s p o r t s WEEK-END --- dimanche 20 février 2005



Hippisme - Assemblée générale du Mauritius Turf Club


Paul France Tennant succède à Jean-Michel Giraud


Football - Bilan financier 2004


L'AG spéciale promise par Vinod Persunnoo n'a toujours pas eu lieu


Football - Ligue des Champions d'Afrique: Dimanche dernier, au stade George V


L'ASPL 2000 sort par la grande porte


Football - Coupe de la République (1/4 de finale)


Rejoindre l'ASPL 2000 en demi-finale


Football - Parrainage en vue de la saison 2005


ASPL 2000 : Rs 100 000 de la MPA


7es JIOI - 2e réunion du CIJ du 24 au 26 février à Tananarive


MAYOTTE: nouvelle demande d'adhésion


5e Jeux de la CJSOI - Dans une lettre à Sylvette Pool (présidente)


La Réunion se désengage officiellement


Maurtius Olympians Association


Le CNOM veut une nouvelle direction


Athlétisme - Sportsman of The Year 2004


Jonathan Chimier : "Une motivation additionnelle"


Athlétisme - Cross Country League et Championnat de Maurice


Annabelle Triton championne de Maurice


Triathlon -Malta Guiness ATU Listed race


Les minima pas faciles à réaliser


Triathlon - Formation initiateur/animateur Fédéral BF 5


Michou Bhageea: "Fatigant mais très intéressant !"


Handisports - Mini championnat d'athlétisme


La VHPSFM parle de réussite


Tennis - Championnats d'Afrique Junior


Philippe Lemoine finalise la sélection mauricienne


Tennis - 3rd Mandron Touring (Paris) Junior Open


Mise en place du classement ITN


Tennis - Coupe Davis Groupe IV


Olivier Rey et Mathieu Vallet retenus


Tennis - Tournoi de Canterbury


Toorawa perd en demi-finale du tableau consolant


Tennis - 3rd Mandron Junior Open


14 des 19 matches disputés, malgré la pluie


Handball - À la suite de la réunion de jeudi dernier, au MJS


Un terrain d'entente trouvé entre l'AMH et Renaud Fabre


À la réunion du board du High Level Sport Unit, mercredi dernier


Nouvelle formule pour le Cash Prize Scheme


Handisports- Coup d'envoi des activités de l'AHPSF


Footballeurs et boulistes ouvrent le bal


Handisports - Vendredi, à Rose-Hill


Lancement de la pétanque par la MHPSF


Le calendrier 2005 de l'AMKF


La saison du développement


Motocyclisme - Championnat d'endurance Red Bull (3e et dernière épreuve)


Khoyratty-Bhugawn conserve son titre en 50-80cc


Motocyclisme - Assemblée générale élective de la FMM (ce samedi)


Gervais Antoine: "Je ne suis pas attaché au poste de président"


Judo - Coupe de l'Unité


Joseph Mounawah: "Le judo marche très bien"


Pétanque - Assemblée générale élective (4 mars)


Des élections régionales tenues dans la confusion


Badminton - Visite d'inspection de Raj Gaya en Éthiopie


"There is room for improvement"


Brèves



Hippisme - Assemblée générale du Mauritius Turf Club


Paul France Tennant succède à Jean-Michel Giraud

C'est dans une atmosphère bon enfant que s'est déroulée l'assemblée générale du Mauritius Turf Club, vendredi. L'information principale est que c'est Paul France Tennant qui a été désigné à l'unanimité pour succéder à Jean Michel Giraud à la présidence. Autre fait à signaler, William Chung et Jeenarain Soobagrah ont conservé leurs places au sein du panel des commissaires. Ils ont été effectivement réélus avec 131 et 113 voix respectivement, contre 52 à Henri Leblanc, qui a donc essuyé une sévère défaite. Les réélections de William Chung et Jeenarain Soobagrah sont également la preuve que la majorité des membres présents vendredi, approuvent la politique et les actions du panel des commissaires. Pouvait-il en être autrement car il faut savoir que malgré les nombreux obstacles auquel il a eu à faire face, Jean Michel Giraud a présenté un bilan financier positif avec un surplus de plus de Rs 8 millions. Par ailleurs, notons que le MTC compte douze nouveaux membres "fondateurs", à savoir Bruno Dumazel, Philippe Barau, Kreshna Ramdhony, Clifford Fon Sing, Vincent Allet, Maurice Allet, Radha Ramen, Dennis Blackburn, Francois Mousseron, David Chui Wan Cheong, Clifford Maniacara et Bijaye Kumar Sewocksingh.

Dans son rapport, Jean Michel Giraud a souligné qu'au niveau de l'assistance, le MTC a enregistré une meilleure moyenne en 2004 par rapport aux saisons 2002 et 2003 et cela, même si avec l'introduction du off course betting, le nombre d'entrées payantes a eu tendance à diminuer. C'est le cas également des chevaux importés a dit Jean Michel Giraud d'où l'appauvrissement du programme quelques fois. Cette baisse dans l'importation s'explique de par le fait que le prix des chevaux en Afrique du Sud a pris l'ascenseur et que le rand s'est apprécié de façon significative.

Jean Michel Giraud a dit qu'avec l'introduction de cinq outlets et qu'avec la tenue d'une journée supplémentaire, le chiffre d'affaire du Tote a connu une progression de 34% par rapport à la saison 2003. Dans la foulée, il a formulé le vœu que le Horse Racing Board augmente le nombre d'outlets afin que tout le monde en sorte gagnant. Le chiffre d'affaire déclaré par les bookmakers au MTC a aussi augmenté de près de 50%, passant de Rs 1,2 milliard à Rs 1.8 milliard mais malheureusement, selon Jean Michel Giraud, "le MTC a obtenu d'eux une redevance légèrement inférieure à celle de la saison précédente". Jean Michel Giraud ajoute que les bookmakers n'ont pas respecté le MOU, signé avec le MTC il y a trois ans.

Si Jean Michel Giraud a reconnu que le nombre des bookmakers a baissé, par contre a-t-il dit, il faut admettre que leur chiffre d'affaire a augmenté. Il a souligné que les discussions pour la saison 2005 sont déjà en cours entre le HRB et le MTC et qu'il est important que le pourcentage payé par les bookmakers se rapproche de celui du Tote. Par ailleurs, il a fait ressortir que le Horse Racing Bookmakers Association a logé une action en Cour pour s'opposer à la mise en place d'un server dont le rôle est d'assurer un meilleur contrôle sur les paris. Cette action est considérée comme étant "maladroite" par Jean Michel Giraud. Cela pour deux raisons spécifiques. D'abord, elle retardera la mise en service du server et donc, des paris off course chez les bookmakers et puis qu'on le veuille ou non, elle pourrait donner l'impression que les bookmakers ne sont pas pour la transparence. Il a ainsi, invité ces derniers à se montrer plus réalistes afin d'aider à soigner l'image du sport hippique.

Jean Michel Giraud a abordé brièvement les mérites de la nouvelle catégorisation des chevaux, introduite en 2004 et les relations fructueuses développées avec les autorités de Dubaï. En ce qu'il s'agit de ses relations avec la presse, il a dit: "En dépit de nos efforts de donner accès au maximum d'informations à la presse écrite, parlée et télévisée, nous avons assisté à des dérapages d'une certaine partie de la presse et nous avons eu à réagir en conséquence. Je ne vais pas m'étendre longuement sur ce sujet puisque nous avons initié quelques actions légales, mais je voudrais encore une fois vous dire que les commissaires ne sont pas allergiques aux critiques d'où qu'elles viennent. Par contre, quand le MTC, à travers ses exécutifs ou ses commissaires sont calomniés, dénigrés ou diffamés, quand nous voyons publier de fausses informations par conséquent induisant les turfistes en erreur, nous ne pouvons rester les bras croisés".

En ce qu'il s'agit de la Mauritius Broadcasting Corporation, il a dit que celle-ci reçoit Rs 600,000 par an pour retransmettre les courses en direct. Il constate que malgré la somme investie, la retransmission n'est pas toujours de qualité. Il s'est appuyé sur les manquements notés lors de la journée internationale pour soutenir ses propos. Il faut dire qu'effectivement, certaines courses lors de cette journée avaient été prises en cours de route, dont une après les 600 premiers mètres. Il a soutenu que la retransmission se fait à la va vite que de ce fait, les turfistes n'ont pas suffisamment d'informations. Aussi, Jean Michel Giraud a déclaré que le MTC étudie en ce moment la possibilité de produire ses propres images avec pour objectif de satisfaire pleinement les turfistes mauriciens et également étrangers. Il a annoncé la mise sur pied d'un studio dont le budget a déjà été prévu.

Le projet Bagatelle pour la construction d'un nouvel hippodrome a aussi fait l'objet de commentaires de Jean Michel Giraud qui a laissé entendre que les discussions entamées avec la State Land Development Corporation ont stagné. "Malgré nos nombreuses démarches, nous n'avons pu obtenir les contours exacts des 140 arpents du nouveau centre équestre. De notre côté, plusieurs comités se sont penchés sur tous les aspects techniques du projet que nous avons fait parvenir à France Cheval service à qui nous avons confié la rédaction du cahier des charges. Nous pensons que le MTC ne pourra attendre indéfiniment une décision de la SLDC et nous nous penchons sur d'autres alternatives, sur des terres appartenant au secteur privé", a commenté Jean Michel Giraud qui a profité de l'occasion pour féliciter tous les champions 2004 de Rai Joorawon à Jeffrey Lloyd en passant par Philippe Henry et tout l'entourage de l'écurie Gujadhur pour les prouesses de leur crack, Hinterland.



La continuité…

Henri Leblanc allait-il pouvoir se faire élire à la place soit de William Chung, soit de Jeenarain Soobagrah? Cette question était sur toutes les lèvres tout au long de la semaine écoulée. Vendredi, à quelques heures du scrutin, le ton est monté d'un cran. Si bien qu'on parlait d'une lutte épique, d'une lutte sans merci et que Henri Leblanc avait d'excellentes chances de franchir l'arrivée en vainqueur ou à la rigueur en deuxième position, ce qui lui aurait suffi pour se retrouver dans le panel des commissaires pour la prochaine saison.

Les partisans de Henri Leblanc avaient effectivement déployé les gros moyens avec notamment l'apport de deux anciens entraîneurs mais il semblerait que leurs efforts ont été vains car l'issue du scrutin n'a jamais fait de doute comme en témoigne les résultats: William Chung 131 voix, Jeenarain Soobagrah 113 et Henri Leblanc 52. La défaite a été pour le moins cuisante mais compréhensible dans la mesure où la majorité des membres du MTC ont confiance dans l'actuel panel des commissaires et ne voulaient nullement d'un changement.

À un membre du MTC qui lui a dit: "Bad luck Henri!", le malheureux candidat a répliqué: "Dans cette affaire-là, il n'y a pas de bad luck!" Si Henri Leblanc était déçu, ses partisans l'étaient encore plus. Eh oui, ils paraissaient beaucoup plus affectés et cela se lisait sur leur visage.

Après la réélection de William Chung et Jeenrain Soobagrah, les commissaires se sont réunis pour désigner sans grande surprise Paul France Tennant comme président. Ce dernier a laissé entendre qu'il poursuivra le travail déjà commencé dans le but de ne pas freiner la progression des dossiers déjà en cours.


Football - Bilan financier 2004


L'AG spéciale promise par Vinod Persunnoo n'a toujours pas eu lieu

"…Nous aurons une assemblée générale spéciale fin janvier pour avaliser les comptes tout en discutant des implications financières du Goal Project", avait déclaré le président de la Mauritius Football Association (MFA), Vinod Persunnoo, à notre confrère Le Mauricien, après l'assemblée générale annuelle de l'association, qui s'était tenue le 28 décembre dernier, au stade George V. Force est cependant de constater qu'aucune assemblée générale spéciale ne s'est tenue, jusqu'ici, comme l'avait promis Vinod Persunnoo. Et nous en sommes déjà au mois de février qui tire même, à sa fin. Cette promesse non tenue a donné lieu à pas mal d'interrogations, notamment en ce qui concerne les procédures de vente des locaux de la MFA, sis à la Chancery House, Port-Louis. La validité de l'assemblée générale du 28 décembre est également questionnée dans la mesure où l'association n'avait pas déposé son bilan financier pour l'année écoulée. Est-il possible de tenir une assemblée générale sans présenter ses comptes ? Selon nos informations, cette situation aurait été occasionnée par le fameux 'waiver of notice' inscrit à l'agenda ! Pour soutenir la démarche de la MFA de ne pas présenter ses comptes, Vinod Persunnoo avait déclaré que le mode de fonctionnement financier de l'association a changé et ce, depuis novembre dernier.

Il n'y a donc point eu d'assemblée générale spéciale de la MFA, à la fin de janvier dernier, comme l'avait annoncé son président, Vinod Persunnoo. Vingt jours se sont écoulés depuis la fin du mois de janvier et toujours aucun signe de la tenue de cette fameuse assemblée générale spéciale. Pourtant, ce même Vinod Persunnoo avait déclaré, à un quotidien, à l'heure où il vantait les mérites de son équipe d'avoir pu réduire les dettes de la fédération que: "Des Rs 5M notées l'année dernière, je peux vous dire que nous sommes à moins de Rs 2 M actuellement. La vente de nos locaux à la Chancery House a largement contribué à diminuer nos dettes. Nous aurons une A.G. spéciale fin janvier pour avaliser les comptes tout en discutant des implications financières du Goal Project".

En l'absence de documents attestant de la crédibilité des propos du président de la MFA, les membres présents n'ont rien trouvé à dire. Sans doute sont-ils restés "admiratifs" devant les propos de Vinod Persunnoo. Question peut-être de ne pas gâcher l'ambiance et surtout, de ne pas se mettre en mauvais termes avec la fédération. Et ce pour des raisons évidentes. Il n'y a donc eu point de questions pertinentes, à l'exception d'une interpellation d'un membre sur les procédures de vente des locaux de la MFA, à Port-Louis. Il avait, selon nos informations, soulevé un point sensible sur la question après avoir écouté le discours de Vinod Persunnoo qui aurait indiqué, lors de l'assemblée générale annuelle du 28 décembre, que la fédération avait pu bénéficier d'un meilleur prix après négociations du "highest tender" ! Ce dirigeant avait ainsi fait remarquer au président de la MFA qu'un "tender" n'était pas négociable. Si tel avait été effectivement le cas, avait-il fait ressortir, la situation était alors très grave ! Ce dirigeant avait promis de revenir sur la question lors de l'assemblée générale spéciale de fin janvier, mais devra encore patienter. Un autre dirigeant avait, pour sa part, évoqué la non-distribution des Rules & Regulations de la fédération (voir plus loin).

Par ailleurs, la MFA, contrairement à ce qui se fait normalement aux assemblées générales annuelles des fédérations sportives, n'a pas déposé son bilan financier pour l'année écoulée ! En guise d'explication, Vinod Persunnoo avait déclaré à Le Mauricien, en décembre dernier: "J'ai expliqué aux membres que notre mode de fonctionnement financier a changé avec la soumission d'un compte séparé et audité à la FIFA concernant son programme d'assistance financière. Cela a été fait fin novembre et maintenant, les auditeurs s'attellent à compléter notre compte général".

