s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 13 février 2005



Zone franche
Sinotex: Un Hardship Fund de Rs 500 000 disponible pour les licenciés


Espace public en question
Jardin de Pamplemousses: le MMPI s'oppose à l'entrée payante


HSC 2004
L'élite s'impose !


Pris d'assaut mardi dernier
Le LCQB fait les frais de l'hystérie de plusieurs collégiens


À Maurice
Shell: Une centenaire aux grandes ambitions


Réassurance
La Munich Re Centre s'installe au Business Park d'Ebène


Very Low Cost Housing
Le PM s'inquiète du retard dans l'avancement du projet


Sécurité dans le lagon
Un comité de coordination pour des actions concertées



Brèves


Zone franche
Sinotex: Un Hardship Fund de Rs 500 000 disponible pour les licenciés

La direction de Sinotex et de Kentex compte mettre à la disposition de ses employés un Hardship Fund de Rs 500 000 en sus d'un package de Rs 52 millions pour les compensations en marge de la décision d'arrêter des activités à Maurice le 31 mars prochain. Le ministère du Travail et des Relations industrielles, à travers son comité de redéploiement, compte démarrer les consultations avec les travailleurs concernés par la fermeture de ces usines. Des contacts ont également été pris avec les usines intéressées à réembaucher une partie des 2 500 licenciés de Sinotex, Kentex et Southern textile, actuellement sous administration judiciaire.La direction de Sinotex a confirmé cette semaine qu'elle comptait mettre à la disposition des licenciés un Hardship Fund de Rs 500 000 en sus pour les licenciés. Ceux qui pourront en bénéficier devront faire une requête individuelle qui sera par la suite examinée par la direction de l'usine. Le directeur général de Sinotex a également déclaré à Week-End que les fonds nécessaires seront débloqués pour assurer le paiement des compensations et des indemnités en marge de la fermeture de l'usine, prévue pour le 31 mars prochain. A cet effet, Rs 52 millions seront débloquées pour la compensation des licenciés.Le "package" proposé par la direction de l'usine et les "additional benefits" ont été examinés par le ministère du Travail et des Relations industrielles avant qu'il ne donne son feu vert. "Je suis satisfait des propositions du groupe Crystal", a déclaré le ministre Showkutally Soodhun à Week-End en fin de semaine. En effet, la direction du groupe de textile propose un remboursement des congés de maladie, une compensation de quatre mois de salaires par année de service aux employés ayant plus de 17 ans de service et une somme de Rs 5 000 additionnelle. La même formule s'appliquera aux autres employés, sauf que la compensation sera de trois mois de salaire par année de service pour ceux comptant entre 12 et 16 années de service et deux mois de salaire pour ceux se trouvant dans la fourchette de 7 à 11 ans. Pour ces deux groupes d'employés, l'"additional benefit" sera de Rs 4 000 et Rs 3 000 respectivement. Par contre, les employés comptant moins de sept années de service bénéficieront d'une compensation de trois quarts de salaire mensuel par année de service et un "additional benefit" de Rs 1000."Si nous nous étions basés sur les lois, le paiement des compensations et des indemnités auraient nécessité une somme totale de Rs 35 millions. Or, nous avons pensé d'abord aux employés qui, pendant des années, nous ont donné satisfaction et ont permis à l'usine de réaliser de bonnes performances", a déclaré Edmund Lau (voir plus loin).Selon les informations disponibles en fin de semaine, plusieurs usines ont manifesté un certain intérêt à réembaucher les employés concernés. Il s'agit d'Aquarelle, Denim de l'île, Dallas Garments, Star Knitwear et Thon des Mascareignes. Le Redeployment Committee, présidé par le Chef de cabinet du ministère du Travail et des Relations industrielles, Nirmala Nababsing, compte démarrer les consultations avec les employés des deux usines à partir de demain en vue de connaître leurs aspirations quant à leur avenir professionnel. "Nous comptons les rencontrer dès lundi pour les aider à trouver un autre emploi s'ils le désirent. Il y a des entreprises qui ont déjà signifié leur intention de reprendre une partie des employés. Nous allons donc étudier toutes les possibilités qui existent pour qu'ils puissent trouver un emploi immédiatement dans le textile ou, pour d'autres, de les orienter vers d'autres opportunités dans d'autres secteurs", a-t-on laissé comprendre au ministère concerné.



Crystal Group: le dernier des Hongkongais...

L'annonce de la fermeture de deux usines du groupe Crystal, Sinotex et Kentex, vient confirmer l'exode des entreprises hongkongais dans le secteur textile-habillement. A part Textile Industries, seul rescapé du groupe Esquel, le parc industriel s'est amenuisé davantage, laissant la place uniquement à un petit groupe d'entreprises locales. Avec l'élimination des quotas en janvier de cette année, il était en effet attendu que les entreprises misant essentiellement sur des exportations sur les Etats-Unis devraient ressentir les premières secousses de ces changements. Sinotex et Kentex, qui s'étaient jusqu'ici concentré sur ce marché, font ainsi partie des entreprises hongkongaises qui, l'une après l'autre, ont fermé boutique pour aller chercher ailleurs. Les groupes tels que Novel Garment, dont une partie des activités a été reprise par Denim de l'île, Summit Textile ou Leisure Garment (Esquel Group), associés à Crystal Group, produisaient près de 40% des exportations.Avec le départ du Crystal group, Textile Industries est la seule unité au sein du groupe Esquel qui est restée en opération à Maurice. Cette usine est entrée dans une nouvelle filière qui lui aurait permis de rester compétitive. Les autres groupes de textiles, qui ont réussi leur restructuration à temps et également leur intégration vérticale, à l'image de CIEL Textile ou la Compagnie mauricienne de textile, devraient continuer à survivre, selon les analyses.


Espace public en question
Jardin de Pamplemousses: le MMPI s'oppose à l'entrée payante

