p o l i t i q u e WEEK-END --- dimanche 13 février 2005



Dissidence au MSM
Vers la création du Renouveau Socialiste Militant


Bureau politique du MSM hier après-midi
M. Pravind Jugnauth: "Ceux qui sont partis ont trahi"


Politique
Semaine mouvementée pour le MSM


À la presse, hier matin
Ramgoolam: "Hémorragie ine vine incontrôlable dans MSM"


Inquiet de la situation de law and order
Madan Dulloo: "Enn situation ki finn échappe au contrôle du gouvernement"


Rencontre des militants de la circonscription No 18
"Tranformation fondamentale de la ville ces quatre dernières années"


Nouveau PPS
M. Sunil Dwarkasing se dit "flatté" du choix des dirigeants de l'Alliance gouvernementale



Le musical chair continue…


Après les défections
Le MSM présent dans 17 circonscriptions contre 18 en septembre 2000


Conseil des ministres de vendredi
Première participation pour Ajay Gunness et Pradeep Roopun


La rentrée parlementaire
Sous le signe des défections au MSM


La marmite politique
Mauritius News commente les élections générales de 2005


Femme et politique
La MAW demande plus de femmes dans la politique active


À l'Assemblée nationale, mardi prochain
La partielle, les Chagos et les incidents de QB au Question Time


Dissidence au MSM
Vers la création du Renouveau Socialiste Militant

C'est la semaine prochaine que ses principaux animateurs annonceront la création du parti à une conférence de presse qui sera suivie d'une série de rassemblements publics à travers le pays. Le parti pourrait s'appeler le Renouveau Socialiste Militant, mais les plus radicaux de ce groupement sont encore à la recherche d'un nom plus conforme à la mouvance de laquelle ils s'inspirent, soit un parti ayant une appellation traditionnelle hindoue. Derrière cette nouvelle formation, les dissidents du MSM, Anil Baichoo, Mukeshwar Choonee, Jyaneshwar Jhurry, Meckduth Chumroo, Dinesh Ramjuttun, mais aussi Radha Nunkoo, Dhandev Bauhadoor et Mahen Utchanah, entre autres. Avec le portrait dressé et l'itinéraire retracé ci-dessous, on verra que ces personnes ont, en fait, tout pour s'entendre…Anil Baichoo, d'abord, le détonateur de la crise au MSM. Depuis le départ de sir Anerood Jugnauth et la défaite de l'alliance gouvernementale à la partielle de Piton/Rivière du Rempart en décembre 2003, il s'emploie à donner une orientation plus particulariste au MSM, en soutenant que le parti a, depuis sa création, représenté une sensibilité bien précise. C'est sans grand succès, le parti ayant connu, après la défaite de 1995, une profonde mue qui s'est accélérée avec l'arrivée de jeunes recrues de la génération des Joe Lesjongard, Nando Bodha, Ravi Yerrigadoo, pour ne citer que ceux-là.Les choses n'évolueront pas comme le souhaite Anil Baichoo, qui se construit un réseau à l'intérieur même du MSM pour tenter de faire pencher la balance en faveur d'une radicalisation plus conforme, de son pont de vue, aux attentes de l'électorat dit traditionnel du MSM. Rien n'y fait et c'est ainsi qu'il a pris congé le jeudi 3 février dernier, donnant le coup d'envoi de la vague des retraits du MSM.Anil Baichoo n'a jamais fait mystère de son attachement à une certaine orthodoxie. À sa première confrontation avec l'électorat à Flacq/Bon Accueil en 1982, il échoue, balayé par le mémorable 60/0 du MMM/PSM conduit par sir Anerood Jugnauth. Il se range progressivement dans le camp des dissidents du PTr, crée le MTD avec son collègue Meckduth Chumroo, et milite pour que Navin Ramgoolam dirige le Labour, mais finit par conclure une alliance avec le MMM aux élections de 1987. C'est ainsi qu'il trouve une place dans l'alliance conclue entre le MSM et le MMM en 1991 et qu'il devient ministre du Commerce, puis des Travaux.Le débat fait rage sur les langues orientales à la veille des élections générales de décembre 1995. Anil Baichoo profite d'une participation à une manifestation socioculturelle pour dire que si les langues orientales ne sont pas prises en compte au CPE, "disan pou coulé", une déclaration qui avait fait frémir tous les mauricianistes soucieux de l'unité nationale et de la cohésion sociale. Comme tous les autres candidats de l'alliance MSM/RMM, il est battu à plate couture avec le deuxième 60/0 de l'histoire politique de Maurice.Il revient en force aux élections de 2000. La suite, on la connaît, ses déboires avec Rama Valayden qui l'accuse de corruption et à qui il réclame Rs 150 millions pour diffamation, le procès étant encore en attente d'un dénouement. Une victime collatérale, toutefois, son attaché de presse, Sudhir Maudhoo, appréhendé par l'ICAC mais qui s'en sort sur une technicité, la date alléguée du délit étant antérieure à l'existence de la commission anti-corruption.Son collègue Mukeshwar Choonee, également démissionnaire du MSM s'estime lui aussi victime de l'ICAC. Il garde jusqu'aujourd'hui un goût amer de son arrestation et son incarcération au poste de police de la Tour Koenig sur une charge alléguée de corruption. D'autant que certains dans l'opposition, à l'instar de James Burty David, lui rendent la vie difficile au Parlement en lançant: "Reste tranquille to fek sorti dans prison".Cette amertume est restée malgré la décision du DPP de ne pas donner suite à cette affaire. La récupération d'un maroquin n'a pas apaisé le ministre, qui s'est graduellement rangé du côté d'Anil Baichoo pour organiser la fronde contre la direction du MSM. Quant à Jyaneshwar Jhurry, parti lundi dernier, son problème est qu'il s'attendait à être ministre en remplacement d'Anil Baichoo.La sanction qui conduit à New YorkAutre personnage qui va animer le nouveau parti, le Dr Dinesh Ramjuttun. Il démarre sous les couleurs du PSM et devient un membre influent du MSM, à la cassure de mars 1983. Son parcours est jalonné d'événements les uns plus spectaculaires que les autres. Il doit faire face à une accusation de viol à la veille des élections de 1987 et trouve alors en Anil Baichoo son plus virulent critique.Il s'en sort toutefois. Bien plus tard après, aux élections de 1991, où il est l'adversaire de sir Anerood Jugnauth, ce dernier révèle que, faute d'une intervention de sa part, le bouillant candidat travailliste Ramjuttun se "serait retrouvé en prison". En fait, Dinesh Ramjuttun avait rejoint Vishnu Lutchmeenaraidoo et Vasant Bunwaree dans la contestation de la conclusion d'une alliance MSM/MMM pour se retrouver sur la plate-forme travailliste battue aux élections de cette année-là par 57/3.En 1993, il abandonne le PTr pour revenir dans le giron du MSM. C'est ainsi qu'il monte en première ligne pour soutenir sir Anerood Jugnauth à la partielle du 5 avril 1998 à Flacq/Bon Accueil. Provocant à souhait, il tient des meetings en solo, fait invariablement jouer Macarena avant de s'adresser à la foule, raconte les faits et gestes de Navin Ramgoolam à Clarisse House, qu'il baptise "Disco House", ironise sur l'emblème du PTr pour dire "que la clé de Ramgoolam est celle de la porte de l'enfer".Un grave incident va se produire à un rassemblement de Dinesh Ramjuttun le 20 mars 1998 à Bon Accueil, toujours dans le cadre de la partielle. Deux récidivistes nommés Manand Fakoo et S. Bhagoban, voyageant à bord d'une voiture battant pavillon rouge, font irruption et agressent des gens, dont le Caporal Suffee, en civil, à coups de sabres, en lançant: "B… coups de balle, ferme sa meeting-là". Tout le pays est choqué et s'attend à des actions vigoureuses de la police, mais c'est Dinesh Ramjuttun qu'elle arrête pour complot d'assassinat contre le Premier ministre Navin Ramgoolam. Il est incarcéré à Alcatraz et n'est libéré que quelques jours plus tard sur ordre de la cour. Parmi ses hommes de loi… Radha Nunkoo.Il rencontre d'autres problèmes la même année alors que la Commission Sik Yuen enquête sur les achats de la police et que le juge enquêteur se rend en Afrique du Sud pour vérifier les biens dont Dinesh Ramjuttun dispose. Furieux, il réclame la démission du juge. Il se fait oublier pendant quelque temps. En 2000, lui et un autre ancien candidat de la circonscription de Piton/Rivière du Rempart font campagne pour sir Anerood Jugnauth.Il devient son responsable de relations publiques à son installation comme Premier ministre. Mais il est sanctionné quelques mois après dans une affaire d'intervention auprès des promoteurs d'un projet où on retrouve Vinay Deelchand, ainsi qu'un homme d'affaires réunionnais et la compagnie italienne Sol Melia. Toute l'affaire est relatée dans une édition de l'express dimanche en date du 19 août 2001. Dans un article signé Harish Chundunsing, Kamlesh Bhuckory et Vel Moonien, les dessous de cette affaire sont révélés, Vinay Deelchand disant de Dinesh Ramjuttun: "Je le connais personnellement".En fait, le petit groupe qui s'était rendu dans le bureau du Dr Ramjuttun après avoir été interdit à celui du Premier ministre ne savait pas que c'est un des consultants du projet, un parent de SAJ, qui avait été tout raconter. C'est ce qui a poussé le chef du gouvernement de l'époque, de déclarer, à la grande surprise des promoteurs, "qu'ils n'ont pas à verser de l'argent à un quelconque officiel du gouvernement" pour faire avancer le dossier. C'est juste après cette affaire que Dinesh Ramjuttun devient un indésirable au PMO et qu'il est sanctionné et… nommé conseiller à New York, malgré l'opposition de plusieurs membres du gouvernement. Il a aussi essayé en vain jusqu'ici de récupérer des terres de l'État qui ont été reprises en 1991.Rajnarain Guttee, autre démissionnaire de la semaine comme conseiller d'Anil Baichoo, a récemment eu quelques petits problèmes après une affaire de plainte portée par une secrétaire. Il ne lui restait plus que le job de conseiller puisqu'il avait été relevé de sa participation au conseil d'administration de la MBC et celui d'un autre organisme.La stratégie de JanvierRadha Nunkoo, qui est donné comme le véritable auteur de la lettre de démission incendiaire de Mukeshwar Choonee et qui a participé à la conférence de presse du ministre démissionnaire, est un autre grand frustré. Nommé à la présidence de la National Housing Development Company, il en est subitement évincé après quelques mois seulement, la décision ayant été prise au plus haut niveau de l'État, après des renseignements fiables. Il est toutefois récupéré comme conseiller auprès du ministre Choonee. Lorsque Joe Lesjongard arrive à ce ministère, il procède à une grande remise en ordre et Radha Nunkoo est prié de prendre la porte de sortie.Mahen Utchanah devrait également se retrouver au sein de cette nouvelle formation. Des renseignements indiquent qu'il tentait ces dernières semaines d'obtenir soit la présidence d'un organisme parapublic soit une ambassade en Europe, mais les pressions exercées n'ont eu aucun effet. L'ancien ministre de l'Énergie de sir Anerood Jugnauth, révoqué en 1994 après les conclusions du Select Committee sur la turbine à gaz, avait été mêlé à une histoire de droits de douane sur une voiture, une Mercedes Cabriolet, qui n'avait pas eu de suite malgré les objections du syndicat des douanes.Le dernier animateur probable du nouveau parti ne serait autre que Dhandev Bauhadoor, dirigeant du Human Service Trust. Il avait été viré comme conseiller avec l'arrivée de Navin Ramgoolam aux affaires, le PTr aimant le décrire comme le "lakri chor" après une condamnation pour abattage d'arbres sur les terres de l'État. Il est aussi connu pour ses discours enflammés et ses phrases du genre: "Premier ministre enn tigit pli tipti ki bondié", pour décrire sir Anerood Jugnauth en 1992.Pour la petite histoire, il faut savoir que la stratégie de rupture a été discutée en janvier dernier en Inde durant le Pravasi Bharatya Divas. La délégation officielle conduite par Raouf Bundhun avait pour unique représentant officiel du gouvernement le ministre du Tourisme, Anil Gayan. Les ministres Baichoo et Choonee s'y étaient rendus à leurs propres frais et n'étaient présents que le jour de l'ouverture. Mahen Utchanah et Dhandev Bauhadoor avaient, eux, participé à la conférence de la Gopio qui s'était déroulée juste après. Comme quoi rien n'est fortuit, même si c'est Dinesh Ramjuttun, fraîchement débarqué, qui réclame la paternité des turbulences au MSM…


