m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 13 février 2005



Le 14 février
L'occasion de renouer son gage d'amour !


Le dimanche 27 février
Kosté Pep Mizikal pour lancer le Centre de Pailles


Rendez-vous de l'Alliance Française
Prix de la BD 2005 sur le thème de l'aventure


Réchauffement de la terre
D'ici à 2050, le réchauffement pourrait déplacer 150 millions de personnes


Le 26 février au Conservatoire
La révélation Tété en concert



Brèves


Le 14 février
L'occasion de renouer son gage d'amour !

La St Valentin est l'occasion pour les amoureux de dévoiler leurs sentiments (pour les plus timides) ou de renforcer leur amour (pour les couples déjà formés) en offrant un cadeau à l'élu (e) de leur cœur. Beaucoup disent ne pas croire en la magie du 14 février, mais avec les vitrines des magasins qui arborent leurs parures d'amour, ils seront nombreux à se laisser prendre au piège. Cœur rouge, banderoles, cartes, bijoux, parfums… sans oublier les portables dernier cri: une palette de belles choses est mise en vente pour permettre de dire "Je t'aime" et aussi de renouer son gage d'amour.En effet, ils seront nombreux, demain, à offrir un petit quelque chose à l'être aimé, car, en fin de compte, tout le monde se retrouve un jour ou l'autre "piégé" par cette tradition qui est de prouver son amour à travers des cadeaux. Les magasins et les centres commerciaux sont ornés de jolis cœurs rouges, histoire que personne ne résiste à l'appel de l'amour. Ils offrent des idées cadeaux toutes plus folles les unes que les autres. Les plus classiques: fleurs, chocolats, cartes et nounours craquants. Les plus coûteux: parfums, portables, bijoux, voire même appareils électroménagers, tels les mixeurs… et les machines à laver ! Si d'aucuns pensent que seuls les jeunes amoureux fêtent la St Valentin, ils se trompent sur toute la ligne. L'amour, c'est pour tout le monde. Qu'on soit un jeune couple encore au collège, ou un vieux couple ayant fêté ses 40 ans de noces, la St Valentin est la fête de tous. En ce jour magique, même les tout-petits ne sont pas en reste d'amour et apportent une rose à leur maîtresse.Les achats, une habitude inlassable des Mauriciens, se font en grand nombre et les magasins regorgent de beaux cadeaux pour tous les goûts et toutes les bourses. Si le collégien a dû économiser son argent de poche depuis le début de l'année pour pouvoir mieux séduire sa petite amie (et vice versa), les adultes également mettent la main à la poche en ce jour spécial. Ainsi, quand on parle de la St Valentin, la vedette demeure la rose, de couleur rouge, signifiant amour et passion. Les femmes reçoivent de leurs conjoints ces fleurs joliment emballées avec un ours en peluche qui ajoute une note de tendresse à ce présent. Ces derniers jours, les fleuristes s'affairent autour des bouquets de roses. Toutefois, parce que c'est la St Valentin, mais aussi à cause des pluies diluviennes, le peu de variétés qui restent sont vendues à des prix allant de Rs 35 à Rs 50 l'unité. En bouquets, les roses coûtent entre Rs 300 et Rs 750. Et pour ceux qui préfèrent donner à leur présent une touche mémorable, il y a également des roses artificielles avec des emballages spéciale St Valentin.Autre façon classique de communiquer ses sentiments à l'être cher est d'envoyer