m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 5 décembre 2004



Vendredi dernier, Soroptimist International Ipsae (Mauritius)


Lancement d'un magazine souvenir à l'occasion de ses 20 ans


Le 7 décembre au Conservatoire


Rythmes d'enfer avec Lego de Madagascar


Au Jardin botanique de Pamplemousses


A la découverte du monde agricole


Du 22 au 30 novembre


A. Cadinouche et G. Pernet disent Mahebourg en photos


Livre de recettes de la Craft Academy


Si le goût m'était conté: une belle mise en bouche


Poésie


Artères de Rishy Bukoree chez Publibook


Humour


Yvan Lagesse l'emporte au paradis !


Portrait


Mansourah Issany, la cuisine selon l'artiste


School Magazine


Le collège BPS en une centaine de pages


Meyer sketches en VCD


Lindsay Moutien en vente partout, sauf en pharmacie…


Patrimoine


Inauguration officielle du Domaine des Aubineaux


Maurice Passion


Hommage à Brel



Musique


Vendredi dernier, Soroptimist International Ipsae (Mauritius)


Lancement d'un magazine souvenir à l'occasion de ses 20 ans

À l'occasion de son 20e anniversaire, l'association des femmes, Soroptimist International Ipsae (Mauritius) a procédé vendredi dernier, au lancement d'un album souvenir. Cette revue retrace, avec images et textes, les diverses activités auxquelles l'organisation a contribué depuis 1984, suivant son objectif de parfaire l'épanouissement des femmes et des enfants de Maurice.

Préparé minutieusement, ce magazine élabore divers thèmes, avec entre autres des messages des présidentes, des témoignages, des photos d'action des membres de Soroptimist International Ipsae (Mauritius), ou encore les différentes manifestations qui ont été organisées par cette association. Selon Mme Jacqueline Laurent, l'actuelle présidente de Soroptimist International Ipsae (Mauritius) "ce magazine représente la somme de toutes nos actions depuis 20 ans. Chaque membre, d'une manière ou d'une autre, s'y retrouve, car pour notre anniversaire, nous avons souhaité mettre en valeur les talents variés des membres en parlant également de nos actions suivant notre objectif de promouvoir le statut de la femme et de l'enfant à Maurice".

Ainsi, dans le cadre de ses 20 ans, Soroptimist International Ipsae (Mauritius) a organisé plusieurs activités la semaine dernière, dont la tenue d'un concert jeudi dernier. Mentionnant le certificat de Good Practice Award 2004, octroyé à Soroptimist International Ipsae (Mauritius) lors de la dernière rencontre annuelle des associations mondiale Soprotimist, Mme Laurent a rappelé que le champ d'action de cette organisation est très varié. "Depuis 1984, nous sommes au service des femmes et enfants de Maurice de par notre prise de position pour promouvoir la Mauricienne. L'association met sur pied des projets, pour ensuite laisser la relève aux autres. Bien souvent, les gens craignent l'échec et n'osent pas entreprendre des actions, malgré le bien-fondé de leur projet. Soroptimist International Ipsae (Mauritius) est là pour initier ces projets, dans plusieurs secteurs, avec l'aide des femmes professionnelles, afin de faire donner aux femmes et aux enfants, tout leur mérite", explique la présidente de l'association.

Parmi les divers projets mis en route par Soroptimist International Ipsae (Mauritius), on note des projets d'alphabétisation, des campagnes de sensibilisation autour du cancer, levée de fonds… Outre sa participation au projet de Child Protection Unit de floréal, Soroptimist International Ipsae (Mauritius) compte à son actif, deux crèches, à Baie-du-Cap et Rivière-Noire respectivement. A l'initiative de cette organisation, un Day Care Centre pour les personnes âgées sera bientôt inauguré à Camp Levieux, Rose-Hill. Par ailleurs, en 2005, Soroptimist International Ipsae (Mauritius) pense venir de l'avant avec une distribution de pamphlets aux enfants, visant à sensibiliser les petits mauriciens sur le fléau du commerce sexuel des enfants à Maurice. "Les femmes apportent, chacune d'une manière spécifique et spéciale, un plus dans la vie de tous les jours. Sensibles à ne pas laisser mourir nos actions, nous avons assuré la relève, avec la création d'un groupe de jeunes femmes, à Port-Louis, dont Mme Josie Lapierre sera la présidente. Avec l'aide de toutes ces femmes professionnelles, notre objectif de promouvoir la Mauricienne est sur une très bonne voie", a ajouté Mme Laurent.


Le 7 décembre au Conservatoire


Rythmes d'enfer avec Lego de Madagascar

Révélé au Festival Donia en 1997, le malgache Lego enflamme les scènes avec son groupe qui crée une musique festive et endiablée. Il sera sur la scène du Conservatoire François Mitterrand le 7 décembre prochain.