Cette déclaration de Vinod Persunnoo est pour le moins surprenante. Elle est même très loin de convaincre. Car qu'on le veuille ou non, la MFA aurait pu présenter son bilan financier en attendant que le compte de la Fédération internationale de Football Association (FIFA) soit audité ! Au cas contraire, elle aurait pu attendre que tous les comptes soient complétés avant de tenir son assemblée générale annuelle. Ce qui aurait été, en somme, plus logique. Ce que nous n'arrivons cependant pas à comprendre, c'est l'empressement de la MFA pour tenir cette assemblée générale annuelle sans pour autant présenter ses comptes.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la démarche de la MFA n'est pas sérieuse. D'ailleurs, au cours de ces dernières années, cette association a fait preuve d'un manque flagrant de transparence. Et ils sont nombreux à savoir de quoi nous parlons !



Les clubs dans l'attente des règlements de la MFA: Deux ans que ça dure !

Cela fait deux ans que l'actuel comité de la MFA est officiellement en poste et ce, suite à l'assemblée générale élective très controversée du 19 décembre 2002. Ils ont été d'ailleurs nombreux à indiquer qu'il n'y avait pas eu de 'free & fair election' pour suppléer au fameux "ad hoc ou caretaker committee". Pour rappel, le "ad hoc ou caretaker committee" de la MFA avait adopté les nouveaux statuts avant cette assemblée générale élective. Toutefois, et ce, après deux ans, les clubs membres n'ont toujours pas obtenu une copie de ces fameux Rules & Regulations de la fédération. Un membre de l'assemblée avait voulu en savoir plus, lors de la réunion de décembre dernier. On lui a toutefois laissé entendre que les fameux Rules & Regulations allaient être mis à la disposition des clubs après que les amendements apportés au Sports Act y soient inclus. En somme, les clubs membres de la MFA ont œuvré pendant deux ans sous une instance sans être au courant des paramètres régissant cette fédération. Une situation qui n'est certainement pas normale sauf, bien sûr, pour ceux qui sont à la tête du football local.



Les sanctions: Pas avec la même fermeté

Dans une déclaration à Week-End, l'année dernière, le président de la MFA, Vinod Persunnoo, avait souligné que la fédération allait de montrer intransigeante envers les contrevenants. Force est toutefois de constater que le discours du président de la MFA n'a guère convaincu. La MFA n'a jamais été en mesure d'agir avec la même fermeté dans tous les cas. À titre d'exemple, le milieu de terrain de Faucon Flacq SC, Colin Bell, avait écopé d'une longue suspension pour un problème d'adresse, alors que Ruddy Edwards (USBB/RH), Westley Laboucherie et Stevenson Hollingsworth (Savanne SC) avaient eux écopé d'une banale amende après avoir signé avec deux clubs différents en début de saison !

À l'occasion, Vinod Persunnoo avait déclaré: "Nous avons examiné les différents cas et je dois dire que les lois seront encore plus rigides, la saison prochaine. Pour les trois joueurs précités, nous avons infligé une amende de Rs 2 500 au lieu de les sanctionner pour trois mois. Savanne SC participera à la Coupe d'Afrique. Faudé pas ki ena ene mauvaise interprétation et dire ki pas pé sanctionné. Nous pé prend en considération la loi, l'avenir joueur et participation en coupe d'Afrique. Nous pé fer tout sa la en gardant esprit rigidité de la loi". Le vice-président de Faucon Flacq SC, Ibrahim Amod, avait écopé, lui, d'une suspension à vie, pour mauvais comportement, alors que l'entraîneur de l'AS Rivière du Rempart, Ashok Chundunsing, rapporté à deux reprises par l'arbitre, avait pris…deux matches ! Laval Valère (Grand Port United) et Devanand Rittoo (entraîneur des jeunes de Quatre Bornes) qui ont été également durs à l'encontre de l'arbitre en ont pris pour trois mois ! Récemment, un article de presse avait fait état de la convocation d'Ashok Chundunsing, et du dirigeant de l'AS Vacoas/Phœnix, Alain Roque, entre autres, devant un comité disciplinaire pour mauvais comportement. Depuis, on a plus rien entendu. Les deux personnes ont-elles été suspendues ? Nous ne le savons pas encore.


Football - Ligue des Champions d'Afrique: Dimanche dernier, au stade George V


L'ASPL 2000 sort par la grande porte

L'exploit n'a donc pas eu lieu, dimanche au stade George V. L'ASPL 2000 n'ira pas au de-là des préliminaires de la Ligue des Champions d'Afrique. Il n'empêche qu'elle a quitté la compétition par la grande porte. Battue à l'aller (0-2), la formation de la capitale a sorti une prestation héroïque pour s'imposer (2-1) face à un grand d'Afrique du Sud, à savoir Kaizer Chiefs. Insuffisant toutefois pour se qualifier pour le prochain tour, puisqu'au combiné, elle s'incline sur le score de trois buts à deux.

"Le plus important, c'est qu'ils (Ndlr: les joueurs de l'ASPL 2000) sortent la tête haute de ce match", avait déclaré l'entraîneur Sarjoo Gowreesunkur, à l'issue de la rencontre. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a de quoi être fier, puisque ses joueurs ont effectivement réalisé un grand match face à une référence du football sud-africain. Un club qui se passe de présentation et qui possède, comme l'avait souligné Sarjoo Gowreesunkur lui-même récemment, des installations identiques à ceux des équipes de la Premiership (Angleterre). Les Portlouisiens ont tout donné dans ce match. La preuve: Giovany Jeannot et autre Thierry Collet ont été victimes de crampes.

Les Mauriciens, aussi bien que les deux Malawites, Heston Munthali et Prince Chihana, ne se sont épargné aucun effort pour tenter de changer les données. Toutefois, il n'y avait rien à faire. Les Sud-Africains ont certes paru prenables par moments, mais lorsqu'ils l'ont voulu, ils ont haussé le niveau. Ce qui leur a donné pas moins de quatre occasions franches. Fort heureusement, le portier mauricien, Jean-François Ammomoothoo, était présent pour réaliser des arrêts déterminants. Kaizer Chiefs a été redoutable. Elle était venue chercher un but et elle l'a obtenu. Suffisant pour mettre les Mauriciens dans une situation compliquée. Par la suite, elle n'a fait que gérer en procédant à une bonne circulation du ballon. Ce qui a rendu la tâche des locaux encore plus difficile.

Conscients du retard à rattraper, les protégés de Sarjoo Gowreesunkur ont entamé le match comme il se doit. Avec un jeu bien posé, ils ont, petit à petit, mis l'adversaire en difficulté. Les deux ailiers que sont Giovany Jeannot et Kervin Godon ont apporté tout leur savoir-faire sur les côtés. Ce dernier trouva même la transversale, à la 22e minute, sur un centre, alors que sur le rebond, la frappe de Giovany Jeannot était repoussée en corner. L'ASPL 2000 a toutefois trouvé la faille, 4 minutes plus tard, lorsque le Malawite Prince Chihana déposa le ballon sur la tête de son compatriote Heston Munthali, qui trompa Rowen Fernandez. Cet avantage a été cependant de courte durée, puisqu'Arthur Zwané, bien décalé par David Radebe, égalisa.

Après la pause, les Mauriciens ont repris les devants (48e), lorsque Prince Chihana subtilisa le ballon à Fabian Mc Carthy avant de remettre à Heston Munthali qui ne s'est pas fait prier pour marquer. Par la suite, l'ASPL 2000 a tenté quelques offensives, mais sans succès. Après le match, Sarjoo Gowreesunkur a été très réaliste dans ses déclarations. "En football, vous avez des regrets lorsque vous n'obtenez pas la qualification. Mais lorsque vous avez pratiqué un bon football, vous avez toutes les raisons d'être fiers. Nous n'avons pas fait un mauvais match et nous avons pris un maximum de risques. Ce match aurait pu se terminer avec une victoire (4-1) de l'ASPL 2000 où une victoire de Kaizer Chiefs (3-2). Si on prend en considération le passé glorieux de l'adversaire, comparativement au nouveau né qu'est l'ASPL 2000, nous devons être fiers", a-t-il déclaré.

De son côté, l'entraîneur roumain de Kaizer Chiefs, Ted Dumitru, a indiqué que le match n'a pas été plus difficile qu'attendu. Selon lui, son équipe n'a jamais douté. "Je dois admettre que l'adversaire a fait pression. Mais je savais qu'on allait marquer à n'importe quel moment. À aucun moment, nous n'avons douté. Je savais qu'on accéderait au prochain tour. Nous avons d'ailleurs obtenu quatre occasions nettes, face au gardien, et je pense que notre qualification est tout à fait méritée", a-t-il souligné.



Feuille de match

ASPL 2000: Jean-François Ammomoothoo - Bruno Ravinah (Sakir Saïb, 54e), Cyril Mourgine, Henri Spéville, Stéphan L'Enflé - Giovanni Jeannot, Gilbert Bayaram et Thierry Collet (Kersley Appou, 72e), Kervin Godon - Prince Chihana et Heston Munthali (Westley Marquette 88e)

Carton jaune: Stéphan L'Enflé (58e)

Kaizer Chiefs: Rowen Fernandez - Cyril Nzama, Patrick Mabedi, Fabian McCarthy et Patrick Mayo - Arthur Zwane, Gerald Sibeko, Tinashe Nengomasha et Emmanuel Ngobese (Rene Richards, 72e) - Collins Mbesuma et David Radebe

Arbitre: Jean-Claude Labrosse (Seychelles)

Arbitre Assistants: Jossy Cedras & Winsley Françoise (Seychelles)

Commissaire: Issack Pedro (Mozambique).

Spectateurs payants: 1 317


Football - Coupe de la République (1/4 de finale)


Rejoindre l'ASPL 2000 en demi-finale

Les quarts de finale de la coupe de la République seront disputés aujourd'hui. Après le premier face à face qui a vu l'ASPL 2000 se qualifier pour les demi-finales, en dominant Arsenal Wanderers, les trois matches restants seront joués cet après-midi. C'est la rencontre mettant aux prises l'Olympique Moka à l'USBBRH, au stade Anjalay Coopen, qui s'annonce la plus intéressante à suivre. La première nommée, quatrième lors du tour préliminaire du championnat de première division, a connu une belle progression sous la direction de Fidy Rasoanaivo. Les jeunes s'affirment de match en match et ce n'est certainement pas par hasard que Feizal Ramdin a été appelé en présélection par les entraîneurs Elvis Antoine et Rajesh Gunesh. Qui plus est, l'entraîneur de l'équipe pourra compter sur des joueurs d'expérience à l'image des Pascal Mounsamy et autre James Pierre Louis. De l'autre côté, on devrait voir une équipe de l'USBB/RH beaucoup plus compétitive, d'autant qu'elle a eu la chance d'effectuer une première mise en jambes, cette année, en rencontrant Faucon Flacq SC, lors du premier tour de cette compétition. De plus, la formation des villes-sœurs pourra compter sur les joueurs de qualité que sont Tony François, Hailey Appadou et Sewram Gobin entre autres. Les deux autres matches au programme, à savoir AS Vacoas/Phœnix v/s Pamplemousses SC, au stade Sir Gaëtan Duval, à Rose-Hill, et Grand Port United v/s Savanne SC, au stade Guy Rozemont.


Football - Parrainage en vue de la saison 2005


ASPL 2000 : Rs 100 000 de la MPA

L'Association Sportive Port-Louis 2000 (ASPL 2000) a vu son parrainage de la Mauritius Port Authority (MPA) reconduit pour une année supplémentaire. Eddy Boissézon, président du conseil d'administration de la MPA, a remis un chèque de Rs 100 000, jeudi dernier à Jean-Claude Armoogum, président du club Portlouisien, à son siège au Champ de Mars. Dans son discours, Eddy Boissézon a félicité l'ASPL 2000 pour sa performance sportive durant la saison écoulée. " J'ai également une pensée spéciale pour le dernier tournoi africain. La performance est porteuse d'espoir pour le futur ", a soutenu le président de la MPA. Il avait à ses côtés le capitaine Wong Chung Toi, Directeur général de la MPA. De son côté, Jean-Claude Armoogum a plaidé pour une révision à la hausse de son sponsorship annuel. L'ASPL 2000, qui s'est distinguée ces trois dernières années en devant championne de Maurice, compte plusieurs partenaires financiers, à savoir la mairie de Port Louis, Ireland Blyth Limited, la Development Bank of Mauritius et la Mauritius Ports Authority.


7es JIOI - 2e réunion du CIJ du 24 au 26 février à Tananarive


MAYOTTE: nouvelle demande d'adhésion

On parle enfin des choses sérieuses. Les membres du Comité International des Jeux (CIJ) qui se réunissent du 24 au 26 prochain au Palais des Sports à Tananarive, dans le cadre de l'organisation des 7es Jeux des Îles, auront plus de travail que lors du premier rendez-vous qui a eu lieu en mars 2004. L'agenda qui a été proposé par le Comité Olympique Malgache (Com) se compose de dix points, avec des dossiers les uns plus intéressants que les autres. Avec par exemple, la demande du Comité Régional Olympique et Sportif (CROS) de la Réunion pour une adhésion de Mayotte au sein du CIJ. Un dossier qui, à n'en point douter, enflammera les discussions, surtout si on prend en considération le fait que c'est justement à cause de Mayotte que La Réunion s'est désengagée pour l'organisation des 4es Jeux de la CJSOI (Commission Jeunesse et Sports de l'Océan Indien) prévus pour août de cette année. Autre sujet qui risque de déboucher sur des échanges de vue animés, c'est la question de la mise en place d'un secrétariat permanent pour le CIJ. Le rapport du CROS sur ce dossier est attendu, mais selon nos informations, tout laisse croire que le projet d'un site Internet sera favorisé au détriment d'un bureau permanent.

Les autorités malgaches sont sur le qui-vive depuis l'annonce de l'organisation de cette deuxième réunion du CIJ pour les 7es JIOI. Pour le Com et le ministère malgache de la Jeunesse et des Sports, c'est le rendez-vous à ne rater sous aucun prétexte. Pour la bonne et simple raison qu'après la première réunion tenue en mars 2004, les membres du CIJ avaient regagné leur pays sur un goût d'inachevé. Du fait que rien de concret en manière d'organisation ne leur avait été proposé en attendant 2007. Cependant, ce sera chose faite lors de cette deuxième réunion, car les deux premiers points qui ont été inscrits à l'agenda sont la présentation des membres du COJI et le premier rapport de ce même COJI. Deux items qui plongeront les membres du CIJ dans l'organisation des 7es Jeux.

Passer au second plan

Certes, la composition du COJI et son premier rapport - qui risque d'être très sommaire du fait que ce n'est qu'en 2005 que le gouvernement et le comité olympique malgache ont commencer à se retrouver autour de la table de discussions avec à l'agenda les 7es JIOI - sont attendus avec impatience. Mais l'expérience nous fait dire que ces deux points risquent de passer au second plan avec la nouvelle demande du CROS de la Réunion pour l'adhésion de Mayotte au sein du CIJ. Le fait même que ce point ait été inscrit en huitième position à l'agenda n'est pas étranger à la démarche qui est en cours.