Bureau politique du MSM hier après-midi
M. Pravind Jugnauth: "Ceux qui sont partis ont trahi"

"Les récentes démissions au sein du MSM ne signifient en rien l'effritement de notre parti mais témoignent plutôt de la trahison de ceux qui ont choisi de partir" a soutenu, hier après-midi M. Pravind Jugnauth, leader de cette formation. M. Jugnauth tenait un point de presse après une réunion du Bureau politique de son parti en présence de tous les membres de cette instance à l'exception du ministre Ravi Yerigadoo, pris par un mariage.Répondant à une question au sujet de la déclaration de presse ambiguë du ministre Emmanuel Leung Shing - aussi présent, hier après-midi - qui avait juré fidélité à sir Aneerood Jugnauth, le leader du MSM devait dire que le député de Port-Louis Sud/Port-Louis Central sous-entendait que le président de la République "qui ne fait plus de politique" est "son leader philosophique". Pravind Jugnauth a affirmé que lors de la réunion d'hier, le ministre Leung Shing lui a exprimé sa solidarité ainsi qu'à son parti."Il est clair que ceux qui sont partis ont prémédité leur coup", devait expliquer le leader du MSM pour qui les attaques contre son leadership n'étaient que "des prétextes". il en veut pour preuves les déclarations subséquentes du Dr Jyaneshwur Jhurry ainsi que celles du Dr Dinesh Ramjuttun. Le premier, a souligné M. Jugnauth, a parlé de projet de départ longtemps préparé alors que le deuxième s'est présenté "comme le Mastermind" derrière ces démissions."On ne s'associe pas à un gouvernement pendant 4 ans et demi pour, finalement, choisir de partir à quelques mois des élections", devait-il s'indigner. Il a qualifié les démissionnaires d'"assoiffés du pouvoir" et de "groupe d'extrémistes". Sur ce dernier point, le leader du MSM a poursuivi en soutenant que le sectarisme "n'a pas sa place à Maurice" à la faveur des "grands défis à relever" dont la mondialisation."Les faits confirmeront que la nation mauricienne renouvellera sa confiance dans l'équipe MSM/MMM, seule capable d'assurer le bonheur de la population" devait-il encore assurer. Pravind Jugnauth a critiqué l'ancien ministre Anil Bachoo "qui dit vouloir regrouper une bande de frustrés". Il devait affirmer que même du temps où sir Anerood était le leader du MSM, c'est lui qui présidait les travaux du Comité Central de même que ceux du Bureau politique. "On avait même, à l'époque, fait mes éloges".Interrogé quant à l'éventualité d'autres départs, le leader du MSM a affirmé que lors de la réunion d'hier après-midi, tous ceux présents ont renouvelé leur fidélité à son leadership. Notons que face à la presse, hier, figurait, à la première rangée, autour de leur leader, outre les habitués du "front line" du MSM, le ministre de la Santé, M. Ashok Jugnauth qui semble avoir pris du galon au sein de son parti.


