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La fête du Printemps célébrée au
IGCIC
Pour accueillir dignement l'année du Coq le 9 février,
plusieurs activités ont été mises sur pied
par les différentes associations chinoises et le ministère
des Arts et de la Culture. Les festivités, célébrées
sur un plan national, débuteront le jour du Nouvel An chinois
et seront marqués par plusieurs temps forts.
Les activités commenceront dès demain avec un banquet,
auquel sont conviés le Président de la République,
le Premier ministre et son cabinet, de même que le leader
de l'opposition. Le 9 février, jour du Nouvel An, un spectacle
culturel est prévu à 20 heures, au Indira Gandhi
Centre for Indian Culture (IGCIC). Placé sous l'égide
du ministère des Arts et de la Culture et du comité
organisateur, ce spectacle verra la participation de deux jeunes
chanteurs de renom, M. Zhou Ayong et Melle Du Liping. Ces artistes,
venus de Chine et récompensés plusieurs fois déjà
pour leurs prestations, ont été invités par
la Fédération des Sociétés Chinoises
et le ministère des Arts et de la Culture. Le public pourra
également apprécier le talent des élèves
du Centre culturel chinois de Bell Village. Toutefois, les activités
du 9 février débuteront avec une messe, à
10h, à la Kwan Tee Pagoda, organisée par la Kwan
Tee Pagoda Society. De même, des cérémonies
de culte des ancêtres auront lieu, à 11h30, au Chung
Shan Hall, à Port-Louis. La célébration de
la Fête du Printemps s'étalera sur plusieurs jours.
Le jeudi 10 février, un spectacle culturel est prévu
au sein du town hall de la municipalité de Curepipe,
à partir de 18h. Ce spectacle est organisé par la
municipalité de Curepipe en collaboration avec le ministère
des Arts et de la Culture de même que la China Town Cultural
Association. M. Zhou Ayong et Melle Du Liping s'y produiront également.
Le samedi 12 février, à partir de 15h30, Chinatown
sera le théâtre d'autres activités, dont la
traditionnelle danse du dragon et du lion, suivie d'un autre spectacle.
Toujours dans le cadre des célébrations de la fête
du Printemps, la fête des Lanternes sera célébrée
le samedi 26 février au Indira Gandhi Centre for Indian
Culture. De même, du 11 au 14 février, une quarantaine
d'artistes mauriciens du Ming Tek Centre se produiront à
l'île de la Réunion. Ces artistes, invités
par l'ACCR, une association chinoise de l'île sur,
ainsi que la mairie de St Pierre, proposeront des spectacles de
danses et de chants, sous la chorégraphie de Mme Annie
Wong. Cette troupe d'artistes se produira également à
Maurice le 19 février, à la Municipalité
de Quatre-Bornes. Avant ce spectacle, le Golden Lion Circle défilera
à partir de La Louise pour se rendre dans la cour de la
municipalité de Quatre Bornes. À noter que sous
l'égide de la mission catholique chinoise, des messes spéciales
seront dites le jour de l'an à 8h et 10h à la Cathédrale
St Louis et à l'église St Patrick respectivement.
L'occasion pour tous de goûter à la culture chinoise.
Traditionnellement, la fête du Printemps, c'est l'occasion
pour toute la famille de se retrouver devant une table bien garnie
lors de la veillée de l'an. Un dîner spécial
est préparé par les familles sino-mauriciennes qui
attendent les douze coups de minuit pour faire résonner
les pétards. Durant cette nuit de réveillon, les
meilleurs mets et boissons sont consommés. Dès lors,
la fête du Printemps relève d'une importance commerciale.
Les ventes ont déjà commencé. Les boutiques
sont décorées aux couleurs chinoises, reprenant
les principaux thèmes de cette fête qui célèbre
cette année le Coq.
En effet, depuis quelques jours déjà, les décors
des supermarchés arborent les couleurs de la Chine. On
note de même une palette de produits alimentaires très
alléchants qui serviront pour les mets préparés
à l'occasion de la fête du Printemps. Les responsables
des hypermarchés et supermarchés affichent un bilan
positif face aux achats effectués par la clientèle
pour cette fête. Ces derniers expliquent néanmoins
que "ce ne sont pas que les sino-mauriciens qui achètent.
Tous les Mauriciens s'y mettent, et ce pour diverses raisons,
allant d'une simple promotion à une envie de découverte,
en passant par l'ambiance de fête". Ainsi, si la
fête du Printemps relève d'une importance capitale
pour les sino-mauriciens, on note que les Mauriciens, de façon
générale, se joignent aux festivités et que
les ventes alimentaires connaissent une hausse durant cette période.
Certes, dans le cadre du Nouvel An chinois, les boutiques ont
prioritairement ciblé quelques produits, notamment les
gâteaux lacire, les amuse-gueules (tels les fameux
chipek), les ufs de 100 ans, et les pétards
Mais les ventes concernent tous les produits en général
car, comme le soulignent les responsables de boutiques, "toutes
les occasions sont bonnes pour les Mauriciens de faire la fête."
Cette période voit également les commerçants
se bagarrer pour la meilleure offre. Les promotions font fête
et les produits sont les uns plus attirants que les autres. La
gamme de produits alimentaires proposée pour la fête
du Printemps est très large. L'occasion est aussi donnée
aux Mauriciens de goûter à et de découvrir
ce que représente une culture différente de la leur.
Ainsi, les promotions sur certains produits très prisés
par la communauté chinoise, à l'instar des crevettes,
poissons, nouilles, de même que les diverses sauces chinoises,
attirent la clientèle mauricienne dans son ensemble. Il
ressort que le produit phare demeure la volaille, mais on remarque
également que le porc et la viande bovine sont très
demandés. Les pétards ne sont pas laissés
pour compte. Si la veille de la fête, en plus du dîner,
les sino-mauriciens font résonner immanquablement les pétards
afin de chasser les mauvais esprits et d'accueillir la nouvelle
année avec des souhaits de bonheur et de prospérité,
beaucoup d'autres Mauriciens achètent des gros paquets
de pétards simplement pour la joie de les faire éclater.
De même, si au niveau des boissons, les rayons des supermarchés
affichent une panoplie de produits à base de thé,
une très grosse attention a été accordée
aux boissons alcoolisées. Les sino-mauriciens sont très
friands d'une marque de whisky ayant trait à la couleur
rouge, couleur du bonheur selon les croyances chinoises. Avec
cette fête, les supermarchés espèrent faire
un gain de 10% et déjà, le bilan semble positif
car les ventes vont bon train et sont en légère
hausse ces derniers jours.
Que nous annonce l'année du coq ?
L'année du singe tire à sa fin et cède la
place à l'année du coq. Celle-ci sera marquée
par l'intelligence, une des caractéristiques de l'animal.
Le coq est aussi très symbolique dans la mesure où
à son réveil, la nuit et l'obscurité laissent
la place au jour et à la clarté, donc au bonheur
et à la prospérité. Pourtant, selon l'astrologie
chinoise, le signe du coq n'est pas favorable à la réussite
des couples, c'est l'année veuve. Du coup, en Chine, de
nombreuses personnes se sont précipitées vers le
mariage avant la fin de celle du singe. Cependant, dans l'ensemble,
le coq promet une année assez bonne.
Le Rat
(1924, 1936, 1948, 1960, 1972, 1984)
L'année du coq de bois sera plus ou moins positive pour
le signe du rat. Quelques bonnes opportunités se présenteront
dans sa démarche vers le progrès. Il sera aussi
très actif sur le plan social. Sa rencontre avec des collègues,
en dehors du travail l'aidera à établir de bons
contacts. De bonnes nouvelles se présenteront aussi à
ceux qui cherchent du travail. Ceux nés sous le signe du
rat trouveront beaucoup de plaisir à faire des activités
avec ceux qu'ils aiment.
Le Buffle
(1925, 1937, 1949, 1961, 1973, 1985)
Cette année sera meilleure que celle du singe. Le buffle
pourra respirer un peu et avoir ainsi le contrôle sur ses
activités. Ce sera pour lui une année active et
de consécration. Les natifs du buffle auront cependant
à être très prudents en ce qu'il s'agit de
l'argent. Bien qu'ils connaissent du succès sur le plan
du travail, il y aura toujours des dépenses et il est conseillé
d'être très prudent.
Le Tigre
(1926, 1938, 1950, 1962, 1974, 1986)
L'année du coq sera très importante pour les natifs
du tigre et la chance sera au rendez-vous. Ils auront l'opportunité
d'améliorer leur situation actuelle et également
de rendre leur vie personnelle plus active. Les natifs du tigre
qui savent rester positifs et tenaces envers les situations les
plus dures seront récompensés. Le progrès
accompli au travail verra une augmentation des salaires. Ce sera
aussi une année positive en terme de voyage.
Le Lièvre
(1927, 1939, 1951, 1963, 1975, 1987)
Année assez dure pour ceux nés sous le signe du
lièvre. Ils auront à faire face à de nombreuses
difficultés qui se placeront sur leur chemin. Le coq exposera
les natifs du lièvre à des dépenses souvent
futiles, voire inutiles. Malgré les nombreux défis
qui guettent le lièvre, il appréciera à juste
valeur les activités qu'il fera. Il sera également
bien épaulé dans ce qu'il fera. Bref, ce sera une
année remplie de défis.
Le Dragon
(1928, 1940, 1952, 1964, 1976, 1988)
L'année du coq est encourageante pour les natifs du dragon,
surtout sur le plan du travail. Ils auront l'opportunité
d'améliorer leur situation. Plusieurs ouvertures se pointent
à l'horizon. Il est conseillé aux natifs du dragon
de prendre le temps de faire des activités qu'ils aiment.
Le dragon appréciera le support qu'il reçoit de
sa famille, ce qui va renforcer les liens entre les membres de
la famille.
Le Serpent
(1929, 1941, 1953, 1965, 1977, 1989)
Ce sera une année particulièrement significative
pour ceux nés sous le signe du serpent. Toujours habiles
à utiliser leurs talents, ils auront d'excellentes opportunités
de progresser et auront les récompenses voulues. Sur le
plan personnel, ce sera une année remplie de promesses.
Certaines difficultés pour les serpents deviendront à
la longue bénéfiques.
Le Cheval
(1930, 1942, 1954, 1966, 1978, 1990)
Plusieurs activités sont à prévoir pour ceux
nés sous le signe fougueux du cheval. Vous ferez des expériences
favorables sur votre lieu de travail et avec votre détermination,
vous parviendrez à vos objectifs, mais cela au moment propice.