Il va sans dire que le CROS de la Réunion aura, au moins 48 heures pour "négocier" en coulisses pour tenter de convaincre de la nécessité que Mayotte soit partie prenante du CIJ. "Il faut que nous soyons très clairs sur ce dossier. Si le CROS revient avec une demande d'adhésion c'est parce que l'État nous demande de jouer les premiers rôles au sein du CIJ. Nous allons une fois de plus demander aux membres du CIJ de considérer cette demande. Il est vrai, cependant, de dire que le CROS ne fonde pas de grands espoirs sur le fait de pouvoir changer la position des pays membres du CIJ. Mais en tant que mouvement sportif français nous devons faire notre devoir", a expliqué vendredi à Week-End, Jeannick Moreau.

Situation regrettable

Le président du CROS sait avec pertinence que sa démarche fonce tout droit vers un refus. Du reste, il avoue à Week-End qu'il "connaît d'avance la réponse". Pour ceux qui ont suivi les différentes réunions du CIJ de 1995 - année au cours de laquelle La Réunion avait commencé les préparatifs pour les Jeux de 1998 - à ce jour, Mayotte a toujours été un sujet de préoccupation pour les membres du CIJ. Le CROS et la Préfecture de l'île sœur n'ont jamais raté une occasion de faire avancer la cause mahoraise. On se souviendra même qu'en deux fois - 1998 et 2003 - l'île aux parfums avait été utilisée comme une épée de Damoclès par les politiques français, y compris le Président de la République, Jacques Chirac.

"La participation des sportifs Mahorais aux Jeux de l'Océan Indien s'inscrit naturellement dans ce cadre. C'est un symbole auquel la France est très sensible. Avec toute l'amitié et toute la fermeté nécessaire, nous devons faire comprendre à nos partenaires que l'éthique du sport ne peut s'accommoder d'aucune discrimination. Je tiens à être clair sur ce point: la France ne saurait garantir sa contribution au financement d'événements sportifs auxquels les jeunes Mahorais se verraient encore refuser la possibilité de participer", avait-il notamment déclaré à la place du marché de Mamoudzou lors de son passage dans l'île le samedi 19 mai 2001.

L'engagement de Jacques Chirac

Aujourd'hui, il est clair que cet engagement de Jacques Chirac - fait lors d'une campagne électorale - a été respecté par les politiques à La Réunion avec le retrait de l'île sœur pour l'organisation des 4es Jeux de la CJSOI. Cette menace, la France ne pouvait la faire à Maurice en 2003, mais elle l'a mise à exécution en 2005. Certes, il ne le dit pas haut et fort, mais ce retrait embarrasse sérieusement le président du CROS. "Il était inconcevable, depuis le départ, tant pour le mouvement sportif que pour l'ensemble des Réunionnais de faire évoluer une équipe sous l'étiquette de France de l'Océan Indien (FOI). C'est regrettable pour la jeunesse des îles que ces jeux n'ont pas eu lieu. Mais la cause était connue d'avance. Maintenant comment trouver une avancée sur ce dossier, c'est là toute la question", martèle Jeannick Moreau.

C'est probablement avec l'esprit incertain que notre interlocuteur va se rendre à Madagascar pour défendre un dossier dont il connaît déjà l'issue. Autre dossier que le CROS défendra devant le CIJ, est le projet pour la mise en place d'un secrétariat permanent. Selon l'agenda de la réunion, le CROS y fera un rapport sur la question, après les discussions qui ont eu lieu à Maurice en 2003 et à Madagascar en 2004. Selon nos informations, il s'avère qu'il est très peu probable que le CIJ prenne la décision de mettre en place un bureau permanent à Maurice avec la collaboration de la CJSOI. Car il existe à l'intérieur même du CIJ une opposition à ce projet. D'où, dit-on, l'existence d'un PLAN B afin que le CIJ ait une vie "associative" entre deux éditions des Jeux. Le PLAN B consisterait en fait en un site Internet où sont mis "online" tous les documents officiels du CIJ et les archives depuis 1979. Au passage, la contribution de notre compatriote Yves Fanchette (Commissaire des Jeux de 85 et secrétaire général du COJI pour les Jeux de 2003) est vivement saluée par les Réunionnais.



Choix des disciplines: Lesquelles seront sacrifiées ?

Le choix des disciplines sera l'autre plat de résistance de cette deuxième réunion du Comité International des Jeux (CIJ). Surtout si on considère le fait que la première liste du CIJ comprend 29 disciplines et que Madagascar s'est dit prête à accueillir un maximum de 13 disciplines. Comme ce fut le cas à Maurice. Cependant, après un vote qui a été fait en mars 2004, cette liste avait été réduite de 29 à 15 et comme il fallait s'y attendre les disciplines traditionnelles ont trouvé une place de choix. C'est la raison pour laquelle on se pose la question de savoir quels seront les sports sacrifiés la semaine prochaine à Tana, afin de faire de la place à trois disciplines fortement citées. À savoir le karaté, le tae kwon do et la pétanque. Il nous revient qu'il existe dans la Grande île des lobbies importants pour inclure la pétanque et le karaté dans le programme des Jeux. Ces deux disciplines sont considérées comme des sports nationaux, non seulement en raison de leur popularité, mais également pour le nombre de pratiquants. Dans ce contexte, on ne donne pas cher de la peau de la voile, car de la Grande Île on explique que les moyens manquent pour organiser les compétitions dans les meilleures conditions. Attentons voir…



Présence des délégués du CIJ: Les Comores et les Maldives probablement absents

À vendredi dernier tout laissait croire que le CIJ se réunira au Palais du Sports et de la Culture (Stade de Mahamasina) sans les représentants des Comores et des Maldives. Le président du Comité Olympique Comorien, Ibrahim Ben Ali a, selon nos informations, cherché un renvoi de la réunion pour mars, afin d'être en mesure de faire le déplacement. Cependant, cette demande n'a pu être considérée par le Com en raison du degré dans l'avancement des préparatifs et la demande tardive de Ben Ali. Par contre, les Maldives ont certes fait part par téléphone, de leur présence à Madagascar, mais à vendredi toujours, le Com n'avait obtenu aucune confirmation.

Par contre, Maurice, Seychelles et Réunion seront bel et bien présents à Tana du 23 au 27 prochain. Le président du CNOM, Chintamun Rambocus, sera accompagné de son secrétaire général, Ram Ruhee et de son premier vice-président, Cyril Godère (qui suit le dossier du CIJ depuis 1997). Pour sa part, le ministère de la Jeunesse et des Sports a délégué son directeur des Sports, Novin Gaya, comme ce fut le cas en mars 2004. Pour les Seychelles, Antonio Gopal (président du CIJ) sera accompagné de Hebetty Almcindor, alors que La Réunion aura au sein de sa délégation Jeannick Moreau (président du CROS), Thierry Grimaud, Jean-Paul Nauguet et Daniel Boiley (DDJS).



Durant trois jours: Agenda en 10 points et visites de courtoisie

Comme mentionné plus haut, l'agenda proposé par le Com est en dix points et sera débattu sur trois jours. Mais les réunions seront entrecoupées par des visites de courtoisie. L'agenda se lit comme suit: (i) approbation du dernier PV de la réunion du 29-31 mars 2004 (ii) questions découlant du PV; (iii) Amendements à la Charte des Jeux des Îles; (iv) présentation du COJI des 7es Jeux ; (v) rapport du COJI des 7es Jeux; (vi) choix des disciplines, handisport compris; (vii) secrétariat permanent: rapport du CROS; (iix) candidature de Mayotte, (ix) candidature 2011 et (x) divers.


5e Jeux de la CJSOI - Dans une lettre à Sylvette Pool (présidente)


La Réunion se désengage officiellement

"Malgré toutes mes sollicitations, écrites et verbales, les autorités réunionnaises n'ont pas jugé utile de préciser leurs intentions quant à l'organisation des Jeux en août 2005", déclarait Ram Lollchand dans notre édition du 6 février dernier. Faut croire que la déclaration du secrétaire général de la Commission Jeunesse et Sports de l'Océan Indien (CJSOI) n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd. En effet, 24 heures après la publication de la position de notre compatriote, le Préfet Dominique Vian a pris sa plume pour officialiser le désengagement de la Réunion pour l'organisation des 5es Jeux de la CJSOI. Le représentant de l'État français a, entre autres, souligné "les difficultés actuelles" pour justifier cette décision à la présidente de la CJSOI, Sylvette Pool. Du coup - justement à cause de ces "difficultés actuelles" - la crainte que le cas Mayotte ait un effet boomerang sur les 7es JIOI est sérieusement prise en considération.

Longtemps attendue, enfin arrivée serait-on tenté de dire. La lettre du Préfet de l'île sœur est venu mettre un point final à tous les doutes et les spéculations qui entouraient ce dossier. Selon nos informations, il s'avère que l'article de Week-End en date du 6 février a fait mouche à la Réunion. Nous apprenons, en effet, que le directeur du département de la Jeunesse et des Sports (DDJS), Alain Boiley, aurait pris immédiatement contact avec le Préfet après la publication de notre article. Un article dans lequel, le secrétaire général de la CJSOI regrettait le mutisme de La Réunion, alors que les 5es Jeux étaient prévus pour août de cette année. Du reste, après avoir dénoncé le mutisme réunionnais, Ram Lollchand avait aussi évoqué qu'il était "très difficile que La Réunion respecte ses engagements pour août 2005".

D'où le fait que 24 heures après la publication de l'article, Dominique Vian trouve une porte de sortie en évoquant les "difficultés actuelles" pour organiser les Jeux dans un aussi court délai. Pour l'heure, aucune information officielle n'a transpiré sur la teneur de la lettre du Préfet de La Réunion. Cependant, tout laisse croire que Dominique Vian a évoqué le fait que les partenaires dans l'organisation de cette manifestation, à savoir le Conseil Régional et le Conseil Général, n'ont pas été favorables à l'idée que Mayotte ne soit pas partie prenante de ces Jeux comme une entité à part entière.

"Li dit li pas fait encore"

Il faut toutefois dire qu'en juillet 2004, les trois forces politiques de l'île sœur (La Préfecture et les Conseils Régional et Général) avaient pourtant donné leur accord pour organiser les Jeux sous la formule préconisée par le conseil des ministres de la CJSOI. À savoir que les athlètes de Mayotte et de Réunion allaient former une seule équipe, sous le label France de l'Océan Indien (FOI). Position confirmée par l'ex-Préfet de La Réunion, Gonthier Friederici dans une lettre en date du 30 juillet: "Je vous confirme bien volontiers que conformément aux statuts et aux décisions de la CJSOI, la France-Réunion entend engager, comme chacun des cinq autres membres, une seule et unique délégation, englobant des jeunes réunionnais et Mahorais, qui pourrait prendre le nom de France-Réunion de l'Océan Indien".

Comme on le dit dans le patois réunionnais: "li dit li pas fait encore". Dominique Vian, qui a pris ses fonctions durant le dernier semestre de 2004, est venu de ce fait changer les données au détriment de la jeunesse de l'Océan Indien. Car, d'une part, il a gardé le silence le plus complet sur ce dossier et d'autre part, en tant que Préfet, il a renié l'engagement pris par son prédécesseur. L'histoire de la CJSOI retiendra non seulement, le non-respect de la parole donnée, mais également que la politique a eu raison du sport, qui pourtant est reconnu mondialement comme élément unificateur.

Maurice: la roue de secours

Dans les coulisses de la CJSOI, le passage de témoin à Maurice est plus que jamais évoqué avec persistance. Il se pointe même en tête dans l'agenda de Belle Rose. Du reste, la présidente de la CJSOI, la Seychelloise Sylvette Pool, aurait eu une longue conversation avec le secrétaire général de cette instance, afin que le nécessaire soit fait pour "inviter" Maurice à être le candidat officiel pour 2006. Un peu à la manière du Conseil International des Jeux des Îles (CIJ) en 1999, lorsque les Comores avaient "step down" après avoir pris le drapeau à La Réunion à la clôture des 5es JIOI. À n'en point douter, Maurice est devenu la roue de secours des instances sportives régionales.

Cependant, si le désengagement de La Réunion ne constitue pas une surprise, par contre, le geste tente à rouvrir un vieux dossier: Mayotte. Au CIJ, c'est même connu comme une épine dont on se débarrasse difficilement. Le fait même que la candidature de Mayotte ait été mise à l'agenda (voir plus loin) à la demande de La Réunion, n'est pas dû au hasard. Le fait que le cas Mayotte ait un effet boomerang sur les 7es JIOI est redouté au sein des différentes instances, dont la CJSOI.

Sylvette Pool sait plus que tout le monde, que ce dossier, considéré comme chaud et rempli de surprises, reviendra inévitablement à la table des discussions lors du conseil des ministres les 6 et 7 avril à Paris. Selon une source Seychelloise, la ministre de la Jeunesse et des Sports ne veut pas se retrouver dans une situation où il n'y a pas de solution. Car elle veut surtout éviter que les membres de la CJSOI reprennent les mêmes discussions de 2004 sur ce dossier. Elle aurait de ce fait, demandé aux membres du CIJ de son pays "de régler ce problème" à la réunion de Madagascar (24-27 février) pour "éviter que la France apporte la question sur un plan politique".

Ce qui laisse clairement entrevoir que la réunion du CIJ sera sous surveillance "politique".


Maurtius Olympians Association


Le CNOM veut une nouvelle direction

La Mauritius Olympians Association n'a tenu en tout en pour tout que deux mois et 14 jours. Après notre article de la semaine dernière, le Comité National Olympique Mauricien (CNOM) a démontré une opposition farouche envers la composition actuelle de la branche mauricienne du WOA (World Olympians Association). À tel point qu'il a cherché et obtenu que la MOA soit dotée d'une nouvelle direction. Un communiqué a été émis dans ce sens, le 15 février dernier où il est clairement indiqué qu'il y aura un nouveau comité directeur à l'issue de la réunion du 4 mars. Tous les olympiens ont été invités à y assister. Dans ce contexte, c'est Navin Ramsaran, le représentant des athlètes au sein du CNOM, qui a été appelé à jouer les premiers rôles. L'ancien lutteur a même animé une réunion hier après-midi dans les gradins du stade de Réduit avec une dizaine d'olympiens.

Il faut croire que des fois il ne faut pas désespérer avec le CNOM. On peut dire que notre article de la semaine dernière a été soigneusement étudié, car nous apprenons que ce n'est pas n'importe qui au CNOM qui a décidé que la composition de l'effectif du MOA doit être reconsidérée, "en donnant la chance à tous les olympiens". Nous apprenons que dès le mardi 15, le président du CNOM, Chintamun Rambocus, et son secrétaire général, Ram Ruhee, ont convoqué à Port-Louis Navin Ramsaran. Une rencontre qui s'est déroulée dans une ambiance bon enfant, mais lors de laquelle, Ram Ruhee, également membre du Comité International Olympique (CIO), a souligné qu'il était important que cette association soit formée "sans que personne ne puisse la pointer du doigt et que tous les olympiens Mauriciens aient la chance d'apporter leur contribution".