Politique
Semaine mouvementée pour le MSM

Cette semaine encore fut des plus mouvementées pour le Mouvement socialiste militant (MSM) avec des désistements en cascade, dont la démission du ministre des Administrations régionales, Mukeshwar Choonee, qui intervient seulement cinq jours après celle de son collègue Anil Baichoo et du député Megduth Chumroo. Rappel chronologique des faits…LundiLe PPS Jhurry claque la porte du gouvernementLa semaine démarre sur des chapeaux de roue avec la démission du PPS Jyaneshwar Jhurry, secrétaire parlementaire privé des circonscriptions Triolet-Pamplemousses et GRSE-Montagne Blanche. La série noire continue… Le député du no. 5, qui démissionne de toutes les instances du Mouvement socialiste militant, soutient qu'il a été guidé dans son acte par son électorat qui l'a "encouragé à prendre (ses) distances de l'Alliance gouvernementale". Ses griefs: une trahison de "la philosophie de sir Anerood Jugnauth" et une sous-utilisation de ses compétences. Le leader du MSM, Pravind Jugnauth, balayera cette démission en la qualifiant de "suicide politique" pour l'ex-PPS.MardiExit ChooneeUn "malheur" ne venant jamais seul, la démission de Jhurry est suivie le lendemain par celle du ministre des Administrations régionales. Après avoir assisté tranquillement aux travaux de l'assemblée nationale dans la matinée, le ministre Mukeshwar Choonee claque la porte du gouvernement et tourne le dos à son parti. Il est 14h lorsqu'il présente sa lettre de démission au président de la République.Dans un courrier adressé au leader du MSM - et qu'il fera par ailleurs circuler à la presse -, l'ex-ministre des Administrations régionales soutient que le parti a "dévié complètement de sa vision et de son idéal du début". Il conteste, par ailleurs, le leadership au MSM en évoquant le rôle trop passif de Pravind Jugnauth par rapport à Paul Bérenger et déplore l'absence de "démocratie" dans les instances. Il estime enfin que le MSM a lamentablement échoué dans la mission qu'il s'était fixée - soit "redresser le pays" - lorsqu'il a fait alliance avec le MMM. L'ex-ministre a également fait une sortie virulente contre ce qu'il a qualifié de "Bérenger system", un système de gouvernement qui, dit-il, a été au détriment du MSM et de son électorat. "All the ingredients for a big social explosion are present. We are pretending not to see them. These have been generated by an alliance, which has lost touch with the realities of the day", conclut-il dans son courrier. À la presse, il déclarera simplement: "Mo pé rétourne en force ek lékip ki pé gagné"… Le leader du MSM restera impassible - en apparence du moins - aux récriminations de son ex-ministre des Administrations régionales, préférant, une fois de plus, reléguer cette nouvelle démission au rayon des "suicides politiques".Entre-temps, Pradeep Roopun, député de Savanne/Rivière-Noire et Deputy Chief Whip du gouvernement, est désigné comme successeur de Choonee. Mini remaniement, de même, au niveau des postes de secrétaires parlementaires privés. Sunil Dowarkasing, député de Curepipe-Midlands, est nommé PPS pour sa circonscription et Vacoas-Floréal. Ashit Gungah devient, lui, PPS de Pamplemouses-Triolet et de Grand-Baie-Poudre D'Or. Jai Prakash Meenowa, député de Piton-Rivière du Rempart devient secrétaire parlementaire privé de Piton-Rivière du Rempart et de Flacq-Bon Accueil. Enfin, Françoise Labelle, députée de Beau-Bassin-Petite Rivière, est désignée PPS des circonscriptions 19 et 20 tandis que Deven Nagalingum devient PPS pour Montagne Blanche-GRSE et Quartier Militaire-Moka.MercrediPradeep Roopun intronisé sous le signe du CoqL'année du Coq commence bien pour le député de Savanne-Rivière Noire, Pradeep Roopun. Ce mercredi-là, il est officiellement intronisé comme ministre des Administrations régionales et de la Gestion des déchets. "Je ferai réaliser le maximum de projets en cette courte période d'ici aux prochaines élections générales", promet-il déjà, après sa prestation de serment à la State House. Il réitérera son soutien au leader du MSM et en profitera, au passage, pour égratigner les démissionnaires, qualifiés de "poltrons".JeudiLa Journée de la RumeurWho's next ? Depuis mercredi, les spéculations vont bon train: qui sera le prochain ministre à quitter le gouvernement ? Pendant toute la journée du jeudi, des rumeurs persistantes circulent sur d'éventuels désistements - d'abord celui du ministre de la Justice qui, le matin, s'était rendu à la State House pour un tête à tête avec sir Anerood Jugnauth. Partira, partira pas ? À la mi-journée, Emmanuel Leung Shing dissipera tout équivoque sur la question en réitérant publiquement sa fidélité au MSM… ou plus précisément à SAJ. Il laissera toutefois entrevoir son désarroi face aux défections en série qui minent le MSM. La Journée de la Rumeur n'est pas pour autant terminée, des spéculations allant bon train sur la prétendue démission d'un "député du Nord". Mais le public qui se prête volontiers au jeu du "devinez qui va partir", restera sur sa faim. Ce jour-là, il n'y aura pas de démission !En revanche, la démission du député Chumroo sera réclamée avec force par le régional no. 4 (Port-Louis Nord/Montagne-Longue) du MSM. "Nous ne l'avions pas envoyé au Parlement comme élu indépendant", ont fait ressortir les membres de cette instance, lors d'un point de presse. J'y suis, j'y reste, répliquera le principal intéressé qui affirme bénéficier du soutien des forces vives de la circonscription.VendrediEffet domino: ainsi vont les nominés politiques…Après les ministres et les PPS, c'est au tour de certains nominés politiques de rendre leurs tabliers. Ainsi, Tejnarain Chumroo, frère de Megduth Chumroo, qui soumet, le matin même, sa démission du conseil d'administration de la Corporation Nationale de Transport. Anticipant "un manque de soutien des autorités gouvernementales", ce dernier aura préféré quitter son poste dans les plus brefs délais. Cette démission sera suivie par celles de Ravin Dwarka comme conseiller de Pravind Jugnauth; Rajnarain Guttee, comme conseiller à la Road Safety Unit et Raj Taujoo comme président de la Development Works Corporation. Dinesh Ramjuttun, de son côté, quitte son poste de conseiller du gouvernement à la représentation auprès de l'Organisation des Nations unies à New York. Contrairement aux autres démissionnaires, il soutient, lui, que c'est surtout sir Anerood Jugnauth qui est responsable de "tout ce qui se passe, actuellement, au MSM, dans l'alliance et dans le gouvernement".Enfin, après le régional no. 4 du MSM, c'est celui de Triolet-Pamplemousses qui se manifeste pour réclamer la démission du député Jyaneshwur Jhurry de l'Assemblée nationale. "C'est avec l'apport des sympathisants et partisans de l'Alliance MSM/MMM que le Dr Jhurry a été élu; il doit retourner le vote à l'électorat du no. 5", conteste le régional.Les lendemains seront-ils meilleurs pour le MSM ? Le président du parti, Joe Lesjongard, semble le penser, alors que d'autres, de mauvais augure, prédisent de nouvelles défections au sein des deux parties de l'alliance gouvernementale.


