|
Meurtre et vol de Rs 51,8 M
MCB: Les mystères du caveau !
- Qui a tué Gérald Lagesse ? Même si
des inculpations provisoires de meurtre ont été
logées contre les suspects Ruhumatally, Monvoisin et Sotrooghan,
les limiers travaillant sous la férule du DCP Seerunghen
sont toujours à la rechercher de cette " piece
of evidence beyond reasonable doubt " pour connecter
directement le coupable au meurtre du Customer Service Supervisor,
Gérald Lagesse. Jiawed Ruhumatally maintient qu'il n'avait
pas mis des morceaux de papier se trouvant dans la poubelle dans
la bouche de Gérald Lagesse ou encore jeter des sacs de
pièces de monnaie sur ses pieds ligotés. La version
préliminaire évoquée par Daniel Steve Monvoisin
tend à accréditer cette thèse. Qui est le
troisième suspect qui avait pour mission de passer au Main
Vault après le tandem Ruhumatally/Monvoisin et d'éliminer
ce qui pourrait être un témoin gênant et compromettant
?
- Le montant du butin: Rs 51,8 millions emportés
dans deux sacs. Ce sont des éléments versés
dans le dossier à charge par la Mauritius Commercial
Bank (pour le montant) et par le suspect Satroojeetsing Sotrooghan
alias Mithil, le propriétaire du véhicule utilitaire
de couleur blanche utilisé par les suspects (pour les deux
sacs). La MCB n'a pas encore émis de communiqué
sur les circonstances des événements au Main
Vault de la banque. Dans une correspondance préliminaire
à la Banque de Maurice, le montant mentionné est
de Rs 51,8 millions. Mais répondant à la PNQ du
leader de l'opposition, Navin Ramgoolam, le Premier ministre,
Paul Bérenger, a préféré ne pas avancer
de chiffres car des changements pourraient intervenir à
la fin de l'exercice en cours. Entre-temps, le flou persiste sur
le trou dans les comptes de la MCB avec l'incident meurtrier du
11 février.
- Complicité interne à la MCB: Que ce soit
du côté de la police ou de la Banque de Maurice,
il est unanimement reconnu que sans un réseau de complicité
interne à la MCB, le plan du vendredi 11 février
n'aurait jamais pu être mis à exécution dans
cette " Very Restricted Zone ". Mais à
ce stade de l'enquête policière, très peu
d'indications ont filtré sur les différents paliers
de complicité au sein du MCB Centre sauf la détention
provisoire de trois préposés de la MCB. D'aucuns
affirment qu'il serait prématuré d'affirmer que
la complicité interne s'arrêterait à ce niveau
vu que lors des séances d'interrogatoire des noms de code
comme Big Boss 007 sont mentionnés. Mais la police
détient-elle suffisamment de preuves formelles pour remonter
la filière de complicité jusqu'au bout ? L'enquête
interne à la MCB confiée à Patrice Bestel
saura-t-elle complémenter le travail de la police à
ce sujet ?
- La barre en aluminium: L'un des volets majeurs du plan
était de bloquer les préposés du Main
Vault dans le Control Room en vue d'éviter toute
surprise lors du déroulement de l'opération. L'astuce
prévue était de bloquer le poignet de la porte d'accès
du Control Room de l'extérieur avec une barre en
aluminium coupée sur mesure, soit de trois pieds et demi
de hauteur. Qui est l'auteur de cette idée ? Qui a pris
les mesures nécessaires pour couper la barre à hauteur
voulue ? Qui a introduit cet objet d'aspect artisanal à
la banque ? Qui a eu pour mission spéciale de placer la
barre à l'endroit et à l'heure voulus pour bloquer
la porte du Control Room ? La police a-t-elle pu retrouver
cette pièce à conviction que Satroojeetsing Sotrooghan
affirme avoir vue entre les mains de ses complices, Jiawed Ruhumatally
et Daniel Steve Monvoisin après leur forfait le 11 février
?
- L'heure du forfait: Selon la version chronométrée
de Satroojeetsing Sotrooghan, le chauffeur du 2 x 4 de la marque
Chevrolet, les trois principaux suspects sont arrivés à
la rue Sir William Newton à Port-Louis vers les 8 h 15.
