que la population
aura le choix entre cette équipe et son bilan et l'alliance
"Pac pac". À une question de la presse
sur un éventuel arrangement post-électoral avec
le PTr, Paul Bérenger a répondu que cela aussi relève
de la politique-fiction.
Il a renouvelé son appel pour que tout le monde observe
une trêve lors de la visite que doit effectuer le Premier
ministre indien Manmohan Singh à Maurice à la fin
de mars, et que la campagne électorale démarre après.
À une question de la presse, il a rejeté toute récupération
de cette visite à des fins politiques. Il a cité
le cas du récent déplacement effectué chez
nous par Sonia Gandhi pour dire qu'il n'y a eu aucune politisation
de cette visite.
Le Budget repoussé au 4 avril
Prenant le relais, le vice-Premier ministre et ministre des Finances,
Pravind Jugnauth, a lui aussi appelé à l'observation
d'une trêve durant la visite du chef du gouvernement de
la Grande Péninsule. Il a ajouté que c'est dans
cet esprit et pour donner le bon exemple qu'il a décidé
de reporter la date de la présentation du budget 2005/2006.
Cet exercice prévu pour le 28 mars, a été
reporté au lundi 4 avril, afin que la visite de Manmohan
Singh se déroule dans la sérénité
la plus totale. Il a aussi annoncé le début des
consultations tripartites le 3 mars et leur conclusion le 14 mars.
Pravind Jugnauth s'est également déclaré
convaincu que l'alliance MSM/MMM/PMSD est la seule qui peut faire
avancer le pays sur la voie du progrès et pour un meilleur
avenir pour l'ensemble de la population mauricienne. Pour lui,
cette alliance a une vision, une équipe qui peut consolider
l'unité nationale et faire face aux défis de la
mondialisation. De son point de vue, l'équipe d'en face
ne tient pas la comparaison après les quatre ans et demi
au pouvoir du présent gouvernement.
Le VPM a quitté le pays le même soir pour être
fait Docteur Honoris Causa de l'Université de Buckhingam
où il a étudié le droit. Cette institution
a voulu l'honorer pour son parcours tant professionnel que politique,
avec des débuts en tant que conseiller municipal de Vacoas/Phoenix
jusqu'à sa présente situation de vice-Premier ministre
et ministre des Finances. Pravind Jugnauth rentre au pays mardi
prochain.
Vendredi après-midi
Ramgoolam: "Le MMM/MSM est à bout de souffle"
La conférence de presse du Parti Travailliste, qui s'est
tenue vendredi dernier, était principalement axée
sur l'affaire MCB. Le Leader de l'opposition a aussi parlé
de laxisme et de l'ignorance du Premier ministre dans cette affaire,
tout en insistant qu'il y a eu cover-up. Les autres points soulevés
sont la situation politique qui règne en ce moment et le
retour au pouvoir de son parti.
Prenant pour exemple le crime odieux qui a eu lieu le 11 février
dernier dans les locaux de la MCB, Navin Ramgoolam a parlé
de l'insécurité régnant à Maurice,
qui selon lui a atteint des limites irréversibles. "Ce
biggest robbery qui a eu lieu deux ans après un
biggest fraud démontre que l'insécurité
est présente même dans un endroit où il est
supposé avoir le maximum de sécurité",
a-t-il souligné. Le leader de l'opposition parle aussi
d'un certain laxisme du PM car selon lui, un warning avait
été donné deux heures avant le vol.
En sus du laxisme et du manque d'éclaircissement liés
à cette sordide affaire, Navin Ramgoolam se dit intrigué
par le nombre de refus de réponses du PM. "Il cache
les informations nécessaires à la population qui
sont pourtant en droit de savoir", a-t-il dit. Affirmant
que ce dernier ne prend pas connaissance des dossiers, il dénonce
le fait que Paul Bérenger s'occupe en ce moment des choses
les moins importantes au détriment de celles qui méritent
plus d'attention. Concernant le crime et le vol de la MCB, le
Leader de l'opposition déclare que de par son attitude,
"Bérenger se cache derrière des excuses."
L'autre point soulevé par Navin Ramgoolam est le fait que
c'est la MCB elle-même qui a fait sa propre enquête,
au lieu de la banque Centrale: "Et le gouvernement ose
dire qu'il n'y a pas de cover-up dans cette affaire, pourquoi
alors la banque de Maurice n'a toujours pas soumis de rapport
indépendant". Pour le Leader de l'opposition,
la vérité est cachée à la population.
Selon lui, beaucoup trop de choses qui ont lieu ne sont pas élucidées
et restent toujours un mystère, à l'instar de l'explosion
de Grand-Baie. Navin Ramgoolam réclame à ce que
le rapport Niketan soit rendu public. "C'est avec l'argent
de la population que cet expert a été payé,
il est donc plus que normal que les Mauriciens sachent enfin la
vérité sur cette explosion", a-t-il affirmé.
Le Leader de l'opposition a également affirmé que
Maurice est déjà entré en pleine campagne
électorale et que la machinerie est déjà
en branle. Ramgoolam a vivement critiqué ce qu'il appelle
la division entre les différentes communautés qui
est une des nombreuses stratégies utilisées par
le gouvernement. Selon lui, les nombreuses offres d'emploi du
moment en font aussi partie. "Bérenger n'aurait
jamais dû inviter le PM indien à Maurice alors qu'il
sait que la campagne a commencé", a-t-il expliqué.
Toujours selon ses dires, ce sont des choses qui ne se font pas.