Né en 1973 à Antsiranana, Andriamandresy Hasivelo Romeo, alias Lego, est issu d'une famille d'artistes. À 15 ans, il commence à se faire connaître en tant qu'accordéoniste et percussionniste. Par la suite, il fera exploser une musique au son original et exaltant, fusionnant le salegy, le bahoejy et la musique de transe des Sakalava du Boina. Avec son groupe, Lego a été révélé au public lors du festival Donia en 1997. En juin 2004, fort de son troisième album, Toamasina, Lego a effectué une tournée européenne qui l'a amené à donner des concerts en France, Belgique et Allemagne. Des représentations qui ont pour particularité, affirme le dossier de présentation, d'électriser le public, à travers un spectacle rythmé et endiablé.

Le public mauricien pourra en faire l'expérience lors de l'unique concert offert par Lego le mardi 7 décembre à 20h au Conservatoire François Mitterrand à Quatre Bornes.

Les billets sont en vente à Rs 150 au CCCB à Rose Hill, au CCEF à Curepipe, à l'Alliance Française de Bell Village et au CIFOD à Port Louis.

Lego et ses musiciens donneront également un concert le dimanche 12 décembre à Malabar à Rodrigues.


Au Jardin botanique de Pamplemousses


A la découverte du monde agricole

Forum d'affaires et de rencontres entre professionnels et acteurs du monde agricole, le salon de l'agriculture, sous le thème Agriculture Demain, a été inauguré vendredi dernier par le président de la République, Sir Anerood Jugnauth, et prend fin cette après-midi. Près d'une centaine de participants y proposent leurs produits, mettant en valeur les diverses facettes du secteur agricole

Placée sous le signe de la modernisation, des technologies innovantes, le salon a été organisé par le Ministère de l'agriculture, de la Technologie et des Ressources naturelles, avec la collaboration de TCB Ltée au Jardin Botanique de Pamplemousses. Pour beaucoup de Mauriciens, agriculture rime avec sucre. Ce salon, couvrant différents aspects du monde agricole, vise à démontrer que le monde agricole est très vaste et comprend une multitude de produits, (qui ne se résument pas uniquement au secteur sucrier) et nécessitant recherches et technologies modernes. Les participants du salon (privé, unités du ministère de tutelle, et corps paraétatiques), regroupés en diverses catégories, démontrent à travers la présentation de leurs produits que le secteur agricole est encore prometteur et peut contribuer de manière significative à l'économie. Ainsi, outre la palette de produits démontrant le savoir-faire mauricien, les participants partagent avec le public, leurs perspectives agronomiques, avec en avant plan, leurs dernières recherches dans le secteur agroalimentaire. Le public peut de même acheter les produits présentés, et goûter des menus typiquement mauriciens qui y sont proposés. En début d'après-midi, ce dimanche le public pourra voir le spectacle Mama nu zil.


Du 22 au 30 novembre


A. Cadinouche et G. Pernet disent Mahebourg en photos

Mahebourg… ou le temps de vivre: c'est le titre évocateur d'une exposition de photos que proposent conjointement Annie Cadinouche et Gilbert Pernet à l'Alliance Française du même lieu, du 22 au 30 novembre prochain.

Pour Gilbert Pernet, la photo est une passion de longue date, qu'il avait toutefois un peu délaissée au cours de ces quinze dernières années. C'est pour s'évader, échapper un peu au stress de la vie professionnelle qu'il décide, il y a quelque temps, de s'y remettre en se joignant au Cercle des Artistes Photographes (CAP). Là, il rencontre Annie Cadinouche, connue notamment dans le monde de la presse puis de la communication. "Le courant est tout de suite passé entre nous. Je travaillais déjà sur un projet photographique portant sur ciel et mer, puis est venue cette idée de faire des photos d'un village un peu typique de Maurice. Le choix s'est rapidement porté sur Mahebourg", explique Gilbert Pernet.

Pendant presque un an, nos deux photographes vont se retrouver, les samedis matins, dans ce village chargé d'histoire et de vie qu'est Mahebourg, avec un petit côté un peu hors du temps. La majorité de leurs photos est prise entre 6h et 10h le matin. Celles qui seront finalement sélectionnées pour cette exposition se déclinent en trois thèmes: il y a d'une part les pêcheurs et leur pratique quotidienne (avec notamment quelques photos de la pêche à la senne), puis ils viennent des instantanés de la vie du village et de ses habitants, dans leur quotidien. Enfin, quelques portraits.

Mais est-il aisé de concilier deux regards, deux sensibilités, autour d'un même sujet et d'une exposition conjointe ? "En fait, nous avons remarqué que nous pouvions nous retrouver dans le même lieu au même moment, et nos photos ne montraient pas du tout la même chose. Je crois qu'il y a un aspect plus graphique dans mes photos, alors qu'Annie Cadinouche va davantage vers les gens, directement", estime Gilbert Pernet.