Non à la tentative d'imposer le paiement d'un droit d'entrée au Jardin Botanique de Pamplemousses: c'est la campagne lancée par un groupe nouvellement créé, le Muvman Proteksyon Patrimwann Istorik (MPPI), face à une intention exprimée par le SIT dans le cadre de son projet d'embellissement et de développement du Jardin. Une pétition visant à préserver l'accès libre à ce fleuron de notre patrimoine naturel et historique, sera circulée aujourd'hui à Pamplemousses, puis à travers l'île, pour tenter de faire échec à ce qui est perçu comme une nouvelle tentative de "privatisation" de ce lieu unique.Au mois de décembre dernier, le ministre de l'Agriculture, Nando Bodha, annonçait officiellement un grand projet de développement du Jardin Botanique de Pamplemousses. Ce projet, devant être mené conjointement par le Sugar Investment Trust (SIT) et la State Investment Corporation (SIC), implique l'investissement global d'une somme de Rs 100 millions non seulement pour réhabiliter le jardin existant, mais aussi pour développer une superficie de 17 arpents située à l'arrière du Château Mon Plaisir, s'étendant jusqu'à l'autoroute et jouxtant l'actuel parking. Le plan prévoit d'y aménager restaurants, boutiques, fontaines, amphithéâtre, parc à papillons, serre d'orchidées et d'anthuriums et d'y organiser diverses activités comme spectacles musicaux, expositions de fleurs saisonnières ou valorisation des plantes.Dans le cadre de cette présentation, la responsable du SIT, Jyoti Jeetun, devait laisser entendre que l'accès au Jardin pourrait devenir payant à l'issue de ces travaux, mais que rien n'avait encore été décidé à ce stade. De son côté, le ministre Nando Bodha avait déclaré que les touristes paieraient une somme qualifiée de "raisonnable", et que les Mauriciens seraient peut-être appelés à payer aussi, mais qu'il y aurait "beaucoup d'exemptions".Or, un coup d'oeil au Management Report du SIT, en date du 17 novembre 2004, permet de découvrir, sous la plume de Jyoti Jeetun, une affirmation qui ne laisse pas de doute par rapport à la décision de rendre payant l'accès au Jardin de Pamplemousses. Ainsi, à l'item Renovation and upliftment of Sir Seewoosagur Ramgoolam Botanical Garden, on peut lire que la nouvelle compagnie qui sera créée par le SIT et la SIC "will invest, operate and manage the 17 arpents of land for a period of 20 years for commercial, retail and botanical projects. (…) The project will be subject to consultations and under the supervision of a Project Monitoring Team with renowned and expert advice in the field of botany and scientific research. SSRBG Trust will reimburse the amount invested to the investing company by disbursing 50% of the entrance fee collected over the period of 20 years ". Non à l'inaccessibilité au nom du profitC'est à la lumière de cette information que s'est créé, il y a quelques jours, leMuvman Proteksyon Patrimwann Istorik (MPPI). Son porte-parole, Georges Legallant, fait savoir que ce mouvement s'insurge contre ce qu'il considère être un plan pour transformer la vocation du Jardin Botanique de Pamplemousses en un business où seuls comptent les profits. "Ankor enn fwa Zardin Botanik Pamplemousses pe retruv li dan grif enn form privatizasyon. Me sann fwa la dan enn fason degize. Avek sa nuvo laranzman la tu sitwayen repiblik Moris pu oblize peye pu gayn drwa akse dan enn lespas istorik ek nasyonal kot enn parti nu listwar truve ". Pour le MPPI, le Jardin de Pamplemousses contient 269 années de notre histoire, qu'il convient de maintenir accessible aux enfants de ce pays. Il met par ailleurs l'accent sur la vocation botanique de ce lieu, comme souligné par le paysagiste Gilles Clément, et insiste la nécessité de le préserver comme tel, sous la responsabilité du ministère de l'Agriculture. De plus, ce serait là un des rares lieux" kot tu sitwayen Repiblik Moris kapav pas enn zurne lwazir lib ek gratis an tut trankilité. Li reprezant enn plas kot peyna polisyon karbon, polisyon sonor u polisyon marinn, li enn plas kot ena trankilite, freser, seki inportan pu devlopman sak individi. Sa kalite plas-la pa kapav vinn inaksesib pu enn gran mazorite dimunn, zis pu fer profi ", s'insurge le MPPI.Ce mouvement estime par ailleurs que la population paye déjà une grande part de taxes directes et indirectes, et que les touristes payent un Passenger Tax. Le MPPI propose d'ailleurs que le gouvernement prélève de cette taxe (d'un montant de Rs 700) une somme de Rs 100 par passager pour financer le développement de notre patrimoine.Le MMPI s'appuie par ailleurs, pour nourrir sa protestation, sur un autre cas de lieu géré par le SIT, à savoir le Waterpark de Belle Mare, qui serait inaccessible à un grand nombre de personnes en raison de son coût.Ce mouvement lance en conséquence un appel urgent à tous les habitants de Pamplemousses mais aussi à tous les habitants du pays, pour qu'ils se mobilisent et fassent entendre leur rejet du projet de rendre payant l'accès au Jardin de Pamplemousses. Une pétition à cet effet sera circulée aujourd'hui à Pamplemousses, et par la suite étendue au reste du pays. Nous n'avons pu à ce sujet obtenir de réaction de la responsable du SIT, actuellement en voyage.Pour rappel, le Jardin de Pamplemousses avait déjà fait l'objet d'un projet de développement très controversé en 1998. le ministre de l'Agriculture d'alors, Arvin Boolell, avait été vivement contesté, par l'opposition MMM notamment, pour avoir accordé à une compagnie, la LHC Trading, le droit d'aménager un bar-restaurant et des magasins dans l'enceinte du Jardin. Le projet dut finalement être abandonné, alors que des travaux préliminaires avaient déjà débuté. Ce projet impliquait une reconfiguration totale de l'entrée ouest du jardin, sur les lieux mêmes qui font aujourd'hui l'objet du nouveau plan de développement du SIT.


HSC 2004
L'élite s'impose !

