À l'Assemblée
nationale, mardi prochain
La
partielle, les Chagos et les incidents de QB au Question Time
Dissidence
au MSM
Vers la création
du Renouveau Socialiste Militant
C'est la semaine prochaine que ses principaux
animateurs annonceront la création du parti à une
conférence de presse qui sera suivie d'une série
de rassemblements publics à travers le pays. Le parti pourrait
s'appeler le Renouveau Socialiste Militant, mais les plus radicaux
de ce groupement sont encore à la recherche d'un nom plus
conforme à la mouvance de laquelle ils s'inspirent, soit
un parti ayant une appellation traditionnelle hindoue. Derrière
cette nouvelle formation, les dissidents du MSM, Anil Baichoo,
Mukeshwar Choonee, Jyaneshwar Jhurry, Meckduth Chumroo, Dinesh
Ramjuttun, mais aussi Radha Nunkoo, Dhandev Bauhadoor et Mahen
Utchanah, entre autres. Avec le portrait dressé et l'itinéraire
retracé ci-dessous, on verra que ces personnes ont, en
fait, tout pour s'entendre
Anil Baichoo, d'abord, le détonateur
de la crise au MSM. Depuis le départ de sir Anerood Jugnauth
et la défaite de l'alliance gouvernementale à la
partielle de Piton/Rivière du Rempart en décembre
2003, il s'emploie à donner une orientation plus particulariste
au MSM, en soutenant que le parti a, depuis sa création,
représenté une sensibilité bien précise.
C'est sans grand succès, le parti ayant connu, après
la défaite de 1995, une profonde mue qui s'est accélérée
avec l'arrivée de jeunes recrues de la génération
des Joe Lesjongard, Nando Bodha, Ravi Yerrigadoo, pour ne citer
que ceux-là.Les choses n'évolueront pas comme le
souhaite Anil Baichoo, qui se construit un réseau à
l'intérieur même du MSM pour tenter de faire pencher
la balance en faveur d'une radicalisation plus conforme, de son
pont de vue, aux attentes de l'électorat dit traditionnel
du MSM. Rien n'y fait et c'est ainsi qu'il a pris congé
le jeudi 3 février dernier, donnant le coup d'envoi de
la vague des retraits du MSM.Anil Baichoo n'a jamais fait mystère
de son attachement à une certaine orthodoxie. À
sa première confrontation avec l'électorat à
Flacq/Bon Accueil en 1982, il échoue, balayé par
le mémorable 60/0 du MMM/PSM conduit par sir Anerood Jugnauth.
Il se range progressivement dans le camp des dissidents du PTr,
crée le MTD avec son collègue Meckduth Chumroo,
et milite pour que Navin Ramgoolam dirige le Labour, mais finit
par conclure une alliance avec le MMM aux élections de
1987. C'est ainsi qu'il trouve une place dans l'alliance conclue
entre le MSM et le MMM en 1991 et qu'il devient ministre du Commerce,
puis des Travaux.Le débat fait rage sur les langues orientales
à la veille des élections générales
de décembre 1995. Anil Baichoo profite d'une participation
à une manifestation socioculturelle pour dire que si les
langues orientales ne sont pas prises en compte au CPE, "disan
pou coulé", une déclaration qui avait fait
frémir tous les mauricianistes soucieux de l'unité
nationale et de la cohésion sociale. Comme tous les autres
candidats de l'alliance MSM/RMM, il est battu à plate couture
avec le deuxième 60/0 de l'histoire politique de Maurice.Il
revient en force aux élections de 2000. La suite, on la
connaît, ses déboires avec Rama Valayden qui l'accuse
de corruption et à qui il réclame Rs 150 millions
pour diffamation, le procès étant encore en attente
d'un dénouement. Une victime collatérale, toutefois,
son attaché de presse, Sudhir Maudhoo, appréhendé
par l'ICAC mais qui s'en sort sur une technicité, la date
alléguée du délit étant antérieure
à l'existence de la commission anti-corruption.Son collègue
Mukeshwar Choonee, également démissionnaire du MSM
s'estime lui aussi victime de l'ICAC. Il garde jusqu'aujourd'hui
un goût amer de son arrestation et son incarcération
au poste de police de la Tour Koenig sur une charge alléguée
de corruption. D'autant que certains dans l'opposition, à
l'instar de James Burty David, lui rendent la vie difficile au
Parlement en lançant: "Reste tranquille to fek sorti
dans prison".Cette amertume est restée malgré
la décision du DPP de ne pas donner suite à cette
affaire. La récupération d'un maroquin n'a pas apaisé
le ministre, qui s'est graduellement rangé du côté
d'Anil Baichoo pour organiser la fronde contre la direction du
MSM. Quant à Jyaneshwar Jhurry, parti lundi dernier, son
problème est qu'il s'attendait à être ministre
en remplacement d'Anil Baichoo.La sanction qui conduit à
New YorkAutre personnage qui va animer le nouveau parti, le Dr
Dinesh Ramjuttun. Il démarre sous les couleurs du PSM et
devient un membre influent du MSM, à la cassure de mars
1983. Son parcours est jalonné d'événements
les uns plus spectaculaires que les autres. Il doit faire face
à une accusation de viol à la veille des élections
de 1987 et trouve alors en Anil Baichoo son plus virulent critique.Il
s'en sort toutefois. Bien plus tard après, aux élections
de 1991, où il est l'adversaire de sir Anerood Jugnauth,
ce dernier révèle que, faute d'une intervention
de sa part, le bouillant candidat travailliste Ramjuttun se "serait
retrouvé en prison". En fait, Dinesh Ramjuttun avait
rejoint Vishnu Lutchmeenaraidoo et Vasant Bunwaree dans la contestation
de la conclusion d'une alliance MSM/MMM pour se retrouver sur
la plate-forme travailliste battue aux élections de cette
année-là par 57/3.En 1993, il abandonne le PTr pour
revenir dans le giron du MSM. C'est ainsi qu'il monte en première
ligne pour soutenir sir Anerood Jugnauth à la partielle
du 5 avril 1998 à Flacq/Bon Accueil. Provocant à
souhait, il tient des meetings en solo, fait invariablement jouer
Macarena avant de s'adresser à la foule, raconte les faits
et gestes de Navin Ramgoolam à Clarisse House, qu'il baptise
"Disco House", ironise sur l'emblème du PTr pour
dire "que la clé de Ramgoolam est celle de la porte
de l'enfer".Un grave incident va se produire à un
rassemblement de Dinesh Ramjuttun le 20 mars 1998 à Bon
Accueil, toujours dans le cadre de la partielle. Deux récidivistes
nommés Manand Fakoo et S. Bhagoban, voyageant à
bord d'une voiture battant pavillon rouge, font irruption et agressent
des gens, dont le Caporal Suffee, en civil, à coups de
sabres, en lançant: "B
coups de balle, ferme
sa meeting-là". Tout le pays est choqué et
s'attend à des actions vigoureuses de la police, mais c'est
Dinesh Ramjuttun qu'elle arrête pour complot d'assassinat
contre le Premier ministre Navin Ramgoolam. Il est incarcéré
à Alcatraz et n'est libéré que quelques jours
plus tard sur ordre de la cour. Parmi ses hommes de loi
Radha Nunkoo.Il rencontre d'autres problèmes la même
année alors que la Commission Sik Yuen enquête sur
les achats de la police et que le juge enquêteur se rend
en Afrique du Sud pour vérifier les biens dont Dinesh Ramjuttun
dispose. Furieux, il réclame la démission du juge.
