f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 7 février 2005



Enquête conjointe CID de Terre-Rouge/P-Louis Nord


Neuf arrestations pour un vol totalisant Rs 2 millions


Gros coup de filet de l'ADSU jeudi


Rs 3,3 millions (1 691 comprimés) de Subutex saisis à Roche-Bois


Et pourtant de telles choses arrivent…


Fortunes diverses pour deux voleurs à la tire


A l'issue d'une enquête serrée


Deux faux policiers-braqueurs arrêtés lundi


Prescription extinctive


M. Harish Boodhoo : "Il existe des centaines de cas Takun"


Consommation: la Grande-Bretagne en état de choc


Un colorant cancérogène trouvé dans des produits alimentaires


À Curepipe, dimanche dernier


Il poignarde son demi-frère à mort lors d'une dispute


Accusé de meurtre en Grande-Bretagne


Le Mauricien Sailesh Doomun condamné à vie


Axe Réunion/Maurice


L'ADSU inculpe le constable Salim Toofany


Drame humain


Ramlall se donne la mort après avoir immolé son ex-épouse Damawantee


Le faux commis au bureau de l'UNDP


Pas de suites à cette affaire, décide la famille Neewoor


Enquête conjointe CID de Terre-Rouge/P-Louis Nord


Neuf arrestations pour un vol totalisant Rs 2 millions

Les CID de Terre-Rouge et de Port-Louis (Nord) travaillent conjointement, depuis mardi, sur un important vol commis au préjudice d'une compagnie vendant du matériel hi-tech sise à Port-Louis. Le pot-aux-roses a été dévoilé au directeur de la compagnie, Aslam Hosseny, par l'épouse d'un employé, soupçonné comme étant à la base du vol. M. Hosseny devait, par conséquent, consigner une déposition à la station de police de Terre-Rouge. Depuis, neuf personnes ont été arrêtées, dont le présumé cerveau de l'affaire, un chauffeur, Jean Marie Désiré Jacquette, 22 ans. Il est soupçonné d'être le cerveau d'un vol de Rs 2 millions d'articles et de matériel Hi-Tech en compagnie des huit autres suspects arrêtés.

Lorsque le directeur de la compagnie, Aslam Hosseny, a consigné sa déposition à la police mardi, aux alentours de 14h, il devait faire ressortir avoir reçu un appel téléphonique de l'épouse d'un de ses employés, à l'effet que ce dernier avait volé plusieurs articles et appareils d'un entrepôt à Terre-Rouge et ce dans le but de vendre ces appareils. Nanti de cette information capitale, Aslam Hosseny devait effectuer un Stock Inventory à son entrepôt. À sa grande stupéfaction, il devait constater que les articles suivants manquaient : (i) 442 discmans, (ii) 372 appareils DVD, (iii) 400 sonnettes pour portes, (iv) 122 appareils photo, (v) 62 Sets de haut-parleurs complets avec sub-woofers. Le tout totalisant… Rs 2 millions.

Il en incomba à l'inspecteur Bojesh Domun, responsable de la CID de Terre-Rouge, de mener l'enquête dans cette affaire. Le même jour, peu avant 17h, les éléments de la CID de Terre-Rouge devaient effectuer une perquisition au domicile de Jean Marie Désiré Jacquette, 22 ans, employé comme chauffeur au sein de la compagnie d'Aslam Hosseny. Au domicile de Jacquette, à la rue Cherie Lienard, Beau-Bassin, une partie des articles volés, d'une valeur de Rs 40 000, devait être récupérée par les enquêteurs. Jacquette devait être arrêté et subséquemment écroué.

C'est alors que la CID de Port-Louis Nord, emmenée par le chef-inspecteur Deelwarally, devait être mise sur le coup. Il devait être convenu par les enquêteurs, en collaboration avec la victime de cet important vol, à savoir Aslam Hosseny, que ce dernier puisse réunir tous ses employés à son bureau, à la rue Condé, Port-Louis. Ce qui a été fait en fin de semaine. Quand ces derniers se sont présentés au bureau de leur employeur, les équipes de la CID de Terre-Rouge et de Port-Louis Nord sont alors entrés en action, en procédant à l'arrestation de huit employés.

Du côté des enquêteurs, il a été établi que le vol au détriment de la compagnie d'Aslam Hosseny ne s'est pas produit en un jour. "Afin d'emporter un butin aussi conséquent, il est clair que le vol s'est déroulé en plusieurs étapes. Cela a été un ongoing process minutieusement préparé de façon à ce que rien ne soit visible. Il a fallu que le directeur de la compagnie soit averti par l'épouse honnête d'un employé malhonnête pour que le pot-aux-roses soit découvert", a-t-on fait comprendre à Week-End dans le giron des limiers travaillant sur le dossier.

La police continue son enquête en vue de retracer les équipements manquants, de même que ceux qui seraient passibles d'être arrêtés pour Possession of Stolen Property (PSP).


