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s o c i é t é
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WEEK-END --- dimanche 13 février 2005
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Zone franche
Sinotex: Un Hardship Fund de Rs 500 000 disponible
pour les licenciés
Espace public en question
Jardin de Pamplemousses: le MMPI
s'oppose à l'entrée payante
HSC 2004
L'élite s'impose !
Pris d'assaut mardi dernier
Le LCQB fait les frais de l'hystérie
de plusieurs collégiens
À Maurice
Shell: Une centenaire aux grandes
ambitions
Réassurance
La Munich Re Centre s'installe
au Business Park d'Ebène
Very Low Cost Housing
Le PM s'inquiète du retard
dans l'avancement du projet
Sécurité dans
le lagon Un comité
de coordination pour des actions concertées
Brèves
Zone franche
Sinotex: Un Hardship Fund de Rs 500 000 disponible
pour les licenciés La direction de Sinotex et de Kentex compte mettre à
la disposition de ses employés un Hardship Fund de Rs 500
000 en sus d'un package de Rs 52 millions pour les compensations
en marge de la décision d'arrêter des activités
à Maurice le 31 mars prochain. Le ministère du Travail
et des Relations industrielles, à travers son comité
de redéploiement, compte démarrer les consultations
avec les travailleurs concernés par la fermeture de ces
usines. Des contacts ont également été pris
avec les usines intéressées à réembaucher
une partie des 2 500 licenciés de Sinotex, Kentex et Southern
textile, actuellement sous administration judiciaire.La direction
de Sinotex a confirmé cette semaine qu'elle comptait mettre
à la disposition des licenciés un Hardship Fund
de Rs 500 000 en sus pour les licenciés. Ceux qui pourront
en bénéficier devront faire une requête individuelle
qui sera par la suite examinée par la direction de l'usine.
Le directeur général de Sinotex a également
déclaré à Week-End que les fonds nécessaires
seront débloqués pour assurer le paiement des compensations
et des indemnités en marge de la fermeture de l'usine,
prévue pour le 31 mars prochain. A cet effet, Rs 52 millions
seront débloquées pour la compensation des licenciés.Le
"package" proposé par la direction de l'usine
et les "additional benefits" ont été examinés
par le ministère du Travail et des Relations industrielles
avant qu'il ne donne son feu vert. "Je suis satisfait des
propositions du groupe Crystal", a déclaré
le ministre Showkutally Soodhun à Week-End en fin de semaine.
En effet, la direction du groupe de textile propose un remboursement
des congés de maladie, une compensation de quatre mois
de salaires par année de service aux employés ayant
plus de 17 ans de service et une somme de Rs 5 000 additionnelle.
La même formule s'appliquera aux autres employés,
sauf que la compensation sera de trois mois de salaire par année
de service pour ceux comptant entre 12 et 16 années de
service et deux mois de salaire pour ceux se trouvant dans la
fourchette de 7 à 11 ans. Pour ces deux groupes d'employés,
l'"additional benefit" sera de Rs 4 000 et Rs 3 000
respectivement. Par contre, les employés comptant moins
de sept années de service bénéficieront d'une
compensation de trois quarts de salaire mensuel par année
de service et un "additional benefit" de Rs 1000."Si
nous nous étions basés sur les lois, le paiement
des compensations et des indemnités auraient nécessité
une somme totale de Rs 35 millions. Or, nous avons pensé
d'abord aux employés qui, pendant des années, nous
ont donné satisfaction et ont permis à l'usine de
réaliser de bonnes performances", a déclaré
Edmund Lau (voir plus loin).Selon les informations disponibles
en fin de semaine, plusieurs usines ont manifesté un certain
intérêt à réembaucher les employés
concernés. Il s'agit d'Aquarelle, Denim de l'île,
Dallas Garments, Star Knitwear et Thon des Mascareignes. Le Redeployment
Committee, présidé par le Chef de cabinet du ministère
du Travail et des Relations industrielles, Nirmala Nababsing,
compte démarrer les consultations avec les employés
des deux usines à partir de demain en vue de connaître
leurs aspirations quant à leur avenir professionnel. "Nous
comptons les rencontrer dès lundi pour les aider à
trouver un autre emploi s'ils le désirent. Il y a des entreprises
qui ont déjà signifié leur intention de reprendre
une partie des employés. Nous allons donc étudier
toutes les possibilités qui existent pour qu'ils puissent
trouver un emploi immédiatement dans le textile ou, pour
d'autres, de les orienter vers d'autres opportunités dans
d'autres secteurs", a-t-on laissé comprendre au ministère
concerné.
Crystal Group: le dernier des Hongkongais...
L'annonce de la fermeture
de deux usines du groupe Crystal, Sinotex et Kentex, vient confirmer
l'exode des entreprises hongkongais dans le secteur textile-habillement.
A part Textile Industries, seul rescapé du groupe Esquel,
le parc industriel s'est amenuisé davantage, laissant la
place uniquement à un petit groupe d'entreprises locales.
Avec l'élimination des quotas en janvier de cette année,
il était en effet attendu que les entreprises misant essentiellement
sur des exportations sur les Etats-Unis devraient ressentir les
premières secousses de ces changements. Sinotex et Kentex,
qui s'étaient jusqu'ici concentré sur ce marché,
font ainsi partie des entreprises hongkongaises qui, l'une après
l'autre, ont fermé boutique pour aller chercher ailleurs.
Les groupes tels que Novel Garment, dont une partie des activités
a été reprise par Denim de l'île, Summit Textile
ou Leisure Garment (Esquel Group), associés à Crystal
Group, produisaient près de 40% des exportations.Avec le
départ du Crystal group, Textile Industries est la seule
unité au sein du groupe Esquel qui est restée en
opération à Maurice. Cette usine est entrée
dans une nouvelle filière qui lui aurait permis de rester
compétitive. Les autres groupes de textiles, qui ont réussi
leur restructuration à temps et également leur intégration
vérticale, à l'image de CIEL Textile ou la Compagnie
mauricienne de textile, devraient continuer à survivre,
selon les analyses.