Un communiqué dans l'immédiat

Nous apprenons qu'à la lumière des discussions qu'il y a eu entre les trois hommes, la décision a été prise pour émettre un communiqué qui se lit comme suit: "Mauritian Athletes having participated in the Summer Olympic Games since 1984 are kindly invited to a meeting which will be held at the Wrestling Gymnasium, Sports Complex Vacoas on Friday 04 th March 2005 at 1700 hrs with a view of setting up a Mauritian Olympian Association". Le communiqué émis avec l'entête du CNOM, propose même un agenda en deux points à savoir (a) approval of statutes et (b) to elect seven members who will constitute the Managing Committee. Ce qui, en clair, veut dire que le CNOM ne veut pas d'une MOA avec Shirish Rummun comme président.

Navin Ramsaran, en bon élève, occupe même le terrain depuis le 15 février dernier, en multipliant des rencontres avec les olympiens Mauriciens. Y compris avec Barnabé Jolicoeur, qui apprenons-nous serait le premier a avoir eu l'idée - l'archer Yeyha Bundhun a dit la même chose - de créer une branche de la WOA à Maurice. Tout cela a débouché sur une rencontre, hier matin, dans les gradins du stade de Réduit entre des olympiens tels que Gino Soobrayen, Jessica Dalloo, Barnabé Jolicoeur, Khemraj Naiko, Stéphan Buckland et Rudy Teeroovengadum entre autres.

"Cette rencontre a été positive et je pense que nous allons dans la bonne direction", a soutenu à Week-End, Navin Ramsaran, hier après-midi. Cependant, ce dernier n'a pas eu les coudées franches en fin de semaine, tout comme Ram Ruhee. Selon nos informations, ces derniers ont eu à faire face au courroux de… Mme Rummun. Comme dans le cas du Dr Leigh Robinson, la présidente de la Fédération mauricienne d'Haltérophilie (FMH) est montée au créneau pour défendre le cas de son fils, dont la présidence à la tête de la MOA est désormais caduque. Nous apprenons également qu'elle a été rabrouée par Ram Ruhee qui a pris toute la responsabilité de cette affaire.

C'est une affaire qui est donc à suivre…


Athlétisme - Sportsman of The Year 2004


Jonathan Chimier : "Une motivation additionnelle"

Malgré la vague de froid qui sévit actuellement en Europe, plus particulièrement à Cologne (Allemagne), où il a élu domicile depuis ces dernières semaines avec le groupe Victor Kuzin, Jonathan Chimier ne perd pas pour autant son sourire légendaire. Notre compatriote a parfaitement raison de garder le sourire, car 2005 a commencé à cent à l'heure pour lui. D'abord il y a eu la réussite enregistrée aux deux premières compétitions en salle auxquelles il a participé, en ce début d'année qui l'a mis en confiance. En effet, tant à la Sparkassen Cup à Stuttgart (Allemagne) et à Samara en Russie, Jonathan Chimier a été exact au rendez-vous avec des bonds de 7m97 et 7m77 respectivement. Notons que la première performance lui a offert la médaille d'or.

Autant dire que la saison 2005 de Chimier est bien engagée sur le plan des résultats. À l'entendre, d'autres sont à venir. Ce n'est pas tout. Car au chapitre des récompenses, l'enfant de Tranquebar a décroché la timbale lors du National Sports Award du 3 février dernier en étant élu Sportsman of The Year 2004. Alors qu'il se trouve à plus de 10 000 km de sa terre natale, ce titre ne change pas sa vie outre mesure, mais il se sent cependant poussé par une motivation supplémentaire.

"C'est vrai qu'une telle récompense est une motivation additionnelle. Surtout si on se trouve très loin de tout. Notamment de mes points de repères que sont ma famille et mes amis. Il est vrai aussi de dire que le titre de sportif de l'année, est arrivé comme une motivation additionnelle pour une saison qui s'annonce très dure avec en ligne de mire les Championnats du Monde à Helsinki", avoue-t-il à Week-End. Les appels téléphoniques qu'il a reçus de Maurice pour le féliciter pour son titre de sportif de l'année ont été comme une bouffée de chaleur dans ce froid allemand. Pour la petite histoire, il faut dire que Jonathan Chimier a été …la dernière personne à savoir qu'il a été élu sportif de l'année.

La nouvelle deux jours après

En effet, alors qu'il était en compétition à Samara en Russie, il a eu la désagréable surprise de perdre son téléphone portable. Du coup, entre jeudi et vendredi d'avant, sa famille n'a pu entrer en contact avec lui pour lui annoncer la nouvelle. "C'est effectivement le samedi 5 février, à mon retour de la Russie, que j'ai appris la nouvelle. Mais je ne l'ai pas cru au départ, car je pensais que le titre allait se jouer entre Stéphan Buckland et Éric Milazar, les deux étant non seulement connus du grand public, mais également des athlètes ayant fait leurs preuves", souligne le sauteur en longueur. Si le public, la presse, les fédérations et le MSC ont voté en sa faveur, c'est qu'il y a une raison selon lui. "En premier lieu, je tiens à remercier tous ceux qui ont voté pour moi, car c'est une preuve de confiance et je vais tout faire pour être à la hauteur de cette confiance. Je pense également que si les gens ont voté pour moi, c'est quelque part un message pour me pousser à aller aussi loin que possible dans mes résultats sportifs", précise notre interlocuteur.

"Un titre ne change pas une vie"

À Cologne, où il a déposé ses valises avant toute la bande du CIAD, le titre de sportif de l'année 2004 n'a pas changé la vie de Jonathan Chimier. À Week-End il explique que depuis son arrivée en Europe c'est entraînement matin et après-midi, alors que le temps libre est consacré à la préparation psychologique des compétitions. "Même si je suis très content de ce titre et qu'il m'apporte un peu plus de motivation, il n'a pas changé ma vie. Mes entraînements se déroulent comme à l'accoutumée et avec mon entraîneur Victor, on ne badine pas avec les entraînements", raconte-t-il.

Car au-delà des performances de début de saison, la bande à Victor Kuzin, dont fait également partie Arnaud Casquette, a un objectif précis: les Championnats du Monde à Helsinki. "Tout notre travail est basé, voire dirigé vers ces Championnats du Monde. J'attends avec une certaine impatience la grande rentrée en plein air. Déjà, les deux compétitions en salle m'ont permis de bien me situer, quoi qu'il existe une grande différence entre la salle et le plein air", précise notre compatriote. On se souviendra que Jonathan Chimier a été médaillé d'or aux Championnats d'Afrique de Brazzaville l'année dernière avec un bond de 8m06 alors que pour se qualifier pour la finale olympique à Athènes, il avait réussi un saut parfait à 8m28. "Je ne me suis pas fixé de limite. Le plus loin je saute, le mieux c'est. Je sais cependant que je peux aller au-delà des 8 mètres. Attendons voir maintenant".


Athlétisme - Cross Country League et Championnat de Maurice


Annabelle Triton championne de Maurice

Il n'y avait pas plus heureuse qu'Annabelle Triton hier à la colline Candos où s'est déroulée la 6e manche de la ligue de cross conjointement avec le Championnat de Maurice ainsi que les Championnats d'Afrique Australe. Annabelle Triton qui avait donné le ton la semaine dernière en remportant la 5e manche de la ligue de cross, s'est offert la 6e manche, synonyme de titre de championne de Maurice. Cette victoire a une saveur particulière pour Annabelle Triton, habitante de Stanley, Rose Hill car non seulement, elle remporte son premier titre de championne de Maurice, mais parce qu'elle a également devancé sa plus sérieuse concurrente, Natacha Monique sur la ligne d'arrivée.

Elle la voulait cette victoire, Annabelle Triton, surtout le titre de championne de Maurice. Elle qui court depuis l'âge de 10 ans, a goûté à la plus belle victoire de sa jeune carrière. Le titre de championne de Maurice, elle l'a préparé depuis la semaine dernière car elle disait à qui voulait l'entendre à l'issue de sa première victoire en ligue de cross qu'elle était fin prête à devenir championne de Maurice. Les événements ne lui ont pas donné tort. Cette course a été courue à vive allure avec Natacha Monique prenant les devants comme d'habitude en compagnie des Sud Africaines. Monique fit la course avec quelques-unes d'entre elles pendant les deux premiers kilomètres. Ensuite, Annabelle Triton qui était en compagnie de deux autres sud-Africaines revenait petit à petit sur le peloton de tête. Ce n'est qu'à 1 km de l'arrivée que Triton produisit son finish. Elle laissa alors sur place Monique, vainqueur des quatre premières manches de la ligue pour remporter sa 2e course en ligue consécutivement, mais aussi son premier titre de Championne de Maurice. Elle a devancé Natacha Monique d'une minute à l'arrivée, ce qui démontre quand même tout son mérite lors de cette course.

Après avoir été sacrée championne de Maurice, Annabelle Triton, 19 ans, qui travaille comme serveuse dans une entreprise de Catering, nous a déclaré: "C'était vraiment super. Si j'ai remporté le titre de Championne de Maurice, c'est grâce aux Sud-Africaines qui m'ont emmené dans leur sillage. La course était dure en raison de la boue et des flaques d'eau. Il fallait être costaud pour courir dans ces conditions. Franchement, je m'attendais à cette victoire. Je tiens à remercier mon entraîneur, Mike Félicité, ma famille et tous ceux qui ont cru en moi".

En masculin, Menon Ramsamy a remporté sa 7e ligue de cross, mais aussi son 8e titre de Champion de Maurice. "Je suis un peu déçu. Menon aurait pu faire mieux. Le temps exécrable a joué en sa défaveur. De plus les différents parcours n'ont pas arrangé les choses. Ce n'est pas toujours facile de courir un 4 km, de se préparer pour 12 et de s'entendre dire qu'on va courir 10 km. À Maurice, Menon n'a pas d'adversaire. Il a été loin d'être ridicule lors de cette course car il a couru en compagnie des Sud-Africains qui participent au championnat du monde", a analysé Jean-Claude Tour, son entraîneur. Quant à Menon Ramsamy, il était "Très très satisfait de la course, mais surtout d'un autre titre de champion de Maurice et de la ligue de cross. J'ai eu un mauvais départ. De plus, en course, j'ai été bousculé et je me suis retrouvé à terre. L'état du terrain était aussi à notre désavantage. Je ne me suis pas retrouvé. Je dis un grand merci à mon sponsor Total, mon entraîneur, mes parents et mes amis".

À noter que Menon Ramsamy a terminé à un peu plus d'une minute du vainqueur et qu'il a précédé Jeetun de près d'une minute.



Southern Region Cross Country Championship: Les Sud-Africains dictent leur loi

Conjointement avec la tenue de cette 6e manche de la ligue de cross et du Championnat de Maurice a aussi eu lieu le championnat d'Afrique Australe. Comme il fallait s'y attendre, les Sud-Africains ont dicté leur loi lors des 6 épreuves au programme notamment seniors hommes et dames 4 km, senior hommes 12 km, senior dames 8 km, junior dames 6 km et junior hommes 8 km.

Les Sud-Africains ont réalisé une véritable razzia lors des épreuves juniors plaçant cinq athlètes aux premiers rangs tant chez les garçons que chez les filles. Chez les Seniors homme 12 km, Le Zimbabwe a pris la première place devant 2 athlètes du Botswana. Les Sud-Africains ont pris les 4e, 5e et 6e place. Menon Ramsamy a pris la 7e place devant un Sud-Africain. Jeetun a pris la 9e place alors que la Réunion a occupé la 7e place. Chez les dames, pour les 8 Km, l'Afrique du Sud a placé 4 athlètes parmi les 5 premiers alors qu'une Zimbabwéenne a pris la 2e place.

Quant à la course des 4 Km, chez les hommes, l'Afrique du Sud a pris les première et troisième places avec le Botswana occupant le 2e rang. Chez les dames, l'Afrique du Sud a occupé les 4 premières places. Triton a pris la 5e place devant Monique alors que les Seychelles ont placé une athlète à la 10e place.


Triathlon -Malta Guiness ATU Listed race


Les minima pas faciles à réaliser

La première des trois manches de l'African Triathlon Union Listed race s'est déroulée samedi dernier au Morne. Ces courses disputées sur la distance olympique (1500 m de natation, 40 km de vélo, 10 km de course à pied) doivent servir de tremplin pour les championnats d'Afrique prévus pour le 2 avril à Durban. Mais pour participer à ces championnats il est impératif de réaliser les minima imposés. Lors de l'épreuve de samedi dernier, personne n'est parvenu à le faire. Gilbert Sophie, vainqueur dans la catégorie "élites" a réalisé un temps de 2h21, alors que les minima étaient de 2h 08. Preuve qu'en ce début de saison, la machine tarde à se mettre en marche du côté des triathlètes locaux. Chez les -23 ans (minima: 2h 10), Bernard Rousselin a été loin de son meilleur niveau, réalisant un temps de 2:56:55. Il n'y a pas eu d'éléments féminins dans la catégorie élites (minima : 2h23). En U19 (750 m de natation, 20 km de vélo, 5km de course à pied), Henri Léclézio l'a emporté en 1:08:52 en passant loin des minima qui sont de 1h 03. Chez les filles (minima : 1h13) , Sandrine Bigaignon a dû renoncer suite à une crevaison. Chez les U17, Fabienne St Louis s'est imposée en 1:20:35, en féminin alors que chez les garçons, c'est le très régulier Valéry de Falbaire qui a fait la différence en 1:12:40. Les deux passant loin des minima qui étaient de 1h14 et 1h05 respectivement.

La deuxième étape de l'ATU listed race se tiendra le dimanche 13 mars prochain soit dans trois semaines au Riverland sports Complex de Tamarin.

Par ailleurs, notons que la Fédération mauricienne de triathlon (FMTri) prendra en ligne de compte les résultats enregistrés par les triathlètes depuis décembre dernier ainsi que ceux réalisés lors des deux premières manches de l'ATU listed race et les soumettra à l'African Triathlon Union qui les utilisera dans le but d'établir le classement africain.

Aussi, comme il est de rigueur maintenant, des épreuves de duathlon se sont tenues parallélement aux épreuves de triathlon. Les différents vainqueurs en masculin sont: Guillaume Louison en duathlon spécial (-9ans), Jonathan Cotte en duathlon 1, Jean-Michel Mootooveeren en duathlon 2 et Ajay Boyjonauth chez les seniors. En féminin, les meilleures ont été Rachel Cotte (Duathlon 1) et Cécile Lee Kui Chun (Duathlon 2).


Triathlon - Formation initiateur/animateur Fédéral BF 5


Michou Bhageea: "Fatigant mais très intéressant !"

Le triathlète mauricien Michou Bhageea qui s'est rendu par deux fois à l'Île de la Réunion ces dernières semaines pour suivre une formation d'initiateur fédéral, a trouvé le stage "fatigant mais intéressant". Motivé à l'idée de pouvoir apporter une aide précieuse aux jeunes triathlètes du pays, il ne s'épargne aucun effort pour réussir. Précisons que pour être éligible à ce cours, il faut avoir au minimum 18 ans, être licencié auprès de sa fédération et avoir un certificat en First Aid.

Les cours se sont étalés sur deux week-ends, les 29/30 janvier et 12/13 février. Ils se constituent de cinq modules à savoir Méthodologie, Techniques des activités, Santé dans la pratique, La vie associative et la formation d'arbitrage. Le premier week-end les cours débutaient, les deux jours, à 8 heures pour se terminer à 17 heures. Les 4 premiers modules ont été déjà été complétés alors que le cinquième, lui, sera disséqué les 24 et 25 février soit juste avant le championnat de duathlon de St Benoît à la Réunion. Le Mauricien aura à passer un premier examen le 24 justement. Il devra également mettre au point un projet pratique valable. Une épreuve orale pour soutenir son projet lui sera imposée.

