s p o r t s WEEK-END --- dimanche 13 février 2005



Thibault Dailland, champion d'Europe cadet de ski nautique
14 ans et déjà une grande "figure"


Football - Préliminaires de la Ligue des Champions d'Afrique - Cet après-midi (15h30), au stade George V, ASPL 2000 v/s Kaizer Chiefs
L'ASPL 2000 veut se surpasser


Football - Coupe de la Confédération (manche retour) - Hier, au stade Linité, à Mahé
Savanne SC éliminé


Mise en place d'un Mauritius Olympians Association
Un président controversé


Sports Act - Demandes de dérogation
La MYA en bonne élève


Judo - Internationaux cadets de la Réunion
Les locaux entrent en scène aujourd'hui


Hippisme
Le HRB approuve les 30 journées demandées par le MTC


Hippisme - Nouveaux chevaux
75 à 80 nouvelles unités pour démarrer la saison 2005


Handisports - Stage de la PHYSFED - Dimanche prochain, à GRNO
Arbitres et joueurs convoqués


Handisports - Mini championnat d'athlétisme de la VHPSFM - Aujourd'hui (9h30 à midi), à Réduit
Le championnat du monde de jeunes en point de mire


Athlétisme - Powerade Cross Country League (5ème manche, hier)
Menon Ramsamy remporte sa 8ème ligue de cross


Cyclisme - Réunion du comité directeur
Le cas de Philippe Colin référé à la commission sportive


Boxe - Suspendu pour une année
Giovanni Frontin a repris l'entraînement mardi dernier


Carnet mondain
Ravi Yerrigadoo se marie aujourd'hui


Thibault Dailland, champion d'Europe cadet de ski nautique
14 ans et déjà une grande "figure"

Thibault Dailland
Il a tout du surfeur. Les longues mèches blondes. Le visage juvénile. Le style lunatique. Des yeux noisette. Un short recouvrant les genoux, d'où dépasse un caleçon. Le teint rougi par le soleil. Le nez avec la peau qui pèle. Les lunettes de soleil posées au-dessus des yeux. La dégaine du jeune parfaitement insouciant. Ça, c'est l'apparence ! Dans le concret, Thibault Dailland, quatorze ans et demi, est skieur. Il a la tête solidement vissée sur les épaules. Il ne peut en être autrement. Sa mère, Corinne, veille au grain. Elle veut que son aîné parvienne à concilier études et sport. Découverte du champion d'Europe cadet de ski nautique.Abidjan, Côte d'Ivoire. Une lagune verdâtre à l'eau calme. Un plan d'eau de rêve pour les skieurs. On est en 1996. Le petit Thibault, encouragé par ses parents, s'essaie pour la première fois au ski nautique. " Je suis pratiquement né sur l'eau ", s'amuse à dire Thibault. Son père, Marc, est amateur des sports nautiques. Corinne, la maman, se débrouille pas mal sur des skis. " Un jour, j'ai proposé à mon époux de s'intéresser au ski nautique. Depuis, la famille a pris ce sport en passion ", raconte-t-elle. Le sport est prenant. La sensation de glisser sur l'eau, contagieuse. Les trois fils de la famille Dailland s'y mettent avec allégresse. Si le cadet, Aymerick, évite la compétition, par contre le petit dernier, Tanguy, décroche rapidement un titre de champion de France poussin.Mais revenons-en à Thibault. Touche-à-tout et doué, il ne tarde pas à faire sien le ski. À l'époque, ce sport est peu pratiqué sur la côte ouest de l'Afrique. Cependant, une poignée d'irréductibles Gaulois maintient la flamme intacte. Parmi, la famille Benett. Elle produira un champion du monde et aussi, un entraîneur de champions : Tanguy. Ce dernier changera la conception du ski du jeune Thibault. Avant lui, la famille Dailland était obligée d'inviter ses entraîneurs en Côté d'Ivoire, faute de structures. Les camps d'entraînement aidaient grandement au développement de ce sport à Abidjan. Plus maintenant. La guerre et tout ce qui l'accompagne sont passés par là. La famille a dû regagner la France, laissant derrière elle une partie de leur vie (voir plus loin).Avant cela, trois à quatre fois l'an, à Noël, à Pâques et pour la Toussaint, Thibault Dailland se rend en stage en Floride ou en France pour y côtoyer les meilleurs de la discipline. C'est le seul moyen pour lui de continuer à progresser. Et entre les stages, il suit un programme personnalisé trois fois la semaine. " Il lui faut beaucoup s'entraîner pour être le meilleur. Mais Thibault est naturellement doué ", souligne Corinne Dailland. " Tout est une question de positionnement ", poursuit Thibault. Groupé pour le saut, droit, avec le buste seul à travailler, pour la figure et droit, avec les épaules en appui, pour le slalom. À chaque séance, pendant trois heures, il est donc, là, à corriger ses imperfections.Bizarrement, il n'est jamais fatigué. Mieux encore, il multiplie les genres. Tantôt le tennis, tantôt le tennis de table, ou encore le handball, le basket-ball, le volley-ball ou même le tae kwon do. La multiplication des activités physiques l'aide grandement à se forger la condition optimale pour être performant sur l'eau. Cela lui donne de l'endurance. Dans le ski nautique, les succès s'enchaînent à la vitesse grand " V ". À 9 ans, il décroche son premier titre de champion de France au slalom et en figures. Hormis 2003, de 2000 à ce jour, il glane tous les titres dans sa catégorie d'âge. La consécration ne tarde pas à frapper à sa porte. L'an dernier, il décroche le titre de champion d'Europe cadet malgré la présence des puissants biélorusses." Thibault bat ses adversaires au mental. Il n'est jamais aussi fort que lorsqu'il est mis sous pression ", raconte sa mère. " Aux qualifications, il était là à danser sur l'eau. Or, une seule erreur aurait occasionné sa disqualification. Mais non. Thibault ne s'en est pas inquiété. Il est passé tout juste en finale en finissant cinquième, puis il a remporté le titre ", s'exclame-t-elle. Même si Marc et Corinne Dailland soutiennent à fond leurs enfants, il est très rare de voir la maman assister aux compétitions. " Je ne peux pas le regarder. Je suis trop stressée. Par contre, je suis présente lorsqu'il participe à un concours de saut. Cette discipline est trop dangereuse. Il faut que je sois présente ", avoue-t-elle. Mais Thibault n'entend déjà plus rien, les idées, somme toute, tournées vers les prochaines figures qu'il présentera.Même si les trois genres de ski nautique sont tous aussi intéressants les uns que les autres, Thibault fait du saut sa spécialité. " Parce que c'est plus grisant ", révèle-t-il. À bientôt 15 ans, il possède un record personnel à 34m90 sur un tremplin d'un mètre cinquante. En parlant de records, il possède une meilleure performance en figure évaluée à 6030 points, réalisée à trois reprises l'an dernier. À titre comparatif, le recordman du monde, le Français Nicolas Le Forestier, a réalisé 12 220 points. Soit le double des points de Thibault Dailland. Mais le jeune skieur compte bien s'inspirer des exploits de son compatriote pour devenir, peut-être, dans trois ans, champion du monde.Pour ce faire, il devra accepter de faire beaucoup de sacrifices. Il devra aussi travailler ses flips - les sauts périlleux - de même que les body - passage sur la corde dans une figure en évitant que la corde touche l'eau. À quatorze ans et demi, il occupe la 84e place mondiale en figure et ce, dans le classement toutes catégories de la spécialité. " En un an, j'ai progressé de dix places ", dit-il fièrement. Pour ce qui est du slalom, Thibault possède un record personnel, non homologué, à trois bouées à 12 mètres à 58 km/h de moyenne.En attendant de réaliser un jour ses rêves, Thibault Dailland est un élève appliqué à l'école. Il est présentement en 4ème. Toutefois, à cause de sa passion, il lui arrive de manquer régulièrement des classes. " Fort heureusement, Thibault a la chance de pouvoir compter sur ses profs pour avoir des cours de soutien à domicile ", souligne sa mère. Alors, le temps n'est-il pas venu pour qu'il fasse un choix ? " Pas du tout ! Il ira jusqu'au bout, c'est BAC et plus si possible ", prévient Corinne Dailland. La maman voit bien son fils dans une pratique professionnelle proche du sport, si possible l'ostéopathie. Tout ceci est programmé pour dans quelques années. Pour le futur proche, la famille Dailland va commencer à négocier les contrats publicitaires du jeune Thibault. Son titre de champion d'Europe l'a mis en avant. Demain, il part en Australie sur le site du Moomba Masters. Il est le seul jeune de 14 ans invité à cette importante manifestation de ski nautique.Tout un programme…



Victime de la guerre en Côte d'Ivoire - La famille Dailland : Maurice comme point d'ancrage

Entre la famille Dailland et Maurice, la lune de miel dure depuis plus de 20 ans. Elle pourrait se prolonger si d'aventure, elle parvient à faire de notre île son nouveau point d'ancrage. Victime de la guerre en Côte d'Ivoire, la famille Dailland a été parmi les Français à être rapatriés le 11 novembre dernier en métropole. " Ce n'est plus possible de retourner là-bas. Pour la sécurité des enfants et la nôtre, on a dû quitter notre pays ", raconte une Corinne Dailland, meurtrie par les événements. " Il n'y a plus de lycées. Le prochain rouvrira en 2007, peut-être. On n'avait qu'une alternative, fuir le pays pour pouvoir assurer un avenir à nos enfants ", avoue-t-elle, encore. Peu habituée à vivre en France, la famille entreprend actuellement des démarches pour venir s'installer à Maurice. " On a plein d'amis ici. On se sent bien à Maurice. Elle serait en plus idéale pour permettre à mes enfants de s'entraîner ", souligne-t-elle.