Pour sa part, le PTr a annoncé qu'une série de meetings
sera organisée après la célébration
du Maha Shivaratree. Navin Ramgoolam s'est également insurgé
contre le fait que Bérenger demande une trêve politique,
et au lieu de faire appel à l'opposition, il attaque à
travers des conférences de presse.
Commentant la situation actuelle au sein du gouvernement, Navin
Ramgoolam affirme que l'alliance sociale va vers une victoire
certaine. Questionné sur une éventuelle coalition
avec le MMM, la réplique du Leader de l'opposition ne pouvait
être plus claire: "Mo pa intéressé
pour gagne éne lift dans corbillard", a-t-il déclaré.
Il a également confirmé qu'une rencontre a déjà
eu lieu avec Anil Bachoo, qui est d'ailleurs invité au
congrès du PTR. Quant au souhait de Siddick Chady de rejoindre
le parti, Navin Ramgoolam dit que la question n'a pas encore été
étudiée. Il a aussi donné l'assurance qu'à
son retour au pouvoir après les prochaines élections,
tout sera tiré au clair au plus vite avec le changement
au niveau du gouvernement.
Media Watch Organisation
Polémique entre l'ONG et le gouvernement sur une remarque
de Ramgoolam
La Media Watch Organisation a été vivement
critiquée par la ministre de la Femme, Arianne Navarre-Marie
et la Parliamentary Private Secretary, Danielle Perrier.
La polémique a éclaté dans le cadre d'une
initiative de l'ONG visant à encourager la presse à
accorder plus de place aux voix féminines en marge des
prochaines élections générales. Les membres
du gouvernement, qui participaient à une réflexion
- organisée par la MWO et Gender Links, Afrique
du Sud - autour du thème Gender, Media and Elections,
lundi dernier à Port-Louis, n'ont pas apprécié
le fait que la présidente de l'organisme, Loga Virahsawmy,
n'ait pas jugé utile de rappeler à l'ordre le leader
de l'opposition, Navin Ramgoolam, qui invitait l'assistance à
voter pour le PTr si celle-ci souhaitait voir plus de femmes au
gouvernement. La MWO, qui a toujours revendiqué
son statut apolitique, aurait, selon Arianne Navarre-Marie et
Danielle Perrier, affiché ses couleurs. Ce mécontentement
expliquait leur absence à la deuxième session de
travail, toujours dans la même optique, la semaine dernière
au Media Trust où la ministre de la Femme devait présenter
officiellement le livre Getting it Right. Ainsi, c'est
le directeur de la Sentinelle Ltée, Jean-Claude de L'Estrac,
qui s'est chargé de lancer ce livre qui regroupe 46 études
et 12 rapports présentés par les participants des
pays de la SADC lors du premier Gender Summit en septembre
dernier à Johannesburg et auquel avait assisté Arianne
Navarre-Marie. Si en effet aucune des représentantes de
l'alliance gouvernementale n'était présente lors
du deuxième atelier de travail de jeudi dernier, celles
de l'opposition entre autres ont suivi l'intervention de Rama
Sithanen - qui élaborait sur l'absence des femmes en politique
-, Ravin Bachoo, Georges Chung et Jean-Claude de L'Estrac sur
le fonctionnement de leur rédaction respective.
Réagissant aux critiques des représentantes du gouvernement,
Media Watch et Gender Links ont, par le biais d'un
communiqué, réitéré leur statut apolitique.
"As gender advocacy organisations, our concern is the
glaring gender gap that exists in Mauritian politics and the need
for urgent actions to be taken if Mauritius is to honour its commitment
through SADC to achieving thirty percent women in all areas of
decision-making before the end of 2005. We will not be deterred
from insisting on accountability, from all the relevant actors,
on this and all other commitments made to ensuring equality between
women and men", écrivent Loga Virahsawmy de la
MWO et Colleen Lowe Morna de Gender Links. C'est
aussi, justement, des questions abondant dans l'engagement pris
par Maurice auprès de la SADC qui auraient mis les représentantes
du gouvernement dans l'embarras. D'autant que la ministre de la
Femme avait dû remplacer le Premier ministre, lundi dernier,
alors que celui-ci devait se retrouver sur la même plate-forme
que le leader de l'Opposition, Xavier-Luc Duval et Pravind Jugnauth.
Ce dernier, qui s'est fait également excusé, était
remplacé par le ministre de l'Agriculture, Nando Bodha.
MSM
Le Dr Parmessur Ramloll rejoint le rang des dissidents
Le Dr Parmessur Ramloll, député MSM de Quartier-Militaire/Moka,
a démissionné de toutes les instances de ce parti,
mardi, devenant, ainsi le cinquième parlementaire dissident
MSM.
Contrairement aux quatre autres démissionnaires et surtout
à M. Anil Baichoo, le Dr Ramloll a laissé entendre
qu'il n'avait rien contre son ancien leader, M. Pravind Jugnauth,
mais davantage contre "son entourage". Le député
du Numéro 8 estime aussi que le MMM a une trop forte influence
au sein de l'équipe gouvernementale.
Par ailleurs, la conférence de lancement du nouveau parti
en voie d'être fondé par ces dissidents, prévue
pour jeudi dernier, a été renvoyée en raison
du décès, la veille, du père de l'ancien
ministre Anil Baichoo, M. Madun Baichoo.
Le nom de la nouvelle formation a, néanmoins, été
choisi : Mouvement Socialiste Démocrate (MSD). Ce qui n'est
pas sans rappeler l'ancien Mouvement Travailliste Démocrate
(MTD) fondé par M. Baichoo quand il avait quitté,
en 1987, le Parti Travailliste (PTr).
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