Faites attention à votre entourage et sachez saisir le
bon moment.
La Chèvre
(1931, 1943, 1955, 1967, 1979, 1991)
Malgré une année difficile sous le signe du singe,
vous devriez songer à persévérer, et ce particulièrement
au sein de votre travail. Vous aurez des responsabilités
à prendre et il ne faudrait pas les négliger. Les
mois de septembre et d'octobre vous seront très favorables.
Toutefois des dépenses futiles sont à prévoir
pour la fin de l'année.
Le Singe
(1932, 1944, 1956, 1968, 1980, 1992)
Avec votre année qui prend fin, les mois à venir
vous seront toujours favorables. Et votre intelligence légendaire
vous conduira toujours vers le succès. Vous aurez de nombreuses
occasions pour développer vos talents et pour ceux à
la recherche d'un emploi, les choses s'éclairciront. Toutefois
vos relations avec vos proches ne seront pas toujours aussi simples.
Le Coq
(1933, 1945, 1957, 1969, 1981, 1993)
Cette année est la vôtre certes, mais attention,
l'influence du signe précédent demeure. Il vous
faudra être attentif, mais vous avez la capacité
de faire de grands progrès et saurez tirez profit des différentes
situations dans lesquels vous vous retrouverez. Les mois de septembre
et d'octobre vous seront plus propices pour vous épanouir.
Soyez attentif à votre entourage.
Le Chien
(1934, 1946, 1958, 1970, 1982, 1994)
Prenez le temps de réfléchir avant de vous embarquer
dans des aventures quelconques. Les opportunités vous guettent
mais vous devriez rester vigilant sur toute la ligne. Votre loyauté
sera un plus cette année. Des changements sont à
prévoir. Alors guettez!
Le Cochon
(1935, 1947, 1959, 1971, 1983, 1995)
Sur le plan professionnel, le cochon fera des progrès durant
le mois d'octobre. Il faudra penser à faire provision pour
les temps durs car votre nature dépensière peut
vous jouer un mauvais tour. Votre relation avec les membres de
votre famille sera au beau fixe et vous vous épanouirez
davantage. De nombreuses activités en groupe sont à
prévoir.
Pour sauver la Vallée de Ferney
Nature Watch lance une pétition internationale
Ordonnez que l'autoroute du sud-est emprunte un autre tracé,
de façon à sauver la Vallée de Ferney, qui
abrite une des dernières forêts indigènes
de Maurice: c'est là l'essentiel de la requête adressée
au Premier ministre mauricien à travers une pétition
nationale et internationale lancée par l'association Nature
Watch. Cette démarche se justifie par l'incertitude qui
plane autour de ce dossier, alors que la site visit que
devait effectuer le Premier ministre aujourd'hui a de nouveau
été reportée, en raison du mauvais temps.
Maurice n'a plus que 1,6% de ses forêts originelles, et
la Vallée de Ferney abrite une part importante de ce faible
pourcentage. Des recherches subséquentes ont de surcroît
permis de constater qu'outre des crécerelles, espèce
menacée, la vallée recèle aussi des espèces
végétales que l'on croyait totalement disparues.
C'est partant de ce constat que l'association Nature Watch s'est
constituée et mobilisée à la fin de l'année
dernière, en prenant connaissance du projet d'aménagement
d'une autoroute du sud-est dont le tracé traversait cette
Vallée de Ferney.
Face à cette protestation, venue se greffer sur des rapports
défavorables d'organismes comme la Mauritian Wildlife Foundation
ou la section Herbarium du MSIRI, le Premier ministre devait annoncer,
en décembre dernier, qu'un tracé alternatif avait
été proposé par la Road Development Authority,
qui permettait de passer à droite de la vallée,
mais qui impliquerait des coûts supplémentaires estimés
à près de Rs 100 millions, en raison notamment de
la nécessité de construire un pont suspendu. Le
PM devait ainsi annoncer qu'un consultant étranger serait
sollicité pour se prononcer avec précision sur ces
coûts additionnels, laissant entendre toutefois que la possibilité
de revenir au tracé initial à travers la Vallée
de Ferney n'était pas totalement écartée
si ces coûts se révélaient trop élevés.
Parallèlement, le Premier ministre avait fait savoir son
intention d'effectuer une site visit le 27 décembre
dernier, mais cette visite fut renvoyée à la dernière
minute en raison du mauvais temps. Reprogrammée pour aujourd'hui,
cette visite ne pourra à nouveau avoir lieu, le Premier
ministre ayant décidé hier que le mauvais temps
qui a rendu impossible la site visit prévue à
St Félix ne permettrait pas non plus de descendre sur le
terrain aujourd'hui à Ferney.
Situation toujours incertaine
Face à cette situation incertaine, l'association Nature
Watch, menée par Alvin Brigemohun, a décidé
de maintenir la mobilisation, notamment à travers une pétition
circulée tant au niveau national qu'international. Intitulée
"Sauvez la Vallée de Ferney !", cette pétition,
adressée au Premier ministre Paul Bérenger, fait
ressortir l'opposition formelle des signataires à la construction
de l'autoroute du sud-est à travers la Vallée de
Ferney. "Vos experts environnementaux vous ont soumis
ces dernières semaines non pas un mais deux rapports. Ils
vous disent clairement que quel que soit le tracé adopté
dans la vallée, les dégâts à long terme
seront considérables. Ils vous demandent d'éviter
la vallée. Nous, les signataires, nous vous demandons de
les écouter", fait ressortir cette pétition.
"Il existe d'autres routes qui passent ailleurs que dans
la vallée et qui seraient moins chères à
construire", insiste Nature Watch, qui avait déjà
proposé un tracé alternatif en décembre dernier.
"En tant que Premier ministre qui dit agir au nom de l'intérêt
national, nous vous demandons d'utiliser ces routes pour sauver
la vallée. Ces routes d'ailleurs ne nécessiteraient
pas la construction d'un tunnel et d'un pont suspendu comme prévu
dans la vallée: autant d'argent économisé
qui vous aidera à modifier les plans".
Cette pétition poursuit en rappelant que "Maurice
est le tout premier pays au monde à avoir signé
la Convention des Nations Unies pour la Protection de la Biodiversité.
En 2002, le gouvernement s'est engagé devant les Nations
Unies à tout faire d'ici 2010 pour réduire la disparition
des espèces d'arbres et d'animaux menacés. Il est
hors de question que l'on puisse bafouer ces principes et aller
saccager la vallée de Ferney. Ordonnez que cette autoroute
se fasse ailleurs !", conclut la pétition.
Il est parfaitement possible à la fois de sauver entièrement
la vallée et de réaliser le projet d'autoroute,
sans pour autant débourser une fortune, insiste encore
Nature Watch dans un communiqué officiel émis le
2 février dernier. Qui fait également ressortir
que développement durable et protection de la biodiversité
sont directement liés.
Avec le nouveau renvoi de la site visit premierministérielle,
il faudra encore attendre pour être fixés sur l'avenir
de la vallée de Ferney, et sur la tournure que prendra
cette fameuse autoroute.
Reportage
Khao Lak, paradis touristique rayé de la carte
Khao Lak était le fleuron de la province de Phang-Na,
un de ses districts en plein développement touristique.
Frangée de filaos et située face à une
barrière de corail et aux îles Simlilan et Surin,
Khao Lak s'était rapidement lancé dans le tourisme.
Aux petits bungalows thaïs rustiques des années quatre-vingt
avaient succédés les grands établissements
hôteliers des grands groupes internationaux à plusieurs
étoiles qui avaient fait de Khao Lak une des principales
stations balnéaires de la région moins populeuse
que Phukhet et un peu plus haut de gamme.
Et puis le 26 décembre alors que des centaines de touristes
servis par des milliers de thaïlandais se remettaient des
festivités de la Noël particulièrement réussis,la
vague venue de Sumatra a tout emporté sur son passage:
hommes, animaux, bâtiments, vehicules, végétation.
Pendant une semaine Khao Lak, devenu en quelques minutes un amoncellement
de ruines et de cadavres, a été coupé du
reste du monde. Pour éviter les risques d'épidémie
les autorités thaïlandaises ont agi rapidement pour
faire enlever les décombres et les cadavres. De ce qui
fut jusqu'au 26 décembre au matin un paradis pour touristes
enveloppé dans une forêt tropicale luxuriante, il
ne reste aujourd'hui qu'un immense terrain buldozé où
ne subsistent ça et la que quelques armatures de bâtiments
et de carcasses de véhicules qui n'ont pas encore été
enlevé. Khao Lak était un paradis touristique
que le tsunami a fait rayer de la carte de Phang Nga. Pour avoir
une idée de l'ampleur de la catastrophe essayez d'imaginer
la zone allant de Pointe aux Piments à Choisy complètement
rasé des deux côtés de la route avec ses hôtels
petits et grands, ses bungalows, ses restaurants, son terrain
de golf et ses morcellements!
Sur la plage aujourd'hui déserte les seuls traces imprimées
dans le sable sont ceux des pneus des bulldozer qui assurent le
deblayage de la zone. Khao Lak a des allures d'une de ces villes
fantômes de l'ouest américain abandonné par
les chercheurs d'or ayant épuisé les mines locales
et petrifié par le temps. La seule différence est
que les habitants et les touristes présents le 26 décembre
de l'année dernière n'ont pas abandonné Kho
Lak. Ils ont été emportés, en quelques minutes,
par ce qu'un respcapé qualifiait de " grosse colère
de la mer."
Les galeries de l'horreur
Si le désert qu'est devenu la station balnéaire
de Kao Lak est insuportable par sa propreté de lieu de
sinistré récemment nettoyé, il y a malheuresuement
pire. Je l'ai découvert à Phang Nga, la capitale
de la province du même nom . L'enceinte de son immense temple
dédié à Boudha a été transformée
en QG pour l'armée et les volontaires qui continuent à
nettoyer les décombres et à s'occuper des réfugiés
pour qui des camps ont été construits et à
qui les colis de l'aide internationale sont distribués.
