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m a g a z i n e
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WEEK-END --- dimanche 13 février 2005
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Le 14 février
L'occasion de renouer son gage
d'amour !
Le dimanche 27 février
Kosté Pep Mizikal pour
lancer le Centre de Pailles
Rendez-vous de l'Alliance
Française Prix
de la BD 2005 sur le thème de l'aventure
Réchauffement de la
terre D'ici à
2050, le réchauffement pourrait déplacer 150 millions
de personnes
Le 26 février au Conservatoire
La révélation Tété
en concert
Brèves
Le 14 février
L'occasion de renouer son gage
d'amour ! La
St Valentin est l'occasion pour les amoureux de dévoiler
leurs sentiments (pour les plus timides) ou de renforcer leur
amour (pour les couples déjà formés) en offrant
un cadeau à l'élu (e) de leur cur. Beaucoup
disent ne pas croire en la magie du 14 février, mais avec
les vitrines des magasins qui arborent leurs parures d'amour,
ils seront nombreux à se laisser prendre au piège.
Cur rouge, banderoles, cartes, bijoux, parfums
sans
oublier les portables dernier cri: une palette de belles choses
est mise en vente pour permettre de dire "Je t'aime"
et aussi de renouer son gage d'amour.En effet, ils seront nombreux,
demain, à offrir un petit quelque chose à l'être
aimé, car, en fin de compte, tout le monde se retrouve
un jour ou l'autre "piégé" par cette tradition
qui est de prouver son amour à travers des cadeaux. Les
magasins et les centres commerciaux sont ornés de jolis
curs rouges, histoire que personne ne résiste à
l'appel de l'amour. Ils offrent des idées cadeaux toutes
plus folles les unes que les autres. Les plus classiques: fleurs,
chocolats, cartes et nounours craquants. Les plus coûteux:
parfums, portables, bijoux, voire même appareils électroménagers,
tels les mixeurs
et les machines à laver ! Si d'aucuns
pensent que seuls les jeunes amoureux fêtent la St Valentin,
ils se trompent sur toute la ligne. L'amour, c'est pour tout le
monde. Qu'on soit un jeune couple encore au collège, ou
un vieux couple ayant fêté ses 40 ans de noces, la
St Valentin est la fête de tous. En ce jour magique, même
les tout-petits ne sont pas en reste d'amour et apportent une
rose à leur maîtresse.Les achats, une habitude inlassable
des Mauriciens, se font en grand nombre et les magasins regorgent
de beaux cadeaux pour tous les goûts et toutes les bourses.
Si le collégien a dû économiser son argent
de poche depuis le début de l'année pour pouvoir
mieux séduire sa petite amie (et vice versa), les adultes
également mettent la main à la poche en ce jour
spécial. Ainsi, quand on parle de la St Valentin, la vedette
demeure la rose, de couleur rouge, signifiant amour et passion.
Les femmes reçoivent de leurs conjoints ces fleurs joliment
emballées avec un ours en peluche qui ajoute une note de
tendresse à ce présent. Ces derniers jours, les
fleuristes s'affairent autour des bouquets de roses. Toutefois,
parce que c'est la St Valentin, mais aussi à cause des
pluies diluviennes, le peu de variétés qui restent
sont vendues à des prix allant de Rs 35 à Rs 50
l'unité. En bouquets, les roses coûtent entre Rs
300 et Rs 750. Et pour ceux qui préfèrent donner
à leur présent une touche mémorable, il y
a également des roses artificielles avec des emballages
spéciale St Valentin.Autre façon classique de communiquer
ses sentiments à l'être cher est d'envoyer des cartes
de souhaits de St Valentin. Les magasins exposent une grande variété
de ces cartes dont les prix varient entre Rs 15 et Rs 200. Disponibles
en petit, moyen et grand format, elles sont aussi, traditionnellement,
accompagnées de belles boîtes de chocolats, histoire
de dire "I love you" avec gourmandise. On note néanmoins
que la publicité aidant, les amoureux s'offrent des cadeaux
de plus en plus coûteux. Les bijoux (généralement
ceux sertis de diamants, ou en plus classique, les montres), font
fondre plus d'un (e). Une nouvelle tendance, ces dernières
années, démontre que les téléphones
cellulaires sont également très prisés pour
cette fête. Les concessionnaires du secteur affichent des
promotions qui font le bonheur des couples. Ce sont finalement
les prix qui attirent plus que le téléphone lui-même.