Il se fait oublier pendant quelque temps. En 2000, lui et un autre
ancien candidat de la circonscription de Piton/Rivière
du Rempart font campagne pour sir Anerood Jugnauth.Il devient
son responsable de relations publiques à son installation
comme Premier ministre. Mais il est sanctionné quelques
mois après dans une affaire d'intervention auprès
des promoteurs d'un projet où on retrouve Vinay Deelchand,
ainsi qu'un homme d'affaires réunionnais et la compagnie
italienne Sol Melia. Toute l'affaire est relatée dans une
édition de l'express dimanche en date du 19 août
2001. Dans un article signé Harish Chundunsing, Kamlesh
Bhuckory et Vel Moonien, les dessous de cette affaire sont révélés,
Vinay Deelchand disant de Dinesh Ramjuttun: "Je le connais
personnellement".En fait, le petit groupe qui s'était
rendu dans le bureau du Dr Ramjuttun après avoir été
interdit à celui du Premier ministre ne savait pas que
c'est un des consultants du projet, un parent de SAJ, qui avait
été tout raconter. C'est ce qui a poussé
le chef du gouvernement de l'époque, de déclarer,
à la grande surprise des promoteurs, "qu'ils n'ont
pas à verser de l'argent à un quelconque officiel
du gouvernement" pour faire avancer le dossier. C'est juste
après cette affaire que Dinesh Ramjuttun devient un indésirable
au PMO et qu'il est sanctionné et
nommé conseiller
à New York, malgré l'opposition de plusieurs membres
du gouvernement. Il a aussi essayé en vain jusqu'ici de
récupérer des terres de l'État qui ont été
reprises en 1991.Rajnarain Guttee, autre démissionnaire
de la semaine comme conseiller d'Anil Baichoo, a récemment
eu quelques petits problèmes après une affaire de
plainte portée par une secrétaire. Il ne lui restait
plus que le job de conseiller puisqu'il avait été
relevé de sa participation au conseil d'administration
de la MBC et celui d'un autre organisme.La stratégie de
JanvierRadha Nunkoo, qui est donné comme le véritable
auteur de la lettre de démission incendiaire de Mukeshwar
Choonee et qui a participé à la conférence
de presse du ministre démissionnaire, est un autre grand
frustré. Nommé à la présidence de
la National Housing Development Company, il en est subitement
évincé après quelques mois seulement, la
décision ayant été prise au plus haut niveau
de l'État, après des renseignements fiables. Il
est toutefois récupéré comme conseiller auprès
du ministre Choonee. Lorsque Joe Lesjongard arrive à ce
ministère, il procède à une grande remise
en ordre et Radha Nunkoo est prié de prendre la porte de
sortie.Mahen Utchanah devrait également se retrouver au
sein de cette nouvelle formation. Des renseignements indiquent
qu'il tentait ces dernières semaines d'obtenir soit la
présidence d'un organisme parapublic soit une ambassade
en Europe, mais les pressions exercées n'ont eu aucun effet.
L'ancien ministre de l'Énergie de sir Anerood Jugnauth,
révoqué en 1994 après les conclusions du
Select Committee sur la turbine à gaz, avait été
mêlé à une histoire de droits de douane sur
une voiture, une Mercedes Cabriolet, qui n'avait pas eu de suite
malgré les objections du syndicat des douanes.Le dernier
animateur probable du nouveau parti ne serait autre que Dhandev
Bauhadoor, dirigeant du Human Service Trust. Il avait été
viré comme conseiller avec l'arrivée de Navin Ramgoolam
aux affaires, le PTr aimant le décrire comme le "lakri
chor" après une condamnation pour abattage d'arbres
sur les terres de l'État. Il est aussi connu pour ses discours
enflammés et ses phrases du genre: "Premier ministre
enn tigit pli tipti ki bondié", pour décrire
sir Anerood Jugnauth en 1992.Pour la petite histoire, il faut
savoir que la stratégie de rupture a été
discutée en janvier dernier en Inde durant le Pravasi Bharatya
Divas. La délégation officielle conduite par Raouf
Bundhun avait pour unique représentant officiel du gouvernement
le ministre du Tourisme, Anil Gayan. Les ministres Baichoo et
Choonee s'y étaient rendus à leurs propres frais
et n'étaient présents que le jour de l'ouverture.
Mahen Utchanah et Dhandev Bauhadoor avaient, eux, participé
à la conférence de la Gopio qui s'était déroulée
juste après. Comme quoi rien n'est fortuit, même
si c'est Dinesh Ramjuttun, fraîchement débarqué,
qui réclame la paternité des turbulences au MSM
Bureau
politique du MSM hier après-midi
M. Pravind Jugnauth: "Ceux qui sont partis
ont trahi"
"Les
récentes démissions au sein du MSM ne signifient
en rien l'effritement de notre parti mais témoignent plutôt
de la trahison de ceux qui ont choisi de partir" a soutenu,
hier après-midi M. Pravind Jugnauth, leader de cette formation.
M. Jugnauth tenait un point de presse après une réunion
du Bureau politique de son parti en présence de tous les
membres de cette instance à l'exception du ministre Ravi
Yerigadoo, pris par un mariage.Répondant à une question
au sujet de la déclaration de presse ambiguë du ministre
Emmanuel Leung Shing - aussi présent, hier après-midi
- qui avait juré fidélité à sir Aneerood
Jugnauth, le leader du MSM devait dire que le député
de Port-Louis Sud/Port-Louis Central sous-entendait que le président
de la République "qui ne fait plus de politique"
est "son leader philosophique". Pravind Jugnauth a affirmé
que lors de la réunion d'hier, le ministre Leung Shing
lui a exprimé sa solidarité ainsi qu'à son
parti."Il est clair que ceux qui sont partis ont prémédité
leur coup", devait expliquer le leader du MSM pour qui les
attaques contre son leadership n'étaient que "des
prétextes". il en veut pour preuves les déclarations
subséquentes du Dr Jyaneshwur Jhurry ainsi que celles du
Dr Dinesh Ramjuttun. Le premier, a souligné M. Jugnauth,
a parlé de projet de départ longtemps préparé
alors que le deuxième s'est présenté "comme
le Mastermind" derrière ces démissions."On
ne s'associe pas à un gouvernement pendant 4 ans et demi
pour, finalement, choisir de partir à quelques mois des
élections", devait-il s'indigner. Il a qualifié
les démissionnaires d'"assoiffés du pouvoir"
et de "groupe d'extrémistes". Sur ce dernier
point, le leader du MSM a poursuivi en soutenant que le sectarisme
"n'a pas sa place à Maurice" à la faveur
des "grands défis à relever" dont la mondialisation."Les
faits confirmeront que la nation mauricienne renouvellera sa confiance
dans l'équipe MSM/MMM, seule capable d'assurer le bonheur
de la population" devait-il encore assurer. Pravind Jugnauth
a critiqué l'ancien ministre Anil Bachoo "qui dit
vouloir regrouper une bande de frustrés". Il devait
affirmer que même du temps où sir Anerood était
le leader du MSM, c'est lui qui présidait les travaux du
Comité Central de même que ceux du Bureau politique.