Gros coup de filet de l'ADSU jeudi


Rs 3,3 millions (1 691 comprimés) de Subutex saisis à Roche-Bois

La Metropolitan Division ADSU, placée sous la Overall supervision du Deputy Commissioner of Police (DCP) Ravin Sooroojbally, a effectué un joli coup de filet jeudi. En effet, lors d'une opération menée par l'inspecteur Jaunkee et son équipe, sous la férule du chef-inspecteur Jagdeo et la supervision de l'assistant-surintendant Pierre Murugan, 1 691 comprimés de Subutex ont été découverts dans une maison sise à Camp-Zoulou, Roche-Bois. La valeur marchande de la saisie a été chiffrée à Rs 3,3 millions, ce qui en fait la plus importante effectuée à Maurice par l'ADSU. Marie Dany Nesta Talate, 28 ans, a été arrêtée à l'issue de cette opération. L'ADSU est toujours à la recherche du commanditaire de cette importante cargaison.

C'est à l'issue d'une surveillance minutieuse que l'opération policière de jeudi a pu être couronnée de succès. Vers 14h15 jeudi, les éléments de la Metropolitan Division ADSU ont perquisitionné le domicile de Marie Dany Nesta Talate, 28 ans, à Camp Zoulou, Roche-Bois. Lors de cette perquisition, les hommes de l'inspecteur Jaunkee ont découvert 7 boîtes de Subutex, qui n'avaient pas encore été ouvertes, ainsi que 27 paquets de ce même produit. Chaque paquet renfermait sept comprimés. Au décompte, 1 691 comprimés, d'une valeur marchande de Rs 3,3 m, devaient être saisis.

Marie Dany Nesta Talate, qui était seule au moment de l'arrivée des policiers de l'ADSU, a été arrêtée et détenue aux fins de l'enquête policière. Lors de son interrogatoire, elle aurait laissé entendre que cette cargaison avait été laissée chez elle par le commanditaire de celle-ci. Ce commanditaire est actuellement activement recherché par la police. Dans les milieux de l'ADSU, tomber sur une cargaison de près de 1 700 comprimés relève de la pêche miraculeuse. "Cela ne s'était jamais vu à Maurice jusqu'à présent et ce depuis l'entrée de ce produit prohibé à Maurice en 2000", selon un haut gradé de l'ADSU à Week-End hier.

Dans les milieux de l'ADSU, outre la recherche du commanditaire, l'on essaye également de savoir la provenance de cette cargaison massive de Subutex. Dans le giron des enquêteurs, l'on a fait comprendre à Week-End que ces comprimés pourraient venir de la Réunion ou de l'Afrique du Sud, où le Subutex et ses dérivés, à base de buprénorphine, sont en vente libre. Tel n'est pas le cas à Maurice, où le Subutex est toujours classé dans la catégorie des dangerous drugs, figurant sous le Dangerous Drugs Act. Compte tenu du fait que le point d'approvisionnement le plus rapproché de Maurice en Subutex est la Réunion, l'axe Réunion-Maurice est plus que jamais sous haute surveillance.

Selon les recoupements effectués par Week-End, il ressort que, d'après les prix actuellement pratiqués sur le marché, le comprimé de Subutex trouve preneur entre Rs 800 et Rs 1000 l'unité. Il est également très souvent cassé en quatre parties, le quart pouvant trouver preneur dans la fourchette de Rs 200 à 300. Les toxicomanes qui se droguent en utilisant du Subutex étaient, depuis 2000, les cibles de dealers mélangeant ce produit à d'autres. Ce mélange hétéroclite avait été baptisé "la poudre bombe" ou "la blanche".

Alors que le Subutex avait fait une entrée explosive sur le territoire mauricien en 2000, déjà, dans son édition de juin 95, la Dépêche Internationale des Drogues (édition n° 44) avait tiré la sonnette d'alarme sur les ravages de la buprénorphine dans la région de l'Asie, notamment au niveau du sous-continent indien (le Kerala et le Tamil Nadu), du Pakistan, du Bangladesh, et même de Singapour. La Dépêche avait également attiré l'attention sur un dérivé du Subutex sous l'appellation Temgesic. Il y est écrit: "the spread of buprenorphine consumption - a synthetic substitute for heroïn prescribed in the West under the name of Temgesic across the Indian sub-continent is worrying asian experts."

Ainsi, cette propagation dans la consommation de la buprénorphine a fait l'objet de travaux du Asian Multiplicity Substance Abuse Research Group (AMSARG) à Colombo, Sri Lanka, dès avril 95. Les experts réunis lors de ce forum avaient fait état de leur inquiétude car l'utilisation de la buprénorphine affectait principalement les états du Kerala et du Tamil Nadu en Inde, le Pakistan, le Bangladesh et même Singapour. Selon la Depêche Internationale des Drogues, la réunion des experts avait identifié des pharmaciens comme étant derrière le trafic, car ils vendaient la buprénorphine à des prix très bas, défiant toute concurrence. Selon la Depêche, "this attracts young users who think they can avoid bearing the brunt of the tough legislation regulating heroin use."