Des regards croisés en noir et blanc et en couleurs que les deux photographes invitent le public à découvrir du 22 au 30 novembre à l'antenne de l'Alliance Française de Mahebourg.


Livre de recettes de la Craft Academy


Si le goût m'était conté: une belle mise en bouche

La Craft Academy ne cesse d'innover: pour financer ses prochains cours de développement créatif à l'intention aussi bien des jeunes en échec scolaire que des prisonniers, elle lance cette fois un livre de recettes. Comme tout ce qui émane de la Craft Academy, l'ouvrage, intitulé Si le goût m'était conté, se révèle remarquable tant en termes d'idée que de réalisation. Et l'originalité est assurément au rendez-vous.

Auriez-vous pensé à réaliser une Salade de pintade et chevrettes sèches à la créole ? Ou des achards de carottes aux pommes vertes ? Le livre de recettes de la Craft Academy vous y invite. Aux côtés de plats "classiques" ou habituels comme le Gratin dauphinois ou le Civet de bœuf ou de cerf, Si le goût m'était conté propose en effet de découvrir et réaliser un éventail de recettes qui titillent autant l'imagination que les papilles. Soupe verte, Mille-feuilles de tomates et de thon, Champignons tandoori, Gratin de papaye verte aux ourites safranées, Bœuf à la bière, Soufflé d'ananas, Pudding de "toffee colle aux dents", Napolitains, sans oublier quelques boissons allant du thé à l'ananas au Tequil'amor. Au total, 77 recettes réparties en trois chapitres, nommément Entrées et Accompagnements; Plats Principaux; Desserts et Autres.

Sponsorisé par le groupe Food and Allied, cet ouvrage se présente également comme un objet aussi beau qu'utile. Il est imprimé sur des papiers recyclés aux belles teintes brunes, donc pas salissant, avec l'avantage, en plus, d'une tranche en spirale qui permet aisément de maintenir le livre ouvert à la page voulue, sans avoir à le feuilleter avec des mains graisseuses ou enfarinées. L'ensemble est illustré par une série de dessins réalisés par des artistes locaux autour du thème de la cuisine.

Derrière cet intérêt gastronomique, on retrouve une nouvelle initiative de la Craft Academy pour recueillir des fonds afin de financer ses diverses initiatives de développement humain et social à travers l'apprentissage et l'acquisition d'une activité créative. La vente de Si le goût m'était conté vise en effet à assurer la réalisation d'un certain nombre de programmes de formation tels que des cours pour jeunes en échec scolaire ainsi que la mise en place de petites entreprises; des cours aux formateurs des écoles ZEP et à différentes ONG pour une nouvelle forme d'éducation créative; des cours d'artisanat pour des prisonniers mauriciens etc.

"L'achat de ce livre est un moyen d'aider un grand nombre de jeunes à pêcher plutôt que d'être nourri pour un jour", soulignent, avec à-propos, les responsables de la Craft Academy.

En vente au prix de lancement exceptionnel de Rs 200, Si le goût m'était conté devrait faire de forts agréables cadeaux de Noël, s'inscrivant parfaitement dans l'esprit de partage de cette occasion.



Eat & Slim: recettes basses calories

Publié par les Éditions Le Printemps, Eat & Slim est à la fois un guide pour maigrir et pour manger équilibré. Conçu avec l'aide d'une diététicienne, Rosida Dhookhun, ce livre propose une centaine de recettes à basses calories, accessibles à tous. "Ce n'est pas seulement un livre de régime (…) C'est un guide qui propose une nouvelle manière de manger pour acquérir une meilleure santé", explique Mansourah Issany en guise d'introduction. Dans la préface de cette publication - qui contient aussi une note du Dr Djamil Fareed -, le Dr Oomar Uteem fait état de certains "disturbing figures" en matière de santé. À Maurice, 20% des adultes souffrent de diabète, 35% d'hypertension, 30% d'obésité et 55% d'un taux élevé de cholestérol, rappelle-t-il. Pour le cardiologue, ce livre tombe à point nommé en proposant un "new generation of cooking delights". De son côté, la diététicienne invite les lecteurs à le considérer comme faisant partie d'un "lifetime commitment towards better health". Le régime amaigrissant proposé se décline en trois étapes avec quatre jours de mise en condition (avec des compléments vitaminés, notamment), une phase de perte de poids (composé de trois repas légers et trois snacks ou en-cas) et enfin, une phase de stabilisation. Mais Eat & Slim est avant tout un livre de recettes. Celles-ci sont regroupées en dix groupes alimentaires: boissons, pain, poulet, poissons et fruits de mer, viandes, salades, végétarien, soupes, desserts et sauces. Parmi les recettes proposées: le Tamarind Fish, le poulet à la moutarde, sauce épicée, la calebasse au yaourt, des muffins de pomme, un chatini d'ananas, l'Indian Cheese Quiche… Le livre contient également des avertissements qui s'adressent notamment aux personnes souffrant de certaines maladies chroniques et quelques conseils à ceux qui désirent tenter le régime amaigrissant proposé.