La réforme dans le système éducatif a démocratisé l'accès aux collèges d'État les plus cotés. Certes ! Ce qui n'a pas empêché à l'élite de s'imposer sans surprise. Toutefois, côté face, cette ouverture, selon certains responsables d'établissements, influencerait la performance et le niveau des classes de Form VI. C'est ce qu'ils laissent entrevoir en commentant les résultats du HSC 2004…Avec 12 lauréates au Higher School Certificate, le Queen Elizabeth College se taille la part du lion et s'impose à nouveau dans la cuvée 2004. Ainsi, comme à l'accoutumée, le collège d'État de Rose-Hill, tout comme les collèges Royal et du St-Esprit, ne crée plus de surprise. Si "produire" des lauréats est devenu une des prérogatives quasi normale pour ces stars schools, il demeure, insiste Savitree Oogarah, rectrice du QEC, que cela est "le résultat d'un travail fait dans la continuité pour maintenir le niveau de l'établissement." Aussi, comme chaque année, d'autres collèges s'incrustent timidement, mais en bonne position, dans le tableau des boursiers. À l'instar de la Droopnath Ramphul SSS où pour la première fois en presque trente ans d'existence, deux collégiennes sont lauréates. "Cela indique que ce ne sont pas uniquement les stars schools qui réussissent !", confie d'emblée Rosemarie Viney, rectrice du collège. Visiblement surprise, la rectrice ne pouvait cacher son émotion en citant la performance de Prakashmani Nunkoo et Firdosh Moserdee. Et puis il y a eu ce qui peut être considéré comme un exploit pour les collèges privés Aleemiah et Islamic. En effet, lundi dernier, il n'y avait pas plus heureux que Mahaboob Sultan Sohawon et Sakoor Husnoo, assistant recteur et recteur des collèges Aleemiah de Phœnix et Islamic de Port-Louis respectivement. Pour cause, depuis que ces deux établissements présentent des candidats aux examens du HSC, ils figurent pour la première fois sur la liste des classés. Une liste occupée par les collèges d'État et confessionnels catholiques les plus cotés. Cependant, certains préfèrent ne pas commenter l'absence de leurs élèves de la dernière cuvée.Pas de compétition entre les collèges catholiquesMardi dernier, c'était la liesse dans le hall de la Droopnath Ramphul SSS. Pour célébrer les deux premières lauréates de l'histoire de leur collège, les jeunes filles ont dansé sur des tubes du moment. "Nous nous attendions à la performance d'une des deux lauréates, laquelle avait obtenu 6 unités en SC. Mais nous ne pensions pas que le collège aurait eu deux lauréates cette année !" explique Rosemarie Viney de la D. Ramphul SSS. Le collège, qui a présenté 200 candidates aux derniers examens du HSC, attribue la réussite de ses lauréates au travail conjugué des parents, enseignants et élèves. "Je suis convaincue que la performance des deux lauréates ne peut qu'être une motivation supplémentaire pour les autres filles", avance cette dernière. De son côté, le collège d'État Gaëtan Raynal savourait la même joie. En effet, après dix années d'absence dans le prestigieux tableau, le collège se classe premier dans la filière technique grâce à Virginie Deschamp. "Nous attendons cela chaque année ! C'est un grand achievement pour le collège. Maintenant, il ne nous reste qu'à maintenir le niveau", confie d'emblée la rectrice, Neeru Beehary-Panray. Avec un pourcentage de réussite de 80,5% et quatre élèves classées, le collège affiche une meilleure performance en 2004. 77% de réussite et un lauréat également pour le collège St Marys'. Stephen Nellan, boursier en économie, relance l'exploit huit ans après le dernier lauréat issu de l'établissement de Rose-Hill. Menon Munien, recteur de St Marys', rappelle que cet heureux événement coïncide avec les 50 ans du collège. Les collèges catholiques n'ayant pas converti leurs établissements en Form VI colleges, dans le cadre de la réforme dans l'éducation, Menon Munien est d'avis que cette décision ne peut influencer la qualité des études en HSC. "Il ne faut pas entrer dans ce type de considération. Tout comme il ne faudrait pas qu'il y ait de compétition entre collèges catholiques. D'autant que l'objectif de notre éducation n'est pas d'obtenir des lauréats à chaque année", précise ce dernier."Si notre niveau a baissé, c'est parce que nous perdons pas mal d'élèves après les résultats du SC"Pour sa part, c'est avec un sentiment mitigé que la responsable du collège John Kennedy, Christiane Chung commente le niveau de son institution après la proclamation des résultats. Après avoir obtenu 82% de réussite en 2003, seul 72% des 207 candidats ayant pris part aux derniers examens ont obtenu leur certificat. Pourtant, avec Shameer Khodabocus, le JKC compte un lauréat dans la filière économique. De plus, explique Christiane Chung, le collège aurait pu compter un deuxième boursier. "Un de nos anciens élèves fait partie des lauréats du collège Royal de Port-Louis !" précise-t-elle. "Si notre niveau a quelque peu baissé, c'est parce que nous perdons pas mal d'élèves après les résultats du SC. À titre d'exemple, nous avons perdu, cette année, trois de nos neuf sections de la Lower Six !" Selon la rectrice, après les résultats, c'est la ruée vers les collèges Royal de Port-Louis et de Curepipe. "Aussi, les critères pour la promotion en Lower Six ayant changé, les élèves n'ont plus la base voulue pour mieux faire en HSC. Comment est-il possible d'opter pour les mathématiques comme matière principale alors que l'élève n'a jamais fait Addmaths ? Le pourcentage de réussite au JKC a toujours été autour des 80%. La régression est principalement attribuée à la baisse des critères ! D'ailleurs, je ne m'attendais pas du tout à un lauréat pour 2004. Je savais que celui-ci était un très bon élément, mais nous ne nous attendions pas à ce résultat", explique Christiane Chung. Ainsi, d'un côté, la réforme ouvrant l'accès en Form VI dans des collèges les plus convoités pourrait priver certaines institutions de lauréats.Empêcher l'hémorragieLe schéma est tout autre au collège Royal de Port-Louis. Si la star school de la capitale n'a pu "produire" plus de lauréats, ce serait justement à cause du changement au niveau des critères de promotion après la Form V. Les nouvelles recrues en Lower Six, ne disposent pas toujours des 5 credits qui étaient autrefois obligatoires. Le RCPL espère faire mieux que les 82% de réussite de 2004 aux prochains examens. "Nous souhaitons et nous sommes confiants que ceux qui viennent des autres collèges pourront très bien faire", avance la rectrice, Mitranee Kushiram. "À l'arrivée de nouvelles élèves, nous veillons à ce qu'elles aient les mêmes chances que celles qui étaient là depuis la Form I. Notre but est de garantir le niveau existant déjà au collège", intervient Savitree Oogarah. Des 289 candidates qui ont concouru aux examens de fin d'études du secondaire, 96% ont été reçues. Et une partie d'entre elles avait entamé leurs études dans divers établissements. Cette année, les classes de la Lower Six du QEC, ou encore de la Maurice Curé SSS, comptent d'anciennes élèves de la Gaëtan Raynal SSS. "25 d'entre elles sont parties après les résultats du School Certificate. J'espère que le fait que nous ayons une lauréate cette année servira de motivation et encouragera les élèves à rester au collège", concède de son côté la responsable du collège. En forgeant ses élèves à un sentiment d'appartenance à l'établissement, le St-Mary's a été épargné de l'hémorragie qui le priverait de ses meilleurs éléments. "Si un ou deux élèves sont partis ailleurs, c'est parce que le collège ne pouvait leur dispenser les combinaisons de matières auxquelles ils aspiraient", affirme Menon Munien.



Alignant des classés pour la première fois: Aleemiah et Islamic Cultural College: l'exploit !