À la presse, hier matin
Ramgoolam: "Hémorragie ine vine incontrôlable dans MSM"

Le leader de l'opposition et du Parti travailliste (Ptr), Navin Ramgoolam, a estimé que les démissions au sein du Mouvement socialiste mauricien (MSM) confirmaient la déroute au sein de l'alliance gouvernementale. "Hemorragie-là ine vine incontrôlable", a-t-il déclaré hier, lors d'un point de presse où il a abordé les questions portant sur la présentation du budget en mars, la situation politique et le "law and order".Le leader du Ptr a longuement critiqué la décision du gouvernement d'aller de l'avant avec la présentation du budget trois mois avant la fin de la présente année financière. Il a estimé que "cela n'existe dans aucun pays démocratique au monde" et que le présent gouvernement est en train de commettre une "fraude" contre la population. "Kan Bérenger vine dire ki campagne électorale pou commencé après le 12 mars, li vine confirmé ki présentation budget pou faire en pleine campagne électorale et ki tou de suite après dissout parlement. Ceci n'est acceptable dans auken pays démocratique, d'autant plis ki nous koné ki enn budget engage enn pays entier et des milliards de roupies. Jamais enn Premié ministre fine manque autant respect pou enn pays ek so population, alors ki l'intérêt national ki ti bizin primé", s'est insurgé l'ancien Premier ministre.Navin Ramgoolam s'est également pris à la MBC sur la manière dont la Private Notice Question (PNQ) de mardi dernier a été couverte. Il a déploré le fait que la station de radiotélévision ne lui ait pas accordé le temps nécessaire au moment où il enchaînait avec les questions supplémentaires. "Nou donne enn warning, mais nou pa pou donne encore", a-t-il prévenu avant d'ajouter que les réponses du Premier ministre au Parlement mardi dernier sont venues confirmer que ce dernier était "coupé de la réalité." Il a cité le problème de drogue dans le pays et dans les prisons et la violence qui règne dans le pays pour soutenir ses arguments à l'effet que le "pays pé coulé" dans le domaine du "law and order."Sur le plan politique, le leader de l'opposition a maintenu ce qu'il avait affirmé la semaine dernière concernant la situation au sein du MSM. La démission du ministre Choonee et d'autres parlementaires est une autre confirmation, dit-il, que la "saga continue." Selon lui, le leader du MSM s'est ridiculisé en commentant à chaque démission que "c'est enn suicide politique." "Kouma mo ti dir la semaine dernière, bann démissions de cette semaine fine confirmé ki c'est enn parti ki ine fini. D'après mo l'information, d'autres démissions pou suivre. Et Pravind Jugnauth pa pé compran ki pé arrivé parce ki hémorragie ine vine incontrôlable dans so parti. Fine arrive maintenant deux semaines ki sa gouvernement pa pé travay. Li pé passe so létemps dissuade les autres pou pa démissionné, alors ki pays pé tombe en ruine. Emmanuel Leung sheung li fine donne zot enn camouflet en plis lorski li vine dir ki li reste fidèle à Anerood Jugnauth", a-t-il ajouté.Navin Ramgoolam a confirmé avoir discuté avec les démissionnaires du MSM cette semaine. "Mo fine koz ar zot", a-t-il déclaré avant d'ajouter que ces derniers ont confirmé ce que le Ptr, dit-il, avait prédit. "Choonee fine confirme tou ce ki nou fine dire dans so let. Ena one man show, Bérenger contrôle tout et Pravind jugnauth enn leader artificiel", a lancé le leader du Ptr. Cependant, il a affirmé qu'aucune demande d'adhésion au Ptr n'a été faite par les démissionnaires du MSM à la direction du parti à ce jour.Navin Ramgoolam a, par ailleurs, tenu à présenter ses sympathies à la famille Lagesse suite au meurtre de Gerald Lagesse à l'intérieur des bâtiments de la Mauritius Commercial Bank (MCB) vendredi matin.


Inquiet de la situation de law and order
Madan Dulloo: "Enn situation ki finn échappe au contrôle du gouvernement"

Le leader du MMSM, Madan Dulloo, reproche au gouvernement de se préoccuper davantage de considérations politiques que du law and order, alors que la situation se détériore dans le pays. Une situation "ki finn échappe au contrôle du gouvernement", estime le politicien. Il a invité le gouvernement à reconnaître ces faits et à agir en conséquence afin de redonner confiance à la population. "Si li pa kapav, ki li dissoud Parlement et alle dans élection", a-t-il soutenu, en ajoutant que, de son côté, "nou kapav prend situation en main". Sur le plan politique, Madan Dulloo a indiqué que l'alliance sociale - ou l'un ou l'autre parti qui la compose - n'était à ce jour pas en présence d'une demande d'adhésion des démissionnaires du MSM.Ce n'est pas un hasard, a dit Madan Dulloo, que le premier PNQ le jour de la rentrée parlementaire porte sur la détérioration du law and order. Il a estimé que le gouvernement fait preuve de naïveté en minimisant l'étendue du problème. La déclaration du Premier ministre à l'effet que les choses sont sous contrôle depuis qu'il est à la tête du pays constitue, selon lui, une motion de blâme pour ceux qui l'ont précédé à ce poste, dont sir Anerood Jugnauth. Madan Dulloo impute la recrudescence du crime, de la drogue et l'instabilité sociale à "la détérioration sociale et surtout des conditions de vie des Mauriciens". À ce chapitre, le gouvernement "ena enn responsabilité énorme", a-t-il soutenu, en faisant état des licenciements, du surendettement des familles mauriciennes et des "fausses aspirations créées". Passant en revue l'actualité à ce chapitre, le leader du MMSM s'est arrêté sur le "crime atroce et inouï" du businessman indien et du meurtre du cadre de la MCB. Aujourd'hui, les gens ne sont plus en sécurité, a-t-il soutenu.Sur le plan politique, Madan Dulloo s'est dit gêné par le serment de fidélité d'Emmanuel Leung Shing à sir Anerood Jugnauth, dans la mesure où ce dernier est aujourd'hui Président de la République et non leader politique. Interrogé sur une éventuelle adhésion des démissionnaires du MSM, le député de Grand-Baie/Poudre d'Or ne semble pas opposé à une telle démarche s'il y a "identité de programme" et une formule acceptable. Le politicien n'a pas voulu se prononcer davantage sur la question, préférant attendre que les démissionnaires se prononcent d'abord sur leur choix. Commentant enfin la rentrée parlementaire, le leader du MMSM s'est étonné de la minceur du calendrier: "Mo ti pé attan enn programme étoffé". En fait, "gouvernement pa pé kapav pensé, pa pé kapav travay, li à court d'imagination dans les moments difficiles", a-t-il soutenu.Concernant les activités du MMSM, Madan Dulloo s'est dit satisfait de ses activités sur le terrain. "Nou finn recrute bann nouveaux membres - des jeunes et bann anciens ki ena l'expérience Parlement", a-t-il indiqué. Il a annoncé une série de meetings à venir, dont le prochain, à Rose Belle, le 23 février, et le congrès anniversaire de son parti en avril.