Il est resté seul pendant un quart d'heure avant qu'il
ne fût rejoint par Daniel Steve Monvoisin. Ce dernier avait
repris la clé du véhicule pour essayer de retrouver
Jiawed Ruhumutally avant de repartir en direction du monument
Marie Reine de la Paix et le Corps-de-Garde. L'autre version ne
correspond pas en terme d'heure. Des témoignages consignés
par la police indiquent que Gérald Lagesse avait pris du
thé avec ses collègues au quatrième étage
vers les 9 heures avant de recevoir un appel téléphonique
vers 9 h 10 pour une livraison de coupures de banque. L'Information
Room de la police avait été avertie du drame
au caveau de la MCB à 9 h 40. Les limiers ont une synchronisation
d'heure à établir.
- L'identité de deux autres suspects: Dans les deux
cas, le témoignage de Satroojeetsing Sotrooghan pourrait
être capital. Mais jusqu'ici, les détails fournis
ont été relativement vagues. Ainsi, lors de la tentative
ratée du jeudi 10 février, ce suspect affirme que
quand il était arrivé à la hauteur de la
MCB au volant de la Chevrolet 2 x 4, Jiawed Ruhumatally
avait passé un coup de téléphone. Cinq minutes
après, il a eu une conversation avec une personne de très
forte corpulence avec le profil d'un tamoul. Suite à ce
contact, le plan fut abandonné et le groupe devait se diriger
vers Albion. Il y a ensuite le témoignage du quatrième
homme qui a voyagé dans le caisson du véhicule,
du jardin de la Compagnie à la Montagne du Corps-de-Garde
le vendredi 11 février. Jusqu'ici, très peu d'indications
ont filtré des milieux proches des enquêteurs sur
ces deux pistes non-négligeables en vue d'élucider
les mystères du caveau de la MCB.
Reconstitution: La matinée du 11 février de Satroojeetsing
Sotrooghan
Le rôle premier de Satroojeetsing Sotrooghan, alias Mithil,
était de véhiculer les deux compères, Jiawed
Ruhumatally et Daniel Steve Monvoisin, pour leur permettre de
réaliser le coup à la Mauritius Commercial Bank
(MCB). Pour cela, il devait obtenir une somme de Rs 500 000 mais
sous l'influence de sa soeur, il est allé rendre ce sac
de billets de banque le même jour à Jiawed Ruhumatally,
qui se cachait encore dans la Montagne du Corps-de-Garde. Après
presque trois jours d'interrogatoire en présence de son
homme de loi, Me Elias Oozeerally, le suspect a participé
tôt, mercredi matin, à une reconstitution des faits
de la matinée du vendredi 11 février, soit de Rose-Hill
à Port-Louis et de retour à Rose-Hill, ou plus précisément
à la Montagne du Corps-de-Garde.
Alors que jusqu'ici, Roselda Romain, la mère du suspect
Daniel Steve Monvoisin, affirme que le véhicule utilitaire
était garé devant son domicile vers les 6 heures
du matin et que le premier SOS de cette mère au sujet d'un
hold-up à la police a été fait à 6
h 49, le suspect Sotrooghan présente des dispositions horaires
quelque peu différentes. Ainsi, il déclare qu'il
s'était rendu en compagnie de Jiawed Ruhumatally à
Buckingham vers les 7 h 30 pour prendre Daniel Steve Monvoisin
en vue de se rendre à Port-Louis.
Vendredi 11 février, 8 h 15: le véhicule utilitaire
de couleur blanche est garé à la rue Sir William
Newton à la hauteur de Moorgate House. Les instructions
de Daniel Steve Monvoisin à Satroojeetsing Sotrooghan sont
claires: " Pa rest là. Marse marsé. Alle
kot biro Registrar General ". Il obtempère. A
peine un quart d'heure après, il voit Daniel Steve Monvoisin
venir en sa direction. Il lui arrache la clé du véhicule
en l'insultant.
Le suspect Monvoisin cherche désespérément
son complice Ruhumatally. Au volant du véhicule, il fait
le tour du carré d'immeubles à la hauteur du Registrar
General's Building en trois occasions. Aucun signe de vie
de Jiawed Ruhumatally. Daniel Steve Monvoisin demande à
Satroojeetsing Sotrooghan d'essayer d'entrer en contact avec Jiawed
Ruhumatally par le moyen de son téléphone portable.
