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Poésie
Artères de Rishy Bukoree chez Publibook
Après trois recueils de poésie publiés localement,
Rishy Bukoree sort son nouvel opus chez Publibook, maison française
d'édition on line. Intitulé Artères,
ce nouveau recueil, propose de découvrir une trentaine
de poèmes entièrement en français, où
se livre "un être en quête de lumière".
Artères, fait ressortir le quatrième de couverture,
peut signifier à la fois les vaisseaux qui conduisent le
sang jusqu'aux organes et un type de voie de communication urbaine.
Rishy Bukoree exploite à fond les possibilités de
ce double sens pour nous livrer un triptyque: trois parties distinctes,
mais en même temps suffisamment liées entre elles
pour en faire également une composition poétique
pouvant se lire en continu.
La première partie, intitulée "Sang",
reflète "l'urgence de l'action, la violence des
mots et les maux existentiels". Besoin d'ivresses, d'extase
sensuelle et de vérité pour aller au-delà
de la révolte primaire qu'inspire un monde violent jusque
dans son paraître. "Entre la poésie / Et
le fusil / J'ai choisi les mots / Que j'ai préférés
aux maux", écrit l'auteur.
Ce qui le mène, en deuxième partie, à un
besoin de voyages, conduisant autant sur des "Chemins"
géographiques qu'intérieurs, toutes ces routes qui
s'égarent ou se recoupent pour arriver à créer
du sens. Où l'on retrouve au passage, dans Montréalités,
cette ville qui semble avoir si fortement marqué l'auteur
lors de ses années d'études. Ou encore un hommage
à Cabon à travers Namasté.
Cette quête d'une voie lumineuse finit par ramener le poète
vers l'élément essentiel qu'est l'eau, celle qui
est tout aussi bien capable d'orchestrer les naufrages que d'apporter
la purification et la transcendance recherchées, comme
on le découvre dans la troisième partie, "Océans".
Autant de poèmes que les éditeurs de Publibook décrivent
comme "une houle, au gré de laquelle il est doux
de se laisser bercer".
De son côté, Rishy Bukoree se réjouit de cette
nouvelle publication, qui intervient après Solfatare:
liberté d'expression en 1999, Vers-Tige en 2002
et Words au début de cette année, où
le poète révèle le meilleur de ce dont il
est capable à travers l'anglais. C'est par ailleurs un
recueil en créole, Poezi enn Rebel, qui lui a valu
cette année le Premier Prix de la Catégorie Poésie
dans le Concours Littéraire en Créole de Ledikasyon
Pu Travayer. Pour la suite, le poète dit son ambition de
créer un jour une bande dessinée, pour pousser plus
loin une passion d'enfance.
Humour
Yvan Lagesse l'emporte au paradis !
Il nous avait enthousiasmé avec Comment vivre à
l'île Maurice en 25 leçons en 1979, un peu égaré
quelques années plus tard entre Les Rosiers de Tonton
et autres histoires. Cette fois, si le spectre des épines
est toujours bien présent, c'est une couronne de lauriers
que mérite de se voir tresser Yvan Lagesse pour son nouvel
opus fraîchement sorti des presses: Pierre, Moïse,
les autres et Moi nous offre une savoureuse incursion à
Paradipolis. De quoi faire s'agiter les quenouilles de bénitier
!
Ah, enfin un peu d'humour ! On dirait même beaucoup d'humour.
Et pas n'importe lequel. Celui, riche et hilarant à souhait,
que nous avait donné à découvrir Yvan Lagesse
à travers son fameux Comment vivre à l'île
Maurice en 25 leçons, devenu best-seller dès
sa sortie en 1979. Un florilège humoristique inédit,
brossant un tableau mordant des us et coutumes locaux, avec un
humour où le sens du "cocasse" laissait transparaître
la généreuse tendresse que l'auteur n'en porte pas
moins à son pays. La suite, reconnaît Yvan Lagesse,
a été un peu difficile à assurer. Le Rosier
de Tonton et autres histoires, paru en 1987, "a été
fait trop rapidement" selon les propres propos de celui
qui confie par ailleurs "aimer les fleurs mais pas le
jardinage". Depuis, il a laissé mûrir les
choses. Et commet, dix-sept ans plus tard, Pierre, Moïse,
les autres et Moi. Où l'auteur quitte son terrain prédécent,
Maurice, pour prendre un peu de
hauteur.