"On avait même, à l'époque, fait mes
éloges".Interrogé quant à l'éventualité
d'autres départs, le leader du MSM a affirmé que
lors de la réunion d'hier après-midi, tous ceux
présents ont renouvelé leur fidélité
à son leadership. Notons que face à la presse, hier,
figurait, à la première rangée, autour de
leur leader, outre les habitués du "front line"
du MSM, le ministre de la Santé, M. Ashok Jugnauth qui
semble avoir pris du galon au sein de son parti.
Politique
Semaine mouvementée pour
le MSM
Cette
semaine encore fut des plus mouvementées pour le Mouvement
socialiste militant (MSM) avec des désistements en cascade,
dont la démission du ministre des Administrations régionales,
Mukeshwar Choonee, qui intervient seulement cinq jours après
celle de son collègue Anil Baichoo et du député
Megduth Chumroo. Rappel chronologique des faits
LundiLe PPS
Jhurry claque la porte du gouvernementLa semaine démarre
sur des chapeaux de roue avec la démission du PPS Jyaneshwar
Jhurry, secrétaire parlementaire privé des circonscriptions
Triolet-Pamplemousses et GRSE-Montagne Blanche. La série
noire continue
Le député du no. 5, qui démissionne
de toutes les instances du Mouvement socialiste militant, soutient
qu'il a été guidé dans son acte par son électorat
qui l'a "encouragé à prendre (ses) distances
de l'Alliance gouvernementale". Ses griefs: une trahison
de "la philosophie de sir Anerood Jugnauth" et une sous-utilisation
de ses compétences. Le leader du MSM, Pravind Jugnauth,
balayera cette démission en la qualifiant de "suicide
politique" pour l'ex-PPS.MardiExit ChooneeUn "malheur"
ne venant jamais seul, la démission de Jhurry est suivie
le lendemain par celle du ministre des Administrations régionales.
Après avoir assisté tranquillement aux travaux de
l'assemblée nationale dans la matinée, le ministre
Mukeshwar Choonee claque la porte du gouvernement et tourne le
dos à son parti. Il est 14h lorsqu'il présente sa
lettre de démission au président de la République.Dans
un courrier adressé au leader du MSM - et qu'il fera par
ailleurs circuler à la presse -, l'ex-ministre des Administrations
régionales soutient que le parti a "dévié
complètement de sa vision et de son idéal du début".
Il conteste, par ailleurs, le leadership au MSM en évoquant
le rôle trop passif de Pravind Jugnauth par rapport à
Paul Bérenger et déplore l'absence de "démocratie"
dans les instances. Il estime enfin que le MSM a lamentablement
échoué dans la mission qu'il s'était fixée
- soit "redresser le pays" - lorsqu'il a fait alliance
avec le MMM. L'ex-ministre a également fait une sortie
virulente contre ce qu'il a qualifié de "Bérenger
system", un système de gouvernement qui, dit-il, a
été au détriment du MSM et de son électorat.
"All the ingredients for a big social explosion are present.
We are pretending not to see them. These have been generated by
an alliance, which has lost touch with the realities of the day",
conclut-il dans son courrier. À la presse, il déclarera
simplement: "Mo pé rétourne en force ek lékip
ki pé gagné"
Le leader du MSM restera
impassible - en apparence du moins - aux récriminations
de son ex-ministre des Administrations régionales, préférant,
une fois de plus, reléguer cette nouvelle démission
au rayon des "suicides politiques".Entre-temps, Pradeep
Roopun, député de Savanne/Rivière-Noire et
Deputy Chief Whip du gouvernement, est désigné comme
successeur de Choonee. Mini remaniement, de même, au niveau
des postes de secrétaires parlementaires privés.
Sunil Dowarkasing, député de Curepipe-Midlands,
est nommé PPS pour sa circonscription et Vacoas-Floréal.
Ashit Gungah devient, lui, PPS de Pamplemouses-Triolet et de Grand-Baie-Poudre
D'Or. Jai Prakash Meenowa, député de Piton-Rivière
du Rempart devient secrétaire parlementaire privé
de Piton-Rivière du Rempart et de Flacq-Bon Accueil. Enfin,
Françoise Labelle, députée de Beau-Bassin-Petite
Rivière, est désignée PPS des circonscriptions
19 et 20 tandis que Deven Nagalingum devient PPS pour Montagne
Blanche-GRSE et Quartier Militaire-Moka.MercrediPradeep Roopun
intronisé sous le signe du CoqL'année du Coq commence
bien pour le député de Savanne-Rivière Noire,
Pradeep Roopun. Ce mercredi-là, il est officiellement intronisé
comme ministre des Administrations régionales et de la
Gestion des déchets. "Je ferai réaliser le
maximum de projets en cette courte période d'ici aux prochaines
élections générales", promet-il déjà,
après sa prestation de serment à la State House.
Il réitérera son soutien au leader du MSM et en
profitera, au passage, pour égratigner les démissionnaires,
qualifiés de "poltrons".JeudiLa Journée
de la RumeurWho's next ? Depuis mercredi, les spéculations
vont bon train: qui sera le prochain ministre à quitter
le gouvernement ? Pendant toute la journée du jeudi, des
rumeurs persistantes circulent sur d'éventuels désistements
- d'abord celui du ministre de la Justice qui, le matin, s'était
rendu à la State House pour un tête à tête
avec sir Anerood Jugnauth. Partira, partira pas ? À la
mi-journée, Emmanuel Leung Shing dissipera tout équivoque
sur la question en réitérant publiquement sa fidélité
au MSM
ou plus précisément à SAJ. Il
laissera toutefois entrevoir son désarroi face aux défections
en série qui minent le MSM. La Journée de la Rumeur
n'est pas pour autant terminée, des spéculations
allant bon train sur la prétendue démission d'un
"député du Nord". Mais le public qui se
prête volontiers au jeu du "devinez qui va partir",
restera sur sa faim. Ce jour-là, il n'y aura pas de démission
!En revanche, la démission du député Chumroo
sera réclamée avec force par le régional
no. 4 (Port-Louis Nord/Montagne-Longue) du MSM. "Nous ne
l'avions pas envoyé au Parlement comme élu indépendant",
ont fait ressortir les membres de cette instance, lors d'un point
de presse. J'y suis, j'y reste, répliquera le principal
intéressé qui affirme bénéficier du
soutien des forces vives de la circonscription.VendrediEffet domino:
ainsi vont les nominés politiques
Après les
ministres et les PPS, c'est au tour de certains nominés
politiques de rendre leurs tabliers. Ainsi, Tejnarain Chumroo,
frère de Megduth Chumroo, qui soumet, le matin même,
sa démission du conseil d'administration de la Corporation
Nationale de Transport. Anticipant "un manque de soutien
des autorités gouvernementales", ce dernier aura préféré
quitter son poste dans les plus brefs délais. Cette démission
sera suivie par celles de Ravin Dwarka comme conseiller de Pravind
Jugnauth; Rajnarain Guttee, comme conseiller à la Road
Safety Unit et Raj Taujoo comme président de la Development
Works Corporation. Dinesh Ramjuttun, de son côté,
quitte son poste de conseiller du gouvernement à la représentation
auprès de l'Organisation des Nations unies à New
York. Contrairement aux autres démissionnaires, il soutient,
lui, que c'est surtout sir Anerood Jugnauth qui est responsable
de "tout ce qui se passe, actuellement, au MSM, dans l'alliance
et dans le gouvernement".Enfin, après le régional
no. 4 du MSM, c'est celui de Triolet-Pamplemousses qui se manifeste
pour réclamer la démission du député
Jyaneshwur Jhurry de l'Assemblée nationale. "C'est
avec l'apport des sympathisants et partisans de l'Alliance MSM/MMM
que le Dr Jhurry a été élu; il doit retourner
le vote à l'électorat du no. 5", conteste le
régional.Les lendemains seront-ils meilleurs pour le MSM
? Le président du parti, Joe Lesjongard, semble le penser,
alors que d'autres, de mauvais augure, prédisent de nouvelles
défections au sein des deux parties de l'alliance gouvernementale.