Poésie


Artères de Rishy Bukoree chez Publibook

Après trois recueils de poésie publiés localement, Rishy Bukoree sort son nouvel opus chez Publibook, maison française d'édition on line. Intitulé Artères, ce nouveau recueil, propose de découvrir une trentaine de poèmes entièrement en français, où se livre "un être en quête de lumière".

Artères, fait ressortir le quatrième de couverture, peut signifier à la fois les vaisseaux qui conduisent le sang jusqu'aux organes et un type de voie de communication urbaine. Rishy Bukoree exploite à fond les possibilités de ce double sens pour nous livrer un triptyque: trois parties distinctes, mais en même temps suffisamment liées entre elles pour en faire également une composition poétique pouvant se lire en continu.

La première partie, intitulée "Sang", reflète "l'urgence de l'action, la violence des mots et les maux existentiels". Besoin d'ivresses, d'extase sensuelle et de vérité pour aller au-delà de la révolte primaire qu'inspire un monde violent jusque dans son paraître. "Entre la poésie / Et le fusil / J'ai choisi les mots / Que j'ai préférés aux maux", écrit l'auteur.

Ce qui le mène, en deuxième partie, à un besoin de voyages, conduisant autant sur des "Chemins" géographiques qu'intérieurs, toutes ces routes qui s'égarent ou se recoupent pour arriver à créer du sens. Où l'on retrouve au passage, dans Montréalités, cette ville qui semble avoir si fortement marqué l'auteur lors de ses années d'études. Ou encore un hommage à Cabon à travers Namasté.

Cette quête d'une voie lumineuse finit par ramener le poète vers l'élément essentiel qu'est l'eau, celle qui est tout aussi bien capable d'orchestrer les naufrages que d'apporter la purification et la transcendance recherchées, comme on le découvre dans la troisième partie, "Océans". Autant de poèmes que les éditeurs de Publibook décrivent comme "une houle, au gré de laquelle il est doux de se laisser bercer".

De son côté, Rishy Bukoree se réjouit de cette nouvelle publication, qui intervient après Solfatare: liberté d'expression en 1999, Vers-Tige en 2002 et Words au début de cette année, où le poète révèle le meilleur de ce dont il est capable à travers l'anglais. C'est par ailleurs un recueil en créole, Poezi enn Rebel, qui lui a valu cette année le Premier Prix de la Catégorie Poésie dans le Concours Littéraire en Créole de Ledikasyon Pu Travayer. Pour la suite, le poète dit son ambition de créer un jour une bande dessinée, pour pousser plus loin une passion d'enfance.


Humour


Yvan Lagesse l'emporte au paradis !

Il nous avait enthousiasmé avec Comment vivre à l'île Maurice en 25 leçons en 1979, un peu égaré quelques années plus tard entre Les Rosiers de Tonton et autres histoires. Cette fois, si le spectre des épines est toujours bien présent, c'est une couronne de lauriers que mérite de se voir tresser Yvan Lagesse pour son nouvel opus fraîchement sorti des presses: Pierre, Moïse, les autres et Moi nous offre une savoureuse incursion à Paradipolis. De quoi faire s'agiter les quenouilles de bénitier !

Ah, enfin un peu d'humour ! On dirait même beaucoup d'humour. Et pas n'importe lequel. Celui, riche et hilarant à souhait, que nous avait donné à découvrir Yvan Lagesse à travers son fameux Comment vivre à l'île Maurice en 25 leçons, devenu best-seller dès sa sortie en 1979. Un florilège humoristique inédit, brossant un tableau mordant des us et coutumes locaux, avec un humour où le sens du "cocasse" laissait transparaître la généreuse tendresse que l'auteur n'en porte pas moins à son pays. La suite, reconnaît Yvan Lagesse, a été un peu difficile à assurer. Le Rosier de Tonton et autres histoires, paru en 1987, "a été fait trop rapidement" selon les propres propos de celui qui confie par ailleurs "aimer les fleurs mais pas le jardinage". Depuis, il a laissé mûrir les choses. Et commet, dix-sept ans plus tard, Pierre, Moïse, les autres et Moi. Où l'auteur quitte son terrain prédécent, Maurice, pour prendre un peu de… hauteur.

Quand Dieu le Père branche son konntou

L'interroger sur la "genèse" de cette nouvelle œuvre semble à propos. Sous la varangue ombragée de sa demeure phœnixienne, Yvan Lagesse nous donne audience avec cette bienveillance chaleureuse où perce une petite lueur qui trahit le regard aiguisé à capter le moindre détail. Quelque chose qui n'est pas sans rappeler le personnage principal de son livre, nul autre que Dieu le Père qui, après "sa popom du matin", branche son "konntou", gadget sophistiqué qu'il utilise au besoin pour savoir tout ce qui se passe dans son royaume.