Quand Dieu le Père branche son konntou
L'interroger sur la "genèse" de cette nouvelle
uvre semble à propos. Sous la varangue ombragée
de sa demeure phnixienne, Yvan Lagesse nous donne audience
avec cette bienveillance chaleureuse où perce une petite
lueur qui trahit le regard aiguisé à capter le moindre
détail. Quelque chose qui n'est pas sans rappeler le personnage
principal de son livre, nul autre que Dieu le Père qui,
après "sa popom du matin", branche son
"konntou", gadget sophistiqué qu'il utilise
au besoin pour savoir tout ce qui se passe dans son royaume.
Son royaume, c'est Paradipolis, dont Yvan Lagesse nous propose
de partager la vie des résidents pendant une quinzaine
de jours décisifs. Dès la dédicace, adressée
"Aux Huns et aux Zoths", on comprend que cela
ne va pas être triste. Jugez plutôt de la galerie:
"Pierre, le premier pape, distrait préposé
au portail; Mathusalem, le sportif du groupe qui, sur son lit
de mort à 969 ans, ridiculisa son fils Lamek au bras de
fer; Pline l'aîné qui sortit tout caramélisé
de l'éruption du Vésuve; Moïse, légèrement
excentré pour avoir descendu le mont Sinaï sur les
talons, croulant sous les tables de la loi; Noé, président
de divers saoul-comités et tireur de litres ambidextre;
Loth dont la femme fut changée en statue de sel et qui
avoua par la suite qu'il l'avait toujours trouvée un peu
fade; Loony Bird, enfin, le sympathique petit angelot qui vole
en rase-mottes." Vous l'aurez compris, c'est directement
dans l'histoire biblique qu'a puisé Yvan Lagesse pour cet
ouvrage. "En 2000, je me suis dit que Jésus Christ
avait 2000 ans et qu'il fallait faire quelque chose. Même
si au final il ne paraît pas dans le livre. Mais il n'est
pas pressé", souligne Yvan Lagesse. Des séries
de notes jetées ici et là sur des carnets au hasard
d'années d'insomnies va donc prendre forme, petit à
petit, cette histoire qui s'articule comme une reconstruction
peu conformiste. Pari audacieux en ces temps de grande frilosité,
pour ne pas dire agressivité religieuse de tous bords ?
Yvan Lagesse sourit dans son absence de barbe: "J'ai toujours
été intéressé par l'histoire biblique
car il y a là beaucoup de choses qui m'amusent. Je me suis
donc hasardé. Cela ne peut certes être accepté
de grand cur par tout le monde. C'est le risque à
courir. Mais il n'y a rien là de bien méchant."
Tout ce petit monde réuni à Paradipolis se révèle
en effet fort attachant, s'entend comme lurons en foire, organise
des banquets, des tournois sportifs, part en tournée chez
les Utes, voire organise une
journée portes ouvertes.
Et c'est là que les choses se corsent. Pas à cause
de quelconques nationalistes, mais en raison de l'intrusion d'un
affreux: Onésime l'Irrévérencieux Incube,
qui va bouleverser tout ce petit monde en faisant parler sa plume
vitriolique dans le journal local
Astérix et Ralph Lauren: cherchez le vrai
Autour de cette trame, Yvan Lagesse nous offre un véritable
festival de calembours, contrepèteries, néologismes,
bref de jeux de mots et d'idées qui trébuchent littéralement
sur les ailes les uns des autres. On y trouve un luxe de clins
d'il à travers des références qui font
aussi bien appel aux cultures classique que populaire, aux dessins
animés qu'aux chef-d'uvre du cinéma, au bon
sens de la rue qu'à la philosophie, à l'actualité
qu'aux mythes immémoriaux. On y croise pêle-mêle
Lao Tseu, Epicure, le douanier Rousseau, Saint Exupéry,
Saint Saens, Saint-John Perse, Pierre Poivre, Jack l'Éventreur,
voire Gainsbourg "dont les oreilles poussent à
l'état sauvage" et même Brassens le pornographe,
au grand "damned" de Dieu le Père. En
attendant Barthez pour remplacer un Saint Pierre décidément
trop dissolu dans son rôle de portier. À tout moment,
un incroyable souci du détail qui va jusqu'à ces
auréoles ornant le faîte de chaque numéro
de page.