des cartes de souhaits de St Valentin. Les magasins exposent une grande variété de ces cartes dont les prix varient entre Rs 15 et Rs 200. Disponibles en petit, moyen et grand format, elles sont aussi, traditionnellement, accompagnées de belles boîtes de chocolats, histoire de dire "I love you" avec gourmandise. On note néanmoins que la publicité aidant, les amoureux s'offrent des cadeaux de plus en plus coûteux. Les bijoux (généralement ceux sertis de diamants, ou en plus classique, les montres), font fondre plus d'un (e). Une nouvelle tendance, ces dernières années, démontre que les téléphones cellulaires sont également très prisés pour cette fête. Les concessionnaires du secteur affichent des promotions qui font le bonheur des couples. Ce sont finalement les prix qui attirent plus que le téléphone lui-même. D'autres optent pour des parfums griffés, cadeaux qui ajoutent une senteur spéciale à l'amour. Une chose est sûre, les idées ne manquent pas et certains en voient même rouge…La St Valentin, plus qu'une fête, aujourd'hui un business lucratifSi les idées cadeaux sont toujours innovantes et qu'en amour on ne compte pas, les commerçants eux se frottent les mains. En effet, la St Valentin, synonyme de cajoleries pour signifier le bonheur d'être à deux, fait aussi la joie d'un troisième séducteur, notamment le commerçant, pour qui la fête des amoureux est devenue une véritable aubaine. Depuis le début de ce mois, les promotions font fête et les centres commerciaux et vitrines des boutiques croulent sous le poids de l'amour proposant des idées cadeaux les unes plus attirantes que les autres. Le seul but: attirer le plus de clients. Quelle que soit l'épaisseur de la bourse, un cœur se laisse toujours prendre en ce jour de la St Valentin. Les vendeurs ne se lassent pas de vanter leurs produits, et, allant d'une simple rose à un bijou, en passant par les parfums griffés à plus de Rs 1 000, nombreux sont ceux qui se laissent prendre à la fièvre des achats à l'occasion de cette fête. Pour la plus grande joie des commerces, l'aspect romantique de la St Valentin perd sa valeur laissant place à un business lucratif.Néanmoins, pour rester romantiques, certains amoureux fêtent la St Valentin différemment. Les jeunes, plus fougueux, préfèrent les discothèques, le cinéma et les restos. Les dîners aux chandelles, les vêtements élégants et les mets somptueux sont par contre pour les adultes qui trouvent là une occasion de renouveler leurs sentiments et d'oublier les différends du passé. Pour ce 14 février, la plupart des hôtels de l'île ont prévu un programme St Valentin à des prix forfaitaires. Décoration spéciale, musique douce, dégustation à la carte, certains hôtels prévoient même d'élire le couple de la soirée, avec un prix à la clé.Ainsi, le 14 février, c'est tout un programme. Pas de disputes ! Les couples se mettent sur leur trente-et-un. On reçoit une jolie rose au petit-déjeuner, plusieurs coups de fils (ou plutôt des sms) tendres pendant la journée. Le soir, les couples s'offrent un dîner aux chandelles dans un bon restaurant et pour clôturer cette journée spéciale, un gros câlin sous la couette. L'espace d'un jour, la magie de l'amour agira sur nous, comme un charme, mais ce n'est pas une raison pour oublier son porte-monnaie. Bonne St Valentin !



