a c t u a l i t é s WEEK-END --- dimanche 7 février 2005



Meurtre et vol de Rs 51,8 M


Les aveux de Vinnesen, l'entremetteur de la MCB


Meurtre et vol de Rs 51,8 M


MCB: Les mystères du caveau !


Regroupement d'intérêts régionaux


La SADC fête ses vingt-cinq années d'existence


Black-Out des 6 et 7 janvier


Le TAP confirme: aucun acte de sabotage au CEB


Meurtre et vol de Rs 51,8 M


Les aveux de Vinnesen, l'entremetteur de la MCB

La deuxième semaine de l'affaire du meurtre du Customer Service Supervisor Gérald Lagesse et de la disparition de Rs 51,8 millions du main vault de la Mauritius Commercial Bank (MCB) a été monopolisée par les aveux de Subbarayan Pooveden, alias Vinnesen, celui qui s'est vu attribuer le rôle d'entremetteur de la MCB. Son interrogatoire, qui se déroule dans les locaux du CID de Port-Louis Sud en présence du surintendant de police Clifford Parsad et du chef inspecteur Clency Meeterjoye de la Major Crime Investigation Team (MCIT), devra prendre fin demain. Jusqu'ici, dans ses aveux consignés à la police, le suspect Vinnesen n'épargne pas Gérald Lagesse dans ce complot visant à voler d'importants fonds de la MCB avec "l'autorisation de Big Boss 007." Mais à ce stade, les enquêteurs se gardent de tirer des conclusions hâtives en attendant de disposer de corroborative evidence sur la complicité alléguée. D'autre part, la situation pourrait se corser incessamment avec l'intention déclarée de Jiawed Ruhumatally par le truchement de son homme de loi, Me Raouf Gulbul. Il s'est déclaré disposé à révéler les informations partagées par Vinnesen au sujet de l'identité de Big Boss 007. Malgré les innombrables pages de statements consignées jusqu'ici, la police ne dispose toujours pas d'indications valables sur les traces du butin de Rs 51,8 millions dérobé à la MCB.

Hier, la séance d'interrogatoire de Vinnesen, qui a retenu les services de Mes Rama Valayden et Deveena Deonaran, a été consacrée à la matinée du vendredi 11 février au main vault de la MCB et le suspect devra compléter sa déposition lundi matin. Selon la version de Vinnesen, il était arrivé à son poste à la MCB vers les 6h45 le matin et le seul employé de cette section, qui était absent, était Shailendra Bungaradu, alias Teddy. "Tou dimoun ti pe fer zot travay normalman", affirme-t-il en se rappelant que Gérald Lagesse était arrivé à la MCB vers les 7h45.

Une plaisanterie

"Misie Lagesse inn donn nou plis tavay ki bizin. Nou tou ti okipe avek nou travay", souligne le suspect Vinnesen. "Misie Lagesse ti vinn fer enn check dan control room vers 8h50. Li inn rantre. Li ine gete. Li pa inn dir nanyen. Apre li inn sorti", se rappelle-t-il, car c'était la dernière fois qu'il allait voir le Customer Service Supervisor vivant.

Un petit détail qui n'a pas échappé à la vigilance du préposé Vinnesen est la présence de Mohamad Ashad Boodhoo dans le control room alors que techniquement sa place se trouve dans le main vault aux côtés du responsable, soit Gérald Lagesse, pour le vendredi 11. "Ashad Boodhoo li ti bizin ar Misie Lagesse. Li pa sipose travay dan control room. Me sa moman-la, li ti pe travay ar nou dans control room", ajoutera Subbarayan Pooveden, alias Vinnesen.

Puis, est intervenu l'épisode de la porte du control room qui était bloquée avec pas moins d'une dizaine d'employés pris en otage. "À un certain moment, nous avons entendu sonner deux fois à la porte. Nous avons voulu ouvrir la porte du control room. Mais elle était bloquée. Les employés avaient cru à une plaisanterie d'un de nos collègues à l'extérieur. Un de ceux à l'intérieur devait lutter pour tenter d'ouvrir cette porte, qui avait été bloquée avec une barre en aluminium", affirme Vinnesen, qui poursuivra, lundi, sa déposition sur ce qui s'est passé subséquemment.

"Kout ke kout !"

Mais très peu de détails ont transpiré de la déposition de Vinnesen sur les événements de l'après-midi du jeudi 10 février, soit la veille de la main vault operation. Pourtant, la version consignée par Jiawed Ruhumatally à ce chapitre est relativement damning contre ce préposé de la MCB. En effet, ce jeudi 10 février, Jiawed Ruhumatally aurait reçu un appel téléphonique de Vinnesen lui demandant de ramener les deux sacs qu'il avait déjà achetés pour cette mission. "Vinn kit sa de sak-la ar mwa. Mo pou fer le neseser. Me dime matin, kout ke kout, pou bizin fer travay-la. Bizin fer li pu laniverser MCB/NPF", auraient été les dernières instructions alléguées de Vinnesen à Jiawed Ruhumatally, soit après l'échec de la tentative du matin.