À
la presse, hier matin
Ramgoolam:
"Hémorragie ine vine incontrôlable dans MSM"
Le leader de l'opposition
et du Parti travailliste (Ptr), Navin Ramgoolam, a estimé
que les démissions au sein du Mouvement socialiste mauricien
(MSM) confirmaient la déroute au sein de l'alliance gouvernementale.
"Hemorragie-là ine vine incontrôlable",
a-t-il déclaré hier, lors d'un point de presse où
il a abordé les questions portant sur la présentation
du budget en mars, la situation politique et le "law and
order".Le leader du Ptr a longuement critiqué la décision
du gouvernement d'aller de l'avant avec la présentation
du budget trois mois avant la fin de la présente année
financière. Il a estimé que "cela n'existe
dans aucun pays démocratique au monde" et que le présent
gouvernement est en train de commettre une "fraude"
contre la population. "Kan Bérenger vine dire ki campagne
électorale pou commencé après le 12 mars,
li vine confirmé ki présentation budget pou faire
en pleine campagne électorale et ki tou de suite après
dissout parlement. Ceci n'est acceptable dans auken pays démocratique,
d'autant plis ki nous koné ki enn budget engage enn pays
entier et des milliards de roupies. Jamais enn Premié ministre
fine manque autant respect pou enn pays ek so population, alors
ki l'intérêt national ki ti bizin primé",
s'est insurgé l'ancien Premier ministre.Navin Ramgoolam
s'est également pris à la MBC sur la manière
dont la Private Notice Question (PNQ) de mardi dernier a été
couverte. Il a déploré le fait que la station de
radiotélévision ne lui ait pas accordé le
temps nécessaire au moment où il enchaînait
avec les questions supplémentaires. "Nou donne enn
warning, mais nou pa pou donne encore", a-t-il prévenu
avant d'ajouter que les réponses du Premier ministre au
Parlement mardi dernier sont venues confirmer que ce dernier était
"coupé de la réalité." Il a cité
le problème de drogue dans le pays et dans les prisons
et la violence qui règne dans le pays pour soutenir ses
arguments à l'effet que le "pays pé coulé"
dans le domaine du "law and order."Sur le plan politique,
le leader de l'opposition a maintenu ce qu'il avait affirmé
la semaine dernière concernant la situation au sein du
MSM. La démission du ministre Choonee et d'autres parlementaires
est une autre confirmation, dit-il, que la "saga continue."
Selon lui, le leader du MSM s'est ridiculisé en commentant
à chaque démission que "c'est enn suicide politique."
"Kouma mo ti dir la semaine dernière, bann démissions
de cette semaine fine confirmé ki c'est enn parti ki ine
fini. D'après mo l'information, d'autres démissions
pou suivre. Et Pravind Jugnauth pa pé compran ki pé
arrivé parce ki hémorragie ine vine incontrôlable
dans so parti. Fine arrive maintenant deux semaines ki sa gouvernement
pa pé travay. Li pé passe so létemps dissuade
les autres pou pa démissionné, alors ki pays pé
tombe en ruine. Emmanuel Leung sheung li fine donne zot enn camouflet
en plis lorski li vine dir ki li reste fidèle à
Anerood Jugnauth", a-t-il ajouté.Navin Ramgoolam a
confirmé avoir discuté avec les démissionnaires
du MSM cette semaine. "Mo fine koz ar zot", a-t-il déclaré
avant d'ajouter que ces derniers ont confirmé ce que le
Ptr, dit-il, avait prédit. "Choonee fine confirme
tou ce ki nou fine dire dans so let. Ena one man show, Bérenger
contrôle tout et Pravind jugnauth enn leader artificiel",
a lancé le leader du Ptr. Cependant, il a affirmé
qu'aucune demande d'adhésion au Ptr n'a été
faite par les démissionnaires du MSM à la direction
du parti à ce jour.Navin Ramgoolam a, par ailleurs, tenu
à présenter ses sympathies à la famille Lagesse
suite au meurtre de Gerald Lagesse à l'intérieur
des bâtiments de la Mauritius Commercial Bank (MCB) vendredi
matin.
Inquiet de la situation de
law and order
Madan
Dulloo: "Enn situation ki finn échappe au contrôle
du gouvernement"
Le leader du MMSM, Madan Dulloo, reproche au gouvernement
de se préoccuper davantage de considérations politiques
que du law and order, alors que la situation se détériore
dans le pays. Une situation "ki finn échappe au contrôle
du gouvernement", estime le politicien. Il a invité
le gouvernement à reconnaître ces faits et à
agir en conséquence afin de redonner confiance à
la population. "Si li pa kapav, ki li dissoud Parlement et
alle dans élection", a-t-il soutenu, en ajoutant que,
de son côté, "nou kapav prend situation en main".
Sur le plan politique, Madan Dulloo a indiqué que l'alliance
sociale - ou l'un ou l'autre parti qui la compose - n'était
à ce jour pas en présence d'une demande d'adhésion
des démissionnaires du MSM.Ce n'est pas un hasard, a dit
Madan Dulloo, que le premier PNQ le jour de la rentrée
parlementaire porte sur la détérioration du law
and order. Il a estimé que le gouvernement fait preuve
de naïveté en minimisant l'étendue du problème.
La déclaration du Premier ministre à l'effet que
les choses sont sous contrôle depuis qu'il est à
la tête du pays constitue, selon lui, une motion de blâme
pour ceux qui l'ont précédé à ce poste,
dont sir Anerood Jugnauth. Madan Dulloo impute la recrudescence
du crime, de la drogue et l'instabilité sociale à
"la détérioration sociale et surtout des conditions
de vie des Mauriciens". À ce chapitre, le gouvernement
"ena enn responsabilité énorme", a-t-il
soutenu, en faisant état des licenciements, du surendettement
des familles mauriciennes et des "fausses aspirations créées".
Passant en revue l'actualité à ce chapitre, le leader
du MMSM s'est arrêté sur le "crime atroce et
inouï" du businessman indien et du meurtre du cadre
de la MCB. Aujourd'hui, les gens ne sont plus en sécurité,
a-t-il soutenu.Sur le plan politique, Madan Dulloo s'est dit gêné
par le serment de fidélité d'Emmanuel Leung Shing
à sir Anerood Jugnauth, dans la mesure où ce dernier
est aujourd'hui Président de la République et non
leader politique. Interrogé sur une éventuelle adhésion
des démissionnaires du MSM, le député de
Grand-Baie/Poudre d'Or ne semble pas opposé à une
telle démarche s'il y a "identité de programme"
et une formule acceptable. Le politicien n'a pas voulu se prononcer
davantage sur la question, préférant attendre que
les démissionnaires se prononcent d'abord sur leur choix.