Comprendre le ski nautique

Le slalomLe slalom est la discipline la plus pratiquée en compétition. Elle demande des qualités techniques et physiques, mais l'expérience et la tactique jouent également des rôles importants. En slalom, la taille du ski varie entre 160 et 180 cm, elle est à choisir en fonction du poids du skieur et de son niveau. La dérive assure une certaine stabilité, en empêchant le ski de déraper sur l'eau. La corde mesure 18,25 m, mais on peut la raccourcir pour augmenter la difficulté (cf "principe"). Le champ de slalom est composé de : 12 bouées de chenal qui ont pour but de guider le bateau tracteur (qui doit avoir une trajectoire parfaitement rectiligne) ; 6 bouées "skieur", une porte d'entrée et une porte de sortie.Les figuresLe but de cette discipline est d'effectuer le plus grand nombre de figures en deux parcours de vingt secondes chacun. Les figures sont cotées en fonction de leurs difficultés. À chaque figure correspond donc un nombre de points, et le vainqueur est tout simplement le skieur qui totalise le plus grand nombre de points après ces 2 parcours de vingt secondes : il aura réussi à trouver le bon compromis entre la rapidité d'exécution (le nombre de figures qu'il a pu réaliser), et la difficulté de celles-ci. En pratique, les compétiteurs font généralement un parcours corde en mains, et un parcours tracté par le pied. Les figures "corde au pied " sont bien sûr plus cotées que les figures "corde en main". On a pas le droit de répéter la même figure et chaque compétiteur doit remettre au jury, sa "feuille de parcours" avant le début de l'épreuve. Le compétiteur y inscrit l'enchaînement de figures qu'il compte faire, et se doit, par la suite, de respecter cet enchaînement, et notamment l'ordre dans lequel il effectuera les figures.Le sautLa discipline la plus spectaculaire et qui fait appel au sang froid et au sens de l'équilibre à la fois sur l'eau et dans l'air. Il s'agit d'effectuer, à partir d'un tremplin, le saut le plus long possible. Pour que la performance soit prise en compte, le skieur ne doit pas chuter à la réception du saut. La vitesse d'arrivée sur le tremplin, l'impulsion et la position durant la phase d'envol conditionnent la performance.


Football - Préliminaires de la Ligue des Champions d'Afrique - Cet après-midi (15h30), au stade George V, ASPL 2000 v/s Kaizer Chiefs
L'ASPL 2000 veut se surpasser

Ce n'est pas tous les jours qu'on rencontre une équipe de la dimension de Kaizer Chiefs, véritable référence du football sud-africain. Ce n'est également pas évident de se payer la peau de Kaizer Chiefs. Cette saison, seuls Moroka Swallows (1-0) et Orlando Pirates (2-1) ont pris la mesure des Chiefs dans le championnat sud-africain. Malgré la défaite de deux buts à zéro, à l'aller, les Portlouisiens veulent y croire. L'entraîneur de l'ASPL 2000, Sarjoo Gowreesunkur, est convaincu que son équipe peut se surpasser. Mais pour ce faire, il est très important, a-t-il déclaré, qu'il y ait une mobilisation générale derrière l'ASPL 2000. "Dans le passé, nous avons constaté que des équipes se sont surpassées grâce au support vocal d'une grosse foule. Si c'est le cas dimanche, (NDLR: cet après-midi), je suis convaincu que l'ASPL 2000 peut passer ce cap", a-t-il indiqué."Mes joueurs ont conservé tout l'enthousiasme affiché à l'aller", a d'emblée déclaré Sarjoo Gowreesunkur. Qui plus est, ce dernier a ajouté que la préparation s'est bien déroulée et que les joueurs affichent également le sérieux et la détermination. "Tout ce que je souhaite, c'est que ceux qui seront alignés répondront présents à tous les niveaux. J'espère qu'ils feront preuve du même sérieux que celui du match aller et respecteront, une nouvelle fois les consignes. J'espère aussi qu'ils se montreront solidaires. Ce n'est que de cette façon que nous pourrons élever notre niveau de jeu", a-t-il indiqué. Prendre des risquesAprès avoir rencontré les Seychellois de La Passe FC, mardi, au stade Anjalay Coopen, les Portlouisiens se sont entraînés, au stade George V, mercredi matin. "Mes joueurs ne sont pas habitués à évoluer sur une pelouse comme celle du stade George V. J'espère qu'ils s'y habitueront à la pelouse après ces quelques entraînements", a souligné Sarjoo Gowreesunkur. Il ne regrette cependant pas le fait de jouer ce match à Curepipe. "La pelouse du stade George V peut être au détriment de l'ASPL 2000, mais elle le sera encore plus aux Sud-Africains". Pour lui, ce match sera abordé avec tout le sérieux voulu. "Nous allons prendre un maximum de risques. Il faut faire les choses tant que nous en avons l'occasion, afin de ne pas nourrir ensuite des regrets", a-t-il fait ressortir. Selon Sarjoo Gowreesunkur, son équipe prônera un jeu offensif. "Il nous faudra être audacieux. Mes joueurs devront prendre des initiatives". Il est d'avis qu'il faudra mettre en place une nouvelle stratégie dans la mesure où Kaizer Chiefs connaît déjà l'ASPL 2000. "L'adversaire misera sur l'offensive et tentera de marquer un but le plus tôt, afin de compliquer notre tâche", a-t-il avancé.Une question de stratégieSarjoo Gowreesunkur est convaincu que l'exploit est possible. Selon lui, "le football, c'est une question de stratégie. Il faut que mes joueurs croient dans ce qu'ils font et développent leur jeu. Il faut qu'ils trouvent les bonnes sensations et animent le match. Le plus important, c'est qu'ils sortent la tête haute de ce match." Sarjoo Gowreesunkur est aussi convaincu qu'il faudra empêcher les Sud-Africains de marquer pendant le premier quart d'heure. Pour ce faire, il faudra, a-t-il avancé, réduire les espaces, priver l'adversaire de ballons et surtout être très agressif sur le porteur du ballon. "Kaizer Chiefs a des lacunes et je suis convaincu que nous les moyens de passer ce cap. Nous avons toutefois besoin d'un public nombreux pour nous aider à nous surpasser" a déclaré Sarjoo Gowreesunkur.Ted Dumitru: "2-0 ne veut rien dire"L'entraîneur de Kaizer Chiefs, le roumain Ted Dumitru, affiche également la confiance. Il n'empêche qu'il s'attend à un match très difficile face à une équipe portlouisienne, qu'il espère, optera pour un jeu offensif, cette fois. "2-0 ne veut rien dire. Tout est possible en football. Nous devons donc entamer ce match comme si le score était de 0-0. On ne peut pas prendre ce match à la légère", a-t-il ajouté.Selon Ted Dumitru, son équipe est prête. Après la manche aller, elle a disputé un match de championnat avant d'entamer sept jours d'entraînement intensif. Il a indiqué que ses joueurs sont en forme, à l'image de Gerald Sibeko. "Gerald Sibeko est un joueur très dynamique. Il a énormément progressé et possède beaucoup de qualités. C'est un joueur qui effectue un gros travail tactique en milieu de terrain", a-t-il dit. Des Mauriciens trop défensifsParlant de l'ASPL 2000, Ted Dumitru dira les Mauriciens ont misé sur une tactique ultra-défensive à l'aller, défendant même à 7-8 joueurs par moment. "Les Mauriciens ont tout essayé pour limiter les dégâts. Nous aurions même pu inscrire plus de buts". Ted Dumitru a aussi reconnu que l'ASPL 2000 possède quelques bons éléments à l'image des Malawites Heston Muthali et Prince Chihana.L'objectif des Sud-Africains est d'arriver en finale. Pour Ted Dumitru qui a déjà entraîné le club pendant deux saisons (1988 et 1989) et remporté neuf trophées, l'objectif est réalisable. De retour depuis deux ans, il constate que le jeu qu'il avait mis en place, basé sur l'équilibre entre l'attaque et la défense est toujours présent, mais pas totalement à sa satisfaction.Un style africainSelon lui, il est triste de constater que le football africain n'a pas encore sa propre identité. "L'Afrique possède un énorme potentiel. Il est cependant malheureux qu'elle imite les Français et autres Anglais. Vous ne pourrez pas remporter de trophées tant que vous n'aurez pas votre propre style de jeu. Par contre, on constate que les meilleurs joueurs au monde sont des Africains où des Sud-Américains. Donc, pourquoi ne pas développer son propre style de jeu. Nous avons d'ailleurs constaté que les équipes qui ont remporté la Coupe du monde avaient développé leur propre style", a-t-il avancé. Par ailleurs, Ted Dumitru n'a pas manqué de faire état de l'accueil réservé à son équipe depuis leur arrivée, jeudi. "Nous avons été très bien accueillis. C'est devenu plus qu'un match et je pense qu'à travers cela, nous sommes en train de bâtir une solide relation entre les deux pays. Nous avons également fait tout notre possible pour que les Mauriciens se sentent à l'aise en Afrique du Sud".