Espace public en question
Jardin de Pamplemousses: le MMPI
s'oppose à l'entrée payante
Non à la tentative d'imposer
le paiement d'un droit d'entrée au Jardin Botanique de
Pamplemousses: c'est la campagne lancée par un groupe nouvellement
créé, le Muvman Proteksyon Patrimwann Istorik (MPPI),
face à une intention exprimée par le SIT dans le
cadre de son projet d'embellissement et de développement
du Jardin. Une pétition visant à préserver
l'accès libre à ce fleuron de notre patrimoine naturel
et historique, sera circulée aujourd'hui à Pamplemousses,
puis à travers l'île, pour tenter de faire échec
à ce qui est perçu comme une nouvelle tentative
de "privatisation" de ce lieu unique.Au mois de décembre
dernier, le ministre de l'Agriculture, Nando Bodha, annonçait
officiellement un grand projet de développement du Jardin
Botanique de Pamplemousses. Ce projet, devant être mené
conjointement par le Sugar Investment Trust (SIT) et la State
Investment Corporation (SIC), implique l'investissement global
d'une somme de Rs 100 millions non seulement pour réhabiliter
le jardin existant, mais aussi pour développer une superficie
de 17 arpents située à l'arrière du Château
Mon Plaisir, s'étendant jusqu'à l'autoroute et jouxtant
l'actuel parking. Le plan prévoit d'y aménager restaurants,
boutiques, fontaines, amphithéâtre, parc à
papillons, serre d'orchidées et d'anthuriums et d'y organiser
diverses activités comme spectacles musicaux, expositions
de fleurs saisonnières ou valorisation des plantes.Dans
le cadre de cette présentation, la responsable du SIT,
Jyoti Jeetun, devait laisser entendre que l'accès au Jardin
pourrait devenir payant à l'issue de ces travaux, mais
que rien n'avait encore été décidé
à ce stade. De son côté, le ministre Nando
Bodha avait déclaré que les touristes paieraient
une somme qualifiée de "raisonnable", et que
les Mauriciens seraient peut-être appelés à
payer aussi, mais qu'il y aurait "beaucoup d'exemptions".Or,
un coup d'oeil au Management Report du SIT, en date du 17 novembre
2004, permet de découvrir, sous la plume de Jyoti Jeetun,
une affirmation qui ne laisse pas de doute par rapport à
la décision de rendre payant l'accès au Jardin de
Pamplemousses. Ainsi, à l'item Renovation and upliftment
of Sir Seewoosagur Ramgoolam Botanical Garden, on peut lire que
la nouvelle compagnie qui sera créée par le SIT
et la SIC "will invest, operate and manage the 17 arpents
of land for a period of 20 years for commercial, retail and botanical
projects. (
) The project will be subject to consultations
and under the supervision of a Project Monitoring Team with renowned
and expert advice in the field of botany and scientific research.
SSRBG Trust will reimburse the amount invested to the investing
company by disbursing 50% of the entrance fee collected over the
period of 20 years ". Non à l'inaccessibilité
au nom du profitC'est à la lumière de cette information
que s'est créé, il y a quelques jours, leMuvman
Proteksyon Patrimwann Istorik (MPPI). Son porte-parole, Georges
Legallant, fait savoir que ce mouvement s'insurge contre ce qu'il
considère être un plan pour transformer la vocation
du Jardin Botanique de Pamplemousses en un business où
seuls comptent les profits. "Ankor enn fwa Zardin Botanik
Pamplemousses pe retruv li dan grif enn form privatizasyon. Me
sann fwa la dan enn fason degize. Avek sa nuvo laranzman la tu
sitwayen repiblik Moris pu oblize peye pu gayn drwa akse dan enn
lespas istorik ek nasyonal kot enn parti nu listwar truve ".
Pour le MPPI, le Jardin de Pamplemousses contient 269 années
de notre histoire, qu'il convient de maintenir accessible aux
enfants de ce pays. Il met par ailleurs l'accent sur la vocation
botanique de ce lieu, comme souligné par le paysagiste
Gilles Clément, et insiste la nécessité de
le préserver comme tel, sous la responsabilité du
ministère de l'Agriculture. De plus, ce serait là
un des rares lieux" kot tu sitwayen Repiblik Moris kapav
pas enn zurne lwazir lib ek gratis an tut trankilité. Li
reprezant enn plas kot peyna polisyon karbon, polisyon sonor u
polisyon marinn, li enn plas kot ena trankilite, freser, seki
inportan pu devlopman sak individi. Sa kalite plas-la pa kapav
vinn inaksesib pu enn gran mazorite dimunn, zis pu fer profi ",
s'insurge le MPPI.Ce mouvement estime par ailleurs que la population
paye déjà une grande part de taxes directes et indirectes,
et que les touristes payent un Passenger Tax. Le MPPI propose
d'ailleurs que le gouvernement prélève de cette
taxe (d'un montant de Rs 700) une somme de Rs 100 par passager
pour financer le développement de notre patrimoine.Le MMPI
s'appuie par ailleurs, pour nourrir sa protestation, sur un autre
cas de lieu géré par le SIT, à savoir le
Waterpark de Belle Mare, qui serait inaccessible à un grand
nombre de personnes en raison de son coût.Ce mouvement lance
en conséquence un appel urgent à tous les habitants
de Pamplemousses mais aussi à tous les habitants du pays,
pour qu'ils se mobilisent et fassent entendre leur rejet du projet
de rendre payant l'accès au Jardin de Pamplemousses. Une
pétition à cet effet sera circulée aujourd'hui
à Pamplemousses, et par la suite étendue au reste
du pays. Nous n'avons pu à ce sujet obtenir de réaction
de la responsable du SIT, actuellement en voyage.Pour rappel,
le Jardin de Pamplemousses avait déjà fait l'objet
d'un projet de développement très controversé
en 1998. le ministre de l'Agriculture d'alors, Arvin Boolell,
avait été vivement contesté, par l'opposition
MMM notamment, pour avoir accordé à une compagnie,
la LHC Trading, le droit d'aménager un bar-restaurant et
des magasins dans l'enceinte du Jardin. Le projet dut finalement
être abandonné, alors que des travaux préliminaires
avaient déjà débuté. Ce projet impliquait
une reconfiguration totale de l'entrée ouest du jardin,
sur les lieux mêmes qui font aujourd'hui l'objet du nouveau
plan de développement du SIT.
HSC 2004
L'élite s'impose !
La réforme dans le système
éducatif a démocratisé l'accès aux
collèges d'État les plus cotés. Certes !
Ce qui n'a pas empêché à l'élite de
s'imposer sans surprise. Toutefois, côté face, cette
ouverture, selon certains responsables d'établissements,
influencerait la performance et le niveau des classes de Form
VI. C'est ce qu'ils laissent entrevoir en commentant les résultats
du HSC 2004
Avec 12 lauréates au Higher School Certificate,
le Queen Elizabeth College se taille la part du lion et s'impose
à nouveau dans la cuvée 2004. Ainsi, comme à
l'accoutumée, le collège d'État de Rose-Hill,
tout comme les collèges Royal et du St-Esprit, ne crée
plus de surprise. Si "produire" des lauréats
est devenu une des prérogatives quasi normale pour ces
stars schools, il demeure, insiste Savitree Oogarah, rectrice
du QEC, que cela est "le résultat d'un travail fait
dans la continuité pour maintenir le niveau de l'établissement."
Aussi, comme chaque année, d'autres collèges s'incrustent
timidement, mais en bonne position, dans le tableau des boursiers.
À l'instar de la Droopnath Ramphul SSS où pour la
première fois en presque trente ans d'existence, deux collégiennes
sont lauréates. "Cela indique que ce ne sont pas uniquement
les stars schools qui réussissent !", confie d'emblée
Rosemarie Viney, rectrice du collège. Visiblement surprise,
la rectrice ne pouvait cacher son émotion en citant la
performance de Prakashmani Nunkoo et Firdosh Moserdee. Et puis
il y a eu ce qui peut être considéré comme
un exploit pour les collèges privés Aleemiah et
Islamic. En effet, lundi dernier, il n'y avait pas plus heureux
que Mahaboob Sultan Sohawon et Sakoor Husnoo, assistant recteur
et recteur des collèges Aleemiah de Phnix et Islamic
de Port-Louis respectivement. Pour cause, depuis que ces deux
établissements présentent des candidats aux examens
du HSC, ils figurent pour la première fois sur la liste
des classés. Une liste occupée par les collèges
d'État et confessionnels catholiques les plus cotés.