Rencontre des militants de la circonscription No 18
"Tranformation fondamentale de la ville ces quatre dernières années"

Les députés de la circonscription 18, Belle Rose/Quatre-Bornes ont rencontré hier à la Municipalité de Quatre-Bornes les militants de la région. Cette rencontre visait à faire un bilan de l'action gouvernementale pour la région quatre-bornaise. Selon les députés de la circonscription, cette rencontre, où étaient présentes plusieurs centaines de personnes, est une mobilisation réussie, et démontre la fierté des habitants de Quatre-Bornes d'être militants.L'ancien maire de la ville, M. Kavidass Ramano, a dressé un bilan positif des nombreux projets réalisés ces quatre dernières années au sein de la circonscription Belle-Rose/Quatre-bornes. "Il y a eu une transformation totale de Quatre-bornes grâce au soutien de notre gouvernement. De 2001 à 2004, plusieurs millions de roupies ont été déboursés pour cette région d'une superficie de 27km2. Nous avons relevé de grands défis avec tous ces projets et aujourd'hui quand on regarde Quatre-Bornes, on voit le travail considérable qui a été accompli", a déclaré M. Ramano. Ce dernier a ainsi brossé un tableau des divers travaux (en chantier et à venir) visant à améliorer le niveau de vie des habitants de la ville. Ces travaux, mis en route par la municipalité de Quatre-Bornes, en collaboration avec les différentes autorités ministérielles concernent la construction d'un centre pour les personnes âgées, Bassin Loulou, Résidence Père Laval entre autres. Le coût des projets prioritaires concernant la circonscription 18, pour l'année financière 2004/2005 s'élève à Rs 81517 760 m. Pour l'ancien maire de la ville des fleurs "le travail effectué par les différentes instances concernées est remarquable. Aujourd'hui, avec les projets qui seront bientôt terminés, et ceux qui seront entrepris très prochainement, nous devons reconnaître la capacité de notre parti, le MMM qui œuvre pour le bien-être de chaque habitant de Maurice".Soulignant également les transformations fondamentales qu'a connues Quatre-bornes ces dernières années, le député de la région, le ministre Sushil Kushiram a de son côté, fait un bilan des divers développements que le gouvernement a apportés au pays durant son mandat. Avançant que le gouvernement a effectué un travail considérable pour l'embellissement de la ville des fleurs, le ministre a fermement remercié l'assistance de son soutien. Devant l'assistance des militants, M. Kushiram a déclaré que "cette mobilisation démontre la force du MMM qui n'est pas un parti, mais une vision, une manière de pensée qui anime le débat politique pendant 35 ans". Ainsi, en dépit d'une situation internationale difficile, M. Kushiram a brossé un tableau positif des projets réalisés par le MMM/MSM, à l'instar de la mise sur pied de la cybercité… Il a demandé à l'assistance de continuer à soutenir leurs représentants. La PPS de la région, Mme Dany Perrier a tenu les mêmes propos ajoutant que la philosophie à adopter est de croire en la capacité de développement à travers l'unité nationale et la justice sociale.Également présent lors de cette rencontre, le secrétaire général des mauves, M. Ivan Collendavello, a lui profité de l'occasion pour donner l'assurance aux militants que le MMM irait aux élections aux côtés du MSM. "Nous sommes tous solidaires avec le MSM par rapport à la situation politique qui le touche. Le MMM est aussi passé par là. Ce qu'il faudrait retenir c'est pourquoi seulement aujourd'hui, ces dissidents trouvent que leur leader n'est pas un bon leader ? Au sein de tous les partis il y a des désaccords, mais ce ne sont pas des raisons pour partir et abandonner son électorat", a déclaré M. Collendaveloo. Il devait ajouter que les deux partis iront ensemble aux élections. Le ministre de l'environnement, M. Rajesh Bhagwan a également fait une sortie contre les démissionnaires du MSM. Il a confié que "concernant la partielle du No7, il pourrait y avoir eu maldonne de la part d'Anil Baichoo et de Meckduth Chumroo". Selon lui, le gouvernement MMM/MSM a honoré son mandat à 90% et le reste et à venir. Soulignant sa reconnaissance à l'ancien leader du parti, Sir Anerood Jugnauth, et au leader actuel, Pravind Jugnauth, M. Bhagwan a déclaré que la force des militants, parmi lesquels on note de plus en plus de jeunes, c'est de croire en la capacité du parti, et aux développements que le gouvernement MMM/MSM apporte au pays.


Nouveau PPS
M. Sunil Dwarkasing se dit "flatté" du choix des dirigeants de l'Alliance gouvernementale

C'est avec joie que M. Sunil Dwarkasing dit accueillir sa récente nomination comme Private Parliamentary Secretary (PPS) en remplacement du Dr Jhurry, démissionnaire. "Je suis aussi flatté que c'est sur moi que s'est porté le choix des dirigeants de l'Alliance gouvernementale MSM/MMM", a-t-il déclaré, vendredi à Week-End.Le député MSM de Curepipe/Midlands se réjouit d'avoir, en tant que nouveau PPS, la responsabilité de sa circonscription en sus de celle du Numéro 16 (Vacoas/Floréal). Il explique qu'il s'agira de tout mettre en œuvre pour faire aboutir les projets déjà en chantier et élaboré par son colistier, M. Eric Guimbeau, quand ce dernier était le PPS responsable de Curepipe/Midlands.Selon lui, beaucoup a déjà été fait et durant les quelques mois qui restent avant la fin de la présente législature, il s'agira de tout faire pour compléter le programme de travail arrêté. Sunil Dwarkasingh pense, notamment, à certains travaux de route.Interrogé, par ailleurs, sur les récents bouleversements ayant secoué son parti, le MSM, le nouveau PPS semble vouloir les dédramatiser. "Ce n'est, dit-il, ni la première, ni la dernière fois que des membres d'un parti choisissent de partir. La vie d'une formation politique est ainsi faite de demandes d'adhésion et de décisions de départ."Il considère, néanmoins, comme étant "malhonnêtes" les accusations portées à l'encontre de leur leader, M. Pravind Jugnauth et du gouvernement par les quatre démissionnaires. "Ce n'est qu'aujourd'hui, quatre ans après avoir siégé au Conseil des ministres que certains découvrent que le gouvernement n'a rien fait de concret !" Citant, par ailleurs, son cas personnel, M. Dwarkasingh affirme avoir toujours eu l'écoute du leader du MSM à chaque fois qu'il l'a sollicité pour évoquer des problèmes divers. Aussi, selon lui, il est faux d'affirmer que M. Pravind Jugnauth est "inaccessible" et "insensible" aux questions soulevées par les membres de son parti.