Mahaboob Sultan Sohawon et Sakoor Husnoo, assistant recteur et recteur des collèges Aleemiah de Phœnix et Islamic de Port-Louis respectivement souhaitent aussi que les classés de leurs établissements servent de modèles à l'ensemble de leurs pairs. En se classant sixième dans la filière des arts, Parveezkhan Jamalkhan a offert une belle surprise au collège Aleemiah. "Le collège Aleemiah existe depuis 43 ans et nous offrons des études en HSC que depuis peu. Cette performance servira de coup de pouce aux autres élèves et contribuera à notre réputation", dit Sakoor Husnoo. Et de son côté, Mahaboob Sultan Sohawon ajoute que la prochaine construction du Form VI Islamic Cultural College, à Vallée des Prêtres, sera une occasion pour l'institution de retenir ses élèves. Et pour inciter ses élèves à envisager leur HSC autre part que dans les classes de l'établissement, le collège fait désormais référence à Umeyr Kureemun (Sciences) et Yusuf Hansye (Économie), 23e et 32e respectivement; les premiers à inscrire le Islamic Cultural College dans la liste des classés. Et à l'instar des deux collèges confessionnels islamiques, ceux de La Confiance et St-Andrew's comptent une poignée de classés. Même que le St-Andrew's s'attendait à un lauréat. Le pourcentage de réussite passant de 72,7% en 2003 à 78% en 2004, l'espoir était permis. Idem à La Confiance qui se distingue avec 77% de réussite contre 73% il y a un an.



Avec 76,2% de réussite: Performance améliorée des candidats au HSC 2004

Les 6 683 school candidates de Maurice ayant concouru aux derniers examens du Higher School Certificate de Cambridge ont amélioré leur performance. 76,85% d'entre eux ont obtenu leur certificat. Et pour ne pas déroger à la tradition, les filles (3 526), soit 80,20%, ont une fois de plus mieux fait que les garçons (73%). Toutefois, si les statistiques indiquent une légère progression au niveau de la performance comparé à 2003, soulignons que le nombre de candidats cette année-là, s'élevait à 7 024 et que le pourcentage de réussite était alors de 75,6%. Du côté de Rodrigues, des 200 school candidates, dont 102 garçons, 54,50% ont réussi leurs examens. Ainsi, la République de Maurice affiche pour 2004 une réussite de 76,20%. "Jamais auparavant nous avons atteint ce niveau en HSC, tout comme d'ailleurs au CPE où le pourcentage de réussite a dépassé les 70% et en SC avec 77,5% de succès. Tout cela est le résultat de l'objectif et de la finalité de la réforme", déclarait le ministre de l'Éducation, Steve Obeegadoo, vendredi dernier, lors de l'inauguration officielle de la Forest-Side SSS.



Trois ans de primaire à Agaléga: Nawal Husnoo, lauréat: de Jacques Lechartier au RCC

Quand il évoque son parcours en primaire, Nawal Husnoo, 18 ans, ne peut occulter… Agaléga. Cet ancien élève du collège Royal de Curepipe et lauréat en sciences a passé près de trois ans dans l'archipel où il a côtoyé la salle de classe de l'école Jacques Lechartier du Nord. Marqué par "le sens du partage des Agaléens et la nature généreuse de l'île", le jeune lauréat voudrait d'ailleurs y retourner un jour. C'est aussi là-bas, dit-il, loin des jeux électroniques qu'il découvre Tintin. "Je lisais ses aventures après les heures de classes et je voulais plus que tout devenir comme lui… un reporter!" confie Nawal. Aujourd'hui, ses ambitions professionnelles ont changé. Attiré par les astres, il aspire à devenir astrophysicien. Agaléga restera quand même son étoile préférée. Et c'est sans aucun doute ses parents, Parveez Sultan et Feeroza, enseignants, qui lui ont transmis leur amour pour ce bout de terre. En 1993 il suit ses parents dans l'île du Nord où ils ont été postés. "J'avais déjà commencé la Std I à l'école de Jean-Lebrun. J'ai poursuivi cette classe à Agaléga, de même que la Std II. Nous y sommes restés jusqu'à la fin du contrat de mes parents en 1994. Même si j'étais petit, mes souvenirs sont intacts. J'étais dans la classe de ma mère et après l'école j'accompagnais mon père à la pêche. Notre mode de vie était identique à celle des habitants de l'île. Mes parents cultivaient également des légumes. Je me souviens aussi de notre maison en tôle…" Rentré à Maurice, Nawal retrouve sa place à Jean Lebrun. La transition, dit-il, n'a pas été difficile. "On s'adapte vite quand on est enfant!"En 1997, le couple Husnoo, quitte à nouveau son domicile de Plaine-Verte pour Agaléga. Nawal est en sixième et Sultan, le benjamin de la famille, a déjà commencé sa scolarité. Ce dernier fera ses classes de seconde et troisième dans l'île. "En sixième, j'ai eu mon père comme prof. Mais une chose extraordinaire est arrivée pendant cette année-là. Un policier mauricien, le sergent Lactive, était affecté dans l'île. Pendant ses moments libres il aidait mon père à l'école, qui avait en charge trois classes. Celui-ci a alors demandé à M.Lactive de s'occuper de moi, pour qu'il puisse se consacrer à ses élèves, dont le niveau était différent du mien. Même si M. Lactive me tirait souvent les oreilles, je lui serais toujours reconnaissant pour ce qu'il a fait pour moi. C'était facile pour moi d'étudier à Agaléga. Il n'y avait pas de stress, pas de leçons particulières…" raconte Nawal Husnoo. Toutefois, c'est à l'école Jean-Lebrun que le lauréat prend part aux examens du Certificate of Primary Education. "C'était un choix de mes parents. Si j'étais resté à Agaléga pour les épreuves, j'aurais sans aucun doute obtenu une bourse de l'Etat pour une place dans un collège à Maurice. Ce qui aurait été injuste vis-à-vis des candidats de l'île. En partant, je laissais la possibilité à un enfant d'obtenir cette bourse", explique le jeune homme. Classé 669 aux examens du CPE, il poursuit ses études secondaires au collège Dr.Régis Chaperon avant d'être admis en Lower Six au collège Royal de Curepipe."Quand j'ai commencé mes études secondaires, mes parents ont décidé de rester à Maurice pour me soutenir", explique-t-il. A Terre-Rouge où la famille habite depuis, Agaléga revient souvent dans les conversations. Nawal confie cependant que le stress de l'attente des résultats l'a retenu loin de l'actualité d'Agaléga. "Néanmoins, observe-t-il, pour être enseignant à Agaléga, il faut être réellement animé par la vocation du métier et donner les mêmes chances aux enfants qu'à Maurice. C'est dans cette optique que mes parents songent sérieusement à y retourner…"


Pris d'assaut mardi dernier
Le LCQB fait les frais de l'hystérie de plusieurs collégiens