Ils obtiennent confirmation que Jiawed Ruhumatally se trouve à
la hauteur du jardin de la Compagnie, côté rue Brown
Sequard, soit juste après le pont. Effectivement, lors
de la reconstitution des faits de mercredi matin, Satroojeetsing
Sotrooghan indique aux enquêteurs l'endroit exact où
se tenait le suspect Ruhumatally avec dans ses mains deux sacs.
Il était en compagnie d'une autre personne, dont l'identité
lui serait inconnue. " 2 x 4 ine arrêté,
Ruhumatally ti rant dans kabin ek lott dimunn ti mont dan caisson.
Nu fin kontinyé simin ziska Reine de la Paix ek apré
nu alle ver lotorut ", a-t-il déclaré en
substance.
Cap vers la Montagne du Corps-de-Garde en passant par le rond-point
de Saint-Jean. En s'engageant dans un sentier menant à
la hauteur du Service Reservoir dans la montagne, le véhicule
s'embourbe. Les quatre occupants descendent et font un peu moins
de 500 mètres à pied. Satroojeetsing Sotrooghan
est prié de retourner sur ses pas pour déplacer
le véhicule car une telle présence dans la montagne
pourrait éveiller des soupçons de la police alertée
par le meurtre de Gérald Lagesse au QG de la MCB.
Sur ce, Jiawed Ruhumatally devait remettre à Satroojeetsing
Sotrooghan un sac contenant des liasses de billets de banque,
soit quelque Rs 500 000, pour cette course particulière.
En rentrant chez lui, Mithil Sotrooghan fut rabroué par
sa soeur, qui ne voulait rien entendre au sujet des explications
fournies en vue de justifier une aussi forte somme d'argent. Il
n'a eu d'autre choix que de retourner le sac à Jiawed Ruhumatally.
Plus tard, sous le coup de la panique en constatant la présence
d'un véhicule de la police, il devait prendre la fuite
dans un taxi en compagnie de Jiawed Ruhumatally.
Deux autres suspects arrêtés à la mi-semaine
Le nombre de suspects actuellement en détention provisoire
dans l'enquête sur le meurtre du Customer Service Supervisor
Gérald Lagesse et la disparition de Rs 51,8 millions du
Main Vault de la Mauritius Commercial Bank, s'élève
à huit. Deux autres arrestations sont intervenues à
la mi-semaine suite à l'interrogatoire de Satroojeetsing
Sotrooghan et à la version du préposé de
la MCB, Subbarayan Pooveden, alias Vinnesen en sus des six, de
la semaine précédente.
Johnny Christopher Antoinette, 32 ans, chauffeur de taxi marron
de son état, se retrouve depuis mercredi avec une accusation
provisoire de Harbouring Criminal dans cette nouvelle affaire
MCB. Les limiers de la police sous la supervision du DCP Seerunghen
accusent cet habitant de Stanley d'avoir hébergé
Jiawed Ruhumatally et Satroojeetsing Sotrooghan chez lui dans
la nuit du vendredi 11 au samedi 12 février avant de les
transporter à bord de son taxi-marron dans un campement
à Flic-en-Flac.
Johnny Christopher Antoinette est actuellement interrogé
sur les contacts établis par les deux suspects pendant
leur cavale en l'utilisant comme intermédiaires. Les informations
fournies par ce suspect à ce sujet pourraient être
d'une grande utilité pour les enquêteurs en vue de
retrouver les traces du butin de Rs 51,8 millions ou encore d'identifier
d'autres potentiels suspects dans cette affaire.
De son côté, Jacques Désiré Agéon,
42 ans, habitant cité NHDC Camp-Levieux, est inculpé
provisoirement de " Conspiracy to commit larceny with
violence " dans l'affaire MCB. La police le soupçonne
d'avoir fait partie du premier groupe d'exécutants constitué
par Jiawed Ruhumatally pour le hold-up de la MCB. De son côté,
lors de son interrogatoire, le préposé Vinnesen
avait indiqué que pendant la période des préparatifs,
Jiawed Ruhumatally l'avait emmené dans un appartement à
Camp Levieux pour mettre au point certains détails. Une
confrontation entre Vinnesen et Jacques Désiré Agéon
pourrait être organisée au cours de la semaine prochaine
pour la confirmation de cet aspect de l'enquête.