Football - Coupe de la Confédération (manche retour) - Hier, au stade Linité, à Mahé
Savanne SC éliminé

Savanne SC a été éliminé des préliminaires de la coupe de la Confédération après avoir été sévèrement battu (0-4) par les Seychellois de Red Star, hier, au stade Linité, à Mahé. Les Mauriciens avaient pourtant pris une avance considérable (2-0), à l'aller, mais n'ont pu cependant préserver cette avance. Au combiné, ils sont battus par quatre buts à deux.Le match a été nettement à l'avantage de Red Star, selon notre confrère Gérard Govinden de Seychelles Nation. Les seychellois ont ouvert le score, à la 31e minute par l'entremise de Jeffrey Brutus. Sur un centre de Ted Radegonde, la défense mauricienne ne parvint pas à repousser le danger et en bon opportuniste, Brutus ajusta une puissante frappe en pleine lucarne. Deux minutes plus tard, Tony Morel profita d'une balle en retrait de René-Yves Raonizary pour doubler la mise. Les Seychellois ont aggravé le score, à la 73e minute, grâce à Dany Rose, avant que Vincent Volcère ne scelle le sort des Mauriciens, trois minutes plus tard, en reprenant un ballon renvoyé par Ram Purtally suite à une reprise de la tête de René-Yves Raonizary.Savanne SC a eu quelques occasions, par l'entremise de Kurty Desalles (22e), Westley Laboucherie (64e et 75e), mais sans succès. Red Star aurait même pu inscrire un cinquième but pendant les arrêts de jeu si le tir de René-Yves Raonizary n'avait pas été repoussé par la transversale. L'entraîneur de Red Star, le Malgache Mosa, s'est dit très satisfait de la performance de ses joueurs. "Je savais qu'on allait gagner ce match. J'ai vu Savanne SC à l'aller, et j'ai constaté qu'il fallait passer par les côtés. C'est ce que nous avons fait", a-t-il déclaré. Pour sa part, Taleb Fatehmamode s'est dit très déçu par le résultat. "Après le 2-0 à l'aller, je pensais pas que mes joueurs allaient saisir leur chance. Ils n'ont pas assimilé les consignes. Nous avons encaissé deux buts en l'espace de deux minutes, et lorsque nous avons tenté de réagir, nous avons pris un troisième but. La tactique n'a pas marché et je ne comprend pas pourquoi", a-t-il déclaré.Feuille de matchSavanne SC : Ram Purtally - Kelly Mariva, Ajay Gopeenath, Giovanni Naboth et Bassanio Diolle (Grewalsing Puran, 83e) - Fabrice Pitchia (Percy Perle, 74e), Josoa Randrianimamisoa, Kurty Desalles et Waldo Lebreux (Ricardo Faron, 46e) - Stevenson Hollingsworth et Westley LaboucherieCartons jaunes: Ricardo Faron (51e)Red Star : Andrew Valentin - Richard David (Nigel Freminot, 5e), Désiré Ramsamymanana, Percy Laramé (Brian Ravinia, 70e) et Ted Radegonde - Bernard St. Ange, Charles Taly Andriamaro et Vincent Volcère, Jeffrey Brutus - Tony Morel (Danny Rose, 60e) et René-Yves RaonizaryCartons jaunes: Ted Radegonde (23e)Arbitre : Patrick Ramananpamonfy (Madagascar)Arbitres-assistants: Paul Rakotoarisoa et Alberto Razafitsitama (Madagascar). Spectateurs payants : 3000Source: Seychelles Nation


Mise en place d'un Mauritius Olympians Association
Un président controversé

Faut croire qu'il y a définitivement quelque chose qui ne tourne pas rond au sein de la maison olympique mauricienne. Alors que Chintamun Rambocus est actuellement aux Seychelles, nous apprenons, dans l'édition de Le Mauricien de mardi dernier, le lancement d'une branche mauricienne de la World Olympians Association. Une branche qui sera connue comme la Mauritius Olympians Association (MOA). Grande a été la surprise de tout un chacun en constatant que le poste de président de cette association est occupé par Shirish Rummun. Personnage plus que controversé au sein de l'haltérophilie mauricienne et blâmé dans le rapport de la Commission d'Enquête sur le dopage (2000) présidé par le magistrat Benjamin Joseph, le choix du fils de Mme Fatima Rummun - présidente de la FMH - laisse à penser que c'est déjà un mauvais départ pour la MOA. Surtout si cette dernière s'est fixée comme objectif "d'être d'un apport considérable pour la promotion du sport à Maurice". Depuis que l'accord de partenariat entre la World Olympians Association et Naïade Resorts a été signé en octobre de l'année dernière, la question de lancer une association d'olympiens - c'est-à-dire tous ceux qui ont déjà participé aux Jeux Olympiques - avait été évoqué. Dans les coulisses, on laisse entendre que ce projet trottait dans la tête de l'archer Yehya Bundhun depuis son retour des Jeux Olympiques de Sydney, mais pour des raisons que nous ignorons, ce projet est resté au stade d'une simple ambition.Le parachutage de Shirish RummunCependant, le dossier devait être remis au goût du jour aux lendemains des JO d'Athènes par ce même Yehya Bundhun. Avec, cette fois, une volonté d'aller au fond des choses. La Mauritius Olympians Association (MOA) a ainsi vu le jour, même si l'accord du bureau du Premier ministre n'a pas encore été obtenu pour l'utilisation du mot "Mauritius". Ça, c'est la partie historique de cette affaire. Par contre, le parachutage de Shirish Rummun à la présidence de cette instance reste pour le moins incompréhensible. Dans les milieux proches de la MOA on laisse entendre que le fils de Mme Rummun a été élu président sans parachutage ni coup de pouce donné en haut lieu. "Il a été choisi parce qu'il a beaucoup travaillé pour mettre en place cette association", a-t-on expliqué à Week-End pour justifier ce choix. Pour quelqu'un dont les frasques comme entraîneur ou comme directeur technique auto proclamé de la FMH sont beaucoup plus importantes que son curriculum vitae sportif, faut dire que c'est un choix que nous ne comprenons pas. D'autant que comme olympien, son passage aux Jeux Olympiques d'Atlanta n'a rien donné de probant à tel point que nos archives n'en retiennent rien d'extraordinaire.De ce fait, on ne peut que rire de la phrase du président de la MOA qui affirme que: "De par leur expérience, les anciens athlètes mauriciens ayant participé aux JO seront d'un apport considérable pour la promotion du sport à Maurice". Car jusqu'à présent, Shirish Rummun a prouvé plus d'une fois qu'il agit plus dans l'intérêt de ses proches que celui des athlètes. Les six haltérophiles, dont les bourses ont été interrompues depuis l'année dernière, peuvent témoigner de la souffrance, voire l'humiliation qu'ils ont subie quotidiennement quand Shirish Rummun agissait comme entraîneur au centre de Vacoas. Tout le monde - sauf la police de Vacoas qui n'a toujours pas bouclé son enquête - sait qui a agressé physiquement et verbalement l'entraîneur français Jean-Marie Habiera. Le fait que ce dernier ait été interdit d'accès au gymnase de Vacoas a eu pour conséquence que les six haltérophiles de haut niveau n'ont pas d'entraîneur pour certifier leur présence à l'entraînement. De ce fait, aucune bourse ne leur est versée. Sévèrement blâmé par la commission d'enquêteOn se pose une fois de plus la question de savoir si Shirish Rummun a le droit moral d'être président de cette association. Non seulement pour les raisons que nous venons d'évoquer, mais encore plus en raison du sévère blâme dont il a été l'objet dans le rapport de la Commission d'Enquête présidée par le magistrat Benjamin Joseph, assisté de Sonia Xavier et du Dr Satish Boolell. Selon le rapport, Shirish Rummun aurait bénéficié de certaines faveurs dans le cadre des tests antidopage. Il ne faut non plus oublier les gestes violents qu'il aurait eus à l'encontre des haltérophiles. Alors que sur les relations humaines, le rapport précise: "From what this Commission has gathered, the said Shirish Rummun's relations with his fellow athletes are, to say the least, difficult. He should prevail over the others, woe to anybody who try to get in his way…All this does not make for a good atmosphere and the feeling which has come across from the athletes who have deponed is that they do not feel safe…".Mais il n'y a pas que Shirish Rummun, d'autres noms au sein de ce comité soulèvent des interrogations. Dont celui de Navind Ramsurrun. Ce dernier on le sait, avait été nommé président de la Commission des Athlètes au sein du CNOM. Toutefois, son apport à ce niveau se passe de commentaires car en plusieurs occasions, il s'est montré impuissant face aux différents problèmes auxquels ont eu à faire face les athlètes, surtout durant les derniers Jeux des Îles de l'Océan Indien. Les exemples ne manquent pas! Même au sein de la Fédération mauricienne de Lutte, Navind Ramsurrun a souvent eu des démêlés avec ses collègues, notamment Oogesh Heeroo, Dharam Aubeeluck et autres. Pour en revenir à la MOA elle-même, il est bon de noter que le président du Comité National Olympique Mauricien n'a toujours pas encore donné son feu vert pour être président d'honneur de l'association. Cela bien qu'une lettre lui ait été adressée dans ce sens, depuis belle lurette. Il est également bon de savoir que le CNOM n'a pas été capable de fournir la liste des athlètes mauriciens qui ont participé aux JO depuis 1984 (Los Angeles), date de la première apparition du quadricolore sur une piste olympique. Quoiqu'il en soit, nous expliquons mal l'absence d'athlètes tels qu'Eric Milazar, Stéphan Buckland et Jonathan Chimier qui ont réalisé bien plus ces derniers mois que la plupart des membres de la MOA. Allez comprendre pourquoi, ils n'en font pas partie!Le bureau de la MOAPrésident: Shirish Rummun Vice-président: Navind RamsurrunSecrétaire: Yehya BundhunTrésorier: Amrita SawaramMembres: Richard Sunee, Ingrid Louis, Stéphan Beeharry