Mardi dernier, soit au lendemain des résultats du Higher School Certificate, le collège Lorette de Quatre-Bornes (LCQB) a été pris d'assaut par des élèves, revendiquant leur appartenance au collège Royal de Curepipe, pour manifester leur joie après la réussite de six lauréats de l'institution d'État. Mais cette euphorie a vite cédé la place à l'hystérie, une fois la grille du collège forcée et les murs enjambés. En une poignée de secondes, selon les témoignages recueillis, les adolescents munis de projectiles et de banderoles ont quasiment semé la terreur dans le collège. Propos, gestes, graffitis obscènes ont fusé. Même les pierres de l'église Notre Dame du Rosaire, à quelques pas du LCQB, aussi bien que le parking du lieu de culte, n'ont pas été épargnés par les bombes des collégiens en furie. "Toutefois, j'ai été étonné de constater que quelqu'un a, tant bien que mal essayé de camoufler un mot à caractère obscène, devant l'église, à l'aide d'une bombe et à écrit: Sorry ! à côté", raconte Vidya Golam, enseignant d'anglais au LCQB. Suite à cet incident qui aurait pu avoir des conséquences graves, le LCQB a consigné une déposition à la police de Quatre-Bornes.Les étudiantes traumatiséesDe la centaine de garçons en civil ayant envahi le collège des filles, plusieurs ne sont pas inconnus des enseignants de l'institution catholique. Ces derniers auraient en effet reconnu leurs élèves de cours privés et étudiants au collège Royal de Curepipe ! "Pourtant, ils n'auraient pas dû se trouver là-bas ! Nous avions reçu des instructions du collège pour ne pas manifester dans la rue et devant d'autres établissements. Cela, suite à un incident dans le passé devant un collège de Curepipe. La direction nous avait même prévenus que nous aurions à assumer les conséquences si nous allions à l'encontre des instructions", explique un élève du RCC. Selon ce dernier, "ce sont les plus jeunes qui ont voulu manifester et qui sont partis pour Quatre-Bornes". Aux dires de Vidya Golam, les collégiens ont envahi l'enceinte du collège pendant la récréation des grandes. Alerté par un préposé de service, le secrétariat du collège a fait appel à la police. Entre-temps, ils avaient écrasé des œufs et des bouteilles dans la cour et écrit des slogans sur les murs. D'autres ont même accédé aux salles de classes pour s'asseoir sur les pupitres, tandis qu'un d'entre eux aurait mobilisé une élève contre un mur. "Heureusement qu'un enseignant est intervenu à temps. Malheureusement, nous étions peu nombreux pour faire face au déchaînement des garçons", explique Vidya Golam. "Les filles ont été traumatisées par ce qui s'est passé", ajoute-t-il. Une bouteille d'urine circulait même entre les mains des garçons ! À l'arrivée de la police, ils auraient tenté de s'enfuir en montant dans les deux bus qui les avaient déposés devant le collège, un peu plus tôt. C'est ainsi que quatre d'entre eux se seraient retrouvés au poste de police de la localité.Pas d'arrestationsToutefois, selon la police, aucune arrestation n'a été faite ce jour-là. "Aucune déposition ou déclaration officielle de ces jeunes n'a été prise. Ils sont partis à l'arrivée de leurs parents", déclare un représentant de la police. Pour sa part, le ministère de l'Éducation déplorait, par l'intermédiaire de son porte-parole, "cette affaire barbare, indigne de collégiens quelle que soit leur institution !" Une enquête a été instituée par le ministère.Par ailleurs, le collège Hindu Girls de Curepipe n'a pas été épargné par des graffiti après le passage des collégiens du RCC, mardi dernier. Il revient également que les collèges Gaëtan Raynal et New-Eton ont fait les frais de la joie excessive des étudiants qui manifestaient également après la proclamation des résultats du HSC.



Le personnel du LCQB: "Nous faisons un appel au ministre de l'Éducation pour mettre fin à ces débordements à chaque proclamation de lauréats"

Sollicitées pour une déclaration, les deux responsables des institutions concernées n'ont fait de commentaires à Week-End. Mais le personnel enseignant et non enseignant du LCQB à tenu à réagir. Dans un communiqué, il exprime sa consternation après les faits de mardi dernier. Il écrit: "Nous avons tout aussi été scandalisés par les graffiti blasphématoires sur les murs de l'église. Nous ne pouvons passer sous silence non plus l'état d'ébriété dans lequel beaucoup de nos "visiteurs" étaient. Nous dénonçons avec force ces actes sauvages qui ne font nullement honneur au monde éducatif et encore moins à un collège dit d'élite. Nous faisons un appel au Ministre de l'Éducation pour qu'il prenne ses responsabilités et qu'il mette sur pied une série d'actions visant à mettre fin à ces débordements à chaque proclamation de lauréats (…) Ce n'est pas la première fois que nous en faisons les frais. (…) Le Ministre, qui affirme que ses collèges sont des centres d'excellence, devrait peut-être aussi songer à y dispenser des cours de Valeurs Humaines et d'Éducation à la Vie. N'est-ce pas ce qu'il manque à ces élèves pour qu'ils arrivent à différencier le bien du mal, et ne dépassent pas les limites du permis ? Ces cours leur inculqueraient peut-être aussi le sens du respect du bien d'autrui - chose qui semble leur être complètement inconnu !!!À la Directrice du Collège Royal de Curepipe et au Président de la P.T.A., nous dirons ceci: c'est bien vos élèves/enfants qui étaient chez nous. Non seulement les graffitis et les cris scandés parlent d'eux-mêmes mais nos élèves et nous en avons identifié plusieurs - parmi, un des lauréats. D'ailleurs, trois jeunes interpellés par la force policière et emmenés au poste ont confirmé être du RCC. En tant qu'éducateurs et parents, ce n'est certes pas rendre service à ces jeunes que de vouloir prétendre le contraire !!! (…) ce n'est pas seulement les dégâts matériels qui nous préoccupent, mais surtout et avant tout, les "dégâts" moraux et psychologiques que nos élèves ont eus à subir en ce triste mardi 8 février !!!"