Cependant, certains préfèrent ne pas commenter l'absence
de leurs élèves de la dernière cuvée.Pas
de compétition entre les collèges catholiquesMardi
dernier, c'était la liesse dans le hall de la Droopnath
Ramphul SSS. Pour célébrer les deux premières
lauréates de l'histoire de leur collège, les jeunes
filles ont dansé sur des tubes du moment. "Nous nous
attendions à la performance d'une des deux lauréates,
laquelle avait obtenu 6 unités en SC. Mais nous ne pensions
pas que le collège aurait eu deux lauréates cette
année !" explique Rosemarie Viney de la D. Ramphul
SSS. Le collège, qui a présenté 200 candidates
aux derniers examens du HSC, attribue la réussite de ses
lauréates au travail conjugué des parents, enseignants
et élèves. "Je suis convaincue que la performance
des deux lauréates ne peut qu'être une motivation
supplémentaire pour les autres filles", avance cette
dernière. De son côté, le collège d'État
Gaëtan Raynal savourait la même joie. En effet, après
dix années d'absence dans le prestigieux tableau, le collège
se classe premier dans la filière technique grâce
à Virginie Deschamp. "Nous attendons cela chaque année
! C'est un grand achievement pour le collège. Maintenant,
il ne nous reste qu'à maintenir le niveau", confie
d'emblée la rectrice, Neeru Beehary-Panray. Avec un pourcentage
de réussite de 80,5% et quatre élèves classées,
le collège affiche une meilleure performance en 2004. 77%
de réussite et un lauréat également pour
le collège St Marys'. Stephen Nellan, boursier en économie,
relance l'exploit huit ans après le dernier lauréat
issu de l'établissement de Rose-Hill. Menon Munien, recteur
de St Marys', rappelle que cet heureux événement
coïncide avec les 50 ans du collège. Les collèges
catholiques n'ayant pas converti leurs établissements en
Form VI colleges, dans le cadre de la réforme dans l'éducation,
Menon Munien est d'avis que cette décision ne peut influencer
la qualité des études en HSC. "Il ne faut pas
entrer dans ce type de considération. Tout comme il ne
faudrait pas qu'il y ait de compétition entre collèges
catholiques. D'autant que l'objectif de notre éducation
n'est pas d'obtenir des lauréats à chaque année",
précise ce dernier."Si notre niveau a baissé,
c'est parce que nous perdons pas mal d'élèves après
les résultats du SC"Pour sa part, c'est avec un sentiment
mitigé que la responsable du collège John Kennedy,
Christiane Chung commente le niveau de son institution après
la proclamation des résultats. Après avoir obtenu
82% de réussite en 2003, seul 72% des 207 candidats ayant
pris part aux derniers examens ont obtenu leur certificat. Pourtant,
avec Shameer Khodabocus, le JKC compte un lauréat dans
la filière économique. De plus, explique Christiane
Chung, le collège aurait pu compter un deuxième
boursier. "Un de nos anciens élèves fait partie
des lauréats du collège Royal de Port-Louis !"
précise-t-elle. "Si notre niveau a quelque peu baissé,
c'est parce que nous perdons pas mal d'élèves après
les résultats du SC. À titre d'exemple, nous avons
perdu, cette année, trois de nos neuf sections de la Lower
Six !" Selon la rectrice, après les résultats,
c'est la ruée vers les collèges Royal de Port-Louis
et de Curepipe. "Aussi, les critères pour la promotion
en Lower Six ayant changé, les élèves n'ont
plus la base voulue pour mieux faire en HSC. Comment est-il possible
d'opter pour les mathématiques comme matière principale
alors que l'élève n'a jamais fait Addmaths ? Le
pourcentage de réussite au JKC a toujours été
autour des 80%. La régression est principalement attribuée
à la baisse des critères ! D'ailleurs, je ne m'attendais
pas du tout à un lauréat pour 2004. Je savais que
celui-ci était un très bon élément,
mais nous ne nous attendions pas à ce résultat",
explique Christiane Chung. Ainsi, d'un côté, la réforme
ouvrant l'accès en Form VI dans des collèges les
plus convoités pourrait priver certaines institutions de
lauréats.Empêcher l'hémorragieLe schéma
est tout autre au collège Royal de Port-Louis. Si la star
school de la capitale n'a pu "produire" plus de lauréats,
ce serait justement à cause du changement au niveau des
critères de promotion après la Form V. Les nouvelles
recrues en Lower Six, ne disposent pas toujours des 5 credits
qui étaient autrefois obligatoires. Le RCPL espère
faire mieux que les 82% de réussite de 2004 aux prochains
examens. "Nous souhaitons et nous sommes confiants que ceux
qui viennent des autres collèges pourront très bien
faire", avance la rectrice, Mitranee Kushiram. "À
l'arrivée de nouvelles élèves, nous veillons
à ce qu'elles aient les mêmes chances que celles
qui étaient là depuis la Form I. Notre but est de
garantir le niveau existant déjà au collège",
intervient Savitree Oogarah. Des 289 candidates qui ont concouru
aux examens de fin d'études du secondaire, 96% ont été
reçues. Et une partie d'entre elles avait entamé
leurs études dans divers établissements. Cette année,
les classes de la Lower Six du QEC, ou encore de la Maurice Curé
SSS, comptent d'anciennes élèves de la Gaëtan
Raynal SSS. "25 d'entre elles sont parties après les
résultats du School Certificate. J'espère que le
fait que nous ayons une lauréate cette année servira
de motivation et encouragera les élèves à
rester au collège", concède de son côté
la responsable du collège. En forgeant ses élèves
à un sentiment d'appartenance à l'établissement,
le St-Mary's a été épargné de l'hémorragie
qui le priverait de ses meilleurs éléments. "Si
un ou deux élèves sont partis ailleurs, c'est parce
que le collège ne pouvait leur dispenser les combinaisons
de matières auxquelles ils aspiraient", affirme Menon
Munien.
Alignant des classés pour la première
fois: Aleemiah et Islamic Cultural College: l'exploit !
Mahaboob Sultan Sohawon
et Sakoor Husnoo, assistant recteur et recteur des collèges
Aleemiah de Phnix et Islamic de Port-Louis respectivement
souhaitent aussi que les classés de leurs établissements
servent de modèles à l'ensemble de leurs pairs.