D'autres optent pour des parfums griffés, cadeaux qui ajoutent
une senteur spéciale à l'amour. Une chose est sûre,
les idées ne manquent pas et certains en voient même
rouge
La St Valentin, plus qu'une fête, aujourd'hui
un business lucratifSi les idées cadeaux sont toujours
innovantes et qu'en amour on ne compte pas, les commerçants
eux se frottent les mains. En effet, la St Valentin, synonyme
de cajoleries pour signifier le bonheur d'être à
deux, fait aussi la joie d'un troisième séducteur,
notamment le commerçant, pour qui la fête des amoureux
est devenue une véritable aubaine. Depuis le début
de ce mois, les promotions font fête et les centres commerciaux
et vitrines des boutiques croulent sous le poids de l'amour proposant
des idées cadeaux les unes plus attirantes que les autres.
Le seul but: attirer le plus de clients. Quelle que soit l'épaisseur
de la bourse, un cur se laisse toujours prendre en ce jour
de la St Valentin. Les vendeurs ne se lassent pas de vanter leurs
produits, et, allant d'une simple rose à un bijou, en passant
par les parfums griffés à plus de Rs 1 000, nombreux
sont ceux qui se laissent prendre à la fièvre des
achats à l'occasion de cette fête. Pour la plus grande
joie des commerces, l'aspect romantique de la St Valentin perd
sa valeur laissant place à un business lucratif.Néanmoins,
pour rester romantiques, certains amoureux fêtent la St
Valentin différemment. Les jeunes, plus fougueux, préfèrent
les discothèques, le cinéma et les restos. Les dîners
aux chandelles, les vêtements élégants et
les mets somptueux sont par contre pour les adultes qui trouvent
là une occasion de renouveler leurs sentiments et d'oublier
les différends du passé. Pour ce 14 février,
la plupart des hôtels de l'île ont prévu un
programme St Valentin à des prix forfaitaires. Décoration
spéciale, musique douce, dégustation à la
carte, certains hôtels prévoient même d'élire
le couple de la soirée, avec un prix à la clé.Ainsi,
le 14 février, c'est tout un programme. Pas de disputes
! Les couples se mettent sur leur trente-et-un. On reçoit
une jolie rose au petit-déjeuner, plusieurs coups de fils
(ou plutôt des sms) tendres pendant la journée. Le
soir, les couples s'offrent un dîner aux chandelles dans
un bon restaurant et pour clôturer cette journée
spéciale, un gros câlin sous la couette. L'espace
d'un jour, la magie de l'amour agira sur nous, comme un charme,
mais ce n'est pas une raison pour oublier son porte-monnaie. Bonne
St Valentin !
Les Sans Valentin
Jour de fête pour les amoureux, ce 14
février représente également un jour triste
pour beaucoup d'entre nous. Alors que les flèches de Cupidon
titilleront l'amour, celles du désespoir porteront aussi
leurs coups. En effet, ils sont nombreux ceux pour qui la St Valentin
n'est qu'un jour de plus à regarder les autres s'aimer
tendrement et s'offrir des cadeaux.Certes, l'amour nous a tous
un jour ou l'autre frappé, et pour bon nombre, il ne fut
pas toujours rose. Qu'ils soient jeunes célibataires, célibataires
endurcis, récents célibataires, veufs
, les
curs brisés sont nombreux. Ainsi, pour eux, l'amour
ne sera pas au rendez-vous en ce jour spécial. À
moins d'un coup de foudre ! Cette journée à voir
les autres déclarer leur flamme si amoureusement ne sera
pour les Sans Valentin que tristesse, solitude, souvenirs qui
reviennent, moments douloureux
Pourquoi ? Parce que la vie
est ainsi faite. Parallèlement à l'amour, il y a
la douleur atroce de ne pas ou de ne plus être aimé.