Un premier test de crédibilité demeure la confirmation par la police de ces appels téléphoniques, que ce soit dans la matinée pour l'annulation de la tentative ou encore en fin de journée. Les démarches nécessaires ont été entreprises pour que le relevé des appels téléphoniques des principaux concernés soit versé formellement dans le dossier à charge.

Lors des précédentes séances d'interrogatoire, Vinnesen a dressé l'historique de ses contacts avec Gérald Lagesse et l'élaboration de ce plan pour dérober la MCB de Rs 51,8 millions. Il avance qu'il avait pris contact avec Gérald Lagesse en novembre de l'année dernière en vue d'obtenir un prêt bancaire au nom de son père. Au fil des échanges, selon les allégations de Vinnesen, Gérald Lagesse lui aurait proposé: "Eski to kapav ed dan enn plan kokin labank. Sa plan-la ena lotorizasyon Big Boss 007. Pena pou kas latet."

Le butin dérobé devait être partagé principalement entre Gérald Lagesse et Big Boss 007. Vinnesen devait prendre le soin de s'appesantir sur le fait qu'il n'a obtenu aucun sou de ce vol ou qu'il ne connaît pas le montant du butin. L'une des raisons avancées pour justifier cette démarche au préjudice de la MCB est que "même Big Boss 007 ine gagn kraze dans labank." Les auteurs de ce plan envisageaient, selon lui, de prendre leur retraite.

Un autre aspect de la déposition de Vinnesen a trait à ses contacts avec Jiawed Ruhumatally en vue de "rod enn lekip ki pou kapav exekit sa plan-la." Il a fait état des rendez-vous au Caudan à l'heure du déjeuner de même que des visites de reconnaissance à la banque en compagnie de Jiawed Ruhumatally. Il a également fait état de menaces proférées à son encontre si jamais le plan n'allait pas jusqu'au bout.

Vinnesen a fait état d'un rendez-vous avec Jiawed Ruhumatally, qui était accompagné de son frère. "Li ti dir mwa ki so frer ti pu elimin Navin Ramgoolam ek si mo rod pas so kart, li pa pou difisil pou eliminn mwa ek mo fami", devait-il ajouter. Il a réitéré sa demande à la police pour que des membres de sa famille soient protégés.

Dans les milieux proches des responsables de l'enquête policière, l'on faisait ressortir qu'à la lumière de l'interrogatoire de Vinnesen, d'autres arrestations sont à prévoir dans les jours à venir. Mais ils n'ont pas voulu donner de précisions sur le timing et les objectifs de ces opérations. La plus grosse appréhension demeure l'absence de la moindre indication sur les traces du butin, soit absence de tout exhibit dans l'enquête sur ce qui est considéré comme le hold-up du siècle.



Match Ruhumatally/Vinnesen sur l'identité de "Big Boss 007"

Me Raouf Gulbul, dont les services ont été retenus par Jiawed Ruhumatally, soutient que celui-ci est prêt à révéler toutes les informations que le suspect Vinesen a partagées avec lui au sujet de l'identité de Big Boss 007. Cette étape devra être franchie en début de semaine quand Jiawed Ruhumatally devra être de nouveau interrogé au CID de Port-Louis Sud.

Me Gulbul ajoute que son client a déjà donné des indications à ce sujet à la police lors de son premier interrogatoire. L'avocat confirme que son client est disposé à tout raconter de ce qu'il sait de Big Boss 007. "Mon client collabore entièrement avec la police. À la reprise de son Statement, il viendra dire exactement tout ce que Vinnesen lui a raconté au sujet de Big Boss 007", a-t-il déclaré.

Me Gulbul qualifie de cover up la démarche de Vinnesen, qui a refusé de donner des détails à la police sur l'identité de ce haut cadre de la MCB cité au même titre que Gérald Lagesse dans cette sinistre affaire. "Le suspect Vinnesen, qui s'était prévalu de son droit de silence au départ, a commencé à parler dès la première déposition de mon client, qui est survenue juste après son arrestation. Vinnesen parle maintenant, toujours sans divulguer l'identité de Big Boss 007. Vinessen qui ne veut pas maintenant révéler l'identité du cerveau, C'est cela le cover-up", fait-il ressortir.

Me Gulbul s'est élevé contre le fait que Vinnesen est venu faire état d'une tentative d'éliminer physiquement Navin Ramgoolam. "C'est une tentative délibérée pour tenter de changer le cours de l'enquête."

D'autre part, Me Gulbul demande également au Bar Council d'intervenir dans cette affaire. "Je prends et j'assume mes responsabilités en affirmant que l'avocat de Satroojeetsing Sotrooghan, Elias Oozeerally, fait tout afin que mon client ne puisse pas obtenir un fair trial. Et c'est très grave. Avec ses déclarations, il vient occulter l'esprit des potentiels jurés. Le Bar Council se doit de prendre position contre ce genre de choses. Le silence du Bar Council est très grave", a-t-il déclaré en substance.