Commentant enfin la rentrée parlementaire, le leader du
MMSM s'est étonné de la minceur du calendrier: "Mo
ti pé attan enn programme étoffé". En
fait, "gouvernement pa pé kapav pensé, pa pé
kapav travay, li à court d'imagination dans les moments
difficiles", a-t-il soutenu.Concernant les activités
du MMSM, Madan Dulloo s'est dit satisfait de ses activités
sur le terrain. "Nou finn recrute bann nouveaux membres -
des jeunes et bann anciens ki ena l'expérience Parlement",
a-t-il indiqué. Il a annoncé une série de
meetings à venir, dont le prochain, à Rose Belle,
le 23 février, et le congrès anniversaire de son
parti en avril.
Rencontre des militants de
la circonscription No 18
"Tranformation
fondamentale de la ville ces quatre dernières années"
Les députés
de la circonscription 18, Belle Rose/Quatre-Bornes ont rencontré
hier à la Municipalité de Quatre-Bornes les militants
de la région. Cette rencontre visait à faire un
bilan de l'action gouvernementale pour la région quatre-bornaise.
Selon les députés de la circonscription, cette rencontre,
où étaient présentes plusieurs centaines
de personnes, est une mobilisation réussie, et démontre
la fierté des habitants de Quatre-Bornes d'être militants.L'ancien
maire de la ville, M. Kavidass Ramano, a dressé un bilan
positif des nombreux projets réalisés ces quatre
dernières années au sein de la circonscription Belle-Rose/Quatre-bornes.
"Il y a eu une transformation totale de Quatre-bornes grâce
au soutien de notre gouvernement. De 2001 à 2004, plusieurs
millions de roupies ont été déboursés
pour cette région d'une superficie de 27km2. Nous avons
relevé de grands défis avec tous ces projets et
aujourd'hui quand on regarde Quatre-Bornes, on voit le travail
considérable qui a été accompli", a
déclaré M. Ramano. Ce dernier a ainsi brossé
un tableau des divers travaux (en chantier et à venir)
visant à améliorer le niveau de vie des habitants
de la ville. Ces travaux, mis en route par la municipalité
de Quatre-Bornes, en collaboration avec les différentes
autorités ministérielles concernent la construction
d'un centre pour les personnes âgées, Bassin Loulou,
Résidence Père Laval entre autres. Le coût
des projets prioritaires concernant la circonscription 18, pour
l'année financière 2004/2005 s'élève
à Rs 81517 760 m. Pour l'ancien maire de la ville des fleurs
"le travail effectué par les différentes instances
concernées est remarquable. Aujourd'hui, avec les projets
qui seront bientôt terminés, et ceux qui seront entrepris
très prochainement, nous devons reconnaître la capacité
de notre parti, le MMM qui uvre pour le bien-être
de chaque habitant de Maurice".Soulignant également
les transformations fondamentales qu'a connues Quatre-bornes ces
dernières années, le député de la
région, le ministre Sushil Kushiram a de son côté,
fait un bilan des divers développements que le gouvernement
a apportés au pays durant son mandat. Avançant que
le gouvernement a effectué un travail considérable
pour l'embellissement de la ville des fleurs, le ministre a fermement
remercié l'assistance de son soutien. Devant l'assistance
des militants, M. Kushiram a déclaré que "cette
mobilisation démontre la force du MMM qui n'est pas un
parti, mais une vision, une manière de pensée qui
anime le débat politique pendant 35 ans". Ainsi, en
dépit d'une situation internationale difficile, M. Kushiram
a brossé un tableau positif des projets réalisés
par le MMM/MSM, à l'instar de la mise sur pied de la cybercité
Il a demandé à l'assistance de continuer à
soutenir leurs représentants. La PPS de la région,
Mme Dany Perrier a tenu les mêmes propos ajoutant que la
philosophie à adopter est de croire en la capacité
de développement à travers l'unité nationale
et la justice sociale.Également présent lors de
cette rencontre, le secrétaire général des
mauves, M. Ivan Collendavello, a lui profité de l'occasion
pour donner l'assurance aux militants que le MMM irait aux élections
aux côtés du MSM. "Nous sommes tous solidaires
avec le MSM par rapport à la situation politique qui le
touche. Le MMM est aussi passé par là. Ce qu'il
faudrait retenir c'est pourquoi seulement aujourd'hui, ces dissidents
trouvent que leur leader n'est pas un bon leader ? Au sein de
tous les partis il y a des désaccords, mais ce ne sont
pas des raisons pour partir et abandonner son électorat",
a déclaré M. Collendaveloo. Il devait ajouter que
les deux partis iront ensemble aux élections. Le ministre
de l'environnement, M. Rajesh Bhagwan a également fait
une sortie contre les démissionnaires du MSM. Il a confié
que "concernant la partielle du No7, il pourrait y avoir
eu maldonne de la part d'Anil Baichoo et de Meckduth Chumroo".
Selon lui, le gouvernement MMM/MSM a honoré son mandat
à 90% et le reste et à venir. Soulignant sa reconnaissance
à l'ancien leader du parti, Sir Anerood Jugnauth, et au
leader actuel, Pravind Jugnauth, M. Bhagwan a déclaré
que la force des militants, parmi lesquels on note de plus en
plus de jeunes, c'est de croire en la capacité du parti,
et aux développements que le gouvernement MMM/MSM apporte
au pays.
Nouveau PPS
M. Sunil Dwarkasing se dit "flatté"
du choix des dirigeants de l'Alliance gouvernementale
C'est avec joie que M.
Sunil Dwarkasing dit accueillir sa récente nomination comme
Private Parliamentary Secretary (PPS) en remplacement du Dr Jhurry,
démissionnaire. "Je suis aussi flatté que c'est
sur moi que s'est porté le choix des dirigeants de l'Alliance
gouvernementale MSM/MMM", a-t-il déclaré, vendredi
à Week-End.Le député MSM de Curepipe/Midlands
se réjouit d'avoir, en tant que nouveau PPS, la responsabilité
de sa circonscription en sus de celle du Numéro 16 (Vacoas/Floréal).
Il explique qu'il s'agira de tout mettre en uvre pour faire
aboutir les projets déjà en chantier et élaboré
par son colistier, M. Eric Guimbeau, quand ce dernier était
le PPS responsable de Curepipe/Midlands.Selon lui, beaucoup a
déjà été fait et durant les quelques
mois qui restent avant la fin de la présente législature,
il s'agira de tout faire pour compléter le programme de
travail arrêté. Sunil Dwarkasingh pense, notamment,
à certains travaux de route.Interrogé, par ailleurs,
sur les récents bouleversements ayant secoué son
parti, le MSM, le nouveau PPS semble vouloir les dédramatiser.
"Ce n'est, dit-il, ni la première, ni la dernière
fois que des membres d'un parti choisissent de partir. La vie
d'une formation politique est ainsi faite de demandes d'adhésion
et de décisions de départ."Il considère,
néanmoins, comme étant "malhonnêtes"
les accusations portées à l'encontre de leur leader,
M. Pravind Jugnauth et du gouvernement par les quatre démissionnaires.
"Ce n'est qu'aujourd'hui, quatre ans après avoir siégé
au Conseil des ministres que certains découvrent que le
gouvernement n'a rien fait de concret !" Citant, par ailleurs,
son cas personnel, M. Dwarkasingh affirme avoir toujours eu l'écoute
du leader du MSM à chaque fois qu'il l'a sollicité
pour évoquer des problèmes divers. Aussi, selon
lui, il est faux d'affirmer que M. Pravind Jugnauth est "inaccessible"
et "insensible" aux questions soulevées par les
membres de son parti.