Sports Act - Demandes de dérogation
La MYA en bonne élève

La date butoir - 31 avril 2005 -pour se mettre au diapason avec la section 9 (3) (a) du Sports Act n'a pas encore été atteinte que déjà, les fédérations se bousculent au portillon pour demander une dérogation au ministre de la Jeunesse et des Sports. Comme pour ne pas changer, certaines "demandeuses de dérogation" se sont contentées d'une lettre laconique sans aucune explication, alors qu'il est connu de tous que le ministre Ravi Yerrigadoo en avait exigées lors de la réunion MJS-fédérations-CNOM du 12 au Café du Vieux Conseil, Port-Louis. "Le MJS va examiner la situation on a case to case basis. Là où il y a des difficultés réelles, nous n'hésiterons pas à nous servir des dispositions et mécanismes existants pour faciliter la régionalisation dans l'esprit de la loi", avait insisté le ministre. Cependant, dans le rapport soumis par les officiers du MJS, il est dit que la grosse majorité des dossiers des fédérations qui sont à la recherche d'une dérogation sont "incomplete". Dans bien des cas, le dossier se résume en une simple lettre, comme mentionné plus haut. Dans tout ce remue-ménage la Mauritius Yatching Association (MYA) se présente néanmoins comme la bonne élève.La MYA optimisteEn effet, dans sa lettre en date du 10 février, la MYA explique de façon claire les raisons qui la poussent à demander une dérogation pour opérer hors des huit régions minimums comme autorisé par la loi. "La Mauritius Yatching Association ne peut répondre immédiatement aux critères énoncés dans le Sports Act. […] Nous sommes toutefois optimistes et pensons que nous pourrons satisfaire ces critères par rapport au travail accompli", souligne Philippe Cervello, le secrétaire de l'association. Ce dernier souligne que valeur du jour, la voile est présente dans trois régions, notamment à Mahébourg à travers deux clubs, à Trou d'Eau Douce et à Grand Baie avec un club dans chaque région. Cependant, il ressort que deux clubs sont en formation, notamment à Roche Noire et à Rodrigues tandis que la MYA peut également compter sur les centres nationaux de voile de Grand Baie et de Pointe Jérôme (en construction). "Cependant, ce ne sont pas des clubs", précise le secrétaire de la MYA. Toutefois, cette dernière souligne qu'elle ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. De ce fait, des discussions ont été engagées avec le Shandrani Sailing Club (Mahébourg) et le Saint Géran Boathouse/La Pirogue & Sugar Beach Boathouse afin de disséminer davantage cette discipline à Maurice.La question réglée dans deux ans "Nous venons solliciter votre soutien pour avoir une dérogation afin que nous puissions poursuivre le travail déjà commencé et pensons sincèrement qu'au bout de deux ans, la Mauritius Yatching Association pourra répondre aux critères établis - c'est-à-dire avoir deux clubs dans au moins huit régions", avance Philippe Cervello, tout en précisant que le principal obstacle de la MYA reste le prix coûteux et taxé des équipements. Au 3e étage de l'Emmanuel Anquetil Building, on laisse entendre qu'il est fort possible que la MYA obtienne sa demande de dérogation.Par contre, pour les autres qui sont en lice, nommément les fédérations de tir à l'arc, de natation, de tae kwon do, de body building, du wushu et de snooker, la partie n'est pas encore gagnée. "These federations have not given details regarding the number of clubs and regions in which they are operating with the exception of the Mauritius Tae Kwon Do Federation which is operating in 8 regions (combined regions)", peut-on lire dans le rapport up-date du MJS sur le dossier. Dans ce contexte, la recommandation a été faite pour que le directeur des sports, Novin Gaya, et ses cadres mènent une enquête afin de rassembler des informations sur un certain nombre de points. FMN: le problème n'est pas insolubleNotamment en ce qui concerne du nombre de comités régionaux qui sont en opération, le nombre de clubs dans chaque région, les possibilités de "merge" des régions, si des efforts ont été faits durant ces deux dernières années par ladite fédération dans le but de se mettre en conformité avec la loi et jusqu'à quand la dérogation "should be granted" entre autres. Dans une déclaration à Week-End, Richard Meeterjoye, le président de la Fédération mauricienne de Natation (FMN), avance que le problème de cette dernière n'est pas insoluble, mais "la FMN a besoin de temps, de la bonne volonté des autorités et une bonne planification de l'utilisation des piscines existantes ou à venir".Selon Richard Meeterjoye, la demande d'une dérogation trouve son origine sur le fait que la FMH peut opérer, pour l'heure, dans un minimum de huit régions mais pas comme le définit la loi. "Avec 15 clubs existants, la FMN couvre huit régions mais à Rivière du Rempart, Grand Port et Vacoas-Phœnix, un seul club fonctionne", précise-t-il. Par contre, avance notre interlocuteur, dans les régions de Port-Louis, Pamplemousses, Beau-Bassin /Rose-Hill, Quatre-Bornes et Curepipe, le minimum de deux clubs est respecté. "Mettre en place des clubs dans ces régions ne devrait pas poser de problème particulier, mais le gros souci demeure la disponibilité des couloirs pour les clubs. Avec 26 couloirs pour les quatre bassins et 1500 licenciés, la situation est à la limite du gérable, car désormais, les couloirs sont ouverts aux clubs entre 17h à 19h45. Il faut également prendre en ligne de compte qu'il y a quelque 3000 jeunes et moins jeunes qui font de la natation loisir ou apprennent à nager tout simplement", fait ressortir Richard Meeterjoye.Des décisions administrativesPour le président de la FMN, dans le but de parer à l'éventualité d'une augmentation de clubs, voire de licenciés, il y a des décisions administratives à prendre. "Par exemple, la piscine de Les Salines, Port-Louis, doit être plus accessible aux jeunes et non pas offrir uniquement deux heures par jour à l'école de natation de la capitale. Au passage, il faut savoir que cette piscine est fermée depuis décembre pour des raisons administratives", explique notre interlocuteur. Ce dernier souhaite que le conseil municipal fasse savoir à quelle fin sera utilisée la piscine de Plaine Verte et si cette dernière sera mise à la disposition des clubs de Port-Louis. "Si tel est le cas, cela peut permettre de décongestionner la situation à Beau-Bassin. Il est aussi souhaitable que les horaires de couloirs pour les clubs soient allongés pour faire face à une demande sans cesse grandissante", laisse-t-il entendre, tout en précisant que cette demande de dérogation ne devrait pas être en application trop longtemps du fait, dit-il, qu'avec la piscine d'Argy et de Rodrigues qui arrivent, le problème sera résolu de façon durable.