Une partie du temple à côté d'une pagode a
été transformée en bûcher funéraire
commun où l'on incinère les cadavres que l'on continue
à découvrir sous les derniers décombres ou
que la mer continue à rejetter. Mais l'horreur ne se trouve
pas dans ces bûchers où l'on brûle les derniers
restes des victimes, mais dans les galeries installées
le long du mur du temple, sur la route principale de Phang Nga,
à côté d'un immense écriteau en pierre
gravée souhaitant au revoir à ceux qui quittent
le district . Ces galeries contiennent dans une première
partie les avis de recherches des parents qui affichent les photos
de leurs proches disparus dans la région le 26 décembre.
La deuxième partie, la plus importante de cette galerie
de l'horreur contient les photographies de tous les cadavres retrouvés
dans les décombres aux fins d'identification. C'est là
que tous les proches des victimes du tsunami viennent essayer
de reconaître dans ces images de corps distordus par l'eau
de mer et les marques de coups reçus la dernière
image de ceux qu'ils ne reverront jamais.
Relations industrielles à MT
La TESA parle de "frustration" et de "découragement"
à Cellplus
La Telecommunication Employees and Staff Association (TESA) estime
que sa bonne foi a été trompée lors des négociations
avec la direction du groupe Mauritius Telecom (MT) ayant abouti,
en décembre dernier, à une révision salariale
de l'ordre de 16,5% avec effet rétroactif à juillet
2004. Selon Bhoonesswur Ramkishor, président de ce syndicat,
c'est la frustration et le découragement chez les quelque
200 employés de Cellplus, filiale de téléphonie
mobile de ce groupe. Contrairement à leurs collègues
de MT, ces employés n'ont pas, en effet, bénéficié
de cette révision salariale.
Le président du syndicat soutient que lors d'un précédent
accord signé fin 2002, il avait pourtant été
convenu d'une harmonisation salariale parmi l'ensemble des quelque
1 800 employés du groupe MT. M. Ramkishor précise
qu'au moment de la finalisation de l'accord de négociation
en juillet 2004, la direction aurait promis de considérer
la question des employés de Cellplus une fois l'aboutissement
des discussions salariales. Selon lui, il coulait de source que
les salaires de ces employés allaient être alignés
sur ceux de leurs collègues une fois l'accord conclu.
Or, à ce jour, tel n'a pas encore été le
cas. Le président de la TESA explique qu'en dépit
de plusieurs sollicitations de renseignements, dont une lettre
formelle en date de fin décembre dernier, aucune décision
n'a été prise. Au terme de la dernière démarche
entreprise vendredi matin, le syndicat a appris que le cas des
employés de Cellplus est encore en considération
au niveau du département des Ressources humaines de MT.
"Il existe une vive frustration et un grand découragement
au sein des employés de Cellplus, d'autant que cette filiale
génère plus de 50% des recettes du groupe MT",
affirme le président de la TESA. Selon lui, la bonne foi
des dirigeants de son syndicat a été trompée
par la direction. M. Ramkishor réclame une réaction
immédiate de la direction en vue de prévenir une
dégradation des relations industrielles à Cellplus.
Selon lui, cela pourrait même déboucher sur des actions
syndicales.
Auto-écoles
Attention aux escrocs
En moyenne, chaque jour, quelque 250 personnes passent leur test
pour l'obtention de permis de conduire. Les demandes pour la licence
connaissent un accroissement sans précédent ces
dernières années et cela entraîne une floraison
d'auto-écoles. Toutefois, pas n'importe lesquelles. Ce
sont beaucoup plus des auto-écoles marron qui sillonnent
nos routes. Et la majorité ne possèdent guère
les moyens adéquats pour dispenser des cours valables.
"J'ai fréquenté une auto-école pendant
près de 6 mois. Mes cours étaient de 30 minutes,
mais à chaque fois, le moniteur finissait la session en
vingt minutes. De plus, à chaque cours, il y avait d'autres
élèves dans la voiture. Comme frais, je payais Rs
75 la demi-heure, ce qui n'est pas mal pour apprendre à
conduire. Finalement j'ai dépensé une très
grosse somme, sans pour autant avoir appris grand-chose sur la
route. Et récemment, j'ai découvert que mon moniteur
proposait ses cours dans l'illégalité, car il n'est
pas enregistré auprès de la Road Traffic Branch",
déplore une aspirante conductrice. Comme elle, nombreux
sont ceux qui se font avoir par les braconniers du métier.
Ces derniers, en pratiquant un tarif forfaitaire pour leurs "cours",
attirent de nombreux clients. Contrairement à la pratique,
les auto-écoles marrons ne réclament aucun dépôt
pour donner des leçons de conduite. De plus, les tarifs
qu'ils proposent ne dépassent pas Rs 100. Ainsi, les Mauriciens,
friands de bonnes affaires, se laissent duper par quelques roupies
de moins par ces "cours" et se tournent de plus en plus
vers les auto-écoles marrons. Ou encore, ils se font tout
bonnement avoir par beaucoup de braconniers qui agissent simplement
comme sous-entrepreneurs des opérateurs officiels. Le phénomène
s'est accru au fil des ans et trouvant un filon à exploiter,
ces personnes peu scrupuleuses ne craignent pas la police. Ne
sachant pas que leur instructeur opère dans l'illégalité,
les élèves déboursent ainsi des milliers
de roupies avant d'obtenir leur permis de conduire.
Selon nos informations, il y a environ 140 moniteurs d'auto-écoles
enregistrées à la Road Traffic Branch, dont 75%
sont enregistrés au Driving Instructors Association (DIA).
Ces derniers possèdent une formation de Driving Instructors
et parmi, nombreux ont également un Driving School Licence.
Ces instructeurs, qui ont passé leur permis pour opérer
une auto-école, sont aptes à proposer des cours
oraux et pratiques de conduite. En effet, au sein de la Traffic
Branch, il ressort que les moniteurs d'auto-écoles doivent
passer des examens afin de pouvoir obtenir leur permis d'opération.
Outre l'examen d'oral, les aspirants moniteurs doivent passer
le "advanced driving test'et l''advanced praticing test".
Les officiers de la Traffic Branch procèdent après,
à une vérification des lieux d'opération
des moniteurs qui auraient au préalable réussi à
ces examens. Et de là, si tout concorde, le permis est
délivré. Déplorant le fait que "beaucoup
d'auto-écoles opèrent dans l'illégalité",
M. Gorah Goolamally, président de la Driving Instructors
Association (DIA), déclare qu'"il existe 3 fois
plus de'Driving School'marrons que de Driving School'enregistrées".
Pour M. Goolamally, "all drivers are drivers, mais
ce ne sont pas nécessairement des Driving Instructors.
Les moniteurs marrons ne sont pas qualifiés pour la formation".
Selon lui, en pratiquant ces prix très concurrentiels,
les braconniers réduisent considérablement les inscriptions
dans les auto-écoles enregistrées. Parallèlement,
ils participent au nombre grandissant d'accidents sur nos routes,
dus au fait que les conducteurs méconnaissent les règles
élémentaires de conduite, à cause des braconniers
du métier. "Ces moniteurs n'ont aucune formation
et ne payent aucune taxe alors que c'est le cas pour nous. Nous
nous avons une formation, mais pas eux et zot pé gatte
formation bann zélèves"estime M. Goolamally
Le président de la DIA explique que "pour apprendre
à conduire auprès d'un moniteur enregistré
auprès de la Traffic Branch, l'aspirant conducteur doit
au préalable faire un dépôt de Rs 5 00 à
Rs 1 000. Il doit ensuite payer une somme minimale de Rs 100 à
Rs 125 l'heure de cours. En moyenne, une trentaine sont nécessaire
pour apprendre à conduire". Les auto-écoles
enregistrées auprès de la Traffic Branch, ont plusieurs
frais à payer dont le Driving Instructor's Licence Fee,
le Driving School Fee, le Municipality Fee, l'Income taxe et
d'autres frais administratifs de'Driving School'. C'est pour ces
raisons que les coûts par session de conduite s'élèvent
à plus de Rs 100. Ainsi, depuis deux ans, une équipe
de la Road Traffic Branch a pour tâche de surveiller de
près les auto-écoles qui opèrent dans l'illégalité.
A ce jour, quelque vingt braconniers ont été verbalisés
par le Tracking Team, mais beaucoup continuent d'opérer
leur business peu scrupuleux et ce avec la participation des élèves
eux-mêmes, semble-t-il. Selon un responsable de la Traffic
Branch, à travers les plaintes reçues et les plaques
d'immatriculation, le Tracking Team piste les auto-écoles
marrons. "Mais il ne s'agit pas d'un travail facile, car
dans la plupart des cas, quand on demande au braconnier les éléments
de paiement et qu'il ne peut les produire, l'élève
joue son rôle de complice et déclare qu'il est apparenté
avec son moniteur", explique ce responsable.
Afin d'être sûr de trouver un moniteur d'auto-école
opérant dans la légalité, il faut de même
vérifier plusieurs détails. Les voitures utilisées
par les auto-écoles enregistrées portent des plaques
d'immatriculation d'une couleur disctinctive, c'est-à-
dire sur fonds marron clair avec lettres et chiffres en blanc.
De même, les voitures utilisées par les moniteurs
doivent être à double contrôle et porte la
vignette des Driving School, Aussi, il est conseillé de
toujours vérifier la licence d'opération de son
moniteur. Selon le président de la DIA, la première
étape pour apprendre à conduire est de prendre contact
avec une auto-école. "Certes il y a les annonces
dans les journaux, mais le meilleur moyen, c'est de se référer
à des personnes qui ont déjà obtenu leur
permis de conduire et de s'inscrire auprès de leur moniteur.
Il est nécessaire de prendre contact avec une auto-école
fiable qui respecte ses horaires. Et en moyenne, il faut ainsi
compter débourser quelque Rs 5000 à Rs 6000 pour
se préparer à aller au test.", explique
notre interlocuteur.
À Cité Briquetterie
Des mamans se regroupent pour éviter la rue à
30 enfants
Trois fois par semaine, une trentaine d'écoliers de Cité
Briquetterie se retrouvent au centre social de la région
où ils sont encadrés par des mères de famille.
Regroupées sous l'appellation de Nous Nouveau Base,
ces mamans ont décidé de prendre en charge les
enfants qui sont livrés à eux-mêmes après
les heures de classe. Disposant de peu de moyens, elles mettent
à contribution leur expérience maternelle pour leur
accorder de l'attention.
"Je n'ai qu'une seule fille. En tant que mère et
étant consciente que l'éducation est vitale, j'ai
tout fait pour que mon enfant puisse réussir ses études.