En se classant sixième dans la filière des arts,
Parveezkhan Jamalkhan a offert une belle surprise au collège
Aleemiah. "Le collège Aleemiah existe depuis 43 ans
et nous offrons des études en HSC que depuis peu. Cette
performance servira de coup de pouce aux autres élèves
et contribuera à notre réputation", dit Sakoor
Husnoo. Et de son côté, Mahaboob Sultan Sohawon ajoute
que la prochaine construction du Form VI Islamic Cultural College,
à Vallée des Prêtres, sera une occasion pour
l'institution de retenir ses élèves. Et pour inciter
ses élèves à envisager leur HSC autre part
que dans les classes de l'établissement, le collège
fait désormais référence à Umeyr Kureemun
(Sciences) et Yusuf Hansye (Économie), 23e et 32e respectivement;
les premiers à inscrire le Islamic Cultural College dans
la liste des classés. Et à l'instar des deux collèges
confessionnels islamiques, ceux de La Confiance et St-Andrew's
comptent une poignée de classés. Même que
le St-Andrew's s'attendait à un lauréat. Le pourcentage
de réussite passant de 72,7% en 2003 à 78% en 2004,
l'espoir était permis. Idem à La Confiance qui se
distingue avec 77% de réussite contre 73% il y a un an.
Avec
76,2% de réussite: Performance améliorée
des candidats au HSC 2004 Les 6 683 school candidates de Maurice ayant concouru
aux derniers examens du Higher School Certificate de Cambridge
ont amélioré leur performance. 76,85% d'entre eux
ont obtenu leur certificat. Et pour ne pas déroger à
la tradition, les filles (3 526), soit 80,20%, ont une fois de
plus mieux fait que les garçons (73%). Toutefois, si les
statistiques indiquent une légère progression au
niveau de la performance comparé à 2003, soulignons
que le nombre de candidats cette année-là, s'élevait
à 7 024 et que le pourcentage de réussite était
alors de 75,6%. Du côté de Rodrigues, des 200 school
candidates, dont 102 garçons, 54,50% ont réussi
leurs examens. Ainsi, la République de Maurice affiche
pour 2004 une réussite de 76,20%. "Jamais auparavant
nous avons atteint ce niveau en HSC, tout comme d'ailleurs au
CPE où le pourcentage de réussite a dépassé
les 70% et en SC avec 77,5% de succès. Tout cela est le
résultat de l'objectif et de la finalité de la réforme",
déclarait le ministre de l'Éducation, Steve Obeegadoo,
vendredi dernier, lors de l'inauguration officielle de la Forest-Side
SSS.
Trois ans de primaire à Agaléga:
Nawal Husnoo, lauréat: de Jacques Lechartier au RCC
Quand il évoque
son parcours en primaire, Nawal Husnoo, 18 ans, ne peut occulter
Agaléga. Cet ancien élève du collège
Royal de Curepipe et lauréat en sciences a passé
près de trois ans dans l'archipel où il a côtoyé
la salle de classe de l'école Jacques Lechartier du Nord.
Marqué par "le sens du partage des Agaléens
et la nature généreuse de l'île", le
jeune lauréat voudrait d'ailleurs y retourner un jour.
C'est aussi là-bas, dit-il, loin des jeux électroniques
qu'il découvre Tintin. "Je lisais ses aventures après
les heures de classes et je voulais plus que tout devenir comme
lui
un reporter!" confie Nawal. Aujourd'hui, ses ambitions
professionnelles ont changé. Attiré par les astres,
il aspire à devenir astrophysicien. Agaléga restera
quand même son étoile préférée.
Et c'est sans aucun doute ses parents, Parveez Sultan et Feeroza,
enseignants, qui lui ont transmis leur amour pour ce bout de terre.
En 1993 il suit ses parents dans l'île du Nord où
ils ont été postés. "J'avais déjà
commencé la Std I à l'école de Jean-Lebrun.
J'ai poursuivi cette classe à Agaléga, de même
que la Std II. Nous y sommes restés jusqu'à la fin
du contrat de mes parents en 1994. Même si j'étais
petit, mes souvenirs sont intacts. J'étais dans la classe
de ma mère et après l'école j'accompagnais
mon père à la pêche. Notre mode de vie était
identique à celle des habitants de l'île. Mes parents
cultivaient également des légumes. Je me souviens
aussi de notre maison en tôle
" Rentré
à Maurice, Nawal retrouve sa place à Jean Lebrun.
La transition, dit-il, n'a pas été difficile. "On
s'adapte vite quand on est enfant!"En 1997, le couple Husnoo,
quitte à nouveau son domicile de Plaine-Verte pour Agaléga.
Nawal est en sixième et Sultan, le benjamin de la famille,
a déjà commencé sa scolarité. Ce dernier
fera ses classes de seconde et troisième dans l'île.
"En sixième, j'ai eu mon père comme prof. Mais
une chose extraordinaire est arrivée pendant cette année-là.
Un policier mauricien, le sergent Lactive, était affecté
dans l'île. Pendant ses moments libres il aidait mon père
à l'école, qui avait en charge trois classes. Celui-ci
a alors demandé à M.Lactive de s'occuper de moi,
pour qu'il puisse se consacrer à ses élèves,
dont le niveau était différent du mien. Même
si M. Lactive me tirait souvent les oreilles, je lui serais toujours
reconnaissant pour ce qu'il a fait pour moi. C'était facile
pour moi d'étudier à Agaléga. Il n'y avait
pas de stress, pas de leçons particulières
"
raconte Nawal Husnoo. Toutefois, c'est à l'école
Jean-Lebrun que le lauréat prend part aux examens du Certificate
of Primary Education. "C'était un choix de mes parents.
Si j'étais resté à Agaléga pour les
épreuves, j'aurais sans aucun doute obtenu une bourse de
l'Etat pour une place dans un collège à Maurice.
Ce qui aurait été injuste vis-à-vis des candidats
de l'île. En partant, je laissais la possibilité
à un enfant d'obtenir cette bourse", explique le jeune
homme. Classé 669 aux examens du CPE, il poursuit ses études
secondaires au collège Dr.Régis Chaperon avant d'être
admis en Lower Six au collège Royal de Curepipe."Quand
j'ai commencé mes études secondaires, mes parents
ont décidé de rester à Maurice pour me soutenir",
explique-t-il. A Terre-Rouge où la famille habite depuis,
Agaléga revient souvent dans les conversations. Nawal confie
cependant que le stress de l'attente des résultats l'a
retenu loin de l'actualité d'Agaléga. "Néanmoins,
observe-t-il, pour être enseignant à Agaléga,
il faut être réellement animé par la vocation
du métier et donner les mêmes chances aux enfants
qu'à Maurice. C'est dans cette optique que mes parents
songent sérieusement à y retourner
"
Pris d'assaut mardi dernier
Le LCQB fait les frais de l'hystérie
de plusieurs collégiens
Mardi dernier, soit au lendemain des résultats
du Higher School Certificate, le collège Lorette de Quatre-Bornes
(LCQB) a été pris d'assaut par des élèves,
revendiquant leur appartenance au collège Royal de Curepipe,
pour manifester leur joie après la réussite de six
lauréats de l'institution d'État. Mais cette euphorie
a vite cédé la place à l'hystérie,
une fois la grille du collège forcée et les murs
enjambés. En une poignée de secondes, selon les
témoignages recueillis, les adolescents munis de projectiles
et de banderoles ont quasiment semé la terreur dans le
collège. Propos, gestes, graffitis obscènes ont
fusé. Même les pierres de l'église Notre Dame
du Rosaire, à quelques pas du LCQB, aussi bien que le parking
du lieu de culte, n'ont pas été épargnés
par les bombes des collégiens en furie. "Toutefois,
j'ai été étonné de constater que quelqu'un
a, tant bien que mal essayé de camoufler un mot à
caractère obscène, devant l'église, à
l'aide d'une bombe et à écrit: Sorry ! à
côté", raconte Vidya Golam, enseignant d'anglais
au LCQB. Suite à cet incident qui aurait pu avoir des conséquences
graves, le LCQB a consigné une déposition à
la police de Quatre-Bornes.Les étudiantes traumatiséesDe
la centaine de garçons en civil ayant envahi le collège
des filles, plusieurs ne sont pas inconnus des enseignants de
l'institution catholique. Ces derniers auraient en effet reconnu
leurs élèves de cours privés et étudiants
au collège Royal de Curepipe ! "Pourtant, ils n'auraient
pas dû se trouver là-bas ! Nous avions reçu
des instructions du collège pour ne pas manifester dans
la rue et devant d'autres établissements. Cela, suite à
un incident dans le passé devant un collège de Curepipe.