Judo - Internationaux cadets de la Réunion
Les locaux entrent en scène aujourd'hui

Ils sont huit judokas mauriciens, cinq garçons et trois filles à représenter le pays aux Internationaux cadets de la Réunion. Aujourd'hui même, ils seront en action sur les tatamis du gymnase Michel Debré à Saint-André. La participation est déjà une récompense mais, compétition oblige, ils visent le podium. Pour certains, ce sera une première sur la scène internationale. Priscilla Chery-Lebon, responsable du centre national de formation, accompagne l'équipe et suit de près l'évolution de cette génération de judokas."Un bon judoka met de la volonté dans ce qu'il fait et est régulier aux entraînements", déclare Priscilla Chery-Lebon. En affichant leurs atouts et en cumulant de bons résultats pendant l'année 2004 et lors du récent Challenge de l'Amitié, Christopher Philippe, Percy Jean-Louis, Nicolas Lionnet, Matthieu Léopold, Jerry Nadal, Anielle Joseph, Émilie David et Marie-Michelle Godin ont pu obtenir leur passeport pour ce tournoi. "Aller à la Réunion pour les internationaux cadets démontre qu'ils ont un bon niveau pour leur catégorie d'âge. Ils sont très motivés et veulent faire de bons résultats". Ceux-ci seront disponibles à la fin de cette journée dominicale. L'année dernière, la sélection mauricienne était revenue avec quelques médailles, notamment grâce à Marie-Michelle Godin et Christopher Philippe qui en sont à leur deuxième participation. Priscilla Chery-Lebon ne fait pas de pronostics pour cette nouvelle édition. Elle met l'accent sur les "qualités" de chaque élément de l'équipe tout en reconnaissant la particularité de certains d'entre eux. "Jerry Nadal est quelqu'un de costaud. Il a beaucoup de qualités mais doit travailler encore. Quand je vois Jerry, je retrouve Jean-Claude Raphaël. Il a les mêmes habitudes, les mêmes petites manies. Quant à Marie-Michelle Godin, elle n'est pas complexée au-devant d'adversaires plus grandes qu'elle. Elle apprend à être une bonne judokate. Il faut la surveiller de près car elle fera très bien à l'avenir. Percy Jean Louis m'a impressionnée aux derniers Jeux de la CJSOI. Concernant Émilie David, il faut encore travailler sa condition physique et trouver un entraînement adapté pour elle pour mieux développer ses aptitudes". À noter que c'est le ministère de la Jeunesse et des Sports qui prend en charge ce déplacement. Pour Priscilla Chery-Lebon, cette aide encourage les judokas à persévérer. Depuis 1995, cette dernière, aidée de Marie-Michelle St-Louis, suit de près la jeune génération du judo mauricien en travaillant avec les minimes et cadets . "Je m'occupe des moins de 17 ans qui ont déjà une bonne base et qui essaient de se perfectionner. J'aime bien ces enfants car à travers eux, j'apprends beaucoup de choses". Toutefois, elle reconnaît que travailler avec des adolescents n'est pas toujours facile. Leur comportement joue un rôle clé dans leur progression. "Le respect est important. Ils ont beaucoup de respect pour moi et c'est réciproque". Selon le coach, "un judoka peut être fort, mais s'il fait "l'enfant" et boude à tout moment, cela peut nuire à ses performances". Il faut aussi prendre en considération que tous les judokas de cette catégorie vont à l'école. "On peut faire cohabiter les deux: le sport et les études. C'est une bonne chose d'avoir des sportifs instruits car le sport n'est pas une finalité en soi. Alors, nous devons aider les jeunes à mieux s'organiser". Leur temps est donc réparti entre les études et les entraînements. "Nous mettons l'accent sur leur emploi du temps et les félicitons pour leur progrès en sport aussi bien que dans leurs études". Pour l'avenir, Priscilla Chery-Lebon est optimiste. "Nous offrons un bon niveau d'entraînement, nous avons de grandes surfaces à Beau-Bassin et à Grande Rivière avec des tatamis appropriés. Il nous manque des appareils de musculation adaptés aux plus jeunes", ajoute-t-elle. Priscilla Chery-Lebon garde aussi son réalisme. "Avec l'effectif actuel qui est restreint, il n'y a pas assez de concurrence. Pour assurer un bon niveau, il faut trois à quatre personnes, voire même cinq derrière celui qui est en tête de lice. C'est ce que nous préparons". Elle note aussi la contribution que chaque club de l'île peut apporter. "Si chaque club pouvait faire un canvassing tous les six mois à travers une campagne de sensibilisation, cela ferait avancer les choses".


Hippisme
Le HRB approuve les 30 journées demandées par le MTC

Le Horse Racing Board a répondu très vite et positivement à la demande du Mauritius Turf Club d'organiser trente journées de courses pour la saison 2005. En effet, le HRB a approuvé les trente dates suggérées par l'équipe de Jean Michel Giraud. Ainsi, la saison 2005 débutera le samedi 23 avril pour prendre fin le dimanche 4 décembre avec la journée internationale. À noter que la Duchess of York Cup, première course classique de la saison, réservée aux chevaux nouvellement importés et qui sera disputée sur 1400m, a été fixée au dimanche 22 mai. Les trois autres classiques, à savoir la Barbé Cup, la Air Mauritius Maiden Cup et la Duke of York Cup, autrement dit la Coupe d'Or seront disputées respectivement le 17 juillet, le 11 septembre et le 6 novembre. Comme souhaité par les dirigeants du MTC, il y aura trois trêves cette saison, notamment le 18 juin, le 20 août et le 22 octobre.En attendant l'ouverture de la saison, c'est la prochaine assemblée générale du MTC qui polarise l'attention dans le domaine hippique. Celle-ci est prévue pour le vendredi 18 février et il s'agira de savoir qui de William Chung, Jeenarain Soobagrah et Henri Leblanc prendront les deux sièges vacants du board des commissaires. Il faut dire que William Chung et Jeenarain Soobagrah pensaient avoir course gagnée mais au moment même où le délai pour la soumission des candidatures allait expirer, Henri Leblanc, président de l'AEPS est venu soumettre sa lettre de candidature. Il y aura donc, un match à trois. Henri Leblanc peut-il renverser les pronostics ? En tout cas, dans le giron, on pense que s'il a décidé de se jeter dans la bataille, c'est qu'il doit sûrement avoir des partisans.L'ordre du jour de cette assemblée générale a déjà été établi. il s'agira d'adopter le procès verbal de la dernière assemblée générale, d'entendre le rapport du président Jean Michel Giraud, d'examiner et d'adopter le bilan et le compte de résultats du MTC, d'examiner et d'adopter le projet de budget pour l'exercice 2005, de nommer les vérificateurs aux comptes pour l'année 2005, de communiquer les noms des personnes nommées par les commissaires pour constituer la Commission d'Appel en 2005, d'élire 12 membres fondateurs (voir la liste des candidats plus loin) et d'élire deux commissaires pour les années 2005-07.Aussitôt les deux commissaires élus, il incombera au panel des commissaires de nommer le président. Il est évident que Jean Michel Giraud n'occupera pas le fauteuil de président pour la saison 2005, l'ayant déjà occupé pendant les trois dernières années. Ainsi, le MTC aura un nouveau président mais nouveau ou pas, au Champ de Mars on dit que le prochain panel des commissaires continuera le travail déjà commencé par Jean Michel Giraud d'autant que ce dernier y siégera toujours. Ce dernier se trouve actuellement en France et regagne Maurice mercredi matin afin de préparer son rapport. 12 membres fondateurs seront élus de la liste suivante:Bruno Dumazel, Philippe Barau, Kreshna Ramdhony, Clifford Fon Sing, Vincent Allet, Maurice Allet, Radha Ramen, Dennis Blackburn, François Mousseron, David Chui Wan Cheong, Clifford Maniacara, Bijaye Kumar Sewocksingh, France Law Hing Choy, Saleem Hotee, Michel Gaëtan Saramandif, Hervé Hardy, Bruno d'Espagnac et Herbert de Robillard.Saison hippique 2005 1 Samedi 23 avril 2 Samedi 30 avril 3 Samedi 7 mai 4 Samedi 14 mai 5 Dimanche 22 mai The Duchess of York Cup 6 Samedi 28 mai 7 Samedi 4 juin 8 Samedi 11 juin Repos 9 Samedi 25 juin 10 Samedi 2 juillet 11 Samedi 9 juillet 12 Dimanche 17 juillet The Barbé Cup 13 Samedi 23 juillet 14 Samedi 30 juillet 15 Samedi 6 août 16 Samedi 13 août Repos 17 Samedi 27 Août 18 Samedi 3 septembre 19 Dimanche 11 septembre The Maiden Cup 20 Samedi 17 septembre 21 Samedi 24 septembre 22 Samedi 1er octobre 23 Samedi 8 octobre 24 Samedi 15 octobre Repos 25 Samedi 29 octobre 26 Dimanche 6 novembre The Duke of York Cup 27 Samedi 12 novembre 28 Samedi 19 novembre 29 Samedi 26 novembre 30 Dimanche 4 décembre The International Jockeys' Day