Le musical chair continue
D'abord, l'état physique
de l'hémicycle, qui a connu un petit coup de neuf avec
la réfection du dôme et le remplacement des vitres
teintées qui donnent un nouvel éclairage à
l'intérieur du lieu et la pose de rideaux neufs dans la
galerie publique. L'attribution des places, avec des effectifs
presque à égalité entre opposition et "indépendants",
qui s'annonçait problématique avec la progression
des effectifs se proclamant "indépendants" a
finalement donné lieu à une partie de chaise musicale.Dev
Hurnam ouvre toujours le cortège des "indépendants
puisqu'il est le doyen dans cette catégorie, placée
à la droite du Speaker et derrière les membres de
l'opposition, suivi de Sylvio Michel et de son collègue
Jean Claude Armance, de Anil Baichoo et de Meckduth Chumroo. Devant
eux, la rangée de Madan Dulloo, de Balkissoon Hookoom et
de Rajesh Jeetah avec, au bout de la travée, le Dr Jyaneshwar
Jhurry.Les dissidents du MSM ont organisé leur show, mardi,
puisque bien qu'ayant été vus dans les couloirs
en train de converser avec leurs anciens collègues du MSM
et du MMM, ils ne sont entrés dans l'hémicycle qu'en
dernier et sous les applaudissements des membres de l'opposition.
Le ministre de la Santé, Ashok Jugnauth a coupé
court à ces jubilations en lançant à l'adresse
de Navin Ramgoolam "To koné ki l'emerdement to fine
alle rodé, tou sa banne la pour retourne kont toi",
une remarque qui a amusé ses collègues de la majorité
et qui a laissé de glace le leader de l'opposition.Quant
au reste du "sitting arrangement", le principe d'un
MMM, suivi d'un MSM est respecté, ce qui fait que le ministre
de l'Agriculture a pris le strapontin de Anil Baichoo à
la sixième place, suivi du ministre des Utilités
publiques, Alan Ganoo et de Shawkatally Soodhun qui ferme le front
bench du gouvernement. Les députés de l'OPR, Alex
Nancy et Robert Spéville sont désormais dans la
rangée des back benchers du gouvernement alors que leurs
collègues du Mouvement Rodriguais, Nicholas Von Mally et
Christian Léopold sont restés à leur place
derrière l'autre partie réservée aux back
benchers de la majorité gouvernementale."Si zot éna
inpé décence, alle enn fois"Mukeshwar Choonee,
qui était ministre dans la matinée, est devenu simple
back bencher après sa démission à la mi-journée.
Son retrait, qui était sur toutes les lèvres à
l'heure de la pausé déjeuner, semble avoir été
précipité par le ton adopté par Pravind Jugnauth
à la réunion du groupe parlementaire plus tôt.
Le vice Premier ministre et leader du MSM avait, en effet, dit
à l'adresse de ceux qui étaient donnés comme
partants probables ou possibles "si zot éna inpé
décence, alle enn fois".Le message a été
entendu puisque Mukeshwar Choonee a pris la décision de
démissionner pendant l'heure du déjeuner. A la reprise
des travaux, James Burty David n'a pas manqué de taquiner
la majorité: "Kot Choonee ?". Le Premier ministre
a répondu "Kot Valayden ?".Si Pravind Jugnauth
donnait l'air d'être ébranlé après
l'annonce de la démission de Mukeshwar Choonee, il devait
retrouver le sourire avec les plaisanteries lancées par
le Premier ministre et ses collègues à l'instar
de Prem Koonjoo qui répondait avec sarcasme aux questions
de Xavier Duval sur la mission du BOI à Birmingham, en
disant "to croire bharat sa, Mont Blanc çà
?". Même sur la très regrettable et malheureuse
phrase qu'il a eue pour Anil Baichoo, indiquant que "li limité,
intellectuellement et politiquement", que James Burty David
a sorti à tous les coups, Paul Bérenger a trouvé
une parade pour banaliser cette affaire en qualifiant "ça
oui banne illimités" les réponses de ses deux
nouveaux ministres Leela Devi Dookun Luchoomun et Ajay Gunesh.
D'autant que ce dernier a tout fait pour se démarquer de
son prédécesseur en annonçant qu'il irait
à Rodrigues voir sur place certains problèmes, "chose
que n'a jamais fait Anil Baichoo en quatre ans et demi".Madan
Dulloo s'est, lui, attiré les foudres de la majorité
par sa surprenante position vis-à-vis de la Grande Bretagne
sur le dossier des Chagos. Il a même insinué que
le Junior Minister Bill Rammell avait été traité
de "rat" alors que Jayen Cuttaree avait utilisé
une expression bien anglaise pour dire que "we smell a rat"
le fait que les Britanniques insistaient pour utiliser un bateau
mauricien pour aller aux Chagos. Le très calme Alan Ganoo
a fini par le traiter de "colonisé".Il est à
noter que Navin Ramgoolam est resté très loin de
cette agitation puisqu'il n'est pas revenu dans l'hémicycle
après la pause de 13 heures. Une absence que le Premier
ministre a déplorée au moment des débats
sur le Professor Basdeo Bissoodoyal Trust Fund
Après les défections
Le MSM présent
dans 17 circonscriptions contre 18 en septembre 2000
Les défections
au MSM, tellement spectaculaires, ont pu faire croire que le parti
de Pravind Jugnauth a disparu de toutes les circonscriptions.
Or, tel n'est pas le cas, ce parti étant encore présent
dans 17 circonscriptions contre 18 après les élections
générales de septembre 2000. Le MMM, lui, est présent
dans 19 circonscriptions sur 20 contre 20 au scrutin de 2000.