À Maurice
Shell: Une centenaire aux grandes ambitions

Cent ans déjà ! De 1905 à 2005, la doyenne des compagnies pétrolières, Shell Mauritius Ltd, s'est frayée une place de choix dans le paysage mauricien pour devenir un des "partenaires vitaux" de l'État, comme l'a souligné le Premier ministre, Paul Bérenger, jeudi soir, lors d'une cérémonie marquant les 100 ans de présence de Shell à Maurice et le début d'une série d'activités pour marquer l'événement.Sheri Updike, Chief Executive de la compagnie pétrolière à Maurice, et Iain Everingham, Chief Executive Officer de Shell Oil Products Africa, ont rappelé le cheminement de cette entreprise qui se positionne aujourd'hui comme un leader du marché local, et dont les ambitions ne s'arrêteront pas là. La vision économique et sociale de Shell, espèrent-ils, devrait lui permettre de jouer un "vibrant role in the country's economy in a 100 years time"."Over our years in Mauritius, Shell has maintained closed ties with Mauritian life by continuously supporting the economic and social development through a variety of actions and activities", a soutenu le CEO de Shell, compagnie qui a enregistré un chiffre d'affaires de près de Rs 4 milliards au cours de ces deux dernières années et qui occupe près de 50% du marché de produits pétroliers. Sheri Updike, qui a pris en main les destinées de la compagnie depuis trois ans, souligne ainsi que 100 après, Shell est prête à s'embarquer dans une nouvelle aventure pour se mettre au service de la population, et participer au développement économique et social du pays.La participation de Shell au développement communautaire et dans le sport a été saluée par le Premier ministre, qui était présent à la réception de jeudi soir. Il a déclaré que le gouvernement considère Shell et les autres compagnies pétrolières à Maurice comme des "partenaires vitaux". Le chef du gouvernement a également salué le parcours de Shell Mauritius Limited au cours de ces cent ans, en citant notamment sa décision d'ouvrir 25% de son actionnariat au public et de faire son entrée sur le marché officiel de la bourse. Il a rappelé également le geste de Shell, qui a aidé les autorités à s'approvisionner en produits pétroliers, à un moment où le pays était au bord d'une rupture de stock.Iain Everingham a pour sa part mis en valeur les principes adoptés par cette compagnie, tout en restant braqué sur l'intérêt des consommateurs. Les principes de développement durable et de bonne gouvernance ont permis à cette compagnie de maintenir son expansion et de conforter sa position de leader sur le marché. "Our common vision shared all through the companies that make Shell Oil Products Africa, remains unchanged. We wish to be recognized by our customers, our people, and stakeholders as the leading oil products company in Africa. We have to work as one to achieve results that move us in this direction; results that count in terms of high quality service for our customers, good governance for our stakeholders, and an excellent team spirit for our people", a-t-il fait ressortir lors de son allocution.Pour marquer ses cent ans à Maurice, Shell Mauritius Ltd a annoncé qu'elle parrainera cette année des compétitions de courses hippiques, un tournoi de football de la Mauritius Football Association, l'équipe nationale des moins de 17 ans et un centre communautaire à Roche Bois. Un des événements majeurs de cette année sera le Shell LiveWire Programme, activité visant à promouvoir l'entrepreneuriat. Cette année, un Shell Centenary Award sera décerné.


Réassurance
La Munich Re Centre s'installe au Business Park d'Ebène

La Munich Mauritius Reinsurance Company Ltd (MMRC) a inauguré ses locaux au Business Park d'Ébène, jeudi dernier, en présence de Karl Wittmann, membre du conseil d'administration de la Munich Reinsurance, Andreas Kleiner et Junior Ngulube, tous deux de Munich Reinsurance of Africa; le directeur général de la branche mauricienne, Ashok Prayag, et le directeur de la Financial Services Commission, Iqbal Rajabalee. Cet événement Munich Re Centre s'inscrit également dans le cadre du 125e anniversaire du groupe allemand, leader mondial de la réassurance.C'est en 1990 que la Munich Reinsurance a commencé ses opérations à Maurice, à travers un bureau régional de la Munich Reinsurance Company of South Africa Limited (MRSA). En 1995, celle-ci s'est transformée pour devenir la Munich Reinsurance Company of Africa Ltd (MRoA) et a étendu ses services à toute la région sub-saharienne, incluant les îles du sud-ouest de l'océan Indien.Deux ans plus tard, la Munich Mauritius Reinsurance Company ouvre ses portes à Port-Louis. L'objectif: desservir la clientèle se trouvant hors des frontières de l'Afrique australe. La MMRC était toutefois toujours représentée par des liaison offices à Accra et à Nairobi… jusqu'en 2003, date à laquelle elle obtint son autonomie. Enfin, une nouvelle étape fut franchie en décembre de l'année dernière lorsque la compagnie mauricienne s'installa au Business Park d'Ebène.Le Munich Re Group qui a pour motto "le partenariat entre l'assureur et le réassureur", est implanté en Afrique du Sud depuis 37 ans. La compagnie sud-africaine compte aujourd'hui plus de 200 clients dans près de 40 pays d'Afrique.


Very Low Cost Housing
Le PM s'inquiète du retard dans l'avancement du projet

Le Premier ministre, M. Paul Bérenger, s'est inquiété vendredi du retard dans l'avancement du projet de construction de cent unités de logement destinées aux plus démunis. C'était lors d'une nouvelle réunion du Comité de coordination interdépartemental sur le logement social qu'il préside.Ce projet de Very Low Cost Housing cible des demandeurs tout au bas de l'échelle et ne pouvant même pas se payer une unité de type Firinga. Les 100 unités en projet de construction seront bâties sur deux sites situés à Henrietta et Camp Le Vieux.Ces logements s'apparenteront à un modèle rodriguais. Le Trust Fund for the Integration of Vulnerable Groups qui chaperonne le projet a été invité par le chef du gouvernement à proposer de nouvelles mesures susceptibles de le faire aboutir plus rapidement.Par ailleurs, dans le cadre de la Phase I du projet Firinga, 442 unités de logement ont déjà été complétées et vendues, notamment à Baie du Tombeau, Bambous, Glen Park, Rose-Belle, Grand-Bois, Piton et Souillac. 72 autres unités à Souillac et Montagne Blanche ont été achevées et attendent la fin des travaux d'infrastructures avant d'être livrées.492 unités de la Phase II ont été complétées et mises en vente à Riche Terre, Solitude, Chebel, Mare Tabac, Malherbes, Bonne Mère et Lallmatie. Les travaux de construction de 42 autres unités de cette même phase du projet démarreront prochainement à Camp Lacolle.Dans le cadre de la Phase III du projet Firinga, la construction de 534 unités à Dagotière, Notre Dame, Cottage, Camp Ithier, New Grove et Grand Bois devrait s'achever vers juin/juillet. Toutefois, la construction d'un lot de 1 107 autres unités passe encore l'épreuve de la préqualification des contracteurs.Les sites identifiés pour ces logements sont Balisson, Calebasses, Chebel, d'Epinay, Glen Park, Henrietta, Montagne Longue, Plaine Magnien, Rivière des Anguilles, Ville Noire et Bambous.Pour ce qui concerne le projet de 1 522 unités de logement destinées au Lower Middle Income Group et financé par l'EXIM Bank de Chine, les travaux pour 1474 unités situées à Bois Mangues, St Pierre, Dagotière, Highlands, Bambous, Montagne Blanche, Mon Choisy, Cottage, Camp Levieux, Pointe aux Sables, Notre Dame, Trou aux Biches, Rose-Belle, La Cure et Mahébourg sont achevés.Quant au Projet Site and Services, qui consiste à la mise à la disposition à bail de lopins de terrains de l'État à des demandeurs en vue de la construction de logements, 299 lots sont déjà prêts à Bambous, Piton, Camp Levieux, Circonstance (St Pierre) et Bel Etang. 286 autres lots seront ultérieurement livrés à Pointe aux Sables, Ville Noire, Glen Park et Souillac.