La direction nous avait même prévenus que nous aurions
à assumer les conséquences si nous allions à
l'encontre des instructions", explique un élève
du RCC. Selon ce dernier, "ce sont les plus jeunes qui ont
voulu manifester et qui sont partis pour Quatre-Bornes".
Aux dires de Vidya Golam, les collégiens ont envahi l'enceinte
du collège pendant la récréation des grandes.
Alerté par un préposé de service, le secrétariat
du collège a fait appel à la police. Entre-temps,
ils avaient écrasé des ufs et des bouteilles
dans la cour et écrit des slogans sur les murs. D'autres
ont même accédé aux salles de classes pour
s'asseoir sur les pupitres, tandis qu'un d'entre eux aurait mobilisé
une élève contre un mur. "Heureusement qu'un
enseignant est intervenu à temps. Malheureusement, nous
étions peu nombreux pour faire face au déchaînement
des garçons", explique Vidya Golam. "Les filles
ont été traumatisées par ce qui s'est passé",
ajoute-t-il. Une bouteille d'urine circulait même entre
les mains des garçons ! À l'arrivée de la
police, ils auraient tenté de s'enfuir en montant dans
les deux bus qui les avaient déposés devant le collège,
un peu plus tôt. C'est ainsi que quatre d'entre eux se seraient
retrouvés au poste de police de la localité.Pas
d'arrestationsToutefois, selon la police, aucune arrestation n'a
été faite ce jour-là. "Aucune déposition
ou déclaration officielle de ces jeunes n'a été
prise. Ils sont partis à l'arrivée de leurs parents",
déclare un représentant de la police. Pour sa part,
le ministère de l'Éducation déplorait, par
l'intermédiaire de son porte-parole, "cette affaire
barbare, indigne de collégiens quelle que soit leur institution
!" Une enquête a été instituée
par le ministère.Par ailleurs, le collège Hindu
Girls de Curepipe n'a pas été épargné
par des graffiti après le passage des collégiens
du RCC, mardi dernier. Il revient également que les collèges
Gaëtan Raynal et New-Eton ont fait les frais de la joie excessive
des étudiants qui manifestaient également après
la proclamation des résultats du HSC.
Le personnel
du LCQB: "Nous faisons un appel au ministre de l'Éducation
pour mettre fin à ces débordements à chaque
proclamation de lauréats"
Sollicitées pour une déclaration,
les deux responsables des institutions concernées n'ont
fait de commentaires à Week-End. Mais le personnel enseignant
et non enseignant du LCQB à tenu à réagir.
Dans un communiqué, il exprime sa consternation après
les faits de mardi dernier. Il écrit: "Nous avons
tout aussi été scandalisés par les graffiti
blasphématoires sur les murs de l'église. Nous ne
pouvons passer sous silence non plus l'état d'ébriété
dans lequel beaucoup de nos "visiteurs" étaient.
Nous dénonçons avec force ces actes sauvages qui
ne font nullement honneur au monde éducatif et encore moins
à un collège dit d'élite. Nous faisons un
appel au Ministre de l'Éducation pour qu'il prenne ses
responsabilités et qu'il mette sur pied une série
d'actions visant à mettre fin à ces débordements
à chaque proclamation de lauréats (
) Ce n'est
pas la première fois que nous en faisons les frais. (
)
Le Ministre, qui affirme que ses collèges sont des centres
d'excellence, devrait peut-être aussi songer à y
dispenser des cours de Valeurs Humaines et d'Éducation
à la Vie. N'est-ce pas ce qu'il manque à ces élèves
pour qu'ils arrivent à différencier le bien du mal,
et ne dépassent pas les limites du permis ? Ces cours leur
inculqueraient peut-être aussi le sens du respect du bien
d'autrui - chose qui semble leur être complètement
inconnu !!!À la Directrice du Collège Royal de Curepipe
et au Président de la P.T.A., nous dirons ceci: c'est bien
vos élèves/enfants qui étaient chez nous.
Non seulement les graffitis et les cris scandés parlent
d'eux-mêmes mais nos élèves et nous en avons
identifié plusieurs - parmi, un des lauréats. D'ailleurs,
trois jeunes interpellés par la force policière
et emmenés au poste ont confirmé être du RCC.
En tant qu'éducateurs et parents, ce n'est certes pas rendre
service à ces jeunes que de vouloir prétendre le
contraire !!! (
) ce n'est pas seulement les dégâts
matériels qui nous préoccupent, mais surtout et
avant tout, les "dégâts" moraux et psychologiques
que nos élèves ont eus à subir en ce triste
mardi 8 février !!!"