Hold-up au QG de la MCB: Raj Dayal réclame l'institution d'une Commission d'enquête

Lors d'un point de presse au courant de la semaine, le leader du Mouvement Démocratique National (MDN), M. Raj Dayal a demandé au président de la République, sir Anerood Jugnauth et au Premier ministre, M. Paul Bérenger, d'"assumer leurs responsabilités" en instituant une Commission d'enquête en vue de faire "toute la lumière" sur ce qu'il a qualifié de "plus grand hold-up de l'Histoire de Maurice".

L'ancien Commissaire de police qui a parlé de "dysfonctionnement institutionnel en termes de commandement" devait estimer que le public est en droit de tout savoir du braquage au Quartier général de la Mauritius Commercial Bank (MCB) "en vue de la restauration de la confiance dans les institutions".

M. Dayal a regretté que le leader de l'opposition, le Dr Navin Ramgoolam, n'ait pas fait une telle demande de Commission d'enquête. Le leader du MDN qui s'est présenté comme "consultant en sécurité" devait parler de "manque de compétences" en matière de "Law and Order". Il s'est, ainsi, dit "disposé à rétablir l'ordre" dans le pays "en moins de sept jours".



Le film de la semaine

Lundi 21 février

Les regards sont braqués sur Subbarayan Pooveden, alias Vinnesen, un des principaux suspects, considéré comme celui qui pourra permettre aux enquêteurs de la MCIT et la CID de trouver de nouvelles pistes dans le cas du meurtre du Customer Service Supervisor de la MCB et du vol de Rs 51,8 millions. Après un week-end de tractations, en présence de son homme de loi, sa première déposition est attendue dans l'après-midi. Il fournit les premières indications sur la participation de Gérald Lagesse dans ce complot de hold-up dans la chambre forte de la MCB et demande à bénéficier d'une protection policière avant de divulguer d'autres informations.

Pour sa part, Satroojeetsing Sotrooghan, connu également comme Mithil, poursuit sa déposition. Il confirme à nouveau que ses deux complices, Steve Monvoisin et Jiawed Ruhumatally, auraient été en contact avec quelqu'un à l'intérieur de la banque.

Mardi 22 février

Le Premier ministre, Paul Bérenger, répondant à une Private Notice Question (PNQ) du leader de l'opposition, Navin Ramgoolam, affirme qu'aucune information ne sera divulguée aussi longtemps que l'enquête policière n'est pas complétée.

Entre-temps, les enquêteurs poursuivent l'interrogatoire du suspect Vinnesen, qui avait démarré la veille. Un des premiers éléments qui en ressort: Rs 3 millions devaient lui revenir dans le cadre de ce hold-up à la MCB. Il évoque la complicité d'un haut cadre de la MCB ayant comme sobriquet "Big Boss 007". Ce dernier, dit-il, serait le cerveau de ce coup perpétré le vendredi 11 février dernier. Il fait également été de son rôle dans cette affaire, où il avait pour mission d'établir des liens avec les exécutants externes à la MCB. Satroojeetsing Sotrooghan confirme qu'une première tentative avait été avortée le jeudi 10 février.

Mercredi 23 février

Les enquêteurs procèdent à deux nouvelles arrestations. Il s'agit de Jacques désiré Agéon, habitant Camp Levieux, et Jean Christopher Antoinette, qui sont provisoirement accusés respectivement de "conspiracy to commit larceny with violence" et de "harbouring criminal".

Le suspect Vinnesen continue à donner des détails sur le coup perpétré le vendredi 11 février à la MCB. Il confirme les contacts qu'il aurait eus avec Gérald Lagesse et raconte comment et où le coup avait été préparé. "Mo ti prezant zot plan Lagesse dans Caudan", dit-il. Il explique également qu'à aucun moment, Gérald Lagesse lui aurait mentionné le nom de "Big Boss 007".

Les enquêteurs procèdent à une perquisition au domicile de Shailendra Bungaradu, alias Teddy, en vue de retracer les Rs 51,8 millions toujours introuvables. Ses proches consignent des dépositions pour confirmer leur alibi.

Satroojeetsing Sotrooghan participe le matin à une reconstitution des faits. Une descente des lieux est d'abord organisée à Port-Louis avant qu'il ne se rende en compagnie des enquêteurs sur le flanc de la Montagne Corps de Garde. Il maintient avoir restitué les Rs 500 000 qui lui avaient été remises comme sa part du butin.

Jeudi 24 février

Les révélations de Vinnesen se poursuivent. L'élément nouveau au troisième jour de son interrogatoire, c'est que le coup aurait été perpétré le vendredi 11 février pour célébrer l'anniversaire de l'affaire MCB/NPF deux ans plus tard. Mais il ne donne aucune information quant à l'identité du "Big Boss 007", qu'il cite encore une fois dans sa déposition. Il raconte avoir été victime de pressions pour rester dans ce coup et avoir reçu des menaces de Jiawed Ruhumatally.

L'arrivée de Steve Monvoisin dans les locaux de la CID aux casernes centrales n'apporte rien de nouveau aux enquêteurs. Son interrogatoire est renvoyé. Il est le seul à n'avoir pas consigné formellement sa déposition dans cette affaire.

La police interroge également Jacques Désiré Agéon et Jean Christopher Antoinette, deux suspects arrêtés mardi. Ils sont soupçonnés d'avoir des liens avec les participants du hold-up.

