Les CID de Terre-Rouge et de Port-Louis (Nord) travaillent conjointement,
depuis mardi, sur un important vol commis au préjudice
d'une compagnie vendant du matériel hi-tech sise
à Port-Louis. Le pot-aux-roses a été dévoilé
au directeur de la compagnie, Aslam Hosseny, par l'épouse
d'un employé, soupçonné comme étant
à la base du vol. M. Hosseny devait, par conséquent,
consigner une déposition à la station de police
de Terre-Rouge. Depuis, neuf personnes ont été arrêtées,
dont le présumé cerveau de l'affaire, un chauffeur,
Jean Marie Désiré Jacquette, 22 ans. Il est soupçonné
d'être le cerveau d'un vol de Rs 2 millions d'articles et
de matériel Hi-Tech en compagnie des huit autres
suspects arrêtés.
Lorsque le directeur de la compagnie, Aslam Hosseny, a consigné
sa déposition à la police mardi, aux alentours de
14h, il devait faire ressortir avoir reçu un appel téléphonique
de l'épouse d'un de ses employés, à l'effet
que ce dernier avait volé plusieurs articles et appareils
d'un entrepôt à Terre-Rouge et ce dans le but de
vendre ces appareils. Nanti de cette information capitale, Aslam
Hosseny devait effectuer un Stock Inventory à son
entrepôt. À sa grande stupéfaction, il devait
constater que les articles suivants manquaient : (i) 442 discmans,
(ii) 372 appareils DVD, (iii) 400 sonnettes pour portes, (iv)
122 appareils photo, (v) 62 Sets de haut-parleurs complets
avec sub-woofers. Le tout totalisant
Rs 2 millions.
Il en incomba à l'inspecteur Bojesh Domun, responsable
de la CID de Terre-Rouge, de mener l'enquête dans cette
affaire. Le même jour, peu avant 17h, les éléments
de la CID de Terre-Rouge devaient effectuer une perquisition au
domicile de Jean Marie Désiré Jacquette, 22 ans,
employé comme chauffeur au sein de la compagnie d'Aslam
Hosseny. Au domicile de Jacquette, à la rue Cherie Lienard,
Beau-Bassin, une partie des articles volés, d'une valeur
de Rs 40 000, devait être récupérée
par les enquêteurs. Jacquette devait être arrêté
et subséquemment écroué.
C'est alors que la CID de Port-Louis Nord, emmenée par
le chef-inspecteur Deelwarally, devait être mise sur le
coup. Il devait être convenu par les enquêteurs, en
collaboration avec la victime de cet important vol, à savoir
Aslam Hosseny, que ce dernier puisse réunir tous ses employés
à son bureau, à la rue Condé, Port-Louis.
Ce qui a été fait en fin de semaine. Quand ces derniers
se sont présentés au bureau de leur employeur, les
équipes de la CID de Terre-Rouge et de Port-Louis Nord
sont alors entrés en action, en procédant à
l'arrestation de huit employés.
Du côté des enquêteurs, il a été
établi que le vol au détriment de la compagnie d'Aslam
Hosseny ne s'est pas produit en un jour. "Afin d'emporter
un butin aussi conséquent, il est clair que le vol s'est
déroulé en plusieurs étapes. Cela a été
un ongoing process minutieusement préparé
de façon à ce que rien ne soit visible. Il a fallu
que le directeur de la compagnie soit averti par l'épouse
honnête d'un employé malhonnête pour que le
pot-aux-roses soit découvert", a-t-on fait comprendre
à Week-End dans le giron des limiers travaillant
sur le dossier.
La police continue son enquête en vue de retracer les équipements
manquants, de même que ceux qui seraient passibles d'être
arrêtés pour Possession of Stolen Property (PSP).
Gros coup de filet de l'ADSU jeudi
Rs 3,3 millions (1 691 comprimés) de Subutex saisis
à Roche-Bois
La Metropolitan Division ADSU, placée sous la Overall
supervision du Deputy Commissioner of Police (DCP)
Ravin Sooroojbally, a effectué un joli coup de filet jeudi.
En effet, lors d'une opération menée par l'inspecteur
Jaunkee et son équipe, sous la férule du chef-inspecteur
Jagdeo et la supervision de l'assistant-surintendant Pierre Murugan,
1 691 comprimés de Subutex ont été
découverts dans une maison sise à Camp-Zoulou, Roche-Bois.
La valeur marchande de la saisie a été chiffrée
à Rs 3,3 millions, ce qui en fait la plus importante effectuée
à Maurice par l'ADSU. Marie Dany Nesta Talate, 28 ans,
a été arrêtée à l'issue de cette
opération. L'ADSU est toujours à la recherche du
commanditaire de cette importante cargaison.
C'est à l'issue d'une surveillance minutieuse que l'opération
policière de jeudi a pu être couronnée de
succès. Vers 14h15 jeudi, les éléments de
la Metropolitan Division ADSU ont perquisitionné le domicile
de Marie Dany Nesta Talate, 28 ans, à Camp Zoulou, Roche-Bois.