Trahi par son partenaire, par la mort ou simplement par la vie
quotidienne, on en arrive tous un jour à souffrir d'aimer
ou d'avoir aimé. Ainsi, en ce jour spécial, nous
aurons une pensée pour ces curs brisés qui,
à force de voir les autres fêter l'amour, se laisseront
submerger par leur tristesse.
Petite
histoire de la St-Valentin L'origine de la fête de la Saint-Valentin est
assez mal connue. Il semblerait qu'elle remonte à l'Antiquité.
Valentin était un prêtre de la religion chrétienne,
vivant à Rome, au IIIe siècle, sous le règne
de l'Empereur Claude II, surnommé Claude le Cruel. Rome
était alors engagée dans des campagnes militaires
sanglantes et impopulaires. En 268, l'empereur ayant beaucoup
de difficultés pour trouver des soldats, décida
d'interdire les mariages car, pour lui, les hommes mariés
ne faisaient pas de bons soldats. Valentin décida de marier
secrètement les jeunes amoureux.Pour avoir transgressé
la loi, Claude II le fit arrêter. Ayant refusé de
renier son Dieu et ayant choisi de défendre l'amour, Valentin
fut battu, brisé par les coups de bâtons des soldats,
pour être enfin décapité, le 14 février
268. Cependant, ce martyr chrétien ne s'est pas transformé
en patron des amoureux uniquement parce qu'il s'est sacrifié
au nom de l'amour. Ce n'est que plusieurs siècles après,
une fois l'Empire romain déchu, que Valentin fut canonisé.
Cette époque est celle où une vaste entreprise de
transformation des fêtes païennes en fêtes chrétiennes
est menée par l'Église catholique.La St-Valentin
fut ainsi instituée pour contrer une fête païenne,
Lupercalia, dédiée à Lupercus, dieu des troupeaux
et des bergers, et Junon, protectrice des femmes et du mariage
romain. Cette fête était l'occasion de célébrer
des rites de fécondité pas très bien vus
par l'Église catholique. On dit aussi qu'à cette
occasion, une sorte de loterie de l'amour était organisée,
qui consistait à tirer au hasard le nom des filles et des
garçons inscrits de façon à former des couples
pour le reste de l'année. Voilà qui n'était
pas pour plaire aux Saints Pères de l'Église qui
instaurèrent donc une fête particulière en
l'honneur de Saint-Valentin, mort le 14 février 268.Par
ailleurs, une croyance médiévale européenne
dit qu'au 14 février, ou en tout cas vers cette époque,
la saison des amours chez les oiseaux débutait, et que,
prenant exemple sur eux, les hommes trouvèrent ce jour
propice à la déclaration amoureuse. C'est ainsi
que depuis, à cette date, chaque Valentin cherche sa Valentine
pour mieux roucouler au printemps.Source: internet
Le dimanche 27 février
Kosté Pep Mizikal pour
lancer le Centre de Pailles
C'est une affiche locale et régionale
qui aura finalement le privilège d'inaugurer l'utilisation
culturelle du Vivekananda International Centre de Pailles, après
la tenue de la conférence des SIDS. Avec Kosté Pep
Mizikal, l'agence Immedia y propose, le dimanche 27 février,
un grand concert regroupant les artistes considérés
comme les plus populaires de l'île: en tête d'affiche
Alain Ramanisum et le groupe Ravana, Bhojpuri Boys, OSB entre
autres, avec également le charismatique Gilbert Pounia
du groupe réunionnais Ziskakan. L'occasion pour quelque
7 000 personnes de découvrir les possibilités de
cette nouvelle salle.Tant attendu et enfin disponible, le Vivekananda
International Centre de Pailles sera, le 27 février prochain,
ouvert au grand public. Après avoir abrité la conférence
internationale des SIDS en janvier dernier, et en attendant le
salon de l'industrie en mars prochain, ce centre polyvalent faisait
l'objet de toutes les spéculations pour savoir qui inaugurerait
sa facette culturelle. Alors que l'on parlait de stars internationales,