Ces pages sont aussi agrémentées par de savoureux
dessins de Marc Randabel, qui succède avec un brio certain
au Roger Merven des 25 Leçons. Humour là
aussi garanti, à l'image de ce tableau où l'on voit
Astérix tentant de convaincre de son identité un
des gros bras préposés à la porte de Paradipolis,
qui lui réplique d'un ton narquois que lui est Ralph Lauren.
Toute ressemblance avec des faits d'actualité serait contrefaite
À la différence de Comment vivre à l'île
Maurice en 25 leçons, constitué d'une suite
sans liens obligés, Pierre, Moïse, les autres et
Moi s'organise comme un roman. Ce grâce aux conseils
non de l'agneau mais du fils Pascal, humoriste pirate, qui a convaincu
le père de donner une trame à ce qui n'était
d'abord "qu'une suite de calembours". Un roman
donc, dont on a hâte de connaître la suite, mais qui
gagne toutefois à être consommé avec une certaine
modération, quelques pages à la fois, au risque
de passer à côté ou de se laisser submerger
par ce déferlement humoristique. Avec moi le déluge
semble dire Yvan Lagesse. Ça tombe à pic: une telle
arche pour Noël, ça s'accueille comme un vrai cadeau
!
Portrait
Mansourah Issany, la cuisine selon l'artiste
La cuisine est pour elle, un véritable art de vivre
ou de l'art tout court. Comme un peintre avec sa palette - ce
qu'elle est aussi - Mansourah Issany ne se lasse pas d'imaginer,
de créer, de composer. Elle ne laisse rien au hasard: "il
n'y a pas que le goût qui importe: je joue aussi sur le
parfum, le visuel", dit-elle. Dans son "atelier",
les herbes et les épices se déclinent sur tous les
tons et se fondent savoureusement dans les matières premières.
Ici, l'artiste réalise des mariages parfois inattendus,
mais toujours savoureux: de la chapelure de corn flakes dans un
poulet croustillant, du bran dans des muffins de pommes,
de l'orge pour épaissir une sauce.
Il faut dire aussi qu'elle a le doigté ! Mansourah Issany,
née Mathur, vient en fait d'une famille de restaurateurs.
"Depuis mon enfance, j'ai baigné dans cette atmosphère
de cuisine", dit-elle. Son père, en effet, était
le propriétaire de l'hôtel Mexico, à place
Victoria, Port-Louis. Sa mère, originaire de l'Inde, était
issue, elle aussi d'une famille empreinte de tradition culinaire.
Dans cette famille nombreuse - sept filles et cinq garçons
-, la cuisine était presque un culte: "nous n'achetions
jamais rien à l'extérieur. Tout était préparé
à la maison", dit Mansourah. Adolescente déjà,
elle apportait sa touche personnelle à la plus banale des
recettes traditionnelles, comme ces gâteaux piments au poisson
qu'elle préparait lors du Ramadan.
En sus de son patrimoine culinaire, la famille Mathur était
connue pour son sens du partage et de l'ouverture. Les mets, préparés
toujours en grande quantité, étaient régulièrement
distribués avec les voisins ou les gens du quartier. Une
tradition que perpétue aujourd'hui le foyer des Issany
qui héberge régulièrement des visiteurs de
passage, souvent des hôtes de marques: religieux venus de
l'Inde et leurs familles. Une source d'enrichissement, mais aussi
une fenêtre ouverte sur les régions de l'Inde et
leurs spécificités culinaires, véritable
mine de trésor pour Mansourah.
Plus jeune, elle ambitionnait de se lancer dans la restauration.
Après avoir vécu, à travers son père,
les nombreux aléas et les contraintes de ce métier,
la jeune fille opta pour une autre voie: professeur de dessin.