Lors de cette perquisition, les hommes de l'inspecteur Jaunkee
ont découvert 7 boîtes de Subutex, qui n'avaient
pas encore été ouvertes, ainsi que 27 paquets de
ce même produit. Chaque paquet renfermait sept comprimés.
Au décompte, 1 691 comprimés, d'une valeur marchande
de Rs 3,3 m, devaient être saisis.
Marie Dany Nesta Talate, qui était seule au moment de l'arrivée
des policiers de l'ADSU, a été arrêtée
et détenue aux fins de l'enquête policière.
Lors de son interrogatoire, elle aurait laissé entendre
que cette cargaison avait été laissée chez
elle par le commanditaire de celle-ci. Ce commanditaire est actuellement
activement recherché par la police. Dans les milieux de
l'ADSU, tomber sur une cargaison de près de 1 700 comprimés
relève de la pêche miraculeuse. "Cela ne
s'était jamais vu à Maurice jusqu'à présent
et ce depuis l'entrée de ce produit prohibé à
Maurice en 2000", selon un haut gradé de l'ADSU
à Week-End hier.
Dans les milieux de l'ADSU, outre la recherche du commanditaire,
l'on essaye également de savoir la provenance de cette
cargaison massive de Subutex. Dans le giron des enquêteurs,
l'on a fait comprendre à Week-End que ces
comprimés pourraient venir de la Réunion ou de l'Afrique
du Sud, où le Subutex et ses dérivés,
à base de buprénorphine, sont en vente libre. Tel
n'est pas le cas à Maurice, où le Subutex est toujours
classé dans la catégorie des dangerous drugs,
figurant sous le Dangerous Drugs Act. Compte tenu du fait
que le point d'approvisionnement le plus rapproché de Maurice
en Subutex est la Réunion, l'axe Réunion-Maurice
est plus que jamais sous haute surveillance.
Selon les recoupements effectués par Week-End, il
ressort que, d'après les prix actuellement pratiqués
sur le marché, le comprimé de Subutex trouve
preneur entre Rs 800 et Rs 1000 l'unité. Il est également
très souvent cassé en quatre parties, le quart pouvant
trouver preneur dans la fourchette de Rs 200 à 300. Les
toxicomanes qui se droguent en utilisant du Subutex étaient,
depuis 2000, les cibles de dealers mélangeant ce
produit à d'autres. Ce mélange hétéroclite
avait été baptisé "la poudre bombe"
ou "la blanche".
Alors que le Subutex avait fait une entrée explosive sur
le territoire mauricien en 2000, déjà, dans son
édition de juin 95, la Dépêche Internationale
des Drogues (édition n° 44) avait tiré la sonnette
d'alarme sur les ravages de la buprénorphine dans la région
de l'Asie, notamment au niveau du sous-continent indien (le Kerala
et le Tamil Nadu), du Pakistan, du Bangladesh, et même de
Singapour. La Dépêche avait également attiré
l'attention sur un dérivé du Subutex sous
l'appellation Temgesic. Il y est écrit: "the
spread of buprenorphine consumption - a synthetic substitute for
heroïn prescribed in the West under the name of Temgesic
across the Indian sub-continent is worrying asian experts."
Ainsi, cette propagation dans la consommation de la buprénorphine
a fait l'objet de travaux du Asian Multiplicity Substance Abuse
Research Group (AMSARG) à Colombo, Sri Lanka, dès
avril 95. Les experts réunis lors de ce forum avaient fait
état de leur inquiétude car l'utilisation de la
buprénorphine affectait principalement les états
du Kerala et du Tamil Nadu en Inde, le Pakistan, le Bangladesh
et même Singapour. Selon la Depêche Internationale
des Drogues, la réunion des experts avait identifié
des pharmaciens comme étant derrière le trafic,
car ils vendaient la buprénorphine à des prix très
bas, défiant toute concurrence. Selon la Depêche,
"this attracts young users who think they can avoid bearing
the brunt of the tough legislation regulating heroin use."
Jusqu'à la grosse saisie de jeudi, la plus importante quantité
de Subutex à avoir été découverte
à Maurice lors d'une opération policière
s'élevait à 623 comprimés. Cette opération
avait été réalisée en septembre 2004
par l'inspecteur Chittoo et ses hommes, toujours de la Metropolitan
Division ADSU, lors d'une perquisition au domicile d'un
"enflé camion" de 22 ans, Sandiren Soobbo-Naidu,
à Sainte-Croix. Ce dernier avait été arrêté
et écroué. Durant le mois de février 2002,
les hommes de l'inspecteur Hector Tuyau avaient procédé
à l'arrestation d'un dénommé Gianand Issur,
47 ans, habitant les Guibies, Pailles. Il devait être interpellé
aux abords du marché Central à Port-Louis. Après
une fouille, les limiers de l'ADSU devaient trouver quinze comprimés
de Subutex 8mg en sa possession. Il devait alors être arrêté.
Dans le courant de l'après-midi du même jour, une
fouille minutieuse devait être effectuée à
son domicile à Pailles. Là, les enquêteurs
devaient mettre la main sur 140 autres comprimés du même
type. Une somme de Rs 24 000, qui proviendrait de la vente de
ces comprimés, a également été trouvée
sur place. Au début de février 2001, une cinquantaine
de comprimés de Subutex, qui se trouvaient dans un colis
en provenance de France, avaient été saisis par
l'ADSU du port. Le récipiendaire du colis, une femme de
37 ans, habitant la rue Abbé Desroulèdes, avait
été arrêtée et détenue dans
le cadre de cette affaire.