Ma fille a fréquenté un collège confessionnel
et attend ses résultats de HSC. Je voudrais que
d'autres enfants aient cette même chance ou bénéficient
d'un encadrement scolaire soutenu. C'est pour cela que j'ai décidé
d'accorder du temps aux enfants de Briquetterie. Même si
j'habite en dehors de la cité, je tiens à faire
quelque chose pour ses enfants", explique d'emblée
Helena Derougère. Comme elle, des femmes de l'association
féminine de la région ont décidé de
consacrer leur temps aux enfants livrés à eux-mêmes
après les heures de classe.
Pourtant, elles n'ont pas grand-chose à leur disposition
pour encadrer la trentaine d'enfants qu'elles ont regroupés
en octobre dernier. "Notre volonté est notre seul
moyen", avance Marie-Lourdes Volcy, membre de l'association
et animatrice. "Nous sommes avant tout des mères
qui ne veulent pas voir ces enfants dans la rue", ajoute-t-elle,
approuvée par ses collègues. Malgré l'absence
d'une structure appropriée pour encadrer les enfants, ces
mamans n'ont pas voulu reculer devant un problème logistique.
S'armant de leur volonté et guidées par leur instinct
maternel, elles apportent quelques heures de soleil dans la vie
des petits de la cité.
"Nous Nouveau Base"
Le centre social de Cité Briquetterie se trouve à
quelques pas de l'école primaire. Désormais, trois
fois par semaine, après les heures de classe, 29 écoliers
prennent la direction du centre. "Auparavant, ils étaient
dans la rue. Dans certains cas, les parents ne sont pas encore
rentrés du travail et les enfants se retrouvent seuls à
la maison. Il y a aussi des parents qui n'accordent pas l'attention
voulue aux enfants", explique Marie-Lourdes Volcy. "En
voyant la situation de ces enfants, dans un milieu social difficile
où les fléaux sont très présents,
les membres de l'association féminine ont pris la décision
d'encadrer ces petits afin de leur éviter les rues. Nous
en avons discuté avec des représentants du ministère
de la Femme, qui a approuvé notre projet. Pour nous soutenir,
le ministère nous a offert des jeux", ajoute-t-elle.
Pour cibler les enfants les plus nécessiteux, les volontaires
bénéficient de l'aide du maître d'école
de la cité. "Il nous a envoyé un groupe
d'enfants. Puis, nous avons recueilli les enfants que nous connaissons
déjà, dont un adolescent non scolarisé",
explique Marie-Lourdes Volcy. Cette nouvelle expérience
encourage les volontaires à se regrouper sous l'appellation
de Nous Nouveau Base.
L'expérience maternelle
Turbulents, vifs et ayant des difficultés scolaires, les
petits protégés de Nous Nouveau Base requièrent
une attention particulière. Les membres du nouveau groupe,
qui ne sont pas des animatrices spécialisées, se
servent de leur expérience maternelle et de leurs connaissances
pour aider les enfants à remonter la pente. Car le projet
ne vise pas seulement à éviter la rue aux enfants
mais aussi à les doter d'une éducation de base.
"Il y a peu, ils ne disaient pas bonjour. Nous sommes
pleinement conscientes que nous avons beaucoup à faire",
confie Georgette Grivon. Et d'ajouter que "ces enfants
ont surtout besoin d'affection". D'ailleurs, les volontaires
n'hésitent pas à laver les uniformes sales des enfants
lorsque cela est nécessaire.
Lorsqu'ils arrivent au centre social, certains enfants jouent
entre eux. "Ils disent qu'ils ne veulent plus voir livres
et cahiers", raconte Marie-Lourdes Volcy. D'autres font
leurs devoirs. "Au moins ici, ils peuvent les faire. Tandis
que chez eux, ils font tout sauf les devoirs de classe",
expliquent les autres animatrices. Ces dernières, à
l'instar de la jeune Tessa Potou, les aident alors à finir
les exercices qu'ils sont censés faire à la maison.
"Nous comptons structurer l'accompagnement scolaire. Les
enfants seront alors regroupés selon leurs classes et leur
niveau", souligne Marie-Lourdes Volcy.
Nous Nouveau Base veut soutenir matériellement les
écoliers. Il y a peu, le groupe a collecté des sacs
d'école auprès des membres de l'association féminine.
Les volontaires assurent aussi une collation aux petits à
chaque fois qu'ils se rendent au centre. "Nous avons été
surprises quand des personnes de la région nous ont spontanément
offert des gâteaux pour les enfants. D'ailleurs, nous demandons
à tous ceux qui voudraient nous aider dans ce sens de ne
pas hésiter, car nous devons trouver du jus et des biscuits
chaque semaine pour la collation des enfants", précise
Marie-Lourdes Volcy.
Suspendus après avoir refusé de se rendre à
Agaléga
Les deux enseignants ont réintégré leur
poste mercredi dernier
C'est le soulagement pour le couple d'enseignants qui avait refusé
de se rendre à Agaléga le 16 janvier dernier. En
effet, suspendus de leur fonction les deux enseignants qui étaient
jusqu'à lundi dernier en congé payé, ont
été réintégrés dans deux établissements
primaires du Sud, respectivement, mercredi matin. "Nous
sommes très heureux du dénouement de cette affaire",
déclare d'emblée Ashik Junglee, conseiller technique
à la General Purpose Teachers' Union (GPTU).
Défendant la cause des deux enseignants, la GPTU
avait manifesté devant les locaux de l'IVTB House,
le 29 janvier, en signe de solidarité. Il était
même question d'une veillée devant le siège
du ministère au cas où le couple n'aurait pas repris
ses fonctions. Rappelons que le couple qui avait déjà
pris place à bord du bateau Le Vigilant, le 16 janvier,
s'est dit contraint de rentrer chez eux après de très
longues heures d'attente dans le port. L'enseignante, prise d'un
malaise, a préféré abandonner l'idée
du voyage. Soutenue par son époux, elle a regagné
le domicile familial avant d'être hospitalisée. Selon
la GPTU, le couple aurait vécu un véritable
traumatisme pendant leur suspension. De son côté,
le ministère de l'Éducation avait initié
une enquête avant de réintégrer les deux enseignants
à leur poste. Au début de cette semaine, c'est un
autre couple d'instituteurs qui mettra le cap sur Agaléga.
Après avoir signifié leur intention de travailler
dans les deux écoles de l'archipel, les deux enseignants
ont été informés, jeudi dernier, que leur
requête a été retenue.
En effet, Vishwanee et Mike Maugueret, enseignant à Raoul
Rivet GS et St Julien RCA respectivement, ont décidé
de mettre leur expérience à contribution pour améliorer
le niveau des petits Agaléens. Ayant longtemps travaillé
dans une low performing school, avant d'être affectée
à la Raoul Rivet GS, école cotée de
la capitale, Vishwanee Maugueret connaît bien les élèves
ayant des difficultés d'apprentissage. Ce qui ne devrait
pas poser de problème pour elle à Agaléga
où le rythme de travail des écoliers de l'archipel
diffère de celui des petits Mauriciens. La jeune enseignante
aura la responsabilité des élèves des Stds
I à III. Quant à son époux, Mike il enseignera
aux élèves des Stds IV à VI. Ce jeune couple
qui habite Ste-Croix ne partira pas seul à Agaléga.
Ce sera en compagnie de leurs deux fils, Adrien et Loïc,
six et trois ans respectivement, que les Maugueret effectueront
le voyage.
Enfants en situation de pauvreté dans le Sud
Quand l'école ne rime pas avec réalité
!
164 écoliers et collégiens en difficulté,
dans les villages stratégiques du Sud, poursuivent actuellement
leur scolarité grâce au soutien du Trust Fund for
the Social Integration of the Vulnerable Groups (TFSIVG). Dans
cette région du pays où plusieurs familles vivent
dans des poches de pauvreté, l'éducation n'est toujours
pas accessible aux enfants.
Education obligatoire jusqu'à l'âge minimum de 16
ans ou pas, Alvaro et Danilo, deux frères de 8 et 11 ans
respectivement, n'iront pas à l'école. Du moins,
pas de sitôt. Les deux garçons n'aiment pas l'école.
Ils préfèrent la plage de Surinam aux bancs des
classes de l'établissement primaire où ils sont
inscrits. "Quand j'ai un peu d'argent, je les force à
aller à l'école. Mais quand je n'en ai pas, j'avoue
que je n'y peux rien", confie leur mère, Pamela.
Et comme la plupart du temps l'argent fait défaut, Alvaro
et Danilo sont de moins en moins présents à l'école.
Dans la famille, les deux garçons ne sont pas les seuls
à ne plus aller à l'école. Il y a aussi la
petite-fille de Pamela. L'enfant, âgée de 7 ans,
devait entamer la troisième le 17 janvier dernier. Sa mère,
Stéphanie, l'aînée de Pamela, dit éprouver
des difficultés financières pour entreprendre des
démarches administratives auprès du ministère
de l'Éducation. La fillette, scolarisée dans deux
écoles différentes, passe depuis ses journées
dans la maison qu'occupe sa mère, dans un camp de squatters
à Surinam. Un peu plus loin dans la même région,
ce sont Jordan et Alender, 4 et 5 ans respectivement qui ne sont
pas scolarisés. Leur père au chômage n'envisage
pas de les inscrire dans une école. Alender, trisomique,
a besoin d'un encadrement spécialisé.
Une flopée de mouches a envahi la pièce qu'occupe
Pamela dans une cité de Surinam. Habituée à
elles, la mère de famille ne les chasse plus. Toutefois,
pour protéger de ces insectes sa benjamine, qui dort sur
un vieux fauteuil, Pamela a recouvert la fillette d'une pile de
vêtements. Cachée sous l'amas de tissus, la présence
de Géorgie, 4 ans, passe inaperçue. Pamela a du
mal à se rappeler de son âge. "J'ai 40 et
quelque années", dit-elle. Originaire de Surinam,
elle vit dans la maison que lui a léguée son mari
après son décès. Mais, quand une de ses filles
s'est mariée, elle a séparé la pièce
qu'occupait la famille. Avec ses deux fils et la benjamine, Pamela
vit dans des conditions inhumaines dans un espace exigu. En ce
début d'après-midi de jeudi, la pluie vient d'arroser
copieusement la région. Le toit fissuré et troué
de la pièce n'a pu éviter l'eau. Le sol rendu humide
n'est pas pour arranger les choses ! De plus, l'hygiène
laisse à désirer. Pamela partage avec ses enfants
l'unique matelas dont elle dispose, rangé contre la séparation
de la pièce. Chez elle, tous les effets sont entassés,
faute de place. À l'extérieur, elle a aménagé
un foyer où elle prépare les repas de sa famille.