Son royaume, c'est Paradipolis, dont Yvan Lagesse nous propose de partager la vie des résidents pendant une quinzaine de jours décisifs. Dès la dédicace, adressée "Aux Huns et aux Zoths", on comprend que cela ne va pas être triste. Jugez plutôt de la galerie: "Pierre, le premier pape, distrait préposé au portail; Mathusalem, le sportif du groupe qui, sur son lit de mort à 969 ans, ridiculisa son fils Lamek au bras de fer; Pline l'aîné qui sortit tout caramélisé de l'éruption du Vésuve; Moïse, légèrement excentré pour avoir descendu le mont Sinaï sur les talons, croulant sous les tables de la loi; Noé, président de divers saoul-comités et tireur de litres ambidextre; Loth dont la femme fut changée en statue de sel et qui avoua par la suite qu'il l'avait toujours trouvée un peu fade; Loony Bird, enfin, le sympathique petit angelot qui vole en rase-mottes." Vous l'aurez compris, c'est directement dans l'histoire biblique qu'a puisé Yvan Lagesse pour cet ouvrage. "En 2000, je me suis dit que Jésus Christ avait 2000 ans et qu'il fallait faire quelque chose. Même si au final il ne paraît pas dans le livre. Mais il n'est pas pressé", souligne Yvan Lagesse. Des séries de notes jetées ici et là sur des carnets au hasard d'années d'insomnies va donc prendre forme, petit à petit, cette histoire qui s'articule comme une reconstruction peu conformiste. Pari audacieux en ces temps de grande frilosité, pour ne pas dire agressivité religieuse de tous bords ? Yvan Lagesse sourit dans son absence de barbe: "J'ai toujours été intéressé par l'histoire biblique car il y a là beaucoup de choses qui m'amusent. Je me suis donc hasardé. Cela ne peut certes être accepté de grand cœur par tout le monde. C'est le risque à courir. Mais il n'y a rien là de bien méchant."

Tout ce petit monde réuni à Paradipolis se révèle en effet fort attachant, s'entend comme lurons en foire, organise des banquets, des tournois sportifs, part en tournée chez les Utes, voire organise une… journée portes ouvertes. Et c'est là que les choses se corsent. Pas à cause de quelconques nationalistes, mais en raison de l'intrusion d'un affreux: Onésime l'Irrévérencieux Incube, qui va bouleverser tout ce petit monde en faisant parler sa plume vitriolique dans le journal local…

Astérix et Ralph Lauren: cherchez le vrai

Autour de cette trame, Yvan Lagesse nous offre un véritable festival de calembours, contrepèteries, néologismes, bref de jeux de mots et d'idées qui trébuchent littéralement sur les ailes les uns des autres. On y trouve un luxe de clins d'œil à travers des références qui font aussi bien appel aux cultures classique que populaire, aux dessins animés qu'aux chef-d'œuvre du cinéma, au bon sens de la rue qu'à la philosophie, à l'actualité qu'aux mythes immémoriaux. On y croise pêle-mêle Lao Tseu, Epicure, le douanier Rousseau, Saint Exupéry, Saint Saens, Saint-John Perse, Pierre Poivre, Jack l'Éventreur, voire Gainsbourg "dont les oreilles poussent à l'état sauvage" et même Brassens le pornographe, au grand "damned" de Dieu le Père. En attendant Barthez pour remplacer un Saint Pierre décidément trop dissolu dans son rôle de portier. À tout moment, un incroyable souci du détail qui va jusqu'à ces auréoles ornant le faîte de chaque numéro de page.

Ces pages sont aussi agrémentées par de savoureux dessins de Marc Randabel, qui succède avec un brio certain au Roger Merven des 25 Leçons. Humour là aussi garanti, à l'image de ce tableau où l'on voit Astérix tentant de convaincre de son identité un des gros bras préposés à la porte de Paradipolis, qui lui réplique d'un ton narquois que lui est Ralph Lauren. Toute ressemblance avec des faits d'actualité serait contrefaite…

À la différence de Comment vivre à l'île Maurice en 25 leçons, constitué d'une suite sans liens obligés, Pierre, Moïse, les autres et Moi s'organise comme un roman. Ce grâce aux conseils non de l'agneau mais du fils Pascal, humoriste pirate, qui a convaincu le père de donner une trame à ce qui n'était d'abord "qu'une suite de calembours". Un roman donc, dont on a hâte de connaître la suite, mais qui gagne toutefois à être consommé avec une certaine modération, quelques pages à la fois, au risque de passer à côté ou de se laisser submerger par ce déferlement humoristique. Avec moi le déluge semble dire Yvan Lagesse. Ça tombe à pic: une telle arche pour Noël, ça s'accueille comme un vrai cadeau !