Vendredi 25 février

"La moitié ti pou Lagesse et Big Boss 007. Lot la moitié ti pou Jiawad ek so bann camarad." C'est ainsi que le butin devait être partagé selon le plan initial du hold-up. Le suspect Vinnesen fait état de sa rencontre avec le Customer Service Supervisor de la MCB le mardi 8 février afin de mettre au point l'exécution du plan.

La poursuite de son interrogatoire est considérée comme une étape cruciale dans cette enquête, où la police s'attendait à obtenir plus d'informations sur les circonstances de la mort de Gérald Lagesse dans le main vault de la MCB.

La police s'intéresse également au frère du suspect Ruhumatally, Yul Ruhumatally, qui, à la fin de l'an 2000, s'était rendu à la police après les révélations de Khadafi Oozeer concernant les activités de l'escadron de la mort.

La police envisage de confronter Steve Monvoisin aux informations divulguées par Vinnesen et travaille sur la piste d'une possible présence d'un troisième complice au main vault de la MCB après le passage de Monvoisin et Ruhumatally.


Meurtre et vol de Rs 51,8 M


MCB: Les mystères du caveau !

- Qui a tué Gérald Lagesse ? Même si des inculpations provisoires de meurtre ont été logées contre les suspects Ruhumatally, Monvoisin et Sotrooghan, les limiers travaillant sous la férule du DCP Seerunghen sont toujours à la rechercher de cette " piece of evidence beyond reasonable doubt " pour connecter directement le coupable au meurtre du Customer Service Supervisor, Gérald Lagesse. Jiawed Ruhumatally maintient qu'il n'avait pas mis des morceaux de papier se trouvant dans la poubelle dans la bouche de Gérald Lagesse ou encore jeter des sacs de pièces de monnaie sur ses pieds ligotés. La version préliminaire évoquée par Daniel Steve Monvoisin tend à accréditer cette thèse. Qui est le troisième suspect qui avait pour mission de passer au Main Vault après le tandem Ruhumatally/Monvoisin et d'éliminer ce qui pourrait être un témoin gênant et compromettant ?

- Le montant du butin: Rs 51,8 millions emportés dans deux sacs. Ce sont des éléments versés dans le dossier à charge par la Mauritius Commercial Bank (pour le montant) et par le suspect Satroojeetsing Sotrooghan alias Mithil, le propriétaire du véhicule utilitaire de couleur blanche utilisé par les suspects (pour les deux sacs). La MCB n'a pas encore émis de communiqué sur les circonstances des événements au Main Vault de la banque. Dans une correspondance préliminaire à la Banque de Maurice, le montant mentionné est de Rs 51,8 millions. Mais répondant à la PNQ du leader de l'opposition, Navin Ramgoolam, le Premier ministre, Paul Bérenger, a préféré ne pas avancer de chiffres car des changements pourraient intervenir à la fin de l'exercice en cours. Entre-temps, le flou persiste sur le trou dans les comptes de la MCB avec l'incident meurtrier du 11 février.

- Complicité interne à la MCB: Que ce soit du côté de la police ou de la Banque de Maurice, il est unanimement reconnu que sans un réseau de complicité interne à la MCB, le plan du vendredi 11 février n'aurait jamais pu être mis à exécution dans cette " Very Restricted Zone ". Mais à ce stade de l'enquête policière, très peu d'indications ont filtré sur les différents paliers de complicité au sein du MCB Centre sauf la détention provisoire de trois préposés de la MCB. D'aucuns affirment qu'il serait prématuré d'affirmer que la complicité interne s'arrêterait à ce niveau vu que lors des séances d'interrogatoire des noms de code comme Big Boss 007 sont mentionnés. Mais la police détient-elle suffisamment de preuves formelles pour remonter la filière de complicité jusqu'au bout ? L'enquête interne à la MCB confiée à Patrice Bestel saura-t-elle complémenter le travail de la police à ce sujet ?

- La barre en aluminium: L'un des volets majeurs du plan était de bloquer les préposés du Main Vault dans le Control Room en vue d'éviter toute surprise lors du déroulement de l'opération. L'astuce prévue était de bloquer le poignet de la porte d'accès du Control Room de l'extérieur avec une barre en aluminium coupée sur mesure, soit de trois pieds et demi de hauteur. Qui est l'auteur de cette idée ? Qui a pris les mesures nécessaires pour couper la barre à hauteur voulue ? Qui a introduit cet objet d'aspect artisanal à la banque ? Qui a eu pour mission spéciale de placer la barre à l'endroit et à l'heure voulus pour bloquer la porte du Control Room ? La police a-t-elle pu retrouver cette pièce à conviction que Satroojeetsing Sotrooghan affirme avoir vue entre les mains de ses complices, Jiawed Ruhumatally et Daniel Steve Monvoisin après leur forfait le 11 février ?