Hippisme - Nouveaux chevaux
75 à 80 nouvelles unités pour démarrer la saison 2005

Plusieurs entraîneurs se trouvent actuellement en Afrique du Sud en vue d'acheter de nouveaux chevaux lors de la vente de Shogweni. En effet, selon nos renseignements, Subiraj Gujadhur, Bertrand de Coriolis et Alain Perdrau sont déjà sur place alors que Philippe Henry prendra l'avion demain matin. Il est vrai que le nombre d'acquisitions ne sera pas aussi élevé que les dernières saisons mais la situation n'est pas alarmante nous a dit Michel Nairac lors d'une conversation téléphonique. Au total, le turf mauricien pourra compter sur au moins 75 à 80 nouvelles unités pour démarrer la saison 2005. Trente d'entre elles ont déjà été acheminées vers Maurice alors que trente autres sont en attente à la ferme en Afrique du Sud. Ce chiffre pourrait augmenter sensiblement car si les entraîneurs ont fait le déplacement pour la vente de Shogweni, c'est qu'ils ont bien l'intention d'étoffer leurs effectifs. Par ailleurs, Mahess Ramdin a acheté trois chevaux anglais qui débarqueront jeudi.Valeur du jour, la plus belle acquisition est à mettre à l'actif de Vincent Allet qui a trouvé un excellent coursier en Fort Danzig. Lex qui défendra les couleurs de l'écurie Gujadhur n'est pas mal non plus alors que Serge Henry possède en Badge of Honour une unité de valeur en dépit de son âge avancé. Même s'il est un peu tôt pour se prononcer, il est fort possible que ces trois chevaux seront alignés lors de notre première classique de la saison, la Duchess of York Cup, prévue pour le dimanche 22 mai. Coté jockeys, les quatre étrangers qui sont quasi certains d'être parmi nous sont: Jason Taylor (Gujadhur), Brent Stanley (Serge Henry), Jeffrey Lloyd (Philippe Henry) et Gilles Lemius (Ramdour). Le jockey français a remporté une belle course jeudi après-midi au Salon de Provence avec Mazelli. Gilles Lemius a suivi dans le sillage des leaders avant de solliciter son cheval à la distance, lequel a répondu merveilleusement pour devancer Tune Dancer, piloté par I. Mendizabal. Selon toute probabilité, ce sont les jockeys mauriciens qui seront majoritaires cette saison. Déjà, on sait que Yashin Emamdee, Jean Roland Boutanive, Samraj Mahadia, Preetam Daby, Rai Joorawon et Vinay Naiko ont été engagés par les écuries Fok, Vincent Allet, Rameshwar Gujadhur, Hughes Maigrot, et Alain Perdrau. Étant donné qu'il ont décroché un contrat, ces jockeys n'auront pas le droit de monter pour d'autres écuries comme cela a été le cas ces dernières années.


Handisports - Stage de la PHYSFED - Dimanche prochain, à GRNO
Arbitres et joueurs convoqués

Les arbitres et joueurs faisant partie de la Physically Handicapped Sports Federation (PHYSFED) seront en stage dimanche prochain, au centre Fraternité des Malades mauriciens Handicapés (FMMH), à Grand Rivière Nord Ouest. Le stage sera dirigé par Daniel Émilien et Jean Marie Baugheerottee. Selon le président de la PHYSFED, Prakash Gumani, la tenue de ce stage est très importante dans la mesure où les arbitres et les joueurs recevront une bonne formation. "Ils seront mieux informés sur les règlements et cela occasionnera beaucoup moins de contestation", a-t-il déclaré. Prakash Gumani a aussi souligné que le premier tournoi de la saison sera disputé en mars prochain, avec la tenue de la Coupe de la République de basket-ball.La PHYSFED entame l'année 2005 avec la tenue d'un stage de formation à l'intention des arbitres et joueurs. Ces derniers seront ainsi conviés à une journée de travail, dimanche prochain, au FMMH de GRNO. Selon Prakash Gumani, une quinzaine de stagiaires sont attendus pour ce premier stage qui sera suivi ensuite d'un autre, en mars prochain, à l'intention des joueurs de tennis, cette fois. Les pongistes seront eux en stage, en juillet, alors que ce sera le cas pour les basketteurs en septembre. "Nous accordons beaucoup d'importance à la formation et ce, à tous les niveaux", a indiqué Prakash Gumani.Selon le président de la PHYSFED, la formation aidera grandement au bon déroulement des activités qui seront organisées cette saison. "Avec des arbitres et des joueurs ayant bénéficié d'une bonne formation, nos rencontres se dérouleront dans de meilleures conditions. Cela occasionnera également beaucoup moins de contestation de part et d'autre", a-t-il souligné. Prakash Gumani est aussi d'avis qu'avec une bonne formation, les arbitres seront beaucoup plus performants au niveau international. "À titre d'exemple, Jean-Marie Baugheerottee qui a arbitré au cours d'une compétition, en décembre dernier, à l'île de la Réunion, a été irréprochable. Il a été du même niveau que les Réunionnais", a-t-il ajouté.Soulignons que le premier tournoi de basket-ball, à savoir la Coupe de la République, sera joué en mars prochain et regroupera quatre clubs, à savoir Magic Wheels de Quatre Bornes, Fraternité mauricienne des Malades Handicapés, Dolphins de Mahébourg et Handicapés Sans Frontières de BB/RH. À ce stade, la PHYSFED n'a pas encore défini la formule qui sera appliquée lors de cette compétition.Par ailleurs, Prakash Gumani a expliqué que l'entraînement a repris au sein des six clubs affiliés à la PHYSFED, nommément Handicapés Sans Frontières de BB/RH, Fraternité mauricienne des Malades Handicapés, Curepipe Handisport Association, Dolphins de Mahébourg, Magic Wheels de Quatre Bornes et Groupement Handicapés de Beau-Bassin. Les choses se déroulent bien à l'exception des entraînements d'athlétisme, qui se tiennent au stade Germain Comarmond, à Bambous. Selon Prakash Gumani, la dizaine d'athlètes, qui est à pied d'œuvre depuis la semaine dernière, éprouve de gros problèmes pour s'entraîner dans la mesure où cinq des sept fauteuils obtenus dans le cadre des Jeux des Îles de l'Océan Indien nécessite des réparations au niveau des pneus. "Ces pneus ne sont pas disponibles à Maurice. Il faut les faire venir de France ou d'Amérique. Avec deux fauteuils seulement, pour une dizaine d'athlètes, il faut reconnaître que ce n'est guère évident. Nous avons sollicité une rencontre avec le ministre de la Jeunesse et des Sports, mais il est pris actuellement. Nous espérons qu'il pourra nous rencontrer dans les plus brefs délais", a-t-il avancé. En attendant d'être reçu par le ministre, Prakash Gumani a indiqué que des démarches ont été entreprises auprès d'un mécanicien pour voir si les pneus pourront être réparés. Au cas où des réparations ne puissent pas être entreprises, les athlètes devront alors patienter jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée.Le calendrierFévrier15: Début entraînements CJSOI (Bambous)20: Stage pour arbitres et joueurs de basket-ball (GRNO)27: Tournoi de pétanque (Grand-Port)MarsCoupe de la République, basket-ball (Quorum)19: stage de tennis en fauteuil (lieu à déterminer)Avril10: Coupe de la République de tennis (Hôtel Shandrani)21 au 24: Stage de formation (Rodrigues)30: Coupe de la République d'athlétisme (Bambous)Mai8: Journée handisportive (Rose-Hill/Quatre Bornes)15: Cross (Port-Louis)29: Gala de natation (Blue Bay)JuinChampionnat de basket-ball 5: Tournoi de tennis (Marina Hotel)Stage de tennis (lieu à déterminer)JuilletChampionnat de basket-ball 3 au 8: Championnat du monde junior d'athlétisme (Angleterre)20: Stage de tennis de table (Beau-Bassin)CJSOI à l'île de la Réunion (date à déterminer)Août7: Championnat d'athlétisme (Bambous)13-14: Tournoi de tennis (Mahébourg)Septembre 4: Marathon (lieu à déterminer)10: Stage de basket-ball (lieu à déterminer)16 au 25: World Wheelchair & Amputee Games (Brésil)Octobre22-23: Festival de basket-ball (Mahébourg)Novembre6: championnat de tennis de table (Port-Louis)20: Journée de détection (Flacq)27: Championnat de natation (Beau-Bassin)Décembre11: Festival de basket-ball, tournois de tennis et de pétanque (Rose-Hill)Coupe des Clubs Champions de l'Océan Indien (lieu et dates à déterminer)