Portrait


Mansourah Issany, la cuisine selon l'artiste

La cuisine est pour elle, un véritable art de vivre… ou de l'art tout court. Comme un peintre avec sa palette - ce qu'elle est aussi - Mansourah Issany ne se lasse pas d'imaginer, de créer, de composer. Elle ne laisse rien au hasard: "il n'y a pas que le goût qui importe: je joue aussi sur le parfum, le visuel", dit-elle. Dans son "atelier", les herbes et les épices se déclinent sur tous les tons et se fondent savoureusement dans les matières premières. Ici, l'artiste réalise des mariages parfois inattendus, mais toujours savoureux: de la chapelure de corn flakes dans un poulet croustillant, du bran dans des muffins de pommes, de l'orge pour épaissir une sauce.

Il faut dire aussi qu'elle a le doigté ! Mansourah Issany, née Mathur, vient en fait d'une famille de restaurateurs. "Depuis mon enfance, j'ai baigné dans cette atmosphère de cuisine", dit-elle. Son père, en effet, était le propriétaire de l'hôtel Mexico, à place Victoria, Port-Louis. Sa mère, originaire de l'Inde, était issue, elle aussi d'une famille empreinte de tradition culinaire. Dans cette famille nombreuse - sept filles et cinq garçons -, la cuisine était presque un culte: "nous n'achetions jamais rien à l'extérieur. Tout était préparé à la maison", dit Mansourah. Adolescente déjà, elle apportait sa touche personnelle à la plus banale des recettes traditionnelles, comme ces gâteaux piments au poisson qu'elle préparait lors du Ramadan.

En sus de son patrimoine culinaire, la famille Mathur était connue pour son sens du partage et de l'ouverture. Les mets, préparés toujours en grande quantité, étaient régulièrement distribués avec les voisins ou les gens du quartier. Une tradition que perpétue aujourd'hui le foyer des Issany qui héberge régulièrement des visiteurs de passage, souvent des hôtes de marques: religieux venus de l'Inde et leurs familles. Une source d'enrichissement, mais aussi une fenêtre ouverte sur les régions de l'Inde et leurs spécificités culinaires, véritable mine de trésor pour Mansourah.

Plus jeune, elle ambitionnait de se lancer dans la restauration. Après avoir vécu, à travers son père, les nombreux aléas et les contraintes de ce métier, la jeune fille opta pour une autre voie: professeur de dessin. Un métier qu'elle a cessé de pratiquer après son mariage pour se consacrer pleinement à son premier amour: la cuisine. Révélée, en 1994, par un concours culinaire - Cuisine Sans Frontières - de l'Alliance Française qui consacra son fameux "chicken roses", Mansourah Issany décida d'explorer plus loin la créativité culinaire et de noter scrupuleusement le fruit de ses recherches.

Après une douzaine de concours, une notoriété acquise par le biais de la télévision - Saveur Plus avec Pamela Patten -, Mansourah Issany va encore plus loin en 2000, avec la publication d'un premier livre de recettes, Cuisine Mauricienne: 99 recettes. "J'aime partager ce que je découvre", explique le cordon bleu. Aujourd'hui, dans la mouvance de la prise de conscience alimentaire, elle propose une cuisine tout aussi savoureuse, assure-t-elle, mais également diététique. "Nous mangeons mal. Nous avons de mauvaises habitudes à corriger", justifie l'auteur en rappelant que "notre richesse, c'est la santé". Ce qu'elle propose, dans ce livre (voir encadré) c'est "une nouvelle façon de manger". Quant aux recettes, elles ont toutes été testées en famille, assure-t-elle…

Mais l'auteur n'a pas dit son dernier mot: elle prépare déjà une troisième publication: un "Spécial Snacks Ramadan"… et planche parallèlement sur un livre de recettes pour débutantes, notamment des jeunes mariées pour lesquelles la cuisine est un véritable parcours du combattant. Même si la cuisine reste sa passion première, Mansourah Issany partage aussi ses journées entre son magasin sur le quai (son deuxième violon d'Ingres étant la peinture sur t-shirt), le travail social (elle est président honoraire du EDYCS Epileptic Group) et sa famille. Comment fait-elle pour tout cumuler ? "C'est une question d'organisation", dit cette lève-tôt. Chacune des journées de cette adepte de yoga thérapeutique débute invariablement par la prière et s'enchaîne sur… le hoola hoop. Soigner l'esprit et le corps: voilà la clé du succès, selon Mansourah Issany.


School Magazine


Le collège BPS en une centaine de pages

"Together we can…" l'édition 2004 du school magazine du collège BPS vient d'être publié. Présentant une centaine de pages sur les différentes facettes de la vie au collège, le magazine dresse aussi le portrait des anciennes élèves de même que des interviews des représentants de l'autorité de l'éducation catholique, en l'occurrence Mgr Maurice Piat et le Père Jean-Maurice Labour. Together we can, tout en couleur, laisse aussi la place à des analyses et autres réflexions dont les signataires sont les enseignants et élèves du collège, aux tableaux colorés des étudiantes, à des textes de société entre autres. Deux pages sont aussi consacrées au département du préprofessionnel.