Sécurité dans le lagon
Un comité de coordination pour des actions concertées

Deux semaines après un incident impliquant un speed boat et un nageur à Trou aux Biches, la Beach Authority a réuni les différentes autorités concernées par la sécurité dans le lagon - National Coast Guard, Tourism Authority, ministère du Tourisme, Ports Authority, Local Government, ministère de la Pêche. Un comité de coordination a été mis sur pied en vue de favoriser des actions concertées sur le terrain. Si aucun modus operandi n'a été défini à ce stade, plusieurs points ayant trait à la sécurité des baigneurs ont été passés en revue à la première réunion, dont l'administration des plages, la démarcation des swimming zones, la distance réglementaire pour les bateaux, l'installation des panneaux de dangerous bathing, et… une possible remise en utilisation du mirador de Flic en Flac.Qu'est-ce qu'une zone de baignade ? Selon le GN 90 de 2004 de la Beach Authority Act 2002, il s'agit de la démarcation d'un "reasonable space within a public beach" par des "yellow coloured floats and buoys". Signe particulier: aucune activité nautique n'est autorisée à l'intérieur de la swimming zone. Il en est de même pour la buffer zone, qui se trouve à une distance de 10 mètres de la zone de baignade et qui sera signalée par des bouées rouges, stipule par ailleurs ce règlement. Si la nouvelle loi désigne clairement la Beach Authority comme l'autorité responsable de la démarcation des zones de baignade sur les plages publiques, c'est le plus souvent le ministère de la Pêche qui en prend l'initiative.Après la démarcation des plages de Pereybère et Flic en Flac, une équipe technique du ministère de la Pêche planche en ce moment sur la délimitation des zones de baignade à La Cambuse et à Mon Choisy. Toutefois, lorsqu'il s'agit du remplacement des bouées disparues - comme à Pereybère, notamment -, c'est une tout autre histoire, où les autorités n'ont de cesse de se renvoyer la balle… Alors que la Beach Authority dit attendre un nouvel exercice de démarcation du ministère de la Pêche pour remplacer les bouées, celui-ci soutient qu'il n'y a pas lieu de procéder à un nouvel exercice de démarcation pour le faire. Faute de budget, sans doute, ce n'est donc pas demain la veille que les bouées jaunes flotteront de nouveau dans le lagon de Pereybère…En revanche, les signaux d'avertissement devraient désormais être plus visibles sur les plages jugées dangereuses à la baignade. À la suite d'un relevé entrepris par le National Coast Guard, une vingtaine de panneaux dangerous bathing ont été aménagés par la Beach Authority, au cours du dernier mois. Les sites concernés sont: Baie du Tombeau, Le Goulet, Pointe aux Piments, La Preneuse, Tamarin, Le Morne, Poste Lafayette, GRSE, La Cambuse, Le Bouchon, Gris-Gris, Riambel et Pomponette.À noter enfin que l'avis du commissaire de police a été sollicité sur le sort du watch tower de Flic en Flac. Ce mirador appartenant à la force policière est actuellement dans un état de délabrement. "Il faudrait soit l'enlever, soit le restaurer", estime la Beach Authority. Dans le deuxième cas, les autorités pourraient envisager la remise en activité du watch tower pour la surveillance du lagon et la sécurité des baigneurs. Un dossier à suivre…L'administration des plages publiques - terme qui comprend également le lagon - relève, rappelons-le, de la responsabilité de plusieurs départements de l'État. La Beach Authority est responsable, d'une manière générale, de la gestion des plages publiques; le ministère de la Pêche, des activités des pêcheurs dans le lagon; le ministère du Tourisme, des hôtels et des opérateurs de bateaux de plaisance. Quant à la police et le National Coast Guard, ils sont tenus de faire respecter les dispositions du Pleasure Craft Act, en ce qui concerne, entre autres, la distance réglementaire des bateaux de plaisance - pas moins de 100 mètres de la plage -, la validité des permis et des équipements à bord et la vitesse autorisée.