Au fait, ceux qui réussissent aux examens deviennent des initiateurs alors que ceux qui échouent, deviennent animateurs.

Michou Bhageea avoue que le stage a été très dur mais il est très motivé à l'idée de devenir le premier mauricien à décrocher le Brevet Fédéral 5. Celui qui a remporté l'an dernier, le champion de Maurice de triathlon pour la quatrième fois de sa carrière, a encore une fois fait part de son désir de passer à autre chose, plus exactement devenir entraîneur au sein de la Fédération mauricienne de Triathlon (FMTri). "Les cours que je suis dans le cadre du BF5 sont très durs. Mais je suis tellement motivé à l'idée de réussir que ça m'encourage à aller de l'avant. J'ai pour objectif de venir en aide aux jeunes triathlètes du pays qui n'ont pas de plan de travail spécifique et qui sont par conséquent, déboussolés", souligne Michou Bhageea. Comme on le sait, la FMTri ne possède pas de Directeur Technique national (DTN), donc si Bhageea parvient à obtenir le BF5 et plus tard réussir les deux niveaux supérieurs à savoir le BF4 et le BF3, il sera en mesure d'aider efficacement la fédération dans leurs projets à venir. Le quadruple champion de Maurice a aussi fait ressortir qu'"une personne n'ayant jamais pratiqué le triathlon dans sa vie ne pourrait pas réussir le brevet fédéral". Cela du fait que des travaux pratiques étaient aussi au programme. En effet, notre compatriote a dû par exemple se soumettre à des séances de natation en piscine sur une distance de 3,5 km et de vélo sur route.

Le cours a été animé principalement par Pascal Auger, conseiller technique de la Ligue réunionnaise de triathlon. Sylvie Renaud et David Fontaine, ancien triathlète de haut niveau, ont aussi été parmi les instructeurs.

Michou Bhageea doit présenter son projet le 15 mai prochain. Afin qu'il n'ait pas à se déplacer à l'Île sœur, Pascal Auger s'est proposé de venir le corriger à Maurice. Cela pourra se faire du fait que ce dernier a prévu de participer au Semi Iron Man qui doit se disputer au Morne à cette période. Mais jusqu'à l'heure, notre interlocuteur ne sait pas s'il va réaliser ce projet avec les jeunes de son club du Curepipe Starlight Sports Club, ou alors avec d'autres jeunes affiliés à la fédération. En octobre, Bhageea devra obligatoirement faire le saut à l'île sœur pour d'autres examens. Ce dernier a aussi dit qu'il a déjà suivi un stage d'arbitrage de niveau 1 animé par le chef-arbitre sud-africain, Neil Plumby, en septembre 2003 mais c'était selon les normes de l'International Triathlon Union (ITU). Le BF5 va lui offrir l'opportunité de connaître un autre système, soit celui pratiqué au niveau de l'European Triathlon Union (ETU). Un plus non négligeable.


Handisports - Mini championnat d'athlétisme


La VHPSFM parle de réussite

La première activité de l'année de la Visually Handicapped Persons Sport Federation of Mauritius (VHPSFM), à savoir le mini championnat d'athlétisme des jeunes, a été organisé dimanche dernier, au stade Maryse Justin, à Réduit. Selon le conseiller technique, Thiadeeren Ponambalum, cette journée a été une réussite. "C'est la première fois que nous organisons pareil rassemblement et je peux dire que cela a été une réussite. Nous avons réuni une vingtaine de jeunes et à partir de là, une présélection a été faite en vue du championnat du monde de jeunes qui aura lieu en août prochain, au Colorado en Amérique", a-t-il déclaré. Thiadeeren Ponambalum a ajouté qu'avec la communauté des athlètes qui vieillit, il était nécessaire de jetter de nouvelles bases. Cette journée s'est donc déroulée à sa satisfaction et il a indiqué que des regroupements nationaux se tiendront à la raison de deux fois par mois, à Curepipe ou à Rose-Hill.


Tennis - Championnats d'Afrique Junior


Philippe Lemoine finalise la sélection mauricienne

Les deux sélections de Maurice pour les Championnats d'Afrique Junior ont été finalisées par le DTN, Philippe Lemoine. Douze joueurs ont été retenus pour défendre les couleurs mauriciennes. Outre les trois qui se trouvent en Nouvelle Zélande, les autres s'entraînent activement tous les jours au centre national de Petit Camp. Selon la liste communiquée par le staff technique de la Mauritius Tennis Federation (MTF), la sélection A sera prise en charge par Philippe Lemoine et le nouvel entraîneur, Nicolas Vintras. Ce dernier est attendu à Maurice entre aujourd'hui et ce mardi.

Cette sélection A est composée de Simon Kœnig (U18), Abdullah Toorawa (U18), Ludwig Easton (U16), Sébastien Ng (U16), Derek Li Kam Wa (U14) et Tamlyn Marot (U14). Quant à l'équipe B, dirigée par Fabrice Péroux et Philippe Lemoine, elle sera composée d'Olivier Rey (U18), Mathieu Vallet (U18), Mathieu Fayolle (U16), Jordan Jauffret (U16) ou Tracy Lo (U18), Aisling Ramdin (U16) et Laure Mamet (U14) ou Tracy Lo (U18). Dépendant de la prestation de Jordan Jauffret et de l'évolution de la situation concernant la naturalisation de Laure Mamet, Tracy Lo pourrait se frayer un chemin au sein de l'équipe.

Le cas de Laure Mamet est en souffrance depuis plusieurs mois. Née en Belgique de parents belges, la joueuse a, néanmoins, toujours voulu défendre les couleurs de Maurice. D'ailleurs, l'unique fois où elle avait eu l'opportunité de jouer pour le pays, elle a porté haut le quadricolore. Malheureusement, sa demande de naturalisation est encore en attente auprès des autorités concernées au niveau du gouvernement. " Depuis que je suis ici, j'ai toujours voulu défendre les couleurs mauriciennes. Mais à chaque fois, j'ai dû participer aux compétitions en tant que joueuse Belge. Je m'entraîne avec la fédération et je trouve normal de jouer pour l'équipe de Maurice. Au fond de mon cœur, je suis Mauricienne. J'ai fait la demande d'immigration depuis plus de deux ans. J'attends avec impatience une réponse des autorités. Sincèrement, c'est la chose que je désire le plus au monde. Sans quoi, je serais sincèrement déçue de ne pas pouvoir jouer les Championnats d'Afrique dans notre île ", a-t-elle confié à Week-End.

Par ailleurs, le Botswana a communiqué sa liste de participants à la MTF. Les joueurs retenus sont Botshoma Laone, Setshogo Bokang, Malope Mathidiso, Banda Kabelo, Mabaka Thabiso et Sibanda Ashley Mthandazo. La Confédération Africaine de Tennis (CAT) a également soumis la liste des arbitres qui officieront pendant la compétition en mars. Les arbitres de chaise retenus sont Pieter Hoeksma, Adri du Plessis, Abram Sehloho, Precious Baloyi, Ephraim Motsiane du Kenya, Patrick Kamuhia, Duncan Njuguna, Lawrence Karanja et Anthony Marete d'Égypte, et Wael Abdelatif d'Algérie.


Tennis - 3rd Mandron Touring (Paris) Junior Open


Mise en place du classement ITN

Le 3rd Mandron Touring (Paris) Junior Tennis Open a démarré le week-end dernier, au centre national de Petit Camp. Cette compétition aura pour spécificité de servir de point d'appui pour l'implémentation de l'ITF International Tennis Number (ITN). Ce système a été dégagé par un groupe de travail en juillet 2001. Le classement ITN correspond normalement au niveau de jeu général d'un joueur. Ce dernier est évalué au moyen d'un classement allant de ITN 1 à ITN 10. Le classement ITN 1 correspond à un joueur de haut niveau alors que le classement 10 correspond à un joueur qui débute dans le tennis et qui ne maîtrise pas encore les rudiments de base de la discipline.

Selon ce concept, les différents niveaux de compétences - classement ITN - ont été définis afin d'éviter que les joueurs ne soient évalués uniquement sur des critères aléatoires. Les critères retenus sont donc, les caractéristiques générales des différents niveaux de jeu, les cinq situations de jeu (le service, le retour, l'échange de fond de court, l'approche et le passing) ainsi que le style de jeu du joueur. Le nombre de catégories a été limité à dix de sorte que le système soit simple, compréhensible et relativement facile à mettre en application. La FIT a, par ailleurs, conçu un tableau comparatif à l'attention des fédérations qui disposent déjà d'un système pour l'évaluation des joueurs.

Du coup, tous les tableaux pour les tournois locaux seront échelonnés en fonction de la force des participants. Dorénavant, les joueurs classés ITN 6 seront appelés à affronter des adversaires du même niveau, avant de s'opposer aux tennismen d'un niveau supérieur, exemple ITN 5. Ce système ne sera, toutefois, appliqué que lorsqu'il sera mieux rodé. Le cas échéant, la fédération pourra n'organiser des tournois qu'avec des joueurs de niveau ITN 5, même si ces derniers ne sont pas issus de catégories diverses, à savoir des joueurs en U10 affrontant ceux de U16.

Le DTN, Philippe Lemoine, qui a présenté le projet, a parlé du classement ITN comme " une entrée progressive pour permettre au niveau de la compétition de s'élever au fur et à mesure que l'on approche des finales ". Il a qualifié ce système comme apportant " beaucoup plus de motivation pour les joueurs ". Pour le DTN, le classement met en avant " le niveau et non pas l'âge de l'enfant, donc favorisant des matches équilibrés ". Dans cette optique, Fabrice Péroux a eu pour mission de faire une comparaison entre le niveau néo-zélandais où le classement est déjà appliqué, et celui de Maurice pour procéder, à son retour, à une harmonisation des niveaux. " L'application de cette nouvelle formule va donner lieu à des tabelaux aux entrées échelonnées, " a soutenu Philippe Lemoine.


Tennis - Coupe Davis Groupe IV


Olivier Rey et Mathieu Vallet retenus

Le staff technique de la Mauritius Tennis Federation (MTF) a finalisé les noms des joueurs retenus pour disputer la Coupe Davis Groupe IV zone Euro/Afrique. Valeur du jour, Olivier Rey et Mathieu Vallet sont assurés de faire le déplacement pour Kampala, en Ouganda. Par contre, la 3e place devrait revenir à Jérôme Mamet ou Sébastien Ng. Le DTN, Philippe Lemoine, n'a pas encore porté son choix sur le candidat idéal. Mais ceci ne saurait tarder car, la compétition débute dimanche prochain, 27 février pour s'achever le 7 mars. Les quatre joueurs s'entraînent assidûment depuis plus d'un mois au centre de Petit Camp. Malgré cela, Philippe Lemoine ne se fait aucune illusion concernant les chances mauriciennes.

" Il ne faut pas se leurrer, nos chances sont infimes. On n'a plus de Kamil Patel dans l'équipe à présent. On y va donc, pour former ces jeunes-là. J'espère qu'ils arriveront à la compétition au mieux. On n'a pas d'ambition précise, faut être réaliste. Au moins, cela leur permettra de mieux se préparer pour les Championnats d'Afrique qui auront lieu à Maurice au mois de mars ", a souligné Philippe Lemoine. Maurice se trouve dans le groupe A en compagnie de l'Azerbaïdjan, le Rwanda, Andorre, le Sénégal, l'Ouganda et Djibouti. Dans le groupe B, l'on devrait retrouver la Moldavie, l'Angola, le Botswana, le Bénin, Malte et le Gabon. Pour ce qui est du choix du capitaine, il ressort que les joueurs auront eux-mêmes la responsabilité de le désigner.

Par ailleurs, il ressort qu'Alexandre Daruty et Sébastien Marot n'ont pas été sélectionnés en raison de leur emploi du temps surchargé. Ils préparent actuellement le Baccalauréat et ne peuvent en conséquence pas concilier le sport et les études. " Ce sont deux joueurs talentueux qui avaient leur place dans l'équipe. Malheureusement, ils sont très pris à préparer leur bac et il n'est pas toujours évident de concilier le sport de haut niveau et les études. C'est pour cette raison qu'ils n'ont pas été sélectionnés pour la Coupe Davis. Il faudra, néanmoins, trouver une formule pour permettre aux sportifs de suivre le rythme scolaire ", a souhaité le DTN.


Tennis - Tournoi de Canterbury


Toorawa perd en demi-finale du tableau consolant

Abdullah Toorawa a frappé un grand coup en atteignant les demi-finales du tableau consolant du tournoi qualificatif de Canterbury. Toutefois, après avoir livré un bon premier set, il a laissé filer des points importants pour s'incliner en deux sets, 6-7 et 2-6. Mais qu'importe, sa prestation en Nouvelle Zélande est porteuse d'espoir pour le tennis mauricien. Il incombe désormais à la Mauritius Tennis Federation (MTF) d'offrir plus d'opportunités du même genre à ses joueurs pour leur permettre, un jour, de percer au niveau international. " Abdullah a fait un match très solide. Il perd 2 ou 3 points à un mauvais moment. Il se trouve ensuite débordé au second set. C'est vraiment un très bon résultat et une grosse satisfaction pour nous ", a soutenu le DTN, Philippe Lemoine.

Le tournoi avait pourtant très mal commencé pour Abdullah Toorawa comme pour Simon Kœnig et Ludwig Easton. Ils ont, en effet, été tous éliminés au premier tour des qualifications, en ayant, toutefois, livrés des matches pleins. Ainsi, Simon Kœnig a pris un set à l'Australien Valentin Causevski en courbant l'échine 7-6, 5-7 et 5-7. Même si Kœnig était largement du niveau de son adversaire, il a encore pêché par inexpérience. Après avoir remporté le premier set, il s'est permis le luxe de mener 5-4 au second set, mais les points gagnants n'ont pas suivi par la suite. " Il manque encore d'expérience à ce niveau qui implique notamment d'aller au bout de ses efforts, pour ces matches où le talent n'est plus suffisant ", souligne le DTN.

De son côté, Ludwig Easton a perdu en deux sets, 6-7 et 4-6 après avoir livré une belle bataille contre le Néerlandais Aaron McDougall. " Ludwig mène 5/3 au premier set et 3/2 au second tout en gagnant en expérience ", a encore indiqué Philippe Lemoine. Dans le tableau consolant, Easton devait également abandonner en raison d'une récurrence de sa blessure au dos. Quant à Simon Kœnig, il s'est fait battre par Michael Barlett en trois sets 6-2, 4-6 et 5-7. Là également, le DTN a souhaité plus de " combativité " de la part de Kœnig. " Il serait vraiment bon que Simon ait ce déclic pendant cette tournée ", ajoute le responsable du staff technique de la MTF. Pendant ce temps, dans le tableau qualificatif, Abdullah Toorawa, bien que perdant contre le Coréen Dong-Kyu Lee, livrait " son meilleur match depuis son départ ". Il s'inclina 6-7 (4/7) et 1-6 pour se retrouver dans le tableau consolant.