Meyer sketches en VCD


Lindsay Moutien en vente partout, sauf en pharmacie…

Le VCD de Lindsay Moutien est en vente partout à Rs 150, mais pas en pharmacie. Pour comprendre cette blague, il faut sans doute se référer à son sketch intitulé Réunionnais, qui figure sur ce VCD lancé cette semaine.

Révélé il y a quelques années par les spectacles d'humour mauricien organisés par Immedia, Lindsay Moutien s'est, depuis, imposé comme l'incontournable raconteur de blagues des éditions successives de ce spectacle. Pour faire plaisir à ses nombreux fans, il vient donc de sortir, avec l'aide de Gold D Services, ce VCD intitulé Best of Meyer Sketches.

Celui-ci contient onze de ses sketches tels que présentés et enregistrés sur scène lors des spectacles d'humour d'Immedia. On y retrouve ainsi Tatav, Black & Decker, Meyer Sofer, Réunionnais, Kaba, Vendredi 13, Nimero 7, Minn Bwi Somon, Trafik ek Soular, Zistwar Verin et Mo kontan Twa. Une occasion offerte à ceux qui apprécient l'humour très attaché à un certain quotidien de Lindsay Moutien de se le repasser en boucle à domicile, sans plus avoir à attendre qu'il paraisse sur scène. Même si l'enregistrement en son direct présente certaines faiblesses.

Ce VCD de Lindsay Moutien a été réalisé avec l'aide de Top FM, Domah Commercial Centre, Garage Sanashee, Gold D Services, Telecom Plus, Ecole Philarcomique, Star Print et Immedia. Il est donc en vente partout sauf dans les pharmacies, qui ignoreront sans doute jusqu'au bout ses vertus relaxantes, lacrymogènes ou laxatives, selon les cas…


Patrimoine


Inauguration officielle du Domaine des Aubineaux

M. Anil Gayan, ministre du Tourisme, a procédé mercredi dernier à l'ouverture officielle du Domaine des Aubineaux à Curepipe. Cette superbe maison coloniale a été bâtie en 1867 pour sir Gustave Bestel qui par la suite l'a revendue à Maxime Guimbeau qui l'a légué à ses descendants. Elle a été transformée en un musée qui permet de découvrir le quotidien d'une maison coloniale, avec ses pièces immenses, ses meubles authentiques du style Empire et surtout une collection de photographies sur la vie à Maurice, et plus particulièrement à Curepipe au siècle d'avant. Le domaine des Aubineaux s'insère dans l'itinéraire touristique original et ambitieux imaginé par la société Cascades Ltd qui gère les intérêts de la famille Guimbeau. Intitulé la route du thé cet itinéraire propose une visite guidée de l'usine de Bois Chéri, une halte à la maison coloniale de St Aubin transformée en table d'hôte et se termine par le Domaine des Aubineaux où l'on peut également prendre le thé. Avant ou après une promenade dans le jardin de la propriété qui s'étend sur une trentaine d'arpents.


Maurice Passion


Hommage à Brel

Dans son édition de septembre, le trimestriel Maurice Passion rend hommage à Jacques Brel, en proposant une rétrospective de son passage à Maurice en 1966, l'année de ses adieux au show-biz. Dans le même esprit, le magazine affiche une série de clichés souvenirs du Festival International de l'Âge D'Or (FIADO 2004) dont l'invitée d'honneur était Madly Bamy-Brel. À lire également, un très bel article sur les épaves, signé Valérie Claro (textes) et Fabrice Bettex (photos). Dans la rubrique, Létan Lontan, Tristan Bréville nous balade dans le vieux et le nouveau Port-Louis, de l'Apravahsi Ghat à la mairie en passant par China Town, "qui se dégrade dans la nonchalance et l'abandon" ou encore le Champ de mars, "le plus vieil hippodrome de l'hémisphère sud". Plus loin, sous le couvert de "Paroles de femmes", des Rodriguaises de tous métiers posent pour Pierre Argo. Ce dernier numéro de l'année (le prochain doit paraître en janvier) propose par ailleurs, un reportage photo sur les pagodes ainsi qu'un dossier sur la table d'hôte, Chez Tante Atalie, entre autres articles. Publié par Archipelago, ce trimestriel est également distribué à La Réunion, Madagascar, Seychelles et en Australie.