Il faut savoir que la seule circonscription où l'alliance
MSM/MMM est désormais absente est le No 5, Pamplemousses/Triolet
où en sus de Navin Ramgoolam, il y aujourd'hui deux indépendants,
l'ex-MMM Dev Hurnam et l'ex-MSM Jynaeshwar Jhurry. Le MSM était
aussi absent, à l'origine même, dans deux autres
circonscriptions, le No 1 Port Louis Ouest/Grande Rivière
Nord Ouest, où pour les besoins d'accommodement dans le
cadre de l'alliance, il y avait deux MMM, Arianne Navarre-Marie,
Jean Claude Barbier et Jean Claude Armance des Verts Fraternels
et le No 20, Beau Bassin/Petite Rivière, où il y
a deux MMM, Rajesh Bhagwan, Françoise Labelle et le PMSD
Maurice Allet.Le MSM est toujours présent dans 17 circonscriptions
comme suit: Au No 2 Port Louis Sud/Port Louis Centre (Emmanuel
Leung Shing), No 3 Port Louis Est/Port Louis Maritime (Anwar Oomar),
No 4, Port Louis Nord/Montagne Longue (Joe Lesjongard), No 6,
Grand Baie/Poudre d'Or (Ashit Gungah), No 7, Piton/Rivière
du Rempart (Ravi Yerrigadoo), No 8, Quartier Militaire/Moka (Ashok
Jugnauth et Purmessur Ramloll), No 9, Flacq/Bon Accueil (Prem
Koonjoo), No 10, Montagne Blanche/Grande Rivière Sud-Est
((Rashid Daureeawoo), No 11, Vieux Grand Port/ Rose Belle(Pravind
Juganuth et Rajesh Bhowon), No 12, Mahébourg/Plaine Magnien
(Anil Gayan), No 13, Rivière des Anguilles/Souillac (Hurryprem
Aumeer), No 14, Savanne/Rivière Noire (Pradeep Roopun),
No 15, La Caverne/Phoenix (Leela Devi Dookun-Luchoomun et Shawkatally
Soodhun), No 16, Vacoas/Floréal (Nando Bodha), No 17, Curepipe/Midlands
(Sunil Dowarkasing et Gérard Paya), No 18, Belle Rose/Quatre
Bornes (Prithviraj Putten) et No 19, Rose Hill/Stanley (Feroz
Abdoola).Les élus du MMM sont Arianne Navarre-Marie et
Jean Claude Barbier (No 1), Sahid Maudarbocus (No 2), Sam Lauthan
et Mahmad Nunhuck (No 3), Gérard Grivon (No 4), Pradeep
Jeeha (No 6), Jai Prakah Meenowa (No 7), Deven Nagalingum (No
8), Sangeet Fowdar (No 9), Ajay Gunness (No 10), Motee Ramdass
(No 11), Ivan Collendavelloo et Soodesh Roopun (No 12), Veda Baloomoody
et Nasser Issimdar (No 13), Alan Ganoo et José Arunasalom
(No 14), Steve Obeegadoo (No 15), Siram Sakaram (No 16), Eric
Guimbeau (No 17), Sushil Khushiram et Dany Perrier (No 18), Paul
Bérenger et Jayen Cuttaree (No 19) et Rajesh Bhagwan et
Françoise Labelle (No 20). Le MMM est donc présent
dans 19 circonscriptions sur 20 contre 20 sur 20 aux élections
de 2000. Quant à l'opposition, elle est présente
dans 7 circonscriptions sur 20, au No 1 avec James Burty David,
au No 2 avec Rashid Beebeejaun, au No 5 avec Navin Ramgoolam,
au No 6 avec Madan Dulloo, au No 7 avec Balkissoon Hookoom et
Rajesh Jeetah, au No 11 avec Arvin Boolell et au No 17 avec Xavier
Duval.
Conseil des ministres de vendredi
Première participation
pour Ajay Gunness et Pradeep Roopun
Ajay Gunness et Pradeep Roopun ont participé
vendredi à leur premier conseil des ministres en leur qualité
respective de nouveaux ministres des Infrastructures publiques
et du Transport intérieur et des Administrations régionales
et de la Gestion des déchets solides.Tous deux ont dit
que tout s'est bien passé pour cette première séance
de travail avec leurs collègues ministres. Deux de leurs
dossiers ont d'ailleurs été étudiés:
la présidence du Statutory Bodies Family Protection Fund
Board, qui est revenue au chef de cabinet du ministère
que dirige maintenant Pradeep Roopun, et les conclusions et recommandations
de la Firme Luxconsult sur l'enquête "origine-destination"
aux entrées et sorties de Port-Louis, réalisée
entre le 22 et le 28 novembre 2004, responsabilité qui
relève du ministère des Infrastructures publiques
(voir plus loin le détail de ces conclusions).
La rentrée parlementaire
Sous le signe des défections
au MSM
Ce
n'est pas du tout ce qu'Arvin Boolell avait annoncé. L'opposition
a, certes, eu le beau jeu de se moquer du gouvernement et du MSM
mais on peut difficilement dire qu'elle a "acculé
le gouvernement" comme l'annonçait fièrement
le whip avant la reprise des travaux de l'Assemblée nationale.
La Private Notice Question, sur un sujet de brûlante actualité,
l'insécurité, est restée, finalement, bien
dans le ton sans les habituels dérapages que ce genre d'interpellations
suscite. L'opposition n'a définitivement pas sorti le grand
jeu pour l'entrée en matière d'une session éminemment
électorale. Elle attend peut-être que les choses
se clarifient avant de porter l'estocade.C'est par une déclaration
que le Speaker, Dev Ramnah, a faite lors de la séance inaugurale
de 2005 en disant, à l'adresse de Madan Dulloo et de Meckduth
Chumroo qui l'avaient sollicité en novembre dernier que
les ministres ne sont pas censés répondre aux interpellations
qui touchent aux décisions prises par l'Assemblée
Régionale de Rodrigues mais que si cela relève d'une
responsabilité qui engage un ministre il autoriserait les
questions y relatives.La PNQ ensuite sur les manifestations à
Karo Kaliptis, Résidence Kennedy et ailleurs et sur le
meurtre du ressortissant indien. Pour le Premier ministre, le
pays paye le prix de son succès dans le combat contre le
trafic de drogue et il a cité les récentes arrestations,
37 à l'aéroport seulement entre le 1 er mars 2003
au 7 février 2005. "This has resulted in a situation
where certain dealers still in operation as well as some drug
addicts move from one area to another in search of drugs. This
has provoked the reaction of the Forces Vives of the different
areas concerned. The Police and ADSU have kept the pressure on
dealers and are working in close collaboration with the Forces
Vives."Paul Bérenger a aussi dit que les mesures de
répression des trafiquants et autres "dealers"
et de réhabilitation de toxicomanes ont été
renforcées et a souligné que "the fact is that
over the past years, Karo Kalyptus had become a no-go area for
the Police where the number of notorious criminals took refuge
and operated therefrom. The situation had deteriorated so much
that the Police could not even be present there. All this has
changed now. The Police has on several occasions recently carried
out a number of operations, raids and arrests and this is going
to go on until that area returns to normality". Et d'ajouter
que les habitants de Karo Kaliptis sont en train d'être
relogés ailleurs et qu'ils ne sont pas tous des criminels.Quant
à l'assassinat du ressortissant indien à la Salette,
le Premier ministre l'a qualifié de "odieux"
et a précisé que dans les heures qui ont suivi quatre
personnes ont été arrêtées et que l'enquête
se poursuit. Sur la situation générale de l'ordre
et de la sécurité publique, le chef du gouvernement
a dit qu'ils sont sous contrôle et que rien n'illustre mieux
cet état de choses que le calme et la sérénité
qui ont prévalu durant les fêtes de fin d'année.