Et là, il eut le " déclic " et commença son incroyable ascension vers les demi-finales, où il devait éventuellement se faire battre. Mais contre Hong Hyeop Shin (Cor), il joua en confiance pour s'imposer 6-1 et 6-0, avant de disposer de Nathan Carter (NZL) 6-3 et 6-2. En quarts de finales, il déjoua les plans du Japonais Kazuki Kazehaya en trois sets, 2-6, 6-3 et 7-4. De la montée en puissance de Toorawa, Philippe Lemoine dira qu'il a démontré " une très bonne qualité de jeu, de plus en plus solide ". Avant de regagner Maurice dans le courant de la semaine, les trois Mauriciens ont un dernier tournoi à disputer, celui de Christchurch, où il s'agira de se servir du capital expérience acquis ces deux dernières semaines pour remporter les matches qui comptent. Bien entendu, les matchs qui comptent sont ceux qui rapportent des points au classement ITF Juniors !


Tennis - 3rd Mandron Junior Open


14 des 19 matches disputés, malgré la pluie

Malgré la pluie et la grisaille, un nombre conséquent de matches ont été disputés hier, dans le cadre du 3rd Mandron Junior Open. En effet, sur les 19 rencontres au programme, 14 se sont déroulées normalement, 4 ont été reportées à aujourd'hui et la dernière, à demain. Dans la plupart des catégories, la logique du plus fort a été respectée, même si certains matches ont été relativement serrés. Serait-ce la conséquence du mauvais temps, en tout cas, pas moins de quatre confrontations se sont jouées en des trois sets. En moins de 14 ans filles, Frédérique Charoux a sorti Deena Li Kam Wa en deux sets, 6-3 et 6-4. Toujours chez les filles, Sophie Pismont s'est inclinée devant Anne-Lise Calou par 1-6 et 4-6. Au niveau masculin, Romain Montocchio a remporté son match par 4-6, 6-4 et 6-2 chez les U18. Victoire convaincante également de Jean-Christophe Jeanine aux dépens de Devash Hanoomanjee par 6-0 et 6-0. Antoine Harel s'est débarrassé de Stephan Kœnig par 6-1 et 6-1, tandis que Sébastien Woods s'est incliné devant Ludovic Casse par 1-6 et 3-6. Dans la catégorie des moins de 12 ans, toujours, Charles Rey a pris la mesure de Ritchie Chinnaya en trois sets, 6-3, 2-6 et 6-2. Max Mousseron a sorti Mathieu Leclézio en trois sets, 2-6, 6-1 et 6-3, alors que le match opposant Tom Baron à Gauthier Lemoine a été reporté à aujourd'hui. Adrien Maigrot a eu le dernier mot face à James Rey, s'imposant par 6-3 et 6-2. Parmi les ITN classé de 8 à 10, Adrien Maigrot a sorti Shawn How Tow par 6-0 et 6-3. Tom Baron n'a pas eu à disputer son match face à Loïc Cangy qui a déclaré forfait. Chez les 14 ans, Ludovic Wiéhe a courbé l'échine devant Jean-Laurent David par 2-6, 6-4 et 0-6.


Handball - À la suite de la réunion de jeudi dernier, au MJS


Un terrain d'entente trouvé entre l'AMH et Renaud Fabre

Les problèmes qui ont secoué le handball local, à la suite d'un conflit entre l'Association mauricienne de Handball (AMH) et le directeur technique national (DTN) Renaud Fabre, font désormais partie du passé. Selon nos informations, le ministère de la Jeunesse et des Sports, qui a agi comme médiateur, est parvenu à ramener les deux parties à de meilleurs sentiments, après la tenue d'une réunion conjointe présidée, jeudi, par le Permanent secretary du MJS, Amba Veerasamy. Il nous revient également qu'un comité de suivi a été mis sur pied pour les quatre prochains mois dans le but d'assurer une meilleure communication entre les différentes parties concernées.

L'AMH, représentée par son président, Dario Chowrimootoo, et le DTN Renaud Fabre, se sont retrouvés à la même table de discussions, jeudi, à Port-Louis, en compagnie d'Amba Veerasamy et des officiers du MJS. L'objectif était de mettre fin à un conflit qui dure depuis bientôt cinq mois et d'amener l'AMH et Renaud Fabre à travailler de nouveau, ensemble. "Nous avons eu une séance de travail positive avec ceux concernés. Le ministre Ravi Yerrigadoo avait, auparavant, rencontré les deux parties séparément et hier (Ndlr: jeudi), nous nous sommes tous retrouvés à la même table des discussions pour mettre un terme à ce conflit. Notre objectif est de faire progresser davantage le handball. Nous avons agi dans l'intérêt de la discipline", a déclaré Amba Veerasamy.

Selon lui, le MJS a bien fait comprendre à l'AMH et au DTN que le handball est une discipline d'avenir et qui peut aller très loin au niveau régional. "Nous avons expliqué aux deux parties qu'il était dans l'intérêt des athlètes et de la discipline qu'ils essayent de régler le problème. Le message est passé et elles ont signifié leur intention de travailler dans la même direction. Elles ont promis d'œuvrer dans un esprit de dialogue et de collaboration. Le MJS qui a agi comme médiateur dans cette affaire, ne peut qu'être satisfait de ce dénouement heureux. La balle est dans le camp des deux parties concernées et elles devront dès maintenant assumer leurs responsabilités pour permettre au handball mauricien d'avancer", a indiqué le Permanent secretary du MJS.

Des suggestions ont été également émises concernant la mise sur pied d'un comité de suivi. Un comité qui réunira le président de l'AMH, Dario Chowrimootoo, le DTN, Renaud Fabre et le desk officer pour le handball, M. Goorah. Ces derniers se rencontreront une fois par mois au cours des quatre prochains mois dans le but de veiller à une meilleure communication et à l'avancement de ce sport. La première réunion aura lieu dans deux semaines et elle verra également la participation du Directeur des Sports, Novin Gaya. "Le Directeur des Sports assistera uniquement à cette première réunion dans le but d'assurer un meilleur suivi", a souligné Amba Veerasamy.

La mise sur pied de ce comité était devenue nécessaire a expliqué le Permanent secretary au MJS. "Après avoir écouté les deux parties, nous sommes arrivés à la conclusion que c'est l'absence de communication et de dialogue, qui a été à la base de ce conflit". D'autre part, Amba Veerasamy a souligné que l'AMH aura à se pencher sur le dossier de la régionalisation comme préconisé par le Sports Act. Quant au DTN, il aura à sa charge la formation des cadres. Amba Veerasamy a cependant indiqué que la direction de formation du MJS, qui est sous la responsabilité de Ram Lollchand, aura le contrôle total sur ce dossier. "Je tiens cependant à préciser que tout sera fait en étroite collaboration avec le DTN, Renaud Fabre", a-t-il dit.



Un tournoi inter-collèges à l'étude

L'organisation d'un tournoi de handball inter-collèges est actuellement à l'étude au ministère de la Jeunesse et des Sports, avons-nous appris de sources bien informées. Selon nos informations, ce tournoi sera organisé en collaboration avec l'Association mauricienne de Handball et le directeur technique national, Renaud Fabre. Il nous revient que le soutien du ministère de l'Education sera également recherché. L'objectif de cette manifestation sera de permettre aux jeunes des institutions secondaires de mieux connaître cette discipline. Ce qui permettra ensuite à une détection et canalisera les meilleurs vers les clubs de la région. On apprend également que ce tournoi sera ouvert aux garçons et filles nés en 1990 et 1991 et qu'il sera probablement disputé sur une demi-journée. La compétition se déroulera par zone - pas nécessairement le même jour dans toutes les zones - et les vainqueurs seront qualifiés pour la phase finale, qui devrait se tenir, au gymnase de Phœnix.


À la réunion du board du High Level Sport Unit, mercredi dernier


Nouvelle formule pour le Cash Prize Scheme

La réunion du board du High Level Sport Unit (HLSU) de mercredi dernier était une réunion pas comme les autres. L'agenda de cette réunion était pour le moins chargé, car les membres avaient à donner leur avis, entre autres, sur des cas concernant cinq athlètes, dont trois haltérophiles, la proposition pour l'inclusion des disciplines non-olympiques et collectives, de même que finaliser la convention entre la HLSU et les athlètes de haut niveau. Dans la foulée, il nous revient que cette instance du ministère de la Jeunesse et des Sports a décidé de mieux se faire connaître en organisant un séminaire d'un jour avec les fédérations. Par ailleurs, le projet d'un nouveau Cash Prize Scheme a été présenté au comité dans sa forme finale, en attendant l'approbation du ministre Ravi Yerrigadoo.

La visite, il y a une quinzaine de jours, de Fatima Rummun dans les bureaux du secrétaire permanent du ministère de la Jeunesse et des Sports, Amba Veerasamy, n'avait rien d'innocent. Si de prime abord, tout le monde pensait que la présidente de la Fédération mauricienne d'Haltérophilie (FMH) avait fait le déplacement pour régler la question des bourses des six contestataires, il faut dire aujourd'hui que c'est le contraire qui est vrai. Fatima Rummun et Amba Veerasamy ne se sont pas réunis pour régler ce problème qui dure depuis presque une année, mais pour parler des cas de Ravi Bhollah, Hansley Gaya et Kaminee Nemdharry. La décision du HLSU de lâcher le cordon de la bourse pour ces trois haltérophiles confirme la situation chaotique dans laquelle se trouvent toujours les six autres athlètes qui ont osé dire aux Rummun, mère et fils, leurs quatre vérités.

On pouvait certes, s'attendre à un manque de considération de la part de la FMH, mais le fait que le MJS entre dans le jeu de la fédération est par contre ahurissant. On se pose sérieusement des questions sur les intentions de certaines personnes, notamment du PS, sur ce dossier. Au risque de nous répéter, on dira que ce même ministère a en moult occasions promis son soutien à ces athlètes. Ces derniers sont privés d'aide financière, du fait qu'ils n'ont pas d'entraîneur pour signer leurs fiches. Mais qui a interdit à Jean-Marie Habiera l'accès au gymnase de Vacoas? À moins que notre mémoire nous fasse défaut et qu'on se trompe de la façon la plus vulgaire, c'est bien le …MJS qui a pris une telle décision. Pas de signature d'entraîneur, pas de bourse. Cependant, dans les cas de Hansley Gaya et Kaminee Nemdharry - dont nous nous réjouissons qu'ils aient été réglés - c'est bien l'entraîneur banni par…le MJS, Shirish Rummun, qui a signé leurs fiches. Alors que dans le cas de Ravi Bhollah, le rapport de son entraîneur indien est arrivé, cette fois, à bon port. Politique de deux poids deux mesures - pour ne pas dire politique de petits copains - quant tu nous tiens!

Sawaram et Adam à nouveau sur la liste

Les deux autres athlètes dont les cas ont été réglés sont le nageur Gaël Adam et le badmintoniste Vishal Sawaram. La bourse de ce dernier avait été suspendue en raison d'un rapport défavorable de son entraîneur Aneerao Dajee pour propos indécents, tandis que pour Gaël Adam, qui s'entraîne en Australie, il existait un manque de liaison entre le nageur et la fédération. Du reste, le rapport de l'entraîneur de Gaël Adam attend toujours d'être avalisé par la Fédération mauricienne de Natation (FMN) pour que les paiements puissent se faire.

Par ailleurs, le board du HLSU est désormais favorable à l'idée d'inclure des athlètes pratiquant des disciplines non-olympiques et collectives parmi les bénéficiaires. Dans un premier temps, celles qui vont tirer profit de cette situation sont le kick-boxing, la boxe française et le volley-ball. Si pour les deux disciplines de combat, les contacts ont été établis avec les fédérations respectives pour les premières discussions, par contre, pour les sports collectifs, la formule qui avait été adoptée pendant la préparation des JIOI 2003 sera réintroduite.

Corriger les manquements

Dans la foulée, le cas des triathlètes sera aussi pris en considération. Un autre dossier à être analysé est la signature d'une convention entre les athlètes de la catégorie mondiale et intercontinentale, le MJS et leurs fédérations respectives. Nous apprenons que d'ici le 23 février, tous les documents relatifs devraient être bouclés pour les premières signatures. Par contre, en ce qu'il s'agit du Cash Prize Scheme (CPS), le MJS se dirige vers une nouvelle formule pour les primes de performances. "La formule actuelle a quelques manquements et c'est justement ces manquements que nous allons essayer de corriger", nous a laissé entendre un membre du HLSU. Pour l'heure, rien n'a encore transpiré de cette nouvelle formule du CPS, car la HLSU attend le retour du ministre Yerrigadoo au pays pour présenter les résultats de leurs travaux.

Justement, pour mieux comprendre les travaux et le rôle du HLSU, ce dernier se propose d'organiser un séminaire d'un jour avec les fédérations. "Depuis son existence, la HLSU souffre d'une absence de compréhension. L'idée de ce séminaire d'un jour vise à faire comprendre aux fédérations notre but et notre rôle", a-t-on souligné à Week-End.


Handisports- Coup d'envoi des activités de l'AHPSF


Footballeurs et boulistes ouvrent le bal

Comme prévu, le tournoi de football et celui de la pétanque démarreront l'année 2005 de l'Aurally Handicapped Persons Sports Federation (AHPSF). Le premier a commencé hier par la présentation et la sélection des joueurs en lice pour la Republic Cup. Quant au tournoi de pétanque, il durera tout l'après-midi du 26 courant. Toutefois, l'initiation au badminton ne pourra se faire que si un volontaire se manifeste auprès de la fédération pour encadrer cette activité.

Le problème d'emplacement étant résolu, l'AHPSF peut lancer son nouveau calendrier d'activités. En effet, le Mauritius Sports Council a donné son aval pour que la fédération utilise Complexe Sportif de Rose-Hill. Ce lieu a servi hier à l'entraînement en vue du premier tournoi de football dont la finale se jouera en mars. Une vingtaine de membres des trois clubs de sourds et malentendants qui s'étaient déplacés de divers coins de l'île, écoutaient avec attention les instructions de Naden Caulee et Giovanni Sylvio, les deux techniciens de la fédération présents sur le terrain.

Par ailleurs, à l'extrême gauche du complexe sportif, on pouvait voir quelques boulistes en pleine action. Le tournoi se tiendra bientôt et la liste des participants ne cesse de se prolonger. Les premières équipes se sont enregistrées samedi dernier. Chacune est composée de deux joueurs, issus des trois clubs de sourds et malentendants. Ces doublettes s'affronteront samedi prochain à partir de midi et demi. L'équipe de Shaffick Boodhoo et Rajiv Ragooba, tenante du titre, sera de la partie. Du côté des techniciens, Tasleem Boodemiah et Cindy Louis se joindront à Naden Caulee et Giovanni Sylvio pour veiller au bon déroulement du tournoi. L'AHPSF compte sur l'encouragement des parents pour que les éléments féminins puissent profiter pleinement de cette activité. Ils ne sont pas toujours enthousiastes à l'idée de laisser leurs filles faire de la pétanque.

Quoique les tournois sportifs connaissent un démarrage optimiste, l'AHPSF éprouve des difficultés à offrir l'initiation au badminton. Il manque un volontaire pour le faire depuis le départ de Joseph Roussety. Pour des raisons personnelles, celui-ci ne peut plus tenir cet engagement. La fédération fait donc appel à des gens susceptibles de le remplacer. Qu'ils soient malentendants ou pas, ces personnes doivent être en mesure de donner de leur temps pour encadrer ces jeunes sportifs qui vivent avec une déficience auditive.