Le musical chair continue…

D'abord, l'état physique de l'hémicycle, qui a connu un petit coup de neuf avec la réfection du dôme et le remplacement des vitres teintées qui donnent un nouvel éclairage à l'intérieur du lieu et la pose de rideaux neufs dans la galerie publique. L'attribution des places, avec des effectifs presque à égalité entre opposition et "indépendants", qui s'annonçait problématique avec la progression des effectifs se proclamant "indépendants" a finalement donné lieu à une partie de chaise musicale.Dev Hurnam ouvre toujours le cortège des "indépendants puisqu'il est le doyen dans cette catégorie, placée à la droite du Speaker et derrière les membres de l'opposition, suivi de Sylvio Michel et de son collègue Jean Claude Armance, de Anil Baichoo et de Meckduth Chumroo. Devant eux, la rangée de Madan Dulloo, de Balkissoon Hookoom et de Rajesh Jeetah avec, au bout de la travée, le Dr Jyaneshwar Jhurry.Les dissidents du MSM ont organisé leur show, mardi, puisque bien qu'ayant été vus dans les couloirs en train de converser avec leurs anciens collègues du MSM et du MMM, ils ne sont entrés dans l'hémicycle qu'en dernier et sous les applaudissements des membres de l'opposition. Le ministre de la Santé, Ashok Jugnauth a coupé court à ces jubilations en lançant à l'adresse de Navin Ramgoolam "To koné ki l'emerdement to fine alle rodé, tou sa banne la pour retourne kont toi", une remarque qui a amusé ses collègues de la majorité et qui a laissé de glace le leader de l'opposition.Quant au reste du "sitting arrangement", le principe d'un MMM, suivi d'un MSM est respecté, ce qui fait que le ministre de l'Agriculture a pris le strapontin de Anil Baichoo à la sixième place, suivi du ministre des Utilités publiques, Alan Ganoo et de Shawkatally Soodhun qui ferme le front bench du gouvernement. Les députés de l'OPR, Alex Nancy et Robert Spéville sont désormais dans la rangée des back benchers du gouvernement alors que leurs collègues du Mouvement Rodriguais, Nicholas Von Mally et Christian Léopold sont restés à leur place derrière l'autre partie réservée aux back benchers de la majorité gouvernementale."Si zot éna inpé décence, alle enn fois"Mukeshwar Choonee, qui était ministre dans la matinée, est devenu simple back bencher après sa démission à la mi-journée. Son retrait, qui était sur toutes les lèvres à l'heure de la pausé déjeuner, semble avoir été précipité par le ton adopté par Pravind Jugnauth à la réunion du groupe parlementaire plus tôt. Le vice Premier ministre et leader du MSM avait, en effet, dit à l'adresse de ceux qui étaient donnés comme partants probables ou possibles "si zot éna inpé décence, alle enn fois".Le message a été entendu puisque Mukeshwar Choonee a pris la décision de démissionner pendant l'heure du déjeuner. A la reprise des travaux, James Burty David n'a pas manqué de taquiner la majorité: "Kot Choonee ?". Le Premier ministre a répondu "Kot Valayden ?".Si Pravind Jugnauth donnait l'air d'être ébranlé après l'annonce de la démission de Mukeshwar Choonee, il devait retrouver le sourire avec les plaisanteries lancées par le Premier ministre et ses collègues à l'instar de Prem Koonjoo qui répondait avec sarcasme aux questions de Xavier Duval sur la mission du BOI à Birmingham, en disant "to croire bharat sa, Mont Blanc çà ?". Même sur la très regrettable et malheureuse phrase qu'il a eue pour Anil Baichoo, indiquant que "li limité, intellectuellement et politiquement", que James Burty David a sorti à tous les coups, Paul Bérenger a trouvé une parade pour banaliser cette affaire en qualifiant "ça oui banne illimités" les réponses de ses deux nouveaux ministres Leela Devi Dookun Luchoomun et Ajay Gunesh. D'autant que ce dernier a tout fait pour se démarquer de son prédécesseur en annonçant qu'il irait à Rodrigues voir sur place certains problèmes, "chose que n'a jamais fait Anil Baichoo en quatre ans et demi".Madan Dulloo s'est, lui, attiré les foudres de la majorité par sa surprenante position vis-à-vis de la Grande Bretagne sur le dossier des Chagos. Il a même insinué que le Junior Minister Bill Rammell avait été traité de "rat" alors que Jayen Cuttaree avait utilisé une expression bien anglaise pour dire que "we smell a rat" le fait que les Britanniques insistaient pour utiliser un bateau mauricien pour aller aux Chagos. Le très calme Alan Ganoo a fini par le traiter de "colonisé".Il est à noter que Navin Ramgoolam est resté très loin de cette agitation puisqu'il n'est pas revenu dans l'hémicycle après la pause de 13 heures. Une absence que le Premier ministre a déplorée au moment des débats sur le Professor Basdeo Bissoodoyal Trust Fund


Après les défections
Le MSM présent dans 17 circonscriptions contre 18 en septembre 2000