Et pourtant de telles choses arrivent
Fortunes diverses pour deux voleurs à la tire
Voici une histoire peu ordinaire, qui est arrivée à
deux voleurs à la tire. Heureusement que le ridicule ne
tue pas
Jeudi après-midi, deux voleurs activement recherchés
par la CID de Terre Rouge se pointent aux abords d'un supermarché
de Riche Terre. Ils sont sur une mobylette Daelim volée.
Ils quittent la Daelim sur place et s'emparent d'une motocyclette
Honda 100, appartenant à
une policière affectée
à Terre Rouge et son époux, qui faisaient leurs
emplettes au supermarché.
Après avoir quitté Riche Terre, arrivés à
la hauteur de Bois Marchand, les deux voleurs remarquent une femme,
de forte corpulence, qui marche seule. Elle a à son cou
une chaîne de valeur. Les deux voleurs passent à
côté d'elle à moto. Celui qui est assis derrière
le conducteur arrache la chaîne de la dame. Cette dernière,
qui ne l'entend pas de cette oreille, s'accroche littéralement
au porte-bagages de la moto
qu'elle parvient à renverser.
Entre-temps, des membres du public, qui assistent à la
scène, viennent prêter main forte à la dame
victime de ce vol à la tire. L'un des deux voleurs parvient
à prendre la poudre d'escampette, tandis que le deuxième
est maîtrisé par des membres du public, qui s'en
donnent à cur joie. Lorsque la police arrive, l'un
des deux voleurs est en piteux état. Tandis que l'autre
est parvenu à s'enfuir, avec la chaîne volée
à la dame et la moto volée à la Woman
Police Constable (WPC). Le voleur appréhendé,
âgé de 30 ans et habitant Plaine Verte, est arrêté.
La chance insolente du deuxième voleur qui était
parvenu à s'enfuir a fini par tourner court. Les policiers
de Terre Rouge, qui s'étaient mis en tête de retrouver
celui qui s'était enfui avec la moto de la policière
et la chaîne, devaient parvenir à leurs fins hier,
en appréhendant ce dernier. L'homme, âgé de
23 ans, habite également Plaine Verte, et circulait avec
la moto volée à la policière. Un troisième
suspect, receleur de bijoux, a aussi été arrêté
hier. L'enquête policière dans cette affaire était
placée sous la supervision de l'inspecteur Bojesh Domun,
responsable de la CID de Terre Rouge.
A l'issue d'une enquête serrée
Deux faux policiers-braqueurs arrêtés lundi
Afzal Abdoolraman, 18 ans, et Sahoodin Emrith, 23 ans, habitant
Plaine-Verte et Vallée-Pitot respectivement, ont été
appréhendés par les éléments de la
CID de Moka lundi. Soupçonnés d'avoir commis plusieurs
braquages en se faisant passer pour des policiers, les deux hommes
ont fini par avouer leurs méfaits. Cependant, deux autres
suspects, présumés complices d'Abdoolraman et de
Emrith, sont activement recherchés. Une partie des articles
volés a été récupérée
par la CID de Moka.
C'est par une déposition à la station de police
de Moka le vendredi 19 février dernier que la police a
été informée du fait que de pseudo-policiers
commettaient des cas de vols, notamment aux abords de l'autoroute
reliant Sorèze à Port-Louis. Ainsi, la première
victime des faux policiers, un mécanicien de 19 ans habitant
Rose-Hill, devait expliquer que vers 22h le jeudi 18, il est allé
à la rencontre d'un ami, qui avait eu une panne à
Sorèze. Alors qu'il était à l'endroit ou
son ami était tombé en panne, un véhicule
immatriculé 23 ZG 93 s'amena en trombe. Quatre personnes
s'y trouvaient. Le véhicule en question s'arrêta
à leur hauteur et les quatre hommes en descendirent. Ils
affirmaient qu'ils étaient des limiers de l'ADSU. Ils ordonnèrent
aux deux amis d'embarquer dans leur voiture et les conduisirent
au Champ-de Mars. Une fois sur place, ils fouillèrent le
mécanicien et son ami, firent main basse sur leur argent
et leur cellulaires. Le tout d'une valeur de Rs14 200. Les quatre
faux policiers déposèrent les deux infortunés
à Tranquebar avant de s'en aller.
Le dimanche 20 février, c'est au tour d'un habitant de
Rivière du Poste, âgé de 21 ans, qui était
en compagnie de trois amis, de subir pareille mésaventure.
Vers 0h30 ce soir-là, les quatre amis, qui se trouvaient
à bord d'une voiture, se sont arrêtés à
Sorèze. Quand tout à coup, survint un autre véhicule,
immatriculé 418 ZN 00, avec quatre hommes à bord.