Un métier qu'elle a cessé de pratiquer après
son mariage pour se consacrer pleinement à son premier
amour: la cuisine. Révélée, en 1994, par
un concours culinaire - Cuisine Sans Frontières - de l'Alliance
Française qui consacra son fameux "chicken roses",
Mansourah Issany décida d'explorer plus loin la créativité
culinaire et de noter scrupuleusement le fruit de ses recherches.
Après une douzaine de concours, une notoriété
acquise par le biais de la télévision - Saveur
Plus avec Pamela Patten -, Mansourah Issany va encore plus
loin en 2000, avec la publication d'un premier livre de recettes,
Cuisine Mauricienne: 99 recettes. "J'aime partager
ce que je découvre", explique le cordon bleu.
Aujourd'hui, dans la mouvance de la prise de conscience alimentaire,
elle propose une cuisine tout aussi savoureuse, assure-t-elle,
mais également diététique. "Nous
mangeons mal. Nous avons de mauvaises habitudes à corriger",
justifie l'auteur en rappelant que "notre richesse, c'est
la santé". Ce qu'elle propose, dans ce livre (voir
encadré) c'est "une nouvelle façon de manger".
Quant aux recettes, elles ont toutes été testées
en famille, assure-t-elle
Mais l'auteur n'a pas dit son dernier mot: elle prépare
déjà une troisième publication: un "Spécial
Snacks Ramadan"
et planche parallèlement sur
un livre de recettes pour débutantes, notamment des jeunes
mariées pour lesquelles la cuisine est un véritable
parcours du combattant. Même si la cuisine reste sa passion
première, Mansourah Issany partage aussi ses journées
entre son magasin sur le quai (son deuxième violon d'Ingres
étant la peinture sur t-shirt), le travail social (elle
est président honoraire du EDYCS Epileptic Group) et sa
famille. Comment fait-elle pour tout cumuler ? "C'est
une question d'organisation", dit cette lève-tôt.
Chacune des journées de cette adepte de yoga thérapeutique
débute invariablement par la prière et s'enchaîne
sur
le hoola hoop. Soigner l'esprit et le corps: voilà
la clé du succès, selon Mansourah Issany.
School Magazine
Le collège BPS en une centaine de pages
"Together we can
" l'édition 2004
du school magazine du collège BPS vient d'être
publié. Présentant une centaine de pages sur les
différentes facettes de la vie au collège, le magazine
dresse aussi le portrait des anciennes élèves de
même que des interviews des représentants de l'autorité
de l'éducation catholique, en l'occurrence Mgr Maurice
Piat et le Père Jean-Maurice Labour. Together we can,
tout en couleur, laisse aussi la place à des analyses
et autres réflexions dont les signataires sont les enseignants
et élèves du collège, aux tableaux colorés
des étudiantes, à des textes de société
entre autres. Deux pages sont aussi consacrées au département
du préprofessionnel.
Meyer sketches en VCD
Lindsay Moutien en vente partout, sauf en pharmacie
Le VCD de Lindsay Moutien est en vente partout à Rs 150,
mais pas en pharmacie. Pour comprendre cette blague, il faut sans
doute se référer à son sketch intitulé
Réunionnais, qui figure sur ce VCD lancé
cette semaine.
Révélé il y a quelques années par
les spectacles d'humour mauricien organisés par Immedia,
Lindsay Moutien s'est, depuis, imposé comme l'incontournable
raconteur de blagues des éditions successives de ce spectacle.
Pour faire plaisir à ses nombreux fans, il vient donc de
sortir, avec l'aide de Gold D Services, ce VCD intitulé
Best of Meyer Sketches.
Celui-ci contient onze de ses sketches tels que présentés
et enregistrés sur scène lors des spectacles d'humour
d'Immedia. On y retrouve ainsi Tatav, Black & Decker, Meyer
Sofer, Réunionnais, Kaba, Vendredi 13, Nimero 7, Minn Bwi
Somon, Trafik ek Soular, Zistwar Verin et Mo kontan Twa. Une
occasion offerte à ceux qui apprécient l'humour
très attaché à un certain quotidien de Lindsay
Moutien de se le repasser en boucle à domicile, sans plus
avoir à attendre qu'il paraisse sur scène. Même
si l'enregistrement en son direct présente certaines faiblesses.