Handisports - Mini championnat d'athlétisme de la VHPSFM - Aujourd'hui (9h30 à midi), à Réduit
Le championnat du monde de jeunes en point de mire

La saison 2005 démarre, aujourd'hui, pour la Visually Handicapped Persons Sport Federation of Mauritius (VHPSFM) avec la tenue d'un mini championnat d'athlétisme de jeunes qui se déroulera de 9h30 à midi, au stade Maryse Justin, à Réduit. Un mini championnat qui regroupera une dizaine de participants et qui servira de présélection en vue du championnat du monde des jeunes, qui est prévu en août prochain, au Colorado, États-Unis. Cette journée d'athlétisme sera également marquée par la participation des athlètes valides faisant partie de l'équipe de Thiadeeren Ponambalum, conseiller technique de la VHPSFM. Cette initiative vise essentiellement à encourager davantage les athlètes de la VHPSFM à donner le meilleur d'eux-mêmes. Soulignons que la VHPSFM envisage sérieusement de lancer prochainement l'école des jeunes d'athlétisme. Des jeunes seront ainsi recrutés pour s'entraîner à raison d'une fois par semaine sous la direction de Thiadeeren Ponambalum. Les entraînements se feront soit au stade Germain Comarmond, à Bambous, soit au stade Maryse Justin, à Réduit. À ce jour, le projet intéresse seulement une dizaine de jeunes. Les dirigeants de la VHPSFM comptent toutefois descendre sur le terrain afin de faire prendre conscience à un plus grand nombre de jeunes l'importance de la pratique sportive.Le programme9h30 : 60m masculin (junior) et 60m féminin (15 -19 ans), poids masculin, 9h40 : 100m masculin (15 -19 ans), 9h50 : 100m féminin, saut en longueur masculin (junior), ball throws masculin et féminin (junior), 10h : 1500m masculin et féminin (15 -19 ans), saut en longueur féminin (junior), javelot masculin et féminin (15 -19 ans), 10h20 : 300m masculin (junior), poids féminin (15 -19 ans), 10h30 : 300m féminin (junior), 10h50 : 400m masculin (15 -19 ans), 11h : 400m féminin (15 -19 ans), 11h10 : 4X60m (junior), 11h20 : 4X80m (15 -19 ans)


Athlétisme - Powerade Cross Country League (5ème manche, hier)
Menon Ramsamy remporte sa 8ème ligue de cross

En passant la ligne d'arrivée en vainqueur hier, Annabelle Triton a réalisé une première dans sa carrière en ligue de cross. Elle a triomphé assez nettement devant Guianella Nuckchady. Toutefois, il est à noter que celle qui avait remporté les 4 premières manches, Natacha Monique n'est pas au pays car elle participe aux championnats régionaux de cross à St. Louis, île de la Réunion. "Je suis très heureuse d'avoir remporté cette étape car j'étais souffrante et sous antibiotiques la semaine dernière. La course s'est disputée dans des conditions difficiles avec un terrain boueux et marécageux", a déclaré Annabelle Triton à l'issue de sa course. Chez les hommes, en remportant aisément sa 5ème victoire consécutive, Menon Ramsamy a par la même occasion remporté sa 8ème ligue de cross. Son adversaire le plus sérieux, Dharamjai Jeetun n'a pas pris part à la course étant à Rodrigues pour participer au championnat régional qui se tient aujourd'hui. Pour Menon Ramsamy, "la course n'a pas été trop facile ni trop difficile. Mon ami Reedoye a essayé de me rendre la vie difficile. J'ai pu lui résister. Je remercie mon sponsor Total, mon entraîneur Jean-Claude Tour et mes parents. Samedi prochain, ce sera dur car nous aurons des adversaires d'un autre niveau".À l'issue de cette 5ème étape, la Fédération d'athlétisme a finalisé la liste des coureurs qui défendront les couleurs Mauriciennes lors du championnat de cross d'Afrique australe qui aura lieu samedi prochain à la colline Candos. Menon Ramsamy, Dharamjai Jeetun, Francis Manon, Jean-Luc Vilbrun, Jean-Paul Tripîed et Jean-Paul Louise participeront au cross long qui est de 12km. Ceux retenus pour le cross court de 4km sont : Frédéric Bertin, Khemraj Reedoye, Nitin Ramtohul, Didier Saliman, Westley Taucoury et Sundanum Vardeyen. Du côté des dames, Maurice sera représentée par Natacha Monique, Annabelle Triton, Guianelle Nuckchady, Marielle Pierre, Yolène Raffin et Christiane Louis. Finalement, les athlètes retenus en juniors garçons sont Hansley Tuyau, David Carver, Sanjeeva Soniah, Richard Pokhun, Jean-Pierre Désiré et Bruno Belombre. Ces athlètes sont priés d'être présents au siège de la Fédération demain lundi 14 février à 17 heures.


Cyclisme - Réunion du comité directeur
Le cas de Philippe Colin référé à la commission sportive

La deuxième réunion officielle de la Fédération mauricienne de Cyclisme (FMC) a été dominée par l'affaire Philippe Colin. Sa lettre ouverte publiée dans Week-End (6/2/05) a fait l'objet de discussions au sein du comité directeur. Les membres sont choqués par les qualificatifs employés par le coureur. Il ressort qu'il sera très prochainement appelé par la Commission sportive à venir s'expliquer. Par ailleurs, il nous revient que suite à un accord avec la State Informatics Limited (SIL), la FMC entreprend actuellement la création d'un centre de formation à l'intention des coureurs minimes et cadets. Les discussions initiales ont été enclenchées auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports. D'autre part, la fédération a avalisé la réintroduction du classement Prestige et du Trophée Pédale d'Or.La saison 2005 débute sur une note de polémique au sein de la FMC. Si les membres du comité directeur ont été unanimes à condamner les propos tenus par Philippe Colin dans une lettre envoyée à Week-End, par contre, au niveau des clubs, et même de certains coureurs, la tendance est plus nuancée. Dans sa lettre, le coureur du VCJC a raconté les péripéties qu'il a rencontrées pour obtenir une entrevue avec le ministre afin de discuter de la vente des vélos de compétition utilisés pendant les derniers Jeux des îles. " Je croyais que le fait d'être un ancien athlète m'aurait donné la possibilité de voir plus facilement le ministre, mais je me suis trompé. C'est quand même dommage qu'un athlète ne puisse pas rencontrer son ministre ", a-t-il ironisé. Les membres de la FMC ont longuement analysé ses écrits et ont été unanimes à les condamner.À un moment donné, au sortir de la réunion, la rumeur faisait état qu'une suspension d'un mois allait être infligée à Philippe Colin. " C'est comme pour Pharmasse ", laissait entendre un membre de la FMC. Mais rapidement, cette éventualité a été écartée. La FMC a préféré référer l'affaire à sa Commission sportive pour toute action jugée utile. Pour l'heure, Philippe Colin est accusé d'avoir terni l'image de la fédération en faisant des déclarations publiques. Mais Week-End a appris que l'entourage du coureur n'entend nullement rester inactif face à la démarche de la FMC. Une levée de boucliers est attendue sous peu, de la part des dirigeants du VCJC. " Si la requête de Colin avait été agréée par le MJS, personne n'aurait élevé la voix pour contester la démarche. Coureurs comme dirigeants auraient trouvé leur compte ", laisse-t-on comprendre dans les milieux proches de Philippe Colin.Par ailleurs, au niveau des réjouissances, la FMC a accueilli avec satisfaction l'accord signé avec la State Informatics Limited (SIL). En échange d'un apport financier conséquent, la FMC va dorénavant associer la firme SIL à tous les événements de la fédération. Ainsi, les entêtes officielles de la FMC porteront le logo de SIL. Celui-ci sera aussi présent sur les miradors, les dossards ainsi que sur les maillots des officiels de course. Selon les informations recueillies par Week-End, la somme d'argent obtenue de SIL servira à la création d'un centre de formation pour les minimes et cadets au niveau de la FMC. Il nous revient que les négociations initiales ont aussi été enclenchées auprès du MJS pour faire aboutir ce projet. D'ailleurs, les dirigeants de la FMC ont rencontré le PAS, Maubarak Boodhun dans le courant de la semaine pour discuter de toute l'affaire.Concernant l'encadrement des jeunes au sein du centre de formation, il ressort qu'il sera confié à José Achille. Il n'est un secret pour personne que l'ancien entraîneur national voue une véritable passion à la formation des jeunes. Ses compétences pourront ainsi être utilisées à bon escient. Cela pourrait aussi relancer tout le projet d'école de cyclisme au sein des différents clubs. Il est un fait qu'il existe un manque réel de nouveaux coureurs au sein du peloton pour assurer la relève. Le projet devrait normalement aboutir d'ici en milieu de saison, le temps de mettre toutes les structures en place. Dans un autre ordre d'idées, la FMC a voté en faveur de la réintroduction du classement Prestige. Ce classement récompense le coureur le plus régulier sur l'ensemble d'une saison.Ainsi, selon la nouvelle formule, le vainqueur d'une course marque 1 point. Tous les coureurs arrivant moins de 31 secondes après le vainqueur, marquent également 1 point. Tous les coureurs arrivant à moins de 1'01" du vainqueur marquent 2 points. Tous les coureurs arrivant à moins 1'30" du vainqueur marquent 3 points, et ainsi de suite, pour chaque tranche de 30", les coureurs marquent 1 point supplémentaire. Un coureur qui abandonne, marque le même nombre de point que le dernier coureur terminant la course, plus 1 point supplémentaire. Les coureurs absents ou qui ne participent pas à la course, marquent le même nombre de points que les coureurs qui abandonnent.Le Trophée Pédale d'Or sera aussi réintroduit dans les prochaines semaines. Quatre classiques seront identifiées pour devenir qualificatives pour le Trophée. En parlant du Trophée, le vainqueur sortant a retourné le coûteux objet à son club pour qu'il soit remis à la FMC.