Au programme de la semaine !
En principe, l'interrogatoire de Subbarayan Pooveden, alias Vinnesen,
devra prendre fin en début de semaine. Ainsi, le surintendant
Clifford Parsad et le chef inspecteur Clency Meeterjoye de la
Major Crime Investigation Team (MCIT) pourront se concentrer
sur la participation de Daniel Steve Monvoisin à ce délit
criminel. Au cours de la semaine écoulée, ce suspect
a effectué des visites quotidiennes au CID de Port-Louis,
loin de sa cellule de détention pendant la journée.
Mais aucune indication officielle n'était disponible quant
aux séances d'interrogatoire.
Dans la journée d'hier, son homme de loi, Me Gavin Glover,
se trouvait aux Casernes centrales pour les procédures
relatives à l'interrogatoire de son client. Il a laissé
entendre que l'exercice formel devrait être entamé
dans les jours à venir. Daniel Steve Monvoisin devra également
participer à une reconstitution des lieux au QG de la MCB,
à la rue Sir William Newton, et à la Montagne du
Corps-de-Garde.
Un autre suspect majeur, qui devra faire son Come-Back
au CID de Port-Louis Sud, n'est autre que Jiawed Ruhumatally.
Cette nouvelle séance d'interrogatoire, en présence
de ses hommes de loi, Mes Raouf Gulbul et Kushal Lobine, sera
différente en teneur de celle juste après sa reddition.
En effet, il sera confronté principalement aux menaces
et pressions exercées sur Vinnesen lors de la période
des préparatifs du plan.
Par ailleurs, les huit suspects interpellés devront comparaître
mercredi devant le magistrat Raj Seebaluck siégeant au
tribunal de troisième instance de Port-Louis. Les premières
motions pour la remise en liberté provisoire devront être
présentées dans la circonstance.
En parallèle, la police est toujours à la recherche
d'indices pour récupérer le butin volé en
tant qu'Exhibits dans ce qui est considéré
comme étant le hold-up le plus audacieux de ce début
de siècle
Regroupement d'intérêts régionaux
La SADC fête ses vingt-cinq années d'existence
La Communauté de développement de l'Afrique australe
(SADC), actuellement présidée par le Premier ministre
mauricien, M. Paul Bérenger, et dirigée par notre
compatriote Prega Ramsamy (secrétaire exécutif)
fête, cette année, ses vingt-cinq années d'existence.
En attendant de fêter dignement l'événement,
son Conseil des ministres, réuni à Grand-Baie, sous
la présidence du ministre des Affaires étrangères
mauricien, M. Jayen Cuttaree, de mecredi à vendredi dernier,
a discuté budget, restructuration, la place des femmes
et coopération avec l'Inde. La SADC a aussi apporté
son soutien à la candidature de Jayen Cuttaree au poste
de directeur de l'Organisation mondiale du commerce.
Comme l'a rappelé M. Prega Ramsamy, vendredi dernier, à
l'issu de la réunion du Conseil des ministres de la SADC,
cette organisation a vu le jour le 1er avril 1980 à Lusaka,
la capitale zambienne, par le biais d'une déclaration d'intention
ferme d'un regroupement d'intérêts qui s'intitulait
Southern Africa: towards economic development. S'ensuivit
l'adoption d'un Traité en bonne et due forme, le 17 août
1992, à Windhoek, en Namibie, qui marqua la fin des efforts
de coordination des pays membres et l'entrée de plain pied
dans la définition des objectifs à court et long
terme. Un de ces objectifs demeure la réduction de la pauvreté
et, si l'on en croit le compte rendu de Ramsamy, les deux jours
de discussions des ministres concernés présents
à Grand-Baie, mercredi dernier, ont permis une réflexion
fructueuse à ce sujet, ce qui lui a fait dire que "We
are steadfast in our determination to ensure the reduction of
poverty and eventually to elimimate it". Toutefois, semble-t-il,
conscients que la SADC demande encore à être connue
de ceux qu'elle prétend justement servir, les populations
concernées, sont ainsi prévues tout au long de cette
année dans les treize pays membres de l'organisation, diverses
activités dont des programmes à la radio, à
la télévision, des émissions de timbres postes,
des marches d'écoliers, des spectacles culturels et musicaux
et une vaste campagne de presse.