Musique

Séga: Camarad Camaron, Steve Augustin

C'est un septième album rempli de couleurs et de chaleur tropicale que propose Steve Augustin. Avec Camarad Camaron, cet enseignant de 38 ans et amoureux du séga, reste fidèle au style qu'il a toujours défendu et qui lui sied, notamment le séga d'ambiance. Pour ce nouvel album, le chanteur y inclut cinq reprises de Jean-Claude Gaspard (Qui li bizin monoir et Maladie d'amour), Serge Lebrasse (Séga Macambo) et Jocelyn Perrault (Ginette dans disco et Couraz ene zom) respectivement. "C'est à la demande de mon producteur, de la Réunion, que Camarad Camaron comporte des reprises. L'année dernière un précédent album Ambiance séga, comprenant essentiellement des reprises, produit et distribué à la Réunion a connu un bon accueil. D'où l'idée de récidiver avec quelques titres. D'ailleurs, comme je suis un inconditionnel de Jean-Claude, cela m'a fait vraiment plaisir de lui rendre une sorte d'hommage", explique Steve Augustin. À l'île soeur, dit-il, le public qu'il a conquis lors de ses différentes représentations, le surnomme le "Jean-Claude de la Réunion". Camarad Camaron, renferme cinq inédits écrits par l'interprète, notamment, le titre éponyme, Natcho Gaho, To danse nou séga, Ton Edward et Fam. Entraînant, Camarad Camaron a bénéficié de l'accompagnement musical de Gérard Louis et de ses musiciens. L'album qui est sur le marché depuis une semaine déjà est distribué par Geda Music.

Pour ses 40 ans de carrière: Jean-Claude, en DVD

Pour ses quarante ans de carrière musicale, le ségatier Jean-Claude Gaspard a édité un double DVD pour célébrer l'événement. Celui-ci renferme le spectacle live qu'il avait gratifié en avril dernier au théâtre Serge-Constantin aux côtés de ses filles et fils et la version karaoké de onze séga qu'il avait interprété lors de sa prestation sur les planches. Le lancement officiel de ce double DVD est prévu pour le 10 décembre au Port-Louis Waterfront à partir de 20 heures. Portant le label de EFrame Productions, le DVD est disponible à Rs 300 chez les disquaires.

Namdje: Du reggae comorien made in Mauritius

Enregistré au studio Kapricorn, Namdje, le tout dernier du chanteur comorien Wanamah est là ! Wanamah, reggaeman d'Anjouan, qui s'est dévoilé aux Mauriciens lors du Festival Tournant de l'Océan Indien de l'année dernière, avait conquis le public avec aisance. Namdje transpose fidèlement le reggae que cet artiste défend dans l'archipel des Comores. Cet album made in Mauritius, a été conçu avec la collaboration d'une pléiade d'artistes de chez nous. Ce qui a amplifié la richesse de la partie musicale où le reggae comorien s'ouvre à d'autres styles. Sur l'album, figure aussi un invité qui ne passe pas inaperçu. En effet, on retrouve Blakkayo en featuring sur Allaouia. Namdje renferme 15 morceaux, tous écrits par Wanamah. Le CD, qui est sorti aux Comores, accrochera sans aucun doute, ceux qui ont été séduits par le chanteur. Namdje est distribué sur le marché local par Selven Mootoocarpen et les Otentik Street Brothers.

Ragga: Assez Assez, Black Masters

Autre album ragga à faire son entrée dans les bacs cette semaine est Assez Assez du trio Black Masters. Ces trois jeunes artistes qui viennent de l'Est assurent même la production de leur premier album, lequel est distribué par Digibeat. Assez Assez renferme huit titres dont, La musik, Mal jugé, Ban Frero, Joli mine. S'ils sont à leur premier CD, les Black Masters ont eu, toutefois, l'occasion de se faire entendre sur une compilation qui réunit plusieurs artistes du milieu.

R'n'B: Love & Persévérance, Negro Pou Lavi

Les big boyz de Negro Pou Lavi sont de retour. Love & Persévérance leur dernier opus affiche déjà ses multiples couleurs. Car Negro Pou Lavi, qui a toujours flirté avec des styles découlant du R'n'B… persévère sur cette lancée. Des notes de seggae, ragga, soul, R'n'B trouvent leur place sur cet album qui comprend 12 titres portant la signature des membres du groupe. Et comme à l'accoutumée, Negro Pou Lavi aborde ses thèmes de prédilection, notamment l'amour et l'ambiance: Béni nou l'amour, To bizin love, Touzour dézir toi, Dansé vibré entre autres. Evoluant dans la qualité, la bande à Tony Farla a fait spécialement attention au mixage. Ainsi avec Love & Persévérance, Negro Pou Lavi n'aura aucun mal à s'imposer à nouveau dans l'arène du R'n'B local. D'ailleurs, le trio a pris le soin de s'entourer de musiciens confirmés, faisant partie de l'ensemble de Gérard Louis et de choristes de talent. Benzblakka et Outlaw prêtent aussi leur voix en featuring. Enregistré au Geda Studio Love & Persévérance est distribué par la même boîte et Tony Farla.



m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 5 décembre 2004