À Maurice
Shell: Une centenaire aux grandes
ambitions Cent
ans déjà ! De 1905 à 2005, la doyenne des
compagnies pétrolières, Shell Mauritius Ltd, s'est
frayée une place de choix dans le paysage mauricien pour
devenir un des "partenaires vitaux" de l'État,
comme l'a souligné le Premier ministre, Paul Bérenger,
jeudi soir, lors d'une cérémonie marquant les 100
ans de présence de Shell à Maurice et le début
d'une série d'activités pour marquer l'événement.Sheri
Updike, Chief Executive de la compagnie pétrolière
à Maurice, et Iain Everingham, Chief Executive Officer
de Shell Oil Products Africa, ont rappelé le cheminement
de cette entreprise qui se positionne aujourd'hui comme un leader
du marché local, et dont les ambitions ne s'arrêteront
pas là. La vision économique et sociale de Shell,
espèrent-ils, devrait lui permettre de jouer un "vibrant
role in the country's economy in a 100 years time"."Over
our years in Mauritius, Shell has maintained closed ties with
Mauritian life by continuously supporting the economic and social
development through a variety of actions and activities",
a soutenu le CEO de Shell, compagnie qui a enregistré un
chiffre d'affaires de près de Rs 4 milliards au cours de
ces deux dernières années et qui occupe près
de 50% du marché de produits pétroliers. Sheri Updike,
qui a pris en main les destinées de la compagnie depuis
trois ans, souligne ainsi que 100 après, Shell est prête
à s'embarquer dans une nouvelle aventure pour se mettre
au service de la population, et participer au développement
économique et social du pays.La participation de Shell
au développement communautaire et dans le sport a été
saluée par le Premier ministre, qui était présent
à la réception de jeudi soir. Il a déclaré
que le gouvernement considère Shell et les autres compagnies
pétrolières à Maurice comme des "partenaires
vitaux". Le chef du gouvernement a également salué
le parcours de Shell Mauritius Limited au cours de ces cent ans,
en citant notamment sa décision d'ouvrir 25% de son actionnariat
au public et de faire son entrée sur le marché officiel
de la bourse. Il a rappelé également le geste de
Shell, qui a aidé les autorités à s'approvisionner
en produits pétroliers, à un moment où le
pays était au bord d'une rupture de stock.Iain Everingham
a pour sa part mis en valeur les principes adoptés par
cette compagnie, tout en restant braqué sur l'intérêt
des consommateurs. Les principes de développement durable
et de bonne gouvernance ont permis à cette compagnie de
maintenir son expansion et de conforter sa position de leader
sur le marché. "Our common vision shared all through
the companies that make Shell Oil Products Africa, remains unchanged.
We wish to be recognized by our customers, our people, and stakeholders
as the leading oil products company in Africa. We have to work
as one to achieve results that move us in this direction; results
that count in terms of high quality service for our customers,
good governance for our stakeholders, and an excellent team spirit
for our people", a-t-il fait ressortir lors de son allocution.Pour
marquer ses cent ans à Maurice, Shell Mauritius Ltd a annoncé
qu'elle parrainera cette année des compétitions
de courses hippiques, un tournoi de football de la Mauritius Football
Association, l'équipe nationale des moins de 17 ans et
un centre communautaire à Roche Bois. Un des événements
majeurs de cette année sera le Shell LiveWire Programme,
activité visant à promouvoir l'entrepreneuriat.
Cette année, un Shell Centenary Award sera décerné.
Réassurance
La Munich Re Centre s'installe
au Business Park d'Ebène
La Munich Mauritius Reinsurance Company Ltd
(MMRC) a inauguré ses locaux au Business Park d'Ébène,
jeudi dernier, en présence de Karl Wittmann, membre du
conseil d'administration de la Munich Reinsurance, Andreas Kleiner
et Junior Ngulube, tous deux de Munich Reinsurance of Africa;
le directeur général de la branche mauricienne,
Ashok Prayag, et le directeur de la Financial Services Commission,
Iqbal Rajabalee. Cet événement Munich Re Centre
s'inscrit également dans le cadre du 125e anniversaire
du groupe allemand, leader mondial de la réassurance.C'est
en 1990 que la Munich Reinsurance a commencé ses opérations
à Maurice, à travers un bureau régional de
la Munich Reinsurance Company of South Africa Limited (MRSA).
En 1995, celle-ci s'est transformée pour devenir la Munich
Reinsurance Company of Africa Ltd (MRoA) et a étendu ses
services à toute la région sub-saharienne, incluant
les îles du sud-ouest de l'océan Indien.Deux ans
plus tard, la Munich Mauritius Reinsurance Company ouvre ses portes
à Port-Louis. L'objectif: desservir la clientèle
se trouvant hors des frontières de l'Afrique australe.
La MMRC était toutefois toujours représentée
par des liaison offices à Accra et à Nairobi
jusqu'en 2003, date à laquelle elle obtint son autonomie.
Enfin, une nouvelle étape fut franchie en décembre
de l'année dernière lorsque la compagnie mauricienne
s'installa au Business Park d'Ebène.Le Munich Re Group
qui a pour motto "le partenariat entre l'assureur et le réassureur",
est implanté en Afrique du Sud depuis 37 ans. La compagnie
sud-africaine compte aujourd'hui plus de 200 clients dans près
de 40 pays d'Afrique.
Very Low Cost Housing
Le PM s'inquiète du retard
dans l'avancement du projet
Le Premier ministre, M. Paul Bérenger,
s'est inquiété vendredi du retard dans l'avancement
du projet de construction de cent unités de logement destinées
aux plus démunis. C'était lors d'une nouvelle réunion
du Comité de coordination interdépartemental sur
le logement social qu'il préside.Ce projet de Very Low
Cost Housing cible des demandeurs tout au bas de l'échelle
et ne pouvant même pas se payer une unité de type
Firinga. Les 100 unités en projet de construction seront
bâties sur deux sites situés à Henrietta et
Camp Le Vieux.Ces logements s'apparenteront à un modèle
rodriguais. Le Trust Fund for the Integration of Vulnerable Groups
qui chaperonne le projet a été invité par
le chef du gouvernement à proposer de nouvelles mesures
susceptibles de le faire aboutir plus rapidement.Par ailleurs,
dans le cadre de la Phase I du projet Firinga, 442 unités
de logement ont déjà été complétées
et vendues, notamment à Baie du Tombeau, Bambous, Glen
Park, Rose-Belle, Grand-Bois, Piton et Souillac. 72 autres unités
à Souillac et Montagne Blanche ont été achevées
et attendent la fin des travaux d'infrastructures avant d'être
livrées.492 unités de la Phase II ont été
complétées et mises en vente à Riche Terre,
Solitude, Chebel, Mare Tabac, Malherbes, Bonne Mère et
Lallmatie. Les travaux de construction de 42 autres unités
de cette même phase du projet démarreront prochainement
à Camp Lacolle.Dans le cadre de la Phase III du projet
Firinga, la construction de 534 unités à Dagotière,
Notre Dame, Cottage, Camp Ithier, New Grove et Grand Bois devrait
s'achever vers juin/juillet. Toutefois, la construction d'un lot
de 1 107 autres unités passe encore l'épreuve de
la préqualification des contracteurs.Les sites identifiés
pour ces logements sont Balisson, Calebasses, Chebel, d'Epinay,
Glen Park, Henrietta, Montagne Longue, Plaine Magnien, Rivière
des Anguilles, Ville Noire et Bambous.Pour ce qui concerne le
projet de 1 522 unités de logement destinées au
Lower Middle Income Group et financé par l'EXIM Bank de
Chine, les travaux pour 1474 unités situées à
Bois Mangues, St Pierre, Dagotière, Highlands, Bambous,
Montagne Blanche, Mon Choisy, Cottage, Camp Levieux, Pointe aux
Sables, Notre Dame, Trou aux Biches, Rose-Belle, La Cure et Mahébourg
sont achevés.Quant au Projet Site and Services, qui consiste
à la mise à la disposition à bail de lopins
de terrains de l'État à des demandeurs en vue de
la construction de logements, 299 lots sont déjà
prêts à Bambous, Piton, Camp Levieux, Circonstance
(St Pierre) et Bel Etang. 286 autres lots seront ultérieurement
livrés à Pointe aux Sables, Ville Noire, Glen Park
et Souillac.