Les défections au MSM, tellement spectaculaires, ont pu faire croire que le parti de Pravind Jugnauth a disparu de toutes les circonscriptions. Or, tel n'est pas le cas, ce parti étant encore présent dans 17 circonscriptions contre 18 après les élections générales de septembre 2000. Le MMM, lui, est présent dans 19 circonscriptions sur 20 contre 20 au scrutin de 2000. Il faut savoir que la seule circonscription où l'alliance MSM/MMM est désormais absente est le No 5, Pamplemousses/Triolet où en sus de Navin Ramgoolam, il y aujourd'hui deux indépendants, l'ex-MMM Dev Hurnam et l'ex-MSM Jynaeshwar Jhurry. Le MSM était aussi absent, à l'origine même, dans deux autres circonscriptions, le No 1 Port Louis Ouest/Grande Rivière Nord Ouest, où pour les besoins d'accommodement dans le cadre de l'alliance, il y avait deux MMM, Arianne Navarre-Marie, Jean Claude Barbier et Jean Claude Armance des Verts Fraternels et le No 20, Beau Bassin/Petite Rivière, où il y a deux MMM, Rajesh Bhagwan, Françoise Labelle et le PMSD Maurice Allet.Le MSM est toujours présent dans 17 circonscriptions comme suit: Au No 2 Port Louis Sud/Port Louis Centre (Emmanuel Leung Shing), No 3 Port Louis Est/Port Louis Maritime (Anwar Oomar), No 4, Port Louis Nord/Montagne Longue (Joe Lesjongard), No 6, Grand Baie/Poudre d'Or (Ashit Gungah), No 7, Piton/Rivière du Rempart (Ravi Yerrigadoo), No 8, Quartier Militaire/Moka (Ashok Jugnauth et Purmessur Ramloll), No 9, Flacq/Bon Accueil (Prem Koonjoo), No 10, Montagne Blanche/Grande Rivière Sud-Est ((Rashid Daureeawoo), No 11, Vieux Grand Port/ Rose Belle(Pravind Juganuth et Rajesh Bhowon), No 12, Mahébourg/Plaine Magnien (Anil Gayan), No 13, Rivière des Anguilles/Souillac (Hurryprem Aumeer), No 14, Savanne/Rivière Noire (Pradeep Roopun), No 15, La Caverne/Phoenix (Leela Devi Dookun-Luchoomun et Shawkatally Soodhun), No 16, Vacoas/Floréal (Nando Bodha), No 17, Curepipe/Midlands (Sunil Dowarkasing et Gérard Paya), No 18, Belle Rose/Quatre Bornes (Prithviraj Putten) et No 19, Rose Hill/Stanley (Feroz Abdoola).Les élus du MMM sont Arianne Navarre-Marie et Jean Claude Barbier (No 1), Sahid Maudarbocus (No 2), Sam Lauthan et Mahmad Nunhuck (No 3), Gérard Grivon (No 4), Pradeep Jeeha (No 6), Jai Prakah Meenowa (No 7), Deven Nagalingum (No 8), Sangeet Fowdar (No 9), Ajay Gunness (No 10), Motee Ramdass (No 11), Ivan Collendavelloo et Soodesh Roopun (No 12), Veda Baloomoody et Nasser Issimdar (No 13), Alan Ganoo et José Arunasalom (No 14), Steve Obeegadoo (No 15), Siram Sakaram (No 16), Eric Guimbeau (No 17), Sushil Khushiram et Dany Perrier (No 18), Paul Bérenger et Jayen Cuttaree (No 19) et Rajesh Bhagwan et Françoise Labelle (No 20). Le MMM est donc présent dans 19 circonscriptions sur 20 contre 20 sur 20 aux élections de 2000. Quant à l'opposition, elle est présente dans 7 circonscriptions sur 20, au No 1 avec James Burty David, au No 2 avec Rashid Beebeejaun, au No 5 avec Navin Ramgoolam, au No 6 avec Madan Dulloo, au No 7 avec Balkissoon Hookoom et Rajesh Jeetah, au No 11 avec Arvin Boolell et au No 17 avec Xavier Duval.


Conseil des ministres de vendredi
Première participation pour Ajay Gunness et Pradeep Roopun

Ajay Gunness et Pradeep Roopun ont participé vendredi à leur premier conseil des ministres en leur qualité respective de nouveaux ministres des Infrastructures publiques et du Transport intérieur et des Administrations régionales et de la Gestion des déchets solides.Tous deux ont dit que tout s'est bien passé pour cette première séance de travail avec leurs collègues ministres. Deux de leurs dossiers ont d'ailleurs été étudiés: la présidence du Statutory Bodies Family Protection Fund Board, qui est revenue au chef de cabinet du ministère que dirige maintenant Pradeep Roopun, et les conclusions et recommandations de la Firme Luxconsult sur l'enquête "origine-destination" aux entrées et sorties de Port-Louis, réalisée entre le 22 et le 28 novembre 2004, responsabilité qui relève du ministère des Infrastructures publiques (voir plus loin le détail de ces conclusions).


La rentrée parlementaire
Sous le signe des défections au MSM

Ce n'est pas du tout ce qu'Arvin Boolell avait annoncé. L'opposition a, certes, eu le beau jeu de se moquer du gouvernement et du MSM mais on peut difficilement dire qu'elle a "acculé le gouvernement" comme l'annonçait fièrement le whip avant la reprise des travaux de l'Assemblée nationale. La Private Notice Question, sur un sujet de brûlante actualité, l'insécurité, est restée, finalement, bien dans le ton sans les habituels dérapages que ce genre d'interpellations suscite. L'opposition n'a définitivement pas sorti le grand jeu pour l'entrée en matière d'une session éminemment électorale. Elle attend peut-être que les choses se clarifient avant de porter l'estocade.C'est par une déclaration que le Speaker, Dev Ramnah, a faite lors de la séance inaugurale de 2005 en disant, à l'adresse de Madan Dulloo et de Meckduth Chumroo qui l'avaient sollicité en novembre dernier que les ministres ne sont pas censés répondre aux interpellations qui touchent aux décisions prises par l'Assemblée Régionale de Rodrigues mais que si cela relève d'une responsabilité qui engage un ministre il autoriserait les questions y relatives.La PNQ ensuite sur les manifestations à Karo Kaliptis, Résidence Kennedy et ailleurs et sur le meurtre du ressortissant indien. Pour le Premier ministre, le pays paye le prix de son succès dans le combat contre le trafic de drogue et il a cité les récentes arrestations, 37 à l'aéroport seulement entre le 1 er mars 2003 au 7 février 2005. "This has resulted in a situation where certain dealers still in operation as well as some drug addicts move from one area to another in search of drugs. This has provoked the reaction of the Forces Vives of the different areas concerned. The Police and ADSU have kept the pressure on dealers and are working in close collaboration with the Forces Vives."Paul Bérenger a aussi dit que les mesures de répression des trafiquants et autres "dealers" et de réhabilitation de toxicomanes ont été renforcées et a souligné que "the fact is that over the past years, Karo Kalyptus had become a no-go area for the Police where the number of notorious criminals took refuge and operated therefrom. The situation had deteriorated so much that the Police could not even be present there. All this has changed now. The Police has on several occasions recently carried out a number of operations, raids and arrests and this is going to go on until that area returns to normality". Et d'ajouter que les habitants de Karo Kaliptis sont en train d'être relogés ailleurs et qu'ils ne sont pas tous des criminels.Quant à l'assassinat du ressortissant indien à la Salette, le Premier ministre l'a qualifié de "odieux" et a précisé que dans les heures qui ont suivi quatre personnes ont été arrêtées et que l'enquête se poursuit. Sur la situation générale de l'ordre et de la sécurité publique, le chef du gouvernement a dit qu'ils sont sous contrôle et que rien n'illustre mieux cet état de choses que le calme et la sérénité qui ont prévalu durant les fêtes de fin d'année. Il a aussi ajouté que 3,077 policiers ont été recrutés, qu'il y a eu 2,492 officiers promus et 1,545 formés et que des équipements de "x-ray" seront bientôt disponibles pour la traque contrebandier et autres fraudeurs.Les interpellations de Navin Ramgoolam ont, d'abord, porté sur les raisons des mouvements de protestation enregistrés il y a quelque temps, sur le fait que les habitants de certaines localités voulaient prendre la loi entre leurs mains et des affirmations de travailleurs sociaux selon lesquelles le manque de drogue serait artificiel. Paul Bérenger a dit qu'il ne faut pas croire tout ce que les gens racontent, y compris certains travailleurs sociaux, dans la presse, et a récusé le terme "pénurie" en insistant sur le fait qu'un travail concerté adsu/natresa est en train d'être réalisé pour s'attaquer au problème de la drogue sur un double front.Le leader de l'opposition a fait état d'un rapport des Nations Unies présentant Maurice comme le premier pays consommateur d'héroïne, fait dont le Premier ministre a dit ne pas être au courant. Pour ce qui est du phénomène de la drogue dans les prisons, phénomène en hausse selon Navin Ramgoolam, Paul Bérenger a dit qu'il ne blâme ni son prédécesseur, ni celui qui était, auparavant Premier ministre pendant quatre ans et demi mais que c'est un fait qu'il a hérité d'une très mauvaise situation mais qu'avec l'arrivée du nouveau Commissaire des Prisons tout est mis en oeuvre pour faire reculer le trafic dans le milieu carcéral. Il a aussi dit que le centre de désintoxication qui existait à la prison a été rouvert.S'agissant de la criminalité, le chef du gouvernement a révélé qu'il y a eu 28 crimes en 2004, ce qui constitue un chiffre stable et 23 cas élucidés, un chiffre de 80% qui est raisonnable et qui doit être amélioré. Quant aux cas les plus courants de vols, ils se chiffraient à 1,031 en 2000, 783 en 2001, 772 en 2002, 704 en 2003 et 667 jusqu'à novembre 2004.Un seul texte voté à cette première séance, le Professor Basdeo Bissoodoyal Trust Fund, présenté par la ministre des Arts et de la Culture, Leela Devi Dookun Luchoomun, projet qui crée un organise pour honorer la mémoire du grand tribun et perpétuer sa mémoire. De nombreux intervenants sur ce texte, qui a fait l'unanimité, Arvin Boolell, Rajesh Bhowon, Françoise Labelle, Jean Claude Armance, Pradeep Jeeha, Alan Ganoo, James Burty David, Anil Gayan, Rajesh Jeetah, Pravind Jugnauth et Paul Bérenger.A l'ajournement des travaux, Arvin Boolell a plaidé pour que l'hôpital de Mahébourg ait un statut d'institution régionale alors que Sylvio Michel a soulevé le cas d'une patiente qui n'a pas reçu des soins appropriés. Le ministre de la Santé Ashok Jugnauth a dit que certains services ont déjà été ajoutés à ceux qui étaient déjà disponibles à Mahébourg et qu'il initiera une enquête sur le cas de la patiente soulevé par le député Michel.Le ministre du Commerce par intérim, Prem Koonjoo a, par ailleurs, assuré Madan Dulloo que son assertion à l'effet que les produits pétroliers sont de mauvaise qualité sera vérifiée. Joe Lesjongard lui a donné la même assurance pour ce qui est d'un accès à la plage à Pointe aux Cannoniers.Les travaux parlementaires reprennent mardi prochain.