Pamela: "j'aurais tant voulu que mes fils aient une
bonne éducation
"
Même si elle a trouvé du travail dans un champ dans
le Sud, Pamela affirme ne pas pouvoir envoyer ses enfants à
l'école. "Fort heureusement, un de mes proches
a pris la responsabilité de payer la maternelle de la petite.
Sinon, je n'aurais pas pu l'envoyer à l'école. J'aurais
tant voulu que mes fils aient une bonne éducation
",
dit-elle, avant de pleurer silencieusement. Seule, elle arrive
difficilement à faire preuve d'autorité face à
ses enfants. "Je quitte la maison à 4 heures pour
me rendre au champ. Les enfants dorment encore. C'est ma fille
qui partage ma maison qui s'occupe de la petite. Quant aux garçons
",
confie Pamela. La pension sociale qu'elle perçoit mensuellement,
dit-elle, sert essentiellement à acheter de la nourriture
et à payer l'eau qu'elle puise chez son voisin. "Je
n'ai pas d'eau, pas d'électricité", ajoute-elle
tout en chassant des mouches qui survolent autour de Géorgie.
"Ce n'est pas toujours que je trouve du travail pour améliorer
notre vie", ajoute notre interlocutrice. Et coincée
dans le cercle de la pauvreté, cette dernière explique
qu'elle arrive difficilement à sortir du gouffre. "Parfois,
quand le jour du rendez-vous de Danilo à l'hôpital
coïncide avec une période où je n'ai pas un
sou, mon fils est privé de son traitement. Il a été
opéré d'une hernie et il doit être suivi médicalement",
précise-t-elle.
"Quand je vois ma mère verser des larmes, cela
me fait mal", confie Stéphanie, la fille aînée
de Pamela. Stéphanie, 24 ans, ne semble pourtant pas trop
s'inquiéter de la situation de sa fillette, actuellement
non-scolarisée. Après avoir entamé le primaire
dans une école du Sud, l'enfant a suivi sa mère
à Curepipe où elle a été admise dans
un établissement de la région. "Je suis
revenue vivre à Surinam à la fin de 2004. Pour que
mon enfant soit admise à nouveau à l'école
de Surinam, il me faut un papier de transfert de la zone. Je n'ai
pas d'argent pour me rendre au bureau de l'Éducation de
Rose-Belle. Ce qui fait qu'entre-temps, ma fille ne peut pas aller
à l'école", raconte Stéphanie, au
chômage. "Personne ne m'accordera un prêt
pour me permettre de faire des démarches, puisque je ne
travaille pas", dit-elle.
Jordan et Alender n'iront pas à l'école
À cinq ans, Alender est trisomique. Le garçonnet,
régulièrement en proie à des crises violentes,
selon son père, Alain Malécaut, ne fréquente
aucune institution spécialisée. Il n'est pas suivi
médicalement non plus. Pour le père d'Alender, sa
situation financière précaire ne lui permet pas
de pourvoir un encadrement approprié à son fils.
Au chômage, il dit ne pas trouver du travail malgré
ses multiples efforts. Et quand des occasions se présentent,
le salaire reçu n'étant pas régulier, il
ne pourrait assurer la scolarité de son enfant. Jordan
est le benjamin d'Alain Malécaut. L'enfant a quatre ans.
Lui non plus n'a jamais mis les pieds dans le préprimaire.
Et visiblement, il n'ira pas à l'école primaire
l'an prochain. "Je ne pourrais pas l'envoyer à
l'école. Je ne sais même pas si j'aurai de l'argent
pour lui acheter le matériel scolaire", avance
le père des deux garçons. Alors, faute d'être
encadré et scolarisé respectivement, les deux enfants
passent leur temps à jouer dans l'unique pièce en
dur de la maison familiale dotée d'un minimum de confort,
à regarder la télévision ou à gambader
dans la cour. "Quand je vais à la recherche d'un
travail, c'est mon épouse qui les surveille. Elle ne peut
travailler également, car elle souffre d'un handicap auditif",
explique Alain Malécaut. Insistant sur sa situation
financière précaire, il reconnaît dit-il,
que ses enfants passent à côté de leur éducation.
"C'est sans aucun doute ma faute. J'en suis responsable.
Mais je n'arrive pas à trouver du travail." Un
proche vient souvent en aide à la famille, ce qui permet
aux enfants de manger, dit-il.
Après une formation: 6 éducateurs de rue bientôt
dans le Sud
Pour assurer la scolarité de 164 écoliers et collégiens
de la région, le TFSIVG finance (Rs 427 000) leur
transport et nourriture
"Il y a un problème aigu chez des enfants de Bel-Ombre,
Surinam et Riambel", reconnaît d'emblée
Daniel Anacoa, responsable des éducateurs de rue. Non scolarisés,
selon une enseignante de Surinam, les enfants se retrouvent souvent
livrés à eux-mêmes dans les rues. Aussi, touchées
par la pauvreté, des familles, dit-elle, sont contraintes
de priver leurs enfants de leur éducation scolaire. L'équipe
des éducateurs de rue désormais renforcée,
six d'entre eux, explique Daniel Anacoa, seront bientôt
présents dans les villages du Sud. "Les nouveaux
éducateurs sont actuellement en formation et aussitôt
que celle-ci aura pris fin, six d'entre eux feront un constat
dans le sud-est de l'île avant de commencer un travail de
terrain", précise ce dernier.
Par ailleurs, des familles de ces régions - dont Surinam
- socialement vulnérables bénéficient de
l'aide du Trust Fund for the Social Integration of the Vulnerable
Groups. Ainsi, explique Frédéric Augustin,
le facilitateur responsable de Grand-Port/Savanne auprès
du TFSIVG, outre le financement de projets et de formation professionnelle,
le fonds s'assure du transport des enfants afin de les permettre
d'aller à l'école. En l'occurrence, 22 enfants de
Riambel fréquentant l'école non-formelle de Joie
de Vivre, 42 enfants de l'école primaire de Mont-Carmel
à Chemin Grenier, 32 de St-François d'Assises à
Baie du Cap, 20 de l'école RCA de Souillac et 30 de l'école
gouvernementale de Bel-Ombre bénéficient d'une aide
alimentaire. Le fonds sponsorise aussi 18 collégiens en
matière de transport. Ce qui représente une aide
financière de Rs 427 000 au total. "Actuellement,
nous sommes en train d'étudier le cas de 108 écoliers
et collégiens venant également de ces régions.
Ils seront certainement éligibles pour une aide",
explique Frédéric Augustin. D'autre part, 44
familles de Rivière des Galets, Bel Ombre et Baie du Cap
respectivement auront bientôt droit à un meilleur
logement, grâce au projet de consolidation et construction
du Fonds. Frédéric Augustin rappelle que les institutions
scolaires réfèrent souvent les cas d'enfants scolarisés,
mais en difficulté, au TFSIVG. "C'est ainsi que
nous arrivons à soutenir ces enfants. Pour ce qui est des
familles pauvres, ce sont les associations féminines, centres
d'écoute, forces vives et Citizen Advice Bureau qui nous
indiquent les cas méritant une aide."
Éducation obligatoire jusqu'à l'âge de
16 ans
Enfants absents depuis la rentrée: les statistiques
prêtes à la mi-février
Il faudra attendre encore quelques semaines avant d'être
fixé sur la situation concernant les enfants scolarisés
ayant toutefois boudé les salles de classe depuis la rentrée.
Les différents mécanismes préconisés
par le ministère de l'Éducation sont actuellement
à l'uvre pour détecter les collégiens
concernés. C'est ce qu'a affirmé, à Week-End,
le ministre de tutelle, Steve Obeegadoo. "C'est vers
la mi-février que nous aurons une idée sur cette
question", indique-t-il. Entre-temps, les statistiques
et autres données sont quotidiennement compilées
au ministère de l'Éducation dans cette optique.
Du côté du primaire, un atelier de travail est prévu
avec les maîtres d'école, lesquels devraient, en
collaboration avec la Parent Teachers'Association de leur
établissement, lister les élèves inscrits
mais qui n'ont répondu présent depuis le 17 janvier
dernier, soit à la rentrée des classes. "Je
dois préciser qu'il y a eu davantage de repeaters en
sixième cette année. C'est une indication très
encourageante dans la mesure où les enfants qui ont échoué
au CPE ont décidé de refaire leur classe.
Certaines écoles n'ayant pas assez de places, des arrangements
ont dû être faits avec d'autres institutions pour
accueillir les élèves. Un transport gratuit a été
mis à leur disposition", précise Steve
Obeegadoo. En ce qui concerne le secondaire, c'est dans le prévocationnel
que les implications de la nouvelle Education Amendment Act
se sont fait sentir. Éducation obligatoire jusqu'à
l'âge minimum de 16 ans oblige, 95% des jeunes attendus
dans le Prevocational Department (PVD) s'y trouvent
actuellement. L'année dernière ils n'étaient
que 87%. Cependant, depuis que la loi est devenue effective en
janvier dernier, le PVD reçoit des jeunes qui renouent
avec le système éducatif après une certaine
période de non-scolarisation. Dans ce cas, explique encore
le ministre de l'Éducation, deux options s'imposent. D'une
part, l'intégration de l'élève directement
en Form I du PVD, avec toutefois une condition:
la classe ne pourra accueillir plus de deux jeunes dans cette
catégorie. D'autre part, il est question d'aménager
des classes spéciales regroupant les jeunes de 14-15 ans
qui se présentent à nouveau dans le milieu éducatif.
Un moyen de transport sera même mis à leur disposition.
Quant au mainstream, les données ne seront pas disponibles
avant la mi-février, comme l'a indiqué le ministre
plus haut.
Marche antidrogue à la Résidence Kennedy
Peu de participants par crainte de représailles, affirment
les forces vives
Une poignée de personnes seulement ont pris part à
la marche antidrogue tenue à la Résidence Kennedy
dimanche dernier. Ce, en dépit du fait que de nombreux
habitants de la cité s'étaient associés aux
différentes manifestations et mouvements organisés
dans la région contre le trafic de drogue jusqu'alors.