- L'heure du forfait: Selon la version chronométrée de Satroojeetsing Sotrooghan, le chauffeur du 2 x 4 de la marque Chevrolet, les trois principaux suspects sont arrivés à la rue Sir William Newton à Port-Louis vers les 8 h 15. Il est resté seul pendant un quart d'heure avant qu'il ne fût rejoint par Daniel Steve Monvoisin. Ce dernier avait repris la clé du véhicule pour essayer de retrouver Jiawed Ruhumutally avant de repartir en direction du monument Marie Reine de la Paix et le Corps-de-Garde. L'autre version ne correspond pas en terme d'heure. Des témoignages consignés par la police indiquent que Gérald Lagesse avait pris du thé avec ses collègues au quatrième étage vers les 9 heures avant de recevoir un appel téléphonique vers 9 h 10 pour une livraison de coupures de banque. L'Information Room de la police avait été avertie du drame au caveau de la MCB à 9 h 40. Les limiers ont une synchronisation d'heure à établir.

- L'identité de deux autres suspects: Dans les deux cas, le témoignage de Satroojeetsing Sotrooghan pourrait être capital. Mais jusqu'ici, les détails fournis ont été relativement vagues. Ainsi, lors de la tentative ratée du jeudi 10 février, ce suspect affirme que quand il était arrivé à la hauteur de la MCB au volant de la Chevrolet 2 x 4, Jiawed Ruhumatally avait passé un coup de téléphone. Cinq minutes après, il a eu une conversation avec une personne de très forte corpulence avec le profil d'un tamoul. Suite à ce contact, le plan fut abandonné et le groupe devait se diriger vers Albion. Il y a ensuite le témoignage du quatrième homme qui a voyagé dans le caisson du véhicule, du jardin de la Compagnie à la Montagne du Corps-de-Garde le vendredi 11 février. Jusqu'ici, très peu d'indications ont filtré des milieux proches des enquêteurs sur ces deux pistes non-négligeables en vue d'élucider les mystères du caveau de la MCB.



Reconstitution: La matinée du 11 février de Satroojeetsing Sotrooghan

Le rôle premier de Satroojeetsing Sotrooghan, alias Mithil, était de véhiculer les deux compères, Jiawed Ruhumatally et Daniel Steve Monvoisin, pour leur permettre de réaliser le coup à la Mauritius Commercial Bank (MCB). Pour cela, il devait obtenir une somme de Rs 500 000 mais sous l'influence de sa soeur, il est allé rendre ce sac de billets de banque le même jour à Jiawed Ruhumatally, qui se cachait encore dans la Montagne du Corps-de-Garde. Après presque trois jours d'interrogatoire en présence de son homme de loi, Me Elias Oozeerally, le suspect a participé tôt, mercredi matin, à une reconstitution des faits de la matinée du vendredi 11 février, soit de Rose-Hill à Port-Louis et de retour à Rose-Hill, ou plus précisément à la Montagne du Corps-de-Garde.

Alors que jusqu'ici, Roselda Romain, la mère du suspect Daniel Steve Monvoisin, affirme que le véhicule utilitaire était garé devant son domicile vers les 6 heures du matin et que le premier SOS de cette mère au sujet d'un hold-up à la police a été fait à 6 h 49, le suspect Sotrooghan présente des dispositions horaires quelque peu différentes. Ainsi, il déclare qu'il s'était rendu en compagnie de Jiawed Ruhumatally à Buckingham vers les 7 h 30 pour prendre Daniel Steve Monvoisin en vue de se rendre à Port-Louis.

Vendredi 11 février, 8 h 15: le véhicule utilitaire de couleur blanche est garé à la rue Sir William Newton à la hauteur de Moorgate House. Les instructions de Daniel Steve Monvoisin à Satroojeetsing Sotrooghan sont claires: " Pa rest là. Marse marsé. Alle kot biro Registrar General ". Il obtempère. A peine un quart d'heure après, il voit Daniel Steve Monvoisin venir en sa direction. Il lui arrache la clé du véhicule en l'insultant.

Le suspect Monvoisin cherche désespérément son complice Ruhumatally. Au volant du véhicule, il fait le tour du carré d'immeubles à la hauteur du Registrar General's Building en trois occasions. Aucun signe de vie de Jiawed Ruhumatally. Daniel Steve Monvoisin demande à Satroojeetsing Sotrooghan d'essayer d'entrer en contact avec Jiawed Ruhumatally par le moyen de son téléphone portable.

Ils obtiennent confirmation que Jiawed Ruhumatally se trouve à la hauteur du jardin de la Compagnie, côté rue Brown Sequard, soit juste après le pont. Effectivement, lors de la reconstitution des faits de mercredi matin, Satroojeetsing Sotrooghan indique aux enquêteurs l'endroit exact où se tenait le suspect Ruhumatally avec dans ses mains deux sacs. Il était en compagnie d'une autre personne, dont l'identité lui serait inconnue. " 2 x 4 ine arrêté, Ruhumatally ti rant dans kabin ek lott dimunn ti mont dan caisson. Nu fin kontinyé simin ziska Reine de la Paix ek apré nu alle ver lotorut ", a-t-il déclaré en substance.