Jusqu'à la grosse saisie de jeudi, la plus importante quantité de Subutex à avoir été découverte à Maurice lors d'une opération policière s'élevait à 623 comprimés. Cette opération avait été réalisée en septembre 2004 par l'inspecteur Chittoo et ses hommes, toujours de la Metropolitan Division ADSU, lors d'une perquisition au domicile d'un "enflé camion" de 22 ans, Sandiren Soobbo-Naidu, à Sainte-Croix. Ce dernier avait été arrêté et écroué. Durant le mois de février 2002, les hommes de l'inspecteur Hector Tuyau avaient procédé à l'arrestation d'un dénommé Gianand Issur, 47 ans, habitant les Guibies, Pailles. Il devait être interpellé aux abords du marché Central à Port-Louis. Après une fouille, les limiers de l'ADSU devaient trouver quinze comprimés de Subutex 8mg en sa possession. Il devait alors être arrêté.

Dans le courant de l'après-midi du même jour, une fouille minutieuse devait être effectuée à son domicile à Pailles. Là, les enquêteurs devaient mettre la main sur 140 autres comprimés du même type. Une somme de Rs 24 000, qui proviendrait de la vente de ces comprimés, a également été trouvée sur place. Au début de février 2001, une cinquantaine de comprimés de Subutex, qui se trouvaient dans un colis en provenance de France, avaient été saisis par l'ADSU du port. Le récipiendaire du colis, une femme de 37 ans, habitant la rue Abbé Desroulèdes, avait été arrêtée et détenue dans le cadre de cette affaire.


Et pourtant de telles choses arrivent…


Fortunes diverses pour deux voleurs à la tire

Voici une histoire peu ordinaire, qui est arrivée à deux voleurs à la tire. Heureusement que le ridicule ne tue pas…

Jeudi après-midi, deux voleurs activement recherchés par la CID de Terre Rouge se pointent aux abords d'un supermarché de Riche Terre. Ils sont sur une mobylette Daelim volée. Ils quittent la Daelim sur place et s'emparent d'une motocyclette Honda 100, appartenant à… une policière affectée à Terre Rouge et son époux, qui faisaient leurs emplettes au supermarché.

Après avoir quitté Riche Terre, arrivés à la hauteur de Bois Marchand, les deux voleurs remarquent une femme, de forte corpulence, qui marche seule. Elle a à son cou une chaîne de valeur. Les deux voleurs passent à côté d'elle à moto. Celui qui est assis derrière le conducteur arrache la chaîne de la dame. Cette dernière, qui ne l'entend pas de cette oreille, s'accroche littéralement au porte-bagages de la moto… qu'elle parvient à renverser.

Entre-temps, des membres du public, qui assistent à la scène, viennent prêter main forte à la dame victime de ce vol à la tire. L'un des deux voleurs parvient à prendre la poudre d'escampette, tandis que le deuxième est maîtrisé par des membres du public, qui s'en donnent à cœur joie. Lorsque la police arrive, l'un des deux voleurs est en piteux état. Tandis que l'autre est parvenu à s'enfuir, avec la chaîne volée à la dame et la moto volée à la Woman Police Constable (WPC). Le voleur appréhendé, âgé de 30 ans et habitant Plaine Verte, est arrêté.

La chance insolente du deuxième voleur qui était parvenu à s'enfuir a fini par tourner court. Les policiers de Terre Rouge, qui s'étaient mis en tête de retrouver celui qui s'était enfui avec la moto de la policière et la chaîne, devaient parvenir à leurs fins hier, en appréhendant ce dernier. L'homme, âgé de 23 ans, habite également Plaine Verte, et circulait avec la moto volée à la policière. Un troisième suspect, receleur de bijoux, a aussi été arrêté hier. L'enquête policière dans cette affaire était placée sous la supervision de l'inspecteur Bojesh Domun, responsable de la CID de Terre Rouge.


A l'issue d'une enquête serrée


Deux faux policiers-braqueurs arrêtés lundi

Afzal Abdoolraman, 18 ans, et Sahoodin Emrith, 23 ans, habitant Plaine-Verte et Vallée-Pitot respectivement, ont été appréhendés par les éléments de la CID de Moka lundi. Soupçonnés d'avoir commis plusieurs braquages en se faisant passer pour des policiers, les deux hommes ont fini par avouer leurs méfaits. Cependant, deux autres suspects, présumés complices d'Abdoolraman et de Emrith, sont activement recherchés. Une partie des articles volés a été récupérée par la CID de Moka.

C'est par une déposition à la station de police de Moka le vendredi 19 février dernier que la police a été informée du fait que de pseudo-policiers commettaient des cas de vols, notamment aux abords de l'autoroute reliant Sorèze à Port-Louis. Ainsi, la première victime des faux policiers, un mécanicien de 19 ans habitant Rose-Hill, devait expliquer que vers 22h le jeudi 18, il est allé à la rencontre d'un ami, qui avait eu une panne à Sorèze. Alors qu'il était à l'endroit ou son ami était tombé en panne, un véhicule immatriculé 23 ZG 93 s'amena en trombe. Quatre personnes s'y trouvaient. Le véhicule en question s'arrêta à leur hauteur et les quatre hommes en descendirent. Ils affirmaient qu'ils étaient des limiers de l'ADSU. Ils ordonnèrent aux deux amis d'embarquer dans leur voiture et les conduisirent au Champ-de Mars. Une fois sur place, ils fouillèrent le mécanicien et son ami, firent main basse sur leur argent et leur cellulaires. Le tout d'une valeur de Rs14 200. Les quatre faux policiers déposèrent les deux infortunés à Tranquebar avant de s'en aller.