Handisports - Vendredi, à Rose-Hill


Lancement de la pétanque par la MHPSF

La pétanque a été lancée par la Mentally Handicapped Persons Sports Federation (MHPSF), au cours d'une journée organisée, vendredi, à la Mauritius Mental Health Association, à Stanley, Rose-Hill. Selon le président de la MHPSF, Navind Chandra Gooly, cette journée a été une réussite avec la participation de quelque 150 enfants. Ces derniers ont été répartis en six équipes de garçons et trois équipes de filles. Les participants ont évolué en triplette.

Chez les garçons, c'est l'équipe "Martin" qui a remporté le tournoi devant "Pigeon", alors que chez les filles, la palme est allée à la formation "Bégonia". Navind Chandra Gooly a expliqué que cette grande première a été préparée comme il se doit et ce, depuis lundi, avec une séance de démonstration et d'initiation aux athlètes. Le lendemain, c'était au tour des encadreurs d'être initiés, alors que mercredi, encadreurs et boulistes ont eu droit à une partie de pétanque. L'épreuve des présélections a ensuite eu lieu, jeudi. Après le succès connu par le lancement de cette discipline, la MHPSF tiendra des séances de formation, les mercredis de 13h15 à 14h15, à l'intention aussi bien des membres affiliés que ceux qui ne le sont pas. "Cette journée s'est très bien passée. Qui plus est, nous avons eu la chance d'avoir du soleil. Tout le monde est satisfait et cela nous a fait énormément plaisir de voir l'enthousiasme affiché par les enfants. Nous tenons à remercier tous ceux qui nous ont aidé, à savoir les arbitres, la MHPSF/ESN, les éducateurs spécialisés et les volontaires que sont Sadha Ramasubbu, Vishnu Ramasubbu et Soon Pionen", a conclu Navind Chandra Gooly.


Le calendrier 2005 de l'AMKF


La saison du développement

La All Mauritius Karaté Fédération (AMKF) veut rebondir pour se mettre définitivement sur la voie du développement en vue de la nouvelle saison. C'est ainsi qu'on peut résumer le calendrier d'action de cette fédération, qui a passé le plus clair de son temps la saison dernière à régler ses problèmes administratifs et structuraux. "2005 sera définitivement l'année du développement. Nous avons un certain nombre de choses à rattraper et notre calendrier a été conçu avec cet objectif", précise d'entrée Brian Burns, le président de la AMKF. Toutefois, ce dernier va remettre en jeu son poste de président, car de nouvelles élections sont prévues pour mars prochain au cours de l'assemblée générale annuelle.

De février à décembre prochain, tout laisse croire que les karatékas mauriciens n'auront pas le temps de chômer car pas mal d'activités sont prévues tant le plan national que régional. En effet, outre les différentes compétitions sur le plan régional qui se tiendront à un rythme de deux rendez-vous par mois, la grande nouveauté du côté de la AMKF est le lancement d'un programme d'entraînement national mensuel pour l'équipe de Maurice. En effet, chaque mois, les éléments de l'équipe nationale se retrouveront au MKA de Port-Louis pour des séances d'entraînement sous la direction du DTN de la fédération, Georges Li Ying Ping. "Le développement pour nous, passe par la formation des combattants et des arbitres. Comme les karatékas, les arbitres seront également en formation tout au long de l'année. Le but recherché est d'avoir un pôle d'arbitres capables de juger n'importe quel style sans reproches", souhaite Brian Burns.

Avec neuf régions en compétition et 26 clubs, l'AMKF espère sérieusement redorer son blason cette saison. Pour ce faire, l'équipe de Brian Burns espère trouver la voie du succès à travers deux compétitions importantes. Dans un premier temps, une rencontre Maurice - Afrique du Sud aura lieu. "Cependant je dois préciser que nous en sommes toujours au stade des discussions. Certes, nos démarches laissent à penser que nous sommes sur la bonne voie, mais rien n'est définitif et c'est la raison pour laquelle cette rencontre n'est pas inscrite au calendrier", avance notre interlocuteur. La seconde compétition importante, inscrite au calendrier, est la rencontre inter-îles qui réunira Maurice, Réunion, Madagascar et les Seychelles, prévue pour septembre au centre de conférence de Pailles. "La AMKF mise beaucoup sur cette rencontre, car elle permettra de consolider notre base et nos relations dans la région", dira Brian Burns.

Autre fait important à noter pour la nouvelle saison qui débute, c'est l'autorisation des combats dans la catégorie benjamin. "Il nous faut cependant faire l'acquisition d'un certain nombre d'équipements pour protéger ces enfants", précise le président de la AMKF. Sinon, les championnats nationaux se tiendront, comme l'année dernière, en décembre.


Motocyclisme - Championnat d'endurance Red Bull (3e et dernière épreuve)


Khoyratty-Bhugawn conserve son titre en 50-80cc

Le championnat d'endurance Red Bull a pris fin le 6 février dernier , au Kart Loisir (Petite Rivière), avec la tenue de la troisième et dernière épreuve du calendrier. Une épreuve de deux heures qui a tenu toutes ses promesses, a déclaré Gervais Antoine, président de la Fédération mauricienne de Motocyclisme (FMM). C'est l'équipage composé de Reshad Khoyratty et Darwin Bhugawn de Moto Club, auteur d'un sans faute au cours des trois sorties, qui a volé la vedette, en remportant pour la deuxième année de suite, le titre dans la catégorie 50-80cc avec un total de 120 points. Les autres champions sont Irwin Sungeeleemootoo-David Phanjoo de Moto Circuit (90 pts) en Espoir, Pascal Planel-Yannick Cerdor de Speedy Bike Team (98 pts) en Promo et Zaidy Mahamoodally-Bashaar Mosafeer de Moto Club (90 pts) en Europe. À noter que les vainqueurs de la dernière épreuve sont Linley Allas-Thierry Coutet de Speedy Bike Team en Europe et Vincent Abel -Thierry Collard de Motor Sport Club en Promo et Mahamoodally- Mosafeer en Europe.

La paire Khoyratty-Bhugawn a été la seule à avoir réalisé un sans faute, cette saison, pour remporter, qui plus est, pour la deuxième année de suite, le championnat d'endurance en 50-80cc. Une performance qualifiée de fantastique par le président, Gervais Antoine. "Remporter les trois courses de la saison et ce championnat pour la deuxième année de suite n'est pas donné à tout le monde. Reshad et Darwin sont de très bons pilotes et ils ont démontré une complicité exemplaire et une symbiose parfaite tout au long de ce championnat", a-t-il déclaré. Lors de cette dernière épreuve, cet équipage a fait preuve d'une régularité sans faille pour terminer (137 tours) avec un tour de mieux que leurs camarades de club, à savoir Nassed Toyed et Seeven Ramsamy.

Si les champions 2004 ont été exacts au rendez-vous, en revanche, la paire Ziad Sumodhee-Christophe Pierrus de Moto Circuit a eu moins de chance ayant été contrainte de déclarer forfait. "Le mécano de cet équipage, qui n'est autre que le frère de Ziad Sumodhee, n'est pas au pays. Cela fait que les pilotes n'ont pu avoir l'assistance technique nécessaire pour préparer la moto. Deux heures d'endurance requièrent la présence d'un mécano qui connaît très bien la moto", a souligné Gervais Antoine. Ce forfait a ainsi profité au tandem Mahamoodally- Mosafeer, victorieux avec 125 tours.

Dans le groupe Espoir, la victoire est allée à Linley Allas-Thierry Coutet de Speedy Bike Team (118 tours) devant Karuthasamy-Joshep. C'est ce dernier qui s'est cependant imposé au classement final avec un total de 90 points. "C'est la régularité de l'équipage Sungeeleemootoo-Phanjoo qui a payé avec trois troisième places", a indiqué Gervais Antoine. En Promo, la dernière épreuve a été remportée par Vincent Abel -Thierry Collard de Motor Sport Club (128 tours) devant Pascal Planel-Yannick Cerdor de Speedy Bike Team (127 tours). Le titre est toutefois allé au second tandem grâce à sa régularité (3e, 2e et 2e lors des trois épreuves du championnat.

Les champions 2004

Espoir: Irwin Sungeeleemootoo-David Phanjoode Moto Circuit (90 points), Promo: Pascal Planel-Yannick Cerdor de Speedy Bike Team (98 pts), Europe: Zaidy Mahamoodally-Bashaar Mosafeer de Moto Club (90 pts), 50-80cc: Reshad Khoyratty-Darwin Bhugawn de Moto Club (120 pts)


Motocyclisme - Assemblée générale élective de la FMM (ce samedi)


Gervais Antoine: "Je ne suis pas attaché au poste de président"

L'actuel président de la Fédération mauricienne de Motocyclisme (FMM), Gervais Antoine, se présentera à l'assemblée générale élective de la fédération, ce samedi, au Kart Loisir (Petite Rivière). Cependant, il n'a pas encore officiellement fait part de ses intentions de briguer un nouveau mandat. "Je ne veux surtout pas que les gens viennent dire que je me bats pour un nouveau mandat. Je ne suis pas attaché au poste de président et je suis pour l'idée de donner la chance à tout le monde de faire ses preuves", a-t-il indiqué.

L'assemblée générale élective de la FMM se déroulera ce samedi, à partir de 14h30, au Kart Loisir. À ce stade, seul le représentant de High Speed Angel, Valéry Murat, a clairement affiché ses intentions en ce qu'il s'agit de l'accession au poste de président. Quant aux autres représentants de club, à savoir Gervais Antoine, Rudolph Césarine (2-Wheels Club), Thierry Jugmohun (High Speed Angels), David et Allan Phanjoo (Moto Circuit), Jean-Noël Cerdor et Jean Denis Dalais (Speedy Bike Team), Reshad Khoyratty et Rajen Adaya (Moto Club), Dessen Mootien et Charles Chan (Daimler's Moto Club), ils ne se sont pas encore déclarés. Il nous revient que le Motor Sports Club soumettra le nom de ses représentants à l'assemblée générale incessamment. "À ce jour, seul Valéry Murat a postulé pour la présidence. En ce qui me concerne, je n'ai pas encore pris de décision. Je tiens à préciser que je ne suis pas attaché à la présidence et ne veux encore moins monopoliser ce poste. Je suis pour l'idée de donner la chance à tout le monde de faire ses preuves. La présidence appartient à tout le monde", a déclaré Gervais Antoine.

En revanche, a-t-il ajouté, cela ne l'empêchera pas d'apporter sa contribution à la promotion du sport motocycliste en tant que simple membre. Selon lui, "être président ne veut rien dire. Mais être un président entouré d'une équipe solide veut dire beaucoup de choses". Il a ajouté: "si la majorité décide de donner sa chance à Valéry Murat comme président, je n'aurais aucune objection. Qu'on sache aussi que je ne mènerais aucune campagne pour aller convaincre les membres de voter pour tel ou tel candidat", a-t-il fait ressortir.

D'autre part, Gervais Antoine s'est dit satisfait du travail accompli par la FMM au cours de ces quatre dernières années. "J'ai assumé la présidence en intérim pendant une année au cours de laquelle l'équipe qui était en place a travaillé pour l'organisation du Grand Prix de l'Océan Indien. C'était ambitieux, mais nous avons quand même pu le faire", a-t-il déclaré. La priorité des priorités était, selon lui, de rétablir un climat de confiance. "Une atmosphère de tension a régné en 1998 et 1999. Il fallait donc redonner au sport motocycliste cette ambiance de fête où pilotes et dirigeants se respectaient. Cela n'a pas pris longtemps, puisque moins d'une année après, tout le monde a recommencé à assumer ses responsabilités", a-t-il souligné.

Par la suite, a indiqué Gervais Antoine, la FMM a obtenu, son affiliation auprès de l'African Motorcycle Union (AMU) et a lancé l'idée d'un championnat d'Afrique de 50cc, dont la première édition se déroulera en août prochain. Selon Gervais Antoine, "Nous avons même participé, à deux reprises, dans une épreuve de 8h d'endurance, en Afrique du Sud, alors que l'île de la Réunion, qui dispose de plus de moyens, n'a jusqu'ici pu prendre part à cette compétition. Nous ne pouvons donc qu'être fiers. Qui plus est, je suis détenteur d'une licence d'officiel de l'AMU. Je peux donc apporter encore beaucoup à la fédération".

Par ailleurs, le président de la FMM s'est réjoui que Rodrigues ait pu être touchée au cours de ces quatre dernières années. Deux clubs y ont vu le jour et effectuent, a-t-il précisé, un travail sportif et social, tout comme le Daimler's Moto Club, à Maurice.


Judo - Coupe de l'Unité


Joseph Mounawah: "Le judo marche très bien"

La première manche de la Coupe de l'Unité s'est déroulée hier. Nombre de judokas, de la catégorie morphologie à celle des cadets, issus de divers clubs de l'île sont venus en découdre au dojo de GRNO. Les Juniors/ Seniors seront à leur tour en compétition, aujourd'hui. D'autres stages et compétitions sont prévus en mars prochain. Devant le fait que les trois tatamis ont été simultanément occupés par les combattants, hier, Joseph Mounawah, entraîneur national, a déclaré: "C'est signe que le judo marche très bien".

Après les premiers stages et deux compétitions, dont celle de la semaine dernière à l'île sœur, les judokas trouvent encore de nouveaux défis à relever sur le tatami. "Cette compétition nous permet de voir les aspects positifs des stages donnés en début d'année", a affirmé Joseph Mounawah. Il fait principalement référence aux Juniors/Seniors qui vont en découdre aujourd'hui. Joseph Mounawah considère que la Coupe de l'Unité sert de préparation en vue des prochaines rencontres internationales. C'est un moyen de repérer les judokas qui ont le potentiel de représenter Maurice lors de ces compétitions. La plus proche se tiendra les 5 et 6 mars, à l'occasion du Tournoi International de Maurice. "50 Réunionnais et 10 Burundais ont déjà confirmé leur participation", a précisé l'entraîneur national. "Nous attendons des réponses de l'Inde, Madagascar et de l'Afrique du Sud", ajoute-t-il. Par contre, a-t-il souligné, ne pouvant financer ce déplacement, les Seychelles ne seront pas de la partie.

À l'issue de ce tournoi international, une délégation mauricienne partira pour des stages à la Réunion du 7 au 9 mars avant de prendre part à un autre Tournoi international à St Denis. Selon Joseph Mounawah, la liste des stagiaires et participants sera officialisée demain. "Nous envisageons la possibilité d'un stage en Afrique du Sud car nous serons à Port-Elizabeth en mai pour les Championnats d'Afrique".


Pétanque - Assemblée générale élective (4 mars)


Des élections régionales tenues dans la confusion

Les jeux sont pratiquement faits ! Mais la confusion est plus que jamais présente au niveau de la pétanque mauricienne. Les deux camps opposés se livrent une lutte acharnée pour la conquête du pouvoir. À tel point qu'à deux semaines de l'assemblée générale élective de l'Association de Pétanque de l'île Maurice (APIM), deux groupes distincts revendiquent la paternité des comités régionaux de Moka et de Rivière Noire. D'ailleurs, les élections ont eu lieu à deux reprises dans chacune des régions. Une fois par le groupe mené par le président, Radhakrishnansing Rajkoomar, et l'autre par Noël Fidèle, chef de file des contestataires. Par ailleurs, pour l'assemblée du 4 mars, le président de l'APIM dit détenir une majorité de sept clubs, alors que Noël Fidèle prétend s'être assuré le soutien de neuf régionaux. Qui dit vrai ? Réponse dans les prochains jours.