Boxe - Suspendu pour une année
Giovanni Frontin a repris l'entraînement mardi dernier

Le médaillé d'or aux Jeux des Îles de l'Océan Indien de 2003 et unique médaillé d'or mauricien aux Jeux de la Francophonie (1997), Giovanni Frontin, a repris l'entraînement avec la sélection nationale mardi dernier, au centre national de boxe, à Vacoas. Il revient après une suspension d'une année pour sa non-participation - il avait déclaré forfait en raison d'un problème de poids - au championnat d'Afrique de janvier 2004, au Maroc. Le boxeur est très enthousiaste et attend avec impatience de livrer son premier combat. "J'aime boxer, me retrouver sur un ring. Cette ambiance m'a énormément manqué au cours de ces douze derniers mois", a-t-il déclaré. Même s'il retrouve la sélection nationale avec un certain plaisir, Giovanni Frontin ne s'est toutefois fixé aucun objectif jusqu'à présent. Les mois à venir seront très importants s'est-il contenté de dire.Giovanni Frontin a finalement repris les entraînements, une semaine après la levée de sa suspension. Il s'est, en effet, rendu au centre national de boxe de Vacoas, mardi, pour reprendre un train de vie auquel il s'est habitué depuis 1995. "La boxe m'a beaucoup manqué. C'est surtout le fait de ne pas pouvoir m'entraîner à un rythme très soutenu, comme c'est le cas depuis 1995, qui m'a manqué. L'absence de compétition a été très dure. Entre-temps, je me suis entraîné avec le club de Rose-Hill", a-t-il déclaré. La suspension levée, Giovanni Frontin a, toutefois, pris une semaine avant de se rendre à Vacoas. " J'ai rencontré l'entraîneur national, Jean-Claude Nagloo et nous avons eu une brève discussion", a indiqué Giovanni Frontin.Il n'empêche que le boxeur ne s'est pas encore fixé d'objectif. "Rester sans boxer pendant une année est très dur. J'ai beaucoup de travail à faire avant de retrouver mon meilleur niveau. Je vais devoir retrouver ma condition physique et mes repères surtout. C'est la raison pour laquelle je ne me suis fixé aucun objectif", a-t-il souligné. Giovanni Frontin n'a également pas encore pris de décision en ce qui concerne son avenir. Trop de questions restent posées, a-t-il déclaré. C'est la raison pour laquelle il ne veut pas prendre de décisions hâtives. En effet, pour subvenir aux besoins de sa famille - il est père d'un deuxième garçon depuis septembre dernier - Giovanni Frontin travail comme soudeur.Mais que se passera-t-il lorsqu'il réintégrera la sélection pour faire partie d'un déplacement ? "Je me suis posé la question à maintes reprises et je n'ai toujours pas trouvé la réponse. Ce qui est sûr, c'est qu'elle nécessitera une mûre réflexion", a-t-il souligné. Selon lui, ce sera difficile de prendre des congés où quitter son travail pour se consacrer entièrement à la sélection comme c'était le cas dans le passé. "J'ai eu beaucoup de problèmes au cours de ma carrière. C'est la raison pour laquelle il faudra bien réfléchir. J'ai une famille et je me plais bien dans mon boulot. Mais j'aime aussi la boxe", a-t-il dit. Faisant référence à une récente déclaration du ministre de la Jeunesse et des Sports, Ravi Yerrigadoo, à l'effet que les athlètes reçoivent une allocation et non un salaire, Giovanni Frontin a expliqué: "Je suis un père de famille et je ne peux me fier à une allocation. J'ai besoin de faire vivre ma famille, de faire grandir mes enfants. Comme je l'ai dit, j'aime bien la boxe. En revanche, il ne faudrait pas que ma famille se retrouve en difficulté à cause de cela". Giovanni Frontin a déclaré n'avoir pas encore abordé la question avec les dirigeants de l'Association mauricienne de Boxe Amateur (AMBA). Une chose est cependant sûre, elle sera bel et bien évoquée.



Le cas Bruno Julie en bonne voie ?

Le cas de Bruno Julie, suspendu au même titre que Giovanni Frontin, effectuera son retour à la compétition dans six mois. Le boxeur avait pourtant fait appel contre cette décision auprès de l'AMBA, mais il n'a toujours pas été entendu six mois après ! Il nous revient toutefois que la démarche entamée par le comité régional de BB/RH, plus particulièrement l'entraîneur Roméo Caliste, pourrait connaître un dénouement dans les jours qui viennent. "Comme je l'ai déclaré à Week-End, la semaine dernière, j'ai envoyé un SMS au secrétaire-général de l'AMBA, Pierre Noël, pour lui faire part de ce problème. Il nous a demandé de lui adresser une lettre et c'est désormais chose faite depuis jeudi. Bruno Julie a été prié d'écrire à l'AMBA et il l'a déjà fait. Une copie de sa lettre a été également expédiée à Pierre Noël", a déclaré Roméo Caliste. La façon dont cette affaire a été traitée par l'AMBA est tout simplement inadmissible, a-t-il ajouté. L'entraîneur de BB/RH se réjouit de la démarche de Pierre Noël. Toutefois, a-t-il indiqué, des actions nécessaires seront entreprises si aucune décision n'est prise dans les plus brefs délais. Selon lui, "des tournois importants comme celui de la Zone 7 approchent et si aucune décision n'est prise, nous alerterons la Confédération africaine de Boxe Amateur, le ministère de la Jeunesse et des Sports, le comité national olympique mauricien et même le Premier ministre, Paul Bérenger, car le comité régional de BB/RH n'est pas satisfait du traitement accordé à ce boxeur de haut niveau. Un boxeur qui a souvent fait honneur à son pays. Nous avons cependant appris que l'AMBA a convoqué une réunion urgente à ce sujet, mardi, et nous espérons que cette affaire connaîtra un heureux dénouement". Pour conclure, Roméo Caliste a indiqué que si Bruno Julie a commis une erreur, l'AMBA en a également commis une. "Tout le monde doit assumer ses responsabilités dans cette affaire. On doit arrêter de faire porter le chapeau à Bruno Julie", a-t-il dit. Roméo Caliste a également déclaré que la démarche de l'AMBA de rassembler ses boxeurs pour redorer le blason du noble art est louable. "La boxe mauricienne régresse, c'est une réalité. À titre d'exemple, Michaël Macaque a pris ses distances du monde de la boxe après sa médaille d'or aux JIOI de 2003. Pourquoi ? Michaël Médor a fait état de certains problèmes et de son désir de s'installer en Angleterre. Cette situation impose des réflexions. Je le repète: la boxe mauricienne régresse et il faut trouver des solutions pour remotiver les boxeurs", a-t-il indiqué.


Carnet mondain
Ravi Yerrigadoo se marie aujourd'hui

Même si son parti, le Mouvement Socialiste Mauricien (MSM), passe actuellement par des moments agités en raison d'une vague de démissions, Ravi Yerrigadoo a néanmoins une raison solide de garder non seulement le moral très haut, mais également de se réjouir. La raison est toute simple. Le ministre de la Jeunesse et des Sports conclura le dossier le plus chaud de sa carrière aujourd'hui. Ravi Yerrigadoo dira, en effet, oui à l'élue de son cœur, Kalpana Hassamal aujourd'hui, à 14h au Partha Sarathi Kalakshetram à 16e mile. Au nouveau couple, la rédaction sportive de Week-End présente tous ses vœux de bonheur dans leur nouvelle vie. Notons par ailleurs que le ministre sera absent du pays pendant une semaine.



s p o r t s WEEK-END --- dimanche 13 février 2005