Ce VCD de Lindsay Moutien a été réalisé
avec l'aide de Top FM, Domah Commercial Centre, Garage Sanashee,
Gold D Services, Telecom Plus, Ecole Philarcomique, Star Print
et Immedia. Il est donc en vente partout sauf dans les pharmacies,
qui ignoreront sans doute jusqu'au bout ses vertus relaxantes,
lacrymogènes ou laxatives, selon les cas
Patrimoine
Inauguration officielle du Domaine des Aubineaux
M. Anil Gayan, ministre du Tourisme, a procédé mercredi
dernier à l'ouverture officielle du Domaine des Aubineaux
à Curepipe. Cette superbe maison coloniale a été
bâtie en 1867 pour sir Gustave Bestel qui par la suite l'a
revendue à Maxime Guimbeau qui l'a légué
à ses descendants. Elle a été transformée
en un musée qui permet de découvrir le quotidien
d'une maison coloniale, avec ses pièces immenses, ses meubles
authentiques du style Empire et surtout une collection de photographies
sur la vie à Maurice, et plus particulièrement à
Curepipe au siècle d'avant. Le domaine des Aubineaux s'insère
dans l'itinéraire touristique original et ambitieux imaginé
par la société Cascades Ltd qui gère les
intérêts de la famille Guimbeau. Intitulé
la route du thé cet itinéraire propose une visite
guidée de l'usine de Bois Chéri, une halte à
la maison coloniale de St Aubin transformée en table d'hôte
et se termine par le Domaine des Aubineaux où l'on peut
également prendre le thé. Avant ou après
une promenade dans le jardin de la propriété qui
s'étend sur une trentaine d'arpents.
Maurice Passion
Hommage à Brel
Dans son édition de septembre, le trimestriel Maurice
Passion rend hommage à Jacques Brel, en proposant une
rétrospective de son passage à Maurice en 1966,
l'année de ses adieux au show-biz. Dans le même esprit,
le magazine affiche une série de clichés souvenirs
du Festival International de l'Âge D'Or (FIADO 2004) dont
l'invitée d'honneur était Madly Bamy-Brel. À
lire également, un très bel article sur les épaves,
signé Valérie Claro (textes) et Fabrice Bettex (photos).
Dans la rubrique, Létan Lontan, Tristan Bréville
nous balade dans le vieux et le nouveau Port-Louis, de l'Apravahsi
Ghat à la mairie en passant par China Town, "qui
se dégrade dans la nonchalance et l'abandon" ou
encore le Champ de mars, "le plus vieil hippodrome de
l'hémisphère sud". Plus loin, sous le couvert
de "Paroles de femmes", des Rodriguaises de tous métiers
posent pour Pierre Argo. Ce dernier numéro de l'année
(le prochain doit paraître en janvier) propose par ailleurs,
un reportage photo sur les pagodes ainsi qu'un dossier sur la
table d'hôte, Chez Tante Atalie, entre autres articles.
Publié par Archipelago, ce trimestriel est également
distribué à La Réunion, Madagascar, Seychelles
et en Australie.
Musique
Séga: Camarad Camaron, Steve Augustin
C'est un septième album rempli de couleurs et de chaleur
tropicale que propose Steve Augustin. Avec Camarad Camaron,
cet enseignant de 38 ans et amoureux du séga, reste
fidèle au style qu'il a toujours défendu et qui
lui sied, notamment le séga d'ambiance. Pour ce nouvel
album, le chanteur y inclut cinq reprises de Jean-Claude Gaspard
(Qui li bizin monoir et Maladie d'amour), Serge
Lebrasse (Séga Macambo) et Jocelyn Perrault (Ginette
dans disco et Couraz ene zom) respectivement. "C'est
à la demande de mon producteur, de la Réunion, que
Camarad Camaron comporte des reprises. L'année dernière
un précédent album Ambiance séga, comprenant
essentiellement des reprises, produit et distribué à
la Réunion a connu un bon accueil. D'où l'idée
de récidiver avec quelques titres. D'ailleurs, comme je
suis un inconditionnel de Jean-Claude, cela m'a fait vraiment
plaisir de lui rendre une sorte d'hommage", explique
Steve Augustin. À l'île soeur, dit-il, le public
qu'il a conquis lors de ses différentes représentations,
le surnomme le "Jean-Claude de la Réunion".