Sécurité dans
le lagon Un comité
de coordination pour des actions concertées
Deux semaines après
un incident impliquant un speed boat et un nageur à Trou
aux Biches, la Beach Authority a réuni les différentes
autorités concernées par la sécurité
dans le lagon - National Coast Guard, Tourism Authority, ministère
du Tourisme, Ports Authority, Local Government, ministère
de la Pêche. Un comité de coordination a été
mis sur pied en vue de favoriser des actions concertées
sur le terrain. Si aucun modus operandi n'a été
défini à ce stade, plusieurs points ayant trait
à la sécurité des baigneurs ont été
passés en revue à la première réunion,
dont l'administration des plages, la démarcation des swimming
zones, la distance réglementaire pour les bateaux, l'installation
des panneaux de dangerous bathing, et
une possible remise
en utilisation du mirador de Flic en Flac.Qu'est-ce qu'une zone
de baignade ? Selon le GN 90 de 2004 de la Beach Authority Act
2002, il s'agit de la démarcation d'un "reasonable
space within a public beach" par des "yellow coloured
floats and buoys". Signe particulier: aucune activité
nautique n'est autorisée à l'intérieur de
la swimming zone. Il en est de même pour la buffer zone,
qui se trouve à une distance de 10 mètres de la
zone de baignade et qui sera signalée par des bouées
rouges, stipule par ailleurs ce règlement. Si la nouvelle
loi désigne clairement la Beach Authority comme l'autorité
responsable de la démarcation des zones de baignade sur
les plages publiques, c'est le plus souvent le ministère
de la Pêche qui en prend l'initiative.Après la démarcation
des plages de Pereybère et Flic en Flac, une équipe
technique du ministère de la Pêche planche en ce
moment sur la délimitation des zones de baignade à
La Cambuse et à Mon Choisy. Toutefois, lorsqu'il s'agit
du remplacement des bouées disparues - comme à Pereybère,
notamment -, c'est une tout autre histoire, où les autorités
n'ont de cesse de se renvoyer la balle
Alors que la Beach
Authority dit attendre un nouvel exercice de démarcation
du ministère de la Pêche pour remplacer les bouées,
celui-ci soutient qu'il n'y a pas lieu de procéder à
un nouvel exercice de démarcation pour le faire. Faute
de budget, sans doute, ce n'est donc pas demain la veille que
les bouées jaunes flotteront de nouveau dans le lagon de
Pereybère
En revanche, les signaux d'avertissement
devraient désormais être plus visibles sur les plages
jugées dangereuses à la baignade. À la suite
d'un relevé entrepris par le National Coast Guard, une
vingtaine de panneaux dangerous bathing ont été
aménagés par la Beach Authority, au cours du dernier
mois. Les sites concernés sont: Baie du Tombeau, Le Goulet,
Pointe aux Piments, La Preneuse, Tamarin, Le Morne, Poste Lafayette,
GRSE, La Cambuse, Le Bouchon, Gris-Gris, Riambel et Pomponette.À
noter enfin que l'avis du commissaire de police a été
sollicité sur le sort du watch tower de Flic en Flac. Ce
mirador appartenant à la force policière est actuellement
dans un état de délabrement. "Il faudrait soit
l'enlever, soit le restaurer", estime la Beach Authority.
Dans le deuxième cas, les autorités pourraient envisager
la remise en activité du watch tower pour la surveillance
du lagon et la sécurité des baigneurs. Un dossier
à suivre
L'administration des plages publiques - terme
qui comprend également le lagon - relève, rappelons-le,
de la responsabilité de plusieurs départements de
l'État. La Beach Authority est responsable, d'une manière
générale, de la gestion des plages publiques; le
ministère de la Pêche, des activités des pêcheurs
dans le lagon; le ministère du Tourisme, des hôtels
et des opérateurs de bateaux de plaisance. Quant à
la police et le National Coast Guard, ils sont tenus de faire
respecter les dispositions du Pleasure Craft Act, en ce qui concerne,
entre autres, la distance réglementaire des bateaux de
plaisance - pas moins de 100 mètres de la plage -, la validité
des permis et des équipements à bord et la vitesse
autorisée.
Brèves Concours de la MCB/SBM: Une Nissan March pour seulement
Rs 15 000M. Vidianund Ramsamy, est l'heureux propriétaire
d'une Nissan March. Il ne s'agit pas d'un fait ordinaire puisque
cette voiture, la dernière en vogue chez ABC Motors, n'a
coûté que Rs 15 000 à cet habitant de Trois
Boutiques.Cet heureux événement fait suite à
la participation de M. V. Ramsamy à un concours organisé
conjointement par la Mauritius Commercial Bank Ltd (MCB) et la
State Bank of Mauritius Ltd (SBM). En effet, ces institutions,
partenaires de Mastercard Maestro à Maurice, ont organisé,
pendant la période d'octobre à décembre 2004,
une campagne de promotion visant à éduquer et encourager
la clientèle à utiliser leur carte de débit
Maestro. Selon les organisateurs, "la campagne a été
un succès, particulièrement avec les achats de fin
d'année." Ainsi, suivant cette campagne, un tirage
au sort a eu lieu le 31 janvier dernier au siège de la
MTC. 11 gagnants ont été désignés,
et le premier prix est revenu à M. V. Ramsamy, enseignant
à l'école primaire La Sourdine, L'Escalier.La remise
de prix a eu lieu mardi dernier au Caudan Waterfront. Les responsables
des deux banques ont remis aux dix autres gagnants des téléphones
cellulaires de la marque Nokia, avec caméra intégrée.
M. Ramsamy a reçu les clés de la voiture des mains
de M. Angelo Létimier et M. Sailesh Sewpaul, respectivement
directeur de la MCB Card Business Unit et Team Leader Channel
Management SBM. Agé de 25 ans, l'heureux gagnant de la
Nissan March a déclaré avoir utilisé sa carte
Maestro pour faire des achats de fin d'année, dépensant
la somme totale de Rs 15 000. Fier de sa nouvelle voiture, M.
Ramsamy avoue toutefois qu'il n'a pas encore de permis. Mais ce
sera chose faite très bientôt, grâce à
son cousin qui l'initiera à la conduite.Gender and Elections:
MWO ouvre le débatGender Media and Elections, tel sera
le thème d'un atelier de travail prévu pour le 14
février prochain par la Media Watch Organisation (MWO),
en collaboration avec Gender Links. Cette journée de travail
et de réflexion verra l'intervention des hommes et femmes
politiques. Ils aborderont des sujets relatifs au thème
de l'atelier. Ainsi, le Premier ministre et leader du MMM, Paul
Bérenger, le leader de l'opposition, Navin Ramgoolam, Xavier
Duval, leader du PMXD et un représentant du MSM s'exprimeront
en première partie du programme. Leur intervention sera
suivie d'une discussion avec les participants. La deuxième
partie de cet atelier sera consacrée aux femmes politiques,
en l'occurrence la ministre des Arts et de la Culture, Leela Devi
Dookun, la représentante de Lalit, Lindsay Collen et Sheila
Bappoo, présidente de l'aile féminine du Parti travailliste.