Les Sans Valentin

Jour de fête pour les amoureux, ce 14 février représente également un jour triste pour beaucoup d'entre nous. Alors que les flèches de Cupidon titilleront l'amour, celles du désespoir porteront aussi leurs coups. En effet, ils sont nombreux ceux pour qui la St Valentin n'est qu'un jour de plus à regarder les autres s'aimer tendrement et s'offrir des cadeaux.Certes, l'amour nous a tous un jour ou l'autre frappé, et pour bon nombre, il ne fut pas toujours rose. Qu'ils soient jeunes célibataires, célibataires endurcis, récents célibataires, veufs…, les cœurs brisés sont nombreux. Ainsi, pour eux, l'amour ne sera pas au rendez-vous en ce jour spécial. À moins d'un coup de foudre ! Cette journée à voir les autres déclarer leur flamme si amoureusement ne sera pour les Sans Valentin que tristesse, solitude, souvenirs qui reviennent, moments douloureux…Pourquoi ? Parce que la vie est ainsi faite. Parallèlement à l'amour, il y a la douleur atroce de ne pas ou de ne plus être aimé. Trahi par son partenaire, par la mort ou simplement par la vie quotidienne, on en arrive tous un jour à souffrir d'aimer ou d'avoir aimé. Ainsi, en ce jour spécial, nous aurons une pensée pour ces cœurs brisés qui, à force de voir les autres fêter l'amour, se laisseront submerger par leur tristesse.