Ces derniers se présentèrent, cette fois, comme
des officiers de la CID. Ils fouillèrent les quatre amis,
ainsi que leur véhicule, et firent main basse sur des bijoux,
une somme de Rs 900, deux carnets bancaires, un téléphone
cellulaire et 50 Compact Discs. Lorsque les voleurs se
parlaient entre eux, ils s'appelaient mutuellement "major",
"inspecteur", "sergent" et "caporal".
Après avoir fait main basse sur le butin précité,
ils devaient s'emparer de la carte bancaire de l'habitant de Rivière-du-Poste
et contraindre ce dernier à leur révéler
son PIN Code. Ce qu'il a fait, malgré lui. Il devait
ensuite être menoté, en compagnie d'un de ses amis,
tandis que les deux autres devaient être embarqués
dans le véhicule 418 ZN 00. Destination: Port-Louis. Les
voleurs avaient la ferme intention de vérifier si le PIN
Code qui leur avait été donné était
bon. Une demi-heure plus tard, les voleurs revinrent à
Sorèze, là où ils avaient laissé les
deux autres victimes. Ils rendirent la carte bancaire volée
à son propriétaire, en lui faisant clairement comprendre
qu'ils avaient pu retirer tout l'argent qui se trouvait sur ledit
compte bancaire, à savoir Rs 2500. Les faux policiers s'en
allèrent ensuite, en laissant sur place leurs quatre victimes.
A partir des renseignements glanés par les éléments
de la CID de Moka dans le sillage de l'enquête policière,
ces derniers devaient procéder, lundi, à l'arrestation
des suspects Abdoolraman, un maçon de 18 ans, habitant
Plaine-Verte, et Emrith, 23 ans, marchand ambulant de Vallée
Pitot. Soumis à un interrogatoire serré, les deux
hommes devaient finalement se mettre à table. Ils devaient
expliquer comment, en compagnie de deux autres de leurs amis,
ils eurent l'idée de commettre divers vols et braquages
en se faisant passer pour des policiers. En procédant à
l'arrestation des deux suspects, les éléments de
la CID de Moka ont mis la main sur le deuxième véhicule
utilisé pour commettre le braquage du 20 février,
immatriculé 418 ZN 00. Le véhicule en question a
été "Compounded" pour les besoins
de l'enquête policière. Une partie du butin emporté
par les quatre faux policiers lors de ces deux coups a également
été récupérée par les limiers
de la CID de Moka.
Les suspects Abdoolraman et Emrith, détenus, ont été
traduits en cour de Moka sous une accusation provisoire de "Larceny
with violence", tandis que la CID est toujours à
la recherche de deux autres suspects.
Prescription extinctive
M. Harish Boodhoo : "Il existe des centaines de cas Takun"
Il existe, selon M. Harish Boodhoo, des centaines de cas Takun
(NDLR : affaire de prescription extinctive d'un terrain de 20
perches soulevée, cette semaine, à l'Assemblée
nationale). Aussi, réclame-t-il l'institution d'une Commission
d'enquête présidée par un "Senior
Magistrate" en vue de faire la lumière sur ce
qu'il estime être ces cas d'"erreurs judiciaires".
Interpellé au Parlement, mardi, par le député
Megduth Chamroo, le Premier ministre M. Paul Bérenger devait,
notamment, révéler que le Directeur des Poursuites
Publiques (DPP) avait décidé, le 2 février
dernier, de poursuivre en justice M. Harry Mungur - qui avait
obtenu gain de cause de la Cour suprême dans cette affaire
- ainsi que l'un de ses deux témoins.
Ces deux personnes avaient été arrêtées
par la police le 8 décembre 2004 aux termes d'une enquête
policière à la suite d'une plainte déposée
par Mme Soonayna Takun contre le premier nommé le 29 juillet
2004. Le témoin est accusé d'avoir juré un
faux affidavit et d'avoir donné un faux témoignage
dans une affaire au civil alors que Harry Mungur est, lui, accusé
de "conspiracy to do an unlawful act".
Le chef du gouvernement devait expliquer qu'il a sollicité
l'avis du Parquet en vue d'être fixé sur la pertinence
du jugement antérieur de la Cour suprême ordonnant
au couple Takun de quitter la propriété immobilière
sise à Sivananda Road, Floréal à la lumière
de cet important développement.
M. Bérenger a, de plus, indiqué qu'il a demandé
au Trust Fund for the Rehabilitation of Vulnerable Groups de considérer
le cas de ce vieux couple en difficulté. Citant un récent
cas en Grande-Bretagne, M. Boodhoo estime que les Takun méritent
une compensation de l'État. "Donn zot lape !",
devait-il demander au Premier ministre en rappelant les nombreuses
démarches légales à grands frais entreprises
par Mme Takun depuis le début des années 80.
Tout en affirmant qu'il n'a nullement l'intention de politiser
cette affaire, Harish Boodhoo ne s'empêche pas de prendre
pour cible le leader de l'opposition, le Dr Navin Ramgoolam pour,
en substance, son "silence" à l'Assemblée
nationale sur la question mardi dernier. "Comme dans l'affaire
du Sale By Levy, Navin Ramgoolam n'a pas jugé utile
d'adresser une seule PNQ sur la question. Cela est très
grave de la part de quelqu'un qui aspire à être Premier
ministre".