Cap vers la Montagne du Corps-de-Garde en passant par le rond-point de Saint-Jean. En s'engageant dans un sentier menant à la hauteur du Service Reservoir dans la montagne, le véhicule s'embourbe. Les quatre occupants descendent et font un peu moins de 500 mètres à pied. Satroojeetsing Sotrooghan est prié de retourner sur ses pas pour déplacer le véhicule car une telle présence dans la montagne pourrait éveiller des soupçons de la police alertée par le meurtre de Gérald Lagesse au QG de la MCB.

Sur ce, Jiawed Ruhumatally devait remettre à Satroojeetsing Sotrooghan un sac contenant des liasses de billets de banque, soit quelque Rs 500 000, pour cette course particulière. En rentrant chez lui, Mithil Sotrooghan fut rabroué par sa soeur, qui ne voulait rien entendre au sujet des explications fournies en vue de justifier une aussi forte somme d'argent. Il n'a eu d'autre choix que de retourner le sac à Jiawed Ruhumatally. Plus tard, sous le coup de la panique en constatant la présence d'un véhicule de la police, il devait prendre la fuite dans un taxi en compagnie de Jiawed Ruhumatally.



Deux autres suspects arrêtés à la mi-semaine

Le nombre de suspects actuellement en détention provisoire dans l'enquête sur le meurtre du Customer Service Supervisor Gérald Lagesse et la disparition de Rs 51,8 millions du Main Vault de la Mauritius Commercial Bank, s'élève à huit. Deux autres arrestations sont intervenues à la mi-semaine suite à l'interrogatoire de Satroojeetsing Sotrooghan et à la version du préposé de la MCB, Subbarayan Pooveden, alias Vinnesen en sus des six, de la semaine précédente.

Johnny Christopher Antoinette, 32 ans, chauffeur de taxi marron de son état, se retrouve depuis mercredi avec une accusation provisoire de Harbouring Criminal dans cette nouvelle affaire MCB. Les limiers de la police sous la supervision du DCP Seerunghen accusent cet habitant de Stanley d'avoir hébergé Jiawed Ruhumatally et Satroojeetsing Sotrooghan chez lui dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 février avant de les transporter à bord de son taxi-marron dans un campement à Flic-en-Flac.

Johnny Christopher Antoinette est actuellement interrogé sur les contacts établis par les deux suspects pendant leur cavale en l'utilisant comme intermédiaires. Les informations fournies par ce suspect à ce sujet pourraient être d'une grande utilité pour les enquêteurs en vue de retrouver les traces du butin de Rs 51,8 millions ou encore d'identifier d'autres potentiels suspects dans cette affaire.

De son côté, Jacques Désiré Agéon, 42 ans, habitant cité NHDC Camp-Levieux, est inculpé provisoirement de " Conspiracy to commit larceny with violence " dans l'affaire MCB. La police le soupçonne d'avoir fait partie du premier groupe d'exécutants constitué par Jiawed Ruhumatally pour le hold-up de la MCB. De son côté, lors de son interrogatoire, le préposé Vinnesen avait indiqué que pendant la période des préparatifs, Jiawed Ruhumatally l'avait emmené dans un appartement à Camp Levieux pour mettre au point certains détails. Une confrontation entre Vinnesen et Jacques Désiré Agéon pourrait être organisée au cours de la semaine prochaine pour la confirmation de cet aspect de l'enquête.



Au programme de la semaine !

En principe, l'interrogatoire de Subbarayan Pooveden, alias Vinnesen, devra prendre fin en début de semaine. Ainsi, le surintendant Clifford Parsad et le chef inspecteur Clency Meeterjoye de la Major Crime Investigation Team (MCIT) pourront se concentrer sur la participation de Daniel Steve Monvoisin à ce délit criminel. Au cours de la semaine écoulée, ce suspect a effectué des visites quotidiennes au CID de Port-Louis, loin de sa cellule de détention pendant la journée. Mais aucune indication officielle n'était disponible quant aux séances d'interrogatoire.

Dans la journée d'hier, son homme de loi, Me Gavin Glover, se trouvait aux Casernes centrales pour les procédures relatives à l'interrogatoire de son client. Il a laissé entendre que l'exercice formel devrait être entamé dans les jours à venir. Daniel Steve Monvoisin devra également participer à une reconstitution des lieux au QG de la MCB, à la rue Sir William Newton, et à la Montagne du Corps-de-Garde.

Un autre suspect majeur, qui devra faire son Come-Back au CID de Port-Louis Sud, n'est autre que Jiawed Ruhumatally. Cette nouvelle séance d'interrogatoire, en présence de ses hommes de loi, Mes Raouf Gulbul et Kushal Lobine, sera différente en teneur de celle juste après sa reddition. En effet, il sera confronté principalement aux menaces et pressions exercées sur Vinnesen lors de la période des préparatifs du plan.

Par ailleurs, les huit suspects interpellés devront comparaître mercredi devant le magistrat Raj Seebaluck siégeant au tribunal de troisième instance de Port-Louis. Les premières motions pour la remise en liberté provisoire devront être présentées dans la circonstance.