Petite histoire de la St-Valentin

L'origine de la fête de la Saint-Valentin est assez mal connue. Il semblerait qu'elle remonte à l'Antiquité. Valentin était un prêtre de la religion chrétienne, vivant à Rome, au IIIe siècle, sous le règne de l'Empereur Claude II, surnommé Claude le Cruel. Rome était alors engagée dans des campagnes militaires sanglantes et impopulaires. En 268, l'empereur ayant beaucoup de difficultés pour trouver des soldats, décida d'interdire les mariages car, pour lui, les hommes mariés ne faisaient pas de bons soldats. Valentin décida de marier secrètement les jeunes amoureux.Pour avoir transgressé la loi, Claude II le fit arrêter. Ayant refusé de renier son Dieu et ayant choisi de défendre l'amour, Valentin fut battu, brisé par les coups de bâtons des soldats, pour être enfin décapité, le 14 février 268. Cependant, ce martyr chrétien ne s'est pas transformé en patron des amoureux uniquement parce qu'il s'est sacrifié au nom de l'amour. Ce n'est que plusieurs siècles après, une fois l'Empire romain déchu, que Valentin fut canonisé. Cette époque est celle où une vaste entreprise de transformation des fêtes païennes en fêtes chrétiennes est menée par l'Église catholique.La St-Valentin fut ainsi instituée pour contrer une fête païenne, Lupercalia, dédiée à Lupercus, dieu des troupeaux et des bergers, et Junon, protectrice des femmes et du mariage romain. Cette fête était l'occasion de célébrer des rites de fécondité pas très bien vus par l'Église catholique. On dit aussi qu'à cette occasion, une sorte de loterie de l'amour était organisée, qui consistait à tirer au hasard le nom des filles et des garçons inscrits de façon à former des couples pour le reste de l'année. Voilà qui n'était pas pour plaire aux Saints Pères de l'Église qui instaurèrent donc une fête particulière en l'honneur de Saint-Valentin, mort le 14 février 268.Par ailleurs, une croyance médiévale européenne dit qu'au 14 février, ou en tout cas vers cette époque, la saison des amours chez les oiseaux débutait, et que, prenant exemple sur eux, les hommes trouvèrent ce jour propice à la déclaration amoureuse. C'est ainsi que depuis, à cette date, chaque Valentin cherche sa Valentine pour mieux roucouler au printemps.Source: internet