Budget augmenté à 100%
Faisant le compte rendu des travaux du Conseil des ministres de
l'organisation, Prega Ramsamy a annoncé qu'un budget de
fonctionnement pour le secrétariat de l'organisation de
l'ordre de 37, 543,966 millions de dollars U.S a été
voté. Comparé au budget précèdent,
ce montant représente une augmentation de 100%. En sus
du financement de ses programmes et activités consacrés
à la réduction de la pauvreté, ce budget
conséquent devrait aussi permettre à la SADC de
se doter d'une nouvelle structure organisationnelle. Ainsi, le
Conseil des ministres a décidé que, dans le but
de s'assurer que tous les pays membres sont équitablement
représentés au sein de ses structures, un système
de quota sera institué. Ce système fonctionnera
selon les principes suivant (a) aucun pays n'occupera plus qu'un
poste directeur du niveau de directeur à celui de secrétaire
exécutif (b) la mise en application de ce système
tiendra compte des dispositions déjà en place et
(c) un mécanisme opérationnel détaillé
sera présenté devant le prochain Conseil des ministres
en août et devra garantir l'équité.
50% des postes régionaux vacants réservés
aux femmes
Dans le but de s'assurer qu'il y a équilibre des genres,
le Conseil des ministres de la SADC a également décidé
que, dorénavant, 50% des postes régionaux vacants
au sein de l'organisation iront aux femmes. Pour l'instant, également,
des trois postes de haut niveau de Executive secretary, Deputy
Executive Secretary et Chief Director, au moins un doit revenir
à une femme.
Soutien à la candidature de Jayen Cuttaree
Le Conseil des ministres de la SADC a décidé d'apporter
son soutien à la candidature de notre ministre des Affaires
étrangères, M. Jayen Cuttaree, au poste de directeur
de l'Organisation mondiale du commerce (l'O.m.c). Le ministre
mauricien a jusqu'ici obtenu l'appui de l'Union africaine, du
bloc Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP), de pays asiatiques
et devrait obtenir également celui des pays de la Ligue
arabe. Selon Prega Ramsamy, en dépit de rapports défavorables
des médias occidentaux, la SADC est confiant que son favori
sortira gagnant sera choisi par l'O.m.c "vu le large soutien
dont il bénéficie déjà et son expérience
dans le domaine du commerce international." La SADC a
également accordé tout son appui à Simba
Makoni, un Zimbabwéen, qu'elle souhaiterait voir présider
la Banque africaine de développement (BAD). Celui-ci est
confronté à six autres candidats venant du Caméroun,
de l'Egypte, du Ghana, du Nigeria, du Rwanda et du Gabon.
Nouveau siège à Gaborone (Botswana)
Le 25 ème anniversaire de la SADC, cette année,
devrait aussi être marqué par la pose de la première
pierre du nouveau quartier général de l'organisation
à Gaborone (Botswana) en août prochain coïncidant
ainsi avec la tenue d'un sommet ordinaire prévu dans cette
ville. Ce QG, dont le rapport technique a déjà été
soumis, occupera une superficie de 11 343 mètres carrés
dans le centre des affaires de Gaborone. L'appel d'offre pour
son étude de faisabilité sera lancé, mercredi
prochain, 3 mars et restera valable jusqu'au 1er avril. Nous sommes
emballés que ce projet démarre dans la mesure où
il résoudra le problème de logement du secrétariat
la SADC, lequel doit présentement opérer dans deux
lieux différents dans la capitale botswanaise, a fait ressortir
M. Ramsamy.
Forum SADC-Inde
Le Conseil des ministres des Affaires étrangères
de l'Afrique australe a donné son feu vert pour la tenue
à Maurice, le 28 avril prochain, d'une session inaugural
du forum SADC-Inde. Ce forum a pour but d'établir et de
développer une coopération économique soutenue
entre les pays membres et la Grande péninsule.
Les axes prioritaires de cette coopération (impliquant
le partage de connaissances) porteront sur l'agriculture - particulièrement
l'irrigation - l'agroingénierie, le dry land farming,
la technologie des semences, l'investissement et le commerce,
la gestion des ressources en eaux, la promotion des petites et
moyennes entreprises et le développement de l'entreprenariat,
les produits pharmaceutiques et le développement des ressources
humaines.