Le dimanche 20 février, c'est au tour d'un habitant de Rivière du Poste, âgé de 21 ans, qui était en compagnie de trois amis, de subir pareille mésaventure. Vers 0h30 ce soir-là, les quatre amis, qui se trouvaient à bord d'une voiture, se sont arrêtés à Sorèze. Quand tout à coup, survint un autre véhicule, immatriculé 418 ZN 00, avec quatre hommes à bord. Ces derniers se présentèrent, cette fois, comme des officiers de la CID. Ils fouillèrent les quatre amis, ainsi que leur véhicule, et firent main basse sur des bijoux, une somme de Rs 900, deux carnets bancaires, un téléphone cellulaire et 50 Compact Discs. Lorsque les voleurs se parlaient entre eux, ils s'appelaient mutuellement "major", "inspecteur", "sergent" et "caporal".

Après avoir fait main basse sur le butin précité, ils devaient s'emparer de la carte bancaire de l'habitant de Rivière-du-Poste et contraindre ce dernier à leur révéler son PIN Code. Ce qu'il a fait, malgré lui. Il devait ensuite être menoté, en compagnie d'un de ses amis, tandis que les deux autres devaient être embarqués dans le véhicule 418 ZN 00. Destination: Port-Louis. Les voleurs avaient la ferme intention de vérifier si le PIN Code qui leur avait été donné était bon. Une demi-heure plus tard, les voleurs revinrent à Sorèze, là où ils avaient laissé les deux autres victimes. Ils rendirent la carte bancaire volée à son propriétaire, en lui faisant clairement comprendre qu'ils avaient pu retirer tout l'argent qui se trouvait sur ledit compte bancaire, à savoir Rs 2500. Les faux policiers s'en allèrent ensuite, en laissant sur place leurs quatre victimes.

A partir des renseignements glanés par les éléments de la CID de Moka dans le sillage de l'enquête policière, ces derniers devaient procéder, lundi, à l'arrestation des suspects Abdoolraman, un maçon de 18 ans, habitant Plaine-Verte, et Emrith, 23 ans, marchand ambulant de Vallée Pitot. Soumis à un interrogatoire serré, les deux hommes devaient finalement se mettre à table. Ils devaient expliquer comment, en compagnie de deux autres de leurs amis, ils eurent l'idée de commettre divers vols et braquages en se faisant passer pour des policiers. En procédant à l'arrestation des deux suspects, les éléments de la CID de Moka ont mis la main sur le deuxième véhicule utilisé pour commettre le braquage du 20 février, immatriculé 418 ZN 00. Le véhicule en question a été "Compounded" pour les besoins de l'enquête policière. Une partie du butin emporté par les quatre faux policiers lors de ces deux coups a également été récupérée par les limiers de la CID de Moka.

Les suspects Abdoolraman et Emrith, détenus, ont été traduits en cour de Moka sous une accusation provisoire de "Larceny with violence", tandis que la CID est toujours à la recherche de deux autres suspects.


Prescription extinctive


M. Harish Boodhoo : "Il existe des centaines de cas Takun"

Il existe, selon M. Harish Boodhoo, des centaines de cas Takun (NDLR : affaire de prescription extinctive d'un terrain de 20 perches soulevée, cette semaine, à l'Assemblée nationale). Aussi, réclame-t-il l'institution d'une Commission d'enquête présidée par un "Senior Magistrate" en vue de faire la lumière sur ce qu'il estime être ces cas d'"erreurs judiciaires".

Interpellé au Parlement, mardi, par le député Megduth Chamroo, le Premier ministre M. Paul Bérenger devait, notamment, révéler que le Directeur des Poursuites Publiques (DPP) avait décidé, le 2 février dernier, de poursuivre en justice M. Harry Mungur - qui avait obtenu gain de cause de la Cour suprême dans cette affaire - ainsi que l'un de ses deux témoins.

Ces deux personnes avaient été arrêtées par la police le 8 décembre 2004 aux termes d'une enquête policière à la suite d'une plainte déposée par Mme Soonayna Takun contre le premier nommé le 29 juillet 2004. Le témoin est accusé d'avoir juré un faux affidavit et d'avoir donné un faux témoignage dans une affaire au civil alors que Harry Mungur est, lui, accusé de "conspiracy to do an unlawful act".

Le chef du gouvernement devait expliquer qu'il a sollicité l'avis du Parquet en vue d'être fixé sur la pertinence du jugement antérieur de la Cour suprême ordonnant au couple Takun de quitter la propriété immobilière sise à Sivananda Road, Floréal à la lumière de cet important développement.

M. Bérenger a, de plus, indiqué qu'il a demandé au Trust Fund for the Rehabilitation of Vulnerable Groups de considérer le cas de ce vieux couple en difficulté. Citant un récent cas en Grande-Bretagne, M. Boodhoo estime que les Takun méritent une compensation de l'État. "Donn zot lape !", devait-il demander au Premier ministre en rappelant les nombreuses démarches légales à grands frais entreprises par Mme Takun depuis le début des années 80.