Le dimanche 27 février
Kosté Pep Mizikal pour lancer le Centre de Pailles

C'est une affiche locale et régionale qui aura finalement le privilège d'inaugurer l'utilisation culturelle du Vivekananda International Centre de Pailles, après la tenue de la conférence des SIDS. Avec Kosté Pep Mizikal, l'agence Immedia y propose, le dimanche 27 février, un grand concert regroupant les artistes considérés comme les plus populaires de l'île: en tête d'affiche Alain Ramanisum et le groupe Ravana, Bhojpuri Boys, OSB entre autres, avec également le charismatique Gilbert Pounia du groupe réunionnais Ziskakan. L'occasion pour quelque 7 000 personnes de découvrir les possibilités de cette nouvelle salle.Tant attendu et enfin disponible, le Vivekananda International Centre de Pailles sera, le 27 février prochain, ouvert au grand public. Après avoir abrité la conférence internationale des SIDS en janvier dernier, et en attendant le salon de l'industrie en mars prochain, ce centre polyvalent faisait l'objet de toutes les spéculations pour savoir qui inaugurerait sa facette culturelle. Alors que l'on parlait de stars internationales, c'est finalement une affiche locale, et en partie régionale, qui donnera le coup d'envoi de ce calendrier. Rama Poonoosamy et l'agence Immedia proposent en effet, le 27 février prochain à partir de 15h, Kosté Pep Mizikal. Un grand concert d'une durée de 2h30 à 3h. "Nous avons voulu réunir les artistes locaux figurant parmi les plus populaires du moment", explique Rama Poonoosamy. Cela donnera donc Alain Ramanisum et le groupe Ravanna, les Bhojpuri Boys et les Otentik Street Brothers accompagnés par le groupe Natir. Également à l'affiche Gaëtan Abel comme représentant de la chanson créole à texte, l'humoriste Sam Ammigan, et la jeune Rodriguaise Nathalie Couty, qui a fait une belle percée l'an dernier. "Nous avons aussi voulu donner une ouverture régionale à ce premier concert, et c'est pour cela que nous avons fait appel à Gilbert Pounia, qui a accepté notre invitation", poursuit Rama Poonoosamy. Le leader du groupe Ziskakan, dont l'ancrage réunionnais ouvre également sur un rayonnement international, sera donc sur la scène du centre de conférences de Pailles ce dimanche 27 février, en compagnie de deux membres du groupe, nommément Patricia aux percussions et au chant et Pascal Manglou à la guitare et au chant. Une belle occasion de revivre une part du rendez-vous magique qui avait été offert par le groupe Ziskakan au Plaza en février 2002.L'animation de Kosté Pep Mizikal a été confiée à Hassen Rojoa. Le son sera assuré par Damoo, et la lumière par DB Vision.Pour ce premier rendez-vous, Immedia a choisi la configuration debout, qui offre quelque 7 000 places (alors que la configuration assise offre 2 500 places). Outre les 2 000 billets réservés aux sponsors, 5 000 billets seront donc mis en vente à partir du 22 février à Rs 150 chez Kentucky Fried Chicken et chez Immedia. Les organisateurs soulignent qu'il s'agit d'un rendez-vous "No alcohol, No smoking", conformément aux spécifications du lieu.Un parking de 1 500 places est à la disposition de ceux qui voudraient s'y rendre en voiture. Pour les autres, une navette gratuite est prévue entre la Gare Victoria et le Domaine les Pailles à partir de midi.Un rendez-vous à ne pas manquer.


Rendez-vous de l'Alliance Française
Prix de la BD 2005 sur le thème de l'aventure

C'est parti pour l'édition 2005 du Prix de la BD, rendez-vous annuel proposé par l'Alliance Française. Sur le thème "L'aventure est au coin de ma rue", les participants, qui doivent être âgés de 16 ans au moins, ont jusqu'au 18 mars prochain pour soumettre leurs planches à ce concours qui a favorisé l'émergence de nombreux bédéistes locaux, comme Laval Ng et Thierry Permal.Ce concours s'adresse donc à tous ceux âgés de 16 ans au moins. Il est possible de se présenter à deux (auteur et dessinateur), ou de soumettre un travail de groupe (une classe par exemple). Les participations seront regroupées en deux tranches d'âge, l'une concernant ceux âgés entre 16 à 20 ans, l'autre pour les participants de 20 ans et plus.Chaque participant devra présenter un minimum de quatre planches de format A3 (29,7 cm x 42 cm) montées avec dessins (couleur ou noir et blanc) et textes insérés dans l'image. Ces planches devront être remplies d'un seul côté (et non en recto verso). À la différence des années précédentes, il est cette fois clairement signifié que le scénario doit se situer à Maurice. "Le dessinateur prendra soin de bien signifier dans ses dessins le cadre de son aventure", précise encore le règlement. Le nom, l'adresse et le numéro de téléphone des soumissionnaires devront être notés lisiblement au dos de chaque planche.Ce concours verra l'attribution de trois prix par catégorie. Le jury sera constitué de cinq personnalités mauriciennes ou étrangères. On se souviendra que ce jury a été présidé, au fil des années, par des auteurs de BD français de calibre comme Francis Vallès, Emmanuel Lepage, Lucien Rollin, Christian Lax, Jean Philippe Stassen et Joseph Béhé, l'an dernier. Le jury se réserve le droit de ne pas attribuer de prix s'il juge que la qualité des productions ne le permet pas, mais garde aussi l'option d'offrir d'autres prix spéciaux. Les primés seront invités à participer à l'atelier animé par un dessinateur français de bande dessinée et recevront un lot de BD.Ouvertes depuis le 7 février dernier, les inscriptions se terminent le 18 mars 2005. Les participants ont jusqu'à cette date pour déposer leur œuvre à l'Alliance Française de Bell Village ou au Centre Charles Baudelaire à Rose-Hill. Ceux qui choisissent la voie postale devront tenir compte des délais postaux pour que leurs travaux arrivent à destination au plus tard le 18 mars.Les dates de la publication des résultats et de la remise des prix seront fixées ultérieurement dans le cadre du Mois de la BD, qui se tient habituellement vers mars-avril. Rappelons que le lauréat de l'an dernier était Evan Sohun.