Les élections dans les comités régionaux de Moka et de Rivière Noire ont donné lieu à pas mal de confusion. Des dépositions ont même été consignées aux postes de police respectifs de ces régions. Mais au bout du compte, ce qui ressort de ces élections est que deux comités distincts ont été élus dans chacune de ces régions. À Rivière Noire, Deese Jankrismna et Gaurav Heerowa revendiquent tous deux la paternité du comité, alors qu'à Moka, Kaloo Bijaiyen et Ahmed Royman disent être présidents. Il s'agira désormais au Registrar of Associations de trancher sur la question. Déjà, il ressort que Radhakrishnansing Rajkoomar, président de l'APIM, compte soulever la question, demain avec les responsables du Registrar.

Valeur du jour, nul ne sait quel comité sera éligible à participer aux élections du 4 mars. Mais toujours est-il, la campagne bat actuellement son plein dans les deux camps. Le groupe mené par Noël Fidèle dit détenir la majorité des régions, à savoir Vacoas/Phœnix, Quatre-Bornes, Rivière Noire, Moka, Port-Louis, Pamplemousses, Rivière du Rempart, Curepipe et Rodrigues. " Nous avons une majorité de neuf comités régionaux en notre faveur ", soutient Noël Fidèle. Affirmation que récuse Radhakrishnansing Rajkoomar. Ce dernier affirme que son groupe se trouve en ballottage favorable avec une courte majorité de sept clubs. Ceux-ci sont Grand Port, Savanne, Moka, Flacq, Rose-Hill, Rivière Noire et Rodrigues. " On passera d'une courte tête ", annonce-t-il.

Qui dit vrai ? En tout cas, Noël Fidèle a fait un appel à la mobilisation de ses troupes. " Je demande à tous nos dirigeants et boulistes de notre bord d'être très vigilants car l'heure de la réforme approche ", affirme-t-il. Du côté de l'APIM, l'heure n'est pas encore arrivée de crier victoire. " Il y a des choses pas trop normales qui se sont produites ces derniers temps ", souligne Radhakrishnansing Rajkoomar. Les deux parties se disputant le contrôle de l'APIM ont fait un appel pour que les élections se déroulent dans un bon esprit. Dans cette optique, ils ont demandé à ce que l'assemblée du 4 mars se déroule en présence d'un représentant du Registrar, du Comité National Olympique Mauricien (CNOM) et du ministère de la Jeunesse et des Sports. " Afin d'avoir des free and fair elections ", insiste Noël Fidèle.

Par ailleurs, toutes les élections ont été organisées dans les comités régionaux, parfois à deux reprises. Les différents présidents élus sont : Radhakrishnansing Rajkoomar (Savanne), Prem Boudena (Grand Port), Vijay Beeharee (Flacq), M. Gaspar (Rodrigues), Adam Razzack (Rose-Hill), Ahmed Royman et Kaloo Bijaiyen (Moka), Deese Jankrismna et Gaurav Heerowa (Rivière Noire), Noël Fidèle (Vacoas/Phœnix), Naden Nagapen (Pamplemousses), Gérard Leong Tip (Port-Louis) et Samy Chellen (Curepipe). Le 4 mars prochain, chaque comité régional devra déléguer trois candidats pour assister à l'assemblée générale qui se tiendra au stade George V à partir de 17h.



Après sa rencontre avec le Registrar - Rajkoomar : " Les élections se dérouleront selon nos règles "

Radhakrishnansing Rajkoomar, président de l'Association de Pétanque de l'île Maurice (APIM), a rencontré un responsable du Registrar of Associations en début de semaine pour discuter de l'organisation prochaine des élections. Selon le président, il aurait obtenu le feu vert pour tenir son assemblée générale en se basant sur les règles initialement établies. " Les élections se dérouleront selon nos règles. On a eu le feu vert du Registrar pour cela ", a-t-il soutenu. Dans la foulée, il a confié avoir tranché sur la question de l'existence de deux comités distincts à Moka et Rivière Noire. " Nous allons reconnaître les deux comités dont nous avons organisé les élections. À Moka, où il n'existait aucun régional, il incombait à l'APIM, et à personne d'autre, d'en créer un. Concernant la situation à Rivière Noire, il est clair qu'avec le départ du président du régional, il ne pouvait plus avoir d'élections. D'ailleurs, les élections organisées par nos opposants ont été marquées par des irrégularités ", a souligné Radhakrishnansing Rajkoomar. D'ailleurs, il ressort qu'une liste de délégués pour l'assemblée du 4 mars circule actuellement au niveau de l'APIM.


Badminton - Visite d'inspection de Raj Gaya en Éthiopie


"There is room for improvement"

La visite de trois jours de Raj Gaya en Ethiopie dans le cadre de l'organisation des Championnats d'Afrique juniors dans ce pays en juillet prochain n'a pas été une sinécure. Du moins, c'est le sentiment que le secrétaire général de la Fédération africaine de Badminton (FAB) a dégagé suite à son retour au pays mercredi dernier. Sa mission, au pays où Bob Marley vient d'être fêté par plus de 300 000 personnes, consistait à constater de visu les conditions dans lesquelles vont se dérouler ces championnats, en juillet prochain. "À première vue, there is room for improvement que ce soit sur le site de compétition qu'au niveau de l'hébergement", a expliqué à Week-End, Raj Gaya.

En effet, le Arat Kilo Sports and Education Center d'Addis Abeba n'est pas ce qu'on pourrait appeler un fleuron du sport éthiopien. "La surface est en bois et avec le temps, le parquet a été quelque peu abîmé tandis que les hôtels qui serviront pour l'hébergement sont très moyens" souligne notre interlocuteur. Toutefois, le secrétaire général de la FAB ne perd pas espoir que la Fédération Éthiopienne de Badminton va pouvoir redresser la situation. "Ma rencontre avec le ministre éthiopien des sports, Teshome Togo, a été positive, car ce dernier a promis un soutien financier considérable pour l'organisation de ces Championnats juniors", rappelle Raj Gaya. Ce dernier est en train de boucler son rapport pour la FAB et recommendera néanmoins aux pays participants, dont Maurice, de prendre les précautions d'usage avant de s'embarquer pour la capitale éthiopienne. "Déjà le voyage aérien est très éprouvant", précise Raj Gaya.

Invitation pour les Internationaux du Kenya

Par ailleurs, l'Association Kenyane de Badminton a lancé une invitation à l'Association Mauricienne de Badminton (AMB) afin de finaliser une liste de joueurs souhaitant participer aux Internationaux du Kenya, qui se tiendront du 22 au 24 avril prochain au Aga Khan Hall à Mombasa. Ces Internationaux, qui réunissent à chaque fois des joueurs de renom, venant de l'Europe, du Moyen Orient et de l'Afrique, font partie du circuit africain qui comprend également les Internationaux d'Afrique du Sud, de Maurice et du Nigeria. La compétition, qui sera disputée selon les règlements de l'International Badminton Federation (IBF), est approuvée par un grade " A ". De ce fait, les joueurs pourront marquer des points pour le classement mondial. La compétition comportera les épreuves suivantes : simple hommes, simple dames, double hommes, double dames et double mixte.

Les conditions d'hébergement ont été finalisées avec le Travelers Beach Hotel et ceux qui désirent obtenir de plus amples renseignements, peuvent se connecter au site web, http : //www. travellerbeach. com. Le prix d'une réservation pour une personne est de U$ 35. Elle comprend la chambre, le petit-déjeuner et le dîner. Il est à noter que les futurs participants bénéficieront d'un transport gratuit de l'aéroport à l'hôtel, qui est situé à 15 kilomètres de l'Aga Khan Hall. On prévoit une température variant entre 25 et 30 degrés pour les jours de compétitions. La liste des sélectionnés doit être envoyée à l'Association kenyane de badminton avant le 1er avril. Les épreuves auxquelles ils participent doivent aussi être mentionnées. Par ailleurs, soulignons que les Internationaux de Maurice seront disputés du 1er au 4 décembre.


Brèves


Institute for Drug Free Sports: Le Dr Hurdowar embauché sous contrat

Il nous revient que dans les jours à venir, la loi sera promulguée pour que la mise en place d'un Institute for Drug-Free Sports (IDFS) à Maurice devienne une réalité. Dans ce contexte, nous apprenons que le Dr Rajen Hurdowar, qui a pris sa retraite comme un des médecins du centre médico-sportif de Vacoas a été embauché par le MJS sous contrat. Cependant, pour l'heure, son rôle et ses fonctions ne sont pas encore connus. Trois ans après avoir été annoncé dans le Sports Act, l'Institute for Drug-Free Sports sera probablement lancé dans les jours qui viennent, une fois les sections 18 à 19 du Sports Act promulguées. Des sections qui définissent, d'une part, les objectifs de l'institut, ses pouvoirs et son conseil et d'autre part, le fonctionnement de ce même conseil et les appels au Board. Dans les couloirs du MJS, on laisse entendre que le Dr Hurdowar sera probablement aidé dans sa tâche par les mêmes personnes qui se sont greffées autour du dossier antidopage, ces dernières années, avec entre autres, Gérard Requin, le Chef Pharmacien du ministère de la santé.

Budget 2005-06: Les consultations avec les finances ont commencé

Depuis ces deux dernières semaines, les hauts cadres du ministère de la Jeunesse et des Sports ont commencé les consultations avec leurs homologues des finances, dans le cadre des dotations budgétaires 2005-06. Selon les premières indications, les premières discussions ont été ouvertes sur le "recurrent budget" du MJS et tout laisse croire que c'est dans la même lignée qu'a été adopté le budget 2005-2006 du ministre. Concernant le chapitre du budget capital, on laisse entendre que le MJS pourrait ne pas proposer de nouveaux projets, mais misera toute sa force sur les projets en cours. Le budget capital fera provision pour l'entretien des infrastructures sportives, car il nous revient que le MJS a pris la décision définitive de "contract out" l'entretien de ces sites.

Année Internationale du sport et de l'éducation physique: La campagne d'affiches lancée

En attendant la confirmation de la date du bureau du Premier ministre pour le lancement officiel, le ministère de la Jeunesse et des Sports a déjà lancé sa campagne d'affiches. En effet, elles ont été placardées dans toutes les institutions préprimaires, primaires, secondaires et tertiaires, les centres de jeunesses et les sites sportifs. "Nous visons surtout à atteindre les jeunes qui vont à l'école et les sportifs de haut niveau", laisse-t-on entendre au MJS. Selon les indications, le lancement officiel se fera sur la pelouse de Gymkhana à Vacoas par Paul Bérenger en présence de quelque 2000 étudiants.

Mauritius Sports Council: Du sang neuf à Belle-Rose?

Le Board du Mauritius Sports Council (MSC) se trouve toujours en situation irrégulière. Cela du fait que depuis le 31 janvier dernier, le contrat des membres de cette instance n'a pas été renouvelé comme il est stipulé dans la loi. Notamment la section 14 du Sports Act qui indique que le contrat des membres du Board est renouvelable chaque deux ans. Cependant, nous apprenons du MJS que le renouvellement du contrat des membres du MSC est "under process" et aurait dû être chose faite depuis la semaine dernière. Mais les tribulations politiques dans lesquelles s'est retrouvé le gouvernement ces derniers jours, ont fait que le ministre n'a pas trouvé le temps d'apposer sa signature au bas du document. Le fait que Ravi Yerrigadoo soit parti en voyage de noces depuis le début de la semaine écoulée n'a pas arrangé les choses.

Cependant, selon les bruits circulant dans le couloir au 3e étage de l'Emmanuel Anquetil Building, il se pourrait que le contrat de tous les membres actuels ne soit pas renouvelé. Les expériences de ces dernières années et surtout la cacophonie qui a régné lors des nominations du National Sports Award et l'organisation même de la soirée pourrait sonner le glas pour certains membres. Des conseillers proches du ministre ont clairement laissé entendre que Belle Rose a besoin de sang neuf pour pouvoir rebondir comme il est nécessaire dans la nouvelle configuration du sport mauricien. Reste maintenant à savoir si le ministre apportera les changements qui conviennent dans ces circonstances.

Notons que ce n'est pas la première fois qu'une telle chose se produit, car sous le ministre Marie-Claude Arouff-Parfait, les membres du MSC d'alors s'étaient retrouvés dans la même situation.

Sports Act - Demande de dérogation des fédérations: Ram Lollchand présidera le comité technique

C'est pour le moins un coup de thêatre qui s'est opéré sur le dossier des demandes de dérogation des fédérations pour l'application du Sports Act. Alors que dans un premier temps les recommendations avaient été faites pour que le Directeur des Sports préside le comité technique, nous avons appris hier que cette proposition a été renversée en haut lieu. C'est à Ram Lollchand, Senior Sports Officer et secrétaire général de la Commission Jeunesse et Sports de l'Océan Indien (CJSOI), que cette tâche a été confié. "C'est mieux qu'un tel comité soit présidé par un technicien que par un administratif", a-t-on fait comprendre à Week-End. Ram Lollchand, revient donc aux affaires au 3e étage de l'Emmanuel Anquetil Building avoir été mis pour ainsi dire "au placard" à travers le poste de directeur de formation (BECS).

Le secrétaire général de la CJSOI aura pour adjoint Maheh Purbhoo, qui s'occupe déjà du dossier Sports Act et Dev Putty qui lui aussi revient aux avants-postes au MJS. Le comité a déjà un agenda chargé, outre le tir à l'arc, le tae kwon do, le body-building, le wushu, le snooker, la natation et la voile, Ram Lollchand et consorts auront également les dossiers du cyclisme et de l'équitation à considérer. La Mauritius Equestrian Sports Federation cherche une dérogation pour pouvoir fonctionner dans quatre régions. Notamment à Curepipe avec le Club Hippique de Maurice (CHM), à Rivière Noire avec Le Ranch, à Moka avec les Écuries du Domaine Les Pailles et Pamplemousses avec le Centre Équestre du Nord. Dans la foulée, la MESF veut aussi que ces quatre clubs - qui sont déjà enregistrés auprès de la fédération - puissent opérer comme une région avec un seul club. Mais le hic dans cette demande c'est que Les Pailles - ce qu'on appelle des no man's land - se situent légalement dans le district de Rivière Noire.

Question parlementaire ce mardi: Hookoom veut la liste des fédérations en non-conformité

Le Sports Act sera à nouveau à l'agenda des travaux parlementaires ce mardi. Notamment à l'heure des questions-réponses. En effet, le député le Dr Balkissoon Hookoom demandera au ministre de la Jeunesse et des Sports de soumettre à la chambre la liste des fédérations qui ne sont pas en confirmité avec le Sports Act. Dans sa question le débuté rouge demande également au MJS de préciser "the manner in which they are non-compliant and the steps taken to ensure compliance with the Act". Notons que Ravi Yerrigadoo étant en congé, c'est le ministre Sangeet Fowdar qui assurmera la suppléance aux sports.



s p o r t s WEEK-END --- dimanche 20 février 2005