Si, à la lumière des réponses du chef du
gouvernement au Parlement, il estime qu'il faut "activate
matters" en vue d'un jugement rapide, M. Boodhoo affirme
que des centaines de cas Takun qui s'apparentent, selon lui, à
une erreur judiciaire existent. Aussi, réclame-t-il l'institution
d'une Commission d'enquête présidée par un
"Senior Magistrate" pour y faire toute la lumière.
Consommation: la Grande-Bretagne en état de choc
Un colorant cancérogène trouvé dans des
produits alimentaires
Près de 500 produits alimentaires contaminés par
un colorant cancérigène ont été enlevés
du marché britannique, cette semaine. Cette crise alimentaire
a touché douze autres pays de l'Union Européenne
qui auraient importé de l'Angleterre, des conserves contaminées.
À l'origine de ce que les médias ont qualifié
de "Britain biggest food scandal", le Sudan I, un colorant
rouge utilisé pour teinter dissolvants et cires, mais qui
a été trouvé dans une cargaison de piment
moulu importé de l'Inde. Or, le piment moulu entre dans
la composition d'une sauce de base (Worchestershire Sauce) qui
est utilisée comme rehausseur de goût d'un nombre
impressionnant de conserve, de sauces et de plats cuisinés.
C'est un fabricant britannique, Premier Foods qui a tiré
la sonnette d'alarme la semaine dernière, en informant
la UK Food Standards Agency de la présence de la substance
cancérogène dans un de ses produits, le Crosse &
Blackwell Worchestershire sauce. Celle-ci étant utilisée
comme rehausseur de goûts dans une multitude de plats cuisinés,
de sauces, de vinaigrettes et dans le fast-food, de nombreux produits
ont été ainsi contaminés à diverses
étapes de la chaîne alimentaire.
À ce jour, 475 produits contaminés ont été
enlevés du marché, d'après une liste publiée
par la FSA. Une trentaine de fabriquants sont touchés,
dont Asda (fruits de mer, ailerons de poulet, saucisses, sauces
BBQ, "pasta bakes"), Heinz (des plats cuisinés,
dont des Weight Watchers), Marks & Spencer (soupes, conserves,
dips, plats cuisinés), Schwarz (sauces, plats cuisinés),
Sainsbury (plats cuisinés, pies, sauces)
Dans
la catégorie "others" publiée par la FSA,
on trouvera aussi des Spar Spaghetti Bolognese, le Worcester Sauce
ou le Colmans Seafood Sauce, des marques qui ne sont pas inconnues
du public mauricien.
Dans son édition du 23 février, le Guardian
retrace le parcours sinueux du fameux Sudan I, de Mumbai jusqu'au
supermarché. Ce colorant cancérogène serait
entré en Grande-Bretagne dans une cargaison d'une ou deux
tonnes de piment moulu exporté par une firme basée
à Mumbai qui, elle-même aurait acheté le piment
d'une tierce compagnie indienne. Or, l'une et l'autre avaient
été mises en cause, en 2003, dans une affaire du
même acabit touchant alors la France, et avaient vu leurs
permis d'exportation révoqués, révèle
le Guardian.
L'importateur de cette poudre de piment en Angleterre, EW Spices
aurait fourni cinq tonnes d'épices à la East Anglian
Food Ingredients (Essex). Celle-ci, à son tour, a vendu
le piment moulu contaminé à une autre firme, Unbar
Rothon, fournisseur de Premier Foods. Au bout de la chaîne,
enfin, cette poudre a été utilisée par Premier
Foods, fabricant de la Cross & Blackwell Worcester Sauce,
un "flavouring" qui entre dans la composition de près
de 500 produits de supermarché et de certains "top
brand products" !
En fin de semaine, les principaux fabricants, fournisseurs et
supermarchés concernés avaient déjà
enlevé les produits contaminés, a soutenu la UK
Food Stardards Agency. Celle-ci rassure par ailleurs les consommateurs:
"the risk to health is very small". En fait,
le rappel des produits contaminés est une mesure avant
tout préventive, car si le Sudan I est, en effet, considéré
comme colorant cancérogène et mutagène -
qui peut donc s'attaquer aux gènes humains -, il n'y a,
à ce stade, aucune preuve conclusive qu'il peut provoquer
le cancer chez l'homme. Certaines études toutefois, ont
lié le Sudan I à la survenue de cancers chez des
animaux. Étant donné l'impossibilité d'établir
un "safe level of exposure" du Sudan I, la plupart des
pays européens ont choisi d'interdire cette substance comment
colorant ou additif alimentaire.
En 2003, des analyses réalisés par les services
de la direction générale de la concurrence de la
consommation et de la répression des fraudes en France
avaient déjà mis en évidence la présence
de Sudan I dans des piments forts en provenance d'Inde. Un certain
nombre de produits (merguez, pizzas, couscous, chorizo, guacamole)
ainsi que des mélanges d'épices, d'huiles, de sauces
et de condiments pimentés avaient été alors
enlevés du marché. Par la suite, la France avait
suspendu pour une durée d'une année, l'importation
et la mise sur le marché de piments forts séchés
importés non-accompagnés d'un certificat exonérant
la présence du colorant cancérogène.