En parallèle, la police est toujours à la recherche d'indices pour récupérer le butin volé en tant qu'Exhibits dans ce qui est considéré comme étant le hold-up le plus audacieux de ce début de siècle…


Regroupement d'intérêts régionaux


La SADC fête ses vingt-cinq années d'existence

La Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), actuellement présidée par le Premier ministre mauricien, M. Paul Bérenger, et dirigée par notre compatriote Prega Ramsamy (secrétaire exécutif) fête, cette année, ses vingt-cinq années d'existence.

En attendant de fêter dignement l'événement, son Conseil des ministres, réuni à Grand-Baie, sous la présidence du ministre des Affaires étrangères mauricien, M. Jayen Cuttaree, de mecredi à vendredi dernier, a discuté budget, restructuration, la place des femmes et coopération avec l'Inde. La SADC a aussi apporté son soutien à la candidature de Jayen Cuttaree au poste de directeur de l'Organisation mondiale du commerce.

Comme l'a rappelé M. Prega Ramsamy, vendredi dernier, à l'issu de la réunion du Conseil des ministres de la SADC, cette organisation a vu le jour le 1er avril 1980 à Lusaka, la capitale zambienne, par le biais d'une déclaration d'intention ferme d'un regroupement d'intérêts qui s'intitulait Southern Africa: towards economic development. S'ensuivit l'adoption d'un Traité en bonne et due forme, le 17 août 1992, à Windhoek, en Namibie, qui marqua la fin des efforts de coordination des pays membres et l'entrée de plain pied dans la définition des objectifs à court et long terme. Un de ces objectifs demeure la réduction de la pauvreté et, si l'on en croit le compte rendu de Ramsamy, les deux jours de discussions des ministres concernés présents à Grand-Baie, mercredi dernier, ont permis une réflexion fructueuse à ce sujet, ce qui lui a fait dire que "We are steadfast in our determination to ensure the reduction of poverty and eventually to elimimate it". Toutefois, semble-t-il, conscients que la SADC demande encore à être connue de ceux qu'elle prétend justement servir, les populations concernées, sont ainsi prévues tout au long de cette année dans les treize pays membres de l'organisation, diverses activités dont des programmes à la radio, à la télévision, des émissions de timbres postes, des marches d'écoliers, des spectacles culturels et musicaux et une vaste campagne de presse.

Budget augmenté à 100%

Faisant le compte rendu des travaux du Conseil des ministres de l'organisation, Prega Ramsamy a annoncé qu'un budget de fonctionnement pour le secrétariat de l'organisation de l'ordre de 37, 543,966 millions de dollars U.S a été voté. Comparé au budget précèdent, ce montant représente une augmentation de 100%. En sus du financement de ses programmes et activités consacrés à la réduction de la pauvreté, ce budget conséquent devrait aussi permettre à la SADC de se doter d'une nouvelle structure organisationnelle. Ainsi, le Conseil des ministres a décidé que, dans le but de s'assurer que tous les pays membres sont équitablement représentés au sein de ses structures, un système de quota sera institué. Ce système fonctionnera selon les principes suivant (a) aucun pays n'occupera plus qu'un poste directeur du niveau de directeur à celui de secrétaire exécutif (b) la mise en application de ce système tiendra compte des dispositions déjà en place et (c) un mécanisme opérationnel détaillé sera présenté devant le prochain Conseil des ministres en août et devra garantir l'équité.

50% des postes régionaux vacants réservés aux femmes

Dans le but de s'assurer qu'il y a équilibre des genres, le Conseil des ministres de la SADC a également décidé que, dorénavant, 50% des postes régionaux vacants au sein de l'organisation iront aux femmes. Pour l'instant, également, des trois postes de haut niveau de Executive secretary, Deputy Executive Secretary et Chief Director, au moins un doit revenir à une femme.

Soutien à la candidature de Jayen Cuttaree

Le Conseil des ministres de la SADC a décidé d'apporter son soutien à la candidature de notre ministre des Affaires étrangères, M. Jayen Cuttaree, au poste de directeur de l'Organisation mondiale du commerce (l'O.m.c). Le ministre mauricien a jusqu'ici obtenu l'appui de l'Union africaine, du bloc Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP), de pays asiatiques et devrait obtenir également celui des pays de la Ligue arabe. Selon Prega Ramsamy, en dépit de rapports défavorables des médias occidentaux, la SADC est confiant que son favori sortira gagnant sera choisi par l'O.m.c "vu le large soutien dont il bénéficie déjà et son expérience dans le domaine du commerce international." La SADC a également accordé tout son appui à Simba Makoni, un Zimbabwéen, qu'elle souhaiterait voir présider la Banque africaine de développement (BAD). Celui-ci est confronté à six autres candidats venant du Caméroun, de l'Egypte, du Ghana, du Nigeria, du Rwanda et du Gabon.