Tout en affirmant qu'il n'a nullement l'intention de politiser cette affaire, Harish Boodhoo ne s'empêche pas de prendre pour cible le leader de l'opposition, le Dr Navin Ramgoolam pour, en substance, son "silence" à l'Assemblée nationale sur la question mardi dernier. "Comme dans l'affaire du Sale By Levy, Navin Ramgoolam n'a pas jugé utile d'adresser une seule PNQ sur la question. Cela est très grave de la part de quelqu'un qui aspire à être Premier ministre".

Si, à la lumière des réponses du chef du gouvernement au Parlement, il estime qu'il faut "activate matters" en vue d'un jugement rapide, M. Boodhoo affirme que des centaines de cas Takun qui s'apparentent, selon lui, à une erreur judiciaire existent. Aussi, réclame-t-il l'institution d'une Commission d'enquête présidée par un "Senior Magistrate" pour y faire toute la lumière.


Consommation: la Grande-Bretagne en état de choc


Un colorant cancérogène trouvé dans des produits alimentaires

Près de 500 produits alimentaires contaminés par un colorant cancérigène ont été enlevés du marché britannique, cette semaine. Cette crise alimentaire a touché douze autres pays de l'Union Européenne qui auraient importé de l'Angleterre, des conserves contaminées. À l'origine de ce que les médias ont qualifié de "Britain biggest food scandal", le Sudan I, un colorant rouge utilisé pour teinter dissolvants et cires, mais qui a été trouvé dans une cargaison de piment moulu importé de l'Inde. Or, le piment moulu entre dans la composition d'une sauce de base (Worchestershire Sauce) qui est utilisée comme rehausseur de goût d'un nombre impressionnant de conserve, de sauces et de plats cuisinés.

C'est un fabricant britannique, Premier Foods qui a tiré la sonnette d'alarme la semaine dernière, en informant la UK Food Standards Agency de la présence de la substance cancérogène dans un de ses produits, le Crosse & Blackwell Worchestershire sauce. Celle-ci étant utilisée comme rehausseur de goûts dans une multitude de plats cuisinés, de sauces, de vinaigrettes et dans le fast-food, de nombreux produits ont été ainsi contaminés à diverses étapes de la chaîne alimentaire.

À ce jour, 475 produits contaminés ont été enlevés du marché, d'après une liste publiée par la FSA. Une trentaine de fabriquants sont touchés, dont Asda (fruits de mer, ailerons de poulet, saucisses, sauces BBQ, "pasta bakes"), Heinz (des plats cuisinés, dont des Weight Watchers), Marks & Spencer (soupes, conserves, dips, plats cuisinés), Schwarz (sauces, plats cuisinés), Sainsbury (plats cuisinés, pies, sauces)… Dans la catégorie "others" publiée par la FSA, on trouvera aussi des Spar Spaghetti Bolognese, le Worcester Sauce ou le Colmans Seafood Sauce, des marques qui ne sont pas inconnues du public mauricien.

Dans son édition du 23 février, le Guardian retrace le parcours sinueux du fameux Sudan I, de Mumbai jusqu'au supermarché. Ce colorant cancérogène serait entré en Grande-Bretagne dans une cargaison d'une ou deux tonnes de piment moulu exporté par une firme basée à Mumbai qui, elle-même aurait acheté le piment d'une tierce compagnie indienne. Or, l'une et l'autre avaient été mises en cause, en 2003, dans une affaire du même acabit touchant alors la France, et avaient vu leurs permis d'exportation révoqués, révèle le Guardian.

L'importateur de cette poudre de piment en Angleterre, EW Spices aurait fourni cinq tonnes d'épices à la East Anglian Food Ingredients (Essex). Celle-ci, à son tour, a vendu le piment moulu contaminé à une autre firme, Unbar Rothon, fournisseur de Premier Foods. Au bout de la chaîne, enfin, cette poudre a été utilisée par Premier Foods, fabricant de la Cross & Blackwell Worcester Sauce, un "flavouring" qui entre dans la composition de près de 500 produits de supermarché et de certains "top brand products" !

En fin de semaine, les principaux fabricants, fournisseurs et supermarchés concernés avaient déjà enlevé les produits contaminés, a soutenu la UK Food Stardards Agency. Celle-ci rassure par ailleurs les consommateurs: "the risk to health is very small". En fait, le rappel des produits contaminés est une mesure avant tout préventive, car si le Sudan I est, en effet, considéré comme colorant cancérogène et mutagène - qui peut donc s'attaquer aux gènes humains -, il n'y a, à ce stade, aucune preuve conclusive qu'il peut provoquer le cancer chez l'homme. Certaines études toutefois, ont lié le Sudan I à la survenue de cancers chez des animaux. Étant donné l'impossibilité d'établir un "safe level of exposure" du Sudan I, la plupart des pays européens ont choisi d'interdire cette substance comment colorant ou additif alimentaire.