Et à Maurice ? Interrogé à ce sujet, l'Institute
for Consumer Protection a indiqué qu'elle comptait faire
un relevé des produits importés susceptibles de
contenir la substance incriminée avant de demander aux
autorités, la semaine prochaine, de procéder à
des tests sur certains échantillons.
À Curepipe, dimanche dernier
Il poignarde son demi-frère à mort lors d'une
dispute
Une dispute qui tourne au vinaigre et c'est le drame. Ludovic
Chenny, 27 ans, qui se trouvait chez son demi-frère Eddy,
dit Deven, 40 ans, a été poignardé à
mort à l'issue d'une dispute. Ludovic, qui a reçu
le coup fatal entre la cuisse et les parties génitales,
est mort exsangue.
Ce dimanche-là, Ludovic se trouve chez son demi-frère
Eddy à Camp Caval, Curepipe. Le lendemain allait être
un grand jour pour Ludovic, parce qu'il allait prendre son nouvel
emploi chez White Sand Tours. Le dimanche est une occasion pour
la famille Chenny de se réunir autour d'un pot. Eddy et
Ludovic, très proches l'un de l'autre, finissent pourtant
par avoir une discussion très vive ce jour-là à
partir d'une banalité. À un moment donné,
dans le courant de la soirée, Eddy voit son fils Didier
en train de masser le dos de Ludovic. "To éna chance
toi ! To gagne massage tout ?" lance Eddy à Ludovic.
Ce dernier rétorque: "Ki to gagner ? To jaloux
?"
Eddy, qui est sous l'influence de l'alcool, courroucé par
cette réponse, ne l'entend pas de cette oreille. Les deux
hommes en viennent aux mains. Durant l'explication, Ludovic bouscule
Eddy et ce dernier commence à saigner du nez. Dans un premier
temps, Eddy se saisit d'une arme tranchante. Son fils le lui enlève
des mains. Mais, sur le coup de 22h, Eddy revient à la
charge. Cette fois, il parvient à planter le couteau entre
la cuisse et les parties génitales de son demi-frère.
Celui-ci perd beaucoup de sang. Trop de sang. Il ne s'en remettra
pas.
L'autopsie, pratiquée par le Dr Satish Boolell, attribue
le décès de Ludovic Chenny à l'exsanguination
suivant le sectionnement des vaisseaux fémoraux. Eddy Chenny,
arrêté le même soir, est passé aux aveux.
Il a comparu le lendemain en cour de Curepipe, sous une accusation
provisoire de murder. Il a été reconduit
en cellule policière. Son homme de loi, Me Raj Ramsaha,
a présenté en cour une motion de remise en liberté
sous caution au nom de son client. Celle-ci sera débattue
en cour vendredi.
Accusé de meurtre en Grande-Bretagne
Le Mauricien Sailesh Doomun condamné à vie
Recherché pendant trois ans par la police britannique et
Interpol, arrêté à Maurice le 2 avril dernier
à Maurice, la justice a fini par rattraper Sailesh Doomun,
39 ans. Ce dernier a été condamné à
la prison à vie jeudi par la justice britannique. Lors
de son procès, le juge Gilos Forester devait faire ressortir
que Doomun méritait une peine de 16 ans de prison au minimum.
Lors du verdict, le juge Forester devait faire ressortir que Doomun
était arrivé en Grande-Bretagne en 1989 muni d'un
faux passeport. Il devait faire ressortir que si Doomun avait
quitté le territoire britannique, comme l'exige la loi
du pays, Dana Prokesowa ne serait jamais morte. Le juge a également
observé que Doomun a abusé la confiance de sa petite
amie, en ne lui avouant jamais qu'il était marié
et père d'un enfant. Son épouse n'était pas,
non plus, au courant, de l'existence de la petite amie Dana Prokesowa.
Dana Prokesowa avait été vue, de son vivant, pour
la dernière fois en compagnie de Doomun. Son corps devait
être retrouvé le 13 avril 2001 dans un des garages
dans lequel travaillait le Mauricien. Dans le sillage de l'enquête
policière, des échantillons provenant de la couverture
qui avait été posée sur le corps de la victime
avaient été retrouvés dans la Wolkswagen
Bora de couleur noire appartenant au suspect Doomun. Autre
pièce à conviction importante qui a été
versée au dossier à charge: des empreintes retrouvées
sur un sac plastic qui recouvrait la tête de Dana Prokesowa.
Ces empreintes correspondaient à celles de l'accusé
Doomun.
Alors que tous les éléments du dossier convergeaient
vers Sailesh Doomun, ce dernier était Untraceable.
Interpol devait même se lancer à sa recherche. Tant
et si bien que Doomun, qui avait tenté de brouiller les
pistes quant à l'endroit où il se trouvait, devait
être finalement retracé à Maurice trois ans
plus tard. Les enquêteurs de la Central Criminal Investigation
Division (CCID), emmenés par l'inspecteur Moorghen
et le sergent Dawjee avaient cueilli le suspect dans un Pool
House de La Louise le vendredi 2 avril dernier, mettant ainsi
un terme à cette cavale de trois ans.