c'est finalement une affiche locale, et en partie régionale,
qui donnera le coup d'envoi de ce calendrier. Rama Poonoosamy
et l'agence Immedia proposent en effet, le 27 février prochain
à partir de 15h, Kosté Pep Mizikal. Un grand concert
d'une durée de 2h30 à 3h. "Nous avons voulu
réunir les artistes locaux figurant parmi les plus populaires
du moment", explique Rama Poonoosamy. Cela donnera donc Alain
Ramanisum et le groupe Ravanna, les Bhojpuri Boys et les Otentik
Street Brothers accompagnés par le groupe Natir. Également
à l'affiche Gaëtan Abel comme représentant
de la chanson créole à texte, l'humoriste Sam Ammigan,
et la jeune Rodriguaise Nathalie Couty, qui a fait une belle percée
l'an dernier. "Nous avons aussi voulu donner une ouverture
régionale à ce premier concert, et c'est pour cela
que nous avons fait appel à Gilbert Pounia, qui a accepté
notre invitation", poursuit Rama Poonoosamy. Le leader du
groupe Ziskakan, dont l'ancrage réunionnais ouvre également
sur un rayonnement international, sera donc sur la scène
du centre de conférences de Pailles ce dimanche 27 février,
en compagnie de deux membres du groupe, nommément Patricia
aux percussions et au chant et Pascal Manglou à la guitare
et au chant. Une belle occasion de revivre une part du rendez-vous
magique qui avait été offert par le groupe Ziskakan
au Plaza en février 2002.L'animation de Kosté Pep
Mizikal a été confiée à Hassen Rojoa.
Le son sera assuré par Damoo, et la lumière par
DB Vision.Pour ce premier rendez-vous, Immedia a choisi la configuration
debout, qui offre quelque 7 000 places (alors que la configuration
assise offre 2 500 places). Outre les 2 000 billets réservés
aux sponsors, 5 000 billets seront donc mis en vente à
partir du 22 février à Rs 150 chez Kentucky Fried
Chicken et chez Immedia. Les organisateurs soulignent qu'il s'agit
d'un rendez-vous "No alcohol, No smoking", conformément
aux spécifications du lieu.Un parking de 1 500 places est
à la disposition de ceux qui voudraient s'y rendre en voiture.
Pour les autres, une navette gratuite est prévue entre
la Gare Victoria et le Domaine les Pailles à partir de
midi.Un rendez-vous à ne pas manquer.
Rendez-vous de l'Alliance
Française Prix
de la BD 2005 sur le thème de l'aventure
C'est parti pour l'édition
2005 du Prix de la BD, rendez-vous annuel proposé par l'Alliance
Française. Sur le thème "L'aventure est au
coin de ma rue", les participants, qui doivent être
âgés de 16 ans au moins, ont jusqu'au 18 mars prochain
pour soumettre leurs planches à ce concours qui a favorisé
l'émergence de nombreux bédéistes locaux,
comme Laval Ng et Thierry Permal.Ce concours s'adresse donc à
tous ceux âgés de 16 ans au moins. Il est possible
de se présenter à deux (auteur et dessinateur),
ou de soumettre un travail de groupe (une classe par exemple).
Les participations seront regroupées en deux tranches d'âge,
l'une concernant ceux âgés entre 16 à 20 ans,
l'autre pour les participants de 20 ans et plus.Chaque participant
devra présenter un minimum de quatre planches de format
A3 (29,7 cm x 42 cm) montées avec dessins (couleur ou noir
et blanc) et textes insérés dans l'image. Ces planches
devront être remplies d'un seul côté (et non
en recto verso). À la différence des années
précédentes, il est cette fois clairement signifié
que le scénario doit se situer à Maurice. "Le
dessinateur prendra soin de bien signifier dans ses dessins le
cadre de son aventure", précise encore le règlement.
Le nom, l'adresse et le numéro de téléphone
des soumissionnaires devront être notés lisiblement
au dos de chaque planche.Ce concours verra l'attribution de trois
prix par catégorie. Le jury sera constitué de cinq
personnalités mauriciennes ou étrangères.