Brèves

Concours de la MCB/SBM: Une Nissan March pour seulement Rs 15 000M. Vidianund Ramsamy, est l'heureux propriétaire d'une Nissan March. Il ne s'agit pas d'un fait ordinaire puisque cette voiture, la dernière en vogue chez ABC Motors, n'a coûté que Rs 15 000 à cet habitant de Trois Boutiques.Cet heureux événement fait suite à la participation de M. V. Ramsamy à un concours organisé conjointement par la Mauritius Commercial Bank Ltd (MCB) et la State Bank of Mauritius Ltd (SBM). En effet, ces institutions, partenaires de Mastercard Maestro à Maurice, ont organisé, pendant la période d'octobre à décembre 2004, une campagne de promotion visant à éduquer et encourager la clientèle à utiliser leur carte de débit Maestro. Selon les organisateurs, "la campagne a été un succès, particulièrement avec les achats de fin d'année." Ainsi, suivant cette campagne, un tirage au sort a eu lieu le 31 janvier dernier au siège de la MTC. 11 gagnants ont été désignés, et le premier prix est revenu à M. V. Ramsamy, enseignant à l'école primaire La Sourdine, L'Escalier.La remise de prix a eu lieu mardi dernier au Caudan Waterfront. Les responsables des deux banques ont remis aux dix autres gagnants des téléphones cellulaires de la marque Nokia, avec caméra intégrée. M. Ramsamy a reçu les clés de la voiture des mains de M. Angelo Létimier et M. Sailesh Sewpaul, respectivement directeur de la MCB Card Business Unit et Team Leader Channel Management SBM. Agé de 25 ans, l'heureux gagnant de la Nissan March a déclaré avoir utilisé sa carte Maestro pour faire des achats de fin d'année, dépensant la somme totale de Rs 15 000. Fier de sa nouvelle voiture, M. Ramsamy avoue toutefois qu'il n'a pas encore de permis. Mais ce sera chose faite très bientôt, grâce à son cousin qui l'initiera à la conduite.Gender and Elections: MWO ouvre le débatGender Media and Elections, tel sera le thème d'un atelier de travail prévu pour le 14 février prochain par la Media Watch Organisation (MWO), en collaboration avec Gender Links. Cette journée de travail et de réflexion verra l'intervention des hommes et femmes politiques. Ils aborderont des sujets relatifs au thème de l'atelier. Ainsi, le Premier ministre et leader du MMM, Paul Bérenger, le leader de l'opposition, Navin Ramgoolam, Xavier Duval, leader du PMXD et un représentant du MSM s'exprimeront en première partie du programme. Leur intervention sera suivie d'une discussion avec les participants. La deuxième partie de cet atelier sera consacrée aux femmes politiques, en l'occurrence la ministre des Arts et de la Culture, Leela Devi Dookun, la représentante de Lalit, Lindsay Collen et Sheila Bappoo, présidente de l'aile féminine du Parti travailliste. Ces dernières témoigneront de leur expérience avec la presse. Soulignons également une présentation sur la femme et la démocratie à Maurice, par Sheila Bunwaree. C'est la ministre des Droits de la Femme, Arianne Navarre-Marie, qui lancera officiellement cet atelier de travail, à l'hôtel le St Georges, et ce en présence des invités, de la présidente de Gender Links, Colleen Lowe-Morna et de la présidente de Media Watch Organisation, Loga Virahsawmy.Formation au travail social: La Mauritius Scout Association obtient un don de Rs 1,5 mLa Mauritius Scout Association vient d'obtenir par l'intermédiaire de la branche africaine du Bureau Mondial du Scoutisme une assistance financière de Rs 1,5 million de la Jacobs Foundation de Suisse. Cette somme servira à la formation de plus de 200 responsables scouts locaux sur une période de trois ans.L'association des scouts locaux est l'une des six associations africaines ayant bénéficié d'un tel don. Les cinq autres viennent du Burundi, du Niger, de la Gambie, d'Ethiopie et d'Afrique du Sud.ll s'agira, entre autres, de rehausser la capacité de l'association à contribuer dans la lutte contre des fléaux menaçant la jeunesse locale, dont le problème de drogue, le VIH/Sida et la délinquance juvénile.Sur les quelque 3 200 scouts que compte le pays, seuls 129 disposent d'une réelle formation en scoutisme. Le programme vise à accroître sensiblement ce nombre.Le directeur de la branche africaine du Bureau Mondial du Scoutisme, M. Kinuthia Murugu, a remis officiellement le chèque au responsable en chef de la Mauritius Scout Association, M. Mike Jangheerkhan, mardi, au siège de la Mauritius Council of Social Service (MACOSS).Requête: Une foire pour PhœnixLes forces vives de Phœnix dont Le Réveil - New Senior Citizens' Association et la Phœnix Credit Cooperative Union font un appel aux trois députés-ministres de la circonscription ( une des rares circonscriptions à avoir trois ministres) et, en particulier, au Premier ministre, Paul Bérenger, qui s'investit tant dans le développement des facilités infrastructurelles au bénéfice de la population, de se pencher sur une vieille requête, mais toujours d'actualité, faite par les citadins habitant le centre de Phœnix, à savoir la construction et l'aménagement d'une foire. Selon M. Aboo Bakar Doreemeah, membre de l'exécutif de Le Réveil - New Senior Citizens' Association, une foire apportera un grand soulagement aux consommateurs de l'endroit dont les nombreuses personnes du troisième âge qui pourront s'approvisionner sur place, mais aussi une animation susceptible de rendre la localité plus vivante et de dynamiser le secteur de services. Au Citizens' Advice Bureau à Vacoas, WEEK-END a appris que la construction et l'aménagement des foires ne relèvent pas de la responsabilité de la NDU. De son côté, M. Fazlek Hosseny, ancien maire et conseiller municipal de Vacoas-Phœnix, a affirmé que la municipalité tient à ce projet, mais ne peut faire grand- chose faute d'un terrain qui y conviendrait. Profession légale: Me Yahia Nazroo prête sermentLe barreau mauricien compte depuis peu un nouvel avocat en la personne de Me Yahia Nazroo. Il a prêté serment en Cour suprême le mercredi 2 février dernier devant le juge Asraf Caunhye. Me Nazroo qui a été introduit par Me Gaytree Manna, State Counsel, détient, notamment, un LLM de l'Université de Leeds et a fait son BVC à la Nottingham Law School. Le nouvel avocat a fait son "pupillage" au sir Hamid Moolan, QC Chambers, à l'Étude Robert (avoué) et au Glover and Glover Chambers.Aide aux victimes du tsunami: Le SILWF contribue un chèque de Rs 854,033.25Le président du conseil d'administration du Sugar Industry Labour Welfare Fund (SILWF), Bidianand Jhurry, a remis récemment à la Coordinatrice des Nations unies à Port-Louis, Mme Aase Smedler, un chèque de Rs 854,033.25 destiné à l'aide urgente aux victimes du tsunami ayant dévasté, fin décembre 2004, des pays limitrophes de l'océan Indien.Cette somme est le fruit d'une collecte organisée par ce fonds de Bien-être des travailleurs de l'industrie sucrière durant le mois de janvier à travers son réseau de centres communautaires implanté dans toute l'île.Maurice accueille le premier carnaval de GOPIOLa GOPIO (Global Organisation of People of Indian International Origin) International organisera, en juin prochain, un carnaval à Maurice. Cet événement verra la participation de la diaspora indienne de nombreux pays, afin de mettre en exergue la culture indienne. Il s'agit d'une occasion de démontrer la volonté de l'Inde de réunir sa diaspora.Selon le coordinateur international de GOPIO, M. Dhandeo Bauhadoor, "Maurice, en tant que capitale des PIO (People of Indian Origin) avec et de par sa forte culture indienne (plus de 70% de la population), représente le lieu idéal pour la tenue de ce carnaval." Les discussions relatives à la tenue de ce carnaval ont commencé depuis la troisième édition de Pravasi Bharatyia Divas, organisée en janvier dernier à Mumbai. Et la mise sur pied de cette manifestation culturelle sera possible grâce au soutien des gouvernements mauricien et indien. Une grande participation des pays tels La Malaisie et l'île de la Réunion… est attendue. Les participants présenteront au public les différentes facettes de la culture indienne avec des spectacles de chants, danses, d'arts… Des artistes de Bollywood feront le déplacement pour l'occasion. Lors d'une conférence de presse, jeudi dernier, en présence du président de la GOPIO, M. Selvarajoo Sundaram, le secrétaire général de la GOPIO, M. Mahen Utchanah, a expliqué que "ce carnaval se tiendra au mois de juin car selon les statistiques, il s'agit d'une période creuse au niveau des arrivées touristiques. Les frais d'hôtel et d'avion sont relativement plus abordables, et la tenue de ce grand événement culturel favorisera les visites à Maurice. Nous espérons que cet événement, que nous voulons annuel, sera un succès". Ainsi, selon les organisateurs, en cas d'élections générales en juin, le carnaval sera renvoyé. À noter qu'en septembre prochain, l'île de la Réunion accueillera la première conférence francophone pour les personnes d'origine indienne.RectificatifUne erreur s'est glissée dans la légende de la photo qui accompagnait l'article de notre correspondante Pamela de St. Antoine. La photo était celle de Arun Kissondyal, président du Student Body de du Delaware Technical & Community college à Georgetown. Arun a pour parents Surendranath et Anita, originaires de Bon Accueil. Nous nous en excusons auprès de ceux que cette substitution de légende ait pu créer problème.



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 13 février 2005