" The court is therefore fully satisfied that the evidence
adduced before it amply justifies the commital to prison of the
offender and remain there until he is surrendered to the foreign
state in compliance to the Extradition Act ". C'est en
ces termes que le magistrat Raj Seebaluck, siégeant en
cour de District de Port-Louis, avait décédé
d'extrader Sailesh Doomun.
Il avait été reconduit en Grande-Bretagne par les
limiers brittaniques, accompagnés d'un de leurs pairs mauriciens,
en l'occurence l'inspecteur Moorghen, de la Central Criminal
Investigation Division (CCID), qui aura été
le principal enquêteur mauricien dans cette affaire. Le
suspect Doomun n'avait pas objecté à sa déportation.
" Mo finn arrêté parski éna enn case
murder contre moi. Mo disposé pu alle l'Angleterre pu discute
sa case-là le plus vite possible ", avait déclaré
le suspect, qui intervenait du box des accusés.
Me Carol Green-Jokhoo, qui représentait le Parquet à
Maurice, avait souligné que, selon le dossier compilé
contre le suspect, ce dernier avait été arrêté
à Maurice suivant l'émission d'un mandat d'arrêt
émis par l'Attorney General, qui s'est prévalu de
la section 9 de l'Extradition Act. Ce mandat fait également
état de la nature de l'offense, celle de " Murder
". Me Green-Jokhoo avait alors insisté que les faits
entourant cette affaire démontrent qu'il existe un Prima
facie case contre Sailesh Doomun.
Axe Réunion/Maurice
L'ADSU inculpe le constable Salim Toofany
L'enquête conjointe menée par la Brigade Criminelle
de la Réunion et l'Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU)
sur un réseau de drogue entre la Réunion et Maurice
a abouti à une première inculpation provisoire.
En effet, l'ADSU a procédé, mardi, à l'arrestation
d'un de ses anciens membres, le constable Salim Toofany, sous
le délit provisoire de conspiracy to import 30 kilo
of cannabis. Ce constable, qui était sous le coup d'une
interdiction pour une précédente affaire de possession
illégale de munition, est actuellement en détention
provisoire.
Lors d'une confrontation, le suspect Devanand Deeal, qui avait
été interpellé à la Réunion
le 5 janvier dernier avec 20 grammes de cannabis, a reconnu formellement
Salim Toofany comme étant la personne qui l'aurait dépêché
à l'île sur en vue de vérifier une plantation
de gandia à être exporté vers Maurice. Le
constable a nié les accusations portées contre lui
mais a concédé être en bons termes avec le
dénommé Devanand Deeal.
Lors de cette première partie de l'interrogatoire, l'ADSU
a épluché les déplacements à la Réunion
effectués par ce constable. L'exercice devrait se poursuivre
la semaine prochaine car l'un de ses avocats, Me Siddartha Hawoldar,
qui est assisté de Me Yanilla Moonshiram, se trouve actuellement
à l'étranger.
D'autre part, d'autres arrestations, pas moins de quatre, sont
à prévoir lors de la première phase de cette
enquête initiée par la Brigade Criminelle de la Réunion,
représentée à Maurice pour les besoins de
cette affaire par le lieutenant Jean-Luc Dza et l'officier de
police judiciaire Stéphane Richard.
Drame humain
Ramlall se donne la mort après avoir immolé son
ex-épouse Damawantee
Cette histoire dépasse largement le simple cadre du fait
divers. C'est l'histoire d'un couple, séparé depuis
dix ans, qui finit par être uni dans la mort. C'est ce qu'a
voulu Ramlall Rucktooa, 75 ans, marchand de gâteaux piments
à la foire de Quatre-Bornes, aussi connu pour la qualité
de ses gâteaux que pour son caractère teigneux et
acariâtre. À l'opposé, Damawantee Khedoo,
61 ans, est aussi douce que charmante, toujours disposée
à aider, toujours souriante. La nouvelle de sa mort a été
accueillie comme un choc par tous ceux qui la connaissaient.
Pour les éléments de la CID de Quatre-Bornes, qui
enquêtent sur ce double drame, aucun doute n'est plus désormais
possible. Ramlall Rucktooa a bel et bien immolé son épouse
avant de se donner la mort. Pourtant, une telle chose paraît
impensable, quand on sait que Ramlall Rucktooa avait 75 ans.
"Les personnes âgées sont elles aussi animées
par des sentiments forts, comme l'amour et la haine, la jalousie
et le chagrin", laisse entendre un des enquêteurs
travaillant sur ce dossier. Ramlall Rucktooa était recherché
depuis mercredi par la police. Le lendemain, jeudi, son corps
a été découvert au large de Baie du Cap,
à un lieu connu comme Sainte Marie.
L'autopsie, pratiquée dans la journée par le Dr
Satish Boolell, Senior Police Medical Officer (SPMO), conclut
que Ramlall Rucktooa est décédé des suites
d'asphyxie par noyade. Cependant, le médecin légiste
devait relever d'importantes brûlures sur le corps du septuagénaire,
notamment au niveau des bras, de la poitrine et du ventre. Selon
les observations communiquées par le médecin légiste
aux enquêteurs, il ressort que Ramlall Rucktooa a beaucoup
souffert de ses brûlures. Même si elles n'étaient
pas suffisamment importantes jusqu'à entraîner sa
mort, elles devaient le faire souffrir. "Il n'est pas
évident pour un homme de cet âge de traverser la
moitié du pays avec de telles brûlures, à
moins de le vouloir coûte que coûte. Ce qui veut dire
que la volonté de surmonter sa douleur physique était
là. Il voulait mettre un terme à ses jours",
ajoute encore un autre limier.