Camarad Camaron, renferme cinq inédits écrits
par l'interprète, notamment, le titre éponyme, Natcho
Gaho, To danse nou séga, Ton Edward et Fam. Entraînant,
Camarad Camaron a bénéficié de l'accompagnement
musical de Gérard Louis et de ses musiciens. L'album qui
est sur le marché depuis une semaine déjà
est distribué par Geda Music.
Pour ses 40 ans de carrière: Jean-Claude, en DVD
Pour ses quarante ans de carrière musicale, le ségatier
Jean-Claude Gaspard a édité un double DVD pour célébrer
l'événement. Celui-ci renferme le spectacle live
qu'il avait gratifié en avril dernier au théâtre
Serge-Constantin aux côtés de ses filles et fils
et la version karaoké de onze séga qu'il avait interprété
lors de sa prestation sur les planches. Le lancement officiel
de ce double DVD est prévu pour le 10 décembre au
Port-Louis Waterfront à partir de 20 heures. Portant le
label de EFrame Productions, le DVD est disponible à Rs
300 chez les disquaires.
Namdje: Du reggae comorien made in Mauritius
Enregistré au studio Kapricorn, Namdje, le tout
dernier du chanteur comorien Wanamah est là ! Wanamah,
reggaeman d'Anjouan, qui s'est dévoilé aux Mauriciens
lors du Festival Tournant de l'Océan Indien de l'année
dernière, avait conquis le public avec aisance. Namdje
transpose fidèlement le reggae que cet artiste défend
dans l'archipel des Comores. Cet album made in Mauritius,
a été conçu avec la collaboration d'une pléiade
d'artistes de chez nous. Ce qui a amplifié la richesse
de la partie musicale où le reggae comorien s'ouvre à
d'autres styles. Sur l'album, figure aussi un invité qui
ne passe pas inaperçu. En effet, on retrouve Blakkayo en
featuring sur Allaouia. Namdje renferme 15 morceaux,
tous écrits par Wanamah. Le CD, qui est sorti aux Comores,
accrochera sans aucun doute, ceux qui ont été séduits
par le chanteur. Namdje est distribué sur le marché
local par Selven Mootoocarpen et les Otentik Street Brothers.
Ragga: Assez Assez, Black Masters
Autre album ragga à faire son entrée dans les bacs
cette semaine est Assez Assez du trio Black Masters. Ces
trois jeunes artistes qui viennent de l'Est assurent même
la production de leur premier album, lequel est distribué
par Digibeat. Assez Assez renferme huit titres dont, La
musik, Mal jugé, Ban Frero, Joli mine. S'ils sont à
leur premier CD, les Black Masters ont eu, toutefois, l'occasion
de se faire entendre sur une compilation qui réunit plusieurs
artistes du milieu.
R'n'B: Love & Persévérance, Negro Pou Lavi
Les big boyz de Negro Pou Lavi sont de retour. Love & Persévérance
leur dernier opus affiche déjà ses multiples
couleurs. Car Negro Pou Lavi, qui a toujours flirté avec
des styles découlant du R'n'B
persévère
sur cette lancée. Des notes de seggae, ragga, soul, R'n'B
trouvent leur place sur cet album qui comprend 12 titres portant
la signature des membres du groupe. Et comme à l'accoutumée,
Negro Pou Lavi aborde ses thèmes de prédilection,
notamment l'amour et l'ambiance: Béni nou l'amour, To
bizin love, Touzour dézir toi, Dansé vibré
entre autres. Evoluant dans la qualité, la bande à
Tony Farla a fait spécialement attention au mixage. Ainsi
avec Love & Persévérance, Negro Pou Lavi
n'aura aucun mal à s'imposer à nouveau dans l'arène
du R'n'B local. D'ailleurs, le trio a pris le soin de s'entourer
de musiciens confirmés, faisant partie de l'ensemble de
Gérard Louis et de choristes de talent. Benzblakka et Outlaw
prêtent aussi leur voix en featuring. Enregistré
au Geda Studio Love & Persévérance est
distribué par la même boîte et Tony Farla.
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