Réchauffement de la terre
D'ici à 2050, le réchauffement pourrait déplacer 150 millions de personnes

Les scientifiques présents à la conférence internationale "Avoiding dangerous climatic change", qui s'est tenue à Exeter en Grande-Bretagne du 1er au 3 février à l'initiative du gouvernement britannique, ont tiré une fois de plus la sonnette d'alarme. Selon eux, la concentration croissante des gaz à effet de serre dans l'atmosphère a déjà commencé à dérégler la délicate machine climatique, et aujourd'hui "il n'y a plus aucun doute sur le fait que le climat change", a martelé le président de la conférence, Dennis Tirpac.En ouvrant cette réunion, Margaret Beckett, ministre britannique de l'environnement, a exhorté les États-Unis à s'associer aux projets internationaux de réduction des émissions de ces gaz à effet de serre, et à ne plus faire cavalier seul. "Un impact significatif est inévitable. Par conséquent, nous devons agir rapidement pour limiter à l'avenir l'ampleur du réchauffement et éviter des conséquences aggravées", a insisté la ministre, ajoutant qu'elle aimerait que "l'Amérique s'implique davantage dans ces discussions". Les États-Unis, qui sont les plus gros producteurs de gaz à effet de serre de la planète, ont jusqu'à présent refusé de signer le protocole de Kyoto, car ils récusent la thèse communément admise par la communauté scientifique selon laquelle ces gaz sont directement responsables des changements climatiques.Or le temps presse, car "dans de nombreux cas les risques sont plus sérieux qu'on ne le pensait. Les impacts du changement climatique peuvent déjà être observés, et les écosystèmes en subissent déjà les effets. Des modifications se sont déjà produites sur la calotte glaciaire, les glaciers et le régime des pluies", souligne le texte de la déclaration finale de la conférence."Risques de famines"Si rien n'est fait pour freiner la croissance des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, la température moyenne à la surface du globe devrait augmenter de 1,6 à 5,8 °C, voire plus, d'ici à la fin du siècle. C'est ce que laissent supposer les données du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Or "les risques sur l'environnement augmentent en fonction de la montée des températures", rappelle Bill Hare de l'Institut Potsdam de recherche sur l'impact climatique. "Tant qu'on reste en dessous de 1 °C, le risque reste faible, mais il peut affecter des écosystèmes très vulnérables." Entre 1 °C et 2 °C, les conséquences sur l'environnement augmentent d'une manière significative.Au-delà de 2 °C, les risques s'accroissent d'une manière importante et peuvent donner lieu "potentiellement à de grandes extinctions et à des modifications dramatiques des écosystèmes". Les nouvelles conditions de l'environnement "peuvent augmenter les risques de famines et de pénurie d'eau potable et provoquer aussi des dommages socio-économiques, plus particulièrement dans les pays en voie de développement", s'inquiète Bill Hare.Ces bouleversements de l'environnement risquent d'avoir des répercussions catastrophiques sur les populations les plus démunies. "Quelque 150 millions de réfugiés du climat pourraient être déplacés d'ici à 2050", prévient Rajendra Pachauri, président du GIEC et directeur général du Tata Energy Research Institute en Inde. La frange côtière indienne, submergée par la montée des mers consécutive à une augmentation de la température mondiale, pourrait provoquer à elle seule le déplacement de 20 à 60 millions de personnes.Cette montée des eaux pourrait aussi faire perdre définitivement au Bangladesh 17% de sa surface, ce qui entraînerait le mouvement de 15 millions de personnes. La zone côtière asiatique ne serait pas la seule concernée. L'Egypte pourrait elle aussi perdre 12 à 15% de ses terres arables. Par ailleurs, "les famines induites par le changement climatique pourraient provoquer le déplacement de 50 millions de personnes sur toute la planète", précise Rajendra Pachauri.L'Afrique durement frappéeLe réchauffement climatique devrait dans le même temps aggraver considérablement les problèmes dus à la sécheresse ou à l'accès à l'eau potable, dont souffrent déjà des régions entières de la planète. D'ores et déjà, 1,4 milliard de personnes vivent dans des régions où la population dispose de moins de 1 000 m3 d'eau par personne et par an, a rappelé Nigel Arnell, du Centre Tydall sur le changement climatique (université de Southampton).La plupart de ces personnes vivent en Asie du Sud et du Sud-Est, au Moyen-Orient et en Méditerranée. D'ici à 2050, les ressources en eau devraient se raréfier dans ces régions et dans certaines parties du continent américain. Entre 700 millions et 2,8 milliards de personnes, en fonction de la croissance de la population et de la gravité du réchauffement, seraient touchées par ce phénomène.Le continent africain, l'un des plus pauvres du globe, serait aussi durement frappé par les effets du changement climatique. Si rien n'est fait pour enrayer la tendance au réchauffement, "les moyens d'existence de millions d'Africains seront menacés", estime pour sa part Catrina Cardoso, expert du World Wide Fund for Nature. "Et, sans ressources nouvelles, des millions d'autres ne pourront pas s'adapter aux changements qui sont déjà à l'œuvre."