Ramlall Rucktooa était activement recherché depuis
mercredi après-midi par la police pour le meurtre par immolation
de son ex-épouse Damawantee Khedoo. Cette dernière,
qui a rendu l'âme le même après-midi à
la Burns Unit de l'hôpital Victoria, Candos, a été
brûlée à plus de 90%. L'autopsie pratiquée
par le Dr Boolell a attribué le décès de
la sexagénaire à un "shock following extensive
burns".
Ramlall Rucktooa avait été positivement identifié
par plusieurs témoins alors qu'il quittait le domicile
de son ex-épouse peu après 14h mercredi après-midi.
Quelques minutes à peine après le départ
de Rucktooa de la maison de Damawantee Khedoo, cette dernière
devait crier: "Ed mwa ! Ed mwa pou teign sa dife la".
Ces paroles furent les dernières qu'elle prononça
avant d'être transportée, inconsciente, par le SAMU
à l'hôpital Candos. En dépit des soins qui
lui furent prodigués sur place, elle devait rendre l'âme
vers 17h30.
Au domicile de la victime, les enquêteurs ont recueilli
comme indice un briquet à gaz, ainsi qu'une fiole
vide sentant une forte odeur de pétrole. Selon l'hypothèse
la plus plausible, Ramlall Rucktooa aurait aspergé son
épouse de pétrole avant d'allumer le briquet à
gaz. C'est de cette manière qu'il se serait également
brûlé.
Ramlall Rucktooa et Damawantee Khedoo laissent derrière
eux trois enfants. La veille du drame, un de leurs enfants avait
été appréhendé par la police, soupçonné
d'avoir pris part à un cas d'assault. Une inconnue
subsiste cependant dans l'enquête policière: le motif
derrière l'acte de Ramlall Rucktooa. Qu'est-ce qui aurait
pu pousser un homme aussi âgé à commettre
un tel acte ? Selon certains proches des deux défunts,
Ramlall n'avait jamais accepté que Damawantee ait mis un
terme à leur union. Cette dernière, discrète
dans la vie, n'avait jamais cloué au pilori son mari, alors
que ce dernier la maltraitait. Ramlall ne se serait jamais remis
de cette rupture.
Cependant, dans la mesure où aucun témoin n'a assisté
à la conversation entre Ramlall et Damawantee, nul ne sait
ce qui s'est réellement passé avant que Ramlall
ne quitte précipitamment la demeure de son épouse.
Ramlall et Damawantee auront emporté ce secret avec eux
Le faux commis au bureau de l'UNDP
Pas de suites à cette affaire, décide la famille
Neewoor
La famille du jeune Rajiv Neewoor, qui s'était estimé
lésé dans le cadre d'un exercice de sélection
pour un stage d'une des agences des Nations unies à Bonn,
a décidé de ne pas donner suite à ses dénonciations.
C'est ce que le père du jeune homme, le Dr Roodrasen Neewoor,
a annoncé, dans une lettre qu'il a adressée lundi
dernier au ministre des Affaires étrangères et du
Commerce international, Jayen Cuttaree.
Dans cette correspondance à Jayen Cuttaree, le Dr Neewoor
affirme en effet avoir discuté de toute la question avec
son frère Anand Priya Neewoor, ainsi qu'avec son épouse,
et que "the family is of the opinion that we should not
proceed further with this matter". Il fait également
état de la rencontre qui avait été organisée
dans le bureau de Pravind Jugnauth, qualifiée de "cordial
and frank". Il ajoute qu'il est "fully satisfied
that neither you nor the Government was in any way involved in
being a stambing block in the departure of my son Rajiv for the
training workshop in Germany which was with a view for an assignment
with UN".
L'auteur de la lettre précise aussi que son fils avait
été terriblement affecté, "because
of the last minute cancellation of his eagerly awaited programme;
particularly after the visa formalities had been completed".
Comme annoncé dans notre édition de la semaine dernière,
une lettre signée de la responsable du bureau de l'UNDP
à Maurice, Aase Smedler, attribuait à Jayen Cuttaree
et à Rajesh Bhagwan les objections, sur une base politique,
à l'allocation de ce stage de formation à Rajiv
Neewoor, ce qui a été vivement contesté par
les deux ministres concernés.
Du côté du bureau de l'United Nations Development
Programme, à la base de toute cette affaire, rien de décidé
et pas de précisions de la coordonnatrice résidente
Aase Smedler, bien que sollicitée pour un commentaire durant
la semaine. Dans une lettre adressée au secrétaire
aux Affaires étrangères, Vijay Makhan, le 15 février,
elle avait écrit que le "forged message, allegedly
from me, is discrediting the organization I represent in this
country". La balle est, désormais, visiblement
dans le camp du bureau de l'UNDP.