Selon les forces vives, dimanche dernier, plusieurs personnes
ont préféré ne pas prendre part à
la manifestation par crainte de représailles. Elles allèguent
qu'un certain nombre d'habitants auraient été menacés
et intimidés par des personnes liées au trafic.
D'ailleurs, lors d'une manifestation nocturne tenue spontanément
il y a quelques semaines, des membres des forces vives avaient
été agressés tandis que gourdins et sabres
avaient été sortis. À travers la manifestation
de dimanche, les travailleurs sociaux espéraient maintenir
la pression exercée depuis le début de l'année
pour mettre un terme au trafic de drogue à la Résidence
Kennedy. Si les autorités ont répondu à l'appel
par des actions policières dans la cité, il est
désormais souhaité que la NATRESA apporte une aide
aux toxicomanes de la région. Entre-temps, il a aussi été
noté que certains trafiquants ont changé leur base
d'opération pour s'installer dans les zones avoisinantes.
D'où le mécontentement affiché par les habitants
de Bassin qui se plaignent, à leur tour, de pratiques illicites
dans leur quartier.
HSC
Les résultats attendus en début de semaine
L'angoisse est sur le point de prendre fin pour les collégiens
ayant pris part aux derniers examens du Higher School Certificate.
En effet, les résultats sont attendus en début
de semaine. Notons que parmi la cuvée de 2004, des candidats
sont issus de nouvelles institutions d'État, à
l'instar du Piton State College (garçons). D'autre part,
il revient que le secondaire privé, représenté
par la Fédération des Managers des Collèges
Privés, et le ministère de l'Éducation sont
tombés d'accord pour une approche standard permettant aux
récipiendaires du School Certificate avec toutefois trois
Credits d'accéder à la Lower six. Par
ailleurs, notons une meilleure performance des candidats ayant
concouru aux récents examens du School Certificate.
Des 14 297 collégiens, dont 7 536 filles, 78,1% ont
réussi aux épreuves. Comme en 2003, les filles (80,1%)
ont mieux fait que les garçons (75,9%). Et en 2003,
justement, 14 055 candidats ont pris part à ces examens
et 76,1% ont obtenu leur certificat. Selon les statistiques du
ministère de l'Éducation, la performance des collégiens
s'améliore d'année en année. Parallèlement,
le nombre de candidats augmente annuellement.
Sodnac SSS
Exemple de démocratisation dans le système éducatif
Exemple de démocratisation dans le système éducatif,
selon le ministre Steve Obeegadoo, la Sodnac SSS (filles) emboîte
le pas à la trentaine de nouveaux collèges en opération
depuis la réforme.
Inaugurée par le président de la République,
sir Anerood Jugnauth, le 27 janvier, ce collège a coûté
Rs 70 millions à l'État. Il comprend trente salles
de classes et accueille aussi des élèves de la Quatre-Bornes
SSS, actuellement en phase de construction.
L'inauguration de ce collège d'État, le plus côté
de la région, a été l'occasion pour Steve
Obeegadoo de rappeler que la réforme "n'est pas
en train de tuer l'élite à Maurice". "Je
ne crois pas en une élite aux dépens de tous les
autres enfants. Tous les enfants ont droit à une éducation
de qualité. Nous devons mettre les mêmes facilités
à la disposition de tous, y compris ceux qui sont les plus
brillants, afin de leur donner l'opportunité de développer
leurs talents. Cela dit, aucun pays au monde ne peut prétendre
qu'il est possible d'identifier une élite à l'âge
de 10 ans".
Le ministre de l'Éducation a également rappelé
que le gouvernement ne compte pas laisser à l'abandon les
institutions qui ont formé l'élite du pays, à
l'instar des collèges Royal de Port-Louis et de Curepipe
et du Queen Elizabeth. Après avoir investi Rs 6 millions
dans la restauration du collège curepipien, l'État
entreprend des travaux de réfection aux collèges
Royal de Port-Louis et Queen Elizabeth. "Loin de nous
l'idée de négliger ces grands collèges hérités
du passé !".
Pour sa part, abondant dans le même sens que le ministre
de l'Éducation, sir Anerood Jugnauth a aussi insisté
sur le droit des enfants à l'éducation. Dans la
mesure où l'éducation est obligatoire jusqu'à
l'âge minimum de 16 ans, les parents doivent assumer leurs
responsabilités envers leurs enfants, a déclaré
SAJ.
Surtitre
L'Eglise anglicane lance un centre de formation diocésain
Le diocèse anglican a procédé à la
consécration et à l'inauguration officielle d'un
centre de formation , le " Training Centre for Ministries
and Community Development ", dimanche dernier. De nombreux
dignitaires du diocèse de Maurice dont Mgr Ian Ernest,
le Vénérable James Wong, président du comité
diocésain de formation, les révérends Eddy
Cheong See et James Seerungun, le Chanoine Brian Marajh, directeur
du centre de formation, ont participé au service de consécration.
Le sermon de circonstance a été prononcé
par Mgr Johannes Seoka, évêque du diocèse
de Pretoria.
L'ouverture du centre de formation diocésain s'inscrit
bien évidemment dans la droite ligne de la devise choisie
par l'actuel évêque de Maurice, Mgr Ian Ernest, lors
de son intronisation : " Elargis l'espace de ta tente
", tant il est vrai qu'aucune avancée n'est possible
sans formation. Cette formation sera dispensée, selon les
besoins, au clergé en fonction, aux laïcs et aux futurs
prêtres.
Le centre de formation qui est logé dans la salle paroissiale
de l'église St- Clément à Curepipe, vient
conforter la notoriété que le diocèse anglican
a acquis au chapitre de la formation chrétienne. En effet,
le diocèse anglican de Maurice a été parmi
les premiers établissements à Maurice et à
Rodrigues à créer des écoles et un collège
théologique, Saint-Paul, pour assurer éducation
et formation.
Le Diocesan Training Centre for Ministries and Community Development
vient répondre à une demande faite antérieurement
( dans le cadre d'une enquête diocésaine "
Mieux te connaître pour mieux te servir " en 2003)
par clergé et fidèles pour une formation continue,
et confirmée lors d'un Diocesan Strategic Planning Meeting
réuni à l'initiative de Mgr Ian Ernest en 2004.
On peut dire, d'ores et déjà, que ce 15e épiscopat
de l'Eglise anglicane à Maurice s'annonce prometteur.
Coopération bilatérale
Environnement : signature d'un accord-cadre avec l'Inde
Le ministre de l'Environnement, Rajesh Bhagwan, qui a participé
au cours de la semaine écoulée au Delhi Sustainable
Development Summit, a eu des consultations approfondies avec
son homologue indien, Thiru Raja, sur un Memorandum of Understanding
(MOU) en vue d'établir une coopération entre
l'Inde et Maurice en matière de protection de l'Environnement.
Au terme de ces discussions, il existe une possibilité
que l'accord-cadre soit signé par les deux parties lors
de la prochaine visite officielle à Maurice du Premier
ministre de l'Inde, Manmohan Singh, à la fin de mars prochain.
Le ministre Bhagwan a aussi eu des discussions avec le ministre
indien de l'Infrastructure et de la Marine, T.R. Balloo. Les échanges
ont porté sur les possibilités d'une coopération
en matière d'expertise technique pour le compte de la National
Development Unit.
Le Memorandum of Understanding sur la protection de l'environnement
porte sur plusieurs aspects, notamment un programme de lutte contre
l'érosion côtière, la préservation
du lagon, le traitement des eaux usées émanant des
unités industrielles et sucrières, le recyclage
des eaux usées, les Low Cost Technologies et une
collaboration en matière de recherches académiques
et les échanges d'informations dans la matière.
Avec la mise en vigueur des dispositions de cet accord-cadre,
un Indo-Mauritius Working Group on Cooperation in the field
of Environmental Protection sera institué. Cette instance
se réunira alternativement à Maurice et en Inde.
Le quotidien The Hindu dans sa livraison de vendredi dernier
fait état de la réunion entre les deux ministres
de l'Environnement. "Mauritius has evinced keen interest
in India's efforts for controlling vehicular pollution in urban
areas and lauded India's efforts in raising developing countries
concerns on environment-related issues such as climate change
in various international fora", note le quotidien indien,
qui fait état de la politique de l'Inde en vue du "transfer
of environmentally sound technologies to developing countries."
Le dossier d'un système d'alerte au tsunami dans cette
partie de l'océan Indien a aussi été évoqué.
Intervenant lors du Delhi Sustainable Development Summit
à New Delhi, Rajesh Bhagwan a déclaré que
"2005 will be a crucial year for the international community."
Il a fait état du sommet des Small Island Developing
States avec l'adoption de la Mauritius Strategy, de
même que la prochaine revue des progrès par rapport
aux Millenium Development Goals. "During the international
meeting in Mauritius, small island nations presented their case
to the global community with the aim, among others, to seek partnerships
and innovative ways to help them address thier most vital challenges,
including their economic and environmental vulnerabilities",
a-t-il poursuivi devant un parterre comprenant des personnalités
politiques et scientifiques du monde entier, dont l'Inde, les
Pays-Bas, la Grande-Breagne, la Finlande, le Mexique, le Japon,
la Suède et les États-Unis.
"The Mauritius Strategy puts a lot of emphasis on renewed
and new partnerships. A lot of efforts have been and are still
being put at the national level, but without international cooperation
we will not achieve much. SIDS have been working on the creation
of enabling environment conducive to foreign direct investment
and other development assistance", a plaidé le
ministre Bhagwan. Il a ajouté que la hausse du cours du
pétrole pousse dans la direction des sources d'énergie
nouvelles et renouvelables. Il a proposé la mise en place
d'un Renewable Energy Fund. "This would definitely help
in encouraging ventures such as the Ocean Thermal Energy Conversion
(OTEC) technology. It would also help in the restructuration of
the sugar sector in many SIDS in the light of the new WTO rules
affecting the sugar industry, through assisting in developing
the potential for energy production from bagasse", a-t-il
soutenu.
En conclusion, le ministre de l'Environnement a mis l'accent sur
le fait que "SIDS requirements for sustainable development
are not ambitious nor are they enormous. In fact, they are proportional
to their sizes, but are of critical importance, even to their
survival. SIDS are countries that have put up the maximum of national
efforts."