On se souviendra que ce jury a été présidé,
au fil des années, par des auteurs de BD français
de calibre comme Francis Vallès, Emmanuel Lepage, Lucien
Rollin, Christian Lax, Jean Philippe Stassen et Joseph Béhé,
l'an dernier. Le jury se réserve le droit de ne pas attribuer
de prix s'il juge que la qualité des productions ne le
permet pas, mais garde aussi l'option d'offrir d'autres prix spéciaux.
Les primés seront invités à participer à
l'atelier animé par un dessinateur français de bande
dessinée et recevront un lot de BD.Ouvertes depuis le 7
février dernier, les inscriptions se terminent le 18 mars
2005. Les participants ont jusqu'à cette date pour déposer
leur uvre à l'Alliance Française de Bell Village
ou au Centre Charles Baudelaire à Rose-Hill. Ceux qui choisissent
la voie postale devront tenir compte des délais postaux
pour que leurs travaux arrivent à destination au plus tard
le 18 mars.Les dates de la publication des résultats et
de la remise des prix seront fixées ultérieurement
dans le cadre du Mois de la BD, qui se tient habituellement vers
mars-avril. Rappelons que le lauréat de l'an dernier était
Evan Sohun.
Réchauffement de la
terre D'ici à
2050, le réchauffement pourrait déplacer 150 millions
de personnes Les
scientifiques présents à la conférence internationale
"Avoiding dangerous climatic change", qui s'est tenue
à Exeter en Grande-Bretagne du 1er au 3 février
à l'initiative du gouvernement britannique, ont tiré
une fois de plus la sonnette d'alarme. Selon eux, la concentration
croissante des gaz à effet de serre dans l'atmosphère
a déjà commencé à dérégler
la délicate machine climatique, et aujourd'hui "il
n'y a plus aucun doute sur le fait que le climat change",
a martelé le président de la conférence,
Dennis Tirpac.En ouvrant cette réunion, Margaret Beckett,
ministre britannique de l'environnement, a exhorté les
États-Unis à s'associer aux projets internationaux
de réduction des émissions de ces gaz à effet
de serre, et à ne plus faire cavalier seul. "Un impact
significatif est inévitable. Par conséquent, nous
devons agir rapidement pour limiter à l'avenir l'ampleur
du réchauffement et éviter des conséquences
aggravées", a insisté la ministre, ajoutant
qu'elle aimerait que "l'Amérique s'implique davantage
dans ces discussions". Les États-Unis, qui sont les
plus gros producteurs de gaz à effet de serre de la planète,
ont jusqu'à présent refusé de signer le protocole
de Kyoto, car ils récusent la thèse communément
admise par la communauté scientifique selon laquelle ces
gaz sont directement responsables des changements climatiques.Or
le temps presse, car "dans de nombreux cas les risques sont
plus sérieux qu'on ne le pensait. Les impacts du changement
climatique peuvent déjà être observés,
et les écosystèmes en subissent déjà
les effets. Des modifications se sont déjà produites
sur la calotte glaciaire, les glaciers et le régime des
pluies", souligne le texte de la déclaration finale
de la conférence."Risques de famines"Si rien
n'est fait pour freiner la croissance des gaz à effet de
serre dans l'atmosphère, la température moyenne
à la surface du globe devrait augmenter de 1,6 à
5,8 °C, voire plus, d'ici à la fin du siècle.
C'est ce que laissent supposer les données du Groupe intergouvernemental
sur l'évolution du climat (GIEC). Or "les risques
sur l'environnement augmentent en fonction de la montée
des températures", rappelle Bill Hare de l'Institut
Potsdam de recherche sur l'impact climatique. "Tant qu'on
reste en dessous de 1 °C, le risque reste faible, mais il
peut affecter des écosystèmes très vulnérables."
Entre 1 °C et 2 °C, les conséquences sur l'environnement
augmentent d'une manière significative.Au-delà de
2 °C, les risques s'accroissent d'une manière importante
et peuvent donner lieu "potentiellement à de grandes
extinctions et à des modifications dramatiques des écosystèmes".