La marmite politique
Mauritius News commente les élections générales de 2005

Sous la plume de Peter Chellen, fondateur du titre londonien, paraît dans l'édition de ce mois de Mauritius News une analyse sur les prochaines élections générales. D'emblée, il soutient, après s'être livré à une analogie avec la situation en Angleterre où les élections générales sont également prévues cette année, qu'il semblerait "to most observers, that people are being offered no credible alterative to opt for."En l'absence d'une campagne agressive visant à " déboulonner " Paul Bérenger et le jeune Jugnauth, Peter Chellen estime que " the unseating of Bérenger from power will be a rather arduous job ", prenant à témoin les propos du doyen du Parti Travailliste, Sir Satcam Boolell, dans le Mauritius Times. Ce dernier semble douter de la capacité du Parti Travailliste " which will have no powerful ally , to win… ". Pour l'analyste de Mauritius News, la ré-édition de l'accord à l'israélienne entre le MMM et le MSM risque de laisser " Younger Ramgoolam totally bewildered and lost once more ".Une reconduction de l'alliance MMM/MSM reposerait essentiellement sur le vote massif en sa faveur de la population générale et le partage des voix de l'électorat hindou entre Navin Ramgoolam et Pravin Jugnauth. Mais le vote musulman demeure un mystère. Partageant l'analyse de Sir Satcam Boolell, Peter Chellen soutient que " it is not as easy to forecast which party or faction will deserve their trust "Mais l'analyste londonien prend soin de faire écho d'un autre courant d'opinion selon lequel Ramgoolam fils a fait amende honorable, que le Parti Travailliste a gagné du terrain sur l'alliance gouvernementale au cours des cinq dernières années, et par-dessus tout, qu'un vote tactique de l'électorat hindou pourrait empêcher le retour aux affaires de Paul Bérenger.


Femme et politique
La MAW demande plus de femmes dans la politique active

La Mauritius Alliance of Women (MAW) a organisé, la semaine dernière, un séminaire axé sur la bonne gouvernance et les femmes. Lors des différentes interventions, il a surtout été question d'une plus grande participation de la femme sur le plan de la politique. "La bonne gouvernance peut être perçue de différentes manières", a affirmé Mme Leela Devi Dookun. Selon la ministre des Arts et de la culture, la bonne gouvernance est aussi une affaire de gestion, qui commence chez soi et qui se poursuit dans de nombreuses activités. Reconnaissant toutefois que la femme mauricienne a toujours eu un rôle limité quand il s'agit de la politique, la ministre a invité à une plus grande participation de la femme. Mme Deepchand, présidente de l'association, s'est appesantie sur le même sujet et a demandé à ce que cesse le cliché de la femme moins performante que l'homme en politique. "À Maurice, seules quatre femmes siègent à l'Assemblée sur les 70 personnes présentes", a-t-elle affirmé. Ce chiffre demande à être rectifié, vu la proportion de femmes au sein de la population, a-t-elle laissé entendre. La présidente de l'association a aussi profité de cette occasion pour faire ressortir que la MAW travaille en vue de faire entendre la voix de la femme.


À l'Assemblée nationale, mardi prochain
La partielle, les Chagos et les incidents de QB au Question Time

Ce sont les questions adressées au Premier ministre qui retiendront l'attention, mardi prochain, à l'Assemblée Nationale. La partielle, les Chagos, les incidents de Quatre Bornes seront évoqués. A l'item textes de loi, examen en deuxième lecture du Maritime Zones Bill présenté par le Premier ministre et présentation en première lecture seulement de deux projets, notamment The Central Water Authority Bill et The Regulatory Authorities Appeal Tribunal Bill.Les 11 questions pour le Premier ministre sont comme suit: les négociations entre la Mauritius Shipping Corporation et le gouvernement britannique pour l'affrètement du MV Trochetia et une visite pour les Chagossiens et les parlementaires aux Chagos (Dev Hurnam), le nombre de prisonniers en attente d'un jugement depuis plus de trois ans (Sylvio Michel), les mesures prises sur le plan international pour réclamer une compensation pour les descendants d'esclaves et des travailleurs engagés et le tracé du métro léger et l'Apravasi Ghat (Jean Claude Armance), la position de sir Victor Glover en tant que président de la commission Sale by Levy et conseiller légal de la Mauritius Bankers Association (Meckduth Chumroo).L'augmentation des frais de passeport (Xavier Duval), le budget des conseillers pour le mois de novembre 2004 (Rajesh Jeetah), les dépenses prévues pour la partielle du No 3 (Arvin Boolell) les incidents survenus à une salle de la municipalité de Quatre Bornes le 31 janvier (Siram Sakaram) et la réception de la télé dans certaines régions de Rodrigues (Nicholas Von Mally).Les autres ministres auront à répondre à 29 questions d'ordre général.



p o l i t i q u e WEEK-END --- dimanche 13 février 2005