Fonction publique
Le POWC présente ses activités pour 2005
Le Public Officers Welfare Council (POWC) a présenté
un plan d'action regroupant les activités qui se dérouleront
pendant l'année jusqu'au mois de décembre. Ces activités
sont destinées à ceux travaillant dans la fonction
publique.
Avec pour but principal d'aider les employés et leur famille
à prendre part à des activités en dehors
de leur travail quotidien, ce plan d'action fait figure de véritable
calendrier avec tout un programme, dont des tournois de football
et la grande kermesse qui attire chaque année des milliers
de personnes venant d'un peu partout à travers l'île.
Le POWC se donne aussi pour mission d'améliorer la qualité
de vie des employés de la fonction publique, en les faisant
participer à des activités qui les aideraient à
éliminer le stress. Ce sont également des moments
de rencontre qui se révèlent toujours enrichissants.
Le ministre de la Fonction publique et des réformes administratives
s'est réjoui de l'initiative de ce plan d'action et invite
chaque ministère à en faire autant, déplorant
que trop peu d'entre eux l'ont fait à ce jour. "J'ai
toujours encouragé les ministères à venir
de l'avant avec des plans d'actions qui seraient aussi une forme
de transparence", a déclaré Ahmad Jeewah.
Soulignant le fait que le gouvernement est soucieux de rendre
meilleure la vie de ses citoyens, le ministre de la Fonction publique
a aussi mentionné que le gouvernement a augmenté
l'enveloppe budgétaire du POWC.
Faisant ressortir le travail formidable que fait le POWC, Ahmad
Jeewah dit apprécier la participation des fonctionnaires
rodriguais. Du reste, un programme d'échange est prévu
au courant de l'année entre fonctionnaires mauriciens et
rodriguais, dans le but de consolider l'amitié et la solidarité
qui existent entre les deux peuples.
Pour sa part, le président du POWC, Krish Ponnusamy, a
fait un bref rappel des événements qui ont marqué
le Conseil depuis sa création, tout en donnant l'assurance
à ceux présents que des efforts complémentaires
seront faits afin d'être encore plus performant. Il s'est
également appesanti sur le petit groupe que constitue le
POWC, mais qui travaille d'arrache-pied.
Le POWC a été mis sur pied dans le but précis
d'organiser des activités récréatives et
culturelles. À travers ces activités, il aide à
maintenir la communication et la bonne entente entre les employés
des différents départements de la fonction publique.
40 ans de la MBC-TV
Marie-Josée Baudot :"On va revenir vers cette
télévision d'antan"
Après trente-cinq ans passées à la MBC, Marie-José
Baudot fait aujourd'hui du bénévolat au Foyer Duponsel,
à Curepipe. Week-End l'a retrouvée, cette
semaine, pour évoquer avec elle quelques temps forts des
quarante années de la télévision à
Maurice. Aujourd'hui, l'ancienne directrice de la Programmation
évoque avec une certaine nostalgie les belles années
de la MBC et se dit convaincu que l'"on va revenir vers
cette télévision d'antan."
À ses débuts, elle était speakerine, comme
Monique Oshan, Manda Boolell et les autres. Brushing impeccable,
tenue seyante, diction prononcée, mais quel décor
! "D'abord, il y a eu un rideau bleu, puis un rideau jaune
avant cet affreux décor avec une fenêtre ouverte
sur des arbres", se souvient Marie-Josée Baudot.
Du coup, les présentatrices décidèrent de
personnaliser le décor en y apportant bouquets, plantes,
et même du mobilier. "J'essayais d'innover en apportant
de chez moi rideaux, lampes et meubles", avoue-t-elle
dans un sourire nostalgique. Mais le "continuity announcement"
n'était pas toujours une sinécure et les textes
pas faciles à préparer. "Nous n'avions pas
de fiches de programmes. Il fallait se documenter comme on pouvait.
Pour ma part, je demandais à l'assembler de passer
les films au ralenti pour que je puisse préparer mes notes.
Lorsqu'il s'agissait de direct, on allait rencontrer le réalisateur
et le présentateur avant de préparer les annonces",
dit l'ex-speakerine.
Pendant ces années charnières où le direct
faisait loi, "tout le monde s'impliquait, faisait de son
mieux même si on n'était pas adéquatement
rémunéré." La MBC était ainsi
tel un édifice "où chacun apportait sa contribution",
avec les moyens du bord. "On amenait souvent les gens
chez nous pour les direct. Il y a eu beaucoup d'émissions
réalisés dans mon salon ou sur la pelouse",
dit-elle. Les moyens du bord, c'était aussi le "bus
converti en studio" pour couvrir l'accession de Maurice
à l'indépendance, au Champ de Mars, le 12 mars 1968.
Ou encore, les compte rendus par téléphone, outil
indispensable du reportage en direct pendant plusieurs années.
En fait, les animateurs concevaient leur métier comme du
travail social et percevaient la télévision comme
un outil éducatif. "C'est à travers la télévision
que les Mauriciens ont véritablement découvert Rodrigues
qui n'était connue alors que comme une île avec des
cabris. Nous y sommes allés lors du dernier voyage du Mauritius
et avons réalisés une série de reportages",
s'enorgueillit-elle.
Cours de créole pour les speakerines le dimanche matin
Si l'avènement de la couleur fut un tournant majeur dans
l'histoire de la télévision, l'ancienne directrice
de la programmation estime que cela "a plus marqué
sur le plan technique qu'au niveau de la réalisation."
Même si, dit-elle, la couleur a favorisé l'émergence
de programmes plus variés. Autre tournant, autre débat
: laplace du créole sur les ondes. "Au début,
les speakerines devaient faire les annonces en anglais et en français
simultanément", se souvient Marie-Josée
Baudot. La tâche devenant ardue, il fut décidé
d'utiliser l'une ou l'autre langue en fonction de l'émission.
La grande majorité des émissions de direct étant
en français, cette langue demeura pendant longtemps le
médium de communication par excellence
jusqu'à
la déferlante de la vague du créole, avec le passage
de Gaëtan Essoo à la MBC dans les années 80.
"Toutes les speakerines devaient suivre des cours de créole
le dimanche matin", raconte notre interlocutrice qui
avoue n'avoir pas suivi le courant créole. "À
l'époque, de toute façon, je n'étais pas
vraiment concernée car je ne faisais plus les annonces."
Après avoir été tour à tour speakerine
et animatrice à la radio et à la télévision
- d'abord comme pigiste, puis à plein temps à partir
de 1968 -, Marie-Josée Baudot avait alors la charge de
la programmation de la radio.
L'OPA du créole sur les ondes fut toutefois de courte durée,
le public ayant mal perçu cette démarche. "Les
gens nous appelaient en colère. Ils nous disaient : Eski
zot croire ki à coz nu bann zenfan miser, nu pas capav
appran français ?" "Peut-être
que le changement avait été trop brusque. Personne
n'était préparé à cela",
suggère notre interlocutrice. Retour donc à la case
départ ? Pas tout à fait. "Le créole
a graduellement et tout naturellement trouvé sa place à
la radio et à la télévision sans que rien
ne soit imposé. Les animateurs avaient trouvé d'eux-mêmes
que les grands débats étaient mieux en créole
et laissaient à chaque interlocuteur la liberté
de s'exprimer dans la langue de son choix", explique
Marie-Josée Baudot. Quelques années plus
tard, le créole fit son entrée officiel au journal
télévisé - sur une requête ministérielle,
semble-t-il - : trois minutes le midi et quelques années
plus tard, un journal complet en début de soirée.
"À l'heure des infos, on tirait un rideau sur le
décor"
La présentation du JT du soir a également subi quelques
menues transformations au fil des années. "Au départ,
les informations se faisaient dans le petit studio d'annonces.
Lorsque venait l'heure des infos, on tirait simplement un rideau
sur le décor
" Ensuite, ce fut le "grand
studio" de la MBC et enfin, un studio conçu spécialement
pour les informations. Changement de décor, mais dans sa
forme aussi, avec la présentation du JT en tandem. Une
expérience intéressante - "cela créait
une synergie" - mais de courte durée.
Les changements, les transformations, Marie-Josée Baudot
les a vécus en direct tout au long des 35 années
passées entre les murs de la MBC. En fait, "chaque
directeur qui arrivait apportait quelque chose de nouveau et le
suivant effaçait tout. J'en ai connu une dizaine",
dira-t-elle. En fait, "le changement si brusque et
si fréquent des directeurs a joué contre la MBC
même s'il y avait très bonnes idées et de
très bonnes initiatives", dit-elle en évoquant
notamment, "la séparation des chaînes et
la création de nouvelles chaînes", sous
l'administration de Dan Callikan.
Comment la directrice des programmes a-t-elle vécu la politique
de la station de radio-télévision nationale ? "Après
les Anglais Stephen McCormack et Jerry Gaughan, j'ai travaillé
sous la direction du premier directeur mauricien, Jean Delaître.
À cette époque, les interventions ministérielles
et religieuses étaient assez fortes, mais Jean Delaître
avait une personnalité à défendre son personnel
et son point de vue. De ce fait, nous n'étions pas inquiétés
directement. Les remarques nous arrivaient temporisées
", dit-elle. Ce qui ne fut pas toujours le cas par la
suite ; les reproches, les directives devenant plus directes.
"Il n'y avait plus le même respect des journalistes",
dit-elle. Quant à la politique du gouvernement, "je
ne l'ai pas vraiment sentie, même si elle a toujours été
là, forte, puissante, tirant les ficelles. J'en ai peut-être
été victime mais personnellement, mais je ne peut
pas dire qu'un ministre m'ait appelé personnellement,"
dit Marie-Josée Baudot.
Les politiques, mais les religieux aussi, étaient, dès
les premières années de la télévision,
en première ligne sur le comité de programmation
de la MBC, pour établir quoi diffuser sur le petit écran.
"À l'époque déjà, chaque communauté
cherchait son créneau et il fallait être en mesure
de répondre à tous ces besoins", dit-elle.
Comment ? "On calculait, sur un petit tableau, les heures
de programmation par rapport à la représentativité
sur le plan ethnique !", se remémore notre interlocutrice.
Le côté positif, c'est que "les programmes
ont apporté une ouverture sur le monde et ont permis aux
gens de mieux se connaître. La télévision
a contribué à rapprocher les différentes
communautés", estime l'ex-speakerine. La MBC fut
aussi une plate-forme pour "de grands débats qui,
par la suite, ont eu des répercussions sur le plan national."