Les nouvelles conditions de l'environnement "peuvent augmenter
les risques de famines et de pénurie d'eau potable et provoquer
aussi des dommages socio-économiques, plus particulièrement
dans les pays en voie de développement", s'inquiète
Bill Hare.Ces bouleversements de l'environnement risquent d'avoir
des répercussions catastrophiques sur les populations les
plus démunies. "Quelque 150 millions de réfugiés
du climat pourraient être déplacés d'ici à
2050", prévient Rajendra Pachauri, président
du GIEC et directeur général du Tata Energy Research
Institute en Inde. La frange côtière indienne, submergée
par la montée des mers consécutive à une
augmentation de la température mondiale, pourrait provoquer
à elle seule le déplacement de 20 à 60 millions
de personnes.Cette montée des eaux pourrait aussi faire
perdre définitivement au Bangladesh 17% de sa surface,
ce qui entraînerait le mouvement de 15 millions de personnes.
La zone côtière asiatique ne serait pas la seule
concernée. L'Egypte pourrait elle aussi perdre 12 à
15% de ses terres arables. Par ailleurs, "les famines induites
par le changement climatique pourraient provoquer le déplacement
de 50 millions de personnes sur toute la planète",
précise Rajendra Pachauri.L'Afrique durement frappéeLe
réchauffement climatique devrait dans le même temps
aggraver considérablement les problèmes dus à
la sécheresse ou à l'accès à l'eau
potable, dont souffrent déjà des régions
entières de la planète. D'ores et déjà,
1,4 milliard de personnes vivent dans des régions où
la population dispose de moins de 1 000 m3 d'eau par personne
et par an, a rappelé Nigel Arnell, du Centre Tydall sur
le changement climatique (université de Southampton).La
plupart de ces personnes vivent en Asie du Sud et du Sud-Est,
au Moyen-Orient et en Méditerranée. D'ici à
2050, les ressources en eau devraient se raréfier dans
ces régions et dans certaines parties du continent américain.
Entre 700 millions et 2,8 milliards de personnes, en fonction
de la croissance de la population et de la gravité du réchauffement,
seraient touchées par ce phénomène.Le continent
africain, l'un des plus pauvres du globe, serait aussi durement
frappé par les effets du changement climatique. Si rien
n'est fait pour enrayer la tendance au réchauffement, "les
moyens d'existence de millions d'Africains seront menacés",
estime pour sa part Catrina Cardoso, expert du World Wide Fund
for Nature. "Et, sans ressources nouvelles, des millions
d'autres ne pourront pas s'adapter aux changements qui sont déjà
à l'uvre."
Le 26 février au Conservatoire
La révélation Tété
en concert Révélé
en 2001 par son album L'Air de Rien, Tété n'a pas
tardé à s'imposer comme un des artistes majeurs
de la "nouvelle scène musicale française".
2004 aura été son année, avec deux nominations
aux Victoires de la Musique. Le samedi 26 février, le CCB
nous propose de découvrir sur la scène du Conservatoire
François Mitterrand ce chanteur authentique et généreux,
offrant des chansons bluesy-folk-pop qui réjouissent et
émeuvent.Tété, de son vrai Mahmoud Tété
Niang, voit le jouer en juillet 1975 à Dakar, où
sa mère, originaire de la Martinique, exerce comme médecin.
En 1980, mère et fils se retrouvent en France, et c'est
à l'université de Nancy que Tété rencontre
la musique vers 1994. Il commence à exercer ses talents
en solo dans les bars et les rues de Nancy et de Strasbourg, avant
de partir, en 1998, pour Paris où il joue dans le métro,
les bars, la rue et les petites salles de l'Est parisien.Au début,
Tété reprend des titres en anglais et compose dans
cette langue, celle du folk et du blues, ses deux passions. Puis
il passe au français et commence à se faire connaître:
concerts, premières parties (Francofolies 2000, M, Louise
Attaque, Tryo, Femi Kuti). Sous le label Sony/Epic, il sort en
2001 son premier album, L'Air de Rien, qui le révèle
véritablement. Le live acoustique Par monts et vallons
(mai 2003) et l'album A la faveur de l'automne, sorti en octobre
2003, marquent la confirmation d'un talent sûr: Tété
fait l'objet de deux nominations aux Victoires de la Musique 2004
(album révélation de l'année et artiste révélation
scène de l'année)."L'Air de Rien, ça
veut dire que j'écris, j'enregistre et je continue ma route
en faisant des concerts", déclare Tété.