Le 26 février au Conservatoire
La révélation Tété en concert

Révélé en 2001 par son album L'Air de Rien, Tété n'a pas tardé à s'imposer comme un des artistes majeurs de la "nouvelle scène musicale française". 2004 aura été son année, avec deux nominations aux Victoires de la Musique. Le samedi 26 février, le CCB nous propose de découvrir sur la scène du Conservatoire François Mitterrand ce chanteur authentique et généreux, offrant des chansons bluesy-folk-pop qui réjouissent et émeuvent.Tété, de son vrai Mahmoud Tété Niang, voit le jouer en juillet 1975 à Dakar, où sa mère, originaire de la Martinique, exerce comme médecin. En 1980, mère et fils se retrouvent en France, et c'est à l'université de Nancy que Tété rencontre la musique vers 1994. Il commence à exercer ses talents en solo dans les bars et les rues de Nancy et de Strasbourg, avant de partir, en 1998, pour Paris où il joue dans le métro, les bars, la rue et les petites salles de l'Est parisien.Au début, Tété reprend des titres en anglais et compose dans cette langue, celle du folk et du blues, ses deux passions. Puis il passe au français et commence à se faire connaître: concerts, premières parties (Francofolies 2000, M, Louise Attaque, Tryo, Femi Kuti). Sous le label Sony/Epic, il sort en 2001 son premier album, L'Air de Rien, qui le révèle véritablement. Le live acoustique Par monts et vallons (mai 2003) et l'album A la faveur de l'automne, sorti en octobre 2003, marquent la confirmation d'un talent sûr: Tété fait l'objet de deux nominations aux Victoires de la Musique 2004 (album révélation de l'année et artiste révélation scène de l'année)."L'Air de Rien, ça veut dire que j'écris, j'enregistre et je continue ma route en faisant des concerts", déclare Tété. Une phrase qui semble bien traduire le parcours de cet artiste volontiers décrit comme authentique et généreux, qui, avec sa voix chaude et sa guitare folk, a fait ses preuves sur la route (plus d'un millier de concerts), en faisant valoir ses mélodies blues-folk-pop qui accrochent l'oreille et ses textes travaillés, dont les tonalités aussi bien mélancoliques que délicatement acerbes ne manquent pas "d'envoûter, de réjouir ou d'émouvoir". Des chansons où il parle aussi bien de la douceur de Ces matins de peu que de Ces grands moments de solitude, d'absence, de pudeur et de bonheur que des aléas de l'émigration clandestine. "J'aime bien le décalage: j'écris des chansons qui parlent de thèmes difficiles, mais avec des touches lumineuses. Le Meilleur des Mondes m'est venu sur l'île de Gorée, au Sénégal, dans la dernière pièce de la Maison des esclaves. Là où ils étaient embarqués. On ne peut pas s'y tenir debout: j'ai perçu physiquement la condition de l'esclavage. Et j'ai transposé ce processus sur tous les exilés qui, un jour, débarquent en Europe", explique ainsi Tété dans le magazine Chorus.À découvrir ou mieux connaître donc sur la scène du Conservatoire François Mitterrand, à Quatre-Bornes, le samedi 26 février à 20h. Les places (limitées), sont en vente à Rs 150.



Brèves

À l'initiative de l'Association Paris Maurice Musik: Hommage à Kaya à Paris le 26 févrierPour la deuxième année consécutive, l'Association Paris Maurice Musik a décidé de commémorer le mois anniversaire du décès de Kaya en organisant un concert-hommage. Celui-ci se tiendra le samedi 26 février au Blues Café, situé au Port de la Gare dans le treizième arrondissement à Paris.À l'affiche, des musiciens de calibre comme Eric Triton, Linley Marthe, Linsay Thomas, Sergio Marchand, auxquels viendront se joindre François Venin, L. Quirin, Choco, T-east, Gangsta Beach et Dj Sergio. D'autres "invités surprises" sont aussi annoncés."Pou nou, li ène manière pou gard vivan la mémwar Kaya ki fine aport boukou an term mizikal mé ousi dan direksyon ène priz de konsians", fait ressortir Jean Marc Antoinette, Mauricien établi à Paris depuis de longues années. Qui souligne qu'une partie des recettes de ce concert servira à aider l'enfance défavorisée à travers des associations représentatives à Maurice.Échanges commerciaux Maurice/Pakistan: Récente participation mauricienne à EXPO Pakistan 2005Le ministre du Commerce, Motee Ramdass, a dirigé au début de ce mois une délégation de quinze hommes d'affaires mauriciens au Pakistan dans le cadre d'EXPO Pakistan 2005, plus importante foire commerciale jamais organisée dans ce pays.Lors de cette manifestation qui s'est tenue dans la capitale pakistanaise, Karachi, des produits d'exportation de quelque 500 entreprises de ce pays étaient en exposition. Cette foire a vu la participation de plus de 1 180 hommes d'affaires et d'officiels étrangers.Durant son séjour, le ministre mauricien du Commerce a été reçu par son homologue pakistanais, Humayun Akhtar Khan. La promotion d'échanges commerciaux entre nos deux pays a été évoquée.Un accord de coopération a, par ailleurs, été signé lors du séjour de la délégation mauricienne entre la Mauritius Chinese Business Chamber et la Karachi Business Chamber of Commerce and Industry. D'une durée renouvelable de deux ans, cet accord exprime, notamment, le souhait d'une diversification des échanges commerciaux entre Maurice et le Pakistan.



m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 13 février 2005