De Bonanza, à Marimar
Si elle n'a pas la nostalgie d'être partie de la MBC - "qui
est comme une famille pour moi" - Marie-Josée
Baudot semble regretter toutefois ces années où
l'on se nourrissait d'échanges, d'apports des gens de l'extérieur
: Marcel Cabon, Madeleine Mamet, André Masson, Malcolm
de Chazal et tant d'autres
. "Je ne crois pas que
cela existe encore aujourd'hui", dit-elle. Mais la télévision
mauricienne, c'était aussi l'avènement des jeux
télévisés - L'île au Trésor
de Jacques Cantin, "la première, la seule émission
à avoir fait entrer une voiture à la télévision",
Chassé Croisé, Dira Dira Pas, les
quiz intercollèges. Les quarante années de la télévision
ont aussi vu émerger des séries cultes, de Bonanza
en 1965 à Marimar - qui symbolisa la mouvance des telenovelas
et l'époque du "cari brûlé" - en
passant par Star Trek ou La Petite Maison dans la Prairie,
Voyage to the Bottom of The Sea, Fernandel, les
westerns. "Il ne faut pas oublier non plus les programmes
en direct, tel Hamara Desh Hamare Zindagi et enfin les longs métrages
en hindoustani du jeudi soir. En quarante ans, c'est la seule
chose qui n'a pas changé dans la grille de programmation",
relève Marie-Josée Baudot.
Aujourd'hui, même si la télévision constitue
toujours une ouverture sur le monde, ses dérives - sur
le plan international - inquiètent l'ancienne directrice
de la Programmation de la MBC. "Tout est exploité
à des fins et à des buts pas tout le temps louables.
Aujourd'hui, lorsqu'on regarde une émission, on ne peut
s'empêcher de se demander ce qu'il y a derrière.
On a plus confiance", dit-elle. Elle se dit convaincue
toutefois qu'"on va revenir vers cette télévision
d'antan. Peut-être pas sous la même forme ni avec
les mêmes mots. Mais je crois que les gens ont besoin de
quelque chose de profond, de repères, de balises qu'ils
ont perdu aujourd'hui."
Après 35 ans passés à la MBC, Marie-Josée
Baudot avoue regarder aujourd'hui plus volontiers le satellite
mais elle ne se désintéresse pas pour autant de
la télévision nationale. "Maintenant qu'il
y a plus de moyens, que les directeurs durent plus longtemps,
qu'il y a un personnel motivé, il faut donner à
ces derniers la chance de s'exprimer et de sortir des sentiers
battus. Il ne faut pas avoir peur d'oser." C'est tout
le bien que souhaite cette ancienne directrice de la programmation
à la MBC à l'occasion de son 40e anniversaire.
40 ans de la MBC
Festival du cinéma jusqu'au 19 mars
Quarante ans de télévision à Maurice: voilà
une occasion en or pour la MBC de sortir des sentiers battus.
Le coup d'envoi sera donné le 8 février - date officielle
du 40e anniversaire - avec un programme spécial "Découvertes"
axé sur les coulisses de la télévision.
La grille des programmes sera quelque peu bouleversée pendant
les cinq semaines pour faire place à des films cultes qui
ont marqué le public au cours des quarante dernières
années. C'est Madhumati, premier film en hindoustani
diffusé par la MBC en 1965, qui ouvrira la séquence
cinéma sur la deuxième chaîne, mardi prochain,
alors que la première diffusera le célèbre
western Pour quelques dollars de plus. La même semaine,
les téléspectateurs auront droit à Devdas,
Lethal Weapon, La Guerre du Feu, Tête à
Claques, Rencontre du Troisième type ou encore
Usual Suspects (le 12 février) et La Vie est
Belle et Thal (le 13 février).
Place ensuite au romantisme - St Valentin oblige - avec des films
tels Ghost, Bodyguard, When Harry met Sally,
4 Mariages et 1 Enterrement. Dans un autre registre, la
MBC propose, pour la même période, Gandhi,
La liste de Schindler, Salaam Bombay (en version
originale), Guide ou encore Unforgiven. Le Fabuleux
Destin d'Amélie Poulin, Jean de Florette, Manon
des Sources, ainsi que Hero, Kabhi Khushi Kabhi
Gam, seront aussi en tête d'écran pour cette
fête du cinéma, qui durera jusqu'au 19 mars.
La soirée du 8 février sera aussi marquée
par la diffusion du premier d'une série de quarante portraits
de personnes, connues et inconnues, qui parleront de la télévision.
"L'idée, c'est de faire parler les anonymes ou
ceux qui ont vécu des moments particuliers à la
télévision", explique David Constantin,
de Caméléon Productions, qui a conçu l'émission
pour la MBC. Ces petits entretiens de trois minutes qui composent
l'émission "40 ans ensemble" seront diffusés
quotidiennement jusqu'au 19 mars. On y retrouvera, entre autres,
Monique Oshan, la première speakerine de la télévision,
Jacques Dinan (Dira, Dira Pas), mais aussi des artistes
qui ont été dans les coulisses de la télévision,
tels le comédien Jean-Claude Catheya ou encore Michel Legris,
qui a remporté le premier Sugar Time.
170e anniversaire de l'abolition de l'esclavage
Le passé remémoré
L'iniquité révoltante de l'esclavage, atrocité
désormais reconnue comme crime contre l'Humanité
par la Communauté internationale, a été une
nouvelle fois soulignée, mardi, à l'occasion du
170e anniversaire de son abolition à Maurice. "Ici
et ailleurs, rien ne peut, aujourd'hui, justifier l'inhumanité
de l'esclavage", devait, à cet effet, rappeler le
président de la République p.i., M. Raouf Bundhun,
au Mémorial des Esclaves à Pointe Canon, Mahébourg,
lors de la cérémonie officielle. À cette
même cérémonie, le Premier ministre, M. Paul
Bérenger a, pour sa part, regretté que cette page
douloureuse de notre Histoire commune reste largement méconnue,
notamment, de la jeune génération.
Le vice-Premier ministre, M. Pravind Jugnauth, devait, lui, insister
sur la solidarité, dans l'adversité, entre les esclaves
nouvellement affranchis et les premiers coolies. Ce 170e anniversaire
de l'abolition de l'esclavage à Maurice a aussi été
marqué par la remise officielle du bâtiment historique
de la Poste centrale à Port-Louis au Centre Nelson Mandela
pour la Culture africaine.
Selon son projet d'aménagement, ce centre comprendra, notamment,
un parcours culturel s'étendant jusqu'à l'Aapravasi
Ghat - autre lieu de mémoire ayant vu le débarquement
des travailleurs engagés indiens - et qui se situe dans
son voisinage immédiat.
Une plaque commémorative a aussi été dévoilée
au lieu dit Trou Chenille, au pied du rocher emblématique
du Morne qui symbolise la résistance à l'esclavage.
Les partis de l'opposition ont également, à leur
manière, commémoré cet anniversaire. Ainsi,
à Mahébourg, l'Alliance sociale conduite par le
Parti Travailliste organisait un défilé de Pointe
des Régates à Pointe Canon où a eu lieu un
dépôt de gerbes. Le leader de l'opposition, le Dr
Navin Ramgoolam a, à cette occasion, pris l'engagement
d'honorer officiellement la mémoire de Ratsitatane, le
prince malgache déporté dans l'île comme esclave
et qui se révolta, au prix de sa vie, contre le pouvoir
colonial.
Lors de leur rassemblement désormais traditionnel du 1er
février au Morne, les Verts Fraternels de M. Sylvio Michel
ont, de leur côté, réitéré leur
opposition à tout projet de développement touristique
en ce lieu. Sur un plan plus politique, leur leader, M. Sylvio
Michel a souhaité que le Ptr se décide, d'ici au
1er mai, quant à leur inclusion au sein de l'Alliance sociale.
Au cas contraire, a-t-il expliqué, sa formation ira en
solo aux prochaines élections législatives.
La messe diocésaine annuelle pour commémorer l'abolition
de l'esclavage dite en l'église du St Sacrement à
Cassis a été, d'autre part, l'occasion d'un constat
de la situation présente des descendants d'esclaves. Le
père Jean-Maurice Labour, vicaire-général
qui avait prononcé l'homélie, s'est, entre autres,
inquiété des incidences de la mondialisation économique
sur un certain nombre de métiers traditionnels et a réclamé
une meilleure égalité des chances en matière
d'emplois tant dans le secteur public que dans le secteur privé.
Signature d'une convention entre la Municipalité de
Vacoas/Phoenix et la Pune Municipal Corporation (India)
Vacoas/Phoenix ville jumelle de Pune (Inde)
La ville de Vacoas/Phoenix s'est engagée à un jumelage
avec la ville de Pune, en Inde. M. Vedanand Mossudee, le maire
vacoassien, et Mme Deepti Chaudhari, le maire de Pune ont signé,
la semaine dernière, dans les locaux de la municipalité
de Vacoas/Phoenix, la convention de jumelage. Cet accord vise
à approfondir les relations entre l'Inde et Maurice, et
ces deux villes seront amenées à partager leurs
expertises, sur une durée de cinq ans.
Les démarches formelles pour ce jumelage entre les deux
villes ont démarré en 2002. Lors de son discours,
M. Mossudee a déclaré que "Vacoas/Phoenix
est fière de s'associer à Pune pour une coopération
qui resserrera les liens entre Maurice et l'Inde et dont nos citoyens
seront les bénéficiaires". La convention
signée par ces deux maires convient ainsi de développer
des actions coopératives sur divers plans, dont l'éducation,
la bonne gestion de la ville et pour les programmes culturels
Cette coopération s'étalera sur une durée
de cinq ans et pourra être étendue au-delà.
Pune située à 160 km de Mumbai, est l'une
des plus grandes villes industrielles de Maharashtra. Près
de 3000 étudiants mauriciens y ont effectué leurs
études dans cette ville réputée pour ces
universités. Selon Mme Chaudhari, "la volonté
d'engager un jumelage avec cette ville mauricienne, remonte à
plusieurs années et a été rendue possible
grâce au Mauritius Marathi Mandali Federation. A travers
ce jumelage nous souhaitons échanger les expériences
entre ces deux villes visant à un approfondissement des
relations mauriciennes avec l'Inde. Et la signature de cette convention
renvoie une image très positive de l'entente entre les
deux pays. La | ||||||||