Une phrase qui semble bien traduire le parcours de cet artiste
volontiers décrit comme authentique et généreux,
qui, avec sa voix chaude et sa guitare folk, a fait ses preuves
sur la route (plus d'un millier de concerts), en faisant valoir
ses mélodies blues-folk-pop qui accrochent l'oreille et
ses textes travaillés, dont les tonalités aussi
bien mélancoliques que délicatement acerbes ne manquent
pas "d'envoûter, de réjouir ou d'émouvoir".
Des chansons où il parle aussi bien de la douceur de Ces
matins de peu que de Ces grands moments de solitude, d'absence,
de pudeur et de bonheur que des aléas de l'émigration
clandestine. "J'aime bien le décalage: j'écris
des chansons qui parlent de thèmes difficiles, mais avec
des touches lumineuses. Le Meilleur des Mondes m'est venu sur
l'île de Gorée, au Sénégal, dans la
dernière pièce de la Maison des esclaves. Là
où ils étaient embarqués. On ne peut pas
s'y tenir debout: j'ai perçu physiquement la condition
de l'esclavage. Et j'ai transposé ce processus sur tous
les exilés qui, un jour, débarquent en Europe",
explique ainsi Tété dans le magazine Chorus.À
découvrir ou mieux connaître donc sur la scène
du Conservatoire François Mitterrand, à Quatre-Bornes,
le samedi 26 février à 20h. Les places (limitées),
sont en vente à Rs 150.
Brèves À l'initiative de l'Association Paris Maurice
Musik: Hommage à Kaya à Paris le 26 févrierPour
la deuxième année consécutive, l'Association
Paris Maurice Musik a décidé de commémorer
le mois anniversaire du décès de Kaya en organisant
un concert-hommage. Celui-ci se tiendra le samedi 26 février
au Blues Café, situé au Port de la Gare dans le
treizième arrondissement à Paris.À l'affiche,
des musiciens de calibre comme Eric Triton, Linley Marthe, Linsay
Thomas, Sergio Marchand, auxquels viendront se joindre François
Venin, L. Quirin, Choco, T-east, Gangsta Beach et Dj Sergio. D'autres
"invités surprises" sont aussi annoncés."Pou
nou, li ène manière pou gard vivan la mémwar
Kaya ki fine aport boukou an term mizikal mé ousi dan direksyon
ène priz de konsians", fait ressortir Jean Marc Antoinette,
Mauricien établi à Paris depuis de longues années.
Qui souligne qu'une partie des recettes de ce concert servira
à aider l'enfance défavorisée à travers
des associations représentatives à Maurice.Échanges
commerciaux Maurice/Pakistan: Récente participation mauricienne
à EXPO Pakistan 2005Le ministre du Commerce, Motee Ramdass,
a dirigé au début de ce mois une délégation
de quinze hommes d'affaires mauriciens au Pakistan dans le cadre
d'EXPO Pakistan 2005, plus importante foire commerciale jamais
organisée dans ce pays.Lors de cette manifestation qui
s'est tenue dans la capitale pakistanaise, Karachi, des produits
d'exportation de quelque 500 entreprises de ce pays étaient
en exposition. Cette foire a vu la participation de plus de 1
180 hommes d'affaires et d'officiels étrangers.Durant son
séjour, le ministre mauricien du Commerce a été
reçu par son homologue pakistanais, Humayun Akhtar Khan.
La promotion d'échanges commerciaux entre nos deux pays
a été évoquée.Un accord de coopération
a, par ailleurs, été signé lors du séjour
de la délégation mauricienne entre la Mauritius
Chinese Business Chamber et la Karachi Business Chamber of Commerce
and Industry. D'une durée renouvelable de deux ans, cet
accord exprime, notamment, le souhait d'une diversification des
échanges commerciaux entre Maurice et le Pakistan.
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WEEK-END --- dimanche 13 février 2005
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