Ces dernières témoigneront de leur expérience
avec la presse. Soulignons également une présentation
sur la femme et la démocratie à Maurice, par Sheila
Bunwaree. C'est la ministre des Droits de la Femme, Arianne Navarre-Marie,
qui lancera officiellement cet atelier de travail, à l'hôtel
le St Georges, et ce en présence des invités, de
la présidente de Gender Links, Colleen Lowe-Morna et de
la présidente de Media Watch Organisation, Loga Virahsawmy.Formation
au travail social: La Mauritius Scout Association obtient un don
de Rs 1,5 mLa Mauritius Scout Association vient d'obtenir par
l'intermédiaire de la branche africaine du Bureau Mondial
du Scoutisme une assistance financière de Rs 1,5 million
de la Jacobs Foundation de Suisse. Cette somme servira à
la formation de plus de 200 responsables scouts locaux sur une
période de trois ans.L'association des scouts locaux est
l'une des six associations africaines ayant bénéficié
d'un tel don. Les cinq autres viennent du Burundi, du Niger, de
la Gambie, d'Ethiopie et d'Afrique du Sud.ll s'agira, entre autres,
de rehausser la capacité de l'association à contribuer
dans la lutte contre des fléaux menaçant la jeunesse
locale, dont le problème de drogue, le VIH/Sida et la délinquance
juvénile.Sur les quelque 3 200 scouts que compte le pays,
seuls 129 disposent d'une réelle formation en scoutisme.
Le programme vise à accroître sensiblement ce nombre.Le
directeur de la branche africaine du Bureau Mondial du Scoutisme,
M. Kinuthia Murugu, a remis officiellement le chèque au
responsable en chef de la Mauritius Scout Association, M. Mike
Jangheerkhan, mardi, au siège de la Mauritius Council of
Social Service (MACOSS).Requête: Une foire pour PhnixLes
forces vives de Phnix dont Le Réveil - New Senior
Citizens' Association et la Phnix Credit Cooperative Union
font un appel aux trois députés-ministres de la
circonscription ( une des rares circonscriptions à avoir
trois ministres) et, en particulier, au Premier ministre, Paul
Bérenger, qui s'investit tant dans le développement
des facilités infrastructurelles au bénéfice
de la population, de se pencher sur une vieille requête,
mais toujours d'actualité, faite par les citadins habitant
le centre de Phnix, à savoir la construction et l'aménagement
d'une foire. Selon M. Aboo Bakar Doreemeah, membre de l'exécutif
de Le Réveil - New Senior Citizens' Association, une foire
apportera un grand soulagement aux consommateurs de l'endroit
dont les nombreuses personnes du troisième âge qui
pourront s'approvisionner sur place, mais aussi une animation
susceptible de rendre la localité plus vivante et de dynamiser
le secteur de services. Au Citizens' Advice Bureau à Vacoas,
WEEK-END a appris que la construction et l'aménagement
des foires ne relèvent pas de la responsabilité
de la NDU. De son côté, M. Fazlek Hosseny, ancien
maire et conseiller municipal de Vacoas-Phnix, a affirmé
que la municipalité tient à ce projet, mais ne peut
faire grand- chose faute d'un terrain qui y conviendrait. Profession
légale: Me Yahia Nazroo prête sermentLe barreau mauricien
compte depuis peu un nouvel avocat en la personne de Me Yahia
Nazroo. Il a prêté serment en Cour suprême
le mercredi 2 février dernier devant le juge Asraf Caunhye.
Me Nazroo qui a été introduit par Me Gaytree Manna,
State Counsel, détient, notamment, un LLM de l'Université
de Leeds et a fait son BVC à la Nottingham Law School.
Le nouvel avocat a fait son "pupillage" au sir Hamid
Moolan, QC Chambers, à l'Étude Robert (avoué)
et au Glover and Glover Chambers.Aide aux victimes du tsunami:
Le SILWF contribue un chèque de Rs 854,033.25Le président
du conseil d'administration du Sugar Industry Labour Welfare Fund
(SILWF), Bidianand Jhurry, a remis récemment à la
Coordinatrice des Nations unies à Port-Louis, Mme Aase
Smedler, un chèque de Rs 854,033.25 destiné à
l'aide urgente aux victimes du tsunami ayant dévasté,
fin décembre 2004, des pays limitrophes de l'océan
Indien.Cette somme est le fruit d'une collecte organisée
par ce fonds de Bien-être des travailleurs de l'industrie
sucrière durant le mois de janvier à travers son
réseau de centres communautaires implanté dans toute
l'île.Maurice accueille le premier carnaval de GOPIOLa GOPIO
(Global Organisation of People of Indian International Origin)
International organisera, en juin prochain, un carnaval à
Maurice. Cet événement verra la participation de
la diaspora indienne de nombreux pays, afin de mettre en exergue
la culture indienne. Il s'agit d'une occasion de démontrer
la volonté de l'Inde de réunir sa diaspora.Selon
le coordinateur international de GOPIO, M. Dhandeo Bauhadoor,
"Maurice, en tant que capitale des PIO (People of Indian
Origin) avec et de par sa forte culture indienne (plus de 70%
de la population), représente le lieu idéal pour
la tenue de ce carnaval." Les discussions relatives à
la tenue de ce carnaval ont commencé depuis la troisième
édition de Pravasi Bharatyia Divas, organisée en
janvier dernier à Mumbai. Et la mise sur pied de cette
manifestation culturelle sera possible grâce au soutien
des gouvernements mauricien et indien. Une grande participation
des pays tels La Malaisie et l'île de la Réunion
est attendue. Les participants présenteront au public les
différentes facettes de la culture indienne avec des spectacles
de chants, danses, d'arts
Des artistes de Bollywood feront
le déplacement pour l'occasion. Lors d'une conférence
de presse, jeudi dernier, en présence du président
de la GOPIO, M. Selvarajoo Sundaram, le secrétaire général
de la GOPIO, M. Mahen Utchanah, a expliqué que "ce
carnaval se tiendra au mois de juin car selon les statistiques,
il s'agit d'une période creuse au niveau des arrivées
touristiques. Les frais d'hôtel et d'avion sont relativement
plus abordables, et la tenue de ce grand événement
culturel favorisera les visites à Maurice. Nous espérons
que cet événement, que nous voulons annuel, sera
un succès". Ainsi, selon les organisateurs, en cas
d'élections générales en juin, le carnaval
sera renvoyé. À noter qu'en septembre prochain,
l'île de la Réunion accueillera la première
conférence francophone pour les personnes d'origine indienne.RectificatifUne
erreur s'est glissée dans la légende de la photo
qui accompagnait l'article de notre correspondante Pamela de St.
Antoine. La photo était celle de Arun Kissondyal, président
du Student Body de du Delaware Technical & Community college
à Georgetown. Arun a pour parents Surendranath et Anita,
originaires de Bon Accueil. Nous nous en excusons auprès
de ceux que cette substitution de légende ait pu créer
problème.
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s o c i é t é
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WEEK-END --- dimanche 13 février 2005
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