En 2003, des analyses réalisés par les services de la direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes en France avaient déjà mis en évidence la présence de Sudan I dans des piments forts en provenance d'Inde. Un certain nombre de produits (merguez, pizzas, couscous, chorizo, guacamole) ainsi que des mélanges d'épices, d'huiles, de sauces et de condiments pimentés avaient été alors enlevés du marché. Par la suite, la France avait suspendu pour une durée d'une année, l'importation et la mise sur le marché de piments forts séchés importés non-accompagnés d'un certificat exonérant la présence du colorant cancérogène.

Et à Maurice ? Interrogé à ce sujet, l'Institute for Consumer Protection a indiqué qu'elle comptait faire un relevé des produits importés susceptibles de contenir la substance incriminée avant de demander aux autorités, la semaine prochaine, de procéder à des tests sur certains échantillons.


À Curepipe, dimanche dernier


Il poignarde son demi-frère à mort lors d'une dispute

Une dispute qui tourne au vinaigre et c'est le drame. Ludovic Chenny, 27 ans, qui se trouvait chez son demi-frère Eddy, dit Deven, 40 ans, a été poignardé à mort à l'issue d'une dispute. Ludovic, qui a reçu le coup fatal entre la cuisse et les parties génitales, est mort exsangue.

Ce dimanche-là, Ludovic se trouve chez son demi-frère Eddy à Camp Caval, Curepipe. Le lendemain allait être un grand jour pour Ludovic, parce qu'il allait prendre son nouvel emploi chez White Sand Tours. Le dimanche est une occasion pour la famille Chenny de se réunir autour d'un pot. Eddy et Ludovic, très proches l'un de l'autre, finissent pourtant par avoir une discussion très vive ce jour-là à partir d'une banalité. À un moment donné, dans le courant de la soirée, Eddy voit son fils Didier en train de masser le dos de Ludovic. "To éna chance toi ! To gagne massage tout ?" lance Eddy à Ludovic. Ce dernier rétorque: "Ki to gagner ? To jaloux ?"

Eddy, qui est sous l'influence de l'alcool, courroucé par cette réponse, ne l'entend pas de cette oreille. Les deux hommes en viennent aux mains. Durant l'explication, Ludovic bouscule Eddy et ce dernier commence à saigner du nez. Dans un premier temps, Eddy se saisit d'une arme tranchante. Son fils le lui enlève des mains. Mais, sur le coup de 22h, Eddy revient à la charge. Cette fois, il parvient à planter le couteau entre la cuisse et les parties génitales de son demi-frère. Celui-ci perd beaucoup de sang. Trop de sang. Il ne s'en remettra pas.

L'autopsie, pratiquée par le Dr Satish Boolell, attribue le décès de Ludovic Chenny à l'exsanguination suivant le sectionnement des vaisseaux fémoraux. Eddy Chenny, arrêté le même soir, est passé aux aveux. Il a comparu le lendemain en cour de Curepipe, sous une accusation provisoire de murder. Il a été reconduit en cellule policière. Son homme de loi, Me Raj Ramsaha, a présenté en cour une motion de remise en liberté sous caution au nom de son client. Celle-ci sera débattue en cour vendredi.


Accusé de meurtre en Grande-Bretagne


Le Mauricien Sailesh Doomun condamné à vie

Recherché pendant trois ans par la police britannique et Interpol, arrêté à Maurice le 2 avril dernier à Maurice, la justice a fini par rattraper Sailesh Doomun, 39 ans. Ce dernier a été condamné à la prison à vie jeudi par la justice britannique. Lors de son procès, le juge Gilos Forester devait faire ressortir que Doomun méritait une peine de 16 ans de prison au minimum.

Lors du verdict, le juge Forester devait faire ressortir que Doomun était arrivé en Grande-Bretagne en 1989 muni d'un faux passeport. Il devait faire ressortir que si Doomun avait quitté le territoire britannique, comme l'exige la loi du pays, Dana Prokesowa ne serait jamais morte. Le juge a également observé que Doomun a abusé la confiance de sa petite amie, en ne lui avouant jamais qu'il était marié et père d'un enfant. Son épouse n'était pas, non plus, au courant, de l'existence de la petite amie Dana Prokesowa.

Dana Prokesowa avait été vue, de son vivant, pour la dernière fois en compagnie de Doomun. Son corps devait être retrouvé le 13 avril 2001 dans un des garages dans lequel travaillait le Mauricien. Dans le sillage de l'enquête policière, des échantillons provenant de la couverture qui avait été posée sur le corps de la victime avaient été retrouvés dans la Wolkswagen Bora de couleur noire appartenant au suspect Doomun. Autre pièce à conviction importante qui a été versée au dossier à charge: des empreintes retrouvées sur un sac plastic qui recouvrait la tête de Dana Prokesowa. Ces empreintes correspondaient à celles de l'accusé Doomun.

Alors que tous les éléments du dossier convergeaient vers Sailesh Doomun, ce dernier était Untraceable. Interpol devait même se lancer à sa recherche. Tant et si bien que Doomun, qui avait tenté de brouiller les pistes quant à l'endroit où il se trouvait, devait être finalement retracé à Maurice trois ans plus tard. Les enquêteurs de la Central Criminal Investigation Division (CCID), emmenés par l'inspecteur Moorghen et le sergent Dawjee avaient cueilli le suspect dans un Pool House de La Louise le vendredi 2 avril dernier, mettant ainsi un terme à cette cavale de trois ans.