Il a aussi ajouté que 3,077 policiers ont été
recrutés, qu'il y a eu 2,492 officiers promus et 1,545
formés et que des équipements de "x-ray"
seront bientôt disponibles pour la traque contrebandier
et autres fraudeurs.Les interpellations de Navin Ramgoolam ont,
d'abord, porté sur les raisons des mouvements de protestation
enregistrés il y a quelque temps, sur le fait que les habitants
de certaines localités voulaient prendre la loi entre leurs
mains et des affirmations de travailleurs sociaux selon lesquelles
le manque de drogue serait artificiel. Paul Bérenger a
dit qu'il ne faut pas croire tout ce que les gens racontent, y
compris certains travailleurs sociaux, dans la presse, et a récusé
le terme "pénurie" en insistant sur le fait qu'un
travail concerté adsu/natresa est en train d'être
réalisé pour s'attaquer au problème de la
drogue sur un double front.Le leader de l'opposition a fait état
d'un rapport des Nations Unies présentant Maurice comme
le premier pays consommateur d'héroïne, fait dont
le Premier ministre a dit ne pas être au courant. Pour ce
qui est du phénomène de la drogue dans les prisons,
phénomène en hausse selon Navin Ramgoolam, Paul
Bérenger a dit qu'il ne blâme ni son prédécesseur,
ni celui qui était, auparavant Premier ministre pendant
quatre ans et demi mais que c'est un fait qu'il a hérité
d'une très mauvaise situation mais qu'avec l'arrivée
du nouveau Commissaire des Prisons tout est mis en oeuvre pour
faire reculer le trafic dans le milieu carcéral. Il a aussi
dit que le centre de désintoxication qui existait à
la prison a été rouvert.S'agissant de la criminalité,
le chef du gouvernement a révélé qu'il y
a eu 28 crimes en 2004, ce qui constitue un chiffre stable et
23 cas élucidés, un chiffre de 80% qui est raisonnable
et qui doit être amélioré. Quant aux cas les
plus courants de vols, ils se chiffraient à 1,031 en 2000,
783 en 2001, 772 en 2002, 704 en 2003 et 667 jusqu'à novembre
2004.Un seul texte voté à cette première
séance, le Professor Basdeo Bissoodoyal Trust Fund, présenté
par la ministre des Arts et de la Culture, Leela Devi Dookun Luchoomun,
projet qui crée un organise pour honorer la mémoire
du grand tribun et perpétuer sa mémoire. De nombreux
intervenants sur ce texte, qui a fait l'unanimité, Arvin
Boolell, Rajesh Bhowon, Françoise Labelle, Jean Claude
Armance, Pradeep Jeeha, Alan Ganoo, James Burty David, Anil Gayan,
Rajesh Jeetah, Pravind Jugnauth et Paul Bérenger.A l'ajournement
des travaux, Arvin Boolell a plaidé pour que l'hôpital
de Mahébourg ait un statut d'institution régionale
alors que Sylvio Michel a soulevé le cas d'une patiente
qui n'a pas reçu des soins appropriés. Le ministre
de la Santé Ashok Jugnauth a dit que certains services
ont déjà été ajoutés à
ceux qui étaient déjà disponibles à
Mahébourg et qu'il initiera une enquête sur le cas
de la patiente soulevé par le député Michel.Le
ministre du Commerce par intérim, Prem Koonjoo a, par ailleurs,
assuré Madan Dulloo que son assertion à l'effet
que les produits pétroliers sont de mauvaise qualité
sera vérifiée. Joe Lesjongard lui a donné
la même assurance pour ce qui est d'un accès à
la plage à Pointe aux Cannoniers.Les travaux parlementaires
reprennent mardi prochain.
La marmite politique
Mauritius News commente les élections
générales de 2005
Sous la plume de Peter Chellen, fondateur du
titre londonien, paraît dans l'édition de ce mois
de Mauritius News une analyse sur les prochaines élections
générales. D'emblée, il soutient, après
s'être livré à une analogie avec la situation
en Angleterre où les élections générales
sont également prévues cette année, qu'il
semblerait "to most observers, that people are being offered
no credible alterative to opt for."En l'absence d'une campagne
agressive visant à " déboulonner " Paul
Bérenger et le jeune Jugnauth, Peter Chellen estime que
" the unseating of Bérenger from power will be a rather
arduous job ", prenant à témoin les propos
du doyen du Parti Travailliste, Sir Satcam Boolell, dans le Mauritius
Times. Ce dernier semble douter de la capacité du Parti
Travailliste " which will have no powerful ally , to win
". Pour l'analyste de Mauritius News, la ré-édition
de l'accord à l'israélienne entre le MMM et le MSM
risque de laisser " Younger Ramgoolam totally bewildered
and lost once more ".Une reconduction de l'alliance MMM/MSM
reposerait essentiellement sur le vote massif en sa faveur de
la population générale et le partage des voix de
l'électorat hindou entre Navin Ramgoolam et Pravin Jugnauth.
Mais le vote musulman demeure un mystère. Partageant l'analyse
de Sir Satcam Boolell, Peter Chellen soutient que " it is
not as easy to forecast which party or faction will deserve their
trust "Mais l'analyste londonien prend soin de faire écho
d'un autre courant d'opinion selon lequel Ramgoolam fils a fait
amende honorable, que le Parti Travailliste a gagné du
terrain sur l'alliance gouvernementale au cours des cinq dernières
années, et par-dessus tout, qu'un vote tactique de l'électorat
hindou pourrait empêcher le retour aux affaires de Paul
Bérenger.
Femme et politique
La MAW demande plus de femmes
dans la politique active
La Mauritius Alliance of Women (MAW) a organisé,
la semaine dernière, un séminaire axé sur
la bonne gouvernance et les femmes. Lors des différentes
interventions, il a surtout été question d'une plus
grande participation de la femme sur le plan de la politique.
"La bonne gouvernance peut être perçue de différentes
manières", a affirmé Mme Leela Devi Dookun.
Selon la ministre des Arts et de la culture, la bonne gouvernance
est aussi une affaire de gestion, qui commence chez soi et qui
se poursuit dans de nombreuses activités. Reconnaissant
toutefois que la femme mauricienne a toujours eu un rôle
limité quand il s'agit de la politique, la ministre a invité
à une plus grande participation de la femme. Mme Deepchand,
présidente de l'association, s'est appesantie sur le même
sujet et a demandé à ce que cesse le cliché
de la femme moins performante que l'homme en politique. "À
Maurice, seules quatre femmes siègent à l'Assemblée
sur les 70 personnes présentes", a-t-elle affirmé.
Ce chiffre demande à être rectifié, vu la
proportion de femmes au sein de la population, a-t-elle laissé
entendre. La présidente de l'association a aussi profité
de cette occasion pour faire ressortir que la MAW travaille en
vue de faire entendre la voix de la femme.
À l'Assemblée
nationale, mardi prochain
La
partielle, les Chagos et les incidents de QB au Question Time
Ce sont les questions
adressées au Premier ministre qui retiendront l'attention,
mardi prochain, à l'Assemblée Nationale. La partielle,
les Chagos, les incidents de Quatre Bornes seront évoqués.
A l'item textes de loi, examen en deuxième lecture du Maritime
Zones Bill présenté par le Premier ministre et présentation
en première lecture seulement de deux projets, notamment
The Central Water Authority Bill et The Regulatory Authorities
Appeal Tribunal Bill.Les 11 questions pour le Premier ministre
sont comme suit: les négociations entre la Mauritius Shipping
Corporation et le gouvernement britannique pour l'affrètement
du MV Trochetia et une visite pour les Chagossiens et les parlementaires
aux Chagos (Dev Hurnam), le nombre de prisonniers en attente d'un
jugement depuis plus de trois ans (Sylvio Michel), les mesures
prises sur le plan international pour réclamer une compensation
pour les descendants d'esclaves et des travailleurs engagés
et le tracé du métro léger et l'Apravasi
Ghat (Jean Claude Armance), la position de sir Victor Glover en
tant que président de la commission Sale by Levy et conseiller
légal de la Mauritius Bankers Association (Meckduth Chumroo).L'augmentation
des frais de passeport (Xavier Duval), le budget des conseillers
pour le mois de novembre 2004 (Rajesh Jeetah), les dépenses
prévues pour la partielle du No 3 (Arvin Boolell) les incidents
survenus à une salle de la municipalité de Quatre
Bornes le 31 janvier (Siram Sakaram) et la réception de
la télé dans certaines régions de Rodrigues
(Nicholas Von Mally).Les autres ministres auront à répondre
à 29 questions d'ordre général.