Nouveau siège à Gaborone (Botswana)

Le 25 ème anniversaire de la SADC, cette année, devrait aussi être marqué par la pose de la première pierre du nouveau quartier général de l'organisation à Gaborone (Botswana) en août prochain coïncidant ainsi avec la tenue d'un sommet ordinaire prévu dans cette ville. Ce QG, dont le rapport technique a déjà été soumis, occupera une superficie de 11 343 mètres carrés dans le centre des affaires de Gaborone. L'appel d'offre pour son étude de faisabilité sera lancé, mercredi prochain, 3 mars et restera valable jusqu'au 1er avril. Nous sommes emballés que ce projet démarre dans la mesure où il résoudra le problème de logement du secrétariat la SADC, lequel doit présentement opérer dans deux lieux différents dans la capitale botswanaise, a fait ressortir M. Ramsamy.



Forum SADC-Inde

Le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Afrique australe a donné son feu vert pour la tenue à Maurice, le 28 avril prochain, d'une session inaugural du forum SADC-Inde. Ce forum a pour but d'établir et de développer une coopération économique soutenue entre les pays membres et la Grande péninsule.

Les axes prioritaires de cette coopération (impliquant le partage de connaissances) porteront sur l'agriculture - particulièrement l'irrigation - l'agroingénierie, le dry land farming, la technologie des semences, l'investissement et le commerce, la gestion des ressources en eaux, la promotion des petites et moyennes entreprises et le développement de l'entreprenariat, les produits pharmaceutiques et le développement des ressources humaines.

L'Afrique australe compte beaucoup sur l'Inde, pays en fait le plus avancés de la région Océan Indien pour ce qui est de substituts de médicaments pouvant contenir l'avancée du Sida.


Black-Out des 6 et 7 janvier


Le TAP confirme: aucun acte de sabotage au CEB

Le rapport de Trans Africa Project sur le Major Breakdown dans la fourniture d'énergie électrique les 6 et 7 janvier dernier avec des pannes à la station de Nicolay a écarté formellement la thèse de sabotage au Central Electricity Board (CEB). Cette enquête indépendante avait été commanditée par la direction générale du CEB au lendemain de ces pannes successives suite à des allégations d'acte de sabotage et de négligence de la part du personnel du CEB. La principale cause derrière l'explosion des transformateurs à la station de Nicolay est le fort taux d'humidité qui prévalait à cette période de l'année. Le consultant de Trans Africa Project a saisi également cette occasion pour formuler une série de recommandations en vue d'arriver à une meilleure coordination au cours de la phase de restoration de l'énergie électrique après un black-out général. Il recommande la mise en place d'une structure susceptible de fournir au public en général les informations nécessaires sur l'état des travaux de réparation.

La principale conclusion de l'enquête est catégorique: la panne est due à un fort taux d'humidité qui a affecté les transformateurs et non à un acte de sabotage ou de négligence au CEB. " Based on past experience, it is suspected that both Instrument Transformer failures were caused by moisture ingress into the bulk paper oil insulation (…) Since it is suspected that moisture ingress is the most likely cause of the Instrument Transformer failures, it is concluded that the two incidents (black-out des 6 et 7 janvier) do not have any cause effect lonk, but indicates that this type of Instrument Transformers are suspect of weak insulation ", écrit le consultant Van Der Merwe dans son rapport soumis au directeur général du CEB, Ravin Dajee.

A la suite de ces incidents, le CEB a pris la décision d'éliminer cette catégorie de transformateurs à la station de Nicolay. " The CEB has subsequently removed all similar Instrument Transformers from Nicolay, which is considered the correct action to minimise the risk of further failures and the impact on human safety and equipment ", ajoute-t-il en s'appuyant sur une longue analyse technique de la situation.

Le rapport de Trans Africa Project reconnaît l'importance de la station de Nicolay dans le réseau de d'électricité sur le plan national avec des conséquences étendues en cas de panne. " The 66kV Nicolay Substation provides an important node for the Fort George Power Station network integration and system availability, but the substation design and configuration does not cater for a single outage event contingency. This limitation contributed significantly to the extent of the network disruption following the faults at Nicolay ", ajoute-t-il.

La durée de la panne généralisée a été étendue en raison d'un manque de coordination lors de la phase de reconnexion. " A coordination mismatch between the back up protection settings of the 66 kV feedrs and the CTBV generation resulted in the unnecessary tripping of the CTBV generation for a fault on the Nicolay Busbars. "

Le rapport affiche une note critique par rapport à l'absence de coordination lors des Switching Operations. " Although it appears that the established procedures were generally followed during the system restoration phase a very large number of switching operations took place that appears to be uncoordinated. " Le consultant sud-africain est d'avis que " a more systematuc approach to the restoration process could have eliminated some duplicated switching and decreased the restoration period ".

Trans Africa Project recommande au CEB d'avoir recours à un Customer Call Centre doté du personnel et d'équipements nécessaires pour communiquer avec les abonnés en cas de problème. " This will alleviate the extra burden on the operator in the control centre and improve restoration time. During the discussions with the operator that was on duty in the control centre it was noted that he had to deal with a very large number of incoming telephone calls during this critical period. Many were from customers and individuals making enquiries. This type of interruption makes it difficult for the operator who is trying to follow a restoration procedure, to continue after taking a call and then returning to execute the next required step in the restoration switching sequence ", note encore le rapport pur justifier la proposition d'un Customer Call Centre.



a c t u a l i t é s WEEK-END --- dimanche 7 février 2005