" The court is therefore fully satisfied that the evidence adduced before it amply justifies the commital to prison of the offender and remain there until he is surrendered to the foreign state in compliance to the Extradition Act ". C'est en ces termes que le magistrat Raj Seebaluck, siégeant en cour de District de Port-Louis, avait décédé d'extrader Sailesh Doomun.

Il avait été reconduit en Grande-Bretagne par les limiers brittaniques, accompagnés d'un de leurs pairs mauriciens, en l'occurence l'inspecteur Moorghen, de la Central Criminal Investigation Division (CCID), qui aura été le principal enquêteur mauricien dans cette affaire. Le suspect Doomun n'avait pas objecté à sa déportation. " Mo finn arrêté parski éna enn case murder contre moi. Mo disposé pu alle l'Angleterre pu discute sa case-là le plus vite possible ", avait déclaré le suspect, qui intervenait du box des accusés.

Me Carol Green-Jokhoo, qui représentait le Parquet à Maurice, avait souligné que, selon le dossier compilé contre le suspect, ce dernier avait été arrêté à Maurice suivant l'émission d'un mandat d'arrêt émis par l'Attorney General, qui s'est prévalu de la section 9 de l'Extradition Act. Ce mandat fait également état de la nature de l'offense, celle de " Murder ". Me Green-Jokhoo avait alors insisté que les faits entourant cette affaire démontrent qu'il existe un Prima facie case contre Sailesh Doomun.


Axe Réunion/Maurice


L'ADSU inculpe le constable Salim Toofany

L'enquête conjointe menée par la Brigade Criminelle de la Réunion et l'Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) sur un réseau de drogue entre la Réunion et Maurice a abouti à une première inculpation provisoire. En effet, l'ADSU a procédé, mardi, à l'arrestation d'un de ses anciens membres, le constable Salim Toofany, sous le délit provisoire de conspiracy to import 30 kilo of cannabis. Ce constable, qui était sous le coup d'une interdiction pour une précédente affaire de possession illégale de munition, est actuellement en détention provisoire.

Lors d'une confrontation, le suspect Devanand Deeal, qui avait été interpellé à la Réunion le 5 janvier dernier avec 20 grammes de cannabis, a reconnu formellement Salim Toofany comme étant la personne qui l'aurait dépêché à l'île sœur en vue de vérifier une plantation de gandia à être exporté vers Maurice. Le constable a nié les accusations portées contre lui mais a concédé être en bons termes avec le dénommé Devanand Deeal.

Lors de cette première partie de l'interrogatoire, l'ADSU a épluché les déplacements à la Réunion effectués par ce constable. L'exercice devrait se poursuivre la semaine prochaine car l'un de ses avocats, Me Siddartha Hawoldar, qui est assisté de Me Yanilla Moonshiram, se trouve actuellement à l'étranger.

D'autre part, d'autres arrestations, pas moins de quatre, sont à prévoir lors de la première phase de cette enquête initiée par la Brigade Criminelle de la Réunion, représentée à Maurice pour les besoins de cette affaire par le lieutenant Jean-Luc Dza et l'officier de police judiciaire Stéphane Richard.


Drame humain


Ramlall se donne la mort après avoir immolé son ex-épouse Damawantee

Cette histoire dépasse largement le simple cadre du fait divers. C'est l'histoire d'un couple, séparé depuis dix ans, qui finit par être uni dans la mort. C'est ce qu'a voulu Ramlall Rucktooa, 75 ans, marchand de gâteaux piments à la foire de Quatre-Bornes, aussi connu pour la qualité de ses gâteaux que pour son caractère teigneux et acariâtre. À l'opposé, Damawantee Khedoo, 61 ans, est aussi douce que charmante, toujours disposée à aider, toujours souriante. La nouvelle de sa mort a été accueillie comme un choc par tous ceux qui la connaissaient.

Pour les éléments de la CID de Quatre-Bornes, qui enquêtent sur ce double drame, aucun doute n'est plus désormais possible. Ramlall Rucktooa a bel et bien immolé son épouse avant de se donner la mort. Pourtant, une telle chose paraît impensable, quand on sait que Ramlall Rucktooa avait 75 ans. "Les personnes âgées sont elles aussi animées par des sentiments forts, comme l'amour et la haine, la jalousie et le chagrin", laisse entendre un des enquêteurs travaillant sur ce dossier. Ramlall Rucktooa était recherché depuis mercredi par la police. Le lendemain, jeudi, son corps a été découvert au large de Baie du Cap, à un lieu connu comme Sainte Marie.