L'Afrique australe compte beaucoup sur l'Inde, pays en fait le
plus avancés de la région Océan Indien pour
ce qui est de substituts de médicaments pouvant contenir
l'avancée du Sida.
Black-Out des 6 et 7 janvier
Le TAP confirme: aucun acte de sabotage au CEB
Le rapport de Trans Africa Project sur le Major Breakdown
dans la fourniture d'énergie électrique les 6 et
7 janvier dernier avec des pannes à la station de Nicolay
a écarté formellement la thèse de sabotage
au Central Electricity Board (CEB). Cette enquête
indépendante avait été commanditée
par la direction générale du CEB au lendemain de
ces pannes successives suite à des allégations d'acte
de sabotage et de négligence de la part du personnel du
CEB. La principale cause derrière l'explosion des transformateurs
à la station de Nicolay est le fort taux d'humidité
qui prévalait à cette période de l'année.
Le consultant de Trans Africa Project a saisi également
cette occasion pour formuler une série de recommandations
en vue d'arriver à une meilleure coordination au cours
de la phase de restoration de l'énergie électrique
après un black-out général. Il recommande
la mise en place d'une structure susceptible de fournir au public
en général les informations nécessaires sur
l'état des travaux de réparation.
La principale conclusion de l'enquête est catégorique:
la panne est due à un fort taux d'humidité qui a
affecté les transformateurs et non à un acte de
sabotage ou de négligence au CEB. " Based on past
experience, it is suspected that both Instrument Transformer failures
were caused by moisture ingress into the bulk paper oil insulation
(
) Since it is suspected that moisture ingress is the most
likely cause of the Instrument Transformer failures, it is concluded
that the two incidents (black-out des 6 et 7 janvier) do
not have any cause effect lonk, but indicates that this type of
Instrument Transformers are suspect of weak insulation ",
écrit le consultant Van Der Merwe dans son rapport soumis
au directeur général du CEB, Ravin Dajee.
A la suite de ces incidents, le CEB a pris la décision
d'éliminer cette catégorie de transformateurs à
la station de Nicolay. " The CEB has subsequently removed
all similar Instrument Transformers from Nicolay, which is considered
the correct action to minimise the risk of further failures and
the impact on human safety and equipment ", ajoute-t-il
en s'appuyant sur une longue analyse technique de la situation.
Le rapport de Trans Africa Project reconnaît l'importance
de la station de Nicolay dans le réseau de d'électricité
sur le plan national avec des conséquences étendues
en cas de panne. " The 66kV Nicolay Substation provides
an important node for the Fort George Power Station network integration
and system availability, but the substation design and configuration
does not cater for a single outage event contingency. This limitation
contributed significantly to the extent of the network disruption
following the faults at Nicolay ", ajoute-t-il.
La durée de la panne généralisée a
été étendue en raison d'un manque de coordination
lors de la phase de reconnexion. " A coordination mismatch
between the back up protection settings of the 66 kV feedrs and
the CTBV generation resulted in the unnecessary tripping of the
CTBV generation for a fault on the Nicolay Busbars. "
Le rapport affiche une note critique par rapport à l'absence
de coordination lors des Switching Operations. " Although
it appears that the established procedures were generally followed
during the system restoration phase a very large number of switching
operations took place that appears to be uncoordinated. "
Le consultant sud-africain est d'avis que " a more systematuc
approach to the restoration process could have eliminated some
duplicated switching and decreased the restoration period ".
Trans Africa Project recommande au CEB d'avoir recours
à un Customer Call Centre doté du personnel
et d'équipements nécessaires pour communiquer avec
les abonnés en cas de problème. " This will
alleviate the extra burden on the operator in the control centre
and improve restoration time. During the discussions with the
operator that was on duty in the control centre it was noted that
he had to deal with a very large number of incoming telephone
calls during this critical period. Many were from customers and
individuals making enquiries. This type of interruption makes
it difficult for the operator who is trying to follow a restoration
procedure, to continue after taking a call and then returning
to execute the next required step in the restoration switching
sequence ", note encore le rapport pur justifier la proposition
d'un Customer Call Centre.
| ||||||||||||