L'autopsie, pratiquée dans la journée par le Dr Satish Boolell, Senior Police Medical Officer (SPMO), conclut que Ramlall Rucktooa est décédé des suites d'asphyxie par noyade. Cependant, le médecin légiste devait relever d'importantes brûlures sur le corps du septuagénaire, notamment au niveau des bras, de la poitrine et du ventre. Selon les observations communiquées par le médecin légiste aux enquêteurs, il ressort que Ramlall Rucktooa a beaucoup souffert de ses brûlures. Même si elles n'étaient pas suffisamment importantes jusqu'à entraîner sa mort, elles devaient le faire souffrir. "Il n'est pas évident pour un homme de cet âge de traverser la moitié du pays avec de telles brûlures, à moins de le vouloir coûte que coûte. Ce qui veut dire que la volonté de surmonter sa douleur physique était là. Il voulait mettre un terme à ses jours", ajoute encore un autre limier.

Ramlall Rucktooa était activement recherché depuis mercredi après-midi par la police pour le meurtre par immolation de son ex-épouse Damawantee Khedoo. Cette dernière, qui a rendu l'âme le même après-midi à la Burns Unit de l'hôpital Victoria, Candos, a été brûlée à plus de 90%. L'autopsie pratiquée par le Dr Boolell a attribué le décès de la sexagénaire à un "shock following extensive burns".

Ramlall Rucktooa avait été positivement identifié par plusieurs témoins alors qu'il quittait le domicile de son ex-épouse peu après 14h mercredi après-midi. Quelques minutes à peine après le départ de Rucktooa de la maison de Damawantee Khedoo, cette dernière devait crier: "Ed mwa ! Ed mwa pou teign sa dife la". Ces paroles furent les dernières qu'elle prononça avant d'être transportée, inconsciente, par le SAMU à l'hôpital Candos. En dépit des soins qui lui furent prodigués sur place, elle devait rendre l'âme vers 17h30.

Au domicile de la victime, les enquêteurs ont recueilli comme indice un briquet à gaz, ainsi qu'une fiole vide sentant une forte odeur de pétrole. Selon l'hypothèse la plus plausible, Ramlall Rucktooa aurait aspergé son épouse de pétrole avant d'allumer le briquet à gaz. C'est de cette manière qu'il se serait également brûlé.

Ramlall Rucktooa et Damawantee Khedoo laissent derrière eux trois enfants. La veille du drame, un de leurs enfants avait été appréhendé par la police, soupçonné d'avoir pris part à un cas d'assault. Une inconnue subsiste cependant dans l'enquête policière: le motif derrière l'acte de Ramlall Rucktooa. Qu'est-ce qui aurait pu pousser un homme aussi âgé à commettre un tel acte ? Selon certains proches des deux défunts, Ramlall n'avait jamais accepté que Damawantee ait mis un terme à leur union. Cette dernière, discrète dans la vie, n'avait jamais cloué au pilori son mari, alors que ce dernier la maltraitait. Ramlall ne se serait jamais remis de cette rupture.

Cependant, dans la mesure où aucun témoin n'a assisté à la conversation entre Ramlall et Damawantee, nul ne sait ce qui s'est réellement passé avant que Ramlall ne quitte précipitamment la demeure de son épouse. Ramlall et Damawantee auront emporté ce secret avec eux…


Le faux commis au bureau de l'UNDP


Pas de suites à cette affaire, décide la famille Neewoor

La famille du jeune Rajiv Neewoor, qui s'était estimé lésé dans le cadre d'un exercice de sélection pour un stage d'une des agences des Nations unies à Bonn, a décidé de ne pas donner suite à ses dénonciations. C'est ce que le père du jeune homme, le Dr Roodrasen Neewoor, a annoncé, dans une lettre qu'il a adressée lundi dernier au ministre des Affaires étrangères et du Commerce international, Jayen Cuttaree.

Dans cette correspondance à Jayen Cuttaree, le Dr Neewoor affirme en effet avoir discuté de toute la question avec son frère Anand Priya Neewoor, ainsi qu'avec son épouse, et que "the family is of the opinion that we should not proceed further with this matter". Il fait également état de la rencontre qui avait été organisée dans le bureau de Pravind Jugnauth, qualifiée de "cordial and frank". Il ajoute qu'il est "fully satisfied that neither you nor the Government was in any way involved in being a stambing block in the departure of my son Rajiv for the training workshop in Germany which was with a view for an assignment with UN".

L'auteur de la lettre précise aussi que son fils avait été terriblement affecté, "because of the last minute cancellation of his eagerly awaited programme; particularly after the visa formalities had been completed". Comme annoncé dans notre édition de la semaine dernière, une lettre signée de la responsable du bureau de l'UNDP à Maurice, Aase Smedler, attribuait à Jayen Cuttaree et à Rajesh Bhagwan les objections, sur une base politique, à l'allocation de ce stage de formation à Rajiv Neewoor, ce qui a été vivement contesté par les deux ministres concernés.

Du côté du bureau de l'United Nations Development Programme, à la base de toute cette affaire, rien de décidé et pas de précisions de la coordonnatrice résidente Aase Smedler, bien que sollicitée pour un commentaire durant la semaine. Dans une lettre adressée au secrétaire aux Affaires étrangères, Vijay Makhan, le 15 février, elle avait écrit que le "forged message, allegedly from me, is discrediting the organization I represent in this country". La balle est, désormais, visiblement dans le camp du bureau de l'